l'Aill DO CULTIVATBUH
pour les travaux de moisson. Quand elle
est bien nettoyée, à l'aide du soufflet et
d'une aile d'oie, on cure minutieuse-
ment les trbus graisseurs et on a soin
d'adapter un bouchon de bois tendre à
ceux qui sont susceptibles d'en rece-
voir un. Ceux à réservoir seront rem-
plis d'étoupe qui aura pour rôle de fil-
trer l'huile et de prolonger le graissage
en le régularisant. Une mauvaise huile
minérale se reconnaît quand une goutte
écrasée entre le pouce et l'index donne
une sensation sèche. La bonne huile.
celle qui ne fera pas de cambouis, doit
être onctueuse au toucher et un peu
épaisse. Un boulon qui joue doit être
remplacé et non refoulé de force. Les
lames doivent être aiguisées souvent
pour pouvoir l'être légèrement, de fa-
çon à ne pas leur faire perdre le biseau.
On rejette sans hésiter celles dont les
sections sont devenues pointues par
l'usure et les têtes de scie qui offrent
trop de jeu à la bielle.
Ces diverses précautions donnent à la
machine son aisance naturelle et ren-
dront le travail du mécanicien plus fa-
cile pour une réparation générale, car
on aura ainsi évité les «assures inté-
rieures graves..
Lomdinières,
Professeur d'Agriculture.
liM»^
TRAVAUX DE JUILLET
AU JARDIN FRUITIER
On surveille la pousse des jeunes
branches des arbres, notamment du
pêcher; on pince celles qui s'emporte-
raient on tire en avant les faibles. On
continue l'effeuillage et le palissage en
vert, tout en réglant l'équilibre dans la
végétation et la fructification des arbres.
On enlève, avec la serpette, les pous-
ses folles qui se développent le long
des arbres en plein vent. On épampre
la vigne, on pince à une feuille ses
bourgeons anticipés,; on' opère le cisel-
lement du raisin dès que les grains ont
la grosseur d'un petit pois.
On continue les binages au pied des
arbres, pour maintenir la fraîcheur de
la terre. En cas de grande sécheresse,
on arrose et l'on paille. If est très favo-
rable, de bassiner le soir les arbres en
espaliers, 'surtout les pêchers.
On continue, une fois par semaine
à peu près, les traitements insecticides
et aiiticryptogamiques sur les cerisiers,
les pêchers, les poiriers. On empaille,
ù la fin du mois, quelques pieds de
groseilliers sur lesquels on n'aura pas
cueilli de fruits, les grappes se conser-
veront fraîches juqu'en septembre et
même octobre.
On éeussoiine l'abricotier, je groseill-
ier, le cormier, le cognassier, le né-
nier, l'olivier, le pêcher, l'oranger, le
prunier, le pistachier, la vigne. On
opère dans la deuxième quinzaine pour
les fruits à noyaux. On greffe par ra-
meau de côté, sous écorce, le cornouil-
ler, en flûte le pistachier on déson-
glette les greffes et les écussons palissés
qui sont assez forts pour se passer de
supports. On renouvelle les ligatures
qui seraient encore indispensables.
On dispose piège et appâts empoison-
nés pour les -loirs et autres rongeurs.
en n'oubliant pas d'amorcer les pièges
avec des de fruits qui ne se
trouvent pas dans le verger.
On ne réussirait pas à prendre un
seul loir en amorçant avec un abricot
un piège tendu au pied d'un abricotier,
tandis qu'un les détruira tous en se
servant d'un autre fruit qu'ils ne trou-
vent pas dans la contrée.
On sulfate en juillet et l'on ensache
une nouvelle provision de fruits tar-
difs. On désensache quelques jours
avant de les cueillir ceux qui touchent
à leur complète maturité.
On récolte les pêches, prunes, abri-
cots hâtifs, les dernières cerises, gro-
seilles et framboises; les premières
poires beurre Giffard, doyenné de
juillet, citron des Carmes.
Claude MoNTonGE.
« »^– – –
Le pigeon Hontauban
Le pigeon Montauban est une de nos
belles grandes races françaises. Son
nom indique qu'il est originaire de
Montauban, mais on trouve partout
dans le Tarn-et-Garonne de gros mon-
dains coquillés, qui sont certainement
les procréateurs du pigeon Montauban.
C'est par une savante sélection que les
amateurs sont parvenus à obtenir les
magnifiques sujets que l'on rencontre
actuellement à ces expositions. Le Mon-
tauban, assez répandu dans le Midi, il
y a une -cinquantaine d'années, est au-
i
jourd'hui plus clairsemé et la race dis-
paraîtrait probablement si les spécia-
listes abandonnaient son élevage. Les
sujets présentant bien tous les carac-
tères du type pur sont excessivement
rares. Cette rareté provient des difficul-
tés qu'on rencontre dans l'élevage de
ces pigeons. Les beaux sujets sont
lourds, ils écrasent fai-ilemeiit leurs
œufs, parce que la coque est plus mince
que celle des oeufs des autres races de
pigeons; ou bien ils écrasent les jeunes
au moment de leur naissance. Une fois
les œufs ou les jeunes écrasés, les fe-
melles repondent, au bout de six ou
sept jours, des œufs à coque .encore
plus mince que celle des premiers; ces
œufs sont écrasés de nouveau et les pi-
geons s'épuisent par ce surcroît de
poule qui finit par les rendre stériles.
Il faut. donc, si l'on veut réussir, con-
fier les œufs de gros reproducteur' à
d'autres pigeons plus légers ceux-ci
les feront éclore et lorsque les jeunes
auront quatre ou cinq jours, on les re-
mettra aux parents qui les nourriront
très bien. On placera les œufs des au-
tres pigeons aux Montauban et, s'ils
les écrasent, on leur substituera des
œufs en plâtre, très faciles à fabriquer
en vidant un œuf clair quelconque, par
un trou percé à une extrémité et par
lequel on coulera du plâtre.
Par ce moyen, on arrivera à de très
bons résultats avec des sujets très gros.
Le Montauban, de même que le Mon-
dain, est très fécond, il donne une cou-
vée à peu près tous les mois.
Ensemble, forme, aspect. Gros
pigeon, bas sur pattes, long et large,
cou gros et plutôt court; ailes longues,
portées su la queue sans se croiser
queue longue et large; plumnge abon-
dant, mou et détaché du corps. Co-
quille très épaisse, bien arrondie, por-
tée un peu plus bas que celle dt) Ca-
pucin et composée de. cinq à six ran-
gées do plumes souples, fines et non
serrées, qui descendent derrière la tète
et le Coli. Le vol est lourd; il s'ensuit
que le Moiilaiibnn .«"éloigne peu de son
colombier. Il est assez familier, mais
d'un caractère un peu querelleur avec
ses congénères.
Taille. – Un peu moindre que celle
du Romain.
Poids. 800 grammes à 1 kilo pour
les sujets adultes.
Bec. Moyen, plutôt droit, assoz
mince, blanc rosé. Chez les variétés
pour les travaux de moisson. Quand elle
est bien nettoyée, à l'aide du soufflet et
d'une aile d'oie, on cure minutieuse-
ment les trbus graisseurs et on a soin
d'adapter un bouchon de bois tendre à
ceux qui sont susceptibles d'en rece-
voir un. Ceux à réservoir seront rem-
plis d'étoupe qui aura pour rôle de fil-
trer l'huile et de prolonger le graissage
en le régularisant. Une mauvaise huile
minérale se reconnaît quand une goutte
écrasée entre le pouce et l'index donne
une sensation sèche. La bonne huile.
celle qui ne fera pas de cambouis, doit
être onctueuse au toucher et un peu
épaisse. Un boulon qui joue doit être
remplacé et non refoulé de force. Les
lames doivent être aiguisées souvent
pour pouvoir l'être légèrement, de fa-
çon à ne pas leur faire perdre le biseau.
On rejette sans hésiter celles dont les
sections sont devenues pointues par
l'usure et les têtes de scie qui offrent
trop de jeu à la bielle.
Ces diverses précautions donnent à la
machine son aisance naturelle et ren-
dront le travail du mécanicien plus fa-
cile pour une réparation générale, car
on aura ainsi évité les «assures inté-
rieures graves..
Lomdinières,
Professeur d'Agriculture.
liM»^
TRAVAUX DE JUILLET
AU JARDIN FRUITIER
On surveille la pousse des jeunes
branches des arbres, notamment du
pêcher; on pince celles qui s'emporte-
raient on tire en avant les faibles. On
continue l'effeuillage et le palissage en
vert, tout en réglant l'équilibre dans la
végétation et la fructification des arbres.
On enlève, avec la serpette, les pous-
ses folles qui se développent le long
des arbres en plein vent. On épampre
la vigne, on pince à une feuille ses
bourgeons anticipés,; on' opère le cisel-
lement du raisin dès que les grains ont
la grosseur d'un petit pois.
On continue les binages au pied des
arbres, pour maintenir la fraîcheur de
la terre. En cas de grande sécheresse,
on arrose et l'on paille. If est très favo-
rable, de bassiner le soir les arbres en
espaliers, 'surtout les pêchers.
On continue, une fois par semaine
à peu près, les traitements insecticides
et aiiticryptogamiques sur les cerisiers,
les pêchers, les poiriers. On empaille,
ù la fin du mois, quelques pieds de
groseilliers sur lesquels on n'aura pas
cueilli de fruits, les grappes se conser-
veront fraîches juqu'en septembre et
même octobre.
On éeussoiine l'abricotier, je groseill-
ier, le cormier, le cognassier, le né-
nier, l'olivier, le pêcher, l'oranger, le
prunier, le pistachier, la vigne. On
opère dans la deuxième quinzaine pour
les fruits à noyaux. On greffe par ra-
meau de côté, sous écorce, le cornouil-
ler, en flûte le pistachier on déson-
glette les greffes et les écussons palissés
qui sont assez forts pour se passer de
supports. On renouvelle les ligatures
qui seraient encore indispensables.
On dispose piège et appâts empoison-
nés pour les -loirs et autres rongeurs.
en n'oubliant pas d'amorcer les pièges
avec des de fruits qui ne se
trouvent pas dans le verger.
On ne réussirait pas à prendre un
seul loir en amorçant avec un abricot
un piège tendu au pied d'un abricotier,
tandis qu'un les détruira tous en se
servant d'un autre fruit qu'ils ne trou-
vent pas dans la contrée.
On sulfate en juillet et l'on ensache
une nouvelle provision de fruits tar-
difs. On désensache quelques jours
avant de les cueillir ceux qui touchent
à leur complète maturité.
On récolte les pêches, prunes, abri-
cots hâtifs, les dernières cerises, gro-
seilles et framboises; les premières
poires beurre Giffard, doyenné de
juillet, citron des Carmes.
Claude MoNTonGE.
« »^– – –
Le pigeon Hontauban
Le pigeon Montauban est une de nos
belles grandes races françaises. Son
nom indique qu'il est originaire de
Montauban, mais on trouve partout
dans le Tarn-et-Garonne de gros mon-
dains coquillés, qui sont certainement
les procréateurs du pigeon Montauban.
C'est par une savante sélection que les
amateurs sont parvenus à obtenir les
magnifiques sujets que l'on rencontre
actuellement à ces expositions. Le Mon-
tauban, assez répandu dans le Midi, il
y a une -cinquantaine d'années, est au-
i
jourd'hui plus clairsemé et la race dis-
paraîtrait probablement si les spécia-
listes abandonnaient son élevage. Les
sujets présentant bien tous les carac-
tères du type pur sont excessivement
rares. Cette rareté provient des difficul-
tés qu'on rencontre dans l'élevage de
ces pigeons. Les beaux sujets sont
lourds, ils écrasent fai-ilemeiit leurs
œufs, parce que la coque est plus mince
que celle des oeufs des autres races de
pigeons; ou bien ils écrasent les jeunes
au moment de leur naissance. Une fois
les œufs ou les jeunes écrasés, les fe-
melles repondent, au bout de six ou
sept jours, des œufs à coque .encore
plus mince que celle des premiers; ces
œufs sont écrasés de nouveau et les pi-
geons s'épuisent par ce surcroît de
poule qui finit par les rendre stériles.
Il faut. donc, si l'on veut réussir, con-
fier les œufs de gros reproducteur' à
d'autres pigeons plus légers ceux-ci
les feront éclore et lorsque les jeunes
auront quatre ou cinq jours, on les re-
mettra aux parents qui les nourriront
très bien. On placera les œufs des au-
tres pigeons aux Montauban et, s'ils
les écrasent, on leur substituera des
œufs en plâtre, très faciles à fabriquer
en vidant un œuf clair quelconque, par
un trou percé à une extrémité et par
lequel on coulera du plâtre.
Par ce moyen, on arrivera à de très
bons résultats avec des sujets très gros.
Le Montauban, de même que le Mon-
dain, est très fécond, il donne une cou-
vée à peu près tous les mois.
Ensemble, forme, aspect. Gros
pigeon, bas sur pattes, long et large,
cou gros et plutôt court; ailes longues,
portées su la queue sans se croiser
queue longue et large; plumnge abon-
dant, mou et détaché du corps. Co-
quille très épaisse, bien arrondie, por-
tée un peu plus bas que celle dt) Ca-
pucin et composée de. cinq à six ran-
gées do plumes souples, fines et non
serrées, qui descendent derrière la tète
et le Coli. Le vol est lourd; il s'ensuit
que le Moiilaiibnn .«"éloigne peu de son
colombier. Il est assez familier, mais
d'un caractère un peu querelleur avec
ses congénères.
Taille. – Un peu moindre que celle
du Romain.
Poids. 800 grammes à 1 kilo pour
les sujets adultes.
Bec. Moyen, plutôt droit, assoz
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