Titre : Le Midi : journal républicain libéral ["puis" journal républicain, paraissant tous les jours]
Éditeur : [s.n.] (Nîmes)
Date d'édition : 1876-10-23
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32815741z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 23 octobre 1876 23 octobre 1876
Description : 1876/10/23 (A4,ED1,N289). 1876/10/23 (A4,ED1,N289).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG30 Collection numérique : BIPFPIG30
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k1489015k
Source : Bibliothèque Carré d'art / Nîmes, 33353_LM
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/03/2020
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où il resta jusqu’au licenciement de î arnica
ÙL- la Loire.
li débuta dans la carrière dramatique en
1823, au théâtre du Gymnase, où U obtint
son premier succès. Depuis, chacune do ses
pièces devait lui mériter de nouveaux ap-
plaudissements. Qui ne se souvient de ces
c larmaots vaudevilles, où le nom de son
gendre, M. Lausanne, suivait le sien sur
l’affiche, et qui s’appellent ; Riehe d'amour,
Ihnaudin de Caen, le Mari d(t la dame des
€ lueurs, le Supplice de Tantale, etc., etc.
Duvert et Lauzanne, deux noms que tou-
te la génération d’alors avait retenus com-
me une raison sociale signifiant : esprit et
gaieté, s’en étaieat adjoint un troisième,
celui d'Arnal ; car Arnal, qui trouva la cé-
lébrité dans le talent de ses auteurs de pré-
dilection, fnt le principal et le plus heureux
interprète des oeuvres charmaütes que nous
venons de citer.
La manière de travailler de M. Duvert
»veeson principal collaborateur, car il en
$ut beaucoup d’autres, était assez origina-
le. M. Lausanne charpentait la pièce, po-
sait les personnages, nouait l’intrigue ou
les quiproquo ; puis il remettait ce travail
à Duvert.
Celui-ci distribuait alors, de ci, de là,
ces traits d’esprit restés célèbres, parache-
vait l'oeuvre, et trouvait, toujours ces phra-
ses écrites dans c 3 style comique que nul
n'a jamais imité.
— Ma tante Chamouillard est morte ;
on a profité de cotte circonstance pour la
taire enterrer, disait un. de ses personna-
ges.
Et cette antre :
— Prenez garde, monsieur, de confondre
les notaires avec les imb cites : d’abord le
nombre des notaires est limité, etc-, etc.
M Duvert, qui était né en janvier 1795,
était, donc âgé do quatre-vingt-deux ans.
Sa carrière fut longue, laborieuse, de3
mieux remplies et >lei plus dignes. C’était
un homme de bien dans la plus largo ac-
ception du mst, et tous eaux qui l’ont con-
nu s’honorent de l’amitié de ce camarade
et de ce maître, qui fut une dos grandes «t
belles physionomies du monde des lettres
parisiennes.
Il laisse une veuve âgée de soixante-dix-
huit ans.
UP JÔXGLEIUE
Le spiritisme est-il une religion, une
science, un art, une oeuvre de charlata-
nisme nu de simple prestidigitation ?
Il y a apparence , comme disait la
mère de Nodier, que ce sont les esprits
frappés qui ont inventé les esprits frap-
peurs , et que , semblables aux malades
imaginaires qui enrichissent les virtuo-
ses du sinapisme, les visionnaires, ces
ftmes adultérées au contact de l'infortu-
ne ou delà douleur, eut créé cette fan-
tasmagorie occulte qui règne sur le
monde depuis l’origine des âges, et à la-
quelle chaque siècle ne fait que donner
un nom nouveau.
Allan Kardecest veoq à son heure. Il
;1 VU un flot- renouvelé de crédulité se
précipiter sur les croyances de nos pères,
-;ne Prie de superstition livrer bataille
an dogme antique. Il a entendu pleurer
d angoisse et d’épouvante une généra-
tion de temmes livrées sans espoir à la
recherche de l'absolu, pendant que les
hommes se plongeaient dans (es voluptés
de l’égoïsme et du jouir relatif.
De cçtte maladie morale, le célèbre
■empirique de la psychologie a entrait
alors un venin qu’il a inoculé à un grand
nombre d adeptes.Et ceux-ci sont*allés
partout, comme les apôtres judéens ,
t ii'f 'gnant la religion, de là fièvre, la
superstition cîes ombres chinoises, des
»'•.■venants aiméç, des apparitions venge-
resses.
Beaucoup ont cru à ces simulacres ,
à . es prestiges, et, par la traductiop en
.français moderne >1 un chapitre onblié
•’os anciens livres de sorcellerie, Kar-
dec a ainsi réalisé d’excellentes opéra-
tions de librairie , tout en se faisant
sacrer pontife.
Le spiritisme existe, c’est un fait in-
déniable. Il a son rite, ses formules ses
dévotions et ses pratiques, ses purifiea -
lions et ses expiations , ses réprouvés
et, ses élus. Il présente tout l’attirail qui
distingue une communion spirituelle, <
comme les quakers, les mormons , les
évangélistes , les swedinborgHtes , les
quiétfstes , les piétistes . etc. On. dit les
spirites, comme on dit les illqmirx^, [6g
zuriigliens ou les socinisies. ’
Toutefois, en Fran.^ , )a terre.mère
de cette récente ("riravagance, l’entbou-
Siasme gén rdf commence à manquer
h la sect;,?, et celle-ci, loin de crqitie et
oe multiplier, voit diminuer chaque jour
le nombre de ses fidèles.
L’an dernier, le procès Buguet lui porta
Î.Ü> coup funeste dont elle ne se relèvera
jamais. Vous vous rappelez , n’est-ce
pi?, ce ph-ùographe parisien qui se
chargeait, — ô merveille ! — de re-
produire séria plaque, dûment coilo
«tonnée, la physionomie ties fîmes évo-
quées ?
Pendant plusieurs années, i’indusuie
myslieo-sped raie réussit à merveille t
rapporta au photographe Buguçi, airiri
qu’à ses complices, de quoi subvenir aux
frais de leur ménage et même à la publi-
cation d’nnc feuille spirite qui se char-
geait a’erir Unir 1.; zèle des adeptes.
Mais tout a une fin. Des dupes moins
crédules, ne trouvant oas la ressem-
blance de leurs morts suffisamment véri-
dique, se plaignirent au parquet, et ssu-
guet. escorté de ses comparses, vint
s’asseoir sur li banc de la correctionnel-
le, où une bonne condamnation mit un
terme h sa longue tromperie.
Il y eut des pleurs parmi les fidèles
quand même. Maïs le spiritisme français
n’en fut pas moins irrémédfatdement at-
teint. Sans se disperser tout à fait la
secte ne fit plus d’autres recrues.
Le même incident judiciaire vient de
se produire à Londres, et d’une façon
plus comique ou plus grotesque en-
core.
Le Buguet anglais n’est pas photogra-
phe. Fi 1 on se respecte, et le docteur
Slade, un docteur sans estampille, corn
me on en rencontre tant à l’étranger, a
des prétentions scientifiques beaucoup
plus élevées que l'opétaoeur français.
Doue, ce docteur Slade cet un spime
d’importation nménetine qui, moyen-
nant une guinée (2(i lianes), frisa-1 tra-
cer quelques lignes sur une ardoise par
des esprits évoqués. Gate ardoise était
tenue par lui quelquefois au-dessus,
parfois au dessous d’une table à quart e
pieds.
Et cette table frappait, se soulevait,
faisant enfin m ile tours de gentillesse
dans le but de détourner l'attention du
spectateur. De plus, c’est en plein jour
qu'à l’encontre de scs confrères le doc-
l ur opérait.
Bref, la plus grande vraisemblance
aidait aux prestiges du mystificateur, et
les imbéciles de tout âge, de tout sexe
at de tout rang, accouraient en fouie à
ses séances.
Aussi, absolument enivré par le suc-
cès inouï de son audacieuse jonglerie,
Slade conçut la téméraire ambition de
lui faire at tribuer une espèce de con-
tribution officielle, et c’est ce qui ie per-
dit.
Il s’adressa pour cela à l’Association
britannique pour l’avancement des scien-
ces, lors de son dernier congrès à Glas-
gow. Il revendiqua une place à ce ban-
quet de la science en faveur du spiri-
tisme, qu’il avait affublé, pour lu cir-
constance,du nom et du titre de psycho
logie expérimentale.
Malheureusement, tout en lui refusant
cette place, le congrès lui fit l'honneur
d une discussion où d'une réfutation en
règle, et aussitôt forage éclata sur la
tête du cynique charlatan.
Le professeur Lankester, un vrai doc-
teur eelui-là, qui avait déjà éventé la
supercherie de Slade en assistant à ses
séance«, écrivit au Times une leüre In-
dignée dans laquelle il s’étonnait de Voir
un congrès comme celui de Glasgow se
déshonorer jusqu’à mentionner le spiri-
tisme et le nom. du doeteur Slade.
Déjà il avait écrit au même journal
pouç dénoncer les puffismes du soi-di-
, Sànt médium, affirmant « qu’il avait re-
marqué des mouvements suspects pen-
dant que celui-ci tenait en main l’ardoi-
se merveilleuse, en attendant l’arrivée
des esprits, « assez lents à venir », ainsi
qu’il l’avait dit lui-même. »
Comme cela ai rive d’ordinaire en An-
g'eterre, les révélations de M. Lankes-
ter ayant produit un sérieux mouvement
d’opinion contre le médecin exotique,le
vrai savant porta plainte en se fondant
sur le chef de tromperie et de manoeu-
vres en vue d’extorquer de l'argent.
11 paraît que la loi anglaise reconnaît
à chacun le droit de se poser en accusa-
teur, tandis qu'en France cet office re-
doutable est réservé à l’organe du mi-
nistère pubiic, qui poursuit au nom de
la vindicte. Là t as, au contraire, cette
vindicte peut être exercée par les ci-
toyens.
Slade comparaît donc en ce moment
devant la PoHce-Court, présidée par M.
Flowers, l’un des magistrats les plus
j froidement humoristiques de la Grande-
| Bretagne.
| A la première audience, tout s’est
| passé pomme chez nous, dans Pafiairp
du photographe Buguet. D’abord, l'in-
dignation est grande au camp des spiri-
I tes londoniens, et l’on s’en aperçoit de
reste à leur altitude sombre dans le pré-
toire. Ils regardent Slade comme un
martyr des haines infernales de M.
Lankester et de ses acolytes.
Ils se sont notsés pour donner au
prévenu, fun des premiers avocats de
Londres, M. Lewis, homme redoutable,
moins par son éloquence que par la
tournure captieuse de son esprit et son
talent d’intimidation contre les témoins.
Naturellement, c’est le plaignant qui
ouvre letournio, et, chose monstrueuse,
c’est M. Lankester qui est mis sur la
sellette par l’impitoyable avocat. Heu-
reusement, M. Flowers corrige un peu
cette situation par de sanglantes épi-
grammes qui vont se fixer en plein coeur
de la défense.
Au surplus, il s’agit d’un fait des plus
simples, qui constitue la prévention : M.
Sfaae a montré quelques mots écrits sur
une ardoise et a soutenu que ces mots
étaient de la cursive ou de la bâtarde
suraai;jr0iie devant lé juge.
Ce favori des esprits maintient l’allé-
gation, et l’auditoire, en partie composé
de spirites, répond par de sourds gro-
gnemeuts aux souri tes d’incrédulité du
magistrat qui préside. Mais l’autre partie
du public ru aux larmes et des boutades
humoristiques du président, et des gra-
ves alfirmuious ce l’imposteur.
Cependant le uébat meiiuce de s’éter-
niser, et la démonstration des trucs du
médium faite par M. Lankester, n’em-
pot te pas une éclatante conviction, parce
que le savant homme n’est pas, comtna
on dit, « de la partie. »
Survient alors un témoin inattendu
qui est au contraire, celui-là, tout à fait
de ta partie, c’est-à-dire prestidigitateur, :
et d’uioe habileté supérieure à celle du '
charlatan forain aujourd bu: inculpé.
C’est M. Masjseiyne, le fameux prestidi ;
gitateur d’Egyptian Hall, in Ronen Huu- i
din de Londres. j
A la vqe de ce personnage, M. Lewis ;
et son client ne paraissent pas précisé-
ment rassurés, et leur formidable aplomb
disparaît comme par enchantement. M.
Maikelyne, en effet, n’a jamais eu plus
de succès avec ses muscades qu’il en a
eu à l’audience de la Police- Court. Ça
été presque un fou rire d’un bout à l au -
tre, en dépit même des efforts du juge
pour maintenir l’ordre.
Il raconte avec une bonhomie expan-
sive et verbeuse qu’il est prestidigitateur
depuis la plus tendre enfance, et que ce
n’est pas un aventurier de la force dp
Siade qui pourrait lui en remontrer sur
l’article. Passant ensuite , toujours au
milieu de i’hiiarité générale, à la table
qui servait au médium, il la trouve ex-
cellente pour travailler, c’est-à-dire pour
faire des tours.
11 explique alors, avec une très grande
lucidité , comment, à l’aide d’un petit
mécanisme, on pouvait y fixer une ar-
doise. Puis, malgré les énergiques pro-
testations de M. Lewis, il s’asseoit sans
Lçon à cette table et se met en devoir
d’opérer, comme Slade, a l’aide d’un i
crayon microscopique attaché à son
doigt par un élastique.
Sans qu’oa s’en apeiçoive , et bien
que tous les yeux soient braqués sur
lui , U écrit aussitôt sur la surface ren-
versée de l’ardoise ces mots tout à f it
de circonstance : « Les espt its sont pré-
sents. »
Voilà donc le truc de Slade abso'u-
ment débiné. La démonstration de Mas-
kelyr.e a produit un immense effet.
Seuls les spirites n’ont pas ri ; ils ont
gardé leur foi inébranlable.
On voit par leur sotte crédulité ce
qu it faut penser d’autres prodiges attes-
tés par des témoins aussi nombreux que
ceux qui défendent les jongleries du
charlatan américain.
Slade sera sans doute condamné à
l’amende et à la prison ; mais il n’y
percha aucun de ses fidèles. Seulement ,
i! ne convertira pas de nouveaux adep-
tes, et sa religion mourra de sa supers-
tition même, comme toutes les sectes
frappées de stérilité dans leur essence.
Malheureusement, un autre charla-
tanisme lui succédera. Les hommes veu-
lent être éternellement trompés.
(Evénement ) A. SAINT-EMILION.
QÜPSÎÎOHS locales
PREMIÈRE AUX N I M O I S.
Mes chers concitoyens,
Les descendants de Cécrops et de Cad-
mus ont mis au rang de divinité de 3e
classe le silence. Numa fit du silence la
10* muse t elle rêve et contemple ei ses
soeurs chantent ce qu’elle a rêvé et contem-
plé. Daus 1 Ecriture, le silence est pris ou
figuré pour le repos, la ruine et la mort.
Les graves Hébreux donnaient au sépulcre
le nom terrible de Douma (silence); en ad-
ministration, le silence est la plus pathéti-
que figure de l’art oratoire. Cost repres-
sive pantomime. Avant 1789, la législation
relative à l’organisation municipale variait
en France. Aux termes du décret du 14
décembre 1789, qui organisa pour la pre-
mière fois les municipalités, le conseil mu-
nicipal ne pouvait se dispenser de délibé-
rer sur les travaux à r-ntreprendre, sur
l’emploi de divers capitaux, etc., etc.
La loi du 28 pluviôse an VIII qui a fondé
presque toutes nos institutions administra-
tives actuelles, en régla les attributions.
L’ocgarisation et les attributions des. con-
seils municipaux n’avaient été que faible-
ment modifiés depuis la loi de pluviôse an
vm. Lorsque la Révolution de Juillet,
donrant au mouvement de décentralisation
inauguré par l’ordonnance du 16 mars 1816
et continué par l’ordonnance do 28 août
1821, une impulsion vigoureuse inspira les
lois des 21 mars 1831 et 18 juillet 1837,
qui ont étendu la compétence de ces assem-
bles.
Le conseil d’étant appelé à délibérer sur
tous les actes de nature à essayer plus ou
moins gravement les finances de la cem-
mune, ùne solution contraire entraînerait
d'ailleurs, sous le rapportée» conséquences,
des complications inévitables et de grave»
embarres, sans offrir aucun avantage en
compensation, puisque l’autorité municipale
a le ’ devoir de veiller aux intérêts de la
cité. Il fallait aussi garantir d’une manière
non équivoque, d’une part, les citoyens
contre l’arbitraire des décisions; de l’autre,
l’administration elle-même contre ses pro-
près erreurs. Nul n’est censé ignorer la
loi, ce qui veut dire que l'administration ne
peut subordonner l’intérêt général à des
considérations particulières. Si on raisonne
dans la rigueur du droit, on croit reconnaî-
tre qu’il n’appartient à aucun membre du
conseil, de substituer à des obligations
légales des conventions particulières qui
tendraient à en altérer l’effet.
Le maire propose, le conseil déubère. L?
contradiction née de l’acte, consentie irré-
gulièrement à propos des travaux qui ont
été donnés pour la grillé de l’Eglise neuve
des Carmes étant, un fait accompli, nous
perdons les bénéfices d'une adjudication
qui aurait infailliblement donné une écono-
mie qui permettait de donner cours aux
légitimes satisfactions que commande im-
périeusement l’édilité. On n’oublie trop
facilement l'état déplorable et dangereux
de nos rues, on se croirait à Stamboul, la
ville du croissant, nos cuçs étroites et sa-
les, emcombrées toute là journée (Timmoq-
dices, rendant difficile la circulation, com-
promettent par leur état d’abandon la
santé publique: i’assa’nissemen't et la pro-
preté de la ville doivept être l’objet dq
rattention particulière de l’administration
municipale, dont tous les efforts doivent
tendre à améliorer ce service si important.
s elevant à la somme toDsidérable de
30,000 fr., ne pouvant être donné légale-
ment que par voie d’adjudication , après
délibération du conseil, eu procédant diffé-
remment, on a frappé d'illégalité un acte
qui, en froissant l’opinion publique, déna-
ture le caractère solennel du mandat que
tiennent delà confiance de leurs concitoyens
messieurs les membres du conseil munici-
pal .
ROZIBR.
[texte manquant]
Par arrêté da M. le préfet du Gard, en
date du 20 octobre :
Vule départ de M. Evesque, sous chef
de la 1" division, nommé à la préfecture
d’Oran :
M. Adert, rédacteur à la 3“ division, est
nommé sous-chef de division, en remplace-
ment de M- Evesque.
M. Guibal, chef de bureau, est nommé
sous-chef de division. Il sera en cette qua-
lité spécialement chargé du service de la po-
lice générale.
M. Honoré Achard, chef de bureau, est
nommé sous-chef de division. 1 II sera en
celle qualité spécialement chargé du service
militaire.
M. Féiix Mandagout, expéditionnaire à
la 3e division, est nommé rédacteur en rem-
placement de M. Adert.
M. Flandin, est nommé attaché à la 3*
division.
E'CCÜIKN du 8 oclolirc
ARRONDISSEMENT D’UZÈS.
Ànbussargm s. —Louis Mathieu, maire.
Joseph Clavet, mlj dut.
Issirao. — Criixte Vignal, maire. Joseph
Doutai, adjoint.
Saint - André - d’Olérargues. — Adrien
Mazan, maire. André Prado, adjoint.
ARRONDISSEMENT DU VIGAN.
Arre.— Louis Brun maire. Ilillaira Brun,
adjoint.
Arrïgas.— Philippe Lasalle, maire. Pierre
Brun, adjoint.
Aulas. — Etienne Massebieaux*, maire.
Jacques-Mare Cadenat. adjoint.
Aumes.-as. — Antoine Campestfe, maire.
Louis Vincent, adjoint.
Avèze. — Antoine Astruc, maire. Achille
Peyre, adjoint.
Bez et Ésparon. — Pierre-Félicien Mal-
lien, maire. Louis Ménard, adjoint.
Blandas. — Etienïle Rigal, maire. François
Barrai, adjoint.
Bragassargues. — Auguste Noguier, mai-
re. Antoine Roussel, adjoint.
Brouzet. — Etienne de Casteluau, maire.
Joseph Vianès, aqjoint.
Cambo — Auguste Perrier, maire. Au-
guste Delpuedh, adjoint.
Campestre et Luc. — Antoine Itoüsset,
maire. Auguste Delpuech, adjoint.
Canaules et ArgentiêreS. — Mouret-Bé-
chard, maire. Pierre Génolhac , ad-
joint.
Canbès et Clairan. — Jean-Lpuis Coste,
maire. — Pierre Peliissier, adjoint.
Carnas. — François Rouvière , maire.
François Gaillard, adjoint.
Causse-Begon. — Edouard Mazerand ,
maTe. Antoine Veyrier, adjoint.
Cézas. —Teuion, maire. Joan Delpuech,
adjoint.
Colognac. — Etienne Viala, maire. Jules
Vidal, adjoint.
Conqueyrac. François Valette, maire.
Numa Boissier, adjoint.
Corconne. — Claude Biondin, maire. Jo-
seph Ferrier, adjoint.
Cros. — César Teissier, mairm Adrien
Larguier, adjoint.
Doarbies. — Crespin Couderc, inaire.
Pierre Rousset, adjoint.
Durfort et Saint-Martin-de-Sossenac. —
Jean Allut, maire, Odelon Perrief, ad-
joint.
Fressac. — Louis Pouget, maire. Jean
Olivier, adjoint.
Gailhan, — Joseph Auguste Puech, maire.
Jean-Henri Lafont, adjoint.
La Cadière. — André Vessoc , maire.
Louis Mourgue, adjoint.
Lanuéjok. — Guillaume-Joseph Cartai-
.rade, maire. Justin Jonquet, adjoint.
La Rouvière. — Denis Dueros, maire.
Araédée Julian, adjoint,
L’Estréchure. — David Maurel, maire.
Evariste Favantines, adjoint.
Les Plantiers. — Henri Cavalier, maire.
Charles Boyer, adjoint ; Alphonse Jour-
net, adjoint spécial pour la section de
Tourgaiile.
Liouc. Antoine Martin, père, maire. Louis
PuechmarÎD, adjoint.
Logrian et Comiao-de-Florian. Louis
Bourguet , maire. Antoine Rigal, ad-
joint.
Mandagout. — Adrien Ricard, maire.
Louis Agrarier, adjoint.
Mars. — Jules Nouzéran, mire. Germain
NouZéran, adjoint.
Molières. — Baumier-Gay, maire. Jéré-
mie Parlongue, adjoint.
Monoblet. — Léon Voile, maire. Louis C«-
pelier, adjoint.
Moutdardier — Pierre Brua-Sarei, maire*
Cyprieu Brun, adjoint.
Orthoux et Quilban. — Jules Oonduzor-
gues, maire. Pierre Bose, aifjoint,
Pcyraies. — Français Roquier, maire,
Louis Méry, adjoint.
Poiriers. — Grégoire Granier, maire. An-
toine-Abel Bertrand, adjoint.
Pompignan. — Louis - Joseph - Philippe
Triaïre, maire. Joseph-Severia Cbaffiol,
adjoint. ' '
Puecnrèdon. — Alphonse Bros, maire.
Jean-Louis Dombre.
Revèns. — Antoine Maiffe, maire'. Benja-
rain Guibàl, àdjoipf/
Rogiies. — Jean Durand, maire. Antoine
Pons, adjoint.
Roquednr. — Casimir Nuugarède , maire.
Achille Roussy, adjoint.
Saint-Ândré-de-MajencouIes. — Auguste
Portalez, maire. Léonce l^etgè , rpD
joint.
Saint-Bonnet. — Jean Espaze, maire. Al-
phonse Puechagut, adjoint.
Saint-Bresson. — Jacques Bourrier, mai-
re. Auguste Bertrand, adjoint.
gainte-Croix-de-Gaderle. .— Louis jUa-
zaud, maire. Jean-Louis Soulior, ad-
joint.
Saiot-Félix-de-Paîlières. — Louis Fonta-
ne, maire. Théodore Chatat, adjoint.
Saint• Jean-de-Crieulon. — Félix Oasta-
nier, maire. Féiix R:gal, adjoint.
Saint-Julieo-de-la-Naf. — Pierre Roussy,
maire. Jean Bonnevide, adjoint.
Saint-Laurent-le-Minier. — Antoine Car-
ies, maire. César Cambassédès, adjoint.
Saint-Martial. — Louis Mourgue, maire.
Denis Bousquet, adjoint.
Saint-Nazaire. — Louis Roussel, maire.
Paul Cazaly, adjoint.
Saint-Romi.n-ùe-Codières. — Arthur Cam-
plan, maire. Loris Cavalier adjoint.
Saint-Sauveur des-Pourcilâ. Pierre. Ju-
lien, maire. Alphonse Causse, adjoint
Saint-Théodorit. — Frauçois-August ■ M m.
ret, maire. — Antoine Codou, adjoint.
Sardan. — Féiix Granier, maire. Frédé-
ric Clément, adjoint.
Saumaue. — Delon, maire. Fraissinet, ad-
joint.
Sayignargues. — Jacques Laurent, maire.
Adolphe Hugues, adjoint.
Soudorgues. — Gaston Viala, maire. Al-
phonse Rémézy, adjoint.
Thoiras. — Antoine Soulier, maire. Gas-
ton Pellet, adjoint.
Vabres. — Louis Soulier, maire. Jules ’
Nouis, adjoint.
Vic-le-Fesq. — A'fred Randon de Grolier,
maire. Ferdinand Guérin, adjoint.
Vissée. — Jean-Bapfiste Saleil, maire.
Jean Pascal, adjoint.
Voici la liste du jury pour Je quatrième
trimestre des assises du Gard, qui s ou-
vriront à Nimes le lundi 13 ijovepabre
prochain :
Juré* titulaires.
MM.
Ci»arles-Opta-Ferdinand-Augustin Arnaud,
agriculteur à Cavillargues.-
Théophile Chazel, propriétaire à Lussan.
Jules Dassac, propriétaire à Beaucaire.
Ferdinand Faget, filateur à Génrihac.
Abel do Robornier, rentier a t zos.»
Gustave Bardon, dit odeur dos idci"- a
Robiac.
Hermann Barnier, architecte à Aiais.
Edouard Sevcitac, propriétaire à Ësté-
zu.gu,.*.
Noël -Antonie Deshons, marchand de bes-
tiaux à Lasalle.
Biaise Bénézet fiis, marchand de bois à
Beaucaire,
Jean-Paimyre Guibal, propriétaire àC as-
tubague, commune de Mandagout.
François-Amédée Jauffret, maire à Pu-
jaut,
Joseph-Simon-Prosper Puguière, ancien
notaire e Cavillargues.
Charles de Surviiie, propriétaire et maire
à Générac.
Etienao Angellier, propriétaire h Remou-
iins.
Etienne Dupoux, propriétaire à Barjac.
Emile Mourier, propriétaire à Nîmes.
François-Etienne-Paul Jaiaguier, mar-
chand de tissus à Nîmes.
Etieane de Castelnau, propriétaire et mai-
re à Brouzet.
Jean-Casimir Lignon, pharmacien à Ba-
gaols. .
Louis-Frédéric Laurîol, propriétaire à
Saint-Jean-du-Gard.
Benjamin Maiarte, pr priétaire à Laud un.
Victor Auphan, docteur-médecin àAlairi
Jean-Pierre-Laurent Félix, propriétaire à
Bellegarde.
Alexandre Campredori, propriétaire à
Monoblet.
Jean-Baptiste-Joseph Louche, proprié-
taire et adjoint à Robiac.
Jean Japayaire, propriétaire à Nimes.
Marie Jules Bellile, pharmacien à Ni®® 8;
Pierre Martel, marchand de graines à
Aiais,
Alfred Martin, propriétaire à Pont-de-
l’Hérauit.
Louis-Onésime Coët, carrossier à Nîmes.
Jean-Justin Bonnaure, pharmacien à Aiais.
César Bertézène, capitaine en retraite à
Anduzo.
Emilien Molines, banquier à Nimes.
Jacques Ayral, propriétaire à Mons.
Emiie-Jscques Mourier, propriétaire à
Vézenobres.
Jurés supplémentaires.
MM.
Jean-Marie Galibert, fabricant ce cha-
peaux â Nimes.
Samuel Roman, fabricant à Nimes.
Féiix-Martin Rouvière, propriétaire à
Nimes.
Pierre Journet, ferblantier à Nimes.
On lit dans la Semaine religieuse :
Mutatiops dans le clergé du diocèse.
M. l’abbé Jean-Alphonse Labronve, vi-
caire à Bessèges, est nommé aumônier à la
colonie du Luc.
M l’abbé Pierre - François Martin,
vicaire à Bellegarde, est nommé au même
titre à Bessèges.
M. l’abbé Nestor-Gustave Çontestin, yi-
caire à Bouiliargues, est nommé au même
titre à Pont-Saint-Esprit.
M. i’abbéHenri-Joseph Astier, vicaire à
N.-D. de Laval, est nommé an même titre
à Bouiliargues.
M. l’abbé Joseph-Marie Ménard, pro-
fesseur au petit-séminaire de Beaueâire,
est nommé vicaire à Saint Giltesi
Vendredi prochain, 29 du eonrant, àtrois
heures de l’après-midi, Sa Grandeur Mon-
seigneur l’Evêque bénira solennellement la
première pierre de la chapelle des Révé-
rends i'ères Récollats, dédiée à Notre Dame
des Anges, rue d’Aquitaine.
Le clergé se rendra professionnellement
de la chapelle actuelle des Révérends Pères
sur l’emplacement du nouveau sanctuaire.
En cette circonstance Monseigneur l’Evêquè
prononcera une allocution.
Visites pastoroles.
24 octobre. — Arrivée à Bellegarde, 4 h.
du soir. — 25 messe, confirmation. — Re-
tour à Nimes.
28 octobre.— Arrivée à Vauvert, 4 h. du
soir. — 29 messe, confirmation, offices du
Dimanche. — Retour à Nîmes,
On lit dans le Drapeau national,
journal d’Alais :
Nos campagnes attendent toujours la
pluie. Lus quelques averses, que les. nuagp»
qui obscurcissent la ciel depuis une dizaine
de jours ont laissé échapper in’oni pas at-
ténué sensiblement l’état de sécheresse du
sol. Les travaux préparatoires des semen-
ces sont forcément ajournés.
Ou nous écrit du Vigan :
La petite foire (marché aux bestiaux) de
lundi dernier au Vigan, s’est tenue par une
belle journée et une très grande affluence
en grande par tie fournie par la banlieue.
Il y avait sur ie foirai 160 boeufs ou
vaches laitières, $vea ou sans veau. Lt-s
boeufs valaient généralement de 700 à
1,000 francs la paire. On nons assure
qu’une paire a été vendue 1.200 francs.
Les vaches laitières valaient de ‘>00 h
250 francs.
Les moutons ou brebis , 2,500 têtes
vendus 1 85 le kilo Ire qualité • 1 gn
la 2rae. ’
On y comptait 100 chèvres, vendues de
20,30 et 35 fr. l’une, suivant l’âge et la
besflté. • "
Les porcs gras, 25, se sont vendus 60 fr.
les 50 kilos peSés vivants.
Enfin les porcs lâchons ou nourrissons,
M. Lacroix, maréchal des logis chef de
gendarmerie à Nimes, vient d’être nommé
sous-lieutenant de gendarmerie à la compa-
gnie de gendarmerie de la Drôme, à Ro-
mans.
Hier matin , la gendarmerie de Nimes a
conduit à l’asile d’aliénés de Montdever-
gues un des auteurs du vol de 200,000 fr.
commis au préjudice de M. Ausset.
Cet individu vonait d’être atteint d’alié-
nation mentale.
Un oubrier ébéniste, âgé de 37 ans, né
et demeurant à Nimes, entra hier, dans
l’après-midi au café Tortoni. Il se fit ser-
vir une absinthe, et sortit sans payer sa
consommation,
Après son départ, on s’aperçut que la
veste et le chapeau l’an garçon avaient dis-
paru, ainsi que les cigares qui se trouvaient
sur le comptoir.
Quelques instants après, la même indi-
vidu entrait au bazar Maubé, où il fit provi-
sion de chaussettes, dépeignes, defoulards,
et en général de tous les objets qui se
trouvaient sous sa main.
Cette façon de procéder manquait de dé-
licatessn ; l’onvrier ébéniste a été mis en
état d’arrestation.
| 325 de toute taille, de t. provenance, H,
sont très-chèrement vendus, depuis , 15 tst
! 20 fr. l’un pour les plus petits, ,iu>qu’a let)
| J20 et lhflLancs pour hs gros.
On écrit du L.ii’oq'.ie, p'-T* G niges, à
j'Echo des Céveimes :
Notre population « étr douloureuri-*’j!(’r't
irnpre sionnée par un ciépkwable ucci,
qui vji ni d’avoir lieu dm.; 1 notre cimiirono.
Mardi dernier; notre compatriote, Juks
Bancal, fils aîné d’une nombreuse famille,
quoique malade depuis deux jours, voulut
aller pêcher dans l’Hérault, malgré ie» sa-
ges avertissements qn'on lui donnait.
A peine était-il dans la rivière, qu’il sa
sentit saisi sans doute d’un éblouissement. ;
il voulut remonter immédiatement sur la
berge, mais il n’en eut pas la force, et il
tomba sur le dos la tête dans l’eau.
Le malheureux nTyant été aperçu do
personne, eo ru; fut qu’une heur« après
qu'on le trouva entièrement privé de vie.
Ses obsèques eurent lieu ie lendemain au
milieu de notre population consternée, ac-
compagnée d’une grande affluence de gens
accourus de plusieurs communes voisines,
voulant par leur présence apporter un
adoucissement à la trop légitime douleur
d’uue famille éplorée.
On lit dans le môme journal :
Tandis qu’une sécheresse intense, fort,
Irare eri cette saison, continue« désoler une
partie dn centre de la France, du Midi, et
jusqu’à nos voisins du Gard, plus heureux
dans ia partie haute) de l’atvondissem'Uit,
| nous avons eu latsonue fortune de quelques
| riches averses qui sont venus a! roser notre
| campagne et sauver la récolte da» châtai-
1 gnes fort compromise déjà et qui eût été
I entièrement perdue pour peu qu’eussent
I tardé encore à venir ces ondées réparatrices.
8 Aussi, grâce à elles, cette récolte si pré-
1 cieuse pour nous sera, quoique médioeru
j en quantité, do qualité excellente, et les 1-a-
I bitants de nos montagnes ont pu déjà met-
| tre la main aux labours fort en retard, cette
I année, la dureté du sol ne leur ayant pas
| permis de pouvoir se livrer à ce travail
I pendant ia sécheresse.
I Mardi dernier, 17 du courant, vers huit
i heures de soir, par un temps très-obscur,
I M. Jean Bonnet, demeurant au Fremat,
1 canton de Florae (Lozère), fermier de no-
! tre député M. Marcellin Pellet, se trou-
| vant au Vigan our affaires, voulait se
I rendre chez les MM. Laporte, filateurs et
i négociants, rue des Calquières. S’étant
i trompé d3 chemin, il prit le sentier de ia
i Prairie qui longe lit .rivière d’Arre et, arrivé
I en un certain endroit, il fit un faux pas et m
1 laisssa choir da is l’eau,
Il put néanmoins crier au secours tout en
faisant de grands efforts pour sortir du
courant mais, sans pouvoir y parvenir. Fort
hecreusèment pour lui la famille Doulcef,
qui demeure près de l’ancien moulin au-
jourd’hui usine Capion, entendit ses cris de
détresse. Le fils Doulcet Emile, vigoureux
janne homme de dîx-sept ans, accdurct
aussitôt, et, sans calculer la danger qu’il
pouvait y avoir pour lui dans un pareil
sauvetage, se jeta à l’eau tout habillé, et il
put entraîner sur le rivage le malheureux
Bonnet, dont les torees étaient à bout et qui
a déclaré que le jeune Doulcet l’avait bien
réellement arraché à la mort.
Le père Doulcet et un de ses voisins, pen-
dant que le fils était allé sécher ses vête-
ments, furent conduire Jean Bonnet à l’au-
berge Poujade, rue des Barris, où lui fu-
rent largement donnés tous les soins que
nécessitait sa triste position.
MINISTÈRE »E L AGRICULTURE ET DU
COMMERCE.
Troisième conférence sérieicole de M.
Maillet, Directeur de la station sérici-
coie de Montpellier en novembre et
décembre 1876.
PROGRAMME
du matériel des magnaneries.
1° Conférence et consermlijn des graines.
— Microscope et accessoires , chambre
chaude, eellujes, lavage des graines, garde-
graines, glacières".
2° Elevage des vers. — Incubation , cou-
veuses, thermomètres, nettoyage des claies
et des locaux, échafaudages , papier et
filets pour des délitages, encabanage , ap-
pare.ls de ventilation, appareils de chauf-
fane, hygromètres, cellier pour les feuilles,
coupe-feuilles, appareils à étouffer les eo*
cons.
On pous, écrit d’ivignon :
M. Gabriel Verdet a été nommé prési-
dent du comité départemental pour l’Expo-
sition universelle. M. Poncet et M. Bouvier
ont été nommés viee-piésidents ; MM. Ro-
| card, Aug. Franquebalme et Eug. Cousin,
I secrétaires. Sur la proposition do M. Ver-
net, la présidence ü’hoaneur a. été déférée
à M. de Brandon, préfet, do Vaucluse.
Sur ia proposition de M. Eugène Ras-
pail, le co mité a ûécidé de demander à l’ad-
ministration la nomination de membres
nouveaux, afin que chacun de» arrondisse-
ments pût former à son chef-lieu une délé-
gation du comité départemental.
On nous écrit de Marseille, le 2î oc-
I tobre :
1 _ Ce matin, à neuf hem es, MM. les < f!i-
! ciers de h garnison, en graouo tenue, ont
été reçus au quartier général par M la
g'éiurai Esphent, de la V illcsboisnet, com-
mandant du 15* corps d’armée, à l'occasion
de sou départ qui ne s’efiectuera que mer-
credi ou jeudi de la semaine prochaine.
Il ost, question de la transformation d'un
des plus grands cafés de notre ville en salle
de skating..concert. Parmi les dispositions
intérieures, on cite un vaste promenoir à
1 instar des etabli.-sements de Paris , une
3 scène ou so tiendrait l'orchestre et où le
i directeur exhiberait les curiosités les plus
1 récentes ; au milieu de l’établissement se-
! ra>t ménagé un Skating-Rink très-con-
! f rtable.
S C est décidément ,'e 21 décembre pro-
! chainjqu'aura lieu h Aix, dans la cour de la
| mairie, l’inauguration delà statue de Mi*
| rabeau, oeuvre de M. Truphème.
: Aux dépêches alarmantes qui nous sont
> parvenues ces jours derniers sur les inon-
dations de l'Aude et des Pyrénées-Orienta-
les siK-i'èditii arj.-nr l’htii îles nourries
plus rase ut an tes.
L* dolio; dem >nt des eaux a occa-ion-é
de -.remis tavnites ; des ponts ont >iô em-
portés, dos vignes arrachées, des tenus
ravinées en partie; tout s’est heureusement
borné à des pertes tuatériolles Tout danger
[texte manquant]
[texte manquant]
àô*4* $£é
UüAwuÄsÄliteÄ^^
.'ni VoV'.v•
ï»jr«‘#KA
où il resta jusqu’au licenciement de î arnica
ÙL- la Loire.
li débuta dans la carrière dramatique en
1823, au théâtre du Gymnase, où U obtint
son premier succès. Depuis, chacune do ses
pièces devait lui mériter de nouveaux ap-
plaudissements. Qui ne se souvient de ces
c larmaots vaudevilles, où le nom de son
gendre, M. Lausanne, suivait le sien sur
l’affiche, et qui s’appellent ; Riehe d'amour,
Ihnaudin de Caen, le Mari d(t la dame des
€ lueurs, le Supplice de Tantale, etc., etc.
Duvert et Lauzanne, deux noms que tou-
te la génération d’alors avait retenus com-
me une raison sociale signifiant : esprit et
gaieté, s’en étaieat adjoint un troisième,
celui d'Arnal ; car Arnal, qui trouva la cé-
lébrité dans le talent de ses auteurs de pré-
dilection, fnt le principal et le plus heureux
interprète des oeuvres charmaütes que nous
venons de citer.
La manière de travailler de M. Duvert
»veeson principal collaborateur, car il en
$ut beaucoup d’autres, était assez origina-
le. M. Lausanne charpentait la pièce, po-
sait les personnages, nouait l’intrigue ou
les quiproquo ; puis il remettait ce travail
à Duvert.
Celui-ci distribuait alors, de ci, de là,
ces traits d’esprit restés célèbres, parache-
vait l'oeuvre, et trouvait, toujours ces phra-
ses écrites dans c 3 style comique que nul
n'a jamais imité.
— Ma tante Chamouillard est morte ;
on a profité de cotte circonstance pour la
taire enterrer, disait un. de ses personna-
ges.
Et cette antre :
— Prenez garde, monsieur, de confondre
les notaires avec les imb cites : d’abord le
nombre des notaires est limité, etc-, etc.
M Duvert, qui était né en janvier 1795,
était, donc âgé do quatre-vingt-deux ans.
Sa carrière fut longue, laborieuse, de3
mieux remplies et >lei plus dignes. C’était
un homme de bien dans la plus largo ac-
ception du mst, et tous eaux qui l’ont con-
nu s’honorent de l’amitié de ce camarade
et de ce maître, qui fut une dos grandes «t
belles physionomies du monde des lettres
parisiennes.
Il laisse une veuve âgée de soixante-dix-
huit ans.
UP JÔXGLEIUE
Le spiritisme est-il une religion, une
science, un art, une oeuvre de charlata-
nisme nu de simple prestidigitation ?
Il y a apparence , comme disait la
mère de Nodier, que ce sont les esprits
frappés qui ont inventé les esprits frap-
peurs , et que , semblables aux malades
imaginaires qui enrichissent les virtuo-
ses du sinapisme, les visionnaires, ces
ftmes adultérées au contact de l'infortu-
ne ou delà douleur, eut créé cette fan-
tasmagorie occulte qui règne sur le
monde depuis l’origine des âges, et à la-
quelle chaque siècle ne fait que donner
un nom nouveau.
Allan Kardecest veoq à son heure. Il
;1 VU un flot- renouvelé de crédulité se
précipiter sur les croyances de nos pères,
-;ne Prie de superstition livrer bataille
an dogme antique. Il a entendu pleurer
d angoisse et d’épouvante une généra-
tion de temmes livrées sans espoir à la
recherche de l'absolu, pendant que les
hommes se plongeaient dans (es voluptés
de l’égoïsme et du jouir relatif.
De cçtte maladie morale, le célèbre
■empirique de la psychologie a entrait
alors un venin qu’il a inoculé à un grand
nombre d adeptes.Et ceux-ci sont*allés
partout, comme les apôtres judéens ,
t ii'f 'gnant la religion, de là fièvre, la
superstition cîes ombres chinoises, des
»'•.■venants aiméç, des apparitions venge-
resses.
Beaucoup ont cru à ces simulacres ,
à . es prestiges, et, par la traductiop en
.français moderne >1 un chapitre onblié
•’os anciens livres de sorcellerie, Kar-
dec a ainsi réalisé d’excellentes opéra-
tions de librairie , tout en se faisant
sacrer pontife.
Le spiritisme existe, c’est un fait in-
déniable. Il a son rite, ses formules ses
dévotions et ses pratiques, ses purifiea -
lions et ses expiations , ses réprouvés
et, ses élus. Il présente tout l’attirail qui
distingue une communion spirituelle, <
comme les quakers, les mormons , les
évangélistes , les swedinborgHtes , les
quiétfstes , les piétistes . etc. On. dit les
spirites, comme on dit les illqmirx^, [6g
zuriigliens ou les socinisies. ’
Toutefois, en Fran.^ , )a terre.mère
de cette récente ("riravagance, l’entbou-
Siasme gén rdf commence à manquer
h la sect;,?, et celle-ci, loin de crqitie et
oe multiplier, voit diminuer chaque jour
le nombre de ses fidèles.
L’an dernier, le procès Buguet lui porta
Î.Ü> coup funeste dont elle ne se relèvera
jamais. Vous vous rappelez , n’est-ce
pi?, ce ph-ùographe parisien qui se
chargeait, — ô merveille ! — de re-
produire séria plaque, dûment coilo
«tonnée, la physionomie ties fîmes évo-
quées ?
Pendant plusieurs années, i’indusuie
myslieo-sped raie réussit à merveille t
rapporta au photographe Buguçi, airiri
qu’à ses complices, de quoi subvenir aux
frais de leur ménage et même à la publi-
cation d’nnc feuille spirite qui se char-
geait a’erir Unir 1.; zèle des adeptes.
Mais tout a une fin. Des dupes moins
crédules, ne trouvant oas la ressem-
blance de leurs morts suffisamment véri-
dique, se plaignirent au parquet, et ssu-
guet. escorté de ses comparses, vint
s’asseoir sur li banc de la correctionnel-
le, où une bonne condamnation mit un
terme h sa longue tromperie.
Il y eut des pleurs parmi les fidèles
quand même. Maïs le spiritisme français
n’en fut pas moins irrémédfatdement at-
teint. Sans se disperser tout à fait la
secte ne fit plus d’autres recrues.
Le même incident judiciaire vient de
se produire à Londres, et d’une façon
plus comique ou plus grotesque en-
core.
Le Buguet anglais n’est pas photogra-
phe. Fi 1 on se respecte, et le docteur
Slade, un docteur sans estampille, corn
me on en rencontre tant à l’étranger, a
des prétentions scientifiques beaucoup
plus élevées que l'opétaoeur français.
Doue, ce docteur Slade cet un spime
d’importation nménetine qui, moyen-
nant une guinée (2(i lianes), frisa-1 tra-
cer quelques lignes sur une ardoise par
des esprits évoqués. Gate ardoise était
tenue par lui quelquefois au-dessus,
parfois au dessous d’une table à quart e
pieds.
Et cette table frappait, se soulevait,
faisant enfin m ile tours de gentillesse
dans le but de détourner l'attention du
spectateur. De plus, c’est en plein jour
qu'à l’encontre de scs confrères le doc-
l ur opérait.
Bref, la plus grande vraisemblance
aidait aux prestiges du mystificateur, et
les imbéciles de tout âge, de tout sexe
at de tout rang, accouraient en fouie à
ses séances.
Aussi, absolument enivré par le suc-
cès inouï de son audacieuse jonglerie,
Slade conçut la téméraire ambition de
lui faire at tribuer une espèce de con-
tribution officielle, et c’est ce qui ie per-
dit.
Il s’adressa pour cela à l’Association
britannique pour l’avancement des scien-
ces, lors de son dernier congrès à Glas-
gow. Il revendiqua une place à ce ban-
quet de la science en faveur du spiri-
tisme, qu’il avait affublé, pour lu cir-
constance,du nom et du titre de psycho
logie expérimentale.
Malheureusement, tout en lui refusant
cette place, le congrès lui fit l'honneur
d une discussion où d'une réfutation en
règle, et aussitôt forage éclata sur la
tête du cynique charlatan.
Le professeur Lankester, un vrai doc-
teur eelui-là, qui avait déjà éventé la
supercherie de Slade en assistant à ses
séance«, écrivit au Times une leüre In-
dignée dans laquelle il s’étonnait de Voir
un congrès comme celui de Glasgow se
déshonorer jusqu’à mentionner le spiri-
tisme et le nom. du doeteur Slade.
Déjà il avait écrit au même journal
pouç dénoncer les puffismes du soi-di-
, Sànt médium, affirmant « qu’il avait re-
marqué des mouvements suspects pen-
dant que celui-ci tenait en main l’ardoi-
se merveilleuse, en attendant l’arrivée
des esprits, « assez lents à venir », ainsi
qu’il l’avait dit lui-même. »
Comme cela ai rive d’ordinaire en An-
g'eterre, les révélations de M. Lankes-
ter ayant produit un sérieux mouvement
d’opinion contre le médecin exotique,le
vrai savant porta plainte en se fondant
sur le chef de tromperie et de manoeu-
vres en vue d’extorquer de l'argent.
11 paraît que la loi anglaise reconnaît
à chacun le droit de se poser en accusa-
teur, tandis qu'en France cet office re-
doutable est réservé à l’organe du mi-
nistère pubiic, qui poursuit au nom de
la vindicte. Là t as, au contraire, cette
vindicte peut être exercée par les ci-
toyens.
Slade comparaît donc en ce moment
devant la PoHce-Court, présidée par M.
Flowers, l’un des magistrats les plus
j froidement humoristiques de la Grande-
| Bretagne.
| A la première audience, tout s’est
| passé pomme chez nous, dans Pafiairp
du photographe Buguet. D’abord, l'in-
dignation est grande au camp des spiri-
I tes londoniens, et l’on s’en aperçoit de
reste à leur altitude sombre dans le pré-
toire. Ils regardent Slade comme un
martyr des haines infernales de M.
Lankester et de ses acolytes.
Ils se sont notsés pour donner au
prévenu, fun des premiers avocats de
Londres, M. Lewis, homme redoutable,
moins par son éloquence que par la
tournure captieuse de son esprit et son
talent d’intimidation contre les témoins.
Naturellement, c’est le plaignant qui
ouvre letournio, et, chose monstrueuse,
c’est M. Lankester qui est mis sur la
sellette par l’impitoyable avocat. Heu-
reusement, M. Flowers corrige un peu
cette situation par de sanglantes épi-
grammes qui vont se fixer en plein coeur
de la défense.
Au surplus, il s’agit d’un fait des plus
simples, qui constitue la prévention : M.
Sfaae a montré quelques mots écrits sur
une ardoise et a soutenu que ces mots
étaient de la cursive ou de la bâtarde
suraai;jr0iie devant lé juge.
Ce favori des esprits maintient l’allé-
gation, et l’auditoire, en partie composé
de spirites, répond par de sourds gro-
gnemeuts aux souri tes d’incrédulité du
magistrat qui préside. Mais l’autre partie
du public ru aux larmes et des boutades
humoristiques du président, et des gra-
ves alfirmuious ce l’imposteur.
Cependant le uébat meiiuce de s’éter-
niser, et la démonstration des trucs du
médium faite par M. Lankester, n’em-
pot te pas une éclatante conviction, parce
que le savant homme n’est pas, comtna
on dit, « de la partie. »
Survient alors un témoin inattendu
qui est au contraire, celui-là, tout à fait
de ta partie, c’est-à-dire prestidigitateur, :
et d’uioe habileté supérieure à celle du '
charlatan forain aujourd bu: inculpé.
C’est M. Masjseiyne, le fameux prestidi ;
gitateur d’Egyptian Hall, in Ronen Huu- i
din de Londres. j
A la vqe de ce personnage, M. Lewis ;
et son client ne paraissent pas précisé-
ment rassurés, et leur formidable aplomb
disparaît comme par enchantement. M.
Maikelyne, en effet, n’a jamais eu plus
de succès avec ses muscades qu’il en a
eu à l’audience de la Police- Court. Ça
été presque un fou rire d’un bout à l au -
tre, en dépit même des efforts du juge
pour maintenir l’ordre.
Il raconte avec une bonhomie expan-
sive et verbeuse qu’il est prestidigitateur
depuis la plus tendre enfance, et que ce
n’est pas un aventurier de la force dp
Siade qui pourrait lui en remontrer sur
l’article. Passant ensuite , toujours au
milieu de i’hiiarité générale, à la table
qui servait au médium, il la trouve ex-
cellente pour travailler, c’est-à-dire pour
faire des tours.
11 explique alors, avec une très grande
lucidité , comment, à l’aide d’un petit
mécanisme, on pouvait y fixer une ar-
doise. Puis, malgré les énergiques pro-
testations de M. Lewis, il s’asseoit sans
Lçon à cette table et se met en devoir
d’opérer, comme Slade, a l’aide d’un i
crayon microscopique attaché à son
doigt par un élastique.
Sans qu’oa s’en apeiçoive , et bien
que tous les yeux soient braqués sur
lui , U écrit aussitôt sur la surface ren-
versée de l’ardoise ces mots tout à f it
de circonstance : « Les espt its sont pré-
sents. »
Voilà donc le truc de Slade abso'u-
ment débiné. La démonstration de Mas-
kelyr.e a produit un immense effet.
Seuls les spirites n’ont pas ri ; ils ont
gardé leur foi inébranlable.
On voit par leur sotte crédulité ce
qu it faut penser d’autres prodiges attes-
tés par des témoins aussi nombreux que
ceux qui défendent les jongleries du
charlatan américain.
Slade sera sans doute condamné à
l’amende et à la prison ; mais il n’y
percha aucun de ses fidèles. Seulement ,
i! ne convertira pas de nouveaux adep-
tes, et sa religion mourra de sa supers-
tition même, comme toutes les sectes
frappées de stérilité dans leur essence.
Malheureusement, un autre charla-
tanisme lui succédera. Les hommes veu-
lent être éternellement trompés.
(Evénement ) A. SAINT-EMILION.
QÜPSÎÎOHS locales
PREMIÈRE AUX N I M O I S.
Mes chers concitoyens,
Les descendants de Cécrops et de Cad-
mus ont mis au rang de divinité de 3e
classe le silence. Numa fit du silence la
10* muse t elle rêve et contemple ei ses
soeurs chantent ce qu’elle a rêvé et contem-
plé. Daus 1 Ecriture, le silence est pris ou
figuré pour le repos, la ruine et la mort.
Les graves Hébreux donnaient au sépulcre
le nom terrible de Douma (silence); en ad-
ministration, le silence est la plus pathéti-
que figure de l’art oratoire. Cost repres-
sive pantomime. Avant 1789, la législation
relative à l’organisation municipale variait
en France. Aux termes du décret du 14
décembre 1789, qui organisa pour la pre-
mière fois les municipalités, le conseil mu-
nicipal ne pouvait se dispenser de délibé-
rer sur les travaux à r-ntreprendre, sur
l’emploi de divers capitaux, etc., etc.
La loi du 28 pluviôse an VIII qui a fondé
presque toutes nos institutions administra-
tives actuelles, en régla les attributions.
L’ocgarisation et les attributions des. con-
seils municipaux n’avaient été que faible-
ment modifiés depuis la loi de pluviôse an
vm. Lorsque la Révolution de Juillet,
donrant au mouvement de décentralisation
inauguré par l’ordonnance du 16 mars 1816
et continué par l’ordonnance do 28 août
1821, une impulsion vigoureuse inspira les
lois des 21 mars 1831 et 18 juillet 1837,
qui ont étendu la compétence de ces assem-
bles.
Le conseil d’étant appelé à délibérer sur
tous les actes de nature à essayer plus ou
moins gravement les finances de la cem-
mune, ùne solution contraire entraînerait
d'ailleurs, sous le rapportée» conséquences,
des complications inévitables et de grave»
embarres, sans offrir aucun avantage en
compensation, puisque l’autorité municipale
a le ’ devoir de veiller aux intérêts de la
cité. Il fallait aussi garantir d’une manière
non équivoque, d’une part, les citoyens
contre l’arbitraire des décisions; de l’autre,
l’administration elle-même contre ses pro-
près erreurs. Nul n’est censé ignorer la
loi, ce qui veut dire que l'administration ne
peut subordonner l’intérêt général à des
considérations particulières. Si on raisonne
dans la rigueur du droit, on croit reconnaî-
tre qu’il n’appartient à aucun membre du
conseil, de substituer à des obligations
légales des conventions particulières qui
tendraient à en altérer l’effet.
Le maire propose, le conseil déubère. L?
contradiction née de l’acte, consentie irré-
gulièrement à propos des travaux qui ont
été donnés pour la grillé de l’Eglise neuve
des Carmes étant, un fait accompli, nous
perdons les bénéfices d'une adjudication
qui aurait infailliblement donné une écono-
mie qui permettait de donner cours aux
légitimes satisfactions que commande im-
périeusement l’édilité. On n’oublie trop
facilement l'état déplorable et dangereux
de nos rues, on se croirait à Stamboul, la
ville du croissant, nos cuçs étroites et sa-
les, emcombrées toute là journée (Timmoq-
dices, rendant difficile la circulation, com-
promettent par leur état d’abandon la
santé publique: i’assa’nissemen't et la pro-
preté de la ville doivept être l’objet dq
rattention particulière de l’administration
municipale, dont tous les efforts doivent
tendre à améliorer ce service si important.
s elevant à la somme toDsidérable de
30,000 fr., ne pouvant être donné légale-
ment que par voie d’adjudication , après
délibération du conseil, eu procédant diffé-
remment, on a frappé d'illégalité un acte
qui, en froissant l’opinion publique, déna-
ture le caractère solennel du mandat que
tiennent delà confiance de leurs concitoyens
messieurs les membres du conseil munici-
pal .
ROZIBR.
[texte manquant]
Par arrêté da M. le préfet du Gard, en
date du 20 octobre :
Vule départ de M. Evesque, sous chef
de la 1" division, nommé à la préfecture
d’Oran :
M. Adert, rédacteur à la 3“ division, est
nommé sous-chef de division, en remplace-
ment de M- Evesque.
M. Guibal, chef de bureau, est nommé
sous-chef de division. Il sera en cette qua-
lité spécialement chargé du service de la po-
lice générale.
M. Honoré Achard, chef de bureau, est
nommé sous-chef de division. 1 II sera en
celle qualité spécialement chargé du service
militaire.
M. Féiix Mandagout, expéditionnaire à
la 3e division, est nommé rédacteur en rem-
placement de M. Adert.
M. Flandin, est nommé attaché à la 3*
division.
E'CCÜIKN du 8 oclolirc
ARRONDISSEMENT D’UZÈS.
Ànbussargm s. —Louis Mathieu, maire.
Joseph Clavet, mlj dut.
Issirao. — Criixte Vignal, maire. Joseph
Doutai, adjoint.
Saint - André - d’Olérargues. — Adrien
Mazan, maire. André Prado, adjoint.
ARRONDISSEMENT DU VIGAN.
Arre.— Louis Brun maire. Ilillaira Brun,
adjoint.
Arrïgas.— Philippe Lasalle, maire. Pierre
Brun, adjoint.
Aulas. — Etienne Massebieaux*, maire.
Jacques-Mare Cadenat. adjoint.
Aumes.-as. — Antoine Campestfe, maire.
Louis Vincent, adjoint.
Avèze. — Antoine Astruc, maire. Achille
Peyre, adjoint.
Bez et Ésparon. — Pierre-Félicien Mal-
lien, maire. Louis Ménard, adjoint.
Blandas. — Etienïle Rigal, maire. François
Barrai, adjoint.
Bragassargues. — Auguste Noguier, mai-
re. Antoine Roussel, adjoint.
Brouzet. — Etienne de Casteluau, maire.
Joseph Vianès, aqjoint.
Cambo — Auguste Perrier, maire. Au-
guste Delpuedh, adjoint.
Campestre et Luc. — Antoine Itoüsset,
maire. Auguste Delpuech, adjoint.
Canaules et ArgentiêreS. — Mouret-Bé-
chard, maire. Pierre Génolhac , ad-
joint.
Canbès et Clairan. — Jean-Lpuis Coste,
maire. — Pierre Peliissier, adjoint.
Carnas. — François Rouvière , maire.
François Gaillard, adjoint.
Causse-Begon. — Edouard Mazerand ,
maTe. Antoine Veyrier, adjoint.
Cézas. —Teuion, maire. Joan Delpuech,
adjoint.
Colognac. — Etienne Viala, maire. Jules
Vidal, adjoint.
Conqueyrac. François Valette, maire.
Numa Boissier, adjoint.
Corconne. — Claude Biondin, maire. Jo-
seph Ferrier, adjoint.
Cros. — César Teissier, mairm Adrien
Larguier, adjoint.
Doarbies. — Crespin Couderc, inaire.
Pierre Rousset, adjoint.
Durfort et Saint-Martin-de-Sossenac. —
Jean Allut, maire, Odelon Perrief, ad-
joint.
Fressac. — Louis Pouget, maire. Jean
Olivier, adjoint.
Gailhan, — Joseph Auguste Puech, maire.
Jean-Henri Lafont, adjoint.
La Cadière. — André Vessoc , maire.
Louis Mourgue, adjoint.
Lanuéjok. — Guillaume-Joseph Cartai-
.rade, maire. Justin Jonquet, adjoint.
La Rouvière. — Denis Dueros, maire.
Araédée Julian, adjoint,
L’Estréchure. — David Maurel, maire.
Evariste Favantines, adjoint.
Les Plantiers. — Henri Cavalier, maire.
Charles Boyer, adjoint ; Alphonse Jour-
net, adjoint spécial pour la section de
Tourgaiile.
Liouc. Antoine Martin, père, maire. Louis
PuechmarÎD, adjoint.
Logrian et Comiao-de-Florian. Louis
Bourguet , maire. Antoine Rigal, ad-
joint.
Mandagout. — Adrien Ricard, maire.
Louis Agrarier, adjoint.
Mars. — Jules Nouzéran, mire. Germain
NouZéran, adjoint.
Molières. — Baumier-Gay, maire. Jéré-
mie Parlongue, adjoint.
Monoblet. — Léon Voile, maire. Louis C«-
pelier, adjoint.
Moutdardier — Pierre Brua-Sarei, maire*
Cyprieu Brun, adjoint.
Orthoux et Quilban. — Jules Oonduzor-
gues, maire. Pierre Bose, aifjoint,
Pcyraies. — Français Roquier, maire,
Louis Méry, adjoint.
Poiriers. — Grégoire Granier, maire. An-
toine-Abel Bertrand, adjoint.
Pompignan. — Louis - Joseph - Philippe
Triaïre, maire. Joseph-Severia Cbaffiol,
adjoint. ' '
Puecnrèdon. — Alphonse Bros, maire.
Jean-Louis Dombre.
Revèns. — Antoine Maiffe, maire'. Benja-
rain Guibàl, àdjoipf/
Rogiies. — Jean Durand, maire. Antoine
Pons, adjoint.
Roquednr. — Casimir Nuugarède , maire.
Achille Roussy, adjoint.
Saint-Ândré-de-MajencouIes. — Auguste
Portalez, maire. Léonce l^etgè , rpD
joint.
Saint-Bonnet. — Jean Espaze, maire. Al-
phonse Puechagut, adjoint.
Saint-Bresson. — Jacques Bourrier, mai-
re. Auguste Bertrand, adjoint.
gainte-Croix-de-Gaderle. .— Louis jUa-
zaud, maire. Jean-Louis Soulior, ad-
joint.
Saiot-Félix-de-Paîlières. — Louis Fonta-
ne, maire. Théodore Chatat, adjoint.
Saint• Jean-de-Crieulon. — Félix Oasta-
nier, maire. Féiix R:gal, adjoint.
Saint-Julieo-de-la-Naf. — Pierre Roussy,
maire. Jean Bonnevide, adjoint.
Saint-Laurent-le-Minier. — Antoine Car-
ies, maire. César Cambassédès, adjoint.
Saint-Martial. — Louis Mourgue, maire.
Denis Bousquet, adjoint.
Saint-Nazaire. — Louis Roussel, maire.
Paul Cazaly, adjoint.
Saint-Romi.n-ùe-Codières. — Arthur Cam-
plan, maire. Loris Cavalier adjoint.
Saint-Sauveur des-Pourcilâ. Pierre. Ju-
lien, maire. Alphonse Causse, adjoint
Saint-Théodorit. — Frauçois-August ■ M m.
ret, maire. — Antoine Codou, adjoint.
Sardan. — Féiix Granier, maire. Frédé-
ric Clément, adjoint.
Saumaue. — Delon, maire. Fraissinet, ad-
joint.
Sayignargues. — Jacques Laurent, maire.
Adolphe Hugues, adjoint.
Soudorgues. — Gaston Viala, maire. Al-
phonse Rémézy, adjoint.
Thoiras. — Antoine Soulier, maire. Gas-
ton Pellet, adjoint.
Vabres. — Louis Soulier, maire. Jules ’
Nouis, adjoint.
Vic-le-Fesq. — A'fred Randon de Grolier,
maire. Ferdinand Guérin, adjoint.
Vissée. — Jean-Bapfiste Saleil, maire.
Jean Pascal, adjoint.
Voici la liste du jury pour Je quatrième
trimestre des assises du Gard, qui s ou-
vriront à Nimes le lundi 13 ijovepabre
prochain :
Juré* titulaires.
MM.
Ci»arles-Opta-Ferdinand-Augustin Arnaud,
agriculteur à Cavillargues.-
Théophile Chazel, propriétaire à Lussan.
Jules Dassac, propriétaire à Beaucaire.
Ferdinand Faget, filateur à Génrihac.
Abel do Robornier, rentier a t zos.»
Gustave Bardon, dit odeur dos idci"- a
Robiac.
Hermann Barnier, architecte à Aiais.
Edouard Sevcitac, propriétaire à Ësté-
zu.gu,.*.
Noël -Antonie Deshons, marchand de bes-
tiaux à Lasalle.
Biaise Bénézet fiis, marchand de bois à
Beaucaire,
Jean-Paimyre Guibal, propriétaire àC as-
tubague, commune de Mandagout.
François-Amédée Jauffret, maire à Pu-
jaut,
Joseph-Simon-Prosper Puguière, ancien
notaire e Cavillargues.
Charles de Surviiie, propriétaire et maire
à Générac.
Etienao Angellier, propriétaire h Remou-
iins.
Etienne Dupoux, propriétaire à Barjac.
Emile Mourier, propriétaire à Nîmes.
François-Etienne-Paul Jaiaguier, mar-
chand de tissus à Nîmes.
Etieane de Castelnau, propriétaire et mai-
re à Brouzet.
Jean-Casimir Lignon, pharmacien à Ba-
gaols. .
Louis-Frédéric Laurîol, propriétaire à
Saint-Jean-du-Gard.
Benjamin Maiarte, pr priétaire à Laud un.
Victor Auphan, docteur-médecin àAlairi
Jean-Pierre-Laurent Félix, propriétaire à
Bellegarde.
Alexandre Campredori, propriétaire à
Monoblet.
Jean-Baptiste-Joseph Louche, proprié-
taire et adjoint à Robiac.
Jean Japayaire, propriétaire à Nimes.
Marie Jules Bellile, pharmacien à Ni®® 8;
Pierre Martel, marchand de graines à
Aiais,
Alfred Martin, propriétaire à Pont-de-
l’Hérauit.
Louis-Onésime Coët, carrossier à Nîmes.
Jean-Justin Bonnaure, pharmacien à Aiais.
César Bertézène, capitaine en retraite à
Anduzo.
Emilien Molines, banquier à Nimes.
Jacques Ayral, propriétaire à Mons.
Emiie-Jscques Mourier, propriétaire à
Vézenobres.
Jurés supplémentaires.
MM.
Jean-Marie Galibert, fabricant ce cha-
peaux â Nimes.
Samuel Roman, fabricant à Nimes.
Féiix-Martin Rouvière, propriétaire à
Nimes.
Pierre Journet, ferblantier à Nimes.
On lit dans la Semaine religieuse :
Mutatiops dans le clergé du diocèse.
M. l’abbé Jean-Alphonse Labronve, vi-
caire à Bessèges, est nommé aumônier à la
colonie du Luc.
M l’abbé Pierre - François Martin,
vicaire à Bellegarde, est nommé au même
titre à Bessèges.
M. l’abbé Nestor-Gustave Çontestin, yi-
caire à Bouiliargues, est nommé au même
titre à Pont-Saint-Esprit.
M. i’abbéHenri-Joseph Astier, vicaire à
N.-D. de Laval, est nommé an même titre
à Bouiliargues.
M. l’abbé Joseph-Marie Ménard, pro-
fesseur au petit-séminaire de Beaueâire,
est nommé vicaire à Saint Giltesi
Vendredi prochain, 29 du eonrant, àtrois
heures de l’après-midi, Sa Grandeur Mon-
seigneur l’Evêque bénira solennellement la
première pierre de la chapelle des Révé-
rends i'ères Récollats, dédiée à Notre Dame
des Anges, rue d’Aquitaine.
Le clergé se rendra professionnellement
de la chapelle actuelle des Révérends Pères
sur l’emplacement du nouveau sanctuaire.
En cette circonstance Monseigneur l’Evêquè
prononcera une allocution.
Visites pastoroles.
24 octobre. — Arrivée à Bellegarde, 4 h.
du soir. — 25 messe, confirmation. — Re-
tour à Nimes.
28 octobre.— Arrivée à Vauvert, 4 h. du
soir. — 29 messe, confirmation, offices du
Dimanche. — Retour à Nîmes,
On lit dans le Drapeau national,
journal d’Alais :
Nos campagnes attendent toujours la
pluie. Lus quelques averses, que les. nuagp»
qui obscurcissent la ciel depuis une dizaine
de jours ont laissé échapper in’oni pas at-
ténué sensiblement l’état de sécheresse du
sol. Les travaux préparatoires des semen-
ces sont forcément ajournés.
Ou nous écrit du Vigan :
La petite foire (marché aux bestiaux) de
lundi dernier au Vigan, s’est tenue par une
belle journée et une très grande affluence
en grande par tie fournie par la banlieue.
Il y avait sur ie foirai 160 boeufs ou
vaches laitières, $vea ou sans veau. Lt-s
boeufs valaient généralement de 700 à
1,000 francs la paire. On nons assure
qu’une paire a été vendue 1.200 francs.
Les vaches laitières valaient de ‘>00 h
250 francs.
Les moutons ou brebis , 2,500 têtes
vendus 1 85 le kilo Ire qualité • 1 gn
la 2rae. ’
On y comptait 100 chèvres, vendues de
20,30 et 35 fr. l’une, suivant l’âge et la
besflté. • "
Les porcs gras, 25, se sont vendus 60 fr.
les 50 kilos peSés vivants.
Enfin les porcs lâchons ou nourrissons,
M. Lacroix, maréchal des logis chef de
gendarmerie à Nimes, vient d’être nommé
sous-lieutenant de gendarmerie à la compa-
gnie de gendarmerie de la Drôme, à Ro-
mans.
Hier matin , la gendarmerie de Nimes a
conduit à l’asile d’aliénés de Montdever-
gues un des auteurs du vol de 200,000 fr.
commis au préjudice de M. Ausset.
Cet individu vonait d’être atteint d’alié-
nation mentale.
Un oubrier ébéniste, âgé de 37 ans, né
et demeurant à Nimes, entra hier, dans
l’après-midi au café Tortoni. Il se fit ser-
vir une absinthe, et sortit sans payer sa
consommation,
Après son départ, on s’aperçut que la
veste et le chapeau l’an garçon avaient dis-
paru, ainsi que les cigares qui se trouvaient
sur le comptoir.
Quelques instants après, la même indi-
vidu entrait au bazar Maubé, où il fit provi-
sion de chaussettes, dépeignes, defoulards,
et en général de tous les objets qui se
trouvaient sous sa main.
Cette façon de procéder manquait de dé-
licatessn ; l’onvrier ébéniste a été mis en
état d’arrestation.
| 325 de toute taille, de t. provenance, H,
sont très-chèrement vendus, depuis , 15 tst
! 20 fr. l’un pour les plus petits, ,iu>qu’a let)
| J20 et lhflLancs pour hs gros.
On écrit du L.ii’oq'.ie, p'-T* G niges, à
j'Echo des Céveimes :
Notre population « étr douloureuri-*’j!(’r't
irnpre sionnée par un ciépkwable ucci,
qui vji ni d’avoir lieu dm.; 1 notre cimiirono.
Mardi dernier; notre compatriote, Juks
Bancal, fils aîné d’une nombreuse famille,
quoique malade depuis deux jours, voulut
aller pêcher dans l’Hérault, malgré ie» sa-
ges avertissements qn'on lui donnait.
A peine était-il dans la rivière, qu’il sa
sentit saisi sans doute d’un éblouissement. ;
il voulut remonter immédiatement sur la
berge, mais il n’en eut pas la force, et il
tomba sur le dos la tête dans l’eau.
Le malheureux nTyant été aperçu do
personne, eo ru; fut qu’une heur« après
qu'on le trouva entièrement privé de vie.
Ses obsèques eurent lieu ie lendemain au
milieu de notre population consternée, ac-
compagnée d’une grande affluence de gens
accourus de plusieurs communes voisines,
voulant par leur présence apporter un
adoucissement à la trop légitime douleur
d’uue famille éplorée.
On lit dans le môme journal :
Tandis qu’une sécheresse intense, fort,
Irare eri cette saison, continue« désoler une
partie dn centre de la France, du Midi, et
jusqu’à nos voisins du Gard, plus heureux
dans ia partie haute) de l’atvondissem'Uit,
| nous avons eu latsonue fortune de quelques
| riches averses qui sont venus a! roser notre
| campagne et sauver la récolte da» châtai-
1 gnes fort compromise déjà et qui eût été
I entièrement perdue pour peu qu’eussent
I tardé encore à venir ces ondées réparatrices.
8 Aussi, grâce à elles, cette récolte si pré-
1 cieuse pour nous sera, quoique médioeru
j en quantité, do qualité excellente, et les 1-a-
I bitants de nos montagnes ont pu déjà met-
| tre la main aux labours fort en retard, cette
I année, la dureté du sol ne leur ayant pas
| permis de pouvoir se livrer à ce travail
I pendant ia sécheresse.
I Mardi dernier, 17 du courant, vers huit
i heures de soir, par un temps très-obscur,
I M. Jean Bonnet, demeurant au Fremat,
1 canton de Florae (Lozère), fermier de no-
! tre député M. Marcellin Pellet, se trou-
| vant au Vigan our affaires, voulait se
I rendre chez les MM. Laporte, filateurs et
i négociants, rue des Calquières. S’étant
i trompé d3 chemin, il prit le sentier de ia
i Prairie qui longe lit .rivière d’Arre et, arrivé
I en un certain endroit, il fit un faux pas et m
1 laisssa choir da is l’eau,
Il put néanmoins crier au secours tout en
faisant de grands efforts pour sortir du
courant mais, sans pouvoir y parvenir. Fort
hecreusèment pour lui la famille Doulcef,
qui demeure près de l’ancien moulin au-
jourd’hui usine Capion, entendit ses cris de
détresse. Le fils Doulcet Emile, vigoureux
janne homme de dîx-sept ans, accdurct
aussitôt, et, sans calculer la danger qu’il
pouvait y avoir pour lui dans un pareil
sauvetage, se jeta à l’eau tout habillé, et il
put entraîner sur le rivage le malheureux
Bonnet, dont les torees étaient à bout et qui
a déclaré que le jeune Doulcet l’avait bien
réellement arraché à la mort.
Le père Doulcet et un de ses voisins, pen-
dant que le fils était allé sécher ses vête-
ments, furent conduire Jean Bonnet à l’au-
berge Poujade, rue des Barris, où lui fu-
rent largement donnés tous les soins que
nécessitait sa triste position.
MINISTÈRE »E L AGRICULTURE ET DU
COMMERCE.
Troisième conférence sérieicole de M.
Maillet, Directeur de la station sérici-
coie de Montpellier en novembre et
décembre 1876.
PROGRAMME
du matériel des magnaneries.
1° Conférence et consermlijn des graines.
— Microscope et accessoires , chambre
chaude, eellujes, lavage des graines, garde-
graines, glacières".
2° Elevage des vers. — Incubation , cou-
veuses, thermomètres, nettoyage des claies
et des locaux, échafaudages , papier et
filets pour des délitages, encabanage , ap-
pare.ls de ventilation, appareils de chauf-
fane, hygromètres, cellier pour les feuilles,
coupe-feuilles, appareils à étouffer les eo*
cons.
On pous, écrit d’ivignon :
M. Gabriel Verdet a été nommé prési-
dent du comité départemental pour l’Expo-
sition universelle. M. Poncet et M. Bouvier
ont été nommés viee-piésidents ; MM. Ro-
| card, Aug. Franquebalme et Eug. Cousin,
I secrétaires. Sur la proposition do M. Ver-
net, la présidence ü’hoaneur a. été déférée
à M. de Brandon, préfet, do Vaucluse.
Sur ia proposition de M. Eugène Ras-
pail, le co mité a ûécidé de demander à l’ad-
ministration la nomination de membres
nouveaux, afin que chacun de» arrondisse-
ments pût former à son chef-lieu une délé-
gation du comité départemental.
On nous écrit de Marseille, le 2î oc-
I tobre :
1 _ Ce matin, à neuf hem es, MM. les < f!i-
! ciers de h garnison, en graouo tenue, ont
été reçus au quartier général par M la
g'éiurai Esphent, de la V illcsboisnet, com-
mandant du 15* corps d’armée, à l'occasion
de sou départ qui ne s’efiectuera que mer-
credi ou jeudi de la semaine prochaine.
Il ost, question de la transformation d'un
des plus grands cafés de notre ville en salle
de skating..concert. Parmi les dispositions
intérieures, on cite un vaste promenoir à
1 instar des etabli.-sements de Paris , une
3 scène ou so tiendrait l'orchestre et où le
i directeur exhiberait les curiosités les plus
1 récentes ; au milieu de l’établissement se-
! ra>t ménagé un Skating-Rink très-con-
! f rtable.
S C est décidément ,'e 21 décembre pro-
! chainjqu'aura lieu h Aix, dans la cour de la
| mairie, l’inauguration delà statue de Mi*
| rabeau, oeuvre de M. Truphème.
: Aux dépêches alarmantes qui nous sont
> parvenues ces jours derniers sur les inon-
dations de l'Aude et des Pyrénées-Orienta-
les siK-i'èditii arj.-nr l’htii îles nourries
plus rase ut an tes.
L* dolio; dem >nt des eaux a occa-ion-é
de -.remis tavnites ; des ponts ont >iô em-
portés, dos vignes arrachées, des tenus
ravinées en partie; tout s’est heureusement
borné à des pertes tuatériolles Tout danger
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