Titre : Ciné-journal : organe hebdomadaire de l'industrie cinématographique / directeur Georges Dureau
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1913-01-04
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32742299m
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 04 janvier 1913 04 janvier 1913
Description : 1913/01/04 (A6,N228). 1913/01/04 (A6,N228).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t53743883
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10067
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/05/2022
— 18 —
Nouveaux Cinémas
A PARIS : Le Cinéma-Théâtre de Passy
(direction Jacopozzi, l’ingénieux électricien
qui porta à un si haut point l’art de la ré
clame lumineuse.
A MOULINS (Allier) : La salle de la rue
du Pont-Ginguet. (Direction : Maison
Poulain, chocolats, à Blois).— La date de
l’ouverture n’est pas encore fixée.
A VALENCIENNES : Central-Cinéma, rue
des Récollets.
A MARSEILLE : Prochaine ouverture du
Régent-Cinéma, rue du Jeune-Anacharsis.
> — • • <
Courrier d’Allemagne
Un coup d’œil en arrière
Berlin, le 31 décembre 1912.
' Au moment d’entrer dans l’inconnu de l’an
née nouvelle, il n’est pas sans intérêt de regar
der dans le passé de façon à tirer de l’étude
impartiale des faits écoulés des indications gé
nérales sur la marche probable des événements
futurs.
Un observateur consciencieux ne saurait s’a
buser au point de juger satisfaisant à tous les
égards le bilan de 1912. Certes, l’industrie
cinématographique allemande n’est pas restée
inactive durant cette période. Jamais peut-être
plus que dans les douze mois qui viennent de
finir, elle n’avait tant travaillé, tant embrassé,
tant osé. De toutes parts, des entreprises nou
velles ont été appelées à la vie, d’énormes ca
pitaux ont été investis dans cette branche, la
plus jeune du génie humain, que les capita
listes allemands avaient trop longtemps ignorée.
D’où vient donc que malgré. tant d’efforts,
la situation générale reste lourde? L’atmos
phère est chargée comme si l’air manquait au
marché. C’est que l’année 1912 a été marquée
plus encore que ses précédentes de terribles
luttes intestines qui, en dévorant stupidement
une grande part de l’énergie commune, ont nui
gravement à la bonne marche des affaires.
On n’a pas oublié la levée en masse que
suscita dans les premiers mois de 1912, dans
les rangs des loueurs et des exploitants alle
mands la discussion d’un projet de monopoli
sation des films. L’agitation menée autour de
la Fiàg, pour et contre, durait encore que le
projet dormait depuis longtemps dans les car
tons de ses promoteurs. A cette heure le calme
n’est pas revenu.
Un groupe de fabricants s’étant formé dans
le but très louable de donner au marché une
certaine stabilité, ne put réussir à faire l’en-
tente générale et la convention promulguée par
l’Association des éditeurs de films qui devait
être le trait d’union bienfaisant entre les divers
éléments de la branche, a été au contraire une
nouvelle cause de discorde. Comme autrefois,
l’industrie cinématographique est divisée ■ en
deux camps et l’animosité qui règne entre les
adversaires est une source de malaise indéfi
nissable.
En outre, si l’année 1912 a été semée de
luttes fraticides, elle a été remplie également
de persécutions et de vexations de toute sorte
que les pouvoirs publics n’ont pas épargnées
à notre industrie.
Par son développement prodigieux, par son
succès sans précédent, la cinématographie a
ameuté contre elle des haines formidables.
Elle a armé tous ceux qui sont les ennemis nés
de tout progrès et sur qui une nouveauté quelle
qu’elle soit, produit l’effet du drap rouge sur
un taureau sauvage. A ces réacteurs, il convient
de joindre la foule de ceux qui voient dans
le cinéma un concurrent dangereux qu’il im
porte de détruire à tout prix. C’est ainsi que
les directeurs de théâtres ont été amenés à dé
clarer aux cinémas une guerre à outrance et
sans merci, ne reculant ni devant la calomnie,
ni devant le mensonge.
Et, ce qui devait arriver, arriva.
Les pouvoirs publics s’émurent. En enten
dant des voix autorisées de pédagogues, d’ec
clésiastiques, d’artistes, de fonctionnaires, gé
mir contre l’immoralité du spectacle nouveau,
ils commencèrent à réglementer. Ils le firent
avec le tact qu’on apporte généralement en
Allemagne à ces sortes d’opérations. La po
lice, les municipalités, l’administration centrale
se mirent à qui mieux mieux à interdire, à ré
primer, à limiter, à censurer, à prélever des
impôts et des taxes, et il faut s’étonner que
sous leurs efforts répétés, la cinématographie
n’ait pas rendu déjà le dernier soupir, en tant
tout au moins qu’exploitation publique.
Toutes ces vexations et ces campagnes de
haine qui en sont la cause, auront eu du moins
l’heureux effet de réveiller parmi les cinémato-
graphistes le sentiment de la solidarité. Ils ont
compris ce qu’Isi s’obstinaient à ne pas conce
voir, la nécessité de s’unir pour répondre aux
attaques de leurs adversaires ou pour les pré-
Nouveaux Cinémas
A PARIS : Le Cinéma-Théâtre de Passy
(direction Jacopozzi, l’ingénieux électricien
qui porta à un si haut point l’art de la ré
clame lumineuse.
A MOULINS (Allier) : La salle de la rue
du Pont-Ginguet. (Direction : Maison
Poulain, chocolats, à Blois).— La date de
l’ouverture n’est pas encore fixée.
A VALENCIENNES : Central-Cinéma, rue
des Récollets.
A MARSEILLE : Prochaine ouverture du
Régent-Cinéma, rue du Jeune-Anacharsis.
> — • • <
Courrier d’Allemagne
Un coup d’œil en arrière
Berlin, le 31 décembre 1912.
' Au moment d’entrer dans l’inconnu de l’an
née nouvelle, il n’est pas sans intérêt de regar
der dans le passé de façon à tirer de l’étude
impartiale des faits écoulés des indications gé
nérales sur la marche probable des événements
futurs.
Un observateur consciencieux ne saurait s’a
buser au point de juger satisfaisant à tous les
égards le bilan de 1912. Certes, l’industrie
cinématographique allemande n’est pas restée
inactive durant cette période. Jamais peut-être
plus que dans les douze mois qui viennent de
finir, elle n’avait tant travaillé, tant embrassé,
tant osé. De toutes parts, des entreprises nou
velles ont été appelées à la vie, d’énormes ca
pitaux ont été investis dans cette branche, la
plus jeune du génie humain, que les capita
listes allemands avaient trop longtemps ignorée.
D’où vient donc que malgré. tant d’efforts,
la situation générale reste lourde? L’atmos
phère est chargée comme si l’air manquait au
marché. C’est que l’année 1912 a été marquée
plus encore que ses précédentes de terribles
luttes intestines qui, en dévorant stupidement
une grande part de l’énergie commune, ont nui
gravement à la bonne marche des affaires.
On n’a pas oublié la levée en masse que
suscita dans les premiers mois de 1912, dans
les rangs des loueurs et des exploitants alle
mands la discussion d’un projet de monopoli
sation des films. L’agitation menée autour de
la Fiàg, pour et contre, durait encore que le
projet dormait depuis longtemps dans les car
tons de ses promoteurs. A cette heure le calme
n’est pas revenu.
Un groupe de fabricants s’étant formé dans
le but très louable de donner au marché une
certaine stabilité, ne put réussir à faire l’en-
tente générale et la convention promulguée par
l’Association des éditeurs de films qui devait
être le trait d’union bienfaisant entre les divers
éléments de la branche, a été au contraire une
nouvelle cause de discorde. Comme autrefois,
l’industrie cinématographique est divisée ■ en
deux camps et l’animosité qui règne entre les
adversaires est une source de malaise indéfi
nissable.
En outre, si l’année 1912 a été semée de
luttes fraticides, elle a été remplie également
de persécutions et de vexations de toute sorte
que les pouvoirs publics n’ont pas épargnées
à notre industrie.
Par son développement prodigieux, par son
succès sans précédent, la cinématographie a
ameuté contre elle des haines formidables.
Elle a armé tous ceux qui sont les ennemis nés
de tout progrès et sur qui une nouveauté quelle
qu’elle soit, produit l’effet du drap rouge sur
un taureau sauvage. A ces réacteurs, il convient
de joindre la foule de ceux qui voient dans
le cinéma un concurrent dangereux qu’il im
porte de détruire à tout prix. C’est ainsi que
les directeurs de théâtres ont été amenés à dé
clarer aux cinémas une guerre à outrance et
sans merci, ne reculant ni devant la calomnie,
ni devant le mensonge.
Et, ce qui devait arriver, arriva.
Les pouvoirs publics s’émurent. En enten
dant des voix autorisées de pédagogues, d’ec
clésiastiques, d’artistes, de fonctionnaires, gé
mir contre l’immoralité du spectacle nouveau,
ils commencèrent à réglementer. Ils le firent
avec le tact qu’on apporte généralement en
Allemagne à ces sortes d’opérations. La po
lice, les municipalités, l’administration centrale
se mirent à qui mieux mieux à interdire, à ré
primer, à limiter, à censurer, à prélever des
impôts et des taxes, et il faut s’étonner que
sous leurs efforts répétés, la cinématographie
n’ait pas rendu déjà le dernier soupir, en tant
tout au moins qu’exploitation publique.
Toutes ces vexations et ces campagnes de
haine qui en sont la cause, auront eu du moins
l’heureux effet de réveiller parmi les cinémato-
graphistes le sentiment de la solidarité. Ils ont
compris ce qu’Isi s’obstinaient à ne pas conce
voir, la nécessité de s’unir pour répondre aux
attaques de leurs adversaires ou pour les pré-
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 87.2%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 87.2%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 23/90
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bd6t53743883/f23.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bd6t53743883/f23.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bd6t53743883/f23.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bd6t53743883/f23.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bd6t53743883
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bd6t53743883
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bd6t53743883/f23.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest