Titre : L'Humanité : journal socialiste quotidien
Auteur : Parti communiste français. Auteur du texte
Éditeur : L'Humanité (Paris)
Éditeur : L'HumanitéL'Humanité (Saint-Denis)
Date d'édition : 1907-08-29
Contributeur : Jaurès, Jean (1859-1914). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 29 août 1907 29 août 1907
Description : 1907/08/29 (Numéro 1229). 1907/08/29 (Numéro 1229).
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
IMUMANÏTÉ
avec les formes ordinaires d'actioîK des
syndicats ouvriers. Ceux-ci pouvaient' dose
y participer sans compromettie-- »i leurs
tactique?,, ni leurs principes..
Après les meetings, le terraiiï de l'action
-était déplacé. Les grèves mundeipaïes et de
l'impôt relevaient du citoyen et non de,
l'ouvrier. Chaque citoyen était libre, indi-
viduellement, de participer à l'action poli-
tique de cette deuxième phase. Mais la
classe ouvrière, en tant que classe ar'ga-
bisée dans ses syndicats professionnels,
n'avait plus, à> s'en eecupar autrement que
par des 'manifestations de sympathie en
faveur des malheureuses victimes de ce
mouvement, traquées, i et' assassinées par
un gouvernement affcûé-
Maintenant, la Confedeiation des vi-
gnerona ouvre la troisième phase; et celle
là, plus que les autresi doit ecaiter les lia
vailleurs des patrons.
Que les propriétaires s'organisent dans
'ÏÏes syndicats patronaux, nous n' voyons
pas d inconvénient Au Gontraue Plus ils
's'organiseront, plus ils obligeront les tra-
vailleurs à, lo faire. Plus ils se gioupeios t,
plus ils irendiont faciles les hatailies que
le prolÉtanit leur livrera Un ennemi
groupé" est plus facile à atteindre qu'un
ennemi dispersé
Mais le tort de ntte propriétaires Mticul
teurs, serait de cioire- que tes ouvriers doi-
vent dssorratrt maveh-er tc«ijours avec eux
la main dans la mamv aussi bien dans
leurs syndicats patron^ax, mixte- ou jau-
nés, que dans les-manifestations publiques
de la rue.
En participant aux premières manife^
tationsr viti^oles. les ouvriers- nvont jamais
dit ni voulu due qu'ite. ^engageeuent a
suivre les propriétaires sur tous les tei
rains d actun ou il leur plairait «e les
condaiee-
Si' les propiieiaues ne l'ont pas compris
ainsi, tant pis p-vir eux Kt si' les ouvriers
agricoles, vc lorii, inaJgte nos cris' d tlai
me, s'acorjturer o.\ee leurs adversaires
dans cette Conf»derati.on patronale, tant
pis pour e ai ssi
L. HÎEU
t- E-. 'S' 6' ,whE")(iTwi0'A'. "'r't"'};IH
1*013 les ouvrière charpentiers. Un
apra! à la sefitfante
Les corporations fede'ces du b^tiriient
ont donné la mesure de leur ioic^ et de
tour solidaire dans le meeting mon&tie
ou elle"? o >t "Ic-xe hardiment le dei* des
eatrepreneais de maçonnerie^ qui avaient
esquissé une menace de loclv-out Cette
force et cette solidarité, se sont manifes-
̃iées sur le terrain de. la, pratiquer en fa-
veur des. ouvriers charpentieis, qui en se-
ront bientôt à leur cinquantième jour de
grève Ces coi poi citions n'ont pas été les
saules a apporter leur appui aux caraaia-
de3 en lutte contra un p-itronat égoistf et
dur qui, apiès avoir \roie ses enya^pments
verbaux sur la question des salaue- îe-
fase de concluie un contrat collecti doat
les conditions ne poiteraient a leui caisse
aucune ottemt^
La première liste de souscription que
nous publions en tête de notie ce Vie Sq
ciaîe », woave que' la classe ouvrière tout
entière commence a, s'inteiesser a cette
bataille éconrmurue, dans laquelle- les' tia
vatlleuis déploient une' admirable ene gie
11 est, a, notre de linteiet et du
devoir du prolétariat tout. entier d empe
cher les entrepreneurs de. charpente de
goûter la joie d'une \ictone qui retenti-
raît douloureusement d'ans toutes les cor-
porations du bâtiment et > letteiait un
trouble profond, au moment même où' 1 or-
ganisation s-vndicale y faii des, progrès
coTïtinus, qui alainjent grandement le
monde capitaliste.
On sait que les entiepreneuis de char
pente, qui sont de madrés compères, se
sont abouchés avec la Société ceihalp des
architectes et ont otitei u d'elle Iek%aiion
'des prix de, série proportionnellement à
l'augmentation de salaire lecïamee Il'
s'ensuit donc qu'ils peuvent accorde! &ans
perdre un ceutime le ùaffis exige par leurs
ouvriers comme prix d llieme de travail.
Leur caisse ne devant pas souffm, la plu-
part d'entre ev seieient enclins à traiter
à cette condition, mais ils ne' veul'ent pas
entendre ,ia r^ du coi trat collecaf qui
garanti! ait les. oiuners contie les ma-
ûœuvres de la iiidinaise îqv capitaliste
La chairLic b\fldicilc patronale refuse
de tiaiter a^ ce 1 Union om tierce stn les,
bases ae c so'^ae contiat, paice quelle
veut ltussei. à ses aaneients la pob^ibihte
d'abaisser peu à peu et a, sa guise le m
nimum acco c1 du baut dpi- le^ies et dQ
faire payer aux iia\ailleiiis le= frais de
la bataille ^'luïle
Puisse la cicssp u\iière entier en ligne
contre lma t i^iacmce des, entrepren-euis
ayee la mui aille de gras sous lire ions-
cciptaon est ouverte dars 1 Humanité en
faveur des oiuieis chaipentieLs qu'il est
nécessane d faire tuoiupher a tout piix
Nou3 en p ibLeions la liste a nctie ùoj.
sième pige
:J~~rJD,ç!JJ(8<8jW~i$~r@¡~~JiwWr&J.
AVIS A JYÛ5 ABONNÉS
Ums prions cmx shsnl L'a^onqsment
espsre le.-3-.l août, d&.nous; aslreese* ie s»&n-
tzitt dît renpu-vejieineRt afin, «^éviter ̃ un-.
retârd dans la réisapîioa dis", jyouenàl. Join-
ûis toujours une ces derafères .'bàn'âes.-
FEUILLETON DP gff AOUT 1907
~25~
PAB
tPRQSPEU mÉRIMÉB
XVII
«– pSUÎTE
,Mtss> Lydia s'était détournée pour lire é
cette lettre, et Colomba-, qui l'observait
attennver>K:it, lui re'nit la bague égyp-
tienne en. lui demandant du regard ce que
ceSa signifiait. Mjn= miss Lydia n'osait le-
ver la tîîe, et cil.> considérait tristement
la bagti3, qu'eue mettait à sfln doigt ct
qa'elk- rôtirait alternai îvameni,
Cîièrj iais& NcM-l-, dit Colomba, ne
puis-jo ,svv3it- c? qup v-ou6 dit mon frère ? 2
,yous pai le t-ii de son état ?
Miio.. eut mi– Lydia en rougi^sacit,
il o'en parle L>a& Sd lettre est. sn ?n-
'gldis. 1! n cnaige de- dire à mon 'jsjb..
,11 espèr^ g'i-> le- p c-f e l pourra arraiy.r
Coloml'a, ^<"iii riant avec malice, s'assit
sur le ht. f f lo, doux mains de m &s
Nevit, et 1^ ugaidani ,i\ee se& y aux pfuû-
trants
Serez-vous bonne? lui dit-elle. N'est-ce
^pas que vous répondrez à mon frère ? Vous
lui ferez tant de bien Un moment Jioée
,Pour d 488- IfallBS
Poar jet Travailisars aes Haîles
La CEmpagKe tàs V «Humanité » en fa-
veur s?w repos hcbd$âuKtaire, apporté
ses fruits» Le ramistre du Tra-
c vail intervient
Nous avons, tout récemment, publié'
sous le titre « Vue Si en détresse », d'am-
ples et pieuse-- informations sur; la situa-
tion lamentable des employés, des sou-
çhiers, des porteurs et des vendeurs des
Halles centrales de Paris. On sait que sur
'•̃les- quatre wii-He salariés de ces- catégories,
il y em.a, près tte quinze cents qui n'ont pas
eu depuis longtemps, une s.eule iournée
de îei'i* On ̃> ut \ob°i que les commis-
sieiif1 ni c<- qui mi fciit elioiivemeiit li loi
a'\ec la ri mm nu ci li piel^t'uie de po
lue nr se t nt pi- lautf de congédie] hru-
t 'emmt I» s tiavaiilci r- qui osent pro-
testai et i-edamei ju'-ihc
Le ministre du i j .i\ ni s'est tnra de ce
deploiablê état de tho-es, tu s afnime, une
f0ï dt plus, ta faillite de la loi du repos
I1 t i#çu, hn i ^uir% J-ans; son cabinet, une
deleçati r des f cwpoiatijns mterebsees,
et après auir eu pai elle- confiiiïtati-on des
fan^ q, je n m a\on^ ign ut> il a promis
très nettement de faire p oeedet à ce sujet,
a une enquête rmuedi^ie et d împosei le
respect de la' loi
Nous niih feion de node côte, un de-
vtji de porter à ta jnnxii sance du mi
nistre les ^«t de vio a lion de celte Iqi essen
♦ulk ] a un Dation it a^ide et impudent
T\c b ie t ~n^ iu»qu u bout notie can-
p v-Tae d" ji hec ^l jale et de IiLeiation
oiivnue
««s^o
INFORMATIONS
5' Clenenceau a présidé Inei matin à. la
lU p B ampau un conseil de eamnef au
quel t estaient tous îe-- ministres les sous
cgi ri jjcs (1 Ltat e-\eeï.te M Gmyot IXssai
Ont » -4 is-. t ^î i tp mt malade, MM
Ln îii r* Duu ùw is ura^tz
Les i ihii'-t i p nt occupes e\clus cm^nt
de u}"mcs i i P roe au sujet desquelles
il4 -^uiit t m t oa >j1 en eut et unarime
î em a o i Ulx d^p ''lie mi j^eieia! Dia
de a rte j ?ip dans litimUe on pose au
c irni t' it Oe no mnp s à Ca>abïiic
ue çj r t CI = *>rc ie> 11 1 silualun poli
tique et m uiuiiç et sur la nécessite u en
c 'i ue-, ie it ts
ne ci eu i an le le <̃ n\ nneitCHcn
au ge j^'dl DuJe toutes le troupes que te
dTii ci denjaiideia
Les ministres se L^uinionc <=ftmcdi en con-
seil ôp nij u tie à Rc ml imUet
ï* Ci ii r i.a a la i tele^iapla er a M
GuvlHi -i ne de n° in-, «e~d langer pour
ce eoii'-eu des niiuiyUe*
Par dr iPt ponn>i evlc donner Jieu aux
avinnes de i Liât, em \eitu. ce la. loi. da 29
d^ceiiibie 1e \C le^ CDte
pal le sac te coopeiati\cs agrjcoles aesi
giictb [i x ladite loi
Production, tio. Morrr tiop co"sei\ation et
vente c"- produits agricoles acquisnion,
cci stu i io t, îast iila op et i jiiopiiitiun des
bâtiment mpïi b, magasins, m^tenel de
trarspnit achat et utilisation des machines
et inbiianeit ntee -mes aux opérations
&feii l'e u r *eiet coileei i
Un autre dt""ef i.^iei e e 'e- ^/st^me des
avances a1 i =o".u,tes e "fi iati c ayicolCÊ
Le J o\i i vil off cul a publia Inei un aecret
applicant à Vig^iie la loi du 2e juin dernier
sur le uerage, la ciioulanon eT le mouillage
deo \uie
Ladmim-tiotion 'des cc,ntiibutione an-ectes
a proeece a un essai d applicauon de 1 impôt
sur le revenu d^Ta U canxj.une ae Flaviac
M. CaLiiel Le Comte vict p1 esident du'
Conseil et îeicd du CalvaJos républicain mo-
de c d'ores et tltjj, pose sa, candidature
au -i ge de dtpui» de 1 art ondi'=seiu°nt de
Falcti'-e laissé e \eeant par la mort de M
Cndlf s K ulmitr
M. Renault "'loil ère, ancien député. répu-
blicaiu progressiste, de la Mayeiine ancien
vies pic icter>t de la Chambre, est mort liiqr
soir, à la suite d'une longue et cruelle ffia-
lat e a Ernée, bourg: de la Mayenne dont il
eia maire, et ou il était né le 11 octobre
lfcn
~ts.
LA LIBERTE 0g LA PRESSE
£KyUlblllUA MIS Jifi liPMIIElifi
On annonce de Nancy que M Besson,
commissaire de. police, a peiquismorné,
laei, dans l'imprimerie d'un comité syn-
dicaliste, rue de la Hache, et a drvers
doebm^nts et pip ers
Cetie perquisition se latuach", dit on,
ou récents incid îub qui se sont pioduife.
d, ^d,or 1 Ei.i?xe
Entre Coopérateurs
Entre,'
Les fsies GGGj:eraove3 du Midi
Du 17- au 25 août courant, les délègues
des coopératives socialistes de consomma
tion de la, xcgion parisienne et. de provin-
ce ont été fêtés rai les camaiactes des as-
sociations vmicoleb de production de la
légion biteriûise
Tci tout, a Kiriai^ssan, "vlavireillian, Bés.
san, Cebazan et Puisserguier, les militants
coopérateurs ont- été, accueillis avec une
camaraderie. et une eoEcïialité, exception-
nelles.
A Puisserguier, grand, centre viticole,
m'est venue de vous réveiller loraqaifî sa
lettre est arrivée, et puis je, n'ai pas osé.
V°us avez eu' fien tort, dit miss Ne-
vil, si un mot de moi pouvait le.
Maintenant je ne puis lui envoyer de
lettres. Le préfet est arrivé, et Pietra-ners
est pleine de ses estafiers. Plus tard nous
verrons. Ah si vous connaissiez mon fiè-
re,, miss Nevil, vous l'aimeriez comme je
l'aime. Il est si bon si brave songez
donc à ce qu'il a fait 1. Seul contré, deux
et blessé 1
Le préfet était de retour. Instruit par
un exprès de l'adjoint, il était venu ac-
compagné de gendarmes et de voltigeurs,
amenant de plus procureur du roi,. gref-
fier et le reste pour instruire sur la nou-
velle et terrible catastrophe qui compli-
quait, ou si l'on veut qui terminait les
inimitiés des familles, de Pietranera. Peu
après son arrivée, il vit. le colonel Nevil
et sa. Elle, et ne leur cacha pas qu'il crai-
gnait que l'affaire ne prît une mauvaise
tournure.
Vous savez, dit-il, que le combat n'a
pas eu de témoins et la réputation d'a-
dresse et de courage de ces deux malheu-
reux jeunes gens était si bien établie, que
tout le monde se refuse à croire que M.
.della Rëbbià ait pu les tuer sans l'assis-
tance des bandits auprès desquels on le
:dit léfugié.
C'est impossible, s'écria le colonel •“
Orso della Rebbia est un garçon plein
d'honneur je réponds de lui.
Je le crois, dit le préfet, mais le pro-
cuieur du roi (ces messieurs soupçonnent
toujours) ne me paraît pas très favora-
blement disposé. Il a entre l'es mains une
piiee fâcheuse pour votre, ami. C'est une
lettre menaçante adressée à Orlanduccio,,
dans laquelle il lui donne un rendez-
vous; et ce rendez-vous lui parait une
embuscade..
de près de 4,000 habitants, le syndicat rou-
ge des travailleurs de terre et le groupe
spefftîisfe ont tenu à a honneui de iec(\oir
les ('élé'gttés p"ius.icns
Àpvôs le banqiMt, iu •• epi. de Petits \i
gneronsj et une viii'e au\ dru\ citoyens
blessés lors des tueries de s uuuiinc, uu
tour de ville a été fait au c'i^int de l'In-
terhationalc.
A risaue de îa fête, une qu6to a été
faite au profit. des cainandes du 17° de
ligne.
La triple action piolettnenne est en
marche là>-kèsi Rien ne larietei i L R
LA CA S T
v~
Les obsèques de Galzin
Les obsèques de Gal^m le m ilîteureux
chef de manceuAïO, cmt ete celebiee^ au-
jourdhui au milieu d'une nombreuse af-
fluence.
Les ingénieurs estiment que, samedi soir,
au moment de la etlhsion, Gclzin dc>nt
se tejM, lartttrr»e mier wagon de charbon. Peut-être même
& trouvait-il sur le marche led ae cette
voiture. Mais ce dont on ne peut douter,
c est qu'il lut soulevé, eiipoU» par ce va-
gon, puisqu'on a découvert son coips au
milieu du charbon piovenant, non pas de
ta f Gjapound. mais bien du trdin de m
clnsndi-ea
Le pauvre Galzin a donc ete conuiie lu
v. egoii.de chaibon, projeté r u dj-bj qua-
tre voitures, et il est alk itknutr sous li
tôle de la Coxtpo ind, à i i%int ai wagon
de piei neie classe \k itieOement tele "ooe
II a dû être tué sur It coup
Lafin du riefcJatemenî
Ofr> a continué avec aide il le d°3 ]a e
ment des. \ceti ou tiue1" Ijui est i ne
jii.ei> toinamo le i iu.cui ic lu 'iLb oi t i uf
ïelcvc-s
Ltc ra ue i"io e'icngp' <-oi eus » i^oiis
de ii aicnrdi sont di iaes sur las ate-
ïi >s de Pei 'gueux
Les l»l3as«a
Tous les blessés de U cita ticp i", îUy
cet tion c'e deux der e eu, Mme ci ^1
Ai let, do ifalc'viii [béai ), eut «.lUi 1° un1
fias
Leur état, quoique grcc\e est s iti tu
sant.
Le mec mcio « Limousin du tia^ G?',
le train 'amp^uneui a l' i iei u e
violente '"c c^oii nni\ru p c e i nioaune
et si santé aonne de \nc m lu v
le I d s les e ^cj l 'i pitdl
Saint Anaie e i i e/ c" x n iv sauf en
ce qui concerne I Coi cirl, dnm 1° &huj
£101 eb4" toujours a^'ï
Quint à Mme ImiTUs, de Paris,, son
ëf"t na pas empiré et est plutôt sati&f u
sant.
̃+-&̃ ̃̃
Li GBËVE DES GABEIBSS
D'EYBÏ-PEÏIT-BOUEe
On a fait sur la grève des carii^rs clE-
%ry Petit Bouig les lédts les plus fantai-
sistes, Certains journaux publiaieit il y
a quelques jours un roman ebiacauabiant
sur ce sujet, les caiiiCi faisaient tout sau
ter à. la dynamite, ils piofeia en+ cics me-
naces de mort contre un des patrons M «'
Ahce et ce dernier se rendait parmi eux
armé de six revolvers On connaissait
la maison mystérieuse où se préparaient
les engins, enfin, bref, on demandait c
que pouvaient bien \oulon les gie\i°tes,
dont le' salaire est de 250 à 300 francs par
mois la Paine de mardi raconte un nou-
vel attentat dinge contre M Guarani, em-
ployé. aux ateliers DecauviUe, aont on i*
îait fait sauter la voiture s l'aide de déto-
nateurs dans une des .rues de Coibeil, ete
Les causes de îbl ss-ève
Les carriers sont' pa\es à raison de
4 fr. 50 à i- fr 73 par wagon de pieues
et lorsqu'un ouvrier est aime à en extrai-
re ?5 nagons, il bénéficie dune prime de
25 centimes par wagon, oi, ceux qui par-
viennent à toucher cette pnme sont oit
peu nombreux, la moyenne est do PO a 21
wagons, soit un sa^aj e mensuel 1 de- 90 a,.
110 fraiics, quelcfue" uns ont avec eu^ leur
femme et a dcu\ le salaae atteint de CO
a 140 francs. Notons que le wagon ie\e
nant. à 8 naPCb aux patiors est vendu
g' francs aux enticp eucuis
II y a quelque temps, les. carriers s adies
soient aux pation^ une. demande d aug
mentation des pi>x. et a la suit^de rcius,
ils deela oient la grève. Un des patrons,
M. Alice, sujet italien, trop connu dans.
la c ntiee pour qu'il soit nécessaire d'
faire sa biogise munir de tusjl" et de revolvers pour fai-
regarder &on chantiei et lorsque les gre
\ictes se preser^-terent pour di^cutei avec c
lui, ce fut le revoher .au poing qu 'c
leçut, refusant toute discussion
Depuis, il a aime une dizaine d'indiM
dus qui ont accepte le rôle cipui mt de se
faire les chiens de garde du pation lui
les exploite, et on peut voir ces honteux
chevaliers de la jaunisse se promener le
fusil en arrêt, escortant en suivant la voie,
les grévistes se promenant au long des rou-
tes. ,11 serait pour quiconque., nous disaient
des grévistes, de passer le soir à proximité
tes chantiers, ces brutes tirent à tort et à.
Cet Orlanduccio, dit le colonel, a refu-
sé de se -battre- comme un galant hem-
nie. v ̃ • ̃
̃ Ce n'est -pas l'usage ici. On.s'embus--
que, on se tue par derrière, c'est la fa-;
çdn du- paysi'Tl.'y a bien une déposition'
favorable i; c'est celle d'une .enfant qui,
affirme avoir entendu, quatre détonations,
dont, les deux dernières, plus fortes que
les autres, provenaient d'une: arme de.
gros calibre comnie. le fusil de M. della
Rebbia. Màlhe.ureus'eni.ent cette enfant
est' la nièce de1 l'un des bandits que l'on
soupçonne de complicité, et elle a sa le*-
çonfaiite. \,i •̃̃ -̃̃-•:̃̃
Monsieur,'5 interrompit miss: Lydia,
rougissant jusqu'au blanc des: yeux, nous1
étions sur la. route quand les coups de
fusil ont été tirés; et noua avons entendu
la même ehose.
En-, vérité ? Voilà qui est important.
Et vous, colonel, vous. avez sans doute,
fait la même remarqué ?
Oui, reprit' vivement miss Nevil `;
c'est mon père, qui a l'habitude des ar-
mes, qui a dit Voilà M. della Rebbia
qui tire' avec mon fusil.
Et ces coups de fusil que vous avez
reconnus, c'étaient bien les derniers ?
Les deux derniers, n'est-ce pas, mon
père ? 9
Le colonel n'avait pas très bonne mé-
moire mais en toute occasion, il n'avait
garde- de contredire sa fille.
̃ II faut sur-lé-champ -parler de cela
au procureur du roi, colonel. Au reste,
;îious çttteBièoHis ce soir un ehipurgien, qui
examinera, les. cadavres. (et -vérifiera si
les, bie-ssiur.es.; ont été" faites avec en
..question. '̃
C'est moi 'qui "l'ai donnée à. Orso, dit
le col&nei', et je voudrais la savoir au
:fônd de la' nïe'r. C'est-à-dire. le brave
garçon 1 je suis bien aise qu'il l'ait eue
travers et ils nous montraient des ballet
qui avaient iiccch° sur une maison cl n
brfation i j'u, de *(K) métier dj dit,t nice
ttamf m i eatat- \u\ tmipb dv d"v n i
mile & ils a noi t tt^. ils n uiuie.it pu
et que' 1 ceuwe des chiens du patron clans
un but qui Ion aevme, le pietoadu atten-
tat contre VI des Uelifis Decau
m'Ic, ne pourrait avoir aucun: rapport
avec la f,ie\e d ailleurs, ceu' qui ii\pi
(iv que c t&t tu un detonateui ont du rire
i 1 1 lectuie il cette' terrible tentative anar
chi te (')
Fn îesumé, nos cimnad^s carners sont
a'iioh Tient calmes pt bun lesolus à ne
p i-i ceJ^i ils ne se li\ ertnt a aucuii pro
vocation, mais malheur si l'un d'eux était
Mct.ueb- de* coupa des jaurics Aucun des s
^ff'M^tVb n d. i»pii le ti tv ni s uls une
douzaine de pauvres diables recrutés on
Allemagiié sont dans les clnntieia, d ou
il> ne pnivt.iit soitu, empêches qu ils en
sont par les fondai mes patronaux.
Nous fai nns un pussipt apnel i U
sohdaute de tous les travailleurs pour di
d^i les carriers à tenir tête à leurs exploi-
teius et sortir \aniqueurs de la lutta qu lit,
ont entre-prise.
E BtHFCMR
Adresser les fonds au camarade Bu-
Hot'uj, 43, illee Alexanrtie Durais, a Vi-
anei\, ou au eamaiade Keuflei, à Corbeil.
DANSJLE MIDI
Di\N'SLE MIDI
V&videmis de typnoidfl
\irmt hommes du 24° îe^imcnt d'infan-
t° l<> rlonicJe sont à Ihrpjiji de Peip^.
g an itt'inJ'- de fièvre typhoïde
L épidémie a cause deux décès en six
lOJlb
Les fraudes sur ïea dsnres»
V Audibeit, contioleui nencral de l'ar-
n 'c, eivo-e spécialement a Peipi<,nai
par le ministre de la Guerre, a piole^e
des e pûri Uor? sur les den ees founies
s ix UoupCb de la t imson
Ces e outillons ont ^te soumis à i 1 an t
1/sc c l"i suite de plantes formulées à
1 ncruL^e d-° certains îournis^euis
La cjae^tJOrt dea impôts
M Ojpre, préfet de I-vienev-s GnuiU
1 ait» apiJtl^ t ^4 iphup e n«nt «> Pi
i p M Cj'iii Hem, cui d"sii'>, a=b>
i° en sppf eteiiii '^ec lu si les cjnai
tions (lr>n-- les {U 7i boaeic le îecou'xe-
ment des i n olb
îiigiJESTÏO|iïïTICOIiE
H G|tfiIHPAS|l£
0 e!aratio?î3 au docteur Péchadre
Au cours d'une interview, relative à la
Cjic^-uca de Jbluxiaalion de la Clïanrpa
£He M le docteur °eehadie, depute d'E-
pem^y, a declaie que la c,ue~tion était
plus gii\a q i on ne pai^i ait le croire,
que si les vignerons cua^vcnoi qui, à
l'inverse des îaeriGiOiiaus., savent ce qu'ils
̃\euleiit et présentent eux-mêmes un pro-
gramme de revendications, n ojjteuaient
pas sati^lacaon, las d'attendre, ils porte-
raient la lutte sur un autre terrain.
Le docteur Pechauie a dit que l'on était
bten oclige de constater que le Midi avait
obtenu satisfaction en giande partie et
qu'il ne fallait pas qu'on pienne nlus long-
temps les Champenois pour des moutons
toujours bons à tondre.,
En terminant, le député d'Epernay a ex-
pnme 1 espoir que- le gouvernement serait
assez prévoyant pour s'occuper de 1 agita-
tion actuelle d viticulteurs de la Alaipc
• «g–a ^»
LÀ FQLIE~B¥ "PÉTROLE
Une coîtisjon d'automobiles
Ltbou.ne, 28 août Auiourdhui, à mi
di, sur la route de Castillon, à cinq kilo-
metieb de Liboumc, 1 automobile du com-
te Petro M aslu est entre en collision avec
l'automobile de M. Vilpigue, au croisement
de deux loitcs I »s duux \oitures ont été
démoli s
Le-comte Waski et son chauffeur, nom-
me Bretonnet, ont été relevés avec da
simples contusions, quoique ayant été ip-
jetes à cinq mptie&
M Viluigue a cilbaté dans un fosse et
est tombe sur la tête. II a les côtes enfon-
cees On craint que. la colonne vertebiale
ne soit brisée. Il a été tiansporte avec de
grands uien igements dans la maison eom
mune de B ga.ioax Le docteur a diffère
son transport à son d&nicile.
Chantiers ie In Ires ea feu
Chantiers de N:avires' enfeu
Le feu aux chantiers de !a Osroitde
a Bordeaux
Un incendie dont les pertes n'ont pu être
encore évaluées mais qui doivent être con-
sidérables, a éclaté mardi soir a onze
heures dans le hangar n° 4 de la société
des Chantiers et Atéliers de la Gironde, à
Loimont
Ce hangar, entièrement construit en
planches, fut d'autant plus rapidement la
proie des flammes qu'il contenait une
grande quantité de bois destiné à la con-
fection des gabarits il renfermait, en ou-
ïre, des, machines de grand prix et des
entre les mains car^ sans mon Mantonj
Je ne sais trop comment il s'en serait ti-
ré. -̃
̃'̃-̃̃ :-XKC. ̃;̃
Le chirurgien arriva un peu tard. II
avait eu son aventure sur la route. Ren-
contré par Giocànto Castricorni, il avait
été. sommé avec la plus grande politesse
de venir donner ses soins à un homme
blessé; On l'avait conduit auprès d'Orso,
et il avait mis le premier' appareil à: sa
blessure. Ensuite le bandit l'avait, recon-
duit assez loin, et l'avait' fort édifié en
lui parlant des plus fameux -professeurs
de Pise, qui, disait-il, étaient ses intimes
amis. -̃̃>̃̃
.Docteur, dit le théologien en le quit-
tant, vous m'ayez inspiré trop d'estime
pou.r que.je croie nécessaire de vous rap-
peler qu'un médecin doit. être aussi dis-
cret qu'un confesseur. Et il faisait jouer
la batterie de son fusiL Vous avez ou-
blié le lieu où nous avons eu l'honneur
de nous voir. Adi^u, enchanté d'avoir fait
votre connaissance.
Colomba supplia le colonel d'assister à.
l'autopsie des cadavres.
Vous connaissez mieux que personne-
le fusil de mon frère, dit-elle, et votre
présence sera fort utile. D'ailleurs, il y a
tant de méchantes gens. ici que nous cour-
rions de grands risques si nous n'avions
personne pour: défendre nos intérêts.
Restée seule avec miss Lydia, elle se'
plaignit d'un grand mal de tête, et lui
proposa une promenade à quelques pas
du village.
Le grand air me fera du bien,- div
sait-elle. 11 y a si- longtemps que.' je Ine-
l'ai respiré Tout en marchant, elle lui
parlait de son frère et miss Lydia,'que
ce. sujet intéressait vivement, ne
s'apercevait. pas qu'elle s'éloignait beau-
coup de. Pieti'aaera. Le soleil ge. cfiuc.h_ait
plans dont la valeur sera difficile à esti-
mer.
A quatre freures, l'incendie était eircons-
etit sans que le, feu ait, pn atteindre le
chinlier vo&in où le montage du contre-
torpilleur d'escadre Tirailleur était com-
mence é.
Le contre-torpilleur Sansmin*, construit
pjui le compta du gouvernement turc, qui
était dans une cale contisprë au hangar
il" i- et dont le lancernent'dev-ait' avoir lieu
dans quelques jours, n'eut que1 peu à souf-
frn de l'incendie, la peinture seule sera
à refaire.
Les pertes sont couvertes par des assu-
îances
a ♦ 1~ »̃̃
LA SÉR8E WOIRE
A Versaîiles
La locomotive du train de la ligne Ver-
sailles-Invalides, qui quitte Versailles à
1 h 17 de 1 api es midi, a déraille, hier, au
jOita de la gaie de la rive gauche, à l'en-
tiee du tunnel Saint Maitin Le chef de
ticun, M. Louis Vatoui, a été blessé a, la
tête et au côté droit
IL îe&ulte de l'enquête ouverte pai M.
T, idal, commissaire spécial de police, que
l'accident serait diï au mauvais fonction-
nement des: aiguilles.
Tamponnement sur, la ligne d'Arpajon
Hiei, à six. heures du soir, a cinquante
mètres en dehors de la bamere, a. la porte
d Orléans, deux trains de la ligne Paris-
Aipa[on se sont tamponnés pai suite d'un
idiiv aiguillage.
Sept personnes ont été blessées. Ce sont
M'. Georges Pave, âge de treize ans, de-
meurant quai d'Orsay, blesse au bras
droit Mme Mane Dupie, trente-neuf ans,
36, rue Guilleminot, bie^&ee- aux reins, ses
aeu nLles Maiguerittp, dix-neuf ans, et
Sjiuanne, onze ans, contusions sur diver-
ses parties du corps "me Hassmann "Vie
lame, trente-quatre ans, avenue, de Suf-
fren., blessures la poitrine M. Emile
Marbi uf, vingt-deux ans, 12, rue Delettre,
niasse a 1 épaule droite Mlle Vincent Na-
thalie, d sept an=, 17, tue du Comman-
deui, contu-.jon-> au cote droit.
ipi avoir îecu des soins dans .une
"pharmacie, les. blessés ont été reconduits
j 'eui domicile
M ïlaynaud, commissaire de police, a
c \ei* une enquête,.
«>-
DOUBLE MEURTRE
une femme et une fillette assassinées
Fn douûie crime, commis dans des con-
liions atroces, en-plein jour, a ete deen
vert dans une maison située 42, boulevard
Gambetta, grande artère réunissant Tour-
coing et Roubaix et où la circulation est
h "s active.
La propriétaire de la maison, Mlle Vir-
ginie V est actuellement en \illeg73ture
au couvent des Ursulines de Gravelines.
Sa servante, Pauline Allenti, 40 ans, qui
gardait la maison, a été assassinée avec
une fillct'e de 12 tns, Madeleine Vanwer
d gLiem, dont les parents.sont tailleurs et
qui était \*nue le mptm, à 9 heures, pour
lui tenir compagm
Les victimes avaient le crâne broyé.
Leurs corps, portant les traces de nom-
î^eux coups de maiteau, gisaient près de
la porte d'entrée. C'est le sang,- en filtrant
sous la'porte qui a éveille 1 attention des
vOi.=ms
o o
EXPLOSION "DE GRISOU
A 533. û du « Va3os-da-Gare»a ». Marins
bSessés.
Lisbonne, 28 août Une explosion de
grisou s'est produite à bord de la .corvette
V asco d" Gama, au moment où un marin
entrait dans une soutp, portant une lam-
pe alluipe Le marin a été projeté à une
grande distance et a- dû être transporté à
l'hôpital.
D'autres marins qui dormaient tout près
ont été projetés également à distancé et
ont été blesses
*$*&> c»
EVASnlN D~,FORÇAISH
Une nouvelle exagérée
On annonçait, hier, d'après une lettre
de Cabane, que trente forçats, aimes de
sabres et fusils, se seraient évadés après
avoir assassiné le commissaire de police
de Saint Lauient du Maioni, un ancien
douanier nommé Cordin. »
Voici comment les faits se sont exacte-
ment pas es Tlois condamnes reassirent
à s'échapper du pénitencier et à sempaier
de la carabine d un garde Loisque cette
fuite fut connue, le commissaire de police
de Samt Laurent du Marom partit à leur
recherche, accouipagne d'Un maieclial des
logis de gendarmerie et de deux iençats
chargés de fonctions de police. La .petite =
troupe rejoignit les évadés. Des. coups de
fusil furent échanges Le commissaire de
police fut blessé, le maréchal des logis de
gendarmerie tue, un foiçat aide-géndar-
me fut également atteint. Mais, dans la.
riposte, un des tiois évadés. fut tue, un
autre blessé et le troisième put être ap-
préhende
La population de l'embouchure du Ma-
roni ne peut donc avoir de sujet de crainte.
Le récit de l'f.vasion va être soumis à
M. Milliès-L'acroix, et il est probable que
des sanctions interviendront pour les né- .1
gligences qui ont permis la fuite des con-
lamnés. I
quand elle en fit l'observation et engagea
Colomba, à rentre*. Colomba connaissait
une traverse qui, disait-elle, abrégeait
beaucoup le retour et quittant le sen-
tier qu'elle suivait, elle en prit un autre
en- apparence beaucoup moiii's fréquenté.
Bientôt elle se mit à gravir un coteau
tellement escarpé qu'elle était obligée!
continuellement pour se- soutenir de s'ac-
crocher. d'une main à des branches d'ar-
bres, pendant que de l'autre, elle tirait
sa compagne après elle. Au bout d'un
grand-quart d'heure de- cette pénible as-
cension elles se trouvèrent sui1 un petit
plateau couvert de myrte." et d'arbousiers,
au milieu de grandes masses de granit
qui perçaient le sol de tous côtés. Miss
Lydia était très fatiguée, le village ne pa-.
raissa.it pas, et il faisait presque nuit.
-Savéz-vous,' ma chère. Colomba. Mar-
chons, toujours, suivez-moi.
Mais je vous assure que vous vous
trompez le village ne peut pas être de
ce côté-là. Je parierais ique nous lui tour-
nons le dos..Tenez, ces lumières que nous i
voyons si loin, certainement, c'est là
qu'est Pietranera, •
Ma chère amie, dit Colomba d'un air
agité, vous ayez raison mais à deux
cents pas d'ici. dans ce maquis.
Eh bien ?
Mon frère y est je pourrais, le voir
et l'embrasser si vous vouliez.
Miss Nevil fit un mouvement de sur-
prise.
Je suis sortie de Pieiranera, pour-
suivit Colomba, a, sans être remarquée.,
parce que j'étais avec vous. autrement-
on m'aurait 'suivie. Etre si près"- de lui
et ne pas le voir Pourquoi ne. vie»-'
driez-Ji'pus pas avec moi voir mon pauvre
frère ?̃ Vous lui feriez tant de plaisir .1 .W
Mais, GolQïnia. ee: ne 'serait pas'
'convenable de ma part, ̃̃
'Hms de France
ANGLETERRE
PROROGATION DES CHAMBRÉS
ANGLAISES
Le discours du Trône
Londres, 28 août. Les Chambres an3
glaises ayant clos leurs travaux, on leui?
a lu, suivant l'usage, le discours du trône.;
Le roi, après avoir rappelé les visites»
que- lui ont faites les souverains de Dane-'
mark et le prince Fushïmi, a passé aux.'
relations- entretennes avec les autres Etats;'
il' a particulièrement insisté sur la Confé-
rence de La Haye, dont il est père, que'
les délibérations aboutiront à des arran-;
gements diminuant les maux de la guerre;
et assurant la paix du monde. i
Le Home Fleet est dans un état très sa-'
tisi'aisant; la réforme militaire organisant;
les forces de la métropole en six grandes!
divisions et établissant une armée de se-.
conde ligne, a donné de bons résultats.<̃
Puis suit une énumération des mesure*^
législatives adoptées, institution d'une.
cour d'a'pel. en matière criminellei modifi-
cation de la loi sur les brevets. améliora-,
tion des prescriptions législatives relati-'
ves aux sociétés anonymes, réforme de'
l'instruction publique, etc., etc.
Le discours s'est terminé, naturelieme.at,
par des remerciements et une invocation!
religieuse.
Grève de mineurs
Les mineurs de plusieurs houillères da
pays de-, Galles ont décidé de se mettre en
grève samedi prochain- Le nombre dea
chômeurs probables est évalué à 10.000»
ALLEMAGNE
Dans l'Afrique du Sud
La garde des chevaux du poste télégra-
phique de Blumpuetz a été attaquée le 26
août, à coups dé fusil, par une huitaine
de Hott-entofes. Un soldat de 1" classe a été-
légèrement blessé à l'épaule. Les chevaux
ont été mis en sûreté.
Les assaillants ont été poursuivis. On
ner sait pas s'ils font partie de la banda,
M.or.eriga,. dieigaal~les
Sortie de dirigeables
Le dirigeable- militaire et le dirigeable
Parseval ont fait^ mardi après-midi, une
sortie commune. Le premier s'est dirigé
sur' Spandau et est revenu après une heu-
re' environ. Il a manœuvré au-dessus de
la. place d'exercices, puis a atterri pour
prendre à son bord l'inspecteur des trou-
pes de communications. M. Von Werne-
burg..
Le second s'est dirigé directement sur
Tegel, contre un vent violent, puis est re-
venu et a atterri en même temps que le di-
rigeable militaire.
Les moteurs des deux dirigeables, se sont
parfaitement comportés et les- aérostats,
ont obéi aisément au, gouvernail.
Les atterrissements se sont très bien ef-
fectués.
̃ CHINE y'
Le ministère des Affaires étrangères re-'
fusa ûs recoiîijaîtrs î'aesoed russo-
iaponass
Le .Waï-Wou-Pou. notifié aux minis--
très du Japon et de Russie qu'il ne recon-
naissait pas l'accord russo-japonais rela-
tif à la Mongolie, province qui n'est gou-
vernée ni par la Russie, ni par le Japon.
ETATS-UNIS .••
L'impérialisme da M. Roosevelt
On télégraphie de New-York au Daily-
Telegraph que, d'après le correspondant
du Globe, à Washington, le président Roo-
sevelt aurait l'intention de demander au
prochain Congrès l'autorisation d'aug-
menter considérablement la marine. amé--
ricaine. :̃̃.̃
HBfcîGR-ïE r ̃̃ ̃•.
L'ofestructîôn croate
Les journaux serbes et croates annon-
cent que les élus de leur nationalité se
tiennent prêts à pratiquer une obstruction
formidable au Parlement hongrois. Ils
comptent sur le concours des autres grou-
pes nationaux. Ils espèrent même empê-
cher le vote du budget et du compromis.
Les. croates auraient beaucoup mieux
fait de ne pas commencer par lier pa'rtie
avec les Magyars.
< [' RUSSIE ̃ ':̃
Sextuple exécution `
Dans la nuit de lundi à mardi on a pro-
cédé, à Simféropol, à'six exécutions à"<
mort.- Les condamnés chantaient la Mar-
seiltaise en marchant au supplice.
~~·o.-
M&MW -SUSPECTE:
H est tombé ou on l'a jeté du 48 étage >
Hier matin, un nommé Marchus'io Anto-
nio, âgé- de 20 ans, était trouvé inanimé
dans la cour de rhôtel où il habite, 19,
ïue Rouvet. ̃̃̃
Dans la soirée- M. Fetret, cominissaira
de police du quartier du Pont-de-EIandre,
a arrêté, sous l'inc-uipation de vagabon-
dag«,- un nommé Bonmois Louis, âgé da
17 ans, qui avait passé la nuit avec Mar-
chusio.
M. Boucard, juge.1, d'instruction, s'est,
transporté rue Bouvet; où il a fait des-
constatations à la suite desquelles il a
délivré une commission rogatoire à M.
Hamard, afin de rechercher les causes de j,
la mort de Marciiusio, et aussi la nature
des relations qui existaient entre les deux]
individus.
Le corps de Marchusio été transporta
à la Morgue aux fins d'autopsie.
Je comprends. Vous autres femmes
des villes, vous vous inquiétez toujours
de ce qui est convenable nous autres
femmes de village; nous ne pensons qu'a
ce qui est bien.
'̃ Mais il est si tard !f Et votre frère,
que penser a-t-ii de moi ? 1 ̃ 1
̃–II pensera, qu'il n'est point abandonné
par ses amiSj et cela lui donnera du cou-
rage pour souffrir. l
̃ Et mon père, il sera si inquiet. î
ïl vous sait avec moi. Eh bien dé-'
cidez-vous. Vous regardiez son portrait.
ce matin, ajouta-t-elle avec un sourire d%
malice. "̃
Non. vraiment, Colomba, je n'ose.wj
ces bandits qui sont là.
Eh bien ces bandits ne vous con-?
naissent pas, qu'importe ? Vous désire^,
en voir >
Mon Dieu 1
Voyons, mademoiselle, prenez un
parti. Vous laisser seigle ici, je ne' le pyiaj
pas on ne sait pas ce qui pourrait arrK
ver. Allons voir Orso, ou bieïî retournons»'
ensemble au village. Je verrai mon frè-,
re. Dieu sait quand. peut-être jamais.]
Qae dites-vous, Colomba ?. Eh bien 1
allons mais pour une minute seuiemeoi^
et nous reviendrons aussitôt. '•
Colomba lui serra la main, et, sans ré-
pondre, elle se mit à ̃ marcher avec un^,
̃telle, rapidité, que miss Lydia avait peia*
il la suivre. Heureusement Colomba s,' ar-i
iéta bientôt en disant à sa conipagiie ]
N'avançons pas davantage avant da^
les avoir prévenus nous pourrions peut-s
être attraper un coup de fusil. -1
̃̃[̃ -̃ • •̃' p. miwe.\
avec les formes ordinaires d'actioîK des
syndicats ouvriers. Ceux-ci pouvaient' dose
y participer sans compromettie-- »i leurs
tactique?,, ni leurs principes..
Après les meetings, le terraiiï de l'action
-était déplacé. Les grèves mundeipaïes et de
l'impôt relevaient du citoyen et non de,
l'ouvrier. Chaque citoyen était libre, indi-
viduellement, de participer à l'action poli-
tique de cette deuxième phase. Mais la
classe ouvrière, en tant que classe ar'ga-
bisée dans ses syndicats professionnels,
n'avait plus, à> s'en eecupar autrement que
par des 'manifestations de sympathie en
faveur des malheureuses victimes de ce
mouvement, traquées, i et' assassinées par
un gouvernement affcûé-
Maintenant, la Confedeiation des vi-
gnerona ouvre la troisième phase; et celle
là, plus que les autresi doit ecaiter les lia
vailleurs des patrons.
Que les propriétaires s'organisent dans
'ÏÏes syndicats patronaux, nous n' voyons
pas d inconvénient Au Gontraue Plus ils
's'organiseront, plus ils obligeront les tra-
vailleurs à, lo faire. Plus ils se gioupeios t,
plus ils irendiont faciles les hatailies que
le prolÉtanit leur livrera Un ennemi
groupé" est plus facile à atteindre qu'un
ennemi dispersé
Mais le tort de ntte propriétaires Mticul
teurs, serait de cioire- que tes ouvriers doi-
vent dssorratrt maveh-er tc«ijours avec eux
la main dans la mamv aussi bien dans
leurs syndicats patron^ax, mixte- ou jau-
nés, que dans les-manifestations publiques
de la rue.
En participant aux premières manife^
tationsr viti^oles. les ouvriers- nvont jamais
dit ni voulu due qu'ite. ^engageeuent a
suivre les propriétaires sur tous les tei
rains d actun ou il leur plairait «e les
condaiee-
Si' les propiieiaues ne l'ont pas compris
ainsi, tant pis p-vir eux Kt si' les ouvriers
agricoles, vc lorii, inaJgte nos cris' d tlai
me, s'acorjturer o.\ee leurs adversaires
dans cette Conf»derati.on patronale, tant
pis pour e ai ssi
L. HÎEU
t- E-. 'S' 6' ,whE")(iTwi0'A'. "'r't"'};IH
1*013 les ouvrière charpentiers. Un
apra! à la sefitfante
Les corporations fede'ces du b^tiriient
ont donné la mesure de leur ioic^ et de
tour solidaire dans le meeting mon&tie
ou elle"? o >t "Ic-xe hardiment le dei* des
eatrepreneais de maçonnerie^ qui avaient
esquissé une menace de loclv-out Cette
force et cette solidarité, se sont manifes-
̃iées sur le terrain de. la, pratiquer en fa-
veur des. ouvriers charpentieis, qui en se-
ront bientôt à leur cinquantième jour de
grève Ces coi poi citions n'ont pas été les
saules a apporter leur appui aux caraaia-
de3 en lutte contra un p-itronat égoistf et
dur qui, apiès avoir \roie ses enya^pments
verbaux sur la question des salaue- îe-
fase de concluie un contrat collecti doat
les conditions ne poiteraient a leui caisse
aucune ottemt^
La première liste de souscription que
nous publions en tête de notie ce Vie Sq
ciaîe », woave que' la classe ouvrière tout
entière commence a, s'inteiesser a cette
bataille éconrmurue, dans laquelle- les' tia
vatlleuis déploient une' admirable ene gie
11 est, a, notre de linteiet et du
devoir du prolétariat tout. entier d empe
cher les entrepreneurs de. charpente de
goûter la joie d'une \ictone qui retenti-
raît douloureusement d'ans toutes les cor-
porations du bâtiment et > letteiait un
trouble profond, au moment même où' 1 or-
ganisation s-vndicale y faii des, progrès
coTïtinus, qui alainjent grandement le
monde capitaliste.
On sait que les entiepreneuis de char
pente, qui sont de madrés compères, se
sont abouchés avec la Société ceihalp des
architectes et ont otitei u d'elle Iek%aiion
'des prix de, série proportionnellement à
l'augmentation de salaire lecïamee Il'
s'ensuit donc qu'ils peuvent accorde! &ans
perdre un ceutime le ùaffis exige par leurs
ouvriers comme prix d llieme de travail.
Leur caisse ne devant pas souffm, la plu-
part d'entre ev seieient enclins à traiter
à cette condition, mais ils ne' veul'ent pas
entendre ,ia r^ du coi trat collecaf qui
garanti! ait les. oiuners contie les ma-
ûœuvres de la iiidinaise îqv capitaliste
La chairLic b\fldicilc patronale refuse
de tiaiter a^ ce 1 Union om tierce stn les,
bases ae c so'^ae contiat, paice quelle
veut ltussei. à ses aaneients la pob^ibihte
d'abaisser peu à peu et a, sa guise le m
nimum acco c1 du baut dpi- le^ies et dQ
faire payer aux iia\ailleiiis le= frais de
la bataille ^'luïle
Puisse la cicssp u\iière entier en ligne
contre lma t i^iacmce des, entrepren-euis
ayee la mui aille de gras sous lire ions-
cciptaon est ouverte dars 1 Humanité en
faveur des oiuieis chaipentieLs qu'il est
nécessane d faire tuoiupher a tout piix
Nou3 en p ibLeions la liste a nctie ùoj.
sième pige
:J~~rJD,ç!JJ(8<8jW~i$~r@¡~~JiwWr&J.
AVIS A JYÛ5 ABONNÉS
Ums prions cmx shsnl L'a^onqsment
espsre le.-3-.l août, d&.nous; aslreese* ie s»&n-
tzitt dît renpu-vejieineRt afin, «^éviter ̃ un-.
retârd dans la réisapîioa dis", jyouenàl. Join-
ûis toujours une ces derafères .'bàn'âes.-
FEUILLETON DP gff AOUT 1907
~25~
PAB
tPRQSPEU mÉRIMÉB
XVII
«– pSUÎTE
,Mtss> Lydia s'était détournée pour lire é
cette lettre, et Colomba-, qui l'observait
attennver>K:it, lui re'nit la bague égyp-
tienne en. lui demandant du regard ce que
ceSa signifiait. Mjn= miss Lydia n'osait le-
ver la tîîe, et cil.> considérait tristement
la bagti3, qu'eue mettait à sfln doigt ct
qa'elk- rôtirait alternai îvameni,
Cîièrj iais& NcM-l-, dit Colomba, ne
puis-jo ,svv3it- c? qup v-ou6 dit mon frère ? 2
,yous pai le t-ii de son état ?
Miio.. eut mi– Lydia en rougi^sacit,
il o'en parle L>a& Sd lettre est. sn ?n-
'gldis. 1! n cnaige de- dire à mon 'jsjb..
,11 espèr^ g'i-> le- p c-f e l pourra arraiy.r
Coloml'a, ^<"iii riant avec malice, s'assit
sur le ht. f f lo, doux mains de m &s
Nevit, et 1^ ugaidani ,i\ee se& y aux pfuû-
trants
Serez-vous bonne? lui dit-elle. N'est-ce
^pas que vous répondrez à mon frère ? Vous
lui ferez tant de bien Un moment Jioée
,Pour d 488- IfallBS
Poar jet Travailisars aes Haîles
La CEmpagKe tàs V «Humanité » en fa-
veur s?w repos hcbd$âuKtaire, apporté
ses fruits» Le ramistre du Tra-
c vail intervient
Nous avons, tout récemment, publié'
sous le titre « Vue Si en détresse », d'am-
ples et pieuse-- informations sur; la situa-
tion lamentable des employés, des sou-
çhiers, des porteurs et des vendeurs des
Halles centrales de Paris. On sait que sur
'•̃les- quatre wii-He salariés de ces- catégories,
il y em.a, près tte quinze cents qui n'ont pas
eu depuis longtemps, une s.eule iournée
de îei'i* On ̃> ut \ob°i que les commis-
sieiif1 ni c<- qui mi fciit elioiivemeiit li loi
a'\ec la ri mm nu ci li piel^t'uie de po
lue nr se t nt pi- lautf de congédie] hru-
t 'emmt I» s tiavaiilci r- qui osent pro-
testai et i-edamei ju'-ihc
Le ministre du i j .i\ ni s'est tnra de ce
deploiablê état de tho-es, tu s afnime, une
f0ï dt plus, ta faillite de la loi du repos
I1 t i#çu, hn i ^uir% J-ans; son cabinet, une
deleçati r des f cwpoiatijns mterebsees,
et après auir eu pai elle- confiiiïtati-on des
fan^ q, je n m a\on^ ign ut> il a promis
très nettement de faire p oeedet à ce sujet,
a une enquête rmuedi^ie et d împosei le
respect de la' loi
Nous niih feion de node côte, un de-
vtji de porter à ta jnnxii sance du mi
nistre les ^«t de vio a lion de celte Iqi essen
♦ulk ] a un Dation it a^ide et impudent
T\c b ie t ~n^ iu»qu u bout notie can-
p v-Tae d" ji hec ^l jale et de IiLeiation
oiivnue
««s^o
INFORMATIONS
5' Clenenceau a présidé Inei matin à. la
lU p B ampau un conseil de eamnef au
quel t estaient tous îe-- ministres les sous
cgi ri jjcs (1 Ltat e-\eeï.te M Gmyot IXssai
Ont » -4 is-. t ^î i tp mt malade, MM
Ln îii r* Duu ùw is ura^tz
Les i ihii'-t i p nt occupes e\clus cm^nt
de u}"mcs i i P roe au sujet desquelles
il4 -^uiit t m t oa >j1 en eut et unarime
î em a o i Ulx d^p ''lie mi j^eieia! Dia
de a rte j ?ip dans litimUe on pose au
c irni t' it Oe no mnp s à Ca>abïiic
ue çj r t CI = *>rc ie> 11 1 silualun poli
tique et m uiuiiç et sur la nécessite u en
c 'i ue-, ie it ts
ne ci eu i an le le <̃ n\ nneitCHcn
au ge j^'dl DuJe toutes le troupes que te
dTii ci denjaiideia
Les ministres se L^uinionc <=ftmcdi en con-
seil ôp nij u tie à Rc ml imUet
ï* Ci ii r i.a a la i tele^iapla er a M
GuvlHi -i ne de n° in-, «e~d langer pour
ce eoii'-eu des niiuiyUe*
Par dr iPt ponn>i evlc donner Jieu aux
avinnes de i Liât, em \eitu. ce la. loi. da 29
d^ceiiibie 1e \C le^ CDte
pal le sac te coopeiati\cs agrjcoles aesi
giictb [i x ladite loi
Production, tio. Morrr tiop co"sei\ation et
vente c"- produits agricoles acquisnion,
cci stu i io t, îast iila op et i jiiopiiitiun des
bâtiment mpïi b, magasins, m^tenel de
trarspnit achat et utilisation des machines
et inbiianeit ntee -mes aux opérations
&feii l'e u r *eiet coileei i
Un autre dt""ef i.^iei e e 'e- ^/st^me des
avances a1 i =o".u,tes e "fi iati c ayicolCÊ
Le J o\i i vil off cul a publia Inei un aecret
applicant à Vig^iie la loi du 2e juin dernier
sur le uerage, la ciioulanon eT le mouillage
deo \uie
Ladmim-tiotion 'des cc,ntiibutione an-ectes
a proeece a un essai d applicauon de 1 impôt
sur le revenu d^Ta U canxj.une ae Flaviac
M. CaLiiel Le Comte vict p1 esident du'
Conseil et îeicd du CalvaJos républicain mo-
de c d'ores et tltjj, pose sa, candidature
au -i ge de dtpui» de 1 art ondi'=seiu°nt de
Falcti'-e laissé e \eeant par la mort de M
Cndlf s K ulmitr
M. Renault "'loil ère, ancien député. répu-
blicaiu progressiste, de la Mayeiine ancien
vies pic icter>t de la Chambre, est mort liiqr
soir, à la suite d'une longue et cruelle ffia-
lat e a Ernée, bourg: de la Mayenne dont il
eia maire, et ou il était né le 11 octobre
lfcn
~ts.
LA LIBERTE 0g LA PRESSE
£KyUlblllUA MIS Jifi liPMIIElifi
On annonce de Nancy que M Besson,
commissaire de. police, a peiquismorné,
laei, dans l'imprimerie d'un comité syn-
dicaliste, rue de la Hache, et a drvers
doebm^nts et pip ers
Cetie perquisition se latuach", dit on,
ou récents incid îub qui se sont pioduife.
d, ^d,or 1 Ei.i?xe
Entre Coopérateurs
Entre,'
Les fsies GGGj:eraove3 du Midi
Du 17- au 25 août courant, les délègues
des coopératives socialistes de consomma
tion de la, xcgion parisienne et. de provin-
ce ont été fêtés rai les camaiactes des as-
sociations vmicoleb de production de la
légion biteriûise
Tci tout, a Kiriai^ssan, "vlavireillian, Bés.
san, Cebazan et Puisserguier, les militants
coopérateurs ont- été, accueillis avec une
camaraderie. et une eoEcïialité, exception-
nelles.
A Puisserguier, grand, centre viticole,
m'est venue de vous réveiller loraqaifî sa
lettre est arrivée, et puis je, n'ai pas osé.
V°us avez eu' fien tort, dit miss Ne-
vil, si un mot de moi pouvait le.
Maintenant je ne puis lui envoyer de
lettres. Le préfet est arrivé, et Pietra-ners
est pleine de ses estafiers. Plus tard nous
verrons. Ah si vous connaissiez mon fiè-
re,, miss Nevil, vous l'aimeriez comme je
l'aime. Il est si bon si brave songez
donc à ce qu'il a fait 1. Seul contré, deux
et blessé 1
Le préfet était de retour. Instruit par
un exprès de l'adjoint, il était venu ac-
compagné de gendarmes et de voltigeurs,
amenant de plus procureur du roi,. gref-
fier et le reste pour instruire sur la nou-
velle et terrible catastrophe qui compli-
quait, ou si l'on veut qui terminait les
inimitiés des familles, de Pietranera. Peu
après son arrivée, il vit. le colonel Nevil
et sa. Elle, et ne leur cacha pas qu'il crai-
gnait que l'affaire ne prît une mauvaise
tournure.
Vous savez, dit-il, que le combat n'a
pas eu de témoins et la réputation d'a-
dresse et de courage de ces deux malheu-
reux jeunes gens était si bien établie, que
tout le monde se refuse à croire que M.
.della Rëbbià ait pu les tuer sans l'assis-
tance des bandits auprès desquels on le
:dit léfugié.
C'est impossible, s'écria le colonel •“
Orso della Rebbia est un garçon plein
d'honneur je réponds de lui.
Je le crois, dit le préfet, mais le pro-
cuieur du roi (ces messieurs soupçonnent
toujours) ne me paraît pas très favora-
blement disposé. Il a entre l'es mains une
piiee fâcheuse pour votre, ami. C'est une
lettre menaçante adressée à Orlanduccio,,
dans laquelle il lui donne un rendez-
vous; et ce rendez-vous lui parait une
embuscade..
de près de 4,000 habitants, le syndicat rou-
ge des travailleurs de terre et le groupe
spefftîisfe ont tenu à a honneui de iec(\oir
les ('élé'gttés p"ius.icns
Àpvôs le banqiMt, iu •• epi. de Petits \i
gneronsj et une viii'e au\ dru\ citoyens
blessés lors des tueries de s uuuiinc, uu
tour de ville a été fait au c'i^int de l'In-
terhationalc.
A risaue de îa fête, une qu6to a été
faite au profit. des cainandes du 17° de
ligne.
La triple action piolettnenne est en
marche là>-kèsi Rien ne larietei i L R
LA CA S T
v~
Les obsèques de Galzin
Les obsèques de Gal^m le m ilîteureux
chef de manceuAïO, cmt ete celebiee^ au-
jourdhui au milieu d'une nombreuse af-
fluence.
Les ingénieurs estiment que, samedi soir,
au moment de la etlhsion, Gclzin dc>nt
se tejM, lartttrr»e mier wagon de charbon. Peut-être même
& trouvait-il sur le marche led ae cette
voiture. Mais ce dont on ne peut douter,
c est qu'il lut soulevé, eiipoU» par ce va-
gon, puisqu'on a découvert son coips au
milieu du charbon piovenant, non pas de
ta f Gjapound. mais bien du trdin de m
clnsndi-ea
Le pauvre Galzin a donc ete conuiie lu
v. egoii.de chaibon, projeté r u dj-bj qua-
tre voitures, et il est alk itknutr sous li
tôle de la Coxtpo ind, à i i%int ai wagon
de piei neie classe \k itieOement tele "ooe
II a dû être tué sur It coup
Lafin du riefcJatemenî
Ofr> a continué avec aide il le d°3 ]a e
ment des. \ceti ou tiue1" Ijui est i ne
jii.ei> toinamo le i iu.cui ic lu 'iLb oi t i uf
ïelcvc-s
Ltc ra ue i"io e'icngp' <-oi eus » i^oiis
de ii aicnrdi sont di iaes sur las ate-
ïi >s de Pei 'gueux
Les l»l3as«a
Tous les blessés de U cita ticp i", îUy
cet tion c'e deux der e eu, Mme ci ^1
Ai let, do ifalc'viii [béai ), eut «.lUi 1° un1
fias
Leur état, quoique grcc\e est s iti tu
sant.
Le mec mcio « Limousin du tia^ G?',
le train 'amp^uneui a l' i iei u e
violente '"c c^oii nni\ru p c e i nioaune
et si santé aonne de \nc m lu v
le I d s les e ^cj l 'i pitdl
Saint Anaie e i i e/ c" x n iv sauf en
ce qui concerne I Coi cirl, dnm 1° &huj
£101 eb4" toujours a^'ï
Quint à Mme ImiTUs, de Paris,, son
ëf"t na pas empiré et est plutôt sati&f u
sant.
̃+-&̃ ̃̃
Li GBËVE DES GABEIBSS
D'EYBÏ-PEÏIT-BOUEe
On a fait sur la grève des carii^rs clE-
%ry Petit Bouig les lédts les plus fantai-
sistes, Certains journaux publiaieit il y
a quelques jours un roman ebiacauabiant
sur ce sujet, les caiiiCi faisaient tout sau
ter à. la dynamite, ils piofeia en+ cics me-
naces de mort contre un des patrons M «'
Ahce et ce dernier se rendait parmi eux
armé de six revolvers On connaissait
la maison mystérieuse où se préparaient
les engins, enfin, bref, on demandait c
que pouvaient bien \oulon les gie\i°tes,
dont le' salaire est de 250 à 300 francs par
mois la Paine de mardi raconte un nou-
vel attentat dinge contre M Guarani, em-
ployé. aux ateliers DecauviUe, aont on i*
îait fait sauter la voiture s l'aide de déto-
nateurs dans une des .rues de Coibeil, ete
Les causes de îbl ss-ève
Les carriers sont' pa\es à raison de
4 fr. 50 à i- fr 73 par wagon de pieues
et lorsqu'un ouvrier est aime à en extrai-
re ?5 nagons, il bénéficie dune prime de
25 centimes par wagon, oi, ceux qui par-
viennent à toucher cette pnme sont oit
peu nombreux, la moyenne est do PO a 21
wagons, soit un sa^aj e mensuel 1 de- 90 a,.
110 fraiics, quelcfue" uns ont avec eu^ leur
femme et a dcu\ le salaae atteint de CO
a 140 francs. Notons que le wagon ie\e
nant. à 8 naPCb aux patiors est vendu
g' francs aux enticp eucuis
II y a quelque temps, les. carriers s adies
soient aux pation^ une. demande d aug
mentation des pi>x. et a la suit^de rcius,
ils deela oient la grève. Un des patrons,
M. Alice, sujet italien, trop connu dans.
la c ntiee pour qu'il soit nécessaire d'
faire sa biogi
regarder &on chantiei et lorsque les gre
\ictes se preser^-terent pour di^cutei avec c
lui, ce fut le revoher .au poing qu 'c
leçut, refusant toute discussion
Depuis, il a aime une dizaine d'indiM
dus qui ont accepte le rôle cipui mt de se
faire les chiens de garde du pation lui
les exploite, et on peut voir ces honteux
chevaliers de la jaunisse se promener le
fusil en arrêt, escortant en suivant la voie,
les grévistes se promenant au long des rou-
tes. ,11 serait pour quiconque., nous disaient
des grévistes, de passer le soir à proximité
tes chantiers, ces brutes tirent à tort et à.
Cet Orlanduccio, dit le colonel, a refu-
sé de se -battre- comme un galant hem-
nie. v ̃ • ̃
̃ Ce n'est -pas l'usage ici. On.s'embus--
que, on se tue par derrière, c'est la fa-;
çdn du- paysi'Tl.'y a bien une déposition'
favorable i; c'est celle d'une .enfant qui,
affirme avoir entendu, quatre détonations,
dont, les deux dernières, plus fortes que
les autres, provenaient d'une: arme de.
gros calibre comnie. le fusil de M. della
Rebbia. Màlhe.ureus'eni.ent cette enfant
est' la nièce de1 l'un des bandits que l'on
soupçonne de complicité, et elle a sa le*-
çonfaiite. \,i •̃̃ -̃̃-•:̃̃
Monsieur,'5 interrompit miss: Lydia,
rougissant jusqu'au blanc des: yeux, nous1
étions sur la. route quand les coups de
fusil ont été tirés; et noua avons entendu
la même ehose.
En-, vérité ? Voilà qui est important.
Et vous, colonel, vous. avez sans doute,
fait la même remarqué ?
Oui, reprit' vivement miss Nevil `;
c'est mon père, qui a l'habitude des ar-
mes, qui a dit Voilà M. della Rebbia
qui tire' avec mon fusil.
Et ces coups de fusil que vous avez
reconnus, c'étaient bien les derniers ?
Les deux derniers, n'est-ce pas, mon
père ? 9
Le colonel n'avait pas très bonne mé-
moire mais en toute occasion, il n'avait
garde- de contredire sa fille.
̃ II faut sur-lé-champ -parler de cela
au procureur du roi, colonel. Au reste,
;îious çttteBièoHis ce soir un ehipurgien, qui
examinera, les. cadavres. (et -vérifiera si
les, bie-ssiur.es.; ont été" faites avec en
..question. '̃
C'est moi 'qui "l'ai donnée à. Orso, dit
le col&nei', et je voudrais la savoir au
:fônd de la' nïe'r. C'est-à-dire. le brave
garçon 1 je suis bien aise qu'il l'ait eue
travers et ils nous montraient des ballet
qui avaient iiccch° sur une maison cl n
brfation i j'u, de *(K) métier dj dit,t nice
ttamf m i eatat- \u\ tmipb dv d"v n i
mile & ils a noi t tt^. ils n uiuie.it pu
et que' 1 ceuwe des chiens du patron clans
un but qui Ion aevme, le pietoadu atten-
tat contre VI des Uelifis Decau
m'Ic, ne pourrait avoir aucun: rapport
avec la f,ie\e d ailleurs, ceu' qui ii\pi
(iv que c t&t tu un detonateui ont du rire
i 1 1 lectuie il cette' terrible tentative anar
chi te (')
Fn îesumé, nos cimnad^s carners sont
a'iioh Tient calmes pt bun lesolus à ne
p i-i ceJ^i ils ne se li\ ertnt a aucuii pro
vocation, mais malheur si l'un d'eux était
Mct.ueb- de* coupa des jaurics Aucun des s
^ff'M^tVb n d. i»pii le ti tv ni s uls une
douzaine de pauvres diables recrutés on
Allemagiié sont dans les clnntieia, d ou
il> ne pnivt.iit soitu, empêches qu ils en
sont par les fondai mes patronaux.
Nous fai nns un pussipt apnel i U
sohdaute de tous les travailleurs pour di
d^i les carriers à tenir tête à leurs exploi-
teius et sortir \aniqueurs de la lutta qu lit,
ont entre-prise.
E BtHFCMR
Adresser les fonds au camarade Bu-
Hot'uj, 43, illee Alexanrtie Durais, a Vi-
anei\, ou au eamaiade Keuflei, à Corbeil.
DANSJLE MIDI
Di\N'SLE MIDI
V&videmis de typnoidfl
\irmt hommes du 24° îe^imcnt d'infan-
t° l<> rlonicJe sont à Ihrpjiji de Peip^.
g an itt'inJ'- de fièvre typhoïde
L épidémie a cause deux décès en six
lOJlb
Les fraudes sur ïea dsnres»
V Audibeit, contioleui nencral de l'ar-
n 'c, eivo-e spécialement a Peipi<,nai
par le ministre de la Guerre, a piole^e
des e pûri Uor? sur les den ees founies
s ix UoupCb de la t imson
Ces e outillons ont ^te soumis à i 1 an t
1/sc c l"i suite de plantes formulées à
1 ncruL^e d-° certains îournis^euis
La cjae^tJOrt dea impôts
M Ojpre, préfet de I-vienev-s GnuiU
1 ait» apiJtl^ t ^4 iphup e n«nt «> Pi
i p M Cj'iii Hem, cui d"sii'>, a=b>
i° en sppf eteiiii '^ec lu si les cjnai
tions (lr>n-- les {U 7i boaeic le îecou'xe-
ment des i n olb
îiigiJESTÏO|iïïTICOIiE
H G|tfiIHPAS|l£
0 e!aratio?î3 au docteur Péchadre
Au cours d'une interview, relative à la
Cjic^-uca de Jbluxiaalion de la Clïanrpa
£He M le docteur °eehadie, depute d'E-
pem^y, a declaie que la c,ue~tion était
plus gii\a q i on ne pai^i ait le croire,
que si les vignerons cua^vcnoi qui, à
l'inverse des îaeriGiOiiaus., savent ce qu'ils
̃\euleiit et présentent eux-mêmes un pro-
gramme de revendications, n ojjteuaient
pas sati^lacaon, las d'attendre, ils porte-
raient la lutte sur un autre terrain.
Le docteur Pechauie a dit que l'on était
bten oclige de constater que le Midi avait
obtenu satisfaction en giande partie et
qu'il ne fallait pas qu'on pienne nlus long-
temps les Champenois pour des moutons
toujours bons à tondre.,
En terminant, le député d'Epernay a ex-
pnme 1 espoir que- le gouvernement serait
assez prévoyant pour s'occuper de 1 agita-
tion actuelle d viticulteurs de la Alaipc
• «g–a ^»
LÀ FQLIE~B¥ "PÉTROLE
Une coîtisjon d'automobiles
Ltbou.ne, 28 août Auiourdhui, à mi
di, sur la route de Castillon, à cinq kilo-
metieb de Liboumc, 1 automobile du com-
te Petro M aslu est entre en collision avec
l'automobile de M. Vilpigue, au croisement
de deux loitcs I »s duux \oitures ont été
démoli s
Le-comte Waski et son chauffeur, nom-
me Bretonnet, ont été relevés avec da
simples contusions, quoique ayant été ip-
jetes à cinq mptie&
M Viluigue a cilbaté dans un fosse et
est tombe sur la tête. II a les côtes enfon-
cees On craint que. la colonne vertebiale
ne soit brisée. Il a été tiansporte avec de
grands uien igements dans la maison eom
mune de B ga.ioax Le docteur a diffère
son transport à son d&nicile.
Chantiers ie In Ires ea feu
Chantiers de N:avires' enfeu
Le feu aux chantiers de !a Osroitde
a Bordeaux
Un incendie dont les pertes n'ont pu être
encore évaluées mais qui doivent être con-
sidérables, a éclaté mardi soir a onze
heures dans le hangar n° 4 de la société
des Chantiers et Atéliers de la Gironde, à
Loimont
Ce hangar, entièrement construit en
planches, fut d'autant plus rapidement la
proie des flammes qu'il contenait une
grande quantité de bois destiné à la con-
fection des gabarits il renfermait, en ou-
ïre, des, machines de grand prix et des
entre les mains car^ sans mon Mantonj
Je ne sais trop comment il s'en serait ti-
ré. -̃
̃'̃-̃̃ :-XKC. ̃;̃
Le chirurgien arriva un peu tard. II
avait eu son aventure sur la route. Ren-
contré par Giocànto Castricorni, il avait
été. sommé avec la plus grande politesse
de venir donner ses soins à un homme
blessé; On l'avait conduit auprès d'Orso,
et il avait mis le premier' appareil à: sa
blessure. Ensuite le bandit l'avait, recon-
duit assez loin, et l'avait' fort édifié en
lui parlant des plus fameux -professeurs
de Pise, qui, disait-il, étaient ses intimes
amis. -̃̃>̃̃
.Docteur, dit le théologien en le quit-
tant, vous m'ayez inspiré trop d'estime
pou.r que.je croie nécessaire de vous rap-
peler qu'un médecin doit. être aussi dis-
cret qu'un confesseur. Et il faisait jouer
la batterie de son fusiL Vous avez ou-
blié le lieu où nous avons eu l'honneur
de nous voir. Adi^u, enchanté d'avoir fait
votre connaissance.
Colomba supplia le colonel d'assister à.
l'autopsie des cadavres.
Vous connaissez mieux que personne-
le fusil de mon frère, dit-elle, et votre
présence sera fort utile. D'ailleurs, il y a
tant de méchantes gens. ici que nous cour-
rions de grands risques si nous n'avions
personne pour: défendre nos intérêts.
Restée seule avec miss Lydia, elle se'
plaignit d'un grand mal de tête, et lui
proposa une promenade à quelques pas
du village.
Le grand air me fera du bien,- div
sait-elle. 11 y a si- longtemps que.' je Ine-
l'ai respiré Tout en marchant, elle lui
parlait de son frère et miss Lydia,'que
ce. sujet intéressait vivement, ne
s'apercevait. pas qu'elle s'éloignait beau-
coup de. Pieti'aaera. Le soleil ge. cfiuc.h_ait
plans dont la valeur sera difficile à esti-
mer.
A quatre freures, l'incendie était eircons-
etit sans que le, feu ait, pn atteindre le
chinlier vo&in où le montage du contre-
torpilleur d'escadre Tirailleur était com-
mence é.
Le contre-torpilleur Sansmin*, construit
pjui le compta du gouvernement turc, qui
était dans une cale contisprë au hangar
il" i- et dont le lancernent'dev-ait' avoir lieu
dans quelques jours, n'eut que1 peu à souf-
frn de l'incendie, la peinture seule sera
à refaire.
Les pertes sont couvertes par des assu-
îances
a ♦ 1~ »̃̃
LA SÉR8E WOIRE
A Versaîiles
La locomotive du train de la ligne Ver-
sailles-Invalides, qui quitte Versailles à
1 h 17 de 1 api es midi, a déraille, hier, au
jOita de la gaie de la rive gauche, à l'en-
tiee du tunnel Saint Maitin Le chef de
ticun, M. Louis Vatoui, a été blessé a, la
tête et au côté droit
IL îe&ulte de l'enquête ouverte pai M.
T, idal, commissaire spécial de police, que
l'accident serait diï au mauvais fonction-
nement des: aiguilles.
Tamponnement sur, la ligne d'Arpajon
Hiei, à six. heures du soir, a cinquante
mètres en dehors de la bamere, a. la porte
d Orléans, deux trains de la ligne Paris-
Aipa[on se sont tamponnés pai suite d'un
idiiv aiguillage.
Sept personnes ont été blessées. Ce sont
M'. Georges Pave, âge de treize ans, de-
meurant quai d'Orsay, blesse au bras
droit Mme Mane Dupie, trente-neuf ans,
36, rue Guilleminot, bie^&ee- aux reins, ses
aeu nLles Maiguerittp, dix-neuf ans, et
Sjiuanne, onze ans, contusions sur diver-
ses parties du corps "me Hassmann "Vie
lame, trente-quatre ans, avenue, de Suf-
fren., blessures la poitrine M. Emile
Marbi uf, vingt-deux ans, 12, rue Delettre,
niasse a 1 épaule droite Mlle Vincent Na-
thalie, d sept an=, 17, tue du Comman-
deui, contu-.jon-> au cote droit.
ipi avoir îecu des soins dans .une
"pharmacie, les. blessés ont été reconduits
j 'eui domicile
M ïlaynaud, commissaire de police, a
c \ei* une enquête,.
«>-
DOUBLE MEURTRE
une femme et une fillette assassinées
Fn douûie crime, commis dans des con-
liions atroces, en-plein jour, a ete deen
vert dans une maison située 42, boulevard
Gambetta, grande artère réunissant Tour-
coing et Roubaix et où la circulation est
h "s active.
La propriétaire de la maison, Mlle Vir-
ginie V est actuellement en \illeg73ture
au couvent des Ursulines de Gravelines.
Sa servante, Pauline Allenti, 40 ans, qui
gardait la maison, a été assassinée avec
une fillct'e de 12 tns, Madeleine Vanwer
d gLiem, dont les parents.sont tailleurs et
qui était \*nue le mptm, à 9 heures, pour
lui tenir compagm
Les victimes avaient le crâne broyé.
Leurs corps, portant les traces de nom-
î^eux coups de maiteau, gisaient près de
la porte d'entrée. C'est le sang,- en filtrant
sous la'porte qui a éveille 1 attention des
vOi.=ms
o o
EXPLOSION "DE GRISOU
A 533. û du « Va3os-da-Gare»a ». Marins
bSessés.
Lisbonne, 28 août Une explosion de
grisou s'est produite à bord de la .corvette
V asco d" Gama, au moment où un marin
entrait dans une soutp, portant une lam-
pe alluipe Le marin a été projeté à une
grande distance et a- dû être transporté à
l'hôpital.
D'autres marins qui dormaient tout près
ont été projetés également à distancé et
ont été blesses
*$*&> c»
EVASnlN D~,FORÇAISH
Une nouvelle exagérée
On annonçait, hier, d'après une lettre
de Cabane, que trente forçats, aimes de
sabres et fusils, se seraient évadés après
avoir assassiné le commissaire de police
de Saint Lauient du Maioni, un ancien
douanier nommé Cordin. »
Voici comment les faits se sont exacte-
ment pas es Tlois condamnes reassirent
à s'échapper du pénitencier et à sempaier
de la carabine d un garde Loisque cette
fuite fut connue, le commissaire de police
de Samt Laurent du Marom partit à leur
recherche, accouipagne d'Un maieclial des
logis de gendarmerie et de deux iençats
chargés de fonctions de police. La .petite =
troupe rejoignit les évadés. Des. coups de
fusil furent échanges Le commissaire de
police fut blessé, le maréchal des logis de
gendarmerie tue, un foiçat aide-géndar-
me fut également atteint. Mais, dans la.
riposte, un des tiois évadés. fut tue, un
autre blessé et le troisième put être ap-
préhende
La population de l'embouchure du Ma-
roni ne peut donc avoir de sujet de crainte.
Le récit de l'f.vasion va être soumis à
M. Milliès-L'acroix, et il est probable que
des sanctions interviendront pour les né- .1
gligences qui ont permis la fuite des con-
lamnés. I
quand elle en fit l'observation et engagea
Colomba, à rentre*. Colomba connaissait
une traverse qui, disait-elle, abrégeait
beaucoup le retour et quittant le sen-
tier qu'elle suivait, elle en prit un autre
en- apparence beaucoup moiii's fréquenté.
Bientôt elle se mit à gravir un coteau
tellement escarpé qu'elle était obligée!
continuellement pour se- soutenir de s'ac-
crocher. d'une main à des branches d'ar-
bres, pendant que de l'autre, elle tirait
sa compagne après elle. Au bout d'un
grand-quart d'heure de- cette pénible as-
cension elles se trouvèrent sui1 un petit
plateau couvert de myrte." et d'arbousiers,
au milieu de grandes masses de granit
qui perçaient le sol de tous côtés. Miss
Lydia était très fatiguée, le village ne pa-.
raissa.it pas, et il faisait presque nuit.
-Savéz-vous,' ma chère. Colomba. Mar-
chons, toujours, suivez-moi.
Mais je vous assure que vous vous
trompez le village ne peut pas être de
ce côté-là. Je parierais ique nous lui tour-
nons le dos..Tenez, ces lumières que nous i
voyons si loin, certainement, c'est là
qu'est Pietranera, •
Ma chère amie, dit Colomba d'un air
agité, vous ayez raison mais à deux
cents pas d'ici. dans ce maquis.
Eh bien ?
Mon frère y est je pourrais, le voir
et l'embrasser si vous vouliez.
Miss Nevil fit un mouvement de sur-
prise.
Je suis sortie de Pieiranera, pour-
suivit Colomba, a, sans être remarquée.,
parce que j'étais avec vous. autrement-
on m'aurait 'suivie. Etre si près"- de lui
et ne pas le voir Pourquoi ne. vie»-'
driez-Ji'pus pas avec moi voir mon pauvre
frère ?̃ Vous lui feriez tant de plaisir .1 .W
Mais, GolQïnia. ee: ne 'serait pas'
'convenable de ma part, ̃̃
'Hms de France
ANGLETERRE
PROROGATION DES CHAMBRÉS
ANGLAISES
Le discours du Trône
Londres, 28 août. Les Chambres an3
glaises ayant clos leurs travaux, on leui?
a lu, suivant l'usage, le discours du trône.;
Le roi, après avoir rappelé les visites»
que- lui ont faites les souverains de Dane-'
mark et le prince Fushïmi, a passé aux.'
relations- entretennes avec les autres Etats;'
il' a particulièrement insisté sur la Confé-
rence de La Haye, dont il est père, que'
les délibérations aboutiront à des arran-;
gements diminuant les maux de la guerre;
et assurant la paix du monde. i
Le Home Fleet est dans un état très sa-'
tisi'aisant; la réforme militaire organisant;
les forces de la métropole en six grandes!
divisions et établissant une armée de se-.
conde ligne, a donné de bons résultats.<̃
Puis suit une énumération des mesure*^
législatives adoptées, institution d'une.
cour d'a'pel. en matière criminellei modifi-
cation de la loi sur les brevets. améliora-,
tion des prescriptions législatives relati-'
ves aux sociétés anonymes, réforme de'
l'instruction publique, etc., etc.
Le discours s'est terminé, naturelieme.at,
par des remerciements et une invocation!
religieuse.
Grève de mineurs
Les mineurs de plusieurs houillères da
pays de-, Galles ont décidé de se mettre en
grève samedi prochain- Le nombre dea
chômeurs probables est évalué à 10.000»
ALLEMAGNE
Dans l'Afrique du Sud
La garde des chevaux du poste télégra-
phique de Blumpuetz a été attaquée le 26
août, à coups dé fusil, par une huitaine
de Hott-entofes. Un soldat de 1" classe a été-
légèrement blessé à l'épaule. Les chevaux
ont été mis en sûreté.
Les assaillants ont été poursuivis. On
ner sait pas s'ils font partie de la banda,
M.or.eriga,. dieigaal~les
Sortie de dirigeables
Le dirigeable- militaire et le dirigeable
Parseval ont fait^ mardi après-midi, une
sortie commune. Le premier s'est dirigé
sur' Spandau et est revenu après une heu-
re' environ. Il a manœuvré au-dessus de
la. place d'exercices, puis a atterri pour
prendre à son bord l'inspecteur des trou-
pes de communications. M. Von Werne-
burg..
Le second s'est dirigé directement sur
Tegel, contre un vent violent, puis est re-
venu et a atterri en même temps que le di-
rigeable militaire.
Les moteurs des deux dirigeables, se sont
parfaitement comportés et les- aérostats,
ont obéi aisément au, gouvernail.
Les atterrissements se sont très bien ef-
fectués.
̃ CHINE y'
Le ministère des Affaires étrangères re-'
fusa ûs recoiîijaîtrs î'aesoed russo-
iaponass
Le .Waï-Wou-Pou. notifié aux minis--
très du Japon et de Russie qu'il ne recon-
naissait pas l'accord russo-japonais rela-
tif à la Mongolie, province qui n'est gou-
vernée ni par la Russie, ni par le Japon.
ETATS-UNIS .••
L'impérialisme da M. Roosevelt
On télégraphie de New-York au Daily-
Telegraph que, d'après le correspondant
du Globe, à Washington, le président Roo-
sevelt aurait l'intention de demander au
prochain Congrès l'autorisation d'aug-
menter considérablement la marine. amé--
ricaine. :̃̃.̃
HBfcîGR-ïE r ̃̃ ̃•.
L'ofestructîôn croate
Les journaux serbes et croates annon-
cent que les élus de leur nationalité se
tiennent prêts à pratiquer une obstruction
formidable au Parlement hongrois. Ils
comptent sur le concours des autres grou-
pes nationaux. Ils espèrent même empê-
cher le vote du budget et du compromis.
Les. croates auraient beaucoup mieux
fait de ne pas commencer par lier pa'rtie
avec les Magyars.
< [' RUSSIE ̃ ':̃
Sextuple exécution `
Dans la nuit de lundi à mardi on a pro-
cédé, à Simféropol, à'six exécutions à"<
mort.- Les condamnés chantaient la Mar-
seiltaise en marchant au supplice.
~~·o.-
M&MW -SUSPECTE:
H est tombé ou on l'a jeté du 48 étage >
Hier matin, un nommé Marchus'io Anto-
nio, âgé- de 20 ans, était trouvé inanimé
dans la cour de rhôtel où il habite, 19,
ïue Rouvet. ̃̃̃
Dans la soirée- M. Fetret, cominissaira
de police du quartier du Pont-de-EIandre,
a arrêté, sous l'inc-uipation de vagabon-
dag«,- un nommé Bonmois Louis, âgé da
17 ans, qui avait passé la nuit avec Mar-
chusio.
M. Boucard, juge.1, d'instruction, s'est,
transporté rue Bouvet; où il a fait des-
constatations à la suite desquelles il a
délivré une commission rogatoire à M.
Hamard, afin de rechercher les causes de j,
la mort de Marciiusio, et aussi la nature
des relations qui existaient entre les deux]
individus.
Le corps de Marchusio été transporta
à la Morgue aux fins d'autopsie.
Je comprends. Vous autres femmes
des villes, vous vous inquiétez toujours
de ce qui est convenable nous autres
femmes de village; nous ne pensons qu'a
ce qui est bien.
'̃ Mais il est si tard !f Et votre frère,
que penser a-t-ii de moi ? 1 ̃ 1
̃–II pensera, qu'il n'est point abandonné
par ses amiSj et cela lui donnera du cou-
rage pour souffrir. l
̃ Et mon père, il sera si inquiet. î
ïl vous sait avec moi. Eh bien dé-'
cidez-vous. Vous regardiez son portrait.
ce matin, ajouta-t-elle avec un sourire d%
malice. "̃
Non. vraiment, Colomba, je n'ose.wj
ces bandits qui sont là.
Eh bien ces bandits ne vous con-?
naissent pas, qu'importe ? Vous désire^,
en voir >
Mon Dieu 1
Voyons, mademoiselle, prenez un
parti. Vous laisser seigle ici, je ne' le pyiaj
pas on ne sait pas ce qui pourrait arrK
ver. Allons voir Orso, ou bieïî retournons»'
ensemble au village. Je verrai mon frè-,
re. Dieu sait quand. peut-être jamais.]
Qae dites-vous, Colomba ?. Eh bien 1
allons mais pour une minute seuiemeoi^
et nous reviendrons aussitôt. '•
Colomba lui serra la main, et, sans ré-
pondre, elle se mit à ̃ marcher avec un^,
̃telle, rapidité, que miss Lydia avait peia*
il la suivre. Heureusement Colomba s,' ar-i
iéta bientôt en disant à sa conipagiie ]
N'avançons pas davantage avant da^
les avoir prévenus nous pourrions peut-s
être attraper un coup de fusil. -1
̃̃[̃ -̃ • •̃' p. miwe.\
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