n6 biUT.oNNAiuk dés SCIENCES OCCULTES, jtg
| BALLES. On a cr.u autrefois que certains
guerriers avaient un charme contre les bal-
les, parce qu'on tirait sur eux sans les attein-
dre. Pour les tuer, on mettait dans les cartou-
ches des pièces d'argent, car rien, dit-on, ne
peut ensorceler la monnaie.
BALTAZO l'un des démons de la posses-
sion de Laon. Voy. Adbrï. H paraît que ce
démon, ou quelque chenapan qui se fil pas-
ser pour tel, alla souper avec le mari de Ni-
cole Aubry la possédée, sous prétexte de
combiner sa délivrance, qu'il n'opéra pas.
On remarqua en soupant qu'il buvait très-
sec ce qui prouve, dit Leloyer, que l'eau est
contraire aux démons (1).
BALTHAZAR, dernier roi de Babylone
petit-fils de Nabuchodonosor. Un soir qu'il
profanait dans ses orgies les vases sacrés de
Jérusalem il aperçut une main qui traçait
sur la muraille en lettres de feu ces trois
mots Mane, thecel, phares. Ses devins et ses
astrologues ne purent expliquer ces cara-
ctères ni en interpréter le sens. Il promit de
grandes récompenses à qui lui en donnerait
l'interprétation. Ce fut Daniel qui, méprisant
ses récompenses, lui apprit que les trois
mots signifiaient que ses années étaient
comptées qu'il n'avait plus que quelques
moments à vivre, et que son royaume al-
lait être divisé. Tout se vérifia peu de jours
après.
BALTUS (Jean-François), savant jésuite,
mort en 1743. Lisez sa Réponse d l'Histoire
des oracles de Fontenelle, in-8°, Strasbourg
17C9, où il établit que les oracles des an-
ciens étaient l'ouvrage du démon, et qu'ils
furent réduits au silence tôrs de la mission
de Jésus-Christ sur la terre.
BANIANS. Indiens idolâtres, répandus sur-
tout dans le Mogol. Us reconnaissent un Dieu
créateur mais ils.adorent le diable, qui est
chargé, disent-ils, de gouverner le monde.
Ils le représentent sous une horrible figure.
Le prêtre de ce culte marque au front, d'un
signe jaune ceux qui ont adoré le diable
qui des lors les reconnaît et n'est plus si
porté à leur faire du mal (2).
BAPTÊME. On dit que les sorcières, dans
leurs cérémonies abominables baptisent au
sabbat des crapauds et de petits enfants. Les
crapauds sont habillés de velours rouge, les
petits enfants de velours noir. Pour cette
opération infernale le diable urine dans un
trou on prend de cette déjection avec un
goupillon noir, on en jette sur la tête de l'en-
tant ou du crapaud, en faisant des signes de
croix à rebours avec la main gauche, et di-
sant In nomine palrica, mairica araguaco
pelrica agora, agora Valentia ce qui veut
dire « Au nom de Patrique de Malrique
Pélrique d'Aragon à cette heure, à celle
heure, Valentia. » Celle stupide impiété s'ap-
pelle le baptême du diable.
BAPTÊME DE LA LIGNE. Lorsqu'on tra-
verse la ligne, les matelots font subir aux
a Disc, elhist. des spectres, liv. III, ch. x.
(9) Histoire de la religion des Baniaus tirée de leur
livre buasier, etc., traduit de l'aiiglnis de Henry Lord.
l'iris. 1667.IU-13.
personnes qui la passent pour la première
fois une cérémonie qu'ils appellent le bap-
tême de la ligne et qui consiste en une as-
persion plus ou moins désagréable, dont on
évite souvent les ennuis par une générosité.
Les personnages qui font la plaisanterie se
travestissent le Père la Ligne arrive dans
un tonneau, escorté par un diable, un cour-
rier, un perruquier et un meunier. Le pas-
sager qui ne veut pas donner pour boire aux
matelots est arrosé ou baigné, après avoir élé
poudré et frisé. On ne sait trop l'origine do
cet usage, ni pourquoi le diable y figure.
BARAT maladie de langueur, ordinaire-
ment le résultat d'un sort jeté qui conduit
infailliblement à la mort et qui selon les
opinions brelonnes, est guérie par les eaux
de la fontaine de Sainte-Candide près de
Scaer, dans le Finistère. 11 n'est pas d'enfant
qu'on ne trempe dans cette fontaine quel-
ques jours après sa naissance on croit qu'il
vivra, s'il étend les pieds, et qu'il mourra
dans peu, s'il les retire (3).
BARBAS. démon. Voy. MARBAS.
BARBATOS, grand et puissant démon,
comte-duc aux enfers type de Robin-des-
Bois il se montre sous la figure d'un archer
ou d'un chasseur on le rencontre dans les
furêts. Quatre rois sonnent du cor devant
lui. Il apprend à deviner par le chant des
oiseaux le mugissement des taureaux les
aboiements des chiens et les cris des divers
animaux. 11 connaît les trésors enfouis par
les magiciens. Il réconcilie lesamis brouillés.
Ce démon, qui était autrefois de l'ordre des
vertus des cieux ou de celui des dominations,
est réduit aujourd'hui à commander trente
légions infernales. Il connaît le passé et le
futur (i).
BARBE. Les Romains gardaient avec un
soin superstitieux leur première barbe. Né-
ron faisait conserver la sienne dans une
boîte d'or enrichie de pierreries (5).
BAKBE-A-D1EU. Thiers dans son Traité
des superstitions rapporte la prière dite la
Barbe-à-Dieu c'est une prière superstitieuse
encore populaire et qui se trouve dans di-
vers recueils. La voici « Pécheurs et péche-
resses, venez à moi parler. Le cœur me dut
bien trembler au ventre comme fait la
feuille au tremble comme fait la Loisouni
quand elle voit qu'il faut venir sur une pe-
tite branche, qui n'est plus grosse ni plus
membre que trois cheveux de femme grosse
ensemble. Ceux qui in-Barbe-à Dieu sauront,
par-dessus la planche passeront, et c> ux qui
ne la sauront, au bout de ta planche s'assise.
t'ont, crieront, braieronl Mon Dieu- hélas
malheureux état 1 .Eu comme petit enfant
celui qui la fiarbe-à-Dieu n'apprend, »
BARBELOTH. Des gnosliques appelés
barbeliols ou narboriens disaient qu'un Éon
immortel avait eu commerce avec un esprit
vierge appelé Barbeloib, à qui il avait suc-
cessivement accordé la prescience, l'incor-
(3) Cambry, Voyage dans le Finistère, t. III, p. 157.
(4) Vierus, in Pseudcinonurcliia dsem.
(5) M. Nisard, Stace.
| BALLES. On a cr.u autrefois que certains
guerriers avaient un charme contre les bal-
les, parce qu'on tirait sur eux sans les attein-
dre. Pour les tuer, on mettait dans les cartou-
ches des pièces d'argent, car rien, dit-on, ne
peut ensorceler la monnaie.
BALTAZO l'un des démons de la posses-
sion de Laon. Voy. Adbrï. H paraît que ce
démon, ou quelque chenapan qui se fil pas-
ser pour tel, alla souper avec le mari de Ni-
cole Aubry la possédée, sous prétexte de
combiner sa délivrance, qu'il n'opéra pas.
On remarqua en soupant qu'il buvait très-
sec ce qui prouve, dit Leloyer, que l'eau est
contraire aux démons (1).
BALTHAZAR, dernier roi de Babylone
petit-fils de Nabuchodonosor. Un soir qu'il
profanait dans ses orgies les vases sacrés de
Jérusalem il aperçut une main qui traçait
sur la muraille en lettres de feu ces trois
mots Mane, thecel, phares. Ses devins et ses
astrologues ne purent expliquer ces cara-
ctères ni en interpréter le sens. Il promit de
grandes récompenses à qui lui en donnerait
l'interprétation. Ce fut Daniel qui, méprisant
ses récompenses, lui apprit que les trois
mots signifiaient que ses années étaient
comptées qu'il n'avait plus que quelques
moments à vivre, et que son royaume al-
lait être divisé. Tout se vérifia peu de jours
après.
BALTUS (Jean-François), savant jésuite,
mort en 1743. Lisez sa Réponse d l'Histoire
des oracles de Fontenelle, in-8°, Strasbourg
17C9, où il établit que les oracles des an-
ciens étaient l'ouvrage du démon, et qu'ils
furent réduits au silence tôrs de la mission
de Jésus-Christ sur la terre.
BANIANS. Indiens idolâtres, répandus sur-
tout dans le Mogol. Us reconnaissent un Dieu
créateur mais ils.adorent le diable, qui est
chargé, disent-ils, de gouverner le monde.
Ils le représentent sous une horrible figure.
Le prêtre de ce culte marque au front, d'un
signe jaune ceux qui ont adoré le diable
qui des lors les reconnaît et n'est plus si
porté à leur faire du mal (2).
BAPTÊME. On dit que les sorcières, dans
leurs cérémonies abominables baptisent au
sabbat des crapauds et de petits enfants. Les
crapauds sont habillés de velours rouge, les
petits enfants de velours noir. Pour cette
opération infernale le diable urine dans un
trou on prend de cette déjection avec un
goupillon noir, on en jette sur la tête de l'en-
tant ou du crapaud, en faisant des signes de
croix à rebours avec la main gauche, et di-
sant In nomine palrica, mairica araguaco
pelrica agora, agora Valentia ce qui veut
dire « Au nom de Patrique de Malrique
Pélrique d'Aragon à cette heure, à celle
heure, Valentia. » Celle stupide impiété s'ap-
pelle le baptême du diable.
BAPTÊME DE LA LIGNE. Lorsqu'on tra-
verse la ligne, les matelots font subir aux
a Disc, elhist. des spectres, liv. III, ch. x.
(9) Histoire de la religion des Baniaus tirée de leur
livre buasier, etc., traduit de l'aiiglnis de Henry Lord.
l'iris. 1667.IU-13.
personnes qui la passent pour la première
fois une cérémonie qu'ils appellent le bap-
tême de la ligne et qui consiste en une as-
persion plus ou moins désagréable, dont on
évite souvent les ennuis par une générosité.
Les personnages qui font la plaisanterie se
travestissent le Père la Ligne arrive dans
un tonneau, escorté par un diable, un cour-
rier, un perruquier et un meunier. Le pas-
sager qui ne veut pas donner pour boire aux
matelots est arrosé ou baigné, après avoir élé
poudré et frisé. On ne sait trop l'origine do
cet usage, ni pourquoi le diable y figure.
BARAT maladie de langueur, ordinaire-
ment le résultat d'un sort jeté qui conduit
infailliblement à la mort et qui selon les
opinions brelonnes, est guérie par les eaux
de la fontaine de Sainte-Candide près de
Scaer, dans le Finistère. 11 n'est pas d'enfant
qu'on ne trempe dans cette fontaine quel-
ques jours après sa naissance on croit qu'il
vivra, s'il étend les pieds, et qu'il mourra
dans peu, s'il les retire (3).
BARBAS. démon. Voy. MARBAS.
BARBATOS, grand et puissant démon,
comte-duc aux enfers type de Robin-des-
Bois il se montre sous la figure d'un archer
ou d'un chasseur on le rencontre dans les
furêts. Quatre rois sonnent du cor devant
lui. Il apprend à deviner par le chant des
oiseaux le mugissement des taureaux les
aboiements des chiens et les cris des divers
animaux. 11 connaît les trésors enfouis par
les magiciens. Il réconcilie lesamis brouillés.
Ce démon, qui était autrefois de l'ordre des
vertus des cieux ou de celui des dominations,
est réduit aujourd'hui à commander trente
légions infernales. Il connaît le passé et le
futur (i).
BARBE. Les Romains gardaient avec un
soin superstitieux leur première barbe. Né-
ron faisait conserver la sienne dans une
boîte d'or enrichie de pierreries (5).
BAKBE-A-D1EU. Thiers dans son Traité
des superstitions rapporte la prière dite la
Barbe-à-Dieu c'est une prière superstitieuse
encore populaire et qui se trouve dans di-
vers recueils. La voici « Pécheurs et péche-
resses, venez à moi parler. Le cœur me dut
bien trembler au ventre comme fait la
feuille au tremble comme fait la Loisouni
quand elle voit qu'il faut venir sur une pe-
tite branche, qui n'est plus grosse ni plus
membre que trois cheveux de femme grosse
ensemble. Ceux qui in-Barbe-à Dieu sauront,
par-dessus la planche passeront, et c> ux qui
ne la sauront, au bout de ta planche s'assise.
t'ont, crieront, braieronl Mon Dieu- hélas
malheureux état 1 .Eu comme petit enfant
celui qui la fiarbe-à-Dieu n'apprend, »
BARBELOTH. Des gnosliques appelés
barbeliols ou narboriens disaient qu'un Éon
immortel avait eu commerce avec un esprit
vierge appelé Barbeloib, à qui il avait suc-
cessivement accordé la prescience, l'incor-
(3) Cambry, Voyage dans le Finistère, t. III, p. 157.
(4) Vierus, in Pseudcinonurcliia dsem.
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