Titre : L'Écho de Jarnac
Éditeur : [s.n.] (Jarnac)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Royan)
Date d'édition : 1903-02-22
Contributeur : Billaud, Victor (1852-1936). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32760004g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 22 février 1903 22 février 1903
Description : 1903/02/22 (N1089). 1903/02/22 (N1089).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG16 Collection numérique : BIPFPIG16
Description : Collection numérique : BIPFPIG16 Collection numérique : BIPFPIG16
Description : Collection numérique : BIPFPIG17 Collection numérique : BIPFPIG17
Description : Collection numérique : BIPFPIG17 Collection numérique : BIPFPIG17
Description : Collection numérique : France-Brésil Collection numérique : France-Brésil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k2375099q
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-13647
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/11/2018
8
22 FEVRIER 1903
Le garde des sceaux vient d’adresser aux procureurs
généraux U circulaire suivante :
Il arrive parfois que les tribunaux de répression pro
noncent, au cas de défaut d*un prévenu, et sur lés réqui
sitions du ministère public, des pénalités infiniment plus
graves que celles qu’ils Infligent d'habitude après un
débat contradictoire.
Or, al le prévenu néglige la vole de l’opposition ou si,
usant de cette voie de recours, il se trouve encore dans
la nécessité de faire défaut, la condamnation deviendra
définitive et II subira une peine dont souvent le ministère
public aurait demandé lui-même l’atténuation, si le dé
bat eût été contradictoire sur l’opposition.
En principe, le droit de faire défaut ne peut être la
cause d’une aggravation dans la pénalité, il appartient au
ministère public, autant qu’il lui sera possible, de recher
cher et d’indiquer au tribunal lea raisons de l’abstention
du prévenu : certaines, en effet, sont de nature à la justi
fier dans une large mesure.
Ç’est en matière de simple police que les observations
présentes trouvent surtout leur place. Ici, l’infraction est
légère, souvent reconnue ; le jugement est accepté
d’avance. Pour certains travailleurs, la comparution en
traînera la perte d’une journée de travail et par suite de
salaire. C’est une peine nouvelle qui s’ajoutera à celle
qui sera prononcée. Leur abstention est donc très sou
vent excusable et ne mérite pas un surcroît de sévérité
dans vos réquisitions.
Je vous prie, en conséquence, de vouloir bien inviter
vos substituts et les représentants du ministère public
près le tribunal de simple police à prendre dans les af
faires par défaut des réquisitions aussi modérées que si
le débat était contradictoire. Signé : Vallé.
M. Baudoin, garde maritime de i>* classe à Charron,
est désigné pour continuer ses services à Luçon. (Quar
tier de La Rochelle).
Un de nos confrères a pu voir la prochaine exposition
de M. William Bouguereau au Salon. Elle se compose de:
Une fort belle étude de nu : « Naïade couchée sur le
sable de la grève et que viennent carreaser de petites
vagues. Malgré la difficulté du procédé, le corps, très
beau, se détache très bien sur le clair fond de mer. Cette
toile restera probablement une des meilleures œuvres du
peintre.
Puis une c Vierge à l’Enfant », auprès de laquelle
se blottit un agneau. Le groupe est plein de grftce et de
naïveté.
Sont nommés :
Instituteur titulaire chargé d’une école à Brive, M. Lé-
véque, instituteur à Vénérand, en remplacement de M.
Héraud, nommé à Royan ;
Instituteur titulaire chargé d’une école à Vénérand, M.
Thoreaud, instituteur à Saintes, en remplacement de M.
Lévêque, nommé à Brive ;
Instituteur titulaire chargé d’une classe à Cozes, M.
Antoine, Instituteur à Arçais (Deux-Sèvres), en remplace
ment de M, Manson, nommé à Burie.
Il y a quelques jours on a arrêté à Lyon les nommés
Amie et Ginet qui se livraient à la fabrication et à l’é
mission, sur différents points de la France, de faux bil
lets de banque.
Il en a été mis ainsi en circulation pour 20.000 fr. Voici
les Numéros que portent ces billets : En haut et à gauche,
057; à droite, J. 2002 ; au milieu, 25-5-96, puis, au des
sous, 5oo,35o 57; en bas, à gauche, J. 2002; à droite,
057. Tous les billets portent les mêmes numéros.
Cours moyens des Eaux-de-vie de distillation agricole,
l’hecto, nu, au comptant sans escompte, au poids mar
chand, rarement atteint, de 5g ou 60 degrés (surforce ré
glable en sus).
1878
1877
1875
Derniers Bois
5io
520
Bons Bois ordinaires . . .
55o
56o
570
Très bons Bois
58o
5go
600
Fins Bois
. 600
610
620
Borderies (ou premiers Bois)
. 65o
660
700
Petite Champagne ....
. (manque)
720
750
Grande ou Fine Champagne .
, (manque)
800
85o
Bols divers de t883 à 1900 : généralement distillés par
les négociants expéditeurs eux-mémes, ils ne sauraient
donner lieu à mercuriale, celle-ci étant particulière aux
prix payés par le Commerce local à la Production.
Les propriétaires profiteut des belles journées pour
tailler leurs vignes et accomplir certains travaux mis en
retard par suite des journées humldea du mois dernier.
Affluence moyenne à la foire qui a tenu ces jours-ci
par un très beau temps un peu froid.
—o—
POIS GARRES. Exiger le nom.
—O—
CHEMINS DE FER DK l’État
Transport d'objets  l'usage personnel des voyageurs
ou de leurs familles et des échantillons des voyageurs de
commerce non accompagnés sur tout
ou partie du parcours.
(Tarif commun G. V. n* 110)
L’application ou tarif G. V. n* 110, commun aux sept
grands réseaux mis en vigueur à titre temporaire et d’es
sai le i* r janvier 1901, a été rendue définitive à partir du
t ,f janvier dernier.
Nous rappelons à cette occasion les principales dispo
sitions du dit tarif qui donne de grandes facilités aux
excursionnistes ef aux voyageurs de commerce désirant ex
pédier ou faire continuer leurs bagages par chemin de fer,
alors qu’eux-mëmes ont l’intention d’effectuer tout ou
partie de leur voyage en utilisant un autre moyen de
transport.
Les colis emportés par les voyageurs pour leur usage
personnel ou celui de leurs familles et les échantillons
des voyageurs de commerce peuvent être expédiés dana
les mêmes conditions que les bagages, moyennant le paie
ment d’une taxe calculée sur le poids réel sans aucune
franchise d’après le barême relatif aux excédents de baga
ges, avec minimum de perception, par expédition de :
1 fr. 00 jusqu’à 40 kil. \
1 fr. 5o au-dessus de 40 jusqu’à aoo kil. f enregistre-
2 fr. 00 - 200 - 5oo kil. ) oon ^ n m Pr i.
2 fr. 5o — 5oo kil.
Par exemple, un colis de 5o kilog. expédié dans ces
conditions de Paris-Montparnasse à Saumur-Orléans (286
kilom.) pale une taxe de 6.35 établie comme suit :
Barême à 290 kilom. (distance arrondie) pour 5o kil 5.90
Timbré du récépissé G. V. et enregistrement. . . 0.45
Les expéditions dont il s’agit peuvent être faites entre
deux gares quelconques des sept grands réseaux ouvertes
au service des voyageurs et des bagages sans que le Pu
blic ait à se munir au préalable Jd’un bulletin de voya
geur, la livraison des colis est effectuée sur la présenta
tion et la remise du bulletin délivré à l’expéditeur.
Antérieurement à la mise en vigueur de ce tarif, les
voyageurs qui désireraient expédier leurs bagages par
chemin de fer sans les accompagner sur tout le parcours,
étaient obligés d’avoir recours au tarif des messageries
moins élevé que le tarif commun G. V. N* no (Taxe to
tale au tarif messageries dans l’exemple ci-dessus, 490),
comportant des délais de 3 heures pour la remise, 3 heu
res pour la transmission de réseau à réseau et 2 heures
pour la livraison.
Le tarif en question réalise donc une importante amé
lioration; l’accueil qu’il a rencontré auprès du public a
motivé son maintien à titre définitif.
M. Edouard Verbrugghe, le spécialiste pour la fabrica
tion des dents et dentiers sans crochets et ressorts laissant
le palais libre, vient de transférer son cabinet du boule
vard Poissonnière, n* 4, à Paris, au n* 43 de la rue de
Richelieu, Paris.
—o—
Conr i'AssliB! le la CMe-Mtrienre
1" Trimestre. — Lundi 16 Février igo3
Présidence de M. Cayla, conseiller à la Cour de Poitiers
ROLE DES AFFAIRES
Lundi 16 Février
i* Chessebœuf, Lucien-Pierre ; 2* Courtois, Louis,
vols qualifiés. Ministère public, M. Dangiers de Montalgu,
juge suppléant ; défenseurs : de Chessebœuf, M* Gaudet
de Lestard, de La Rochelle ; de Courtois, M* Dumontet.
Mardi 17 et Mercredi 18
Chassériaud, Léandre, faux et usage de faux. Min.
pub., M. Bernard, procureur de la République; déf., M*
Bures.
Jeudi 19
Trouillet, Frédéric, attentats à la pudeur. Min. pub.,
M. Chatry, substitut; déf., M« Mercier.
Vendredi 20 et Samedi 21
Lorgue, Marie-François, assassinat. Min. pub., M.
Bernard, procureur de la République ; déf., M* Bouyer.
Dimanche 22
Pas d’audience.
Lundi 2 3
Edéan, Jean, coups ayant occasionné la mort sans In
tention de la donner. Min. pub., M. Chatry, substitut;
déf., M* Bures.
Mardi 24
Gatineau, Jules-Ludomlr, attentats à la pudeur. Min.
pub., M. Bernard, procureur de la République (con*
tumax).
*
* *
Audience du 16 février
Affaire Cheteebœuf et Couriole. — Fais qualifiée
Des deux accusés assis au banc d’infamie, l’un Cour
tois, est un gamin, ayant déjà des antécédents judiciai
res; l’autre, Chessebœuf, est un homme dans la force de
l’Age qui fut déjà condamné.
Petit, pAle, le front fuyant et qui se creuse en un pli
volontaire. Courtois est Agé de 17 ans. Il est originaire
de Loiré, commune de Vérines, où habitent encore ses
parents.
Chessebœuf, lui, est quelconque, pauvre être qui est
marqué par l’alcoolisme, il dira qu’il est Irresponsable.
Né en i865, dans l’arrondissement de Fontenay-le-Comte,
il est inculpé, concurremment avec Courtois, de vols qua
lifiés.
Voici les faits tels que les présente l’acte d’accusation :
M. Brunauld des Houilllères, industriel à La Rochelle,
est locataire d’une distillerie située sur la commune de
Périgny. Dans la matinée du 10 octobre dernier, les ou
vriers, arrivés les premiers à l’usine, constatèrent que la
porte principale ne pouvait être ouverte. Ils remarquè
rent qu’un carreau d’une ouverture placée près de cette
porte avait été foulé. En contournant les bâtiments, ils
trouvèrent ouverte la porte de la chaufferie. Ils eurent,
dès lors le pressentiment que quelqu’un s’était introduit
dans l’usine; après avoir visité l’intérieur de la distille
rie, ils n’eurent plus aucun doute.
Des pesées avalent étaient pratiquées sur la porte du
bureau qui était ouverte, un placard et une table avaient
. été également forcés, des tuyaux de plomb et de cuivre
avaient été enlevés ; un robinet avait disparu et des clefs
manquaient à certains meubles.
Ces faits ayant été signalés à la gendarmerie, une en
quête fut ouverte et elle ne tarda pas à amener la décou
verte des coupables.
Les gendarmes apprirent, en effet, par un nommé Bran
ger, chiffonnier à Tasdon, faubourg de La Rochelle, que
deux individus dont il donna le signalement lui avaient
vendu des fragments de cuivre et de plomb, ainsi que
certains autres objets paraissant avoir été soustraits à
l’usine de Périgny.
Ces Indications ayant fait supposer que Chessebœuf,
forgeron à St-Eloi, faubourg de La Rochelle, devait être
l’un des auteurs du vol, les gendarmes se rendirent à son
domicile et y pratiquèrent une perquisition au cours de
laquelle on découvrit un couteau de bourrelier qui fut
immédiatement reconnu par le contre-maître de l’usine,
comme étant un des objets soustraits.
Peu après, Chessebœuf entra dans la voie des aveux et
donna des indications qui permirent de procéder à l’arres
tation de Courtois, Agé de 17 ans, cultivateur, demeurant
chez ses parents à Loiré, commune de Verines. Ce second
accusé nia, tout d’abord, sa participation au vol, mais il
reconnut ensuite sa culpabilité.
Le vol a dû être commis entre le 6 et le 10 octobre.
L’attention ayant été attirée sur ces deux individus, les
gendarmes se souvinrent les avoir rencontrés, une nuit,
porteurs d’objets suspects.
C’était au mois de septembre précédent, II était environ
3 heures du matin; ils se trouvaient sur la route, entre
Dampierre et La Rochelle. Chessebœuf avait un chaudron
sur sa tête, Courtois portait un sac contenant un chau
dron et un poêlon. Ces trois objets paraissaient être en
cuivre.
Les gendarmes se livrèrent dès lors à des investigations
qui firent promptement retrouver les propriétaires aux
quels ces objets avaient été soustraits.
Ceci fut d’autant plus facile qu’à la date du 18 septem
bre, la gendarmerie de La Jarrle avait dressé un procès-
verbal relatif A la soustraction d’un chaudron et d’un
poêlon qui se trouvaient dans une cour close attenant à
la maison du sieur Poussard, cultivateur à Usseau, com
mune de Salnte-Soulle.
Pour commettre ce vol, les auteurs avaient escaladé un
mur de clôture sur lequel ils avalent laissé les traces de
leur passage. Un autre chaudron en mauvais état avait
été également soustrait au préjudice de la femme Bouyer,
11 avait été pris dans une cour close qui se trouve près
de son habitation et dont elle dépend.
Bien que Chessebœuf et Courtois aient opposé les dé
négations les plus formelles à ces dernières accusations.
22 FEVRIER 1903
Le garde des sceaux vient d’adresser aux procureurs
généraux U circulaire suivante :
Il arrive parfois que les tribunaux de répression pro
noncent, au cas de défaut d*un prévenu, et sur lés réqui
sitions du ministère public, des pénalités infiniment plus
graves que celles qu’ils Infligent d'habitude après un
débat contradictoire.
Or, al le prévenu néglige la vole de l’opposition ou si,
usant de cette voie de recours, il se trouve encore dans
la nécessité de faire défaut, la condamnation deviendra
définitive et II subira une peine dont souvent le ministère
public aurait demandé lui-même l’atténuation, si le dé
bat eût été contradictoire sur l’opposition.
En principe, le droit de faire défaut ne peut être la
cause d’une aggravation dans la pénalité, il appartient au
ministère public, autant qu’il lui sera possible, de recher
cher et d’indiquer au tribunal lea raisons de l’abstention
du prévenu : certaines, en effet, sont de nature à la justi
fier dans une large mesure.
Ç’est en matière de simple police que les observations
présentes trouvent surtout leur place. Ici, l’infraction est
légère, souvent reconnue ; le jugement est accepté
d’avance. Pour certains travailleurs, la comparution en
traînera la perte d’une journée de travail et par suite de
salaire. C’est une peine nouvelle qui s’ajoutera à celle
qui sera prononcée. Leur abstention est donc très sou
vent excusable et ne mérite pas un surcroît de sévérité
dans vos réquisitions.
Je vous prie, en conséquence, de vouloir bien inviter
vos substituts et les représentants du ministère public
près le tribunal de simple police à prendre dans les af
faires par défaut des réquisitions aussi modérées que si
le débat était contradictoire. Signé : Vallé.
M. Baudoin, garde maritime de i>* classe à Charron,
est désigné pour continuer ses services à Luçon. (Quar
tier de La Rochelle).
Un de nos confrères a pu voir la prochaine exposition
de M. William Bouguereau au Salon. Elle se compose de:
Une fort belle étude de nu : « Naïade couchée sur le
sable de la grève et que viennent carreaser de petites
vagues. Malgré la difficulté du procédé, le corps, très
beau, se détache très bien sur le clair fond de mer. Cette
toile restera probablement une des meilleures œuvres du
peintre.
Puis une c Vierge à l’Enfant », auprès de laquelle
se blottit un agneau. Le groupe est plein de grftce et de
naïveté.
Sont nommés :
Instituteur titulaire chargé d’une école à Brive, M. Lé-
véque, instituteur à Vénérand, en remplacement de M.
Héraud, nommé à Royan ;
Instituteur titulaire chargé d’une école à Vénérand, M.
Thoreaud, instituteur à Saintes, en remplacement de M.
Lévêque, nommé à Brive ;
Instituteur titulaire chargé d’une classe à Cozes, M.
Antoine, Instituteur à Arçais (Deux-Sèvres), en remplace
ment de M, Manson, nommé à Burie.
Il y a quelques jours on a arrêté à Lyon les nommés
Amie et Ginet qui se livraient à la fabrication et à l’é
mission, sur différents points de la France, de faux bil
lets de banque.
Il en a été mis ainsi en circulation pour 20.000 fr. Voici
les Numéros que portent ces billets : En haut et à gauche,
057; à droite, J. 2002 ; au milieu, 25-5-96, puis, au des
sous, 5oo,35o 57; en bas, à gauche, J. 2002; à droite,
057. Tous les billets portent les mêmes numéros.
Cours moyens des Eaux-de-vie de distillation agricole,
l’hecto, nu, au comptant sans escompte, au poids mar
chand, rarement atteint, de 5g ou 60 degrés (surforce ré
glable en sus).
1878
1877
1875
Derniers Bois
5io
520
Bons Bois ordinaires . . .
55o
56o
570
Très bons Bois
58o
5go
600
Fins Bois
. 600
610
620
Borderies (ou premiers Bois)
. 65o
660
700
Petite Champagne ....
. (manque)
720
750
Grande ou Fine Champagne .
, (manque)
800
85o
Bols divers de t883 à 1900 : généralement distillés par
les négociants expéditeurs eux-mémes, ils ne sauraient
donner lieu à mercuriale, celle-ci étant particulière aux
prix payés par le Commerce local à la Production.
Les propriétaires profiteut des belles journées pour
tailler leurs vignes et accomplir certains travaux mis en
retard par suite des journées humldea du mois dernier.
Affluence moyenne à la foire qui a tenu ces jours-ci
par un très beau temps un peu froid.
—o—
POIS GARRES. Exiger le nom.
—O—
CHEMINS DE FER DK l’État
Transport d'objets  l'usage personnel des voyageurs
ou de leurs familles et des échantillons des voyageurs de
commerce non accompagnés sur tout
ou partie du parcours.
(Tarif commun G. V. n* 110)
L’application ou tarif G. V. n* 110, commun aux sept
grands réseaux mis en vigueur à titre temporaire et d’es
sai le i* r janvier 1901, a été rendue définitive à partir du
t ,f janvier dernier.
Nous rappelons à cette occasion les principales dispo
sitions du dit tarif qui donne de grandes facilités aux
excursionnistes ef aux voyageurs de commerce désirant ex
pédier ou faire continuer leurs bagages par chemin de fer,
alors qu’eux-mëmes ont l’intention d’effectuer tout ou
partie de leur voyage en utilisant un autre moyen de
transport.
Les colis emportés par les voyageurs pour leur usage
personnel ou celui de leurs familles et les échantillons
des voyageurs de commerce peuvent être expédiés dana
les mêmes conditions que les bagages, moyennant le paie
ment d’une taxe calculée sur le poids réel sans aucune
franchise d’après le barême relatif aux excédents de baga
ges, avec minimum de perception, par expédition de :
1 fr. 00 jusqu’à 40 kil. \
1 fr. 5o au-dessus de 40 jusqu’à aoo kil. f enregistre-
2 fr. 00 - 200 - 5oo kil. ) oon ^ n m Pr i.
2 fr. 5o — 5oo kil.
Par exemple, un colis de 5o kilog. expédié dans ces
conditions de Paris-Montparnasse à Saumur-Orléans (286
kilom.) pale une taxe de 6.35 établie comme suit :
Barême à 290 kilom. (distance arrondie) pour 5o kil 5.90
Timbré du récépissé G. V. et enregistrement. . . 0.45
Les expéditions dont il s’agit peuvent être faites entre
deux gares quelconques des sept grands réseaux ouvertes
au service des voyageurs et des bagages sans que le Pu
blic ait à se munir au préalable Jd’un bulletin de voya
geur, la livraison des colis est effectuée sur la présenta
tion et la remise du bulletin délivré à l’expéditeur.
Antérieurement à la mise en vigueur de ce tarif, les
voyageurs qui désireraient expédier leurs bagages par
chemin de fer sans les accompagner sur tout le parcours,
étaient obligés d’avoir recours au tarif des messageries
moins élevé que le tarif commun G. V. N* no (Taxe to
tale au tarif messageries dans l’exemple ci-dessus, 490),
comportant des délais de 3 heures pour la remise, 3 heu
res pour la transmission de réseau à réseau et 2 heures
pour la livraison.
Le tarif en question réalise donc une importante amé
lioration; l’accueil qu’il a rencontré auprès du public a
motivé son maintien à titre définitif.
M. Edouard Verbrugghe, le spécialiste pour la fabrica
tion des dents et dentiers sans crochets et ressorts laissant
le palais libre, vient de transférer son cabinet du boule
vard Poissonnière, n* 4, à Paris, au n* 43 de la rue de
Richelieu, Paris.
—o—
Conr i'AssliB! le la CMe-Mtrienre
1" Trimestre. — Lundi 16 Février igo3
Présidence de M. Cayla, conseiller à la Cour de Poitiers
ROLE DES AFFAIRES
Lundi 16 Février
i* Chessebœuf, Lucien-Pierre ; 2* Courtois, Louis,
vols qualifiés. Ministère public, M. Dangiers de Montalgu,
juge suppléant ; défenseurs : de Chessebœuf, M* Gaudet
de Lestard, de La Rochelle ; de Courtois, M* Dumontet.
Mardi 17 et Mercredi 18
Chassériaud, Léandre, faux et usage de faux. Min.
pub., M. Bernard, procureur de la République; déf., M*
Bures.
Jeudi 19
Trouillet, Frédéric, attentats à la pudeur. Min. pub.,
M. Chatry, substitut; déf., M« Mercier.
Vendredi 20 et Samedi 21
Lorgue, Marie-François, assassinat. Min. pub., M.
Bernard, procureur de la République ; déf., M* Bouyer.
Dimanche 22
Pas d’audience.
Lundi 2 3
Edéan, Jean, coups ayant occasionné la mort sans In
tention de la donner. Min. pub., M. Chatry, substitut;
déf., M* Bures.
Mardi 24
Gatineau, Jules-Ludomlr, attentats à la pudeur. Min.
pub., M. Bernard, procureur de la République (con*
tumax).
*
* *
Audience du 16 février
Affaire Cheteebœuf et Couriole. — Fais qualifiée
Des deux accusés assis au banc d’infamie, l’un Cour
tois, est un gamin, ayant déjà des antécédents judiciai
res; l’autre, Chessebœuf, est un homme dans la force de
l’Age qui fut déjà condamné.
Petit, pAle, le front fuyant et qui se creuse en un pli
volontaire. Courtois est Agé de 17 ans. Il est originaire
de Loiré, commune de Vérines, où habitent encore ses
parents.
Chessebœuf, lui, est quelconque, pauvre être qui est
marqué par l’alcoolisme, il dira qu’il est Irresponsable.
Né en i865, dans l’arrondissement de Fontenay-le-Comte,
il est inculpé, concurremment avec Courtois, de vols qua
lifiés.
Voici les faits tels que les présente l’acte d’accusation :
M. Brunauld des Houilllères, industriel à La Rochelle,
est locataire d’une distillerie située sur la commune de
Périgny. Dans la matinée du 10 octobre dernier, les ou
vriers, arrivés les premiers à l’usine, constatèrent que la
porte principale ne pouvait être ouverte. Ils remarquè
rent qu’un carreau d’une ouverture placée près de cette
porte avait été foulé. En contournant les bâtiments, ils
trouvèrent ouverte la porte de la chaufferie. Ils eurent,
dès lors le pressentiment que quelqu’un s’était introduit
dans l’usine; après avoir visité l’intérieur de la distille
rie, ils n’eurent plus aucun doute.
Des pesées avalent étaient pratiquées sur la porte du
bureau qui était ouverte, un placard et une table avaient
. été également forcés, des tuyaux de plomb et de cuivre
avaient été enlevés ; un robinet avait disparu et des clefs
manquaient à certains meubles.
Ces faits ayant été signalés à la gendarmerie, une en
quête fut ouverte et elle ne tarda pas à amener la décou
verte des coupables.
Les gendarmes apprirent, en effet, par un nommé Bran
ger, chiffonnier à Tasdon, faubourg de La Rochelle, que
deux individus dont il donna le signalement lui avaient
vendu des fragments de cuivre et de plomb, ainsi que
certains autres objets paraissant avoir été soustraits à
l’usine de Périgny.
Ces Indications ayant fait supposer que Chessebœuf,
forgeron à St-Eloi, faubourg de La Rochelle, devait être
l’un des auteurs du vol, les gendarmes se rendirent à son
domicile et y pratiquèrent une perquisition au cours de
laquelle on découvrit un couteau de bourrelier qui fut
immédiatement reconnu par le contre-maître de l’usine,
comme étant un des objets soustraits.
Peu après, Chessebœuf entra dans la voie des aveux et
donna des indications qui permirent de procéder à l’arres
tation de Courtois, Agé de 17 ans, cultivateur, demeurant
chez ses parents à Loiré, commune de Verines. Ce second
accusé nia, tout d’abord, sa participation au vol, mais il
reconnut ensuite sa culpabilité.
Le vol a dû être commis entre le 6 et le 10 octobre.
L’attention ayant été attirée sur ces deux individus, les
gendarmes se souvinrent les avoir rencontrés, une nuit,
porteurs d’objets suspects.
C’était au mois de septembre précédent, II était environ
3 heures du matin; ils se trouvaient sur la route, entre
Dampierre et La Rochelle. Chessebœuf avait un chaudron
sur sa tête, Courtois portait un sac contenant un chau
dron et un poêlon. Ces trois objets paraissaient être en
cuivre.
Les gendarmes se livrèrent dès lors à des investigations
qui firent promptement retrouver les propriétaires aux
quels ces objets avaient été soustraits.
Ceci fut d’autant plus facile qu’à la date du 18 septem
bre, la gendarmerie de La Jarrle avait dressé un procès-
verbal relatif A la soustraction d’un chaudron et d’un
poêlon qui se trouvaient dans une cour close attenant à
la maison du sieur Poussard, cultivateur à Usseau, com
mune de Salnte-Soulle.
Pour commettre ce vol, les auteurs avaient escaladé un
mur de clôture sur lequel ils avalent laissé les traces de
leur passage. Un autre chaudron en mauvais état avait
été également soustrait au préjudice de la femme Bouyer,
11 avait été pris dans une cour close qui se trouve près
de son habitation et dont elle dépend.
Bien que Chessebœuf et Courtois aient opposé les dé
négations les plus formelles à ces dernières accusations.
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