Titre : Journal du Tarn : politique, littéraire, industriel et agricole
Éditeur : [s.n.] (Albi)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Albi)
Date d'édition : 1891-12-05
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328012046
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 05 décembre 1891 05 décembre 1891
Description : 1891/12/05 (A57,N97). 1891/12/05 (A57,N97).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG81 Collection numérique : BIPFPIG81
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t53611574n
Source : Archives éditeur Journal du Tarn, JDT
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 08/01/2024
rrêié seront enlevés et mis en fourrière
x frais du contrevenant, sans préjudice
L poursuites judiciaires.
ucAlrt 3, — Les perches horizontales sou-
aant les tentes seront à deux mètres au-
dessus du sol, et aucune marchandise ni
objet, n'y sera suspendu afin tjue le public
"Jssé passer librement dessous.
• ^ri, 4. — Les marchands ne pourront
laisser leurs voitures sur ie marché ; néan¬
moins il pourra être fait exception pour les
voitures légères. Les fonctionnaires ci-dessus
énumérés prononceront eu dernier ressort.
^ri 5, _ Le placier et ses agents n'ont
pas qualité pour désigner les places. Ils ne
pourront, pas plus que les marchands, dépo¬
ser leur matériel sur la voie publique avant
le marché, l'enlèveront au fur et à mesure
du départ des marchands, et n'embarrasse¬
ront pas les allées frayées par la police. Il
est interdit au placier de percevoir le prix
d'une place occupée sans autorisation.
Art. 6. — Il est interdit de marquer les
places à l'avarice de quelle façon que ce soit.
Le commerce doit se faire à poste tixe et non
en circulant.
Art. 7. — Les marchands étrangers à la
ville apporteront leurs marchandises directe¬
ment sur le marché ; il est interdit à toute
personne d'aller au devant des forains et de
leur acheter ailleurs que sur le marché.
Art. 8. — Un passage suffisant devra être
laissé par les marchands eu face de chaque
porte d'entrée. L'usage d'instruments bru¬
yants est prohibés.
Art. 9. — Seront exposés en vente :
1. Les porcs, sur la place de la Glacière ;
2. Les oies, canards et dindons, place
Eugénie-de-Guerin ;
3. Les sabots, chaussures, vannerie, po¬
terie, bouteilles, laines, œufs, châtaignes,
pommes de terre, etc., place d'Hautpoul ;
4. Les comestibles, tonnellerie, bois, mar¬
chands étalagistes, saltimbanques, bazars,
déballages, quincaillerie, harnachements,
cordes, oies et canards gras, I trd, jambon,
etc., place Dom-Vayssette ;
5. Les grains, blés, comestibles, fruits,
légumes secs, etc., place Thiers ;
6. Les légumes verts et jardinage, rue
Malakoff ;
7. Les chevaux, bœufs, veaux, etc., place
du Foirai ;
8. Les moulons, brebis, chèvres, place
Cécile-de-Bermond ;
9. La volaille, place Emilie-de-Vialar ;
Le Maire pourra, dans l'intérêt ou sur la
demande de ses administrés, décider verba¬
lement le transfert de la vente d'une mar¬
chandise quelconque datts une rue ou place
autre que celle assignée ci-dessus, saus avoir
à modifier le présent arrêté.
Art. 10. — Sont abrogés les arrêtés muni¬
cipaux des 27 septembre 1861 ; 4 novembre
1861 ; 22 octobre 1878 et 6 octobre 1884.
Fait à Gaillac, en l'Hôtel de Ville, le 30
novembre 1891.
Le Maire,
Amoukiq Descoux.
Les perles du « Progrès ». — Lu
dans ce journal, au sujet du procès de Mgr
Gouthe-Soulard :
« L'archevêque s'est présenté comme un
champion résolu d'une cause étroite. »
Si le vénérable condamné s'était présenté
devant ses juges en champion résolu» de
l'opportunisme, à la bonne heure.
Quelle cause I eût dit le Progrès, quelle
noble cause 1 J. M.
A propos de la rixe. — Les amis de
M. Rey, ainsi que ceux de M. Descoux, font
répandre le bruit, et leurs journaux leur
prêtent une assistance désintéressée, que le
grotesque événement de dimanche se réduit
à une simple bousculade ou accolade.
Il est vrai qu'ils ajoutent que tout cela
avait un caractère peu fraternel.
Nous maintenons ce que nous avons écrit
dans le dernier numéro de notre journal, à
savoir que les deux adversaires se sont bel et
bien injuriés grossièrement et roulés dans la
poussière.
Nous mettons au défi Opportunistes et
Radicaux de prouver le contraire.
Ces derniers ont, du reste, un moyen bien
simple de nous confondre ."C'est de provo¬
quer, en se conformant à la loi, une enquête
Publique et qui saura, nous n'en doutons
point, établir la vérité..
Tribunal correctionnel de Gaillac
Audience du 2 décembre 4891
Robert et Rose Lacombe, sa femme, tous deux
cultivateurs aux Auriols, canton de Montmiral,
8ont condamnés chacun à 4 fr. d'amende pour un
vol de bois, à la Grésigne,
— Fabre, François, bûcheron à Puycelci, qui
J scié, dans la môme forêt, un chêne sur pied,
•jans l'intention évidente de l'emporter, attrape
oi fr.20 d'am6nde. »
Les deux prévenus ci-dessus font défaut.
— Les affaires Coursières, Pierre, et Fabre,
Ernest, délits forestiers, sont renvoyées à un
mois.
— Les nommés Baylé, Jean ; Baylé, François ;
Libert, Jean ; Moreau, Jacques; Tabarly ; Tra¬
versait; Bès ; Rouquet, Antoine ; Ygounet, tous
chasseurs sans permis sont condamnés succes-
®'vement à 25 fr. d amende. Tous bénéficient de
'a loi Béranger.
— Guiraud, cultivateur à X..., pour vol d'une
cnarrue, est frappé de 48 heures de prison. La
loi Béranger lui est appliquée.
— L'on plaide à la fin de l'audience l'affaire
Pages, de Peyrolles, contre Gilabert fils. Nous
en donnerons la solution dans notre prochain
numéro.
Accident, — Samedi matin, vers 11 heures,
le nommé Boussac, dit Marty, âgé de 40 ans,
domestique de M. Hirissou, négociant en vjns,
venait de la gare, assis sur l'uu des tonneaux
vides dontéiait chargée la charrette traînée par
un cheval, rue du Théron, le cheval a pris le
petit tiot et Boussac, qui tenait les rênes, n'a
pu le faire tourner à gauche en arrivant place de
la Glacière ; l'animal s'est engagé dans la
Grand'Côte du Chàteau-de-/Homp, où en raison
de la pente et du poids qui l'entraînait, son
allure s'est accélérée. Enfin le cheval a trébu¬
ché, et la charrette a versé, Boussac a été vio¬
lemment projeté à terre ; M. Hirissou, fils, qui
avait pu descendre â temps de la charrette sur
le derrière de laquelle il était assis, a couru
pour arrêter le cheval ; mais il était trop tard.
Boussac a été aussitôt relevé ensanglanté, et
transporté au domicile de son maître puis à
1 hôpital. M. le docteur Rey, appelé en toute
hâte, a constaté que l'une des roues était pas¬
sée sur la jambe droite du blessé et la lui avait
fraeturée au-dessus du genou. De plus, Boussac
avait plusieurs blessures sans gravité à la tâte ;
les soins nécessaires lui ont été prodigués. Les
blessures sont sans gravité ; Boussac restera
une quarantaine de jours à l'hôpital.
(Républicain).
LISLE-D'ALBI
Nous recevons d'un groupe d'électeurs de La-
peyrière et de Barat la correspondance suivante :
Monsieur le Directeur,
Vous avez publié à différentes reprises dans
votre journai, particulièrement dans les nu¬
méros des 14 et 21 novembre dernier, des
correspondances de Lisle dans lesquelles il
est dit que la plus grande partie des crédits
communaux sont annuellement alloués aux
sections de vote de Lapeyrière et de Barat.
Votre correspondant avance également qu'u¬
ne somme de quarante-huit mille francs
aurait été dépensée pour cette dernière seu¬
lement dans une période de huit années ; il
ajoute qu'aucun crédit n'est jamais alloué ni
pour les travaux urgentsde la plaine, ni pour
ceux non moins utiles à exécuter dans la
ville, et qu'il en résulte que notre chef-lieu
de canton se trouve dans un état déplorable,
avec ses rues fort mal pavées, sans lumière
la nuit, et laissées dans une repoussante
malpropreté.
Comme les électeurs appelés à voter aux
bureaux de Lapeyrière et de Barat désifent,
aussi bien que ceux de la ville, la justice pour
tous et une équitable répartition des crédits
communaux, le devoir leur impose de venir
protester contre les insinuations de votre
correspondant lislois et prouver, par des
faits incontestables, que c'est pour la ville
seulement que le conseil municipal gaspille
en orgies et en dépenses mal comprises tout
l'argent versé dans la caisse du receveur
municipal par les contribuables de la com¬
mune.
Pour justifier ses plaintes et ses réclama¬
tions, votre correspondant n'articule qu'un
fait, celui d'un crédit de 48,000 francs alloué
à la section de vote de Barat.
Mais si, comme vous le dites, une somme
de 48,000 francs a été dépensée pour la sec¬
tion de Barat dans une période de huit an¬
nées, je demanderai à mon tour quelles sont
celles qui ont été dépensées pour la ville
dans une égaie période de temps.
Puisque votre correspondant a la mémoire
si courte, nous allons lui rappeler quelques
votes de notre municipalité, qui prouveront
que ses plaintes et ses récriminations ne sont
pas fondées.
Et d'abord, un crédit de quatre-vingt
mille francs empruntés à 5 0/0 a été alloué
à la ville pour l'établissement des fontaines.
Loin de nous la pensée de nous élever contre
cette dépense, mais il ne peut en être de mê¬
me relativement à la façon dont les travaux
de canalisation ont été exécutés. D'après le
cahier des chargés, ces travaux devaient
s'effectuer dans les conditions suivantes :
Conduite d'eau exécutée sur place en ciment
avec mandrin et entourée d'une couche de
béton d'une épaisseur d'environ douze centi¬
mètres; le prix fixé par le cahier des charges
pour l'exécution rigoureuse de cette clause
était de 4 fr. 25 cent, le mètre courant.
L'entrepreneur, toléré ou autorisé par la
commission de surveillance des travaux,à la
tête de laquelle se trouvait M. Turle, crut
devoir ne pas employer ce mode trop coû¬
teux, pour lequel il s'était cependant engagé
par un traité, et lui en substitua un autre
dont l'infériorité ne supportait pas l'ombre
d'un doute. Il s'en suivit que la dépense par
mètre courant ne fut pour l'adjudicataire
que de 2 fr. 25 cent, environ, tandis qu'avec
le mode convenu et accepté par les deux
parties contractantes, le prix du mètre aurait
été de 4 fr 25 cent.
D'où une différence en faveur de l'entre¬
preneur et au préjudice de la commune de
2 francs par mètre, soit, sur une longueur
de 800 mètres de canalisation, 1,600 francs.
Nous ne parlerons pas des matériaux ava¬
riés qui auraient dû être rejetés et qui ce¬
pendant furent utilisés en dépit de l'indem¬
nité en espèces remboursée au fournisseur et
du préjudice causé par cette inqualifiable
tolérance.
Si, en effet, M. Turle, alors adjoint au
maire et délégué par le conseil municipal à
la surveillance des travaux de canalisation,
s'était sérieusement préoccupé des inté¬
rêts des contribuables de la commune, s'il
avait montré en cette circonstance l'intelli¬
gence et l'énergie si nécessaires a toute au¬
torité, il n'aurait point permis cette subtitu-
tion par trop intéressée et aurait évité ainsi
la dégradation des rues de la ville, qui, tout
en occasionnant de nouvelles dépanses, pro¬
voque de si justes récriminations.
A la somme de 80,000 francs, dépensée
pour l'exécution de ces travaux, il faut ajou¬
ter 2,200 francs consacrés a l'achat de la
fontaine qui orne actuellement la place de la
Mairie; cette dépense est une nouvelle preuve
du peu de jugement des hommes chargés de
diriger les affaires communales.
Chaque fois, d'ailleurs, que des travaux
sont exécutés pour le compte delà commune,
ces administrateurs improvisés ne manquent
point d'arriver à ce double résultat : travaux
mal exécutés et dépenses exagérées Toujours
mal inspirés, ils se lancent dans des entre¬
prises plutôt nuisibles qu'utiles aux intérêts
dont ils ont la garde.
Ainsi, quel avantage y avait-il à enlever
le Griffoul, qui embellit aujourd'hui à Albi
les jardins du parc Rochegude? Pourquoi
faire disparaître ce chef-d'œuvre et le rem¬
placer par une fontaine décorée d'une vasque
de bronze brut, aussi disgracieuse pour l'œil
que l'eau déversée dans son bassin est nuisi¬
ble à la santé des habitants du quartier du
Pal qui la consomment? Pourquoi acheter
cette fontaine 2,200 francs, alors qu'on pou¬
vait en obtenir une, bien supérieure au point
de vue de la beauté et de la grandeur, pour
une somme de i ,000 francs ?
El la construction du palais scolaire, com¬
bien a-t-elle coûté à la commune? — Qua¬
rante mille francs 1 alors que pour six
mille francs on proposait une maison spa¬
cieuse, réunissant toutes les conditions dési¬
rables.
Et les six cents francs dépensés pour
l'achat de l'horloge qui orne le Palais, et qui
n'a commencé de marquer les heures, qu'a¬
près avoir passé successivement entre les
mains de tous les horlogers de l'arrondisse¬
ment 1
Et l'achat du jardin Crouzet destiné à l'ou¬
verture de la rue des Augustins 1 Et celui
des fusils scolaires; et l'exécution des tra¬
vaux du pont du Vignal? Et la construction
et le placement w la rampe en fer qui va
orner ce pont, et qu'au lieu de donner à
l'adjudication, on fait confectionnera Vamia-
ble par un des amis de la municipalité?
Est-ce enfin pour les électeurs de Lapey¬
rière et de Barat, que se dépense annuelle¬
ment i'argent que votre municipalité gaspille
en fumée et en orgie de drapeaux et de lam¬
pions ? Est-ce pour Barat et Lapeyrière que
les emprunts nécessités par toutes ces dépen¬
ses ont été contractés ? Est-ce pour Barat et
Lapeyrière que tant de crédits ont étéalloués?
Non! c'est pour la ville 1
Puisqu'il est prouvé par des faits indiscu¬
tables que c'est pour la ville qu'ont été faites
toutes ces dépense^, nous avons le droit de
protester contre les allégations de Yotre cor¬
respondant et dire que la ville seule dépense
les huit dixièmes des recettes figurant dans
notre budget communal.
Les habitants de la campagne, eux, ne
demandent que l'ouverture et l'entretien des
chemins ; or, la grande majorité de ces voies
de communication se trouve, comme les rues
de la ville, dans un état déplorable d'entre¬
tien. L'agent-voyer cantonal, accompagné
de ses aides ordinaires, vient assez souvent
chez nous tracer de nouvelles voies et exa¬
miner les réparations de celles qui sont dété¬
riorées ; mais tout se borne là et nous ne
voyons jamais terminés les chemins déjà
commencés, ni réparées les dégradations
constatées. Aussi avons-nous dans la campa¬
gne le double avantage de bien payer les im¬
pôts et de patauger dans la boue pendant
toute la mauvaise saison.
Dans ces conditions, on n'est pas en droit
de récriminer contre la campagne, qui n'est
pas plus favorisée que la ville, et, si les cré¬
dits en question ne sont alloués ni à la section
de Lisle, ni à celles de Lapeyrière et de Ba
rot, nous demanderons, comme les électeurs
de la ville, où peut donc bien passer l'argent?
Un groupe d'électeurs
de Barat et de Lapeyrière.
On nous écrit le 3 décembre :
Monsieur le Rédacteur,
Je vous envoie copie de la conversation
suivante que j'ai entendu tenir lundi der¬
nier, jour de la foire de Lisle-d'Albi, par M.
Baptiste M..., riche propriétaire des envi¬
rons, et deux paysans, Thomas R... et Mar¬
tin B...
Thoumas et Marti. — Adisias ! Baptisto :
Moussu Baptisto. — Bounsouer à toute's ; que
countas dé uoou ?
Marti. — Pas grand eaouso, Moussu.
Thoumas. — Et bous, Moussu, qué iadé uoou
dius la poulitiquo ?
Moussu Baptisto. — Pas grand eaouso ta
paouc. Ço darniè que né balguo la péno és la
coundamnatiou de l'archébesqué d'Aix.
Marti. — A qué loou coundaonat, Moussu ?
Moussu Baptisto. — A très milio francs d'em-
bendo.
Thoumas. — Tant pis per et ; tabé de qué bà
se mêla dé faïré d'oubserbatious al ministre ?
Moussu Baptisto. — Aeo és fort mal respoun-
dut, Thoumas ; et quand el a fats soun déber dé
Cathouliqué et de Francés, tout hommé hou-
nesté et qu'a un boussi dé patrioutismé al cor,
lou diou félicita, surtout quand "aquel ministré
rémerçio lous qué oou ensultat lou drapéou
natiounal, et btamo lous Francésés.
Thoumas. — Escusaz-mé, ei ditxo uno sou-
tiso, né coumbéni ; parlen pas maït d'aco. Abès
bendut bostro récolto de bi ?
Moussu Baptisto. — Nou, lei présentât à
plusiurs marchants, et m'en oou ouff'ert un près
dérisouèré ; tant qué aouren des goubernans
coummo aben, qué pensoun pulèou à s'enritxi
qué â fa dé bounos lès, persécuta lou» counser-
batous et lou clergé, aco anira pas jamaï resqué
Thoumas. — Toutsoun n'abès an aquelo Répu¬
blique ; lous reisés et empérurs n'oou fatxos
tabé. Bous a pas fatx rés à bous, et yeou disi
coummo la cansou : Aro quaben la Républico,
cal pas d'autré goubernomen.
Marti. — Counpréni
Moussu Baptisto. — Permet, Marti, qué res-
pound) à Thoumas. D'abord, prumièroment,
bolj pas dé mal à la Républico, mats anaquélés
qué goubernourr à soun noun ; sécoundomen,
lous reisés ni empérurs nous nou pas cargats
d'impôts perdessus lou cap coummo despei qué
sen en Républico ; siogos franc, Thoumas, et
digo-mé quand pagabos d'impôt ia bint ans, et
ço qué né pagos abouei.
Thoumas. — Per diré la bertat, pagui cin-
quanto-trés francs dé maït ; mais tabé es à
eaouso dé las escolos, et, Dious merci, soui pla
pus countent dé sabé loU fil à l'escolo à cinq
minutos dé la borio qué dé l'enbouya fa uno
bouro dé cami mati et ser à Lilo.
Marti; — As rasou jusqu'os a n'un certen
punt, mais tabé s'en trop cargats de centimés
aditiouoels ; jamaï nou finissount.
Moussu Baptisto. — Es pas aro qué cal fa las
plaintos, es al moumen dé las électious, boutas
et fases bouta per d'hommés hounourablés et
rélitxiousés, et noun pas per d'hommés tarats,
sans fé et sans aounou ; crésès-mé, et noun trou-
baren toutés pla.
Thoumas. — Abès rasou, Moussu, et bous
pioumetti qué, al mes dé mai qué ben, aourés
dé mas noubellos ; beïrets qué abès séménat dins
uno bouno terro et qué prouduira al centuplé
car né déeidarei d'aoutrés à fa coummo ieou.
Moussu Baptisto. — Excusas-mé, mé cal bous
quitta, bountxoun.
Marti et Thoumas. — Adisias, Moussu Bap¬
tisto. Nargire.
CASTELNAU-DE-MONTMIRAL.
La foire de décembre, de création nou¬
velle, sera tenue cette année et les années
suivantes le 7 de ce mois.
CORDES.
Conférence agricole. — M. le Pro¬
fesseur départemental d'agriculture fera à
Cordes le 6 décembre à 1 h. 30, une confé¬
rence dont le sujei sera : R constitution des
anciens vignobles à l'aide de plants améri¬
cains. Cépages convenant aux sols de la
contrée.
"* GIROUSSENS
Foire du 13.— La populaton deGirous-
sens, au moyen d'une souscription qui a été
très fructueuse, a assuré des primes qui se¬
ront distribuées aux vendeurs et aux ache¬
teurs.
De vastes écuries seront mises gratis à la
disposition du public. *
Ces diverses mesures assureront, pour cette
foire et celles qui suivront, des bénéfices cer¬
tains aux marchands qui viendront étaler sur
la foire.
CASTRES.
La culture du tabac. — Sur la pro¬
position de M Serre, 1er adjoint, le conseil
municipal de Castres a émis le vœu que l'au¬
torisation à cultiver le tabac soit étendue au
département du Tarn.
PONT-DE-LARN.
Incendie. — Le 28 novembre, vers 2
heures du matin, le feu prenait à la maison
d'habitation, du sieur Pierre Fabre, du ha¬
meau de Nespoulié.
Les pertes, évaluées à 11,000 fr., sont cou-
veries par une assurance.
SÉMAIENS.
Incendie. — Le 28 novembre, quatre
maisons appartenant aux sieurs Auguste
Marty, Sirven, Ricardou et Baptiste Marty,
ont été détruites par le feu.
Les pertes, évaluées à 7,800 fr., pour trois
maisons, sont couvertes par une assurance.
Le sieur Baptiste Marty n'élait pas assuré.
Ordo de 1892
L'ORDO de 1892 sera incessamment mis
en vente chez M. Amalric, imprimeur à Albi,
el chez les principaux libraires du départe¬
ment. — Prix : 1 fr.; par la poste, 1 fr. 15.
Cartes de visite
A l'occasion du 1er de l'an, l'imprimerie
H. Amalric livre les CARTES DE VISITE
aux prix de 1 fr. 50,; 2 fr. et 2 fr. 50 le cent.
0 fr. 25 c. en plus pour les recevoir par la
poste.
Ouvrage d excellente propagande
On peut se procurer à l'imprimerie H.
Amalric, à Albi, La Vie Chrétienne, un des
derniers ouvrages édités par le vénérable M.
le chanoine de Rivières. — 1 beau volume
de 450 pages. — Prix : broché, 1 fr.; par la
posie, 1 fr. 50.; — relié, 1 fr. 50 ; par la
poste, 2 fr.
Conditions spéciales par nombre.
WÊtÊ
\ .
I
m
x frais du contrevenant, sans préjudice
L poursuites judiciaires.
ucAlrt 3, — Les perches horizontales sou-
aant les tentes seront à deux mètres au-
dessus du sol, et aucune marchandise ni
objet, n'y sera suspendu afin tjue le public
"Jssé passer librement dessous.
• ^ri, 4. — Les marchands ne pourront
laisser leurs voitures sur ie marché ; néan¬
moins il pourra être fait exception pour les
voitures légères. Les fonctionnaires ci-dessus
énumérés prononceront eu dernier ressort.
^ri 5, _ Le placier et ses agents n'ont
pas qualité pour désigner les places. Ils ne
pourront, pas plus que les marchands, dépo¬
ser leur matériel sur la voie publique avant
le marché, l'enlèveront au fur et à mesure
du départ des marchands, et n'embarrasse¬
ront pas les allées frayées par la police. Il
est interdit au placier de percevoir le prix
d'une place occupée sans autorisation.
Art. 6. — Il est interdit de marquer les
places à l'avarice de quelle façon que ce soit.
Le commerce doit se faire à poste tixe et non
en circulant.
Art. 7. — Les marchands étrangers à la
ville apporteront leurs marchandises directe¬
ment sur le marché ; il est interdit à toute
personne d'aller au devant des forains et de
leur acheter ailleurs que sur le marché.
Art. 8. — Un passage suffisant devra être
laissé par les marchands eu face de chaque
porte d'entrée. L'usage d'instruments bru¬
yants est prohibés.
Art. 9. — Seront exposés en vente :
1. Les porcs, sur la place de la Glacière ;
2. Les oies, canards et dindons, place
Eugénie-de-Guerin ;
3. Les sabots, chaussures, vannerie, po¬
terie, bouteilles, laines, œufs, châtaignes,
pommes de terre, etc., place d'Hautpoul ;
4. Les comestibles, tonnellerie, bois, mar¬
chands étalagistes, saltimbanques, bazars,
déballages, quincaillerie, harnachements,
cordes, oies et canards gras, I trd, jambon,
etc., place Dom-Vayssette ;
5. Les grains, blés, comestibles, fruits,
légumes secs, etc., place Thiers ;
6. Les légumes verts et jardinage, rue
Malakoff ;
7. Les chevaux, bœufs, veaux, etc., place
du Foirai ;
8. Les moulons, brebis, chèvres, place
Cécile-de-Bermond ;
9. La volaille, place Emilie-de-Vialar ;
Le Maire pourra, dans l'intérêt ou sur la
demande de ses administrés, décider verba¬
lement le transfert de la vente d'une mar¬
chandise quelconque datts une rue ou place
autre que celle assignée ci-dessus, saus avoir
à modifier le présent arrêté.
Art. 10. — Sont abrogés les arrêtés muni¬
cipaux des 27 septembre 1861 ; 4 novembre
1861 ; 22 octobre 1878 et 6 octobre 1884.
Fait à Gaillac, en l'Hôtel de Ville, le 30
novembre 1891.
Le Maire,
Amoukiq Descoux.
Les perles du « Progrès ». — Lu
dans ce journal, au sujet du procès de Mgr
Gouthe-Soulard :
« L'archevêque s'est présenté comme un
champion résolu d'une cause étroite. »
Si le vénérable condamné s'était présenté
devant ses juges en champion résolu» de
l'opportunisme, à la bonne heure.
Quelle cause I eût dit le Progrès, quelle
noble cause 1 J. M.
A propos de la rixe. — Les amis de
M. Rey, ainsi que ceux de M. Descoux, font
répandre le bruit, et leurs journaux leur
prêtent une assistance désintéressée, que le
grotesque événement de dimanche se réduit
à une simple bousculade ou accolade.
Il est vrai qu'ils ajoutent que tout cela
avait un caractère peu fraternel.
Nous maintenons ce que nous avons écrit
dans le dernier numéro de notre journal, à
savoir que les deux adversaires se sont bel et
bien injuriés grossièrement et roulés dans la
poussière.
Nous mettons au défi Opportunistes et
Radicaux de prouver le contraire.
Ces derniers ont, du reste, un moyen bien
simple de nous confondre ."C'est de provo¬
quer, en se conformant à la loi, une enquête
Publique et qui saura, nous n'en doutons
point, établir la vérité..
Tribunal correctionnel de Gaillac
Audience du 2 décembre 4891
Robert et Rose Lacombe, sa femme, tous deux
cultivateurs aux Auriols, canton de Montmiral,
8ont condamnés chacun à 4 fr. d'amende pour un
vol de bois, à la Grésigne,
— Fabre, François, bûcheron à Puycelci, qui
J scié, dans la môme forêt, un chêne sur pied,
•jans l'intention évidente de l'emporter, attrape
oi fr.20 d'am6nde. »
Les deux prévenus ci-dessus font défaut.
— Les affaires Coursières, Pierre, et Fabre,
Ernest, délits forestiers, sont renvoyées à un
mois.
— Les nommés Baylé, Jean ; Baylé, François ;
Libert, Jean ; Moreau, Jacques; Tabarly ; Tra¬
versait; Bès ; Rouquet, Antoine ; Ygounet, tous
chasseurs sans permis sont condamnés succes-
®'vement à 25 fr. d amende. Tous bénéficient de
'a loi Béranger.
— Guiraud, cultivateur à X..., pour vol d'une
cnarrue, est frappé de 48 heures de prison. La
loi Béranger lui est appliquée.
— L'on plaide à la fin de l'audience l'affaire
Pages, de Peyrolles, contre Gilabert fils. Nous
en donnerons la solution dans notre prochain
numéro.
Accident, — Samedi matin, vers 11 heures,
le nommé Boussac, dit Marty, âgé de 40 ans,
domestique de M. Hirissou, négociant en vjns,
venait de la gare, assis sur l'uu des tonneaux
vides dontéiait chargée la charrette traînée par
un cheval, rue du Théron, le cheval a pris le
petit tiot et Boussac, qui tenait les rênes, n'a
pu le faire tourner à gauche en arrivant place de
la Glacière ; l'animal s'est engagé dans la
Grand'Côte du Chàteau-de-/Homp, où en raison
de la pente et du poids qui l'entraînait, son
allure s'est accélérée. Enfin le cheval a trébu¬
ché, et la charrette a versé, Boussac a été vio¬
lemment projeté à terre ; M. Hirissou, fils, qui
avait pu descendre â temps de la charrette sur
le derrière de laquelle il était assis, a couru
pour arrêter le cheval ; mais il était trop tard.
Boussac a été aussitôt relevé ensanglanté, et
transporté au domicile de son maître puis à
1 hôpital. M. le docteur Rey, appelé en toute
hâte, a constaté que l'une des roues était pas¬
sée sur la jambe droite du blessé et la lui avait
fraeturée au-dessus du genou. De plus, Boussac
avait plusieurs blessures sans gravité à la tâte ;
les soins nécessaires lui ont été prodigués. Les
blessures sont sans gravité ; Boussac restera
une quarantaine de jours à l'hôpital.
(Républicain).
LISLE-D'ALBI
Nous recevons d'un groupe d'électeurs de La-
peyrière et de Barat la correspondance suivante :
Monsieur le Directeur,
Vous avez publié à différentes reprises dans
votre journai, particulièrement dans les nu¬
méros des 14 et 21 novembre dernier, des
correspondances de Lisle dans lesquelles il
est dit que la plus grande partie des crédits
communaux sont annuellement alloués aux
sections de vote de Lapeyrière et de Barat.
Votre correspondant avance également qu'u¬
ne somme de quarante-huit mille francs
aurait été dépensée pour cette dernière seu¬
lement dans une période de huit années ; il
ajoute qu'aucun crédit n'est jamais alloué ni
pour les travaux urgentsde la plaine, ni pour
ceux non moins utiles à exécuter dans la
ville, et qu'il en résulte que notre chef-lieu
de canton se trouve dans un état déplorable,
avec ses rues fort mal pavées, sans lumière
la nuit, et laissées dans une repoussante
malpropreté.
Comme les électeurs appelés à voter aux
bureaux de Lapeyrière et de Barat désifent,
aussi bien que ceux de la ville, la justice pour
tous et une équitable répartition des crédits
communaux, le devoir leur impose de venir
protester contre les insinuations de votre
correspondant lislois et prouver, par des
faits incontestables, que c'est pour la ville
seulement que le conseil municipal gaspille
en orgies et en dépenses mal comprises tout
l'argent versé dans la caisse du receveur
municipal par les contribuables de la com¬
mune.
Pour justifier ses plaintes et ses réclama¬
tions, votre correspondant n'articule qu'un
fait, celui d'un crédit de 48,000 francs alloué
à la section de vote de Barat.
Mais si, comme vous le dites, une somme
de 48,000 francs a été dépensée pour la sec¬
tion de Barat dans une période de huit an¬
nées, je demanderai à mon tour quelles sont
celles qui ont été dépensées pour la ville
dans une égaie période de temps.
Puisque votre correspondant a la mémoire
si courte, nous allons lui rappeler quelques
votes de notre municipalité, qui prouveront
que ses plaintes et ses récriminations ne sont
pas fondées.
Et d'abord, un crédit de quatre-vingt
mille francs empruntés à 5 0/0 a été alloué
à la ville pour l'établissement des fontaines.
Loin de nous la pensée de nous élever contre
cette dépense, mais il ne peut en être de mê¬
me relativement à la façon dont les travaux
de canalisation ont été exécutés. D'après le
cahier des chargés, ces travaux devaient
s'effectuer dans les conditions suivantes :
Conduite d'eau exécutée sur place en ciment
avec mandrin et entourée d'une couche de
béton d'une épaisseur d'environ douze centi¬
mètres; le prix fixé par le cahier des charges
pour l'exécution rigoureuse de cette clause
était de 4 fr. 25 cent, le mètre courant.
L'entrepreneur, toléré ou autorisé par la
commission de surveillance des travaux,à la
tête de laquelle se trouvait M. Turle, crut
devoir ne pas employer ce mode trop coû¬
teux, pour lequel il s'était cependant engagé
par un traité, et lui en substitua un autre
dont l'infériorité ne supportait pas l'ombre
d'un doute. Il s'en suivit que la dépense par
mètre courant ne fut pour l'adjudicataire
que de 2 fr. 25 cent, environ, tandis qu'avec
le mode convenu et accepté par les deux
parties contractantes, le prix du mètre aurait
été de 4 fr 25 cent.
D'où une différence en faveur de l'entre¬
preneur et au préjudice de la commune de
2 francs par mètre, soit, sur une longueur
de 800 mètres de canalisation, 1,600 francs.
Nous ne parlerons pas des matériaux ava¬
riés qui auraient dû être rejetés et qui ce¬
pendant furent utilisés en dépit de l'indem¬
nité en espèces remboursée au fournisseur et
du préjudice causé par cette inqualifiable
tolérance.
Si, en effet, M. Turle, alors adjoint au
maire et délégué par le conseil municipal à
la surveillance des travaux de canalisation,
s'était sérieusement préoccupé des inté¬
rêts des contribuables de la commune, s'il
avait montré en cette circonstance l'intelli¬
gence et l'énergie si nécessaires a toute au¬
torité, il n'aurait point permis cette subtitu-
tion par trop intéressée et aurait évité ainsi
la dégradation des rues de la ville, qui, tout
en occasionnant de nouvelles dépanses, pro¬
voque de si justes récriminations.
A la somme de 80,000 francs, dépensée
pour l'exécution de ces travaux, il faut ajou¬
ter 2,200 francs consacrés a l'achat de la
fontaine qui orne actuellement la place de la
Mairie; cette dépense est une nouvelle preuve
du peu de jugement des hommes chargés de
diriger les affaires communales.
Chaque fois, d'ailleurs, que des travaux
sont exécutés pour le compte delà commune,
ces administrateurs improvisés ne manquent
point d'arriver à ce double résultat : travaux
mal exécutés et dépenses exagérées Toujours
mal inspirés, ils se lancent dans des entre¬
prises plutôt nuisibles qu'utiles aux intérêts
dont ils ont la garde.
Ainsi, quel avantage y avait-il à enlever
le Griffoul, qui embellit aujourd'hui à Albi
les jardins du parc Rochegude? Pourquoi
faire disparaître ce chef-d'œuvre et le rem¬
placer par une fontaine décorée d'une vasque
de bronze brut, aussi disgracieuse pour l'œil
que l'eau déversée dans son bassin est nuisi¬
ble à la santé des habitants du quartier du
Pal qui la consomment? Pourquoi acheter
cette fontaine 2,200 francs, alors qu'on pou¬
vait en obtenir une, bien supérieure au point
de vue de la beauté et de la grandeur, pour
une somme de i ,000 francs ?
El la construction du palais scolaire, com¬
bien a-t-elle coûté à la commune? — Qua¬
rante mille francs 1 alors que pour six
mille francs on proposait une maison spa¬
cieuse, réunissant toutes les conditions dési¬
rables.
Et les six cents francs dépensés pour
l'achat de l'horloge qui orne le Palais, et qui
n'a commencé de marquer les heures, qu'a¬
près avoir passé successivement entre les
mains de tous les horlogers de l'arrondisse¬
ment 1
Et l'achat du jardin Crouzet destiné à l'ou¬
verture de la rue des Augustins 1 Et celui
des fusils scolaires; et l'exécution des tra¬
vaux du pont du Vignal? Et la construction
et le placement w la rampe en fer qui va
orner ce pont, et qu'au lieu de donner à
l'adjudication, on fait confectionnera Vamia-
ble par un des amis de la municipalité?
Est-ce enfin pour les électeurs de Lapey¬
rière et de Barat, que se dépense annuelle¬
ment i'argent que votre municipalité gaspille
en fumée et en orgie de drapeaux et de lam¬
pions ? Est-ce pour Barat et Lapeyrière que
les emprunts nécessités par toutes ces dépen¬
ses ont été contractés ? Est-ce pour Barat et
Lapeyrière que tant de crédits ont étéalloués?
Non! c'est pour la ville 1
Puisqu'il est prouvé par des faits indiscu¬
tables que c'est pour la ville qu'ont été faites
toutes ces dépense^, nous avons le droit de
protester contre les allégations de Yotre cor¬
respondant et dire que la ville seule dépense
les huit dixièmes des recettes figurant dans
notre budget communal.
Les habitants de la campagne, eux, ne
demandent que l'ouverture et l'entretien des
chemins ; or, la grande majorité de ces voies
de communication se trouve, comme les rues
de la ville, dans un état déplorable d'entre¬
tien. L'agent-voyer cantonal, accompagné
de ses aides ordinaires, vient assez souvent
chez nous tracer de nouvelles voies et exa¬
miner les réparations de celles qui sont dété¬
riorées ; mais tout se borne là et nous ne
voyons jamais terminés les chemins déjà
commencés, ni réparées les dégradations
constatées. Aussi avons-nous dans la campa¬
gne le double avantage de bien payer les im¬
pôts et de patauger dans la boue pendant
toute la mauvaise saison.
Dans ces conditions, on n'est pas en droit
de récriminer contre la campagne, qui n'est
pas plus favorisée que la ville, et, si les cré¬
dits en question ne sont alloués ni à la section
de Lisle, ni à celles de Lapeyrière et de Ba
rot, nous demanderons, comme les électeurs
de la ville, où peut donc bien passer l'argent?
Un groupe d'électeurs
de Barat et de Lapeyrière.
On nous écrit le 3 décembre :
Monsieur le Rédacteur,
Je vous envoie copie de la conversation
suivante que j'ai entendu tenir lundi der¬
nier, jour de la foire de Lisle-d'Albi, par M.
Baptiste M..., riche propriétaire des envi¬
rons, et deux paysans, Thomas R... et Mar¬
tin B...
Thoumas et Marti. — Adisias ! Baptisto :
Moussu Baptisto. — Bounsouer à toute's ; que
countas dé uoou ?
Marti. — Pas grand eaouso, Moussu.
Thoumas. — Et bous, Moussu, qué iadé uoou
dius la poulitiquo ?
Moussu Baptisto. — Pas grand eaouso ta
paouc. Ço darniè que né balguo la péno és la
coundamnatiou de l'archébesqué d'Aix.
Marti. — A qué loou coundaonat, Moussu ?
Moussu Baptisto. — A très milio francs d'em-
bendo.
Thoumas. — Tant pis per et ; tabé de qué bà
se mêla dé faïré d'oubserbatious al ministre ?
Moussu Baptisto. — Aeo és fort mal respoun-
dut, Thoumas ; et quand el a fats soun déber dé
Cathouliqué et de Francés, tout hommé hou-
nesté et qu'a un boussi dé patrioutismé al cor,
lou diou félicita, surtout quand "aquel ministré
rémerçio lous qué oou ensultat lou drapéou
natiounal, et btamo lous Francésés.
Thoumas. — Escusaz-mé, ei ditxo uno sou-
tiso, né coumbéni ; parlen pas maït d'aco. Abès
bendut bostro récolto de bi ?
Moussu Baptisto. — Nou, lei présentât à
plusiurs marchants, et m'en oou ouff'ert un près
dérisouèré ; tant qué aouren des goubernans
coummo aben, qué pensoun pulèou à s'enritxi
qué â fa dé bounos lès, persécuta lou» counser-
batous et lou clergé, aco anira pas jamaï resqué
Thoumas. — Toutsoun n'abès an aquelo Répu¬
blique ; lous reisés et empérurs n'oou fatxos
tabé. Bous a pas fatx rés à bous, et yeou disi
coummo la cansou : Aro quaben la Républico,
cal pas d'autré goubernomen.
Marti. — Counpréni
Moussu Baptisto. — Permet, Marti, qué res-
pound) à Thoumas. D'abord, prumièroment,
bolj pas dé mal à la Républico, mats anaquélés
qué goubernourr à soun noun ; sécoundomen,
lous reisés ni empérurs nous nou pas cargats
d'impôts perdessus lou cap coummo despei qué
sen en Républico ; siogos franc, Thoumas, et
digo-mé quand pagabos d'impôt ia bint ans, et
ço qué né pagos abouei.
Thoumas. — Per diré la bertat, pagui cin-
quanto-trés francs dé maït ; mais tabé es à
eaouso dé las escolos, et, Dious merci, soui pla
pus countent dé sabé loU fil à l'escolo à cinq
minutos dé la borio qué dé l'enbouya fa uno
bouro dé cami mati et ser à Lilo.
Marti; — As rasou jusqu'os a n'un certen
punt, mais tabé s'en trop cargats de centimés
aditiouoels ; jamaï nou finissount.
Moussu Baptisto. — Es pas aro qué cal fa las
plaintos, es al moumen dé las électious, boutas
et fases bouta per d'hommés hounourablés et
rélitxiousés, et noun pas per d'hommés tarats,
sans fé et sans aounou ; crésès-mé, et noun trou-
baren toutés pla.
Thoumas. — Abès rasou, Moussu, et bous
pioumetti qué, al mes dé mai qué ben, aourés
dé mas noubellos ; beïrets qué abès séménat dins
uno bouno terro et qué prouduira al centuplé
car né déeidarei d'aoutrés à fa coummo ieou.
Moussu Baptisto. — Excusas-mé, mé cal bous
quitta, bountxoun.
Marti et Thoumas. — Adisias, Moussu Bap¬
tisto. Nargire.
CASTELNAU-DE-MONTMIRAL.
La foire de décembre, de création nou¬
velle, sera tenue cette année et les années
suivantes le 7 de ce mois.
CORDES.
Conférence agricole. — M. le Pro¬
fesseur départemental d'agriculture fera à
Cordes le 6 décembre à 1 h. 30, une confé¬
rence dont le sujei sera : R constitution des
anciens vignobles à l'aide de plants améri¬
cains. Cépages convenant aux sols de la
contrée.
"* GIROUSSENS
Foire du 13.— La populaton deGirous-
sens, au moyen d'une souscription qui a été
très fructueuse, a assuré des primes qui se¬
ront distribuées aux vendeurs et aux ache¬
teurs.
De vastes écuries seront mises gratis à la
disposition du public. *
Ces diverses mesures assureront, pour cette
foire et celles qui suivront, des bénéfices cer¬
tains aux marchands qui viendront étaler sur
la foire.
CASTRES.
La culture du tabac. — Sur la pro¬
position de M Serre, 1er adjoint, le conseil
municipal de Castres a émis le vœu que l'au¬
torisation à cultiver le tabac soit étendue au
département du Tarn.
PONT-DE-LARN.
Incendie. — Le 28 novembre, vers 2
heures du matin, le feu prenait à la maison
d'habitation, du sieur Pierre Fabre, du ha¬
meau de Nespoulié.
Les pertes, évaluées à 11,000 fr., sont cou-
veries par une assurance.
SÉMAIENS.
Incendie. — Le 28 novembre, quatre
maisons appartenant aux sieurs Auguste
Marty, Sirven, Ricardou et Baptiste Marty,
ont été détruites par le feu.
Les pertes, évaluées à 7,800 fr., pour trois
maisons, sont couvertes par une assurance.
Le sieur Baptiste Marty n'élait pas assuré.
Ordo de 1892
L'ORDO de 1892 sera incessamment mis
en vente chez M. Amalric, imprimeur à Albi,
el chez les principaux libraires du départe¬
ment. — Prix : 1 fr.; par la poste, 1 fr. 15.
Cartes de visite
A l'occasion du 1er de l'an, l'imprimerie
H. Amalric livre les CARTES DE VISITE
aux prix de 1 fr. 50,; 2 fr. et 2 fr. 50 le cent.
0 fr. 25 c. en plus pour les recevoir par la
poste.
Ouvrage d excellente propagande
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Amalric, à Albi, La Vie Chrétienne, un des
derniers ouvrages édités par le vénérable M.
le chanoine de Rivières. — 1 beau volume
de 450 pages. — Prix : broché, 1 fr.; par la
posie, 1 fr. 50.; — relié, 1 fr. 50 ; par la
poste, 2 fr.
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