Titre : La Vie parisienne : moeurs élégantes, choses du jour, fantaisies, voyages, théâtres, musique, modes / par Marcellin
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-01-04
Contributeur : Marcelin, Émile (1825-1887). Fondateur de la publication. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328892561
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 04 janvier 1902 04 janvier 1902
Description : 1902/01/04 (A40,N1)-1902/12/27 (A40,N52). 1902/01/04 (A40,N1)-1902/12/27 (A40,N52).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse Collection numérique : Bibliographie de la presse
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k1253729v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, FOL-LC13-81
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 02/05/2016
- Aller à la page de la table des matièresNP
- TABLE DES MATIÈRES
- A
- .......... Page(s) .......... 136
- .......... Page(s) .......... 332
- .......... Page(s) .......... 95
- .......... Page(s) .......... 610
- .......... Page(s) .......... 389
- .......... Page(s) .......... 222
- .......... Page(s) .......... 612
- .......... Page(s) .......... 726
- .......... Page(s) .......... 338
- .......... Page(s) .......... 593
- .......... Page(s) .......... 93
- .......... Page(s) .......... 358
- B
- C
- .......... Page(s) .......... 446
- .......... Page(s) .......... 484
- .......... Page(s) .......... 555
- CES MESSIEURS DU TIERS, par Gobbo. Frontispices de Sahib.
- .......... Page(s) .......... 71
- .......... Page(s) .......... 85
- .......... Page(s) .......... 99
- .......... Page(s) .......... 113
- .......... Page(s) .......... 127
- .......... Page(s) .......... 141
- .......... Page(s) .......... 155
- .......... Page(s) .......... 169
- .......... Page(s) .......... 183
- .......... Page(s) .......... 197
- .......... Page(s) .......... 211
- .......... Page(s) .......... 225
- .......... Page(s) .......... 239
- .......... Page(s) .......... 253
- .......... Page(s) .......... 267
- .......... Page(s) .......... 281
- .......... Page(s) .......... 176
- .......... Page(s) .......... 23
- .......... Page(s) .......... 681
- .......... Page(s) .......... 711
- .......... Page(s) .......... 697
- D
- E
- F
- G
- .......... Page(s) .......... 473
- H
- I
- IMOGÈNE ET SYLVÈRE OU LES DANGERS DE LA CAPITALE (Suite).
- .......... Page(s) .......... 323
- .......... Page(s) .......... 337
- .......... Page(s) .......... 351
- .......... Page(s) .......... 365
- .......... Page(s) .......... 379
- .......... Page(s) .......... 393
- .......... Page(s) .......... 407
- .......... Page(s) .......... 421
- .......... Page(s) .......... 50
- .......... Page(s) .......... 162
- .......... Page(s) .......... 327
- L
- M
- N
- P
- Q
- R
- .......... Page(s) .......... 662
- RENTRÉES (LES), par Veb. Frontispices de Sahib.
- .......... Page(s) .......... 435
- .......... Page(s) .......... 449
- .......... Page(s) .......... 463
- .......... Page(s) .......... 477
- .......... Page(s) .......... 491
- .......... Page(s) .......... 505
- .......... Page(s) .......... 519
- .......... Page(s) .......... 533
- .......... Page(s) .......... 547
- .......... Page(s) .......... 561
- .......... Page(s) .......... 575
- .......... Page(s) .......... 701
- S
- T
- .......... Page(s) .......... 453
- U
- V
698 LA VIE PARISIENNE
13 décembre 1902.
Et la mer montait toujours!
Mais c'est grand, la mer, et la menue scène des Menus-I laisirs..
pour contenir le perfide élément sur lequel s'embarquent les pau-
vres'marins du Clood JlojJc) s'élargit, s'allonge, se creuse tant
qu'elle peut. La toile de fond est reculée à des distances prodi-
gieuses, en des retraites jusqu'alors inviolées. a
Aimez-vous la mer? On en a nus partout. Elle envahit même la
sacro-sainte loge du concierge, cette loge, qu'Antoine, par un écri-
teau directorial, prie les artistes de ne pas confondre avec la leur
on s'attardant à « parler au concierge », cette loge dans laquel le
personne ne doit séjourner, cette loge extraordinaire, unique, qui
n'aura jamais vu qu'une mer, - et cette mer n'est pas une mère
d'actrice.
Antoine a envoyé la mer chez la concierge,
Aux Mathurins. — Une vue de Venise peinte dans l'intérieur
d'une boîte à poudre, c'est assez le décor de lln/idde,, au théâtre
);prnv La-dedans, M. Darmont, énorme, truculent, excellent, du
i este. Ses gestes rament sur la lagune, la plume de son feutre
trempe dans la mer par-dessus le Lido, s'il s'asseyait, il dirait
« Aïe! » et retirerait le Campanile. Quant aux vers de M. de 1 oito-
Richo tout le monde sait qu'ils sont charmants, d'une grâce trop
nerveuse pour sembler fragile et d'un art trop malin pour paraître
caduc. Grand succès. Puis vint la somptueuse Mlle Myrthal « sybille
ail visage latin », comme l'appelle, après Gérard de Nerval, son
poète dirai-je, de chevet? Les inconstances d'un éclairage avare
nuisaient à la splendeur de formes pour qui le moindre costume (et
celui-là n'était guère plus que moindre), serait encore un outrage.
Que l'Arbalète (M"" Polaire) ait su conserver intact, parmi les
hasards d'un beuglant de faubourg, ce bien appelé capital — sans
doute parce qu'il ne rapporte rien - et dont des préjugés aussi
anciens que l'égoïsme et la salacité du mâle, ont habitue les jeunes
personnes de tous les temps à faire un cas passablement ridicule,
voilà ce que l'adresse de M. Martin Gale rend assez vraisemblable.
Tout de môme, l'enfant montre une hâte excessive à élire son
initiateur, joli mullle, du reste, inepte voluptueux, qui ne veut rien
savoir à partir du moment où il apprend la vérité. Du Tolstoï,
C1U Dialogue preste, vivant, d'une souplesse qui va jusqu'à la com-
plaisance, jolies trouvailles dans le rôle de l'Arbalète, où M 0 Polaire
fut naïveté, passion, romance, douleur, salpêtre et Salpêtrière,
avec une intelligence et une fantaisie qui se grisent d'elles-mêmes
et en font à la fois une des plus originales et des moins factices
petites silhouettes du vain Guignol de Paris.
A travers la ville.
Ouverture du Petit Palais :
M. Lépine ne pouvant pas bousculer le public aux bals de
l'Hôtel de Ville, où le peuple est roi, s'est rattrapé à l inauguration
de la collection Dutuit. Ce n'a été que portes fermées, cordons
d'agents, consignes et « circulez! » Il est douteux que le Conseil
municipal et l'aimable M. Eseudicr, en invitant deux mille per-
sonnes, aient projeté de les laisser à la porte. C'est, cependant
ce qu'a fait le Préfet de police. La police, nous le savons, n est
pas civile. Mais à ce point-là...
Avec de la patience, on arrive enfin dans les fameuses salles
Dutuit, après avoir traversé toute l'horreur des croûtes électo-
rales. Et c'est un ravissement. Sans doute, l'amateur y sera plus à
l'aise que le gros public. Mais l'essentiel est que cette collection
soit digne de Paris. Elle l'est. Tableaux, bibelots, meubles,
estampes, livres à miniatures, tout est de choix.
L'Art et la Curiosité.
C'est certainement 5, rue d'Offémont que, dès aujourd 'hui, à
l'exposition particulière, demain à l'exposition publique, et pendant
les jours de vente qui'suivront, le Tout Paris élégant se portera.
N'est-on pas toujours curieux de visiter la demeure d une demi-
mondaine connue, surtout lorsqu'elle livre au feu des enchères
toutes les richesses dont elle se parait et qui remplissaient son
hôtel? Le catalogue énumere bien ici les superbes colliers et les
sautoirs de diamants et de perles, les broches de corsage à nœuds
de rubans en brillants avec grosses perles blanches et noires, les
émeraudes célèbres, les rubis entourés, montés en bagues, et les
mille futilités dont une femme à la mode ne saurait se passer. Des
gravures fort réussies représentent fidèlement le grand salon, les
boudoirs, chambre a coucher et le hall, où se révèle le go-ut très
XVIIIe siècle de Mme Jane Derval pour son intérieur pas du tout art
nouveau comme on le pensait. La Danse après la moisson, de
Madrassi; la Faneuse, d'Alfred Bouclier, en marbre; le Déprl1't des
Hirondelles, d'Auguste Moreau ; la Charmeuse de '•anthères, de
Carrier Belleusc; bien d'autres œuvres en bronze, d'artistes en
vogue, témoignent de ses préférences pour l'art souriant.
Les meubles provenant des meilleurs faiseurs sont, à part
quelques anciens du temps de Louis XV et de Louis XVf, d agréables
reproductions des élégances décoratives du XVIII" siècle.
C'est dans une note presque sévère pour le salon, la salle à
manger et le hall, 01'1 on remarquera un bahut du docteur Camus,
et dans un froufrou de dentelles, de soieries, de brocart, pour la
chambre et le cabinet de toilette, que le regard se promènera et
interrogera, peut-être.
Comme à la vente de Boncza, là aussi il fera bon de venir prendre
sa place de bonne heure pour suivre les enchères et assister il ces
vacations toujours amusantes pour la chambrée et les luttes
qu'elles suscitent. MI Bricout, commissaire-priscur, et M. Blochc,
l'expert, auront encore là un succès de plus à enregistcr sans
doute. — L'AMATEUR.
Les Courses.
On fait toujours courir beaucoup de potins au sujet des jockeys
américains. On assure que Hein', n'ayant pas donne suite à son pro-
jet d'attaquer la Société d'Encouragement, en serait récompensé par
une remise de licence à l'époque de la réouverture des courses
plates, c'est-à-dire vers le mois de mars prochain. Par contre, on
affirme que les commissaires omettront de faire figurer le nom de
Rigby sur la liste des jockeys admis à monter sur les hippodromes
de leur Société, et sur les autres, bien entendu.
Le bruit le plus abracadabrant serait celui d'une licence accor-
dée au plus fameux des spécialistes américains, qui ne monte plus
depuis un an, à la suite d'un refus d autorisation dont il fut l objet
dans un pays de sport autre que le nôtre. Si la nouvelle se confir-
mait, il y aurait encore de beaux jours pour la fraude, car, copain
du bookmaker expulsé IIassell, cet ex-jockey a trempé dans un tas
de tripotages de cartes, et il suffirait de s adresser au Caire, au
Shepperd's Hôtel, ainsi qu'à un riche Américain, nommé Johnson,
pour être fixé sur la moralité de l'individu. — TAP.
Teuf-teuf.
Ça y est ! Cette fois, la grande foire des automobiles et des
cycles est ouverte au Grand-Palais. C'a été un beau tralala, avec
d'eux ministres, le Président de la République. Et ce n'est pas fini!
Le roi Léopold est attendu. Le roi de Portugal ne saurait manquer
à 1
Comme on est loin des modestes débuts du Salon du Cycle, il y
a dix ans, dans le bal public de l'avenue de Wagram !
Le chef de l'Ktat a passé en revue toute notre industrie spéciale
et copstaté que par là c'est chaque année de plus fort en plus fort.
Quel chemin parcouru en dix ans par la bicyclette ! Elle est deve-
nue la reine des routes, la triomphatrice que tout le monde salue
au passage, surtout quand elle est montée par de gentilles damoi-
selles.
Au Salon des Champs-Elysées, la foule ne verra qu'un stand pour
les bicyclettes, le stand de la marque française par excellence,
celle dont le nom est inscrit sur toutes les listes de victoires des
grands coureurs, celle qui a pris une telle place aujourd'hui que
vous la devinez déjà et que je vois venir sur vos lèvres, le nom
prestigieux de Peugeot !
— Oui, la bicyclette Peugeot, s'est écrié l'un des officiers de la
maison militaire du Président Loubet, la bicyclette Peugeot, il n'y
a que ça !
En passant au milieu des stands sur lesquels sont admirable-
ment mises en valeur les voitures à pétrole, le Président a remar-
qué plus que toutes les autres l'exposition Darracq.
Darracq! Ce nom sonne comme un grincement de chaînes ou
un frottement de pignons ; il est symbolique. Il a quelque chose
d'infernal. Darracq ! C'est bien le nom du briseur de records, de
l'homme-diable qui n'en veut que pour lui et pour ses coureurs,
héros intrépides et modestes dont les noms ont empli les gazettes,
après leurs triomphes dans Paris-Berlin, Paris-Vienne : les Edmond,
les Baras, les Guillaume, les I-Iémery, les Marcellin.
Allez voir au Grand-Palais le stand Darracq ; vous y trouverez
la voiture qu'il vous faut.
13 décembre 1902.
Et la mer montait toujours!
Mais c'est grand, la mer, et la menue scène des Menus-I laisirs..
pour contenir le perfide élément sur lequel s'embarquent les pau-
vres'marins du Clood JlojJc) s'élargit, s'allonge, se creuse tant
qu'elle peut. La toile de fond est reculée à des distances prodi-
gieuses, en des retraites jusqu'alors inviolées. a
Aimez-vous la mer? On en a nus partout. Elle envahit même la
sacro-sainte loge du concierge, cette loge, qu'Antoine, par un écri-
teau directorial, prie les artistes de ne pas confondre avec la leur
on s'attardant à « parler au concierge », cette loge dans laquel le
personne ne doit séjourner, cette loge extraordinaire, unique, qui
n'aura jamais vu qu'une mer, - et cette mer n'est pas une mère
d'actrice.
Antoine a envoyé la mer chez la concierge,
Aux Mathurins. — Une vue de Venise peinte dans l'intérieur
d'une boîte à poudre, c'est assez le décor de lln/idde,, au théâtre
);prnv La-dedans, M. Darmont, énorme, truculent, excellent, du
i este. Ses gestes rament sur la lagune, la plume de son feutre
trempe dans la mer par-dessus le Lido, s'il s'asseyait, il dirait
« Aïe! » et retirerait le Campanile. Quant aux vers de M. de 1 oito-
Richo tout le monde sait qu'ils sont charmants, d'une grâce trop
nerveuse pour sembler fragile et d'un art trop malin pour paraître
caduc. Grand succès. Puis vint la somptueuse Mlle Myrthal « sybille
ail visage latin », comme l'appelle, après Gérard de Nerval, son
poète dirai-je, de chevet? Les inconstances d'un éclairage avare
nuisaient à la splendeur de formes pour qui le moindre costume (et
celui-là n'était guère plus que moindre), serait encore un outrage.
Que l'Arbalète (M"" Polaire) ait su conserver intact, parmi les
hasards d'un beuglant de faubourg, ce bien appelé capital — sans
doute parce qu'il ne rapporte rien - et dont des préjugés aussi
anciens que l'égoïsme et la salacité du mâle, ont habitue les jeunes
personnes de tous les temps à faire un cas passablement ridicule,
voilà ce que l'adresse de M. Martin Gale rend assez vraisemblable.
Tout de môme, l'enfant montre une hâte excessive à élire son
initiateur, joli mullle, du reste, inepte voluptueux, qui ne veut rien
savoir à partir du moment où il apprend la vérité. Du Tolstoï,
C1U Dialogue preste, vivant, d'une souplesse qui va jusqu'à la com-
plaisance, jolies trouvailles dans le rôle de l'Arbalète, où M 0 Polaire
fut naïveté, passion, romance, douleur, salpêtre et Salpêtrière,
avec une intelligence et une fantaisie qui se grisent d'elles-mêmes
et en font à la fois une des plus originales et des moins factices
petites silhouettes du vain Guignol de Paris.
A travers la ville.
Ouverture du Petit Palais :
M. Lépine ne pouvant pas bousculer le public aux bals de
l'Hôtel de Ville, où le peuple est roi, s'est rattrapé à l inauguration
de la collection Dutuit. Ce n'a été que portes fermées, cordons
d'agents, consignes et « circulez! » Il est douteux que le Conseil
municipal et l'aimable M. Eseudicr, en invitant deux mille per-
sonnes, aient projeté de les laisser à la porte. C'est, cependant
ce qu'a fait le Préfet de police. La police, nous le savons, n est
pas civile. Mais à ce point-là...
Avec de la patience, on arrive enfin dans les fameuses salles
Dutuit, après avoir traversé toute l'horreur des croûtes électo-
rales. Et c'est un ravissement. Sans doute, l'amateur y sera plus à
l'aise que le gros public. Mais l'essentiel est que cette collection
soit digne de Paris. Elle l'est. Tableaux, bibelots, meubles,
estampes, livres à miniatures, tout est de choix.
L'Art et la Curiosité.
C'est certainement 5, rue d'Offémont que, dès aujourd 'hui, à
l'exposition particulière, demain à l'exposition publique, et pendant
les jours de vente qui'suivront, le Tout Paris élégant se portera.
N'est-on pas toujours curieux de visiter la demeure d une demi-
mondaine connue, surtout lorsqu'elle livre au feu des enchères
toutes les richesses dont elle se parait et qui remplissaient son
hôtel? Le catalogue énumere bien ici les superbes colliers et les
sautoirs de diamants et de perles, les broches de corsage à nœuds
de rubans en brillants avec grosses perles blanches et noires, les
émeraudes célèbres, les rubis entourés, montés en bagues, et les
mille futilités dont une femme à la mode ne saurait se passer. Des
gravures fort réussies représentent fidèlement le grand salon, les
boudoirs, chambre a coucher et le hall, où se révèle le go-ut très
XVIIIe siècle de Mme Jane Derval pour son intérieur pas du tout art
nouveau comme on le pensait. La Danse après la moisson, de
Madrassi; la Faneuse, d'Alfred Bouclier, en marbre; le Déprl1't des
Hirondelles, d'Auguste Moreau ; la Charmeuse de '•anthères, de
Carrier Belleusc; bien d'autres œuvres en bronze, d'artistes en
vogue, témoignent de ses préférences pour l'art souriant.
Les meubles provenant des meilleurs faiseurs sont, à part
quelques anciens du temps de Louis XV et de Louis XVf, d agréables
reproductions des élégances décoratives du XVIII" siècle.
C'est dans une note presque sévère pour le salon, la salle à
manger et le hall, 01'1 on remarquera un bahut du docteur Camus,
et dans un froufrou de dentelles, de soieries, de brocart, pour la
chambre et le cabinet de toilette, que le regard se promènera et
interrogera, peut-être.
Comme à la vente de Boncza, là aussi il fera bon de venir prendre
sa place de bonne heure pour suivre les enchères et assister il ces
vacations toujours amusantes pour la chambrée et les luttes
qu'elles suscitent. MI Bricout, commissaire-priscur, et M. Blochc,
l'expert, auront encore là un succès de plus à enregistcr sans
doute. — L'AMATEUR.
Les Courses.
On fait toujours courir beaucoup de potins au sujet des jockeys
américains. On assure que Hein', n'ayant pas donne suite à son pro-
jet d'attaquer la Société d'Encouragement, en serait récompensé par
une remise de licence à l'époque de la réouverture des courses
plates, c'est-à-dire vers le mois de mars prochain. Par contre, on
affirme que les commissaires omettront de faire figurer le nom de
Rigby sur la liste des jockeys admis à monter sur les hippodromes
de leur Société, et sur les autres, bien entendu.
Le bruit le plus abracadabrant serait celui d'une licence accor-
dée au plus fameux des spécialistes américains, qui ne monte plus
depuis un an, à la suite d'un refus d autorisation dont il fut l objet
dans un pays de sport autre que le nôtre. Si la nouvelle se confir-
mait, il y aurait encore de beaux jours pour la fraude, car, copain
du bookmaker expulsé IIassell, cet ex-jockey a trempé dans un tas
de tripotages de cartes, et il suffirait de s adresser au Caire, au
Shepperd's Hôtel, ainsi qu'à un riche Américain, nommé Johnson,
pour être fixé sur la moralité de l'individu. — TAP.
Teuf-teuf.
Ça y est ! Cette fois, la grande foire des automobiles et des
cycles est ouverte au Grand-Palais. C'a été un beau tralala, avec
d'eux ministres, le Président de la République. Et ce n'est pas fini!
Le roi Léopold est attendu. Le roi de Portugal ne saurait manquer
à 1
Comme on est loin des modestes débuts du Salon du Cycle, il y
a dix ans, dans le bal public de l'avenue de Wagram !
Le chef de l'Ktat a passé en revue toute notre industrie spéciale
et copstaté que par là c'est chaque année de plus fort en plus fort.
Quel chemin parcouru en dix ans par la bicyclette ! Elle est deve-
nue la reine des routes, la triomphatrice que tout le monde salue
au passage, surtout quand elle est montée par de gentilles damoi-
selles.
Au Salon des Champs-Elysées, la foule ne verra qu'un stand pour
les bicyclettes, le stand de la marque française par excellence,
celle dont le nom est inscrit sur toutes les listes de victoires des
grands coureurs, celle qui a pris une telle place aujourd'hui que
vous la devinez déjà et que je vois venir sur vos lèvres, le nom
prestigieux de Peugeot !
— Oui, la bicyclette Peugeot, s'est écrié l'un des officiers de la
maison militaire du Président Loubet, la bicyclette Peugeot, il n'y
a que ça !
En passant au milieu des stands sur lesquels sont admirable-
ment mises en valeur les voitures à pétrole, le Président a remar-
qué plus que toutes les autres l'exposition Darracq.
Darracq! Ce nom sonne comme un grincement de chaînes ou
un frottement de pignons ; il est symbolique. Il a quelque chose
d'infernal. Darracq ! C'est bien le nom du briseur de records, de
l'homme-diable qui n'en veut que pour lui et pour ses coureurs,
héros intrépides et modestes dont les noms ont empli les gazettes,
après leurs triomphes dans Paris-Berlin, Paris-Vienne : les Edmond,
les Baras, les Guillaume, les I-Iémery, les Marcellin.
Allez voir au Grand-Palais le stand Darracq ; vous y trouverez
la voiture qu'il vous faut.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 97.54%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 97.54%.
- Collections numériques similaires Bibliographie de la presse Bibliographie de la presse /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BIPNOUV"
- Auteurs similaires Marcelin Émile Marcelin Émile /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Marcelin Émile" or dc.contributor adj "Marcelin Émile")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 767/806
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k1253729v/f767.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k1253729v/f767.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k1253729v/f767.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k1253729v/f767.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k1253729v
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k1253729v
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k1253729v/f767.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest