Titre : L'Humanité : journal socialiste quotidien
Auteur : Parti communiste français. Auteur du texte
Éditeur : L'Humanité (Paris)
Éditeur : L'HumanitéL'Humanité (Saint-Denis)
Date d'édition : 1906-10-27
Contributeur : Jaurès, Jean (1859-1914). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
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Description : 27 octobre 1906 27 octobre 1906
Description : 1906/10/27 (Numéro 923). 1906/10/27 (Numéro 923).
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
mmm&Mm?
DERNIERE HEURE
EN RUSSIE
LE GOUVERNEMENT ET LES POGROMES
Nouvelle preuve de sa complicité
•̃̃ 'Pôtersbourg, 20 octobre. Voici un écho
Sensationnel 'des accusations du prince Ou-
̃iromssov devant la-Douma au sujet de l'or-
ganisation officielle des pogromes' antilibé-
Ta'UK et antijuifs ̃
Hier, au cours du procès des délégués du
-conseil des ïouvïiers, l'avocat Grusenberg a
déclaré ̃ que la ̃défense-possédart la copie
d'-un rapport de rânéie-n directeur.; 'clu dé-
ipartèrnent ,de..la police,- M. Lo-puçhinëi rap-
̃"p-ort aiares-sô* à M. Stolypine,; au sujet, de-
l'organisation de ces pogromes avec l'appui'
des « Cent- Noir s », en' octobre dernier.
M. Grusenberg a demandé .que M. Lô.p.u-
fchine soit cité, en j-us't[ce. son, .témoignage
•tendrait ..à- prouver que les proclamations
incendiaires, ont été. imprimées dans les
bureaux de la police ït distribuées par M.
̃Rafcschkmvski, directeur du département de
la police, par l'intermédiaire du docteur
'̃Dttbrowin, à Pétersb-ourg, de M. G.r.ing-
iniuth, .à Moscou, des subordonnés du'.gou-
yerneur général d'Orel, et du chef de la
'̃polioe-rào Vitua. ;•̃ ,•̃̃̃•̃.
L'AaïTÂTÏQN l
L'aniiiversalre du 30 octobre
EUa'lerinnstav, 2G octobre. Un soulève-
ment général pour le 30 octobre, Jour anni-
versaire, des troubles de. l'année passée, a.
été éventé el 'empêché .petf. les mesures pri-
ses 'en conséquence. '̃'
La grève d'Ekatèrinoslay
Péïersbnurg, 26 octobre. •– L'a" grève des
usines d'Iikalerinoslav a "ou' un sirii-ple ca-
ractère politique à l'occasion de l'anniver-
saire clu conflR-de l'an dernier entre les
ouvriers ci les troupes.
Elle a été calme et a cessé.Jè lendemain,
((/uvas.j
LA SHÈ^E DE BSJDAPE8T °
'̃Sympathie platonique du gouvernement na-
tionaliste pour les grévistes.
Budapest, 2G octobre. M. François
Kossulh, ministre du Commerce, a prié le
directeur de la Compagnie1 des tramways
électriques do donner, dans la plus large
mesure'possible', satisfaction à la demandé
des employés en grève, tendant à faire ré-,
duire la durée de la .journée de travail. L?
directeur a promis de le faire. La circula-
tion. n!a pu être assurée que sur quelques
lignes et dans -un-3 mesure assez restreinte,
Plusieurs voilures sortant' des dépôts ont
été arrêtées par les grévistes, et les watt-
rnen, cédant aux .sollicitations"' des grôvis.-
tes, les ont abandonnées..
Un vagon de charbon a été. placé en tra-
vers dDs rails, sur un point delà voie une
barricade a é!ô élevée avec des pavés. Des
pierres ont été. lancées sur les voitures qui
circulaient. Deux grévistes ont été arrêtés.
Comme la police était-' impuissants à ̃•main-
tenir l'ordre, en a fait sortir la troupe.
tfliivas.)
A U CUSiBBE DES COMMUNES;
Le « bill » sur les conflits industriels. Les
douanes chinoises.
-Londres, 2G octobre. On dit dans les
couloirs, ce soir, que le' gouvernement et le
gro.upe du travail ont fini par s'entendre au
sujet du bill relatif. aux conflits entre le ca-
pital et le traviiil, et que les. changements
introduits par le gouvernement dans Iz bilï,
satisferont les membres .dû groupe.
En séance, sir Edward Grey, rninistre des
'Affaires étrangères, répondant à une q-ues--
tion au sujet dés douanes chinoises, dit
"'̃, Je sais que le nouveau décrei a cause du mé-
conteiilemciit et clé' J'inquiôtûdè. ;Oipendant, tant
que ce décret reste un simple transfert du con-
trôle qui a existé jusqu'à présent. 'et n'afleclc
pas .radminisl.i-alio.il des douanes par sir Robert
Harl, aucune mesure de ta part du gouverne-'
̃ment brHan"nié[ûé nQ^er'aît désirable ou 'néces-
saire, il moins qu'une intervention vienne em-
pêcher les douanes d'être administrées, suivant
tes régies- suivies jusqu'à presen't.
Un fou dans les tribunes ̃̃̃̃
Londres, 2G octobre. Pendant la dis?
cu'ssibn du projet de loi interdisant à un
.-électeur de voter dans plusieurs circonscrip-
tions .aux mêmes' élections, une certaine
sensation a été .causée par un Indien qui
"̃se. trouvait dans les tribunes et qui s'est
̃levé soudain pour s'écrier ((.Attendez un
moment avant, d'aller plus.loin. Je suis su-
jet britannique. Je suis envoyé par 13 Dieu
tout' puissant; » 11 a'rçpeté cette phrase plu
.sieurs fois pendant que les huissiers l'en
̃ traînaient au dehors!'
On croit que cet nomma vient de l'Ile de
la Trinité on l'a soumis h. un premier exa-
men duquel il semble résulter qu'il est at
i ieint de folie. mystique. V `llauas.)
L'ESPAGNE ET LES|ONGRÉOATIONS
Le projet du gouvernement et l'opposition
des lïbéraux:4e droite.
Madrid, 26.pctobre. La Epoca., dans un
article-éditorial, commentant lé projet de
loi sur les associations, dit
-II faut reconnaître que le projet est un coup
de pied définitif donné à tous les principes du
FEUILLETON DU -2T OCTOBRE 1906
̃̃ ,-v 85;
la j u ngl!e
(LES EMPOISONNEURS DE ClllGAGO)
̃. -PAR; r:
UPT0N SINCLAIR
DEUXIÈME. PARTIE,
L'AFFRANCHI
CHAPITRE X ̃'̃' 'V
r -̃̃'̃ •̃' SUITE •+ -•̃.
.Clé tait une évolution économique fatale,
expliquait-il, dont les lois étaient toutes
simples. La vie était une lutte pour l'exis-
tence, où les forts écrasaient les faibles
pour être à leur tour écrasés par de plus
forts. Les vaincus de cette lutte étaient gé-
néralement exterminés. Cependant certains
venaient à trouver le moyen de se sauver
en s'unissant, car l'union était une nouvelle
'espèce de force, la plus redoutable. C'est
ainsi que les animaux grégaires avaient
.vaincu les carnassiers. De môme, dans
l'histoire de l'humanité, les peuples avaient
fini par dompter les rois.
Les ouvriers étaient simplement les cito-
̃ yens de la république1 industrielle et le
mouvement socialiste n'était.' que l'expres-
e, Bion 4e.leur, volonté de vivre. Ils n'avaient
le choix au'entre l'union et l'extermmationjL
libéralisme espagnol et même du libéralisme
historique chez tous les peuples. Si jamais le
projet avait force do loi, malheur à toule asso-
ciation moyennement avancée qui chercherait à
s'établir en Espagne aucune association ne
pourrait échapper à l'article 2 et à ses •consé-
quences.
Entre les mains du gouvernement des radi-
caux, celte loi serait le Itéau des associations
religieuses, et. entre les mains des conservateurs'
aucune association- laïque ,no survivrait à cette
loi, par laquelle les droits du citoyen sont livrés
au clespoLisnie.de quiconque gouverne.
La Epoca est l'organe type des pseudo-li-
béraux à. la Sagasta comme nos républi-
cains du type Méline-Ribot.
(Hauaj.j
.<&̃ ̃
L'OPPRESSION PRUSSIENNE EN POLOGNE
Aggravation de l'agitation. Un attentat.
Berlin, 26 octobre. La question polo-.
naise augmente de gravité. L'opposition con-
tre renseignement 'religieux donné en al-
lemand s'accroît cle jour. en jour.
Le Tageblall signale même un attentat.
Suivant un télégramme de Posen à ce jour-'
nal, une bombe remplie de pétrole a été
jetée dans récole de Bandzikowo, qui a été
réduite "an", cendres..
On croit qu'il s'agit, d.ùn, acte de-Polonais:
fanatiques. (flauas,)
(Jlavas,\
̃«^
ENCORE UN NAUFRAGE
L'« Isaac-Pereire » perdu sur la côte de Mi-
norque.
Londres, 26 octobre. Le Lloyd confir-
me dans une dépêche d,e Port-Mahon, 2G
oclobre, que le vapeur français Isciac-Pe-
reire s'est complètement perdu, au nord de
la côte de. Minorque. L'équipage et. 160 pas-
sagers ont été sauvés.
[Ilavas.)
[Ilavas.)
L'SNARCHÎE MAROCAINE
Nouvelles complications à Arzila. Le
magùzen et les Etats-Unis.
Tanger, 20 octobre. L'affaire d'Arzila
prend une nouvelle tournure. Berrian, mal-
tre de la ville, ayant trahi l'a cause d'Erais-
souli pour son propre compte, les Andjeras
veulent profiter de ces dissensions pour. se
rendre maîtres du Grand-Soco à Tanger.
L'ambassade américains ne quittera Fez
que lorsque le maghzen aura réglé certaines
affaires d'indemnités à payer à divers pro-
tégés américains.
Le trésor chériflen prétend manquer d'ar-
gent. Cette situation menace de se prolon-
ger.
M. de Rosen ne parle pas de son retour.
f/Vuum.)
*&"
LES-GMIMS MŒU'iRES
DE t'ARMËE CHINOISE
Remarquables progrès accomplis
Chang-Ter-Fou, 25 octobre". ̃– Les gran-
des manœuvres, qui ont duré trois jours',
.se sont. terminées hier par le succès de l'ar-
r.m.éc du- nord qui a barré la route à! une
'a.nméé' venue du sud et marchant sur Pé-
ilçin. ̃•̃̃-
Les attachés militaires ont remarqué les
grands'pTogrès faits par les Chinois'; leurs
troupes en 'manœuvres étaient fort discipli-
nées et presque de la valeur des troupes
européennes. Ce sont les Japonais qui
avaient fabrique l'artillerie et presque tout
l'équipement. Les Chinois ont employé la
télégraphie sans fil d'une façon fort prati-
que. • ̃̃•̃̃̃̃'
que. tflavas.)
JllMtJl DE CE 1 Mil
Au seuil de la carrière
L'Aurore (M. Gérault-Richard)
Le ministère du Travail ne doit pas être, à
notre avis, un simple enregistreur des, revendi-
'càtions démocratiques, un timbre résonnant au
moindre choc de l'opinion. Il faut qu'il soit Id
laboratoire des réformes, d'où les projets sorti-
ront. en état. Il faut qu'il soit ainsi le régulateur
de- l'activité réformatrice du Parlement en ma-
lière sociale. Quand les travailleurs entendront
la parole du ministre, ils sauront ù quoi s'en
tenir sur ce qu'ils' pensent- el doivent espérer.
Nous 'jugerons Viyjani a. l'œuvre. Ses amis
craindraient' pour 'lui une telle épreuve s'ils ne
connaissaient pas la force de ses moyens, ni la
noblesse de ses vues. Ce serait, une faute grave
'des républicains, quelle que soit leur nuance,
de ne point l'aider de leur mieux.
Le imnistère et les socialistes
Le Siècle (M. Cornély)
Ce n'est pas dire que M. Clemenceau doive
suivre l'exemple politique de ses prédécesseurs
et se contenter d'habiter son ministère en bon
locataire, qui_laisse derrière lui les choses telles
qu'il les a trouvées en entrant. Il y a quelque
chose à faire, quelque chose de pratique. Il y au-
rait à régler l'application de la loi d'assistance.
Nous avons une loi qui met à la charge de
l'Etat l'entretien des infirmes et. ̃ qui alloue, en
outre, à tout vieillard, à partir de soixante-dix
ans, une somme modique, mais strictement suf-
fisante pour son entretien. Tout l'effort des gou-
vernants devrait se porter sur l'application de
cette loi qui, bien maniée,: arriverait même a,
remplacer la loi. sur les retraites ouvrières. Car,
enfin, s'il était avéré qu'il n'y a pas, en France,
.de malades non secourus, ni de vieux travail-
leurs dans l'indigence, on ne pourrait réellement
pas alléguer que notre génération ne comprend
pas le devoir social.
Les sacrifices imposés par les retraites ouvriè-
et c'est ce qui rendait là révolution réelle-
ment inévitable. L'inexorable alternative ne
dépendait point du caprice des hommes
niais des lois économiques, dont le direc-
teur du magazine expliquait le fonctionne-
ment avec une précisiez merveilleuse.
A la réunion principale de la période., Jur-
gis eut. le bonheur d'entendre les deux plus
remarquables représentants du Parti en
Amérique. Dix ans auparavant, il y avait >eu
à Chicago une grève générale d'employés
des chemins de fer, englobant cent cinquan-
te mille grévistes. Les compagnies avaient
payé, des, « .apacb.es n. pour commettre des
attentats, et lé président des Etats-Unis
avait envoyé dès troupes pour'mettre fin à
la .grève, en emprisonnant sans jugement
les membres du bureau du syndicat.
Le président, de ce syndicat (1) se trouva
ruiné quand il sortit de prison mais il y
était devenu sociolisje.. Depuis dix ans, il
parcourait le pays en tous sens, et à la face
du peuple entier, il demandait justice. Sa
seule. présence électrisait l'auditoire. Grand
et maigre, le visage aminci et torturé par la
souffrance, il portait en lui toute la fureur
de l'humanité outragée. En parlant, il. par-
courait fiévreusement l'estrade, pareil à une
panthère. Il était presque aphone, à force
d'avoir parlé, mais son auditoire conservait
un religieux silence et personne ne perdait
un mot de ce qu'il disait.
En sortant de cote réunion, Jurgis reçut
f" quelqu'un un journal qu'il emporta chez
ii pour le lire. C'était l'Appel à la Raison.
ouze ans auparavant, un marchand d'im-
meubles du Colorado s'était avisé qu'il était
immoral d'agioter sur les objets qui sont de
première nécessité pour nos semblables. Il
s'était retiré des affaires et avait commen-
cé à publier un journal socialiste hebdoma-
daire. II avait traversé des moments, diff i-
-«JiLE. Vj Debs,. ~~Zir~~7..y- "̃!̃;[
ressdnt aip- la loi cl a&si linco pcmenl, i îioiicvi Uio
accomplis louh la cji estion est de Sdion si.
nous niions 1 ichcr la proie pour lùmbii ou pio-
céder par clapet dans des amrhoiahons âtnt
personne ne conteste l'opportunité.
A L'HOTEL DE VILLE
CONSEIL MUNICIPAL
Cette première séance de la session esit,
oomiime toujours, ouverte ipar le doyen
d'âge, M, Opportun, qui prononce le dis-
Cours traditionnel.
Puis, le bureau et' les .coimimissions éfamt
maintenus par acclamations,' ainsi, que lo
veut. l'usage, M. Chau.tarçl remonte au fau-
teuil, ̃ '̃ ̃' ̃' ̃
Tout d'abord, il souhaite la bienvenue au
citoyen Dherbécourt, le nouvel élu de Cli-
gnancourt. ̃̃'̃̃̃'
L'incendie de la rue Oberkampî
Le citoyen Weber, conseiller'. du .quartier
de la Folie-Mériçourt, dépose une proposi-
tion tendant Li faire allouer dix mine francs
comniie secours die chômage aux ouvriers
victimes de l'incendie ;de la rue Oberkamipf.
Ce sinistre laisse six à .sept cents ouvriers
sans travail.
Le citoyen Weber fait. l'éloge des ̃ sapeurs-
pompiers dont le dévouement a permis, de
̃préserver -tes immeubles- voisins.- Sa pro-
position, aippuyé'e par le préfet de police, est,
adoptée; ̃ v ̃
Protestations justifiées
Les citoyens André Lefèvre et Pierre -Mo-
re 1 protestent, l'un au nom. 'dû syndicat de
la. typographie, l'autre au nom de la cham-
bre syndicale des tailleurs de pierre, con-
tre la façon dont, ont été distribués les se-
cours de chômage votés par le Conseil mu-
nioi-pal. ̃
Ces secours, cinq mille francs pour les
typographes et huit mille francs pour les
tailleurs de pierre ont été répartis par les-
bureaux de bienfaisance tandis qu'ils au-
raient dû l'être par la caisse de chômage
des deux syndicats.
Puis de court," M. le préfet de la Seine
est plutôt embarrassé. Avant de répondre,
il demande, à réfléchir. jusqu'à la prochai-
ne séance, .̃̃
Les compteurs à gaz
On sait queMe.puis sa liquidation la Com-
pagnie du gaz refuse do placer des oomp-
teurs dans les. petits logements. En juiïlot,
le Conseil municipal vota cent mille francs
pour l'achat de 2.000 compteurs. Cette- som-
nie est épuisée depuis longtemps et M.
Dausset propose qu'une nouvelle somme de
deux cent unille francs soit votée avec- la
même destination.
Cette proposition est appuyée par MM.
Gelez et Panhelier 'et par le' citoyen Hep-
ipenlieimer. On statueira à la prochaine-
séance. On fixe également à la prochaine'
séance
1° La discussion du rapport de M. Des-
plas, sur le régime futur du gaz
2° La question de M. DaUssct au préfet
de police, relative aux incidents du champ
de courses de Longchamp.
La loi du repos hebdomadaire
C'est M, Païenne qui, le premier, prend
la parole sur cette question il croit que la
nouvelle loi doit être appliqués avec beau-
,coup de ménagements,
Après lui, M, Chassaigne-Goyon voudrait
voir accepter toutes les demandes de dé-
rogation. • ̃ '̃̃
II consent à reconnaître que le principe
de la loi est excellent, mais que l'applica-
tion a été trop brusque.
En conséquence, M. Chassaigne-Goyon
dépose le vœu suivant
Que la loi du 13 juillet 1906 soit remaniée et
amendée dans un. sens plus libéral, après con-
sultation des groupements et syndicats profes-
sionnels intéressés, et qu'il soit momentanément
sursis'à son application pour tous les cas où il
ne sera pas intervenu d'accord préalable entre
les patrons et les ouvriers, et employés.̃
On continuera la.discussion à la prochain
ne séance qui est fixée à. lundi.
'.̃»'»♦̃̃;• -r–,
̃̃̃̃'̃̃' LA ̃̃•̃̃ '• --̃
Loi sur le Repps HeMomadaire
Au cours des journées des dimanche 21
et lundi 22 octobre, 1.029 visites ont. été. fai-
tes chez les commerçants et industriels de
Paris assujettis aux obligations de la loi du
13 juillet 1906. A la suite de ces vérifica-
tions, 495 rapports ont été adressés par
les agents de .la police, municipale :aux com-
missaires de police. Toutes les infractions
non douteuses seront déférées au tribunal
de simple. police.
Dans les organisations
.La chambre syndicale ouvrière des- cùisU
nier de Paris organise pour ce soir, à dix
heures, grande salle de l'Annexe de lai
Bourse du Travail, une grande réunion avec
l'ordre du jour suivant
1° Compte rendu de la délégation du syndi-
cat auprès du ministre du Commerce
Z° Des moyens de faire appliquer la loi. Dé-
nonciation des moyens et prétextes employés et
invoqués par le patronat pour ne pas l'obscM
ver
3° Protestation contre la tolérance,, c'est-à-dire;
contre la complicité du gouvernement avec le|
patronat de l'alimentation s'il .ne prend les. me-
sures utiles pour faire observer la loi
4° Résolution.
Le syndicat national des travailleurs des
chemins de fer, groupe Paris-Nord
tiendra, 92, rue de Clignancourt, à huit heu-
res et demie, un grand meeting de protes-
tation contre l'exclusion de la loi des ou-
vriers et employés de chemins de fer.
Le groupe B. H. V. de la chambre syn-
cites et avait quelquefois dû composer lui-
même son numéro il avait tenu bon, et
avait fini par triompher. Son périodiqae
était maintenant une espèce d'institution
nationale. Chaque numéro consommait un
vagon entier de papiîr, et les trains de
marchandises mettaient des heures à faire
leur chargement dans la petite ville du Kan-
sas où il s'imprimait. Il n'avait que quatre,
pages, et ne se vendait qu'un demi-sou- le
numéro il 'comptait un quart de millions
de lecteurs, et il n'y avait pas dans toute
•l' Amérique un seul bureau d3 poste .où il
ne parvint. -•̃. ̃
L'Appel était un- journal de « propagan-
de ̃».- Il avait1 son genre à lui il. était plein
d'argot de l'Ouest, de calembours, de mots
à l'emportî-piôce. Il collectionnait les faits
divers relatifs aux « Gens de la Haute,»,
et les- portait à la connaissance de la « Bê-
te de somme américaine ». Il imprimait des
colonnes entières du parallèle terrible les
diamants qui valent des millions de dollars,
la garde-robe de fantaisie du caniche d'-une
grande dame et en regard, Thistoirs de
Mme Murphy, de San Francisco, morte de
faim dans la rue; ou celle de John Robin-
son, de New- York, qui s'était pendu <3n sor-
tant die l'hôpital, ne trouvant pas d'ouvrage.
Il recuieillait dans la grande presse des his-
toires de tripotages ou de scandales et il en
faisait des entrefilets sensationnels
Faillite de trois banques à Bungtown (Da-
kota) et disparition de l'épargne des travail-
leurs
Ou encore ̃:̃
Le maire de Sandy Creeh (Oklahoma,) file
avec 100,000 dollars voilà les gouvernants
que vous donnent les partis bourgeois 1.
Ou bien
M-. le président de la Compagnie des Ma-
chines volantes de la Floride condamné pour
6iaa,tni~ :e_t.sl~~s-tre_adve~sair~ du. s.a`-
dicalo des cmployi a donné mandat !i son
seuUaue de iano les dcn-iuiclics ntcessai-
res auprès de 1 admmistialn du bazar pom
assuici au y cochei et palcfremeis le 1e-
po& hebdomadaire conloi miment a la loi.
Le syndicat des garçons de cuisine ainsi
que la chambre syndicale des coiffeurs ont
volé des ordres du jour constatant la trop
grande mansuétude de l'administrai ion et du
gouvernement à l'égard des patrons.
lis ont enregistré l'attitude perfidement
hostile aux intérêts ouvriers de certains dé-
putés radicaux-socialistes, ainsi que les fai-
blesses marquées par certains conseillers
municipaux dans la séance du 12 octobre
1906.
Enfin, l'assemblée générale des ouvriers
coiffeurs a donné mandat à. son conseil
syndical de provoquer une réunion de délé-
gués des organisations intéressées et de for-
mer sans retard avec elles un comité d'ac-
tion pour l'application intégrale de la loi.
Le personnel des hôpitaux
Une délégation du syndicat du personnel
non gradé des hôpitaux a été reçue hier
matin, à dix heures, par M. Mirman, direc-
teur de l'Assistance et de l'hygiène au mi-
nistère de l'Intérieur.
Les membres de la délégation se sont
plaints du retard apporté à 'l'application de
la loi sur le repos hebdomadaire dans l'as-
sistancé publique et ont déclaré qu'ils étaient
décidés à en faire l'application par tous les
moyens en leur pouvoir.. ̃
M. Mirman a assure la délégation qu'il
s'emwloierail: de son mieux pour lui -faire
donner satisfaction en saisissant de ce fait
le ministre du' Travail et le préfet de la
Seine.
LES TeiBUMOI
M. Marc Lapierre contre le procureur
général.
M. Marc Lapierre vient d'assigner le
procureur général devant la cour d'appel,
pour protester contre un abus de pouvoir
dont il se plaint. En effet, M. Lapierre sou-
tient depuis son arrestation, qu'il a été ex-
tradé à tort et que les poursuites à lui in-
tentées le sont contrairement à l'acte d'ex-
tradition.
II. a par suite fait toutes réserves sur la
procédure suivie et s'est pourvu devant
les juridictions compétentes en nullité.
Pour assurer à son système toute sa force,
il entend ne pas accepter les exploits ou au-
tres actes judiciaires et extra-judiciaires
qui lui sont signifiés. Or, le 17 octobre der-
nier, le gardien-chef de la prison accom-
pagné de l'huissier ouvrit la porte de la
cellule de M. Lapierre et jeta sur son lit
deux exploits. Il y a là, dit avec juste rai-
son M. Lapierre, un abus de pouvoir, car
on ne peut user d'un tel procédé pour obli-
ger un prévenu à recevoir un exploit qu'il
ne veut pas.
.Comme l'exploit est signifié au nom du
procureur général, M. Lapierre a assigné
ce dernier. L'affaire viendra le 7 novembre
et M Charles Philippe se présentera pour
Marc Lapierre.
Un abus de confiance
Mme Paul Saunière, femme du romancier,
avait confié ses bijoux valant 20,000 francs
à deux- courtières, pour -les vendre. Or el-
les engagèrent les bijoux au Moni-de-Piété
pour 4,900 francs et gardèrent l'argent.
Traduites hier devant kT8e chambre correc-
tionnelle après plaidoiries de M. Albert
Crémieux elles ont été condamnées à six
mois de prison.
JULES UHRY
–*&-&-&–
FAITS DIVERS
A PARIS
L'incendie de la rue Oberkampf
L'incendie que nous -avons signalé en
Dernière Heure a -.causé d'énormes dégâts.
Les ateliers de M. Délaye, fabricant d'ac-
cessoires photographiques et de pianos,
sont complètement détruits de l'usine Bar-
riquand at Marre il ne reste plus que des
murs noircis et' branlants. Tous les livres
de ̃comptabilité, les factures, les copies de
lettres sont anéantis. Les immeubles voi-
sins ont un peu souffert. °
Les blessés .sont .nombreux. Le sergent
des pompiers Proux, qui avatt fait par-
tie de l'équipé envoyée à Courrières, –est
dans un "état très grave. Le ̃ naaltieureu-x
est tombé du quatrième étage. Le soldat
Albert Bélier,, du 21° .colonial, a été blessé
au bras, ainsi que M. Leniaire, ambulan-
cier, .et qu'un sauveteur. M. Julien Picard,
demeurant 127, rue Salnt-Maur le sapeur
Lasseur, de la 11e .compagnie, a eu la main
droite ouverte, et le sapeur Cele ne, de la 4°
compagnie, a été grièvement contusionné à
la cuisse gauche.
Par suite de cet incendie, 400 '.travail-
leurs vont chômer pendant de longs jours.
Il .n'a pas encore été possible d'évaluer
exactement le monta-nit des dégâts. On as-
sure qu'ils atteindront trois millions.
Le crime d'Ivry
Les assassins de M:* Hyacinthe Lecoq,
le malheureux décorateur .dont le cadavre,
à diëmi nu, fut découvert dans la pépinière
de M. Boucher, ho'rfcïc'uiteu'r, avenue de
Choisy, à Ivry, ont été arrêtés, hier matin,
par le service de la Sûreté, au 'moment où
ils dévalisaient un passant, M. Legolf, cité
Jeanne-d'Arc.
Ces misérables, qui ont fait des aveux
complets, se nomment Emile Vialafctc, âgé
de vingt ans. Emile Verger, dit « Milo »,
vingt et un- ans Fernand Turbier, vingt
.ans, garçon de lavoir, surnommé « Polichi-
nelle », h cause de son grand nez et de sa
taille voûtée, et Léon Bieudonné, dit Il Noi-
roi », trente ans. Tous ces gradins appar-
tiennent à la bande des » Deux Moulins »,
Vialatte a reconnu qu'il avait donné le
cialisme lui reprochait de détruire la Fa-
mille 7
L'Appel avait ce qu'il appelait son « ar-
mée » composée d'environ trente mille mi-
litants qui étaient à son service. Il exhortait
continuellement cette armée à s'entretenir
en haleine, et au besoin l'encourageait par
des concours dont les prix allaient d'une
montre d'or à un yacht, ou à une ferme de
quatre-vingts arpents. Les chefs de service
étaient, connus de son armée sous les sobri-
quets les plus bizarres le « Chauve », la
« Fille- Rousse », le « Bouledogue », etc.
̃ Mais, parfois l'Appel était terriblement sé-
rieux.- Il envoya un correspondant au Colo-,
radopour y faire un étude sur .la manière
dont les institutions américaines y étaient
violées. Il comptait dans une certaine vil-
le quarante soldats d'élite de son armée, au
quartier général du Trust des Télégraphes,
et aucune- dépêche de quelque importance
pour les socialistes n'était expédiée sans
qu'il en parvint une copie à l'Appel.
Il publiait d'importants suppléments à
l'occasion de la période électorale; Celui qui
parvint à Jurgis était un manifeste adressé
aux grévistes dont un million 4'exemplaires
environ avaient été distribués dans tous les
grands centres où syndicats patronaux
avaient mis en pratique leur système de
« l'atelier ouvert ». Il était intitulé
Votre grève A échoué. Maintenant,
qu'allez-vous faire ? ?:
C'était ce qu'on appelle un appel a incen-
diaire ». Vingt mille exemplaires .en avaient
été envoyés dans le quartier des Stock-
Yards. Ils avaient été rémisés, dans l'arriè-
re-boutique d'un bureau de tabac, et, tous
les soirs, les membres des groupes de Pac-
kingtown en prenaient des brassées, qu'ils
allaient distribuer sur les trottoirs et dans
̃J81J^:Sénateur.Tillœai^ia'
coup de gu\c« a M Lccoif Quand le mal
heures ne donna plus îjj ie de vie, Les
bandits le dLpouillnc.nl de u\ \iiawnli et,
tout en plaisant mt, attirent jeter le corps 's
dans la pépinière où i' fit découvert. Us
vendirent ensuite les dépouilles à un chif-
fonnier du 13e ̃arrondissement. Avec le pro-
duit de la vente, joint a- la somme- trouvée
sur leur victime, ils se grisèrent abomina-
blement.
Ils ont été mis tous quatre a. la disposi-
tion du Parquet.
La catastrophe d'Epernon
Une des victimes de la catastrophe d'E-
pernon, Mme Marie Vrirnac, âgée ,de trente-
sept ans, demeurant 07, rue de Sèvres, a
succombé, hier, à l'hôpital Necker. La pau-,
vre femme souffrait id-'ur>.c. fracture du bas-"
sin et de 'multiples ccintuniions. Son décès-
porte à douze le nombre des personnes qui
ont trouvé la mort dans la .catastrophe.
Violent incendie
Un violent incendie s'est déclaré, vers
onze heures, hier soir, chez un marchand'
de fromages en gros, j-iô, rue des Entrepre-
neurs. Les flammes se sont rapidement
communiquées à un magasin de fourragea
et à une écurie situés dans un* bâtiment
voisin. Tout a été la proie du sinistre.
Les dégâts, purement matériels, sont con-
sidérables.
Un suicide à 1?. Sûreté
Un homme que le tribunal de simple po"
lice avait condamne à un jour de'- -prison
sur le rapport, mensonger, assure-t-oij, d'un
agent, a tenté de se suicider, hier soir,les bâtiments du service de l--i Sûreté, où
on l'avait convoqué, en se portant un coup
de couteau dans la poitrine.
Ce malheureux, dont la police a cacha
jalousement l'état civil, dans la crainte d'in-
discrétions gênantes, a été conduit à l'JTôlcI-
Dieu. On affirme, en haut lieu, que son
état n'inspire aucune inquiétude.
Un crime sur les boulevards
Rue 'du Faubourg-Mont'martre, se Irouw
un har bien ̃connu de la police, où se' réu-
nissent en bandes les siÀitenenrs. De cet'
endroit partent lcs ordres et lea conseils
qui dirigerai; le « travail >> des femmes
rôdant sur les boulevards la s'organisent
surtout, les attentats, les vols, les crimes.
Le chef d'une de ces rodoutabiês associa-
tions est un immonde c>t lâche gredin nom-
mé Marcel Rivet, âgé de vingt ans, demeu-
rant rue dû Faubourg-Sain l-Mssptiri.
Cet individu avait voué une haine mor-
telle h un camelot. Auguste La-roque, de-
meurant boulevard Richard-Lenoir, qu'il ae-'
cusa.it d'être un auxiliaire de la .police. Il
avait juré de tuer ce dernier, mais il avait
dû remettre a. plus tard ses sinistres pro-
jets. Rivet avait, en effet, grand besoin
de se « blanchir », c'est-à-dire 'de travailler
quelques jours afin d'obtenir un certificat
qui lui permettrait d'écarter facilement l'in-
culpation de vagabondage spécial. On sait
qu'il n'en faut pas davantage pour permet-
tre aux soutenesurs d'échapper aux rigueurs
de la loi. `
Il s'était donc fait embaucher comme ma-
chiniste dans un grand théâtre des boule-
vards.
Hier soir, sa bande avait organisé un.
mauvais coup. Sa présence étant nécessai-
re, les malandrins qui lui obéissent, con-
vinrent de venir le .chercher à sa sortie du
théâtre..
Vers .minuit donc, les spectateurs qui sor-
taient des Variétés entendirent cet inquié-
tant dialogue.
Nous ne pouvons rien faire, ce soir.
Pourquoi ?
Nous sommes « brûlés ». Larûque est
C'est bon Je vais en finir d'un .seul
coup avec lui .en lui réglant son compte.
Et Rivet, qui venait de proférer à haute
voix -ces propos s'élança sur Laroque qui
vendait paisiblement des journaux, près do
la rue Vivienne.
Arrivé près de sa victime, le bandit s'ar-
ma d'un long poignard, .puis, '.se ruant sur
le camelot, qui toujours lui tournait le dos,,
il lui enfonça par trois fois son arme entre
les deux épaula».
Laroque s'affaissa en poussant un long
cri. Des promeneurs le relevèrent' aussitôt
et le transportèrent dans un fiacre qui le
conduisit à l'hôpital de la Pitié, pendant que
d'autres personnes couraienit prévenir la
police. Une fois encore, les agents brillaient
par leur absence.
Des inspecteurs de la Sûreté, lancés à la
recherche de l'assassin,- ne tardèrent pas à.,
le découvrir dans le bar du faubourg Mont-
martre, où il consommait en compagnie
d'un de ses complices et de plusieurs filles.
Le misérable, qui était encore porteur de
l'arme du crime, tenta d'opposer de la résis-
tance aux policiers. Mais ï> n'était pas de.
taille à soutenir une longue lutte. Terrassé
et Hgotlé en un clin d'oeil, il fut conduit,
ainsi que son complice, qui tremblait d'ef-
froi et qui pleurait' en suppliant les agents
de le relâcher, au commissariat de police
de M. Beaurain. Interrogé, il tenta die" nier,,
puis il mentit.. ̃̃.̃,̃
Mis enfin dans l'obligation de se rendre!
à l'évidence, il fit alors des aveux complets,'
que son complice facilita par- ses déclara-
tions.
-̃'̃̃̃̃ Nouvelles Diverses
La nouvelle ligne d'autobus ftfbntmarlre-
Place-Saint-Michel sera probablement mise
à la disposition du public le 1er novembre.
prochain.
Un cycliste a été renversé et écrasé,
hier, boulevard Haussmann, près de la rue'
d'Anjou, par une. automobile dont le conduc-
teur a été arrêté.
DEPARTEMENTS
Un cadavre dans un placard
Cherbourg. Le cadavre du sergent-fourrier
Mailley, âgé de trente-deux ans, du 5' régiment
d'infanterie coloniale, a été découvert, hier ma-
les maisons.: Si jamais grève avait échoué,,
.c'était bien celle de Packingtown aussi cet
appel était-il lu avec le plus vif intérêt les
vingt; mille exemplaires furent insuffisants.
Jurgis avait pris la résolution de rie plus
revenir dans son ancien quartier, mais
quand il entendit parler du succès de celte
publication, il ne put y tenir .et pendant une
semaine, il prit chaque soir le tramway
pour les Stock-Yards et s'efforça de défaire
ce qu'il avait fait, l'année précédente, en
envoyant le plongeur de Mike' Scully. au
Conseil municipal..
Le changement qui s'était opéré aux:
Stock-Yards en douze mois tenait du pro-
dige le peuple 'ouvrait les yeux Les so-
cialistes balayaient tout devant eux, et ni
Scully, ni la clique du Comté de Cook rïe
savàiant à quel saint se vouer. A la fin de
la période électorale, ils trouvèrent cette
idée l'échec de la grève était dû aux né-
gres Ils firent venir de la Caroline du Sud
un a mangeur'de feu », un sénateur qui se;
mettait en bras de chemise pour faire des.
discours aux ouvriers, et qui jurait comme
un forcené (1).-
Ils firent une propagande formidable à sa:
conférence mais les socialistes en firent
autant de leur côté, et se trouvèrent plus
d'un millier dans la salle. Lé « mangeur de
feu » dut subir pendant une heure ''assaut
de leurs questions, et il se retira de colère.
Le reste de la soirée fut livré aux socialis-
tes.
Jurgis, qui avait demandé à assister à
cette séance, s'y tailla un vrai succès. Il
était hors de lui. Au beau milieu du dis-
cours du sénateur, il monta sur l'estrade,
et se mit à faire un discours lui-même. Le
sénateur avait contesté que le parti démo-
cratique employât la corruption. C'était, di-
sait-il, les Républicains qui achetaient tou-
jours les votas. Jurgis cria avec lu-
reup
tin, âàns \p placird d upe chambre isolée, ù U
casirne Maitin drs I allities
Mulloy fa Ctait lue un coup de re\al\cr dan:»
U tulp
Ce '̃ous offlr ipi (lut ronM lu comme û( an [«nr
depuis un moi La moil lunonte i ccttii dite
C'est l'odeur dégagée par le cadavre qui l'a faic
découvrir.
Mailley rivai t dissipé le. prêt des hommes et
s'est suicidé pour éviter le conseil de guerre. La
famille habile Besançon.
L'automobile du commandant
Dur-lc-Duc. Le commandant Deleuzc, du
19" bataillon de chasseurs ù pied. uccorajjafmé-
d'un capitaine, revenait' de Saint Mthiel, dans
une automobile qui. paraît-il, est do sa eons-
li'iiel.iû-:). Près clo la Croix-sur-Mense, les roues
d'avant se rompirent brusquement, H voiture
fit un panache complet et les deux nf/iciai-s fu-
rent violemment, projeté;; ciuns 1er; champs.
Ils ont été grièvement blessés.
Wr ̃ 1a
r SI YODS. SOUFFREZ
:>E
i DYSPEPSIE, EXCÈS de BÏLE,
I ANÉMIE, MIGRAINES,
I F-LATUO3ITÉS,
La Tisane Américaine des Shakers '^É*
g '7j vous en délivrent bientôt. EileoptTi* ^|
.̃ directement sur l'estomac, lefoie et J|
l ies intesUns et las fait fouet: onn/.r 'Jti
Au. e.rjnme il faut, assurant ainsi une US
a^"J dig?s:tjoTi et une nmritron parfw'fcs, @
]p paniîfcur ;-le sang et ÏQiùhhnï tuât ?%
|p rorganism;. «ïja
-II^'P.^ H H D D D Ci H rj g r; D D U ù OVI Dg_
J.LA. TISANE
i
DI6\AI~'
DE t ( N:
HÀKERS
.qUUr-!7ÇI7 ltr'L(Lt'C-' ~ïta.:p~
S'S~3~7SI~ Qi
U 'Les aliments -ia me nourissriJeoi
y\ ??• "& arres avoir mangé !umu <̃
yt totivu'jr.-deviv*?!- douieur'îà l'tiîoniac.
rj Ma 'fispirytinu ctriit co«ntc et diRiT.i'a y
q et j'étais fort !a-.b'.e..Won nji-iincl
p cinit i;jtcrrt!î.-ip'j l'nr rtrs crjciicr.1"1" ^|
p fcl j'A'va.s ô*.u7en;
□ ̃ ne ni'v. vm'tAgi'rf* J ï'cxfep'J" *<: :-£
(-j Tisan»- Anif-ficaîne '.it*s Sïiiîkei-s oj\t f:j|
0 fi^'s. rapidenieni guérie (Sigti^/ (pi
iy MUe. ta:r.rue rue Coh~r:. -"X
1.)" _\ll1c: J i:t:a!lne (.~leuie) rue iiiai t:Ó~
Éj* SïlJc. i"a:
pi a Commcrcy (Meuse) 10 mai ijwû*. |" î^L
VOUS CHÉRIR A- X COUP SÛR.
Elle ~t Gttéri des Milliers de t
Personnes cl vous Griérira Aussi g
Kn. vente dans toutes les pharmacies. Bcman- |
dez à M. Oscar Fanyau, phurjuacicn a Liîic, |
qui a introduit en France la Tisane AniéncHine |
des Shakers, unc brochure çialuite sur les Ç
L maladies et le moyen de les guérir. rï
«»-â-»» ̃
LA VwE SOCIALE
LES GRÈVES
Aux salines de l'Est
(De notre correspondant particulier)
Salins, 25 octobre. Une grève vient de sa
déclarer ̃ fi la saline do Salins, établissement ex-
ploité par la Société anonyme des Salines de
l'Est. Tout le personne!, composé de vingt-qua-
tre ouvriers. a quille le travail hier matin. La
grève n'a pas, pour objet, une augmentation de
salaires, bien que ces derniers soient des pins
réduits. Elle est motivée par l'altitude inquali-
fiable du direelour et du piqutur eiivnrs leurs
ouvriers, qui se plaignent à juste Ulre d'être,
depuis des a.nnécs, maltraites en paroles par eux.
Les.mauvais propos et tes insultes sont mon-
naie courante fi la direction de la saline de Sa-
lins, semble-t-iî.
Un administrateur de la Société des Snlincs
de l'Est, eijvoyé n Salins pour entendre les plain-
tes' ;des réclamants, leur "à opposé une fin bru-
tale do non recevoir et a maintenu en fonctions
directeur et piqueur. De là, la grève.
Les ouvriers agricoles de Cruzy
La grève des ouvriers agricoles de Cruzy con-
tinue sans changement dans la situation.
Cinq cents hommes de troupe, fantassins, ca-
valiers et gendarmes-, sont logés au domaine de
Sériûges. Le procureur, général de Montpellier,
le juge d'instruction. le sous-préfet de Saint-
Pons, le préfet de l'Hérault sont sur les lieux.
Tous les jours, les grévistes, au nombre d'une
centaine, tiennent des réunions auxquelles as-
siste toute la population.
Le syndicat a adressé au préfet une demande
de mise en liberté des camarades arrêtes lors
de.la bagarre du 20 octobre.
«$>–
MOUVEMENT SYNDICAL
Réunions du jour
Chambre syndicale des employés (section ni-
voli). -Demain, il dix heures du matin, café
des Quatrc-Na-iions, S, rue Saint-Denis, au Cliù-
telet, réunion des délégués.
Chambre, syndicale des ouvrières el ouvriers
tailleurs et couturières de iu Seine. Ce soir,
ù neuf heures, 12, rue de l'Ancie-nnc-Comédie,
réunion de la section des. 5' et G' arrond.
Union syndicale des menuisiers du départe-
ment de la Seine. .Ce soir, ù neuf heures,
grande salle cle la Bourse du Travail, meeting.
Ordre du jour Le respect des prix de série.
Chambre syndicale des ouvriers ébénislss.
Demain dimanche, à huit heures et demie du
matin, il l'Université Populaire, 155, îau-bourg
Antoine, réunion extraordinaire.
Le livret sera exigé. rigoureusement.
Syndicat général des ouvriers cordonniers.
Ce soir, it neuf heures, Bourse du Travail,
salle Bondy, réunion générale.
Ordre du jour Compte rendu des délégués
au Congrès d'Amiens et, de Milan.
Chambre syndicale des ouvrières et ouvriers
blanchisseurs (section de Boulogne). Ce soir,
à neuf heures, au siège social, Bourse du Tra-
vail, assemblée générale.
C'est un mensonge i C'est un men-
songe I
Puis il se mit à raconter comment il sa-
vait que c'était faux, comment.il avait lui-
même acheté des électeurs pour le compte
des démocrates. Il aurait raconté au « man-
geur de feu tout ce qu'il avait fait au cours
de l'élection précédente, si Harry Adams et
un autre ami ne l'avaient empoigné au coi
let et rassis de force à sa place.
CHAPITRE XI
Un des premiers devoirs que Jurgis sç-
complit dès qu'il eut du travail, fui'cïî&f
trouver Marija. Elle descendit le voir dravs
l'antichambre près de la porte, son cha-
peau à la main, il lui dit
J'ai trouvé du travail tu peux qiîî-iiçî
cette maison..
Mais elle secoua la tête. Elle n'était plus
bonne à rien, dit-elle, et personne ne von
drait l'employer, n lui serait impossible de
laisser ignorer son passé d'autres avaient
essayé, mais toujours en vain. Il venait des
milliers de clients dans la maison, el tôt
ou tard, elle se trouverait en face de l'un
d'eux.
D'ailleurs, ajoula-t-elle, je ne puis plus
rien faire je ne suis bonne à rien. Il me
faut la morphine. Que feras-tu de moi ?
Ne peux-tu pas t'en priver ? s'écria
Jurgis.
Non, répondit-elle je. ne pourrai ja-
mais. A quoi bon parler de ça. ?. Je res-
terai ici jusqu'à ma mort, sans aucun doute.
Je ne suis plus bonne qu'à ça.
Jurgis ne put rien en tirer de plus. Il sen-
tit qu'il .n'y avait rien à faire. Quand il
ajouta qu'il ne permettrait plus à Elzbieia
de recevoir son argent, elle répliqua, d'un
ton d'indifférence 1
Alors, il se gaspillera: ici, voilà tout..
14 suivre,}
DERNIERE HEURE
EN RUSSIE
LE GOUVERNEMENT ET LES POGROMES
Nouvelle preuve de sa complicité
•̃̃ 'Pôtersbourg, 20 octobre. Voici un écho
Sensationnel 'des accusations du prince Ou-
̃iromssov devant la-Douma au sujet de l'or-
ganisation officielle des pogromes' antilibé-
Ta'UK et antijuifs ̃
Hier, au cours du procès des délégués du
-conseil des ïouvïiers, l'avocat Grusenberg a
déclaré ̃ que la ̃défense-possédart la copie
d'-un rapport de rânéie-n directeur.; 'clu dé-
ipartèrnent ,de..la police,- M. Lo-puçhinëi rap-
̃"p-ort aiares-sô* à M. Stolypine,; au sujet, de-
l'organisation de ces pogromes avec l'appui'
des « Cent- Noir s », en' octobre dernier.
M. Grusenberg a demandé .que M. Lô.p.u-
fchine soit cité, en j-us't[ce. son, .témoignage
•tendrait ..à- prouver que les proclamations
incendiaires, ont été. imprimées dans les
bureaux de la police ït distribuées par M.
̃Rafcschkmvski, directeur du département de
la police, par l'intermédiaire du docteur
'̃Dttbrowin, à Pétersb-ourg, de M. G.r.ing-
iniuth, .à Moscou, des subordonnés du'.gou-
yerneur général d'Orel, et du chef de la
'̃polioe-rào Vitua. ;•̃ ,•̃̃̃•̃.
L'AaïTÂTÏQN l
L'aniiiversalre du 30 octobre
EUa'lerinnstav, 2G octobre. Un soulève-
ment général pour le 30 octobre, Jour anni-
versaire, des troubles de. l'année passée, a.
été éventé el 'empêché .petf. les mesures pri-
ses 'en conséquence. '̃'
La grève d'Ekatèrinoslay
Péïersbnurg, 26 octobre. •– L'a" grève des
usines d'Iikalerinoslav a "ou' un sirii-ple ca-
ractère politique à l'occasion de l'anniver-
saire clu conflR-de l'an dernier entre les
ouvriers ci les troupes.
Elle a été calme et a cessé.Jè lendemain,
((/uvas.j
LA SHÈ^E DE BSJDAPE8T °
'̃Sympathie platonique du gouvernement na-
tionaliste pour les grévistes.
Budapest, 2G octobre. M. François
Kossulh, ministre du Commerce, a prié le
directeur de la Compagnie1 des tramways
électriques do donner, dans la plus large
mesure'possible', satisfaction à la demandé
des employés en grève, tendant à faire ré-,
duire la durée de la .journée de travail. L?
directeur a promis de le faire. La circula-
tion. n!a pu être assurée que sur quelques
lignes et dans -un-3 mesure assez restreinte,
Plusieurs voilures sortant' des dépôts ont
été arrêtées par les grévistes, et les watt-
rnen, cédant aux .sollicitations"' des grôvis.-
tes, les ont abandonnées..
Un vagon de charbon a été. placé en tra-
vers dDs rails, sur un point delà voie une
barricade a é!ô élevée avec des pavés. Des
pierres ont été. lancées sur les voitures qui
circulaient. Deux grévistes ont été arrêtés.
Comme la police était-' impuissants à ̃•main-
tenir l'ordre, en a fait sortir la troupe.
tfliivas.)
A U CUSiBBE DES COMMUNES;
Le « bill » sur les conflits industriels. Les
douanes chinoises.
-Londres, 2G octobre. On dit dans les
couloirs, ce soir, que le' gouvernement et le
gro.upe du travail ont fini par s'entendre au
sujet du bill relatif. aux conflits entre le ca-
pital et le traviiil, et que les. changements
introduits par le gouvernement dans Iz bilï,
satisferont les membres .dû groupe.
En séance, sir Edward Grey, rninistre des
'Affaires étrangères, répondant à une q-ues--
tion au sujet dés douanes chinoises, dit
"'̃, Je sais que le nouveau décrei a cause du mé-
conteiilemciit et clé' J'inquiôtûdè. ;Oipendant, tant
que ce décret reste un simple transfert du con-
trôle qui a existé jusqu'à présent. 'et n'afleclc
pas .radminisl.i-alio.il des douanes par sir Robert
Harl, aucune mesure de ta part du gouverne-'
̃ment brHan"nié[ûé nQ^er'aît désirable ou 'néces-
saire, il moins qu'une intervention vienne em-
pêcher les douanes d'être administrées, suivant
tes régies- suivies jusqu'à presen't.
Un fou dans les tribunes ̃̃̃̃
Londres, 2G octobre. Pendant la dis?
cu'ssibn du projet de loi interdisant à un
.-électeur de voter dans plusieurs circonscrip-
tions .aux mêmes' élections, une certaine
sensation a été .causée par un Indien qui
"̃se. trouvait dans les tribunes et qui s'est
̃levé soudain pour s'écrier ((.Attendez un
moment avant, d'aller plus.loin. Je suis su-
jet britannique. Je suis envoyé par 13 Dieu
tout' puissant; » 11 a'rçpeté cette phrase plu
.sieurs fois pendant que les huissiers l'en
̃ traînaient au dehors!'
On croit que cet nomma vient de l'Ile de
la Trinité on l'a soumis h. un premier exa-
men duquel il semble résulter qu'il est at
i ieint de folie. mystique. V `llauas.)
L'ESPAGNE ET LES|ONGRÉOATIONS
Le projet du gouvernement et l'opposition
des lïbéraux:4e droite.
Madrid, 26.pctobre. La Epoca., dans un
article-éditorial, commentant lé projet de
loi sur les associations, dit
-II faut reconnaître que le projet est un coup
de pied définitif donné à tous les principes du
FEUILLETON DU -2T OCTOBRE 1906
̃̃ ,-v 85;
la j u ngl!e
(LES EMPOISONNEURS DE ClllGAGO)
̃. -PAR; r:
UPT0N SINCLAIR
DEUXIÈME. PARTIE,
L'AFFRANCHI
CHAPITRE X ̃'̃' 'V
r -̃̃'̃ •̃' SUITE •+ -•̃.
.Clé tait une évolution économique fatale,
expliquait-il, dont les lois étaient toutes
simples. La vie était une lutte pour l'exis-
tence, où les forts écrasaient les faibles
pour être à leur tour écrasés par de plus
forts. Les vaincus de cette lutte étaient gé-
néralement exterminés. Cependant certains
venaient à trouver le moyen de se sauver
en s'unissant, car l'union était une nouvelle
'espèce de force, la plus redoutable. C'est
ainsi que les animaux grégaires avaient
.vaincu les carnassiers. De môme, dans
l'histoire de l'humanité, les peuples avaient
fini par dompter les rois.
Les ouvriers étaient simplement les cito-
̃ yens de la république1 industrielle et le
mouvement socialiste n'était.' que l'expres-
e, Bion 4e.leur, volonté de vivre. Ils n'avaient
le choix au'entre l'union et l'extermmationjL
libéralisme espagnol et même du libéralisme
historique chez tous les peuples. Si jamais le
projet avait force do loi, malheur à toule asso-
ciation moyennement avancée qui chercherait à
s'établir en Espagne aucune association ne
pourrait échapper à l'article 2 et à ses •consé-
quences.
Entre les mains du gouvernement des radi-
caux, celte loi serait le Itéau des associations
religieuses, et. entre les mains des conservateurs'
aucune association- laïque ,no survivrait à cette
loi, par laquelle les droits du citoyen sont livrés
au clespoLisnie.de quiconque gouverne.
La Epoca est l'organe type des pseudo-li-
béraux à. la Sagasta comme nos républi-
cains du type Méline-Ribot.
(Hauaj.j
.<&̃ ̃
L'OPPRESSION PRUSSIENNE EN POLOGNE
Aggravation de l'agitation. Un attentat.
Berlin, 26 octobre. La question polo-.
naise augmente de gravité. L'opposition con-
tre renseignement 'religieux donné en al-
lemand s'accroît cle jour. en jour.
Le Tageblall signale même un attentat.
Suivant un télégramme de Posen à ce jour-'
nal, une bombe remplie de pétrole a été
jetée dans récole de Bandzikowo, qui a été
réduite "an", cendres..
On croit qu'il s'agit, d.ùn, acte de-Polonais:
fanatiques. (flauas,)
(Jlavas,\
̃«^
ENCORE UN NAUFRAGE
L'« Isaac-Pereire » perdu sur la côte de Mi-
norque.
Londres, 26 octobre. Le Lloyd confir-
me dans une dépêche d,e Port-Mahon, 2G
oclobre, que le vapeur français Isciac-Pe-
reire s'est complètement perdu, au nord de
la côte de. Minorque. L'équipage et. 160 pas-
sagers ont été sauvés.
[Ilavas.)
[Ilavas.)
L'SNARCHÎE MAROCAINE
Nouvelles complications à Arzila. Le
magùzen et les Etats-Unis.
Tanger, 20 octobre. L'affaire d'Arzila
prend une nouvelle tournure. Berrian, mal-
tre de la ville, ayant trahi l'a cause d'Erais-
souli pour son propre compte, les Andjeras
veulent profiter de ces dissensions pour. se
rendre maîtres du Grand-Soco à Tanger.
L'ambassade américains ne quittera Fez
que lorsque le maghzen aura réglé certaines
affaires d'indemnités à payer à divers pro-
tégés américains.
Le trésor chériflen prétend manquer d'ar-
gent. Cette situation menace de se prolon-
ger.
M. de Rosen ne parle pas de son retour.
f/Vuum.)
*&"
LES-GMIMS MŒU'iRES
DE t'ARMËE CHINOISE
Remarquables progrès accomplis
Chang-Ter-Fou, 25 octobre". ̃– Les gran-
des manœuvres, qui ont duré trois jours',
.se sont. terminées hier par le succès de l'ar-
r.m.éc du- nord qui a barré la route à! une
'a.nméé' venue du sud et marchant sur Pé-
ilçin. ̃•̃̃-
Les attachés militaires ont remarqué les
grands'pTogrès faits par les Chinois'; leurs
troupes en 'manœuvres étaient fort discipli-
nées et presque de la valeur des troupes
européennes. Ce sont les Japonais qui
avaient fabrique l'artillerie et presque tout
l'équipement. Les Chinois ont employé la
télégraphie sans fil d'une façon fort prati-
que. • ̃̃•̃̃̃̃'
que. tflavas.)
JllMtJl DE CE 1 Mil
Au seuil de la carrière
L'Aurore (M. Gérault-Richard)
Le ministère du Travail ne doit pas être, à
notre avis, un simple enregistreur des, revendi-
'càtions démocratiques, un timbre résonnant au
moindre choc de l'opinion. Il faut qu'il soit Id
laboratoire des réformes, d'où les projets sorti-
ront. en état. Il faut qu'il soit ainsi le régulateur
de- l'activité réformatrice du Parlement en ma-
lière sociale. Quand les travailleurs entendront
la parole du ministre, ils sauront ù quoi s'en
tenir sur ce qu'ils' pensent- el doivent espérer.
Nous 'jugerons Viyjani a. l'œuvre. Ses amis
craindraient' pour 'lui une telle épreuve s'ils ne
connaissaient pas la force de ses moyens, ni la
noblesse de ses vues. Ce serait, une faute grave
'des républicains, quelle que soit leur nuance,
de ne point l'aider de leur mieux.
Le imnistère et les socialistes
Le Siècle (M. Cornély)
Ce n'est pas dire que M. Clemenceau doive
suivre l'exemple politique de ses prédécesseurs
et se contenter d'habiter son ministère en bon
locataire, qui_laisse derrière lui les choses telles
qu'il les a trouvées en entrant. Il y a quelque
chose à faire, quelque chose de pratique. Il y au-
rait à régler l'application de la loi d'assistance.
Nous avons une loi qui met à la charge de
l'Etat l'entretien des infirmes et. ̃ qui alloue, en
outre, à tout vieillard, à partir de soixante-dix
ans, une somme modique, mais strictement suf-
fisante pour son entretien. Tout l'effort des gou-
vernants devrait se porter sur l'application de
cette loi qui, bien maniée,: arriverait même a,
remplacer la loi. sur les retraites ouvrières. Car,
enfin, s'il était avéré qu'il n'y a pas, en France,
.de malades non secourus, ni de vieux travail-
leurs dans l'indigence, on ne pourrait réellement
pas alléguer que notre génération ne comprend
pas le devoir social.
Les sacrifices imposés par les retraites ouvriè-
et c'est ce qui rendait là révolution réelle-
ment inévitable. L'inexorable alternative ne
dépendait point du caprice des hommes
niais des lois économiques, dont le direc-
teur du magazine expliquait le fonctionne-
ment avec une précisiez merveilleuse.
A la réunion principale de la période., Jur-
gis eut. le bonheur d'entendre les deux plus
remarquables représentants du Parti en
Amérique. Dix ans auparavant, il y avait >eu
à Chicago une grève générale d'employés
des chemins de fer, englobant cent cinquan-
te mille grévistes. Les compagnies avaient
payé, des, « .apacb.es n. pour commettre des
attentats, et lé président des Etats-Unis
avait envoyé dès troupes pour'mettre fin à
la .grève, en emprisonnant sans jugement
les membres du bureau du syndicat.
Le président, de ce syndicat (1) se trouva
ruiné quand il sortit de prison mais il y
était devenu sociolisje.. Depuis dix ans, il
parcourait le pays en tous sens, et à la face
du peuple entier, il demandait justice. Sa
seule. présence électrisait l'auditoire. Grand
et maigre, le visage aminci et torturé par la
souffrance, il portait en lui toute la fureur
de l'humanité outragée. En parlant, il. par-
courait fiévreusement l'estrade, pareil à une
panthère. Il était presque aphone, à force
d'avoir parlé, mais son auditoire conservait
un religieux silence et personne ne perdait
un mot de ce qu'il disait.
En sortant de cote réunion, Jurgis reçut
f" quelqu'un un journal qu'il emporta chez
ii pour le lire. C'était l'Appel à la Raison.
ouze ans auparavant, un marchand d'im-
meubles du Colorado s'était avisé qu'il était
immoral d'agioter sur les objets qui sont de
première nécessité pour nos semblables. Il
s'était retiré des affaires et avait commen-
cé à publier un journal socialiste hebdoma-
daire. II avait traversé des moments, diff i-
-«JiLE. Vj Debs,. ~~Zir~~7..y- "̃!̃;[
ressdnt aip-
accomplis louh la cji estion est de Sdion si.
nous niions 1 ichcr la proie pour lùmbii ou pio-
céder par clapet dans des amrhoiahons âtnt
personne ne conteste l'opportunité.
A L'HOTEL DE VILLE
CONSEIL MUNICIPAL
Cette première séance de la session esit,
oomiime toujours, ouverte ipar le doyen
d'âge, M, Opportun, qui prononce le dis-
Cours traditionnel.
Puis, le bureau et' les .coimimissions éfamt
maintenus par acclamations,' ainsi, que lo
veut. l'usage, M. Chau.tarçl remonte au fau-
teuil, ̃ '̃ ̃' ̃' ̃
Tout d'abord, il souhaite la bienvenue au
citoyen Dherbécourt, le nouvel élu de Cli-
gnancourt. ̃̃'̃̃̃'
L'incendie de la rue Oberkampî
Le citoyen Weber, conseiller'. du .quartier
de la Folie-Mériçourt, dépose une proposi-
tion tendant Li faire allouer dix mine francs
comniie secours die chômage aux ouvriers
victimes de l'incendie ;de la rue Oberkamipf.
Ce sinistre laisse six à .sept cents ouvriers
sans travail.
Le citoyen Weber fait. l'éloge des ̃ sapeurs-
pompiers dont le dévouement a permis, de
̃préserver -tes immeubles- voisins.- Sa pro-
position, aippuyé'e par le préfet de police, est,
adoptée; ̃ v ̃
Protestations justifiées
Les citoyens André Lefèvre et Pierre -Mo-
re 1 protestent, l'un au nom. 'dû syndicat de
la. typographie, l'autre au nom de la cham-
bre syndicale des tailleurs de pierre, con-
tre la façon dont, ont été distribués les se-
cours de chômage votés par le Conseil mu-
nioi-pal. ̃
Ces secours, cinq mille francs pour les
typographes et huit mille francs pour les
tailleurs de pierre ont été répartis par les-
bureaux de bienfaisance tandis qu'ils au-
raient dû l'être par la caisse de chômage
des deux syndicats.
Puis de court," M. le préfet de la Seine
est plutôt embarrassé. Avant de répondre,
il demande, à réfléchir. jusqu'à la prochai-
ne séance, .̃̃
Les compteurs à gaz
On sait queMe.puis sa liquidation la Com-
pagnie du gaz refuse do placer des oomp-
teurs dans les. petits logements. En juiïlot,
le Conseil municipal vota cent mille francs
pour l'achat de 2.000 compteurs. Cette- som-
nie est épuisée depuis longtemps et M.
Dausset propose qu'une nouvelle somme de
deux cent unille francs soit votée avec- la
même destination.
Cette proposition est appuyée par MM.
Gelez et Panhelier 'et par le' citoyen Hep-
ipenlieimer. On statueira à la prochaine-
séance. On fixe également à la prochaine'
séance
1° La discussion du rapport de M. Des-
plas, sur le régime futur du gaz
2° La question de M. DaUssct au préfet
de police, relative aux incidents du champ
de courses de Longchamp.
La loi du repos hebdomadaire
C'est M, Païenne qui, le premier, prend
la parole sur cette question il croit que la
nouvelle loi doit être appliqués avec beau-
,coup de ménagements,
Après lui, M, Chassaigne-Goyon voudrait
voir accepter toutes les demandes de dé-
rogation. • ̃ '̃̃
II consent à reconnaître que le principe
de la loi est excellent, mais que l'applica-
tion a été trop brusque.
En conséquence, M. Chassaigne-Goyon
dépose le vœu suivant
Que la loi du 13 juillet 1906 soit remaniée et
amendée dans un. sens plus libéral, après con-
sultation des groupements et syndicats profes-
sionnels intéressés, et qu'il soit momentanément
sursis'à son application pour tous les cas où il
ne sera pas intervenu d'accord préalable entre
les patrons et les ouvriers, et employés.̃
On continuera la.discussion à la prochain
ne séance qui est fixée à. lundi.
'.̃»'»♦̃̃;• -r–,
̃̃̃̃'̃̃' LA ̃̃•̃̃ '• --̃
Loi sur le Repps HeMomadaire
Au cours des journées des dimanche 21
et lundi 22 octobre, 1.029 visites ont. été. fai-
tes chez les commerçants et industriels de
Paris assujettis aux obligations de la loi du
13 juillet 1906. A la suite de ces vérifica-
tions, 495 rapports ont été adressés par
les agents de .la police, municipale :aux com-
missaires de police. Toutes les infractions
non douteuses seront déférées au tribunal
de simple. police.
Dans les organisations
.La chambre syndicale ouvrière des- cùisU
nier de Paris organise pour ce soir, à dix
heures, grande salle de l'Annexe de lai
Bourse du Travail, une grande réunion avec
l'ordre du jour suivant
1° Compte rendu de la délégation du syndi-
cat auprès du ministre du Commerce
Z° Des moyens de faire appliquer la loi. Dé-
nonciation des moyens et prétextes employés et
invoqués par le patronat pour ne pas l'obscM
ver
3° Protestation contre la tolérance,, c'est-à-dire;
contre la complicité du gouvernement avec le|
patronat de l'alimentation s'il .ne prend les. me-
sures utiles pour faire observer la loi
4° Résolution.
Le syndicat national des travailleurs des
chemins de fer, groupe Paris-Nord
tiendra, 92, rue de Clignancourt, à huit heu-
res et demie, un grand meeting de protes-
tation contre l'exclusion de la loi des ou-
vriers et employés de chemins de fer.
Le groupe B. H. V. de la chambre syn-
cites et avait quelquefois dû composer lui-
même son numéro il avait tenu bon, et
avait fini par triompher. Son périodiqae
était maintenant une espèce d'institution
nationale. Chaque numéro consommait un
vagon entier de papiîr, et les trains de
marchandises mettaient des heures à faire
leur chargement dans la petite ville du Kan-
sas où il s'imprimait. Il n'avait que quatre,
pages, et ne se vendait qu'un demi-sou- le
numéro il 'comptait un quart de millions
de lecteurs, et il n'y avait pas dans toute
•l' Amérique un seul bureau d3 poste .où il
ne parvint. -•̃. ̃
L'Appel était un- journal de « propagan-
de ̃».- Il avait1 son genre à lui il. était plein
d'argot de l'Ouest, de calembours, de mots
à l'emportî-piôce. Il collectionnait les faits
divers relatifs aux « Gens de la Haute,»,
et les- portait à la connaissance de la « Bê-
te de somme américaine ». Il imprimait des
colonnes entières du parallèle terrible les
diamants qui valent des millions de dollars,
la garde-robe de fantaisie du caniche d'-une
grande dame et en regard, Thistoirs de
Mme Murphy, de San Francisco, morte de
faim dans la rue; ou celle de John Robin-
son, de New- York, qui s'était pendu <3n sor-
tant die l'hôpital, ne trouvant pas d'ouvrage.
Il recuieillait dans la grande presse des his-
toires de tripotages ou de scandales et il en
faisait des entrefilets sensationnels
Faillite de trois banques à Bungtown (Da-
kota) et disparition de l'épargne des travail-
leurs
Ou encore ̃:̃
Le maire de Sandy Creeh (Oklahoma,) file
avec 100,000 dollars voilà les gouvernants
que vous donnent les partis bourgeois 1.
Ou bien
M-. le président de la Compagnie des Ma-
chines volantes de la Floride condamné pour
6iaa,tni~ :e_t.sl~~s-tre_adve~sair~ du. s.a`-
dicalo des cmployi a donné mandat !i son
seuUaue de iano les dcn-iuiclics ntcessai-
res auprès de 1 admmistialn du bazar pom
assuici au y cochei et palcfremeis le 1e-
po& hebdomadaire conloi miment a la loi.
Le syndicat des garçons de cuisine ainsi
que la chambre syndicale des coiffeurs ont
volé des ordres du jour constatant la trop
grande mansuétude de l'administrai ion et du
gouvernement à l'égard des patrons.
lis ont enregistré l'attitude perfidement
hostile aux intérêts ouvriers de certains dé-
putés radicaux-socialistes, ainsi que les fai-
blesses marquées par certains conseillers
municipaux dans la séance du 12 octobre
1906.
Enfin, l'assemblée générale des ouvriers
coiffeurs a donné mandat à. son conseil
syndical de provoquer une réunion de délé-
gués des organisations intéressées et de for-
mer sans retard avec elles un comité d'ac-
tion pour l'application intégrale de la loi.
Le personnel des hôpitaux
Une délégation du syndicat du personnel
non gradé des hôpitaux a été reçue hier
matin, à dix heures, par M. Mirman, direc-
teur de l'Assistance et de l'hygiène au mi-
nistère de l'Intérieur.
Les membres de la délégation se sont
plaints du retard apporté à 'l'application de
la loi sur le repos hebdomadaire dans l'as-
sistancé publique et ont déclaré qu'ils étaient
décidés à en faire l'application par tous les
moyens en leur pouvoir.. ̃
M. Mirman a assure la délégation qu'il
s'emwloierail: de son mieux pour lui -faire
donner satisfaction en saisissant de ce fait
le ministre du' Travail et le préfet de la
Seine.
LES TeiBUMOI
M. Marc Lapierre contre le procureur
général.
M. Marc Lapierre vient d'assigner le
procureur général devant la cour d'appel,
pour protester contre un abus de pouvoir
dont il se plaint. En effet, M. Lapierre sou-
tient depuis son arrestation, qu'il a été ex-
tradé à tort et que les poursuites à lui in-
tentées le sont contrairement à l'acte d'ex-
tradition.
II. a par suite fait toutes réserves sur la
procédure suivie et s'est pourvu devant
les juridictions compétentes en nullité.
Pour assurer à son système toute sa force,
il entend ne pas accepter les exploits ou au-
tres actes judiciaires et extra-judiciaires
qui lui sont signifiés. Or, le 17 octobre der-
nier, le gardien-chef de la prison accom-
pagné de l'huissier ouvrit la porte de la
cellule de M. Lapierre et jeta sur son lit
deux exploits. Il y a là, dit avec juste rai-
son M. Lapierre, un abus de pouvoir, car
on ne peut user d'un tel procédé pour obli-
ger un prévenu à recevoir un exploit qu'il
ne veut pas.
.Comme l'exploit est signifié au nom du
procureur général, M. Lapierre a assigné
ce dernier. L'affaire viendra le 7 novembre
et M Charles Philippe se présentera pour
Marc Lapierre.
Un abus de confiance
Mme Paul Saunière, femme du romancier,
avait confié ses bijoux valant 20,000 francs
à deux- courtières, pour -les vendre. Or el-
les engagèrent les bijoux au Moni-de-Piété
pour 4,900 francs et gardèrent l'argent.
Traduites hier devant kT8e chambre correc-
tionnelle après plaidoiries de M. Albert
Crémieux elles ont été condamnées à six
mois de prison.
JULES UHRY
–*&-&-&–
FAITS DIVERS
A PARIS
L'incendie de la rue Oberkampf
L'incendie que nous -avons signalé en
Dernière Heure a -.causé d'énormes dégâts.
Les ateliers de M. Délaye, fabricant d'ac-
cessoires photographiques et de pianos,
sont complètement détruits de l'usine Bar-
riquand at Marre il ne reste plus que des
murs noircis et' branlants. Tous les livres
de ̃comptabilité, les factures, les copies de
lettres sont anéantis. Les immeubles voi-
sins ont un peu souffert. °
Les blessés .sont .nombreux. Le sergent
des pompiers Proux, qui avatt fait par-
tie de l'équipé envoyée à Courrières, –est
dans un "état très grave. Le ̃ naaltieureu-x
est tombé du quatrième étage. Le soldat
Albert Bélier,, du 21° .colonial, a été blessé
au bras, ainsi que M. Leniaire, ambulan-
cier, .et qu'un sauveteur. M. Julien Picard,
demeurant 127, rue Salnt-Maur le sapeur
Lasseur, de la 11e .compagnie, a eu la main
droite ouverte, et le sapeur Cele ne, de la 4°
compagnie, a été grièvement contusionné à
la cuisse gauche.
Par suite de cet incendie, 400 '.travail-
leurs vont chômer pendant de longs jours.
Il .n'a pas encore été possible d'évaluer
exactement le monta-nit des dégâts. On as-
sure qu'ils atteindront trois millions.
Le crime d'Ivry
Les assassins de M:* Hyacinthe Lecoq,
le malheureux décorateur .dont le cadavre,
à diëmi nu, fut découvert dans la pépinière
de M. Boucher, ho'rfcïc'uiteu'r, avenue de
Choisy, à Ivry, ont été arrêtés, hier matin,
par le service de la Sûreté, au 'moment où
ils dévalisaient un passant, M. Legolf, cité
Jeanne-d'Arc.
Ces misérables, qui ont fait des aveux
complets, se nomment Emile Vialafctc, âgé
de vingt ans. Emile Verger, dit « Milo »,
vingt et un- ans Fernand Turbier, vingt
.ans, garçon de lavoir, surnommé « Polichi-
nelle », h cause de son grand nez et de sa
taille voûtée, et Léon Bieudonné, dit Il Noi-
roi », trente ans. Tous ces gradins appar-
tiennent à la bande des » Deux Moulins »,
Vialatte a reconnu qu'il avait donné le
cialisme lui reprochait de détruire la Fa-
mille 7
L'Appel avait ce qu'il appelait son « ar-
mée » composée d'environ trente mille mi-
litants qui étaient à son service. Il exhortait
continuellement cette armée à s'entretenir
en haleine, et au besoin l'encourageait par
des concours dont les prix allaient d'une
montre d'or à un yacht, ou à une ferme de
quatre-vingts arpents. Les chefs de service
étaient, connus de son armée sous les sobri-
quets les plus bizarres le « Chauve », la
« Fille- Rousse », le « Bouledogue », etc.
̃ Mais, parfois l'Appel était terriblement sé-
rieux.- Il envoya un correspondant au Colo-,
radopour y faire un étude sur .la manière
dont les institutions américaines y étaient
violées. Il comptait dans une certaine vil-
le quarante soldats d'élite de son armée, au
quartier général du Trust des Télégraphes,
et aucune- dépêche de quelque importance
pour les socialistes n'était expédiée sans
qu'il en parvint une copie à l'Appel.
Il publiait d'importants suppléments à
l'occasion de la période électorale; Celui qui
parvint à Jurgis était un manifeste adressé
aux grévistes dont un million 4'exemplaires
environ avaient été distribués dans tous les
grands centres où syndicats patronaux
avaient mis en pratique leur système de
« l'atelier ouvert ». Il était intitulé
Votre grève A échoué. Maintenant,
qu'allez-vous faire ? ?:
C'était ce qu'on appelle un appel a incen-
diaire ». Vingt mille exemplaires .en avaient
été envoyés dans le quartier des Stock-
Yards. Ils avaient été rémisés, dans l'arriè-
re-boutique d'un bureau de tabac, et, tous
les soirs, les membres des groupes de Pac-
kingtown en prenaient des brassées, qu'ils
allaient distribuer sur les trottoirs et dans
̃J81J^:Sénateur.Tillœai^ia'
coup de gu\c« a M Lccoif Quand le mal
heures ne donna plus îjj ie de vie, Les
bandits le dLpouillnc.nl de u\ \iiawnli et,
tout en plaisant mt, attirent jeter le corps 's
dans la pépinière où i' fit découvert. Us
vendirent ensuite les dépouilles à un chif-
fonnier du 13e ̃arrondissement. Avec le pro-
duit de la vente, joint a- la somme- trouvée
sur leur victime, ils se grisèrent abomina-
blement.
Ils ont été mis tous quatre a. la disposi-
tion du Parquet.
La catastrophe d'Epernon
Une des victimes de la catastrophe d'E-
pernon, Mme Marie Vrirnac, âgée ,de trente-
sept ans, demeurant 07, rue de Sèvres, a
succombé, hier, à l'hôpital Necker. La pau-,
vre femme souffrait id-'ur>.c. fracture du bas-"
sin et de 'multiples ccintuniions. Son décès-
porte à douze le nombre des personnes qui
ont trouvé la mort dans la .catastrophe.
Violent incendie
Un violent incendie s'est déclaré, vers
onze heures, hier soir, chez un marchand'
de fromages en gros, j-iô, rue des Entrepre-
neurs. Les flammes se sont rapidement
communiquées à un magasin de fourragea
et à une écurie situés dans un* bâtiment
voisin. Tout a été la proie du sinistre.
Les dégâts, purement matériels, sont con-
sidérables.
Un suicide à 1?. Sûreté
Un homme que le tribunal de simple po"
lice avait condamne à un jour de'- -prison
sur le rapport, mensonger, assure-t-oij, d'un
agent, a tenté de se suicider, hier soir,
on l'avait convoqué, en se portant un coup
de couteau dans la poitrine.
Ce malheureux, dont la police a cacha
jalousement l'état civil, dans la crainte d'in-
discrétions gênantes, a été conduit à l'JTôlcI-
Dieu. On affirme, en haut lieu, que son
état n'inspire aucune inquiétude.
Un crime sur les boulevards
Rue 'du Faubourg-Mont'martre, se Irouw
un har bien ̃connu de la police, où se' réu-
nissent en bandes les siÀitenenrs. De cet'
endroit partent lcs ordres et lea conseils
qui dirigerai; le « travail >> des femmes
rôdant sur les boulevards la s'organisent
surtout, les attentats, les vols, les crimes.
Le chef d'une de ces rodoutabiês associa-
tions est un immonde c>t lâche gredin nom-
mé Marcel Rivet, âgé de vingt ans, demeu-
rant rue dû Faubourg-Sain l-Mssptiri.
Cet individu avait voué une haine mor-
telle h un camelot. Auguste La-roque, de-
meurant boulevard Richard-Lenoir, qu'il ae-'
cusa.it d'être un auxiliaire de la .police. Il
avait juré de tuer ce dernier, mais il avait
dû remettre a. plus tard ses sinistres pro-
jets. Rivet avait, en effet, grand besoin
de se « blanchir », c'est-à-dire 'de travailler
quelques jours afin d'obtenir un certificat
qui lui permettrait d'écarter facilement l'in-
culpation de vagabondage spécial. On sait
qu'il n'en faut pas davantage pour permet-
tre aux soutenesurs d'échapper aux rigueurs
de la loi. `
Il s'était donc fait embaucher comme ma-
chiniste dans un grand théâtre des boule-
vards.
Hier soir, sa bande avait organisé un.
mauvais coup. Sa présence étant nécessai-
re, les malandrins qui lui obéissent, con-
vinrent de venir le .chercher à sa sortie du
théâtre..
Vers .minuit donc, les spectateurs qui sor-
taient des Variétés entendirent cet inquié-
tant dialogue.
Nous ne pouvons rien faire, ce soir.
Pourquoi ?
Nous sommes « brûlés ». Larûque est
C'est bon Je vais en finir d'un .seul
coup avec lui .en lui réglant son compte.
Et Rivet, qui venait de proférer à haute
voix -ces propos s'élança sur Laroque qui
vendait paisiblement des journaux, près do
la rue Vivienne.
Arrivé près de sa victime, le bandit s'ar-
ma d'un long poignard, .puis, '.se ruant sur
le camelot, qui toujours lui tournait le dos,,
il lui enfonça par trois fois son arme entre
les deux épaula».
Laroque s'affaissa en poussant un long
cri. Des promeneurs le relevèrent' aussitôt
et le transportèrent dans un fiacre qui le
conduisit à l'hôpital de la Pitié, pendant que
d'autres personnes couraienit prévenir la
police. Une fois encore, les agents brillaient
par leur absence.
Des inspecteurs de la Sûreté, lancés à la
recherche de l'assassin,- ne tardèrent pas à.,
le découvrir dans le bar du faubourg Mont-
martre, où il consommait en compagnie
d'un de ses complices et de plusieurs filles.
Le misérable, qui était encore porteur de
l'arme du crime, tenta d'opposer de la résis-
tance aux policiers. Mais ï> n'était pas de.
taille à soutenir une longue lutte. Terrassé
et Hgotlé en un clin d'oeil, il fut conduit,
ainsi que son complice, qui tremblait d'ef-
froi et qui pleurait' en suppliant les agents
de le relâcher, au commissariat de police
de M. Beaurain. Interrogé, il tenta die" nier,,
puis il mentit.. ̃̃.̃,̃
Mis enfin dans l'obligation de se rendre!
à l'évidence, il fit alors des aveux complets,'
que son complice facilita par- ses déclara-
tions.
-̃'̃̃̃̃ Nouvelles Diverses
La nouvelle ligne d'autobus ftfbntmarlre-
Place-Saint-Michel sera probablement mise
à la disposition du public le 1er novembre.
prochain.
Un cycliste a été renversé et écrasé,
hier, boulevard Haussmann, près de la rue'
d'Anjou, par une. automobile dont le conduc-
teur a été arrêté.
DEPARTEMENTS
Un cadavre dans un placard
Cherbourg. Le cadavre du sergent-fourrier
Mailley, âgé de trente-deux ans, du 5' régiment
d'infanterie coloniale, a été découvert, hier ma-
les maisons.: Si jamais grève avait échoué,,
.c'était bien celle de Packingtown aussi cet
appel était-il lu avec le plus vif intérêt les
vingt; mille exemplaires furent insuffisants.
Jurgis avait pris la résolution de rie plus
revenir dans son ancien quartier, mais
quand il entendit parler du succès de celte
publication, il ne put y tenir .et pendant une
semaine, il prit chaque soir le tramway
pour les Stock-Yards et s'efforça de défaire
ce qu'il avait fait, l'année précédente, en
envoyant le plongeur de Mike' Scully. au
Conseil municipal..
Le changement qui s'était opéré aux:
Stock-Yards en douze mois tenait du pro-
dige le peuple 'ouvrait les yeux Les so-
cialistes balayaient tout devant eux, et ni
Scully, ni la clique du Comté de Cook rïe
savàiant à quel saint se vouer. A la fin de
la période électorale, ils trouvèrent cette
idée l'échec de la grève était dû aux né-
gres Ils firent venir de la Caroline du Sud
un a mangeur'de feu », un sénateur qui se;
mettait en bras de chemise pour faire des.
discours aux ouvriers, et qui jurait comme
un forcené (1).-
Ils firent une propagande formidable à sa:
conférence mais les socialistes en firent
autant de leur côté, et se trouvèrent plus
d'un millier dans la salle. Lé « mangeur de
feu » dut subir pendant une heure ''assaut
de leurs questions, et il se retira de colère.
Le reste de la soirée fut livré aux socialis-
tes.
Jurgis, qui avait demandé à assister à
cette séance, s'y tailla un vrai succès. Il
était hors de lui. Au beau milieu du dis-
cours du sénateur, il monta sur l'estrade,
et se mit à faire un discours lui-même. Le
sénateur avait contesté que le parti démo-
cratique employât la corruption. C'était, di-
sait-il, les Républicains qui achetaient tou-
jours les votas. Jurgis cria avec lu-
reup
tin, âàns \p placird d upe chambre isolée, ù U
casirne Maitin drs I allities
Mulloy fa Ctait lue un coup de re\al\cr dan:»
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depuis un moi La moil lunonte i ccttii dite
C'est l'odeur dégagée par le cadavre qui l'a faic
découvrir.
Mailley rivai t dissipé le. prêt des hommes et
s'est suicidé pour éviter le conseil de guerre. La
famille habile Besançon.
L'automobile du commandant
Dur-lc-Duc. Le commandant Deleuzc, du
19" bataillon de chasseurs ù pied. uccorajjafmé-
d'un capitaine, revenait' de Saint Mthiel, dans
une automobile qui. paraît-il, est do sa eons-
li'iiel.iû-:). Près clo la Croix-sur-Mense, les roues
d'avant se rompirent brusquement, H voiture
fit un panache complet et les deux nf/iciai-s fu-
rent violemment, projeté;; ciuns 1er; champs.
Ils ont été grièvement blessés.
Wr ̃ 1a
r SI YODS. SOUFFREZ
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i DYSPEPSIE, EXCÈS de BÏLE,
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LA VwE SOCIALE
LES GRÈVES
Aux salines de l'Est
(De notre correspondant particulier)
Salins, 25 octobre. Une grève vient de sa
déclarer ̃ fi la saline do Salins, établissement ex-
ploité par la Société anonyme des Salines de
l'Est. Tout le personne!, composé de vingt-qua-
tre ouvriers. a quille le travail hier matin. La
grève n'a pas, pour objet, une augmentation de
salaires, bien que ces derniers soient des pins
réduits. Elle est motivée par l'altitude inquali-
fiable du direelour et du piqutur eiivnrs leurs
ouvriers, qui se plaignent à juste Ulre d'être,
depuis des a.nnécs, maltraites en paroles par eux.
Les.mauvais propos et tes insultes sont mon-
naie courante fi la direction de la saline de Sa-
lins, semble-t-iî.
Un administrateur de la Société des Snlincs
de l'Est, eijvoyé n Salins pour entendre les plain-
tes' ;des réclamants, leur "à opposé une fin bru-
tale do non recevoir et a maintenu en fonctions
directeur et piqueur. De là, la grève.
Les ouvriers agricoles de Cruzy
La grève des ouvriers agricoles de Cruzy con-
tinue sans changement dans la situation.
Cinq cents hommes de troupe, fantassins, ca-
valiers et gendarmes-, sont logés au domaine de
Sériûges. Le procureur, général de Montpellier,
le juge d'instruction. le sous-préfet de Saint-
Pons, le préfet de l'Hérault sont sur les lieux.
Tous les jours, les grévistes, au nombre d'une
centaine, tiennent des réunions auxquelles as-
siste toute la population.
Le syndicat a adressé au préfet une demande
de mise en liberté des camarades arrêtes lors
de.la bagarre du 20 octobre.
«$>–
MOUVEMENT SYNDICAL
Réunions du jour
Chambre syndicale des employés (section ni-
voli). -Demain, il dix heures du matin, café
des Quatrc-Na-iions, S, rue Saint-Denis, au Cliù-
telet, réunion des délégués.
Chambre, syndicale des ouvrières el ouvriers
tailleurs et couturières de iu Seine. Ce soir,
ù neuf heures, 12, rue de l'Ancie-nnc-Comédie,
réunion de la section des. 5' et G' arrond.
Union syndicale des menuisiers du départe-
ment de la Seine. .Ce soir, ù neuf heures,
grande salle cle la Bourse du Travail, meeting.
Ordre du jour Le respect des prix de série.
Chambre syndicale des ouvriers ébénislss.
Demain dimanche, à huit heures et demie du
matin, il l'Université Populaire, 155, îau-bourg
Antoine, réunion extraordinaire.
Le livret sera exigé. rigoureusement.
Syndicat général des ouvriers cordonniers.
Ce soir, it neuf heures, Bourse du Travail,
salle Bondy, réunion générale.
Ordre du jour Compte rendu des délégués
au Congrès d'Amiens et, de Milan.
Chambre syndicale des ouvrières et ouvriers
blanchisseurs (section de Boulogne). Ce soir,
à neuf heures, au siège social, Bourse du Tra-
vail, assemblée générale.
C'est un mensonge i C'est un men-
songe I
Puis il se mit à raconter comment il sa-
vait que c'était faux, comment.il avait lui-
même acheté des électeurs pour le compte
des démocrates. Il aurait raconté au « man-
geur de feu tout ce qu'il avait fait au cours
de l'élection précédente, si Harry Adams et
un autre ami ne l'avaient empoigné au coi
let et rassis de force à sa place.
CHAPITRE XI
Un des premiers devoirs que Jurgis sç-
complit dès qu'il eut du travail, fui'cïî&f
trouver Marija. Elle descendit le voir dravs
l'antichambre près de la porte, son cha-
peau à la main, il lui dit
J'ai trouvé du travail tu peux qiîî-iiçî
cette maison..
Mais elle secoua la tête. Elle n'était plus
bonne à rien, dit-elle, et personne ne von
drait l'employer, n lui serait impossible de
laisser ignorer son passé d'autres avaient
essayé, mais toujours en vain. Il venait des
milliers de clients dans la maison, el tôt
ou tard, elle se trouverait en face de l'un
d'eux.
D'ailleurs, ajoula-t-elle, je ne puis plus
rien faire je ne suis bonne à rien. Il me
faut la morphine. Que feras-tu de moi ?
Ne peux-tu pas t'en priver ? s'écria
Jurgis.
Non, répondit-elle je. ne pourrai ja-
mais. A quoi bon parler de ça. ?. Je res-
terai ici jusqu'à ma mort, sans aucun doute.
Je ne suis plus bonne qu'à ça.
Jurgis ne put rien en tirer de plus. Il sen-
tit qu'il .n'y avait rien à faire. Quand il
ajouta qu'il ne permettrait plus à Elzbieia
de recevoir son argent, elle répliqua, d'un
ton d'indifférence 1
Alors, il se gaspillera: ici, voilà tout..
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