Titre : Le Temps
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1910-12-11
Contributeur : Nefftzer, Auguste (1820-1876). Fondateur de la publication. Directeur de publication
Contributeur : Hébrard, Adrien (1833-1914). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 11 décembre 1910 11 décembre 1910
Description : 1910/12/11 (Numéro 18061). 1910/12/11 (Numéro 18061).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG33 Collection numérique : BIPFPIG33
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Description : Collection numérique : France-Japon Collection numérique : France-Japon
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k2403309
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
IM2E TEMPS. «« 11 &omtbp.e 1910.
Haute etCpî-de-la-Croix-Hawte la voie est obstrue.
Les trains de Grenoble pour "Marseille vont être dé-
tournés par Lyon.
Le niveau de la Saône a considérablement montée
les villages qui.se trouvent dans la vallée de la Co-
zanne, de Nolay à Cheilly, on t-é-té inondés; le puits
dé la Molette, près Nolay, où l'on extrait le minerai
des usines du Creusot, est envahi par les eaux; les
mineurs sont obligés de chômer. Dans lapetiteville
de Gueugnon, la rivière d'Arroux cause de sérieux
àégâts; de nombreuses maisons sont cernées par
les eaux et les routes sont submergées.
EN BRETAGNE
Une tempête de pluie et de-vent s'est abattue sur
l'arrondissement de Lannion. A PloumiUiau, un vieil-
lard de soixante-quatorze ans, François Geftroy, a
été renversé parle vent dans un fossé où il s'est
noyé. A Pommarit-Jaudy, M. François Henry, âgé de
trente-trois ans, a été emporté par la rivièie débor-
dée et s'est noyé. On signale de Dinan une nouvelle
crue de la Rance. A Guingamp, une maison s'est
effondrée. A Lorient, les caves des bas quartiers
sont inondées.
SUR LES COTES
La tempête est toujours des plus violentes sur les
côtes du Morbihan. On signale qu'en baie de Qui-
beron, la deuxième escadre ne peut effectuer des tirs
en raison du mauvais temps. Les contre-torpilleurs
de cette escadre ont dû iuir devant la tempête et se
réfugier dans la rivière d'Auray.
EN CORSE
Ala suite de pluies diluviennes, un éboulement
s'est produit au-dessus de la route de Ghisoni à Ghi-
aonaccia, et a emporté la chaussée sur une longueur
de cinq mètres, ouvrant ainsi un véritable précipice.
La nuit dernière, un cabriolet monté par cinq per-
sonnes cuibuta dans ce précipice. Un des voya-
geurs, M.Pantalacci, âgé de 28 ans, .fut tue.; les
autres furent grièvement blessés.
A L'ÉTRANGER
On télégraphie de Londres que les inondations
continuent au pays de Galles. Toute la vallée d'Aber-
dare est submergée; les rues et les maisons sont
envahies par les eaux.
En .mer, des désastres se sont produits. Le grand
vapeur Saint- Léonards, de Liverpool, a été aban-
donné en plein Atlantique; l'équipage a été recueilli
par le steamer Lazie. Le voilier français Loano s'est
echoué au large de Rholilly, près de Swansea.
En Toscane, on a ressenti hier mâtin deux fortes
secousses de tremblement de terre, précédées de
grondements souterrains. Ces secousses furent sur-
tout violentes a Galuzzo et à Greve.
Une heureuse association
On sait qu'une des particularités du Salon de
'fautomobile actuel est la faveur qu'obtient au-
près du public en général le moteur sans soupapes.
Ce moteur avait depuis longtemps déjà conquis les
connaisseurs, et l'on peut dire que beaucoup du
mérite en revient à la Daimler anglaise. Le nom-
bre des voitures de cette marque, qui circulent
dans Paris, est fort élevé. Très reconnais-sablés a
leur capot et à l'élégance particulière de leurs
ïignes, elles sont surtout remarquées pour leur
marche absolument silencieuse et leur remarqua-
ble souplesse.
On se rend compte de la vogue acquise par .les
^voitures Daimler en visitant le stand installé par
.cette société au Grand Palais. Toujours un public
élégant s'y presse et les commandes affluent.
Le représentant à Paris de la Daimler anglaise
est M. Emile Stern, dont le magasin de l'avenue
des Champs-Elysées, qui constitue une véritable
exposition permanente, est connu de tous les au-
tomobilistes. M. E. Stern fut un des premiers adep-
tes du moteur sans soupapes. En ayant entrevu
l'avenir triomphant, il l'adopta. Sa grande auto-
rité commerciale et les relations qu'il possède lui
permirent de le propager avec le plus grand suc-
cès en France d'abord, puis en Russie, où il par-
vint à conquérir à la marque Daimler la famille
impériale de Russie et les principaux personnages
de l'aristocratie de ce pays.
Stern-Daimler l'association de ces deux noms
a été pour.beaucoup dans l'avènement rapide de ce
grand progrès que constitue le moteur sans sou-
papes. En ce qui le concerne, M. E. Stern a été
l'excellent artisan d'une œuvre féconde, et son suc-
cès actuel est la. juste récompense. des efforts qu'il
a fournis..
Les applications de l'automobile
C'est une véritable exposition dans l'exposition
iDuia installée au Grand Palais la maison de^Dion-
Souton, à l'occasion du Salon de l'automobile de
iBiO. Les produits des importantes usines de Pu-
4eaux figurent en effet sur quatre stands, couvrant
-au total près de 300 mètres carrés.
Au milieu da la grande nef, est situé le stand
des voitures de tourisme. Le lot des châssis ou
voitures complètes qui y figure comprend une
8-chevaux monocylindre à deux plaças ime 8-che-
vaux 2 cylindres, un landaulet de 10 chevaux, une
belle limousine de :25 chevaux et un châssis de
35 chevaux à 8 cylindres. ̃
Naturellement la 14-ehevaux 4 cylindres dont
les usines de Dion-Bouton ont livré plus de mille
.exemplaires pendant la saison 1910, figure sur ce
stand. Le modèle de 1911 est représenté par un.
élégant torpédo et -aussi par un châssis de démons-
tration, pièce ce .-mécanique admirable laissant
voir au public tous les organes en fonctionnement.
Dans leur stand de véhicules industriels les éta-
blissements de Dion-Bouton exposent notamment
un camion d'une puissance de 25 chevaux, du type
OTîmé par le ministère de la.guerre, à la suite de
fépreuve de 1910, et l'un des rtiâssis d'autobus de
la Compagnie générale des Omnibus de Paris dont
ils ont à fournir plusieurs centaines d'exemplaires.
Le troisième stand est consacré aux bicyclettes
dont la fabrication a pris, aux usines de Puteaux,
-un dévloppement extraordinaire qu'expliquent leur
élégance et. leur robustesse.
Enfin, le quatrième stand de Dion-Bouton per-
met de se rendre compte de la diversité des ap-
plications susceptibles aux .moteurs de cette mar-
oue On y remarque plusieurs 'moteurs industriels
d'un récent modèle (moteur 100X120) dont le suc-
cès s'est affirmé dès leur apparition. A cote, sont
«xposés divers groupes éleetrogènes depuis le petit
'groupe de 1 cheval, 3/4 jusqu'au groupe puissant
Se 70 chevaux au modèle .établi pour le. ministère
.des postes et télégraphes.
des postes et télé-graphes. o
On remarque également un groupe de 8 che-
vaux 70 volts, spécialement établi pour cinémato-
«raphe, et qui possède l'intéressante particularité
â'être démontable en trois parties, dont chacune
ne pèse pas plus de 70 kilos. Ajoutons enfin divers
moto-pompes exposées sur ce même stand, groupes
pour l'irrigation, l'élévation des eaux dans les
fermes et châteaux, .moto-pompes pour le trans-
TOsace des vins, moto-pompes à incendie, etc.
Ainsi, aucune des applications du véhicule. auto-
mobile et du moteur n'est restée étrangère aux
usines de Dion-Bouton. Leur exposition du Grand
palais est l'expression tout à fait brillante dune
remarquable organisation industrielle et- dune
•'tare puissance commerciale.
Le Joyeux Noël » des petits déshèritèB
La petite osuvre qui a rencontré, depuis douze e
annéesT un si. généreux accueil de la part des lec-
teurs du Temps, voit croître, avec une progression
effrayante pour sa bourse, le nombre des petites
mains qui sollicitent d'elle un jouet neuf à la ftoel
et celui des petits convalescents qui attendent un
vêtement chaud à la sortie de l'hôpital.
A l'heure présente, les sollicitations reçues par le
!« Joyeux Noël » portent à 35;000 le nombre des
pauvres enfants auxquels il donnera un peu de joie
et de santé par'ses distributions de jouets et de
vêtements. Ces 35,000 petits déshérités sont dissé-
minés dans plus de soixante établissements d'assis-
tan-e publique ou privée (hôpitaux, hospices, sa-
natoriums, écoles d'hygiène, asiles, patronages, etc.).
Pour des raisons d'hygiène et de convenance vis-
à-vis des familles, faciles à saisir, le « Joyeux
Noël » ne distribuant que des jouets absolument
neufs, achetés avec ses propres ressources, et re-
fusant les jouets et vêtements usagés, quelle qu'en
soit la généreuse provenance, on voit combien
sont indispensables les dons en argent pour les-
quels il adresse, comme chaque année, un appel
pressant aux lecteurs du Temps. t i
Depuis douze ans, cet appel a été entendu, et le
•« Joyeux Noël » a le ferme espoir qu'il le sera en-
core aujourd'hui. U-compte sur la fidélité de ses
"énéreux souscripteurs, auxquels il adresse, à
l'avance, ses chaleureux remerciements.
Il recevra avec une profonde gratitude les co-
tisations, qui doivent être adressées a la prési-
L'ECONOMISTE FRANÇAIS, 35, rue
Bergère. Directeur M. Paul Leroy-
Beanlieu, del'Institut:
Partie économique. Partie commerciale.
Partie financière: Valeurs françaises et étran-
gères Mines d'or; Valeurs-d'appoint, etc., etc.
Un an, 40 francs; d mois. 20 francs.
VENTES & ADJUDICATIONS
/lîll ï»f3VWAV-'e-Pon4. "îlots deTcprains,r.de
~qpjil~St-Mandé.29,r.Thiébnult,l3etr.du de
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viiloiisr. auParc,WetlS.C«388m.Uev.2,620f.M.à 1
px30,000fr. A Adjrsn ench., àCharenton, étdel.e- «
«lerc, not., 21 déc.,1 h". S'adr. à M» Leclerc, et à
M°»elafon, not., 6, bd Strasbourg, dép. ench.
V'°ap. décès deM.Coëssin de la Fosse, peintre 1
d'histoire. Hôt. Bronot, s. 5, «Sdéc. Exp- le 14.
'Vt'ltl WkMW Tapisseries anciennes. Oe-pr,
1 ftSîiJjAl' A M=<'on;aitcean,7,r.S=-Anne.ExS
M»»i'a™t««eet.t-asqnlii,10,rChautll^etn,rG8|î-B».
Très PrtllS^BiS'IVJj'C Bi|onx.V'«hôt..Di OUOt,
feUes I irlilinLlltia S. 5, 45 dec. Exp. le 14.
Mii^ntaac«au, cK-pr. rue Sainte-Anne. 7.
dente-fondatrioé -ds î'œuvrfi, Mme £. îSfwaiflean,
4, avenue de La Bourdonnais.
~·~®~ w·
•'faits -divers
Bureau oBirtral ̃météorologique
Samedi 10 décembre. La situation atmosphéri-
̃;que ne s'est pas sensiblement modifiée depuis hier -en
Europe; un cenme cyclonique important persiste près
de l'Irlande (Valencia 724 mm.). et la pression baromé-
trique reste basse sur tout l'ouest et le nord du conti-
nent on note ce matin 732 mm. à Brest, 740 à Dunker-
que, 742 à Biarritz.
Le vent est fort ou très fort du sud sur toutes nos
côtes, où la mer est généralement très houleuse ou
grosse.
Des pluies sont tombées sur la moitié ouest de l'Eu-
rope -en France, on a recueilli 11 mm. d'eau à Lorient,
10 à Nice, 6 à Nantes et à Brest, 1 à Boulogne.
La température a monté sur nos régions, sauf dans
l'Est.
Ce matin le thermomètre marquait 7° à Vardœ,
+2° à Nancy, 8° à Toulouse, 9°. à Clermont-Ferrand et
Paris, 10° 'à Nantes, 16° 'à Alger.
On notait 0° au .puy de Dôme, ^-3° au Ventoux, C°
au pic du Midi.
En France, des pluies restent probables avec -temps
doux.
A Paris, hier, la température moyenne (8°4) été
supérieure de 5°i à la normale (3°).
A la tour Eiffel, température maximum 9°3, mini-
mum 5°3.
Observatoire municipa! région parisienne)
Le ciel s'est couvert pendant l'après-midi d'hier et
la pluie tombe à différentes reprises ce matin depuis
7 h. 15.
Les vents continuent à souffler de sud-sud-ouest à
sui-sud-est leur vitesse est voisine de 8 m. par se-
conde.
La température est encore en hausse aujourd'hui.
La pression barométrique décroit de nouveau; à
midi elle accuse 741 mm. 3.
̃La circulation des voitures à Paris. La
préfecture de police communique la note suivante
̃Contrairement aux dispositions de la nouvelle or-
donnance de police sur la circulation, les conducteurs
d'omnibus et d'autobus persistent à arrêter leurs voi-
tures en pleine vnie au lieu de se ranger à droite, le
long du trottoii- dans le sens de la circulation. Cette
négligence empêche les voyageurs, notamment les
femmes et les entants, de pouvoir prendre place dans
les voitures aux arrêts facultatifs sans s'exposer à des
dangers en traversant la chaussée.
D'autre part, les cochers et .chauffeurs arrêtent leurs
voitures dans le sens contraire de la circulation, à la
hauteur des arrêts facultatifs des autobus et omnibus,
ce qui empêche les voyageurs deprendre place dans
ces voitures.
Enfin des conducteurs et notamment des chauffeurs
n'hésitent pas àdoubler à droite.les véhicules.
En conséquence, le préfet de police vient de donner
des instructions formelles pour qu'une surveillance
-spéciale soit oxsrcée sur la voie publique, et ceux qui
refuseront d'obéir aux prescriptions de la nouvelle
ordonnance se verront dresser des prooès-verbaux.
Au Métropolitain. La station de la Cité a été
ouverte ce matin. Les ascenseurs, dont l'installation
n'est pas encore achevée^ ne fonctionneront que
dans un certain temps.
La ligue Ù.B& eoiîsanimateurs. • C'était .Bien
leur tour 1 Tout le monde so syndique et les con-
sommateurs payent. Fatigués de payer trop, ils ont
formé une ligue qui a manifesté hier son existence
par une réunion au "Musée social. M.Gide, profes-
seur à la' faculté de droit -de 'Paris, président, n'a
pas eu Ae peine à, montrer quel sort est fait depuis,
quelque temps aux ma;heureux consommateurs.
Quoi qu'il arrive, -ils .subissent inévitablement le
contre-coup des perturbations écononomiques et des
conflits du travail.
La ligup a pour objet de coordonner leurs efforts
et de faire entendre leur voix pour dire quelquefois
« C'est assez! » ou «C'est trop 1 » M. Levy-.Ullmann
professeur:à la faculté de droit de Lille, s'est spécia-
lement attaché à .dénoncer les hausses.qui sont le
fait résultant des accaparements..La ligue entend
aussi exiger des aliments purs et sains. Le docteur
Lenglet et M. Ambroise Rendu ont développé ce
thème. Les ligueurs ont approuvé, par leurs ap-
.plaudissements, les déclarations de leurs orateurs,
après quoi ils ont voté un .ordre du jour déclarant
1°- Que la consommation est le but unique do-toute
activiié conomique, et qu'il est illogique de produire
sans tenir compte de celui qui. consomme
2° Que chaque fois qu'elle l'a voulu, la puissance
d'achat a su faire écouter sa voix; mais que cepen-
dant l'éducation du consommateur est très en retard
sur celle de toutes les catégories de producteurs
3» Qu'il importe donc n'instruire et d'organiser les
consommateurs, c'est-à-dire tous ceux qui achètent et
;payent, et (te les constituer en un syndicat puissant,
capable de les représenter avec dignité, à côté des
syndicats de producteurs, patrons, ouvriers et inter-
médiaires, qu'il aidera .àlutter contre les fraudes et
les abus de toute nature.
Son action sera.par conséquent toujours guidée par
le sentiment de l'intérêt général, qu'elle défendra en
toute impartialité, sans aucune distinction de classe,
d'opinion ni de parti.
Chez les étudiants. La section des lettres de
l'Association .générale des étudiants offrait hier un
punch de bienvenue aux nouveaux adhérents, fort
nombreux cette année.
Un certain nombre d.e professeurs de la Sorbonne
avaient tenu à y assister, entre autres MM. Dur-
kheim, Bloch, Dubois, Puech, Jeanroy, Chamard,
Huguet et -Haumont. C'était la première visite des
professeurs à la Maison depuis son achèvement. Ils
ont loué la disposition des locaux. Au coursdu
punch d'honneur, prirent successivement la parole
M. Perraut, président de la section des lettres, qui
a fait ressortir les avantages du travail en commun
à l'association, puis M. Soullard, président du co-
mité de l'A, qui a remercié les professeurs de leur
concours et a déclaré que la Maison des étudiants
est la maison de l'Université, la maison des profes-
seurs. Enfin, M. Bioch, au nom des professeurs, a
vanté l'enseignement de la Sorbonne et fait l'éloge
de l'Association générale des étudiants.
Au collège Sainte- Barbe. Un commence-
ment d'incendie s'est dpclaré, ce matin vers cinq
heures, au collège Sainte-Barbe, dans un cabinet de
débarras. Il a pu être éteint par le personnel .du
collège.
Dispensaire gratuit pour tuberculeux.
Le docteur Doyen nous adresse une note pour an-
noncer l'ouverture d'un aispensaire le lundi 12 dé-
cembre, 14, rue du Commandant-Marchand. Dans
ce dispensaire, tous les malades porteurs de cartes
du bureau de bienfaisance seront traités gratuite-
ment pour la tuberculose et les autres maladies in-
fectieuses aiguës et chroniques.
EN¥IROKS M PARIS S'eTeWeSK: j
un des plus beaux de France. Magn. château av.
imm.,parc. Rev. 50,000 fr. A vend. 1,800,000 fr.
S'ad.M.A.Delaconr, a,a,4,r.Meyerbeer(Opéra).
Maison de |)ne nïj|'|T |j!li AI11J85 et r. Géraudo,
rapport -li de lfll\Rliiiul)l!l«bis(angle)..R.br.
14,3dUf.M.àpxiaO,OOOr.2°Grandt«niKeBble,rae
A Mi1 DU 4 lîSJfi1 8M etî)!> bis- L311m. R. br. 3î,978f.
OOI¡I)KUII}II~ OU et!t!. his.l,311m, R. hl'. 32,978f.
UuUllaMiri' M- àpx3OO.O0Of. Adj.s1en.ch.
not.^déc.M^Pèreetïtobiu.n'Sg.r.dU'i-Sept11'0.
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Superf. S8,5O»mq. Conviend1 pr pensionnat ou
à industriel. Ruisseau longe propriété. Prix
avantag. Union dcsIiidHstrJes,82,r.Hauteville.
AVIS DIVERS
An désire Se mettre en relations avec eapita- ,̃
\J listes pouvant collaborer à laformation d'une
société pour donner extension à une affaire de
constructions mécaniques à Paris, fabriquant
une spécialité très connue et rapportant gros
bénéfices. Affaire de grand avenir. Ecrire
JB. C 61. (mai de VaHa*. Paris.
M.'Doyôn se propose de ^montrer en quelques 1
mois qu'il lui est possible de transformer l'état sa- I
nitaire, de supprimer la plupart îles maladies infec-
lieuses aiguës et chroniques, et de diminuer dans-;
une forte proportion la -mortalité humaine. i
Xia bandle des voleurs de titres. Le ser- ̃«
vice de la Sûreté a arrêté hier une bande de vo-
leurs et de laveurs de titres, composée de six irrdi- <
vidus qui étaient recherchés depuis deux mois. Les i
membres de cette association, les nommés Edmond
de Redon, acrobate; Robert Leroy, dit le « Beau | ,j
Robert de Montmartre »; Joseph Pazeaux, remisier;
Jules Gardin, garçon de café; Hippolyte Freund,
bijoutier, sont inculpés de vols nombreux de titres
s'élevant à une centaine de mille francs environ, J
commis en partie au détriment de M. et Mme Bri-
cot, demeurant à Chantilly, et de M. Chauveau, ren-
tier à Joinville-le-Pont.
Au moment de leur arrestation ils possédaient
une somme de 22,500 francs.
Ingénieur arrêté po«f v6l. Un ingénieur;
âgé ae trente-cinq ans, Eugène Hartmann, marié et
père de quatre enfants, a été iarrôté hier à la gare ̃[
Saint-Lazare, en flagrant délit de vol de colis pos-
taux. Une perquisition opérée à son domicile, rue.
Guizot, à Bois-Colombes, a amené la découverte de
nombreuses valises et de nombreuses reconnais-
sances du Mont-de-Piété où Hartmann engageait le
produit de ses-vols.
Aux Champs-Elysées. –Deux jeunes malfai-
teurs,.Etienne Lucas, dix-huit ans, et André Cour-
ceau, quatorze ans, se précipitaient ce matin, vers
une heure, .place de l'Etoile, sur une jeune -femme
du quartier qui rentrait chez elle après avoir passé
la soirée chez des voisins, et'lui arrachaient son ré-
ticule renfermant une certaine somme d'argent. Des
agents, qu'accompagnait un chien policier, se mirent
à leur poursuite et parvinrent à les arrêter avenue
Marceau. Lucas a été trouvé porteur d'un carnet
portant l'inscription: « Vive Liabouf Mort aux
v 1 » Tous deux avaient dans leurs poches des
loups de velours qui leur servaient .à masquer leur
visage.
Un déraillements Nous avons annoncé avant-
'Kier que deux trains de marchandises s'étaient tam-
ponnés sur la ligue de Paris à Dieppe, dans le
tunnel de Chars. Par suite d'une fausse manœuvre
d'aiguillage un nouvel accident s'est produit hier
en gare de Chars. Le train de voyageurs numéro 4
venant de Dieppe a déraillé. Aucun voyageur n'a
été blessé. Mais ils ont éprouvé une assez forte se-
cousae.
Vente d'inisneuble epngréganïste. On
nous écrit de Dijon
Sur requête des créanciers hypothécaires, l'im-
meuble des jésuites a été vendu hier à la barre du
tribunal civil. Le séquestre faisait opposition, re-
vendiquant l'immeuble comme bien congréganiste.
Mais le tribunal repoussa sa demande et décida qu'il
y avait lieu de procéder à la vente.
L'immeuble a été adjugé 288,000 fr. à Me Fleurot,
avoué. La ville de Dijon, qui voulait l'acquérir pour
en faire une école, n'a pu aller jusqu'à ce prix.
Mort d'une centenaire. Mme vouve Diou-
donné Cotion, née Adélaïde Lompret, .demeurant à
Fenain- (Nord), est morte jeudi soir à l'âge de
103 ans et 8 mois.
Drame passionnel. On nous télégraphie de
Marseille
Un jeune homme de vingt-quatre ans, Marius
Junique, demeurant à -Lyon et qui était de passage
à Marseille où il était venu avec une jeune fille,
Alice Richard, sa -maîtresse, âgée de dix neuf ans, a
tué cette dernière hier soir sur la promenade de la
Corniche il a ensuite tenté de se suicider et s'est
constitué prisonnier. Les deux jeunes gens étaient
assis au bord dé la mer lorsque Junique dit tout à
coup à sa maîtresse « Embrasse-moi..» Elle tendit
ses lèvres, et sournoisement, il lui tira un coup de
revolver. Interrogé sur les motifs de son crime,
l'assassin a répondu « Je n'avais pas de raison
mais une idée fixe me poursuivait il fallait que je
la tue.» »
Un acte de sabotage a été commis hier soir à
Montpellier, à la guérite Nord des P. T. T., située
sur la route de Nîmes. Six isolateurs et 25-mètres
de cuivre ont été coupés, ce qui ainterrrompu les
communications avec plusieurs centres impor-
tants.
INFORMATIONS DIVERSES
La fête de l'Arbre de Noël en faveur des .enfants
alsaciens-lorrains de Levallois-Perret aura lieu le di-
manche .27 décembre,. à deux heures, à l'hôtel de ville.
Cette fête sera présidée par Me Henri-Robert, avocat à
la cour d'appel. Les dons et offrandes en faveur de
l'œuvre sont reçus chez 'M. Aristide Hengy, président
du comité, 35 bis, rue Ri vay, à Levallois-Perret.
Conférences de « Foi et Vie ». Demain dimanche,
44, rue de Rennes, à cinq heures, M. André Michel,
conservateur au Louvre :;« Noire-Dame de Paris », avec
projections. •
M. Bléry, profôsseur.au lycée (Charïemagne, sou-
tiendra-les deux thèses suivantes pour le doctorat dé-
vant la faculté des lettres de Paris, en Sorbonne, ;le
vendredi 16 décembre.à une heure:
Thèse. complémentaire: «Rusticité et urbanité ro-
maines •». ).
̃ Thèse principale « Syntaxe xte'la subordination dans
Térence ».
ar~mys ~®
TRIBUNAUX
"Contre t'arméa. M. Louis Parronet, poursuivi,
ainsi que nous l'avons dit, pour diHamation et inj.u-
res envers l'armée par voie de la presse, et Mlle Hé-
lène Lecadieu, gérante du Libertaire, ont été, après
plaidoiries de Me. André Berthon et, Justal, acquittés
parle jury.
M. PoraB ot son en-penslonnalre, M. Quisose.
M. André Dubosc signait, en 1906, un engagement
de deux ans avec M. Porel, directeur du Vaudeville.
Pendant toute la saison 1906-1907, l'artiste joua se-
lon les termes de-son engagement ;mais en septem-
bre 1907, à la distribution de Patachon, la pièce de
M. Hennequin et Duquesnel, il -refusa lo rôle de
Tergy, le considérant comme une «.panne » suscep-
tible 'de. nuire à sa réputation urlislique. M.Dubosc
quitta donc le Vaudeville pour aller à la Renaissance.
M. Porel l'assigna en payement du dédit de 40,000
francs, prévu au contrat, le directeur du Vaudeville,
prétendant que M. Dubosc,. engagé pour jouer tous
les rôles, ne pouvait pas refuser ceux qui lui étaient
distribués. ̃
La 3e. chambre civile rejeta la demande du direc-
leur du Vaudeville en déclarant que AI. Dubosc, qui
avaitété engagé à des appointements considérables,
n'était pas obligé de jouer des rôles de simple utilité.
Sur appel, la 4e chambre de la cour a infirmé le
jugement du tribunal civil et condamné, pour non-
exécution d'engagement, M. André Dubosc à payer
-à M. Porel les 10,000 .francs de dommages-intérêts
auxquels celui-ci. avait réduitsa demande.
Abandon de poste paradant la grève des che-
minets. Le 12 octobre dernier, à l'occasion de là
grève des cheminots, six soldats du 120e régiment
d'infanterie, avaient été désignés pour garder pen-
dant la nuit le poste d'aiguillage voisin .de -la gare
de Vaimondois ^Seine-et-Oise).
La bise soufflait, âpre. Un employé de la Compa-
gnie du Nord, apercevant les soldats qui battaient la
semelle, leur cria
Que faites-vous donc là? Ne seriez-vous pas
mieux au chaud, devant une bonne table, qu'à gar-
der cette aiguille qui, d'ailleurs, ne s'en ira pas ? 9
Les six soldats écoutèrent le tentateur et c'est ce
qui les amenait hier devant le conseil de guerre, le-
quel s'est montré indulgent d'ailleurs pour cette
escapade. Cinq des prévenus ont été acquittés. Un
seul a été condamné à un mois de prison avec sur-
sis pour avoir accepté avec trop d'empressement
l'ofiro alléchante du cheminot.
Gardiens da la peix en correctionnelle.
MM. Eugène Bazin, Albert Joachim et Félix Char-
j bonnier, tous trois gardiens de la paix dans le
12e arrondissement, ont comparu hier devant la
[ 8e chambre correctionnelle, présidée par M. d'Albi-
gnac, sous l'inculpation de coups et blessures.
Sous le prétexte d'un délit d'outrages envers l'un
d'eux- délit qui n'a pas été établi ces trois agents
avaient, dit le réquisitoire du parquet, arrêté chez
eux, le 21 août dernier, deux jeunes gens, MM. Hé-
3 bert et Hue, sur lesquels ils s'étaient livrés à des
voies de fait, en les conduisant malgré leurs protes-
tations au poste de police.
Les trois agents ont bien protesté à l'audience
contre les faits qui leur étaient reprochés, mais les
,j. _t.MMt
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pMcnaîris et les témtitos ont été si formels dans î
leurs déclarations qaeie substitut Prouharam a pu £
dire
C'est avec un sentiment très sincère de réelle tris-
tesse que je me lève pour requérir contre les trois j
prévenus les pénalités prévues par l'article 311 au t
Code pénal.
Dans ce prétoire, où nous avons journellement l'oc-
casion d'apprécier le zèle, le dévouement, l'abnégation 1
apportés par les agents dans l'accomplissement quoti- c
dien de leurs difficiles fonctions, c'est pour nous un ]
pénible devoir de constater aujourd'hui une défail-
lance passagère, très particulière et tout à fait excep- i
tionnelle. Oui, messieurs, tout à fait exceptionnelle,
car l'admirable corps des gardiens de la paix est dans
son ensemble au-dessus de tout éloge. Disciplinés et
bravés, les agents sont dignes de la confiance. que
nous leur accordons et de l'estime en laquelle les tient
si justement la population parisienne.
Faire leur éloge serait superflu leurs actes de dé-
vouement sont là pour attester leurs qualités.
En témoignant publiquement mes sympathies aux
gardiens de la paix, je n'en suis que plus à l'aise pour
vous demander la répression, qui s'impose, des actes
reprochés à charbonnier, Jpaohim et Bazin. Ils ont ma-
nifestement manqué de prudence et de sang-froid.
Quand des faits de cette nature se produisent, ils sont
heureusement si rares qu'il faut se hâter de les punir
comme il convient.
La loi est égale pour tous; et la,faute est damant
plus grave que les coupables sont plue conscients de
leurs actes.
Les trois gardiens de la paix Bazin, Joachim et
Charbonnier, qu'avaient défendus Mes Hébert, Re-
nault et Gueneau, ont été condamnés à huit jours de
prison chacun avec sursis.
Attendu, dit le jugement, qu'il résulte de l'instruc-
tion et des témoignages recueillis à l'audience quà à
la date du 21 août 1910 les agents Bazin, Joachim et
Charbonnier se sont livrés il des actes de violence
sur les sieurs Hébert et Hue, qu'ils avaient arrêtés;
Attendu, toutefois, qu'il y a lieu de tenir compte,
dans une large mesure, des ,excellentes notes qu'ils
ontméritées au cours de leurs nombreuses années de
service, et qu'une défaillance anomentanée ne saurait
faire oublier leur conduite antérieure.
Laeour en appel. M. Lucien Lacour a>inter-
jeté appel du jugement rendu par la 9e chambre cor-
rectionnelle et aux termes duquel elle se déclarait
compétente pour connaître du délit dont il s'était
rendu coupable à l'égard du président du conseil à
l'issue de-la cérémonie d'inauguration du monument
Jules Ferry aux Tuileries.
L'assassinat de t'astronome. De notre cor-
respondant do .Nice :̃
Au cours de la seconde partie de l'audience -drhier,
ont été entendus les témoins cités par la défense.
Le premier de ces témoins est, de tous points, fa-
vorable au docteur Brengues. D'autres viendront
ensuite qui ne le seront pas .moins, notamment le
syndic des médecins de Nîmes. Ils affirmeront que
leur collègue se faisait un devoir de soigner gratui-
tement les pauvres.
MM. Olivier Lasborde, inspecteur de 1 enregistre-
ment à Marseille, et Léon Fabre, avoué à Carpen-
tras, donnent sur la contestation née entre le doc-
teur et son beau-frère, au sujet du testament de la
première Mme Charlois, des précisions favorables à
Taccusé.
M. Aldébert ajoute que celui--ci -Bacepta sans ré-
crimination la perte du procès.
Voulant donner la preuve de ce qu.il appelle le
désintéressement de Brengues, M. Fabre déclare
que ceiui-ci n'a pas réclamé à Charlois la partie mo-
bilière de la succession, partie qu'il aurait. pu, dit-il,
revendiquer depuis 1906. M. Ducras, ami de Char-
lois, revient à ce sujet à la barre et il affirme de
nouveau la conviction qu'avait, paraît-il, l'astro-
nome que sa première femme avait succombé à la
suite de piqûres de poison que lui aurait faites le
docteur Brengues. Cette affirmation est en contra-
diction avec la déposition du docteur Camous, de
Nice, qui soigna Mme Charlois, morte d'un érysi-
pèle.
La liste des témoins étant épuisée, M° Pourquery
de Boisserin -demande, après une suspension d'au-
dience,,qu'il lui soit donné acte de certaines déclara-
tiens que,le.juge d'instruction Maret a faites à l'au-
dience du matin, quand il-a été entendu en vertu du
pouvoir discrétionnaire duprésident. Il.en est donné
'âCt6
Après une assez vive discussion entre.le-défen-
seur et le juge d'instruction M. -Maret, M°_ Lai-
rolle commence sa.piaiddirie pour la partie civile.
f WÈCROLQ&IE
Les obsèques do M. Max .Dreyfus -auront lieu
dimanche au cimetière Montparnasse. Réunion à
11 h. 1/4 à la porte'principale. De la part de MM.
Fernand et Charles Dreyfus et des familles Weil,
Meyer, Henri Picard, Didisheim, Willard et Rueft.
Les rribsferues du 'baron de. Bondeli, directeur du
Crédit. lyonnais, auront lieu lundi prochain 12 dé-
cembre à midi et.demi au .temple dsl Etoile, 54, ave-
nue de la Grande-Armée..
Les personnes qui n'auraient pas reçu d'invitation
'Sorti priôes de considérer, le pféseHt avis comme en
1-tenant lieu.
[n gyma a*– C3HWMBMB»» «bbmwi ^^nmmMjuwuiiMlvW' mini
T:E3:IB..A.T;R~BS
Théâtre Déjazbt « Les Figec-nnettes »
M. Léon Gandillot revient àla scène de ses pre- :,I
miers triomphes. Là où il fit représenter Ferdinand
le Noceur et les Femmes collantes, il a donné hier
soir, en collaboration avec M. Alphonse de Beil, les
Pigeonnettes.
Les « Pigeonnettes », ce sont les petites femmes
qui après avoir plumé tant de pigeons, seront plu- v
mées elles-mêmes: c'est bien leur tour. Liane de
Commércy, qui a.un ami sérieux, qui eut un mari,
veut épouser un prince russe. Ilïaut qu'elle divorce.
On cherche le mari, que l'on retrouve peintre d'en-
seignes, et qui avait d'ailleurs 'fait prononcer le
divorce depuis longtemps, dès le départ de sa
femme. Liane pourrait donc épouser le prince mais
celui-ci est simplement un coiffeur de Toulouse, qui
se donnant comme un grand seigneur de l'Oural,
promet le mariage aux demi-mondaines. 11 goûte
ainsi de doux moments, et quand la dame.a cesse
de lui plaire, il va rejoindre, son épouse légitime,
car il est marié, -et ses enfants, caril est.père,
sur les bords de la Garonne.
Gaiement enlevé par la troupe de Déjaz-et 'MM.
Le Temple. Philippon, Max André, Mmes Fernande
Bernard, Yvonne Vass.eiin, le vaudeville de MM.
Gandillot et Alphonse de Beil s'ajouteraidignement
à la liste des ouvrages signés spar le premier colla-
horateur.
M. Claude Debussy est en ce moment à Vienne
pour y diriger quelques concerts. Un journaliste à
pu .causer avec lui. Nous détachons quelques pas-
sages de cette conversation
Je ne révolutionne rien; je ne démolis -rien.
Je vais tranquillement mon chemin, sans faire la
moindre propagande pour mes idées, ce qui est le
propre du révolutionnaire. Je ne suis pas non plus
un adversaire de Wagner. Wagner est un génie;
mais un génie peut se tromper. Wagner se pro-
nonce pour la loi de l'harmonie; je suis pour la
liberté. La musique, par nature, est libre. Tous les
bruits qui se font entendre autour de nous peuvent
être rendus. On peut représenter musicalement tout
ce qu'une oreille fine perçoit dans le rythme du
monde environnant. Certaines personnes veulent,
tout d'abord, se conformer aux règles; je veux, moi,
ne rendre que ce que j'entends.
<̃ » II n'y pas d'école Debussy. Je n'aipas de disci-
ples. Je suis moi.
i Et Berlioz, Mozart, Beethoven?
De grands maîtres que je vénère, les deux der-
niers surtout. Berlioz attache une boucle romantique
à de vieilles perruques.
M. Debussy a encore ajouté «Voyez comme onse
trompe. Les uns voient en moi un homme du Nord
1 mélancolique; d'autres me donnent comme un repré-
sentant du Midi, la Provence, Daudet, tirili, tirila 1
t Je suis tout bonnement de Saint-Germain, à une
demi-heure de Paris. />
Le Grand théâtre de Dresde annonce pour le
25 janvier la première représentation du nouvel
opérade M. Richard Strauss, le Cltevalier à la rose.
1 Ce soir:
Au théâtre Femina, à Huit heures et demie (reprô-
sentations.de l'Œuvre), première d'Elektra, de Hof-
mannsthal (Mmes Suzanne Després, Marcelle Bailly,
Deraisy, M. Lugné-Poe, etc.) l'Amour de Kesa. de M.
s R. d'Iîumières (Mme Suzanne Després, M. de Max,
etc.): les Pieds nickelés, de M. Tristan Bernard (M.
5 Lugné-Poe, Mme Miller, etc.).
A l'Opéra, Mlle Louise .Grandjean chantera pour' la
dernière fois, avant de partir en congé,, le rôle de
3 Brunnhilde de la Walkyrie, et M. Franz chantera pour
la première fois le rôle de Siegmund. Mlle Bourdon
Interpréta» 'Sleglinde, M. Journet sera Wotan. Les t
autres Tôles par Mlle Mati et M. Lequien.
A l'Opéra-Comique, lundi prochain, en représen-
tation populaire à prix réduits, on donnera Richard a
Cœur de Lyon, chanié par M. Féodorof, Mlles Mathieu- r
Lutz, Nelly Martyll,,M. Vigneau, et tes Noces de Jean- r
nette, avec Mlle Ï4ssier et M. Andral. t
-:Nous avons dit déjà que le théâtre des Nouveau- J
tés, dont le bail se termine, comme l'on sait, au mois l
de juillet 1911, doit être démoli pour faire, place à une t
rue nouvelle. t
En prévision de cet événement, M. Germain, qui
.triomphe tous les soirs dans sa magistrale création de j
Chaussette de l'amusant Zèbre, vient de signer un
brillant engagement avec M. Quinson, directeur du
Palais-Royal, dont il deviendra le pensionnaire à dater
du 1er octobre 1911. Ajoutons que, jusqu'à la clôture
des Nouveautés, M. Germain continuera ses représen-
tations à ce théâtre. i
-Mme Yvette Guilbert et son école se feront enten-
dre demain dimanche, à huit heures et demie, salle 1
des Horticulteurs, 84, rue de Grenelle. M. Cooper vien- i
dra dire des vieilles chansons d'autrefois, '<
Le Palais ;de Glace, le bel établissement des }
Champs-Elysées,, réunit chaque jour tous les sports-
men.
Aux Folies-Bergère et à l'Olympia, matinée -de-
main, et dans les deux établissements avec la revue.
On annonce pour le mardi 13 décembre à quatre
heures une conférence intéressante.: elle pour sujet
le dernier roman de M. Gabriele d'Annunzio. Elle aura
lieu à l'hôtel .de la .revue les Arts, 15, rue.de la Ville-
l'Evêque, etasera faite par M. Robert,de Montesquiou.
SPECTACLES DU SAMEDI 10 -DÉCEMBRE
THEATRES
Opéra, 8 h. La Walkyrie.
Dimanche (représentation gratuite) Rigoletto Javotte.
Lundi Aida.– Mercredi Samson et Dalna Javotte.
̃Francais.8h.3/4. Comme ils sent tous.
Dimanche (mat.) Centenaire d'Alfred de Musset; (soi-
rée) les Caprices de Marianne;- l'Apothéose de
Musset; On ne badine pas avec l'amour. Mardi,
jeudi les Marionnettes. Mercredi le Marquis de
Priola; le Songe d'un soir d'amour. Jeudi (mat.).:
le Comédien de Corneille la Nuit d'août aux
Poètes sincères; l'Apothéose de Musset; 1 Aven-
turière.
Opéra-Comique, 8 h. Macbeth..
Dimanche (mat.) Fortunio Cavalleria rusticana; (soi-
rée) Werther la Légende du-point d'Argentan.
Lundi: Richard Cœur de Lion; les Noces de Jean-
nette. Mardi :.Macbeth.
Odéon, 8 h..1/2. Vieil Heidelberg.
Dimanche (mat. et soirée), -mardt Vieil Heidelberg.
lundi, mercredi les Trois Sultanes les Fourbe-
ries de Scapin.- Jeudi 'irrat.-conf.) les Trois -Sal-
tanes; (soirée) Répétition .générale. Vendredi
Roméo et Juliette.
-Gymnase, 8 h., 3/4. La Vierge folle.
Vaudeville, 9 h. Montmartre.
Variétés, 8 h. 1/4. La Partie d'échecs; le Bois sacré.
Gaîté-Lyrique, 8 h. L'Africaine.
Dimanche :{mau) l'Attaque du Moulin (soirée) la
Juive. Lundi Quo vadisî Mardi la Favorite.
Mercredi, vendredi Don Quichotte. Jeudi (mat. J
le Trouvère (soirée) l'Africaine.
Renaissance. La Main reste; Mon ami Teddy.
Th. Sarah-Bernhardt, 8 h. 1/2. -La Dame aux camélias.
Nouveautés, 8 h. 3/4. La Diva en tournée le Zèbre.
Th. Réjane, 9 h. -.Le Mariage de Mlle Beulemans.
Porte-Saint-Martin. 8 h. 3/4. L'Aventurier.
T-h.Autoine. 8 h. 3/4. La Femme et'le Pantin.
Châtelet, h..25.– Arsène Lupin contre HerlokSholmôs.
Athénée, 8 !h. 1/4. Arrêt à Dijon; les Bleus de 1 amour.
Palais-Royai, 8 h. 1/3. La Balance.; le Million.
Trianon-Lyrique. 8 h. 1/2. Miss Helyett..
Dimanche (mat.) Fra Diavolo; (soirée) :.les ;Hugue-
nots. Lundi la Mascotte.
Bouf.-Parisiens,9h.Auteur;Xanthochezles courtisanes
Ambieu, 8 h. 1/2. Au Téléphone le Tram de 8:h. 47.
Th. Apollo, 9 h. 8 h. 3/4. Rêve de valse.
Dimanche: Hans le joueur de flûte.
•Foiies-Dram.S h. 1/2.– Nos Femmes.
Th des Arts,- 9 h. –.Le Carnaval des Enfants; le Sicilien.
Th. Molière, 8 h. 1/2. ̃- Detective Dog.
Cluny, 8 1/2 CloJDéiazêt. 8 h. -1/2.– Cervelle frite; LesPigeonnettes.
Grand-Guignol, 9 h. Saturnin; Sabotage.; Condo-
léances Un peu-d'idéal.; -Figures de cire.
Capucines, 9 h. Saufvot' respect Yette; le 2e larron.
SPECTACLE-S-.CO'NCE.BTS S
Folies-Bergère, 8 h. 1/2. ïtevue des Folies-Bergère.
Olympia, 8 h. 1/2. ViveP.arisl revue.
Grands'Magasins Dufayel. -Concert et cinematograpne
de -2 h 1/2 à 6 -heures tn.usies iours.. sauf le dimancne.
Nouveau-iC!irque,Sh.l/2.LesJQiesderescadron;Att. div
Palais de Glace (Champs:Elysées).– Patinage sur vraie
glace. Tous les jours de 2 à7 h. et de 9 h.sàminuit.
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.Sommaire, du h" du 10 décembre
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j de l'Académie française. L'Europe en.Orient.
-Gh. Ghenu Le Centenaire de la res-
i ancien bâtonnier de l'or- tauration idu barreau. v
dre des avocats a la cour
'̃̃ d'appel de Paris. ,m ̃̃
"Edith Wharton Le Verre d'eau. (Traduit
de l'anglais par Jane
Ghalençon.)
JBaron André de MaricQurt. X.a Famille d'Alfred de
Musset.
Jacques Bardoux. Edouard VII (in) (fin)
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SPORT
AÉRON AUTIQUE
L'AVIATEUR legagneux monte a 3,200 .mètkes
Nous avons publié hier en Dernière heure une dépê-
che de Pau annonçant que l'aviateur français Lega-
gneux vennit de battre par 3,200 mètres le record du
monde de la hauteur.
>̃ C'est à dix heures quarante du matin que Lega-
gneux s'est élevé de l'aérodrome béarnais sur un mo-
noplan de construction française muni d'un moteur
Gnome. Il atteignit en 12 minutes l'altitude de 1,000 mè-
tres, en 30 minutes celle de 2,000 mètres. Une heure un
quart après son départ, il dépassait la hauteur de ;960
3 mètres atteinte à Belmont Park par l'aviateur améri-
l cain Johnstone. Legagneux était donc à ce moment
recordman du monde, mais poursuivant son effort, il
s'é;eva encore et ne commença à redescendre que lors-
que son baromètre enregistreur marqua 3,200 mètres.
-Il reprit terre en un vol plané dont la durée fut de dix
minutes environ.
On ne sait encore quel sera le chiffre exact du nou-
veau record établi par Legagneux, qui ne sera homolo-
gué qu'après vérification par les pouvoirs qualifiés du
baromètre enregistreur.
Le record de hauteur était généralement considéré
comme appartenant a l'aviateur américain Johnstone
par 2,960 mètres. Officiellement il était détenu par l'a-
viateur hollandais Wynmalen, qui atteignit, le 1er oc-
c tobre dernier, au camp de Châlons, la hauteur de 2,780
î métrés.
MM CAPITAINE BELLANGER VOLE DE VJNCBNNJ&S
À.MOUPMELON
Le capitaine Bellanger, un de nos meilleurs pilote^
aviateurs militaires, a effectué hier en aéroplane ua
raid superbe. Parti à 10 h. 50 du matin de l'aérodrome
militaire de la Maison-Blanche à Vincennes, il atter-
rissait peu après midi au camp de Châlons, ayant cou-
vert les 160 kilomètres du parcours à une vitesse su-
périeure à 100 kilomètres à l'heure.
Comme le monoplan de Legagneux, dont nous rela-
tons plus haut l'exploit, celui du capitaine BeU&nger
était muni d'un moteur Gnome. Ce sont deux .bellea
prouesses de plus à inscrire à l'actif de la Spçjétô
française des moteurs Gnome.
LE LIEUTENANT FÉQUANT VOLE DE VERVINS AU ÇAjIflP
DE CHALONS
-.̃ %Be notre correspondant de Reims)
Reims,9 décembre.
Le lieutenant Féquant, qui avait été obligé d'atterrir
hier à Pontgivart, par suite d'une panne du moteur,
alors qu'il se rendait de Vervins au camp de Châions,
a passé sa journée, en compagnie d'une équipe de sol-
dats aérostiers, à réparer son appareil. Ce matin, dès
huit heures, il se remettait en route et pointait -droit
sur .Reims. Il passa au-dessus des clochers de Bourgo-
gne et de Brimont, puis il vint planer au-dessus des
terrains où se déroula la semaine de Reims en juillet
dernier. L'officier traversa ensuite Reims dans toute
sa largeur et se dirigea vers le camp de Châlons, j)ù il
atterrit vers neuf heures et demie.
AU CAMP DE CHALONS
Hier au camp de Châlons, malgré un vent très vio-
lent, l'aviateur Fischer a volé à plusieurs reprises de-
vant M. Stanciof, envoyé extraordinaire et ministre
̃plénipotentiaire de Bulgarie, accompagné de sa famille
et de l'ingénieur du tsar Ferdinand.
AUTOMOBILISME
UNE INTÉRESSANTE EXPOSITION
Parmi les expositions qui remportent le plus de
succès auprès des visiteurs du Salon de 1 autamobilt
actuel, il convient de citer celle de la Charron, iLimi-
ted. Le stand de cette -société, situé au centre de 1&
-nef du Grand Palais, est continuellement envahi par
les connaisseurs, attirés par la rare élégance des:ma-
dèles qui y sont exposés et retenus et séduits paraim-
peccabilité de leur construction.
L'exposition de la Charron Limited, comporte un
modèle de tous 'les types que construisent les impor-
tantes usines de'Puteaux; c'est dire que la gamme des
voitures de différentes puissances est complète.
Le publie semble témoigner une faveur .particulièra
qu'on conçoit aisément à la 16-chevaux, dont le
moteur est a quatre cylindres monobloc de 95 mm.
d'alésage et 130 mm. de course 'Nous signalons ce mo-
dèle véritablement très intéressant, à l'attention de
nos lecteurs, car il est le fruit des études approfondies
d'une -nraisramiont lès-produits -en -général ont-une re-
nommée particulièrement bonne.
UN TRAINEAU AUTOMOBILE
Une des curiosités du Salon de l'automobile actuel est
le' traîneau Coanda-Grégoire exposé sur le stand de la
société Grégoire. On remarque également -sur ce-etand
,une voiture de 12 .chevaux 80 J60 qui peut atteindre la
vitesse de 100 kilomètres à l'haure.
CYCLISME
1ES » -SIX JOURS » DE NEW-YORK
New-York, 10 décembre,.
A deux heures du matin -la position des coureurs est
la Buivante
P^Uoot-.vioran, fogler-Hill et Lher-Boullet, ensem-
ble ayant couvert 2,ï28 milles Bt -91 îaurs, soit environ.
3,600 kilomètres puis viennent Mitten-Thomas, avec
un tour de retard, soit 160 mètres,; West-Demara et
Ruttt-Cla-rck-, avec deux tours .de retard;; Cameron-
Halstead, avec trois tours de retard.
L'équipe Collins-Drabach a abandonné.
BOXE
POUR LE TITRE DE CHAMPION DE FRANCE
Nous avons annoncé'les défis lancés au champion 'de
France (poids mi-moyens) M. Arsàl, par les boxeurs
Battling Lacroix et Eustache. M..Arsai ayant déclaré
ne pas vouloir relever -ces défis, la..Fédération fran-
çaise des sociétés de boxe a décidé, conformément au
règlement, 'de lui enlever le titre de -champion et d'en
faire l'enjeu d'un match à disputer entre les boxeurs
Eustache -et Battling Lacroix.
iFOOTBALL
LES-MATCHES DE DEMATN
Deux matches de football rugby se disputeront de-
main dans la région parisienne l'un au vélodrome du
̃Parc des Princes -entre -équipes du Stade français et
du Spor.ting-Club universitaire de France et 1'autre a
Colombes, entre équipes du Hacing-Club de France et
;du Cercle amical.
En. football association, l'équipe de Paris jouera a
Boulogne contre celle. du corme de Middlessex.
~,p~ :PARFUM DE.LA fLEUR
&AROSB FRANCE HpuwS!l5T°ft"'«wS^
I~ARQSE ~ri BOtJB¡ca.ftT.19.iF'IU~Bol1Or4i
1 SG-OfO des voitures exposées au
Salon avec janïes amovibles sont
montées sur jantes VI NET,
to Jante Tinet amovible
est ;la jante amouible par exeël-
terne. Voir siani 7, SdUm
d'honneur 1er Mage.
| X
X«IQ"£JJ=3 U Jtt ~AOE
GORDKL-HEDOCÏS
Ç!?R~. Bar~sâtu
"^éntsà ParisTB. IAOBIBZ et C", «2, ïavks Poissonnière
DÉPÊCHES COMMERCIALES
Hordeaux. 10 décembre.
Blés. –Fermes. Du Centre 28 2". à 2« 75 les uwkil.
Farines Tendance hausse. farines fleur du haut
pays 41 fr. à 4150 les 100 kilos rendus; supérieure d<
Centre manque.
Cafés. Tendance soutenue. Bahia -supérieur /2 If
75 fr.; Guayra gragé 76 à 82 fr.; 'Guatemala gragé 65 $,
85 fr.; Calédonie 105 à 115 fr. les 5- kil. entr.
Cacaos. Tendance facile. Guadeloupe 89 a 92 fr^
Martinique '88 à 91 fr., les 50 kil. entr.
Thés Tendance facile. Congo 150 fr.: Hyson
ordinaire 200 fr.; Souchong 560 fr.- Impérial 2ï0 frj
Poudre à Canon 220 fr.; Chulahisson 240 ir.; Twsnka^
260 fr.; Pecko 800 fr. les 100 kil. entr.
Vnnilles. Tendance facile. Mexique fine 40 $
55 fr.; dito moyenne 35 fr.; Réunion et sortes
Bnes'40 à 50 fr.: moyenne et bonne-ordinaire 2o a 35 fr.t
1 Guadeloupe 15 à 30 fr.; anillans Guadeloupe 12 à 14 ftc
le kilo acq.
1 kilo acq. Londres, 9 décembre.
Chanues Bombay .1 sh. i 1/16 den.: Calcutta 1 sh.
4 1/16 den.; Hong-Kong 1 sh. 9 15/16 d.; Shangha
2 sh. 5 5/8 den.;Valparaiso 11 »/" den.; Yokohama 2 sh. 0 3/R den.
New-York, 9 décembre.
Changes: sur Paris 5 23 3/4: sur Londres "4 82 3/^
1sur Berlin 95 ̃»/».
Cotons. Recettes de ce jour T2,DQ0 balles .contre
34.000 l'an dernier. Total des 7 jrs: 397,000 bnlles contra
190,000 l'aii ttern'. Middling (ipland 15 10, hausse 30/100.
Marché .soutenu. Ventes 7,200 balles.
Futurs: cour. 14 81: fév. 14.98: avril 15 17. Marché
ferme.
rftoc'k du coton dans les Dorts -de l'Union 1,058,000
balles 'contre 768.000 l'an dernier. Stock intérieur:
724.000 balles contre 675.000 l'an dernier.
.Stock à New-York 237,000 balles contre 129,000 l'an
dernier.
i Cafés.' Rio Fair no futurs: cour. 10 95; fév. 10 88;
avril 10 78. Marché faible. Ventes 37,000 balles.
New Orléans. 9 décembre.
Cotons. -Middling 14 87, hausse 18. Marché sou-
tenu. Ventes 600 balles.
'Futurs: cour. 14 90; fév. 15 09; -avril 15 36. Marché
so-uteiiu.
Stock à New-Orléans 222,000 balles contre 142.000 l'an
dernier.
Rio. S décembre.
Cafés Recettes 2 jrs 25.000 sans. Marché soutenus
Stock 413.000 sacs Ili n° 7. 7,650 reis, baisse 150.
I Change 16 5/16, hausse 1/32.
Santos. 9 décembre.
Cafés Recettes: 35,000 sacs Marché inaetif.
l Stock: 2,668.000 sacs.
) Standard no 7, 7,000 Teis, baisse 200.
Laines. Londres, 9 décembre. Circulaire d4
1 MM. F. Huth et C°:
Bradford. Le ton est plus ferme qu'il ne l'a été de-
r puis quelque temps et la demande mieux soutenue
surtout pour mérinos. Ce qui se vend obtient les
fermes prix courants. Le peigné 60 se cote 26 3/4 den.
Liverpool..Pour les prochaines ventes de laines Indes
i en janvier, on ne s'attend, quant à présent, qu'à 26,(0»
balles environ. Cette semaine environ 800 balles ont
â ̃ trouvé preneurs à des prix fermes.
e Londres. Ici une certaine demande se fait jour pour
laines communes. Environ 7,250 balles peaux de mou-
ton d'Australasie et de Punta Arenas ont été mises a
0 l'enchère les 7 et 8 et, pour la plupart, vendues aux
cours antérieurs.
VOYAGES CIRCULAIRES
A ITINÉRAIRES FIXES
stt:b. LE réseau P.-I.M.
La Compagnie délivre, toute l'année, dans
les principales gares situées sur les itinérai-
res, des billets circulaires à itinéraires fixes,
extrêmement variés, permettant de visiter, en
l--e ou-2e classe, à des prix très réduits, les
contrées les plus intéressantes de la France,
ainsi que l'Algérie, la Tunisie, l'Italie et l'Es-
pagne.
Les renseignements les plus complets sont
renfermés dans le livret-guide-horaire édite
par la Compagnie P.-L.-M., et vendu 0 fr. 50
dans les gares, bureaux de ville et bibliothè-
ques des gares, et envoyé contre 0 fr. 85
adressés en timbres-poste au service central
de l'exploitation P.-L.-M. (publicité), 20, bou-
levard Diderot, Paris.
Les annonces sont reçues chez MM. Lagrang«i
Cexf et G", 8. place de la Bourse. Patis.
Haute etCpî-de-la-Croix-Hawte la voie est obstrue.
Les trains de Grenoble pour "Marseille vont être dé-
tournés par Lyon.
Le niveau de la Saône a considérablement montée
les villages qui.se trouvent dans la vallée de la Co-
zanne, de Nolay à Cheilly, on t-é-té inondés; le puits
dé la Molette, près Nolay, où l'on extrait le minerai
des usines du Creusot, est envahi par les eaux; les
mineurs sont obligés de chômer. Dans lapetiteville
de Gueugnon, la rivière d'Arroux cause de sérieux
àégâts; de nombreuses maisons sont cernées par
les eaux et les routes sont submergées.
EN BRETAGNE
Une tempête de pluie et de-vent s'est abattue sur
l'arrondissement de Lannion. A PloumiUiau, un vieil-
lard de soixante-quatorze ans, François Geftroy, a
été renversé parle vent dans un fossé où il s'est
noyé. A Pommarit-Jaudy, M. François Henry, âgé de
trente-trois ans, a été emporté par la rivièie débor-
dée et s'est noyé. On signale de Dinan une nouvelle
crue de la Rance. A Guingamp, une maison s'est
effondrée. A Lorient, les caves des bas quartiers
sont inondées.
SUR LES COTES
La tempête est toujours des plus violentes sur les
côtes du Morbihan. On signale qu'en baie de Qui-
beron, la deuxième escadre ne peut effectuer des tirs
en raison du mauvais temps. Les contre-torpilleurs
de cette escadre ont dû iuir devant la tempête et se
réfugier dans la rivière d'Auray.
EN CORSE
Ala suite de pluies diluviennes, un éboulement
s'est produit au-dessus de la route de Ghisoni à Ghi-
aonaccia, et a emporté la chaussée sur une longueur
de cinq mètres, ouvrant ainsi un véritable précipice.
La nuit dernière, un cabriolet monté par cinq per-
sonnes cuibuta dans ce précipice. Un des voya-
geurs, M.Pantalacci, âgé de 28 ans, .fut tue.; les
autres furent grièvement blessés.
A L'ÉTRANGER
On télégraphie de Londres que les inondations
continuent au pays de Galles. Toute la vallée d'Aber-
dare est submergée; les rues et les maisons sont
envahies par les eaux.
En .mer, des désastres se sont produits. Le grand
vapeur Saint- Léonards, de Liverpool, a été aban-
donné en plein Atlantique; l'équipage a été recueilli
par le steamer Lazie. Le voilier français Loano s'est
echoué au large de Rholilly, près de Swansea.
En Toscane, on a ressenti hier mâtin deux fortes
secousses de tremblement de terre, précédées de
grondements souterrains. Ces secousses furent sur-
tout violentes a Galuzzo et à Greve.
Une heureuse association
On sait qu'une des particularités du Salon de
'fautomobile actuel est la faveur qu'obtient au-
près du public en général le moteur sans soupapes.
Ce moteur avait depuis longtemps déjà conquis les
connaisseurs, et l'on peut dire que beaucoup du
mérite en revient à la Daimler anglaise. Le nom-
bre des voitures de cette marque, qui circulent
dans Paris, est fort élevé. Très reconnais-sablés a
leur capot et à l'élégance particulière de leurs
ïignes, elles sont surtout remarquées pour leur
marche absolument silencieuse et leur remarqua-
ble souplesse.
On se rend compte de la vogue acquise par .les
^voitures Daimler en visitant le stand installé par
.cette société au Grand Palais. Toujours un public
élégant s'y presse et les commandes affluent.
Le représentant à Paris de la Daimler anglaise
est M. Emile Stern, dont le magasin de l'avenue
des Champs-Elysées, qui constitue une véritable
exposition permanente, est connu de tous les au-
tomobilistes. M. E. Stern fut un des premiers adep-
tes du moteur sans soupapes. En ayant entrevu
l'avenir triomphant, il l'adopta. Sa grande auto-
rité commerciale et les relations qu'il possède lui
permirent de le propager avec le plus grand suc-
cès en France d'abord, puis en Russie, où il par-
vint à conquérir à la marque Daimler la famille
impériale de Russie et les principaux personnages
de l'aristocratie de ce pays.
Stern-Daimler l'association de ces deux noms
a été pour.beaucoup dans l'avènement rapide de ce
grand progrès que constitue le moteur sans sou-
papes. En ce qui le concerne, M. E. Stern a été
l'excellent artisan d'une œuvre féconde, et son suc-
cès actuel est la. juste récompense. des efforts qu'il
a fournis..
Les applications de l'automobile
C'est une véritable exposition dans l'exposition
iDuia installée au Grand Palais la maison de^Dion-
Souton, à l'occasion du Salon de l'automobile de
iBiO. Les produits des importantes usines de Pu-
4eaux figurent en effet sur quatre stands, couvrant
-au total près de 300 mètres carrés.
Au milieu da la grande nef, est situé le stand
des voitures de tourisme. Le lot des châssis ou
voitures complètes qui y figure comprend une
8-chevaux monocylindre à deux plaças ime 8-che-
vaux 2 cylindres, un landaulet de 10 chevaux, une
belle limousine de :25 chevaux et un châssis de
35 chevaux à 8 cylindres. ̃
Naturellement la 14-ehevaux 4 cylindres dont
les usines de Dion-Bouton ont livré plus de mille
.exemplaires pendant la saison 1910, figure sur ce
stand. Le modèle de 1911 est représenté par un.
élégant torpédo et -aussi par un châssis de démons-
tration, pièce ce .-mécanique admirable laissant
voir au public tous les organes en fonctionnement.
Dans leur stand de véhicules industriels les éta-
blissements de Dion-Bouton exposent notamment
un camion d'une puissance de 25 chevaux, du type
OTîmé par le ministère de la.guerre, à la suite de
fépreuve de 1910, et l'un des rtiâssis d'autobus de
la Compagnie générale des Omnibus de Paris dont
ils ont à fournir plusieurs centaines d'exemplaires.
Le troisième stand est consacré aux bicyclettes
dont la fabrication a pris, aux usines de Puteaux,
-un dévloppement extraordinaire qu'expliquent leur
élégance et. leur robustesse.
Enfin, le quatrième stand de Dion-Bouton per-
met de se rendre compte de la diversité des ap-
plications susceptibles aux .moteurs de cette mar-
oue On y remarque plusieurs 'moteurs industriels
d'un récent modèle (moteur 100X120) dont le suc-
cès s'est affirmé dès leur apparition. A cote, sont
«xposés divers groupes éleetrogènes depuis le petit
'groupe de 1 cheval, 3/4 jusqu'au groupe puissant
Se 70 chevaux au modèle .établi pour le. ministère
.des postes et télégraphes.
des postes et télé-graphes. o
On remarque également un groupe de 8 che-
vaux 70 volts, spécialement établi pour cinémato-
«raphe, et qui possède l'intéressante particularité
â'être démontable en trois parties, dont chacune
ne pèse pas plus de 70 kilos. Ajoutons enfin divers
moto-pompes exposées sur ce même stand, groupes
pour l'irrigation, l'élévation des eaux dans les
fermes et châteaux, .moto-pompes pour le trans-
TOsace des vins, moto-pompes à incendie, etc.
Ainsi, aucune des applications du véhicule. auto-
mobile et du moteur n'est restée étrangère aux
usines de Dion-Bouton. Leur exposition du Grand
palais est l'expression tout à fait brillante dune
remarquable organisation industrielle et- dune
•'tare puissance commerciale.
Le Joyeux Noël » des petits déshèritèB
La petite osuvre qui a rencontré, depuis douze e
annéesT un si. généreux accueil de la part des lec-
teurs du Temps, voit croître, avec une progression
effrayante pour sa bourse, le nombre des petites
mains qui sollicitent d'elle un jouet neuf à la ftoel
et celui des petits convalescents qui attendent un
vêtement chaud à la sortie de l'hôpital.
A l'heure présente, les sollicitations reçues par le
!« Joyeux Noël » portent à 35;000 le nombre des
pauvres enfants auxquels il donnera un peu de joie
et de santé par'ses distributions de jouets et de
vêtements. Ces 35,000 petits déshérités sont dissé-
minés dans plus de soixante établissements d'assis-
tan-e publique ou privée (hôpitaux, hospices, sa-
natoriums, écoles d'hygiène, asiles, patronages, etc.).
Pour des raisons d'hygiène et de convenance vis-
à-vis des familles, faciles à saisir, le « Joyeux
Noël » ne distribuant que des jouets absolument
neufs, achetés avec ses propres ressources, et re-
fusant les jouets et vêtements usagés, quelle qu'en
soit la généreuse provenance, on voit combien
sont indispensables les dons en argent pour les-
quels il adresse, comme chaque année, un appel
pressant aux lecteurs du Temps. t i
Depuis douze ans, cet appel a été entendu, et le
•« Joyeux Noël » a le ferme espoir qu'il le sera en-
core aujourd'hui. U-compte sur la fidélité de ses
"énéreux souscripteurs, auxquels il adresse, à
l'avance, ses chaleureux remerciements.
Il recevra avec une profonde gratitude les co-
tisations, qui doivent être adressées a la prési-
L'ECONOMISTE FRANÇAIS, 35, rue
Bergère. Directeur M. Paul Leroy-
Beanlieu, del'Institut:
Partie économique. Partie commerciale.
Partie financière: Valeurs françaises et étran-
gères Mines d'or; Valeurs-d'appoint, etc., etc.
Un an, 40 francs; d mois. 20 francs.
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~qpjil~St-Mandé.29,r.Thiébnult,l3etr.du de
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viiloiisr. auParc,WetlS.C«388m.Uev.2,620f.M.à 1
px30,000fr. A Adjrsn ench., àCharenton, étdel.e- «
«lerc, not., 21 déc.,1 h". S'adr. à M» Leclerc, et à
M°»elafon, not., 6, bd Strasbourg, dép. ench.
V'°ap. décès deM.Coëssin de la Fosse, peintre 1
d'histoire. Hôt. Bronot, s. 5, «Sdéc. Exp- le 14.
'Vt'ltl WkMW Tapisseries anciennes. Oe-pr,
1 ftSîiJjAl' A M=<'on;aitcean,7,r.S=-Anne.ExS
M»»i'a™t««eet.t-asqnlii,10,rChautll^etn,rG8|î-B».
Très PrtllS^BiS'IVJj'C Bi|onx.V'«hôt..Di OUOt,
feUes I irlilinLlltia S. 5, 45 dec. Exp. le 14.
Mii^ntaac«au, cK-pr. rue Sainte-Anne. 7.
dente-fondatrioé -ds î'œuvrfi, Mme £. îSfwaiflean,
4, avenue de La Bourdonnais.
~·~®~ w·
•'faits -divers
Bureau oBirtral ̃météorologique
Samedi 10 décembre. La situation atmosphéri-
̃;que ne s'est pas sensiblement modifiée depuis hier -en
Europe; un cenme cyclonique important persiste près
de l'Irlande (Valencia 724 mm.). et la pression baromé-
trique reste basse sur tout l'ouest et le nord du conti-
nent on note ce matin 732 mm. à Brest, 740 à Dunker-
que, 742 à Biarritz.
Le vent est fort ou très fort du sud sur toutes nos
côtes, où la mer est généralement très houleuse ou
grosse.
Des pluies sont tombées sur la moitié ouest de l'Eu-
rope -en France, on a recueilli 11 mm. d'eau à Lorient,
10 à Nice, 6 à Nantes et à Brest, 1 à Boulogne.
La température a monté sur nos régions, sauf dans
l'Est.
Ce matin le thermomètre marquait 7° à Vardœ,
+2° à Nancy, 8° à Toulouse, 9°. à Clermont-Ferrand et
Paris, 10° 'à Nantes, 16° 'à Alger.
On notait 0° au .puy de Dôme, ^-3° au Ventoux, C°
au pic du Midi.
En France, des pluies restent probables avec -temps
doux.
A Paris, hier, la température moyenne (8°4) été
supérieure de 5°i à la normale (3°).
A la tour Eiffel, température maximum 9°3, mini-
mum 5°3.
Observatoire municipa! région parisienne)
Le ciel s'est couvert pendant l'après-midi d'hier et
la pluie tombe à différentes reprises ce matin depuis
7 h. 15.
Les vents continuent à souffler de sud-sud-ouest à
sui-sud-est leur vitesse est voisine de 8 m. par se-
conde.
La température est encore en hausse aujourd'hui.
La pression barométrique décroit de nouveau; à
midi elle accuse 741 mm. 3.
̃La circulation des voitures à Paris. La
préfecture de police communique la note suivante
̃Contrairement aux dispositions de la nouvelle or-
donnance de police sur la circulation, les conducteurs
d'omnibus et d'autobus persistent à arrêter leurs voi-
tures en pleine vnie au lieu de se ranger à droite, le
long du trottoii- dans le sens de la circulation. Cette
négligence empêche les voyageurs, notamment les
femmes et les entants, de pouvoir prendre place dans
les voitures aux arrêts facultatifs sans s'exposer à des
dangers en traversant la chaussée.
D'autre part, les cochers et .chauffeurs arrêtent leurs
voitures dans le sens contraire de la circulation, à la
hauteur des arrêts facultatifs des autobus et omnibus,
ce qui empêche les voyageurs deprendre place dans
ces voitures.
Enfin des conducteurs et notamment des chauffeurs
n'hésitent pas àdoubler à droite.les véhicules.
En conséquence, le préfet de police vient de donner
des instructions formelles pour qu'une surveillance
-spéciale soit oxsrcée sur la voie publique, et ceux qui
refuseront d'obéir aux prescriptions de la nouvelle
ordonnance se verront dresser des prooès-verbaux.
Au Métropolitain. La station de la Cité a été
ouverte ce matin. Les ascenseurs, dont l'installation
n'est pas encore achevée^ ne fonctionneront que
dans un certain temps.
La ligue Ù.B& eoiîsanimateurs. • C'était .Bien
leur tour 1 Tout le monde so syndique et les con-
sommateurs payent. Fatigués de payer trop, ils ont
formé une ligue qui a manifesté hier son existence
par une réunion au "Musée social. M.Gide, profes-
seur à la' faculté de droit -de 'Paris, président, n'a
pas eu Ae peine à, montrer quel sort est fait depuis,
quelque temps aux ma;heureux consommateurs.
Quoi qu'il arrive, -ils .subissent inévitablement le
contre-coup des perturbations écononomiques et des
conflits du travail.
La ligup a pour objet de coordonner leurs efforts
et de faire entendre leur voix pour dire quelquefois
« C'est assez! » ou «C'est trop 1 » M. Levy-.Ullmann
professeur:à la faculté de droit de Lille, s'est spécia-
lement attaché à .dénoncer les hausses.qui sont le
fait résultant des accaparements..La ligue entend
aussi exiger des aliments purs et sains. Le docteur
Lenglet et M. Ambroise Rendu ont développé ce
thème. Les ligueurs ont approuvé, par leurs ap-
.plaudissements, les déclarations de leurs orateurs,
après quoi ils ont voté un .ordre du jour déclarant
1°- Que la consommation est le but unique do-toute
activiié conomique, et qu'il est illogique de produire
sans tenir compte de celui qui. consomme
2° Que chaque fois qu'elle l'a voulu, la puissance
d'achat a su faire écouter sa voix; mais que cepen-
dant l'éducation du consommateur est très en retard
sur celle de toutes les catégories de producteurs
3» Qu'il importe donc n'instruire et d'organiser les
consommateurs, c'est-à-dire tous ceux qui achètent et
;payent, et (te les constituer en un syndicat puissant,
capable de les représenter avec dignité, à côté des
syndicats de producteurs, patrons, ouvriers et inter-
médiaires, qu'il aidera .àlutter contre les fraudes et
les abus de toute nature.
Son action sera.par conséquent toujours guidée par
le sentiment de l'intérêt général, qu'elle défendra en
toute impartialité, sans aucune distinction de classe,
d'opinion ni de parti.
Chez les étudiants. La section des lettres de
l'Association .générale des étudiants offrait hier un
punch de bienvenue aux nouveaux adhérents, fort
nombreux cette année.
Un certain nombre d.e professeurs de la Sorbonne
avaient tenu à y assister, entre autres MM. Dur-
kheim, Bloch, Dubois, Puech, Jeanroy, Chamard,
Huguet et -Haumont. C'était la première visite des
professeurs à la Maison depuis son achèvement. Ils
ont loué la disposition des locaux. Au coursdu
punch d'honneur, prirent successivement la parole
M. Perraut, président de la section des lettres, qui
a fait ressortir les avantages du travail en commun
à l'association, puis M. Soullard, président du co-
mité de l'A, qui a remercié les professeurs de leur
concours et a déclaré que la Maison des étudiants
est la maison de l'Université, la maison des profes-
seurs. Enfin, M. Bioch, au nom des professeurs, a
vanté l'enseignement de la Sorbonne et fait l'éloge
de l'Association générale des étudiants.
Au collège Sainte- Barbe. Un commence-
ment d'incendie s'est dpclaré, ce matin vers cinq
heures, au collège Sainte-Barbe, dans un cabinet de
débarras. Il a pu être éteint par le personnel .du
collège.
Dispensaire gratuit pour tuberculeux.
Le docteur Doyen nous adresse une note pour an-
noncer l'ouverture d'un aispensaire le lundi 12 dé-
cembre, 14, rue du Commandant-Marchand. Dans
ce dispensaire, tous les malades porteurs de cartes
du bureau de bienfaisance seront traités gratuite-
ment pour la tuberculose et les autres maladies in-
fectieuses aiguës et chroniques.
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AVIS DIVERS
An désire Se mettre en relations avec eapita- ,̃
\J listes pouvant collaborer à laformation d'une
société pour donner extension à une affaire de
constructions mécaniques à Paris, fabriquant
une spécialité très connue et rapportant gros
bénéfices. Affaire de grand avenir. Ecrire
JB. C 61. (mai de VaHa*. Paris.
M.'Doyôn se propose de ^montrer en quelques 1
mois qu'il lui est possible de transformer l'état sa- I
nitaire, de supprimer la plupart îles maladies infec-
lieuses aiguës et chroniques, et de diminuer dans-;
une forte proportion la -mortalité humaine. i
Xia bandle des voleurs de titres. Le ser- ̃«
vice de la Sûreté a arrêté hier une bande de vo-
leurs et de laveurs de titres, composée de six irrdi- <
vidus qui étaient recherchés depuis deux mois. Les i
membres de cette association, les nommés Edmond
de Redon, acrobate; Robert Leroy, dit le « Beau | ,j
Robert de Montmartre »; Joseph Pazeaux, remisier;
Jules Gardin, garçon de café; Hippolyte Freund,
bijoutier, sont inculpés de vols nombreux de titres
s'élevant à une centaine de mille francs environ, J
commis en partie au détriment de M. et Mme Bri-
cot, demeurant à Chantilly, et de M. Chauveau, ren-
tier à Joinville-le-Pont.
Au moment de leur arrestation ils possédaient
une somme de 22,500 francs.
Ingénieur arrêté po«f v6l. Un ingénieur;
âgé ae trente-cinq ans, Eugène Hartmann, marié et
père de quatre enfants, a été iarrôté hier à la gare ̃[
Saint-Lazare, en flagrant délit de vol de colis pos-
taux. Une perquisition opérée à son domicile, rue.
Guizot, à Bois-Colombes, a amené la découverte de
nombreuses valises et de nombreuses reconnais-
sances du Mont-de-Piété où Hartmann engageait le
produit de ses-vols.
Aux Champs-Elysées. –Deux jeunes malfai-
teurs,.Etienne Lucas, dix-huit ans, et André Cour-
ceau, quatorze ans, se précipitaient ce matin, vers
une heure, .place de l'Etoile, sur une jeune -femme
du quartier qui rentrait chez elle après avoir passé
la soirée chez des voisins, et'lui arrachaient son ré-
ticule renfermant une certaine somme d'argent. Des
agents, qu'accompagnait un chien policier, se mirent
à leur poursuite et parvinrent à les arrêter avenue
Marceau. Lucas a été trouvé porteur d'un carnet
portant l'inscription: « Vive Liabouf Mort aux
v 1 » Tous deux avaient dans leurs poches des
loups de velours qui leur servaient .à masquer leur
visage.
Un déraillements Nous avons annoncé avant-
'Kier que deux trains de marchandises s'étaient tam-
ponnés sur la ligue de Paris à Dieppe, dans le
tunnel de Chars. Par suite d'une fausse manœuvre
d'aiguillage un nouvel accident s'est produit hier
en gare de Chars. Le train de voyageurs numéro 4
venant de Dieppe a déraillé. Aucun voyageur n'a
été blessé. Mais ils ont éprouvé une assez forte se-
cousae.
Vente d'inisneuble epngréganïste. On
nous écrit de Dijon
Sur requête des créanciers hypothécaires, l'im-
meuble des jésuites a été vendu hier à la barre du
tribunal civil. Le séquestre faisait opposition, re-
vendiquant l'immeuble comme bien congréganiste.
Mais le tribunal repoussa sa demande et décida qu'il
y avait lieu de procéder à la vente.
L'immeuble a été adjugé 288,000 fr. à Me Fleurot,
avoué. La ville de Dijon, qui voulait l'acquérir pour
en faire une école, n'a pu aller jusqu'à ce prix.
Mort d'une centenaire. Mme vouve Diou-
donné Cotion, née Adélaïde Lompret, .demeurant à
Fenain- (Nord), est morte jeudi soir à l'âge de
103 ans et 8 mois.
Drame passionnel. On nous télégraphie de
Marseille
Un jeune homme de vingt-quatre ans, Marius
Junique, demeurant à -Lyon et qui était de passage
à Marseille où il était venu avec une jeune fille,
Alice Richard, sa -maîtresse, âgée de dix neuf ans, a
tué cette dernière hier soir sur la promenade de la
Corniche il a ensuite tenté de se suicider et s'est
constitué prisonnier. Les deux jeunes gens étaient
assis au bord dé la mer lorsque Junique dit tout à
coup à sa maîtresse « Embrasse-moi..» Elle tendit
ses lèvres, et sournoisement, il lui tira un coup de
revolver. Interrogé sur les motifs de son crime,
l'assassin a répondu « Je n'avais pas de raison
mais une idée fixe me poursuivait il fallait que je
la tue.» »
Un acte de sabotage a été commis hier soir à
Montpellier, à la guérite Nord des P. T. T., située
sur la route de Nîmes. Six isolateurs et 25-mètres
de cuivre ont été coupés, ce qui ainterrrompu les
communications avec plusieurs centres impor-
tants.
INFORMATIONS DIVERSES
La fête de l'Arbre de Noël en faveur des .enfants
alsaciens-lorrains de Levallois-Perret aura lieu le di-
manche .27 décembre,. à deux heures, à l'hôtel de ville.
Cette fête sera présidée par Me Henri-Robert, avocat à
la cour d'appel. Les dons et offrandes en faveur de
l'œuvre sont reçus chez 'M. Aristide Hengy, président
du comité, 35 bis, rue Ri vay, à Levallois-Perret.
Conférences de « Foi et Vie ». Demain dimanche,
44, rue de Rennes, à cinq heures, M. André Michel,
conservateur au Louvre :;« Noire-Dame de Paris », avec
projections. •
M. Bléry, profôsseur.au lycée (Charïemagne, sou-
tiendra-les deux thèses suivantes pour le doctorat dé-
vant la faculté des lettres de Paris, en Sorbonne, ;le
vendredi 16 décembre.à une heure:
Thèse. complémentaire: «Rusticité et urbanité ro-
maines •». ).
̃ Thèse principale « Syntaxe xte'la subordination dans
Térence ».
ar~mys ~®
TRIBUNAUX
"Contre t'arméa. M. Louis Parronet, poursuivi,
ainsi que nous l'avons dit, pour diHamation et inj.u-
res envers l'armée par voie de la presse, et Mlle Hé-
lène Lecadieu, gérante du Libertaire, ont été, après
plaidoiries de Me. André Berthon et, Justal, acquittés
parle jury.
M. PoraB ot son en-penslonnalre, M. Quisose.
M. André Dubosc signait, en 1906, un engagement
de deux ans avec M. Porel, directeur du Vaudeville.
Pendant toute la saison 1906-1907, l'artiste joua se-
lon les termes de-son engagement ;mais en septem-
bre 1907, à la distribution de Patachon, la pièce de
M. Hennequin et Duquesnel, il -refusa lo rôle de
Tergy, le considérant comme une «.panne » suscep-
tible 'de. nuire à sa réputation urlislique. M.Dubosc
quitta donc le Vaudeville pour aller à la Renaissance.
M. Porel l'assigna en payement du dédit de 40,000
francs, prévu au contrat, le directeur du Vaudeville,
prétendant que M. Dubosc,. engagé pour jouer tous
les rôles, ne pouvait pas refuser ceux qui lui étaient
distribués. ̃
La 3e. chambre civile rejeta la demande du direc-
leur du Vaudeville en déclarant que AI. Dubosc, qui
avaitété engagé à des appointements considérables,
n'était pas obligé de jouer des rôles de simple utilité.
Sur appel, la 4e chambre de la cour a infirmé le
jugement du tribunal civil et condamné, pour non-
exécution d'engagement, M. André Dubosc à payer
-à M. Porel les 10,000 .francs de dommages-intérêts
auxquels celui-ci. avait réduitsa demande.
Abandon de poste paradant la grève des che-
minets. Le 12 octobre dernier, à l'occasion de là
grève des cheminots, six soldats du 120e régiment
d'infanterie, avaient été désignés pour garder pen-
dant la nuit le poste d'aiguillage voisin .de -la gare
de Vaimondois ^Seine-et-Oise).
La bise soufflait, âpre. Un employé de la Compa-
gnie du Nord, apercevant les soldats qui battaient la
semelle, leur cria
Que faites-vous donc là? Ne seriez-vous pas
mieux au chaud, devant une bonne table, qu'à gar-
der cette aiguille qui, d'ailleurs, ne s'en ira pas ? 9
Les six soldats écoutèrent le tentateur et c'est ce
qui les amenait hier devant le conseil de guerre, le-
quel s'est montré indulgent d'ailleurs pour cette
escapade. Cinq des prévenus ont été acquittés. Un
seul a été condamné à un mois de prison avec sur-
sis pour avoir accepté avec trop d'empressement
l'ofiro alléchante du cheminot.
Gardiens da la peix en correctionnelle.
MM. Eugène Bazin, Albert Joachim et Félix Char-
j bonnier, tous trois gardiens de la paix dans le
12e arrondissement, ont comparu hier devant la
[ 8e chambre correctionnelle, présidée par M. d'Albi-
gnac, sous l'inculpation de coups et blessures.
Sous le prétexte d'un délit d'outrages envers l'un
d'eux- délit qui n'a pas été établi ces trois agents
avaient, dit le réquisitoire du parquet, arrêté chez
eux, le 21 août dernier, deux jeunes gens, MM. Hé-
3 bert et Hue, sur lesquels ils s'étaient livrés à des
voies de fait, en les conduisant malgré leurs protes-
tations au poste de police.
Les trois agents ont bien protesté à l'audience
contre les faits qui leur étaient reprochés, mais les
,j. _t.MMt
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I JOUETS NOUVEAUX 1 PfeCSORATÏOM EaCMI^EUBE
pMcnaîris et les témtitos ont été si formels dans î
leurs déclarations qaeie substitut Prouharam a pu £
dire
C'est avec un sentiment très sincère de réelle tris-
tesse que je me lève pour requérir contre les trois j
prévenus les pénalités prévues par l'article 311 au t
Code pénal.
Dans ce prétoire, où nous avons journellement l'oc-
casion d'apprécier le zèle, le dévouement, l'abnégation 1
apportés par les agents dans l'accomplissement quoti- c
dien de leurs difficiles fonctions, c'est pour nous un ]
pénible devoir de constater aujourd'hui une défail-
lance passagère, très particulière et tout à fait excep- i
tionnelle. Oui, messieurs, tout à fait exceptionnelle,
car l'admirable corps des gardiens de la paix est dans
son ensemble au-dessus de tout éloge. Disciplinés et
bravés, les agents sont dignes de la confiance. que
nous leur accordons et de l'estime en laquelle les tient
si justement la population parisienne.
Faire leur éloge serait superflu leurs actes de dé-
vouement sont là pour attester leurs qualités.
En témoignant publiquement mes sympathies aux
gardiens de la paix, je n'en suis que plus à l'aise pour
vous demander la répression, qui s'impose, des actes
reprochés à charbonnier, Jpaohim et Bazin. Ils ont ma-
nifestement manqué de prudence et de sang-froid.
Quand des faits de cette nature se produisent, ils sont
heureusement si rares qu'il faut se hâter de les punir
comme il convient.
La loi est égale pour tous; et la,faute est damant
plus grave que les coupables sont plue conscients de
leurs actes.
Les trois gardiens de la paix Bazin, Joachim et
Charbonnier, qu'avaient défendus Mes Hébert, Re-
nault et Gueneau, ont été condamnés à huit jours de
prison chacun avec sursis.
Attendu, dit le jugement, qu'il résulte de l'instruc-
tion et des témoignages recueillis à l'audience quà à
la date du 21 août 1910 les agents Bazin, Joachim et
Charbonnier se sont livrés il des actes de violence
sur les sieurs Hébert et Hue, qu'ils avaient arrêtés;
Attendu, toutefois, qu'il y a lieu de tenir compte,
dans une large mesure, des ,excellentes notes qu'ils
ontméritées au cours de leurs nombreuses années de
service, et qu'une défaillance anomentanée ne saurait
faire oublier leur conduite antérieure.
Laeour en appel. M. Lucien Lacour a>inter-
jeté appel du jugement rendu par la 9e chambre cor-
rectionnelle et aux termes duquel elle se déclarait
compétente pour connaître du délit dont il s'était
rendu coupable à l'égard du président du conseil à
l'issue de-la cérémonie d'inauguration du monument
Jules Ferry aux Tuileries.
L'assassinat de t'astronome. De notre cor-
respondant do .Nice :̃
Au cours de la seconde partie de l'audience -drhier,
ont été entendus les témoins cités par la défense.
Le premier de ces témoins est, de tous points, fa-
vorable au docteur Brengues. D'autres viendront
ensuite qui ne le seront pas .moins, notamment le
syndic des médecins de Nîmes. Ils affirmeront que
leur collègue se faisait un devoir de soigner gratui-
tement les pauvres.
MM. Olivier Lasborde, inspecteur de 1 enregistre-
ment à Marseille, et Léon Fabre, avoué à Carpen-
tras, donnent sur la contestation née entre le doc-
teur et son beau-frère, au sujet du testament de la
première Mme Charlois, des précisions favorables à
Taccusé.
M. Aldébert ajoute que celui--ci -Bacepta sans ré-
crimination la perte du procès.
Voulant donner la preuve de ce qu.il appelle le
désintéressement de Brengues, M. Fabre déclare
que ceiui-ci n'a pas réclamé à Charlois la partie mo-
bilière de la succession, partie qu'il aurait. pu, dit-il,
revendiquer depuis 1906. M. Ducras, ami de Char-
lois, revient à ce sujet à la barre et il affirme de
nouveau la conviction qu'avait, paraît-il, l'astro-
nome que sa première femme avait succombé à la
suite de piqûres de poison que lui aurait faites le
docteur Brengues. Cette affirmation est en contra-
diction avec la déposition du docteur Camous, de
Nice, qui soigna Mme Charlois, morte d'un érysi-
pèle.
La liste des témoins étant épuisée, M° Pourquery
de Boisserin -demande, après une suspension d'au-
dience,,qu'il lui soit donné acte de certaines déclara-
tiens que,le.juge d'instruction Maret a faites à l'au-
dience du matin, quand il-a été entendu en vertu du
pouvoir discrétionnaire duprésident. Il.en est donné
'âCt6
Après une assez vive discussion entre.le-défen-
seur et le juge d'instruction M. -Maret, M°_ Lai-
rolle commence sa.piaiddirie pour la partie civile.
f WÈCROLQ&IE
Les obsèques do M. Max .Dreyfus -auront lieu
dimanche au cimetière Montparnasse. Réunion à
11 h. 1/4 à la porte'principale. De la part de MM.
Fernand et Charles Dreyfus et des familles Weil,
Meyer, Henri Picard, Didisheim, Willard et Rueft.
Les rribsferues du 'baron de. Bondeli, directeur du
Crédit. lyonnais, auront lieu lundi prochain 12 dé-
cembre à midi et.demi au .temple dsl Etoile, 54, ave-
nue de la Grande-Armée..
Les personnes qui n'auraient pas reçu d'invitation
'Sorti priôes de considérer, le pféseHt avis comme en
1-tenant lieu.
[n gyma a*– C3HWMBMB»» «bbmwi ^^nmmMjuwuiiMlvW' mini
T:E3:IB..A.T;R~BS
Théâtre Déjazbt « Les Figec-nnettes »
M. Léon Gandillot revient àla scène de ses pre- :,I
miers triomphes. Là où il fit représenter Ferdinand
le Noceur et les Femmes collantes, il a donné hier
soir, en collaboration avec M. Alphonse de Beil, les
Pigeonnettes.
Les « Pigeonnettes », ce sont les petites femmes
qui après avoir plumé tant de pigeons, seront plu- v
mées elles-mêmes: c'est bien leur tour. Liane de
Commércy, qui a.un ami sérieux, qui eut un mari,
veut épouser un prince russe. Ilïaut qu'elle divorce.
On cherche le mari, que l'on retrouve peintre d'en-
seignes, et qui avait d'ailleurs 'fait prononcer le
divorce depuis longtemps, dès le départ de sa
femme. Liane pourrait donc épouser le prince mais
celui-ci est simplement un coiffeur de Toulouse, qui
se donnant comme un grand seigneur de l'Oural,
promet le mariage aux demi-mondaines. 11 goûte
ainsi de doux moments, et quand la dame.a cesse
de lui plaire, il va rejoindre, son épouse légitime,
car il est marié, -et ses enfants, caril est.père,
sur les bords de la Garonne.
Gaiement enlevé par la troupe de Déjaz-et 'MM.
Le Temple. Philippon, Max André, Mmes Fernande
Bernard, Yvonne Vass.eiin, le vaudeville de MM.
Gandillot et Alphonse de Beil s'ajouteraidignement
à la liste des ouvrages signés spar le premier colla-
horateur.
M. Claude Debussy est en ce moment à Vienne
pour y diriger quelques concerts. Un journaliste à
pu .causer avec lui. Nous détachons quelques pas-
sages de cette conversation
Je ne révolutionne rien; je ne démolis -rien.
Je vais tranquillement mon chemin, sans faire la
moindre propagande pour mes idées, ce qui est le
propre du révolutionnaire. Je ne suis pas non plus
un adversaire de Wagner. Wagner est un génie;
mais un génie peut se tromper. Wagner se pro-
nonce pour la loi de l'harmonie; je suis pour la
liberté. La musique, par nature, est libre. Tous les
bruits qui se font entendre autour de nous peuvent
être rendus. On peut représenter musicalement tout
ce qu'une oreille fine perçoit dans le rythme du
monde environnant. Certaines personnes veulent,
tout d'abord, se conformer aux règles; je veux, moi,
ne rendre que ce que j'entends.
<̃ » II n'y pas d'école Debussy. Je n'aipas de disci-
ples. Je suis moi.
i Et Berlioz, Mozart, Beethoven?
De grands maîtres que je vénère, les deux der-
niers surtout. Berlioz attache une boucle romantique
à de vieilles perruques.
M. Debussy a encore ajouté «Voyez comme onse
trompe. Les uns voient en moi un homme du Nord
1 mélancolique; d'autres me donnent comme un repré-
sentant du Midi, la Provence, Daudet, tirili, tirila 1
t Je suis tout bonnement de Saint-Germain, à une
demi-heure de Paris. />
Le Grand théâtre de Dresde annonce pour le
25 janvier la première représentation du nouvel
opérade M. Richard Strauss, le Cltevalier à la rose.
1 Ce soir:
Au théâtre Femina, à Huit heures et demie (reprô-
sentations.de l'Œuvre), première d'Elektra, de Hof-
mannsthal (Mmes Suzanne Després, Marcelle Bailly,
Deraisy, M. Lugné-Poe, etc.) l'Amour de Kesa. de M.
s R. d'Iîumières (Mme Suzanne Després, M. de Max,
etc.): les Pieds nickelés, de M. Tristan Bernard (M.
5 Lugné-Poe, Mme Miller, etc.).
A l'Opéra, Mlle Louise .Grandjean chantera pour' la
dernière fois, avant de partir en congé,, le rôle de
3 Brunnhilde de la Walkyrie, et M. Franz chantera pour
la première fois le rôle de Siegmund. Mlle Bourdon
Interpréta» 'Sleglinde, M. Journet sera Wotan. Les t
autres Tôles par Mlle Mati et M. Lequien.
A l'Opéra-Comique, lundi prochain, en représen-
tation populaire à prix réduits, on donnera Richard a
Cœur de Lyon, chanié par M. Féodorof, Mlles Mathieu- r
Lutz, Nelly Martyll,,M. Vigneau, et tes Noces de Jean- r
nette, avec Mlle Ï4ssier et M. Andral. t
-:Nous avons dit déjà que le théâtre des Nouveau- J
tés, dont le bail se termine, comme l'on sait, au mois l
de juillet 1911, doit être démoli pour faire, place à une t
rue nouvelle. t
En prévision de cet événement, M. Germain, qui
.triomphe tous les soirs dans sa magistrale création de j
Chaussette de l'amusant Zèbre, vient de signer un
brillant engagement avec M. Quinson, directeur du
Palais-Royal, dont il deviendra le pensionnaire à dater
du 1er octobre 1911. Ajoutons que, jusqu'à la clôture
des Nouveautés, M. Germain continuera ses représen-
tations à ce théâtre. i
-Mme Yvette Guilbert et son école se feront enten-
dre demain dimanche, à huit heures et demie, salle 1
des Horticulteurs, 84, rue de Grenelle. M. Cooper vien- i
dra dire des vieilles chansons d'autrefois, '<
Le Palais ;de Glace, le bel établissement des }
Champs-Elysées,, réunit chaque jour tous les sports-
men.
Aux Folies-Bergère et à l'Olympia, matinée -de-
main, et dans les deux établissements avec la revue.
On annonce pour le mardi 13 décembre à quatre
heures une conférence intéressante.: elle pour sujet
le dernier roman de M. Gabriele d'Annunzio. Elle aura
lieu à l'hôtel .de la .revue les Arts, 15, rue.de la Ville-
l'Evêque, etasera faite par M. Robert,de Montesquiou.
SPECTACLES DU SAMEDI 10 -DÉCEMBRE
THEATRES
Opéra, 8 h. La Walkyrie.
Dimanche (représentation gratuite) Rigoletto Javotte.
Lundi Aida.– Mercredi Samson et Dalna Javotte.
̃Francais.8h.3/4. Comme ils sent tous.
Dimanche (mat.) Centenaire d'Alfred de Musset; (soi-
rée) les Caprices de Marianne;- l'Apothéose de
Musset; On ne badine pas avec l'amour. Mardi,
jeudi les Marionnettes. Mercredi le Marquis de
Priola; le Songe d'un soir d'amour. Jeudi (mat.).:
le Comédien de Corneille la Nuit d'août aux
Poètes sincères; l'Apothéose de Musset; 1 Aven-
turière.
Opéra-Comique, 8 h. Macbeth..
Dimanche (mat.) Fortunio Cavalleria rusticana; (soi-
rée) Werther la Légende du-point d'Argentan.
Lundi: Richard Cœur de Lion; les Noces de Jean-
nette. Mardi :.Macbeth.
Odéon, 8 h..1/2. Vieil Heidelberg.
Dimanche (mat. et soirée), -mardt Vieil Heidelberg.
lundi, mercredi les Trois Sultanes les Fourbe-
ries de Scapin.- Jeudi 'irrat.-conf.) les Trois -Sal-
tanes; (soirée) Répétition .générale. Vendredi
Roméo et Juliette.
-Gymnase, 8 h., 3/4. La Vierge folle.
Vaudeville, 9 h. Montmartre.
Variétés, 8 h. 1/4. La Partie d'échecs; le Bois sacré.
Gaîté-Lyrique, 8 h. L'Africaine.
Dimanche :{mau) l'Attaque du Moulin (soirée) la
Juive. Lundi Quo vadisî Mardi la Favorite.
Mercredi, vendredi Don Quichotte. Jeudi (mat. J
le Trouvère (soirée) l'Africaine.
Renaissance. La Main reste; Mon ami Teddy.
Th. Sarah-Bernhardt, 8 h. 1/2. -La Dame aux camélias.
Nouveautés, 8 h. 3/4. La Diva en tournée le Zèbre.
Th. Réjane, 9 h. -.Le Mariage de Mlle Beulemans.
Porte-Saint-Martin. 8 h. 3/4. L'Aventurier.
T-h.Autoine. 8 h. 3/4. La Femme et'le Pantin.
Châtelet, h..25.– Arsène Lupin contre HerlokSholmôs.
Athénée, 8 !h. 1/4. Arrêt à Dijon; les Bleus de 1 amour.
Palais-Royai, 8 h. 1/3. La Balance.; le Million.
Trianon-Lyrique. 8 h. 1/2. Miss Helyett..
Dimanche (mat.) Fra Diavolo; (soirée) :.les ;Hugue-
nots. Lundi la Mascotte.
Bouf.-Parisiens,9h.Auteur;Xanthochezles courtisanes
Ambieu, 8 h. 1/2. Au Téléphone le Tram de 8:h. 47.
Th. Apollo, 9 h. 8 h. 3/4. Rêve de valse.
Dimanche: Hans le joueur de flûte.
•Foiies-Dram.S h. 1/2.– Nos Femmes.
Th des Arts,- 9 h. –.Le Carnaval des Enfants; le Sicilien.
Th. Molière, 8 h. 1/2. ̃- Detective Dog.
Cluny, 8 1/2 Clo
Grand-Guignol, 9 h. Saturnin; Sabotage.; Condo-
léances Un peu-d'idéal.; -Figures de cire.
Capucines, 9 h. Saufvot' respect Yette; le 2e larron.
SPECTACLE-S-.CO'NCE.BTS S
Folies-Bergère, 8 h. 1/2. ïtevue des Folies-Bergère.
Olympia, 8 h. 1/2. ViveP.arisl revue.
Grands'Magasins Dufayel. -Concert et cinematograpne
de -2 h 1/2 à 6 -heures tn.usies iours.. sauf le dimancne.
Nouveau-iC!irque,Sh.l/2.LesJQiesderescadron;Att. div
Palais de Glace (Champs:Elysées).– Patinage sur vraie
glace. Tous les jours de 2 à7 h. et de 9 h.sàminuit.
Musée Grévin. Pilais des mirages. Le Temple hindou.
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Paris. Eldorado. Fursy. Luna-Park. Mou-
lin de LA Galette. Moulin-Rouge. Scala.
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19e année.
sNe,publie;queide l'inédit.. Chaque ai0 168 pages.
'̃̃ Un supplément illustré hors texte.
"Librairie Plon. Nourrit et C°, 8,T.Garancière;:PARis
.Sommaire, du h" du 10 décembre
Gabriel Hano taux. *ia Balance politique
j de l'Académie française. L'Europe en.Orient.
-Gh. Ghenu Le Centenaire de la res-
i ancien bâtonnier de l'or- tauration idu barreau. v
dre des avocats a la cour
'̃̃ d'appel de Paris. ,m ̃̃
"Edith Wharton Le Verre d'eau. (Traduit
de l'anglais par Jane
Ghalençon.)
JBaron André de MaricQurt. X.a Famille d'Alfred de
Musset.
Jacques Bardoux. Edouard VII (in) (fin)
q le Diplomate.
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publication du nouveau roman de'M. Paul Acker
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une encyclopédie sans rivale en aucun pays.
SPORT
AÉRON AUTIQUE
L'AVIATEUR legagneux monte a 3,200 .mètkes
Nous avons publié hier en Dernière heure une dépê-
che de Pau annonçant que l'aviateur français Lega-
gneux vennit de battre par 3,200 mètres le record du
monde de la hauteur.
>̃ C'est à dix heures quarante du matin que Lega-
gneux s'est élevé de l'aérodrome béarnais sur un mo-
noplan de construction française muni d'un moteur
Gnome. Il atteignit en 12 minutes l'altitude de 1,000 mè-
tres, en 30 minutes celle de 2,000 mètres. Une heure un
quart après son départ, il dépassait la hauteur de ;960
3 mètres atteinte à Belmont Park par l'aviateur améri-
l cain Johnstone. Legagneux était donc à ce moment
recordman du monde, mais poursuivant son effort, il
s'é;eva encore et ne commença à redescendre que lors-
que son baromètre enregistreur marqua 3,200 mètres.
-Il reprit terre en un vol plané dont la durée fut de dix
minutes environ.
On ne sait encore quel sera le chiffre exact du nou-
veau record établi par Legagneux, qui ne sera homolo-
gué qu'après vérification par les pouvoirs qualifiés du
baromètre enregistreur.
Le record de hauteur était généralement considéré
comme appartenant a l'aviateur américain Johnstone
par 2,960 mètres. Officiellement il était détenu par l'a-
viateur hollandais Wynmalen, qui atteignit, le 1er oc-
c tobre dernier, au camp de Châlons, la hauteur de 2,780
î métrés.
MM CAPITAINE BELLANGER VOLE DE VJNCBNNJ&S
À.MOUPMELON
Le capitaine Bellanger, un de nos meilleurs pilote^
aviateurs militaires, a effectué hier en aéroplane ua
raid superbe. Parti à 10 h. 50 du matin de l'aérodrome
militaire de la Maison-Blanche à Vincennes, il atter-
rissait peu après midi au camp de Châlons, ayant cou-
vert les 160 kilomètres du parcours à une vitesse su-
périeure à 100 kilomètres à l'heure.
Comme le monoplan de Legagneux, dont nous rela-
tons plus haut l'exploit, celui du capitaine BeU&nger
était muni d'un moteur Gnome. Ce sont deux .bellea
prouesses de plus à inscrire à l'actif de la Spçjétô
française des moteurs Gnome.
LE LIEUTENANT FÉQUANT VOLE DE VERVINS AU ÇAjIflP
DE CHALONS
-.̃ %Be notre correspondant de Reims)
Reims,9 décembre.
Le lieutenant Féquant, qui avait été obligé d'atterrir
hier à Pontgivart, par suite d'une panne du moteur,
alors qu'il se rendait de Vervins au camp de Châions,
a passé sa journée, en compagnie d'une équipe de sol-
dats aérostiers, à réparer son appareil. Ce matin, dès
huit heures, il se remettait en route et pointait -droit
sur .Reims. Il passa au-dessus des clochers de Bourgo-
gne et de Brimont, puis il vint planer au-dessus des
terrains où se déroula la semaine de Reims en juillet
dernier. L'officier traversa ensuite Reims dans toute
sa largeur et se dirigea vers le camp de Châlons, j)ù il
atterrit vers neuf heures et demie.
AU CAMP DE CHALONS
Hier au camp de Châlons, malgré un vent très vio-
lent, l'aviateur Fischer a volé à plusieurs reprises de-
vant M. Stanciof, envoyé extraordinaire et ministre
̃plénipotentiaire de Bulgarie, accompagné de sa famille
et de l'ingénieur du tsar Ferdinand.
AUTOMOBILISME
UNE INTÉRESSANTE EXPOSITION
Parmi les expositions qui remportent le plus de
succès auprès des visiteurs du Salon de 1 autamobilt
actuel, il convient de citer celle de la Charron, iLimi-
ted. Le stand de cette -société, situé au centre de 1&
-nef du Grand Palais, est continuellement envahi par
les connaisseurs, attirés par la rare élégance des:ma-
dèles qui y sont exposés et retenus et séduits paraim-
peccabilité de leur construction.
L'exposition de la Charron Limited, comporte un
modèle de tous 'les types que construisent les impor-
tantes usines de'Puteaux; c'est dire que la gamme des
voitures de différentes puissances est complète.
Le publie semble témoigner une faveur .particulièra
qu'on conçoit aisément à la 16-chevaux, dont le
moteur est a quatre cylindres monobloc de 95 mm.
d'alésage et 130 mm. de course 'Nous signalons ce mo-
dèle véritablement très intéressant, à l'attention de
nos lecteurs, car il est le fruit des études approfondies
d'une -nraisramiont lès-produits -en -général ont-une re-
nommée particulièrement bonne.
UN TRAINEAU AUTOMOBILE
Une des curiosités du Salon de l'automobile actuel est
le' traîneau Coanda-Grégoire exposé sur le stand de la
société Grégoire. On remarque également -sur ce-etand
,une voiture de 12 .chevaux 80 J60 qui peut atteindre la
vitesse de 100 kilomètres à l'haure.
CYCLISME
1ES » -SIX JOURS » DE NEW-YORK
New-York, 10 décembre,.
A deux heures du matin -la position des coureurs est
la Buivante
P^Uoot-.vioran, fogler-Hill et Lher-Boullet, ensem-
ble ayant couvert 2,ï28 milles Bt -91 îaurs, soit environ.
3,600 kilomètres puis viennent Mitten-Thomas, avec
un tour de retard, soit 160 mètres,; West-Demara et
Ruttt-Cla-rck-, avec deux tours .de retard;; Cameron-
Halstead, avec trois tours de retard.
L'équipe Collins-Drabach a abandonné.
BOXE
POUR LE TITRE DE CHAMPION DE FRANCE
Nous avons annoncé'les défis lancés au champion 'de
France (poids mi-moyens) M. Arsàl, par les boxeurs
Battling Lacroix et Eustache. M..Arsai ayant déclaré
ne pas vouloir relever -ces défis, la..Fédération fran-
çaise des sociétés de boxe a décidé, conformément au
règlement, 'de lui enlever le titre de -champion et d'en
faire l'enjeu d'un match à disputer entre les boxeurs
Eustache -et Battling Lacroix.
iFOOTBALL
LES-MATCHES DE DEMATN
Deux matches de football rugby se disputeront de-
main dans la région parisienne l'un au vélodrome du
̃Parc des Princes -entre -équipes du Stade français et
du Spor.ting-Club universitaire de France et 1'autre a
Colombes, entre équipes du Hacing-Club de France et
;du Cercle amical.
En. football association, l'équipe de Paris jouera a
Boulogne contre celle. du corme de Middlessex.
~,p~ :PARFUM DE.LA fLEUR
&AROSB FRANCE HpuwS!l5T°ft"'«wS^
I~ARQSE ~ri BOtJB¡ca.ftT.19.iF'IU~Bol1Or4i
1 SG-OfO des voitures exposées au
Salon avec janïes amovibles sont
montées sur jantes VI NET,
to Jante Tinet amovible
est ;la jante amouible par exeël-
terne. Voir siani 7, SdUm
d'honneur 1er Mage.
| X
X«IQ"£JJ=3 U Jtt ~AOE
GORDKL-HEDOCÏS
Ç!?R~. Bar~sâtu
"^éntsà ParisTB. IAOBIBZ et C", «2, ïavks Poissonnière
DÉPÊCHES COMMERCIALES
Hordeaux. 10 décembre.
Blés. –Fermes. Du Centre 28 2". à 2« 75 les uwkil.
Farines Tendance hausse. farines fleur du haut
pays 41 fr. à 4150 les 100 kilos rendus; supérieure d<
Centre manque.
Cafés. Tendance soutenue. Bahia -supérieur /2 If
75 fr.; Guayra gragé 76 à 82 fr.; 'Guatemala gragé 65 $,
85 fr.; Calédonie 105 à 115 fr. les 5- kil. entr.
Cacaos. Tendance facile. Guadeloupe 89 a 92 fr^
Martinique '88 à 91 fr., les 50 kil. entr.
Thés Tendance facile. Congo 150 fr.: Hyson
ordinaire 200 fr.; Souchong 560 fr.- Impérial 2ï0 frj
Poudre à Canon 220 fr.; Chulahisson 240 ir.; Twsnka^
260 fr.; Pecko 800 fr. les 100 kil. entr.
Vnnilles. Tendance facile. Mexique fine 40 $
55 fr.; dito moyenne 35 fr.; Réunion et sortes
Bnes'40 à 50 fr.: moyenne et bonne-ordinaire 2o a 35 fr.t
1 Guadeloupe 15 à 30 fr.; anillans Guadeloupe 12 à 14 ftc
le kilo acq.
1 kilo acq. Londres, 9 décembre.
Chanues Bombay .1 sh. i 1/16 den.: Calcutta 1 sh.
4 1/16 den.; Hong-Kong 1 sh. 9 15/16 d.; Shangha
2 sh. 5 5/8 den.;
New-York, 9 décembre.
Changes: sur Paris 5 23 3/4: sur Londres "4 82 3/^
1sur Berlin 95 ̃»/».
Cotons. Recettes de ce jour T2,DQ0 balles .contre
34.000 l'an dernier. Total des 7 jrs: 397,000 bnlles contra
190,000 l'aii ttern'. Middling (ipland 15 10, hausse 30/100.
Marché .soutenu. Ventes 7,200 balles.
Futurs: cour. 14 81: fév. 14.98: avril 15 17. Marché
ferme.
rftoc'k du coton dans les Dorts -de l'Union 1,058,000
balles 'contre 768.000 l'an dernier. Stock intérieur:
724.000 balles contre 675.000 l'an dernier.
.Stock à New-York 237,000 balles contre 129,000 l'an
dernier.
i Cafés.' Rio Fair no futurs: cour. 10 95; fév. 10 88;
avril 10 78. Marché faible. Ventes 37,000 balles.
New Orléans. 9 décembre.
Cotons. -Middling 14 87, hausse 18. Marché sou-
tenu. Ventes 600 balles.
'Futurs: cour. 14 90; fév. 15 09; -avril 15 36. Marché
so-uteiiu.
Stock à New-Orléans 222,000 balles contre 142.000 l'an
dernier.
Rio. S décembre.
Cafés Recettes 2 jrs 25.000 sans. Marché soutenus
Stock 413.000 sacs Ili n° 7. 7,650 reis, baisse 150.
I Change 16 5/16, hausse 1/32.
Santos. 9 décembre.
Cafés Recettes: 35,000 sacs Marché inaetif.
l Stock: 2,668.000 sacs.
) Standard no 7, 7,000 Teis, baisse 200.
Laines. Londres, 9 décembre. Circulaire d4
1 MM. F. Huth et C°:
Bradford. Le ton est plus ferme qu'il ne l'a été de-
r puis quelque temps et la demande mieux soutenue
surtout pour mérinos. Ce qui se vend obtient les
fermes prix courants. Le peigné 60 se cote 26 3/4 den.
Liverpool..Pour les prochaines ventes de laines Indes
i en janvier, on ne s'attend, quant à présent, qu'à 26,(0»
balles environ. Cette semaine environ 800 balles ont
â ̃ trouvé preneurs à des prix fermes.
e Londres. Ici une certaine demande se fait jour pour
laines communes. Environ 7,250 balles peaux de mou-
ton d'Australasie et de Punta Arenas ont été mises a
0 l'enchère les 7 et 8 et, pour la plupart, vendues aux
cours antérieurs.
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