Titre : Cosmos : revue des sciences et de leurs applications
Éditeur : [La Croix] (Paris)
Éditeur : Maison de la bonne presseMaison de la bonne presse (Paris)
Date d'édition : 1891-09-19
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40978091j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 19 septembre 1891 19 septembre 1891
Description : 1891/09/19 (A40,N347). 1891/09/19 (A40,N347).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t52147693m
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 28/05/2023
204
COSMOS
tion l’ont pleinement convaincu que la loi rigou
reuse de la réfraction simple a pour expression
cotj — cot i = n — ,,
l'indice n étant défini, conformément à la loi de
Brewster, par la relation n = tang P, dans laquelle
P désigne l’angle de polarisation maximum de la
substance considérée.
En appliquant la nouvelle formule à l’expérience
de Newton, on trouve pour angle limite:
cotJ=n—1 = 0,9129; doù J = 47036’,
n
ce qui concorde parfaitement avec l’observation.
C’est que le rayon réfracté véritable ne serait
autre que le conjugué du rayon réfléchi dans une
certaine hyperbole verticale ou de profil qu’il n’y
a pas lieu de signaler avec plus de détails dans
ce rapide aperçu, mais qui fera l’objet d’une
publication ultérieure ; on peut l’espérer du
moins.
L’abbé Issaly.
LA MACHINE DE WIMSHURST
EXPÉRIENCES DE cours
Théorie de la machine Wimshurst. — La
machine de Wimshurst appartient à la catégorie
des machines à influence (1), dont la machine de
Holtz est le type le plus connu ; elle en diffère
principalement par la manière dont elle s’amorce;
il suffit de la mettre en mouvement pour qu’elle
s’amorce d’elle-même, sans qu’il soit nécessaire de
fournir une charge initiale à ses inducteurs. Elle
est auto-excitatrice.
Suivant les figures 1 et 2, elle comprend deux
plateaux ou disques (2) D D‘, isolés l’un de l’autre
et tournant en sens inverse. Les deux conducteurs
diamétraux p p' p" p'" portent à leur extrémité
des petits balais métalliques, souples, venant au
contact des secteurs collés sur les disques ; ces
secteurs sont en étain avec gaufrage spécial du
type E D. — La figure 2 montre les deux faces
extérieures de cette machine et la position inverse
des porte-balais p p' p" p"’. La figure 1 indique
le sens de la rotation du disque qui se trouve du
côté des condensateurs G C‘, sa corde de trans
mission est droite; de l’autre côté elle est croisée,
le second disque tournant en sens contraire du
(1) De Varley, Tœpler, sir William Thomson, Voss, etc.
(2) Suivant les conseils de M. Wimshurst, les plateaux
ou disques D D' sont en verre ; ils sont préférables à
ceux en ébonite.
premier. Les conducteurs diamétraux commu
niquent entre eux par l’axe et avec le sol.
Pour rendre plus démonstratif le jeu des
influences auxquelles donne lieu cette machine,
nous adopterons le mode de représentation gra
phique employé par Bertin pour montrer claire
ment le fonctionnement de la machine de Holtz.
La figure 2 est le schéma imaginé par ce savant,
les plateaux y sont représentés par deux cy
lindres D D' concentriques, sur la surface desquels
sont disposées des gouttes métalliques correspon
dant aux secteurs. Toutes les lettres de références
de ce schéma se rapportent du reste à celles des
figures incluses.
Le sens des flèches indique celui de la rotation
des cylindres D D' autour de l’axe Ax. Il est indis
pensable que les balais des conducteurs diamé
traux p p' p" p'" soient toujours en contact avec
deux secteurs diamétralement opposés ; ces
secteurs étant en relief, les balais les frottent
sûrement.
Le point de départ de la charge initiale peut
être attribué à l’un des trois cas qui suivent :
1° Electricité de contact développée par celui du
balai de cuivre avec le secteur d’étain ; — 2° Frot
tement de l’air sec entre les disques ; — 3° Charge
résiduelle permanente, « rémanente ». — Que la
charge initiale vienne d’une cause ou d’une autre,
sa naissance est un point d’un grand intérêt,
d’autant plus que la présence des peignes, con
ducteurs et condensateurs, ne joue aucun rôle
dans l’action de la machine, excepté pour amener
la charge électrique dans le circuit extérieur E E'.
L’action inductive de la machine est aussi puis
sante et aussi rapide quand tous ces organes sont
enlevés et qu’il ne reste plus que les deux porte-
balais ou conducteurs diamétraux p p' p" p'".
Dans ces conditions rudimentaires, l’amorçage
est encore instantané, son excitation progressive,
et bientôt, toute la machine devient étincelante,
la résistance au mouvement très grande, la
machine étant fermée sur elle-même ; dans l'obs-
curité, on peut aisément suivre la distribution du
flux d’électricité et des décharges lumineuses qui
partent des balais. Cette expérience brillante pré
sente un grand intérêt.
Considérons maintenant (suivant la figure 2
complète) deux secteurs en regard l'un de l’autre,
ils forment un petit condensateur à air et verre et
il s’établit entre eux une différence de potentiel,
l’un faiblement positif —, l’autre négatif —, ce
qu’on peut aisément vérifier avec un électroscope
à feuilles d'or. La rotation inverse des disques DD'
amène ces secteurs au contact des balais des con-
COSMOS
tion l’ont pleinement convaincu que la loi rigou
reuse de la réfraction simple a pour expression
cotj — cot i = n — ,,
l'indice n étant défini, conformément à la loi de
Brewster, par la relation n = tang P, dans laquelle
P désigne l’angle de polarisation maximum de la
substance considérée.
En appliquant la nouvelle formule à l’expérience
de Newton, on trouve pour angle limite:
cotJ=n—1 = 0,9129; doù J = 47036’,
n
ce qui concorde parfaitement avec l’observation.
C’est que le rayon réfracté véritable ne serait
autre que le conjugué du rayon réfléchi dans une
certaine hyperbole verticale ou de profil qu’il n’y
a pas lieu de signaler avec plus de détails dans
ce rapide aperçu, mais qui fera l’objet d’une
publication ultérieure ; on peut l’espérer du
moins.
L’abbé Issaly.
LA MACHINE DE WIMSHURST
EXPÉRIENCES DE cours
Théorie de la machine Wimshurst. — La
machine de Wimshurst appartient à la catégorie
des machines à influence (1), dont la machine de
Holtz est le type le plus connu ; elle en diffère
principalement par la manière dont elle s’amorce;
il suffit de la mettre en mouvement pour qu’elle
s’amorce d’elle-même, sans qu’il soit nécessaire de
fournir une charge initiale à ses inducteurs. Elle
est auto-excitatrice.
Suivant les figures 1 et 2, elle comprend deux
plateaux ou disques (2) D D‘, isolés l’un de l’autre
et tournant en sens inverse. Les deux conducteurs
diamétraux p p' p" p'" portent à leur extrémité
des petits balais métalliques, souples, venant au
contact des secteurs collés sur les disques ; ces
secteurs sont en étain avec gaufrage spécial du
type E D. — La figure 2 montre les deux faces
extérieures de cette machine et la position inverse
des porte-balais p p' p" p"’. La figure 1 indique
le sens de la rotation du disque qui se trouve du
côté des condensateurs G C‘, sa corde de trans
mission est droite; de l’autre côté elle est croisée,
le second disque tournant en sens contraire du
(1) De Varley, Tœpler, sir William Thomson, Voss, etc.
(2) Suivant les conseils de M. Wimshurst, les plateaux
ou disques D D' sont en verre ; ils sont préférables à
ceux en ébonite.
premier. Les conducteurs diamétraux commu
niquent entre eux par l’axe et avec le sol.
Pour rendre plus démonstratif le jeu des
influences auxquelles donne lieu cette machine,
nous adopterons le mode de représentation gra
phique employé par Bertin pour montrer claire
ment le fonctionnement de la machine de Holtz.
La figure 2 est le schéma imaginé par ce savant,
les plateaux y sont représentés par deux cy
lindres D D' concentriques, sur la surface desquels
sont disposées des gouttes métalliques correspon
dant aux secteurs. Toutes les lettres de références
de ce schéma se rapportent du reste à celles des
figures incluses.
Le sens des flèches indique celui de la rotation
des cylindres D D' autour de l’axe Ax. Il est indis
pensable que les balais des conducteurs diamé
traux p p' p" p'" soient toujours en contact avec
deux secteurs diamétralement opposés ; ces
secteurs étant en relief, les balais les frottent
sûrement.
Le point de départ de la charge initiale peut
être attribué à l’un des trois cas qui suivent :
1° Electricité de contact développée par celui du
balai de cuivre avec le secteur d’étain ; — 2° Frot
tement de l’air sec entre les disques ; — 3° Charge
résiduelle permanente, « rémanente ». — Que la
charge initiale vienne d’une cause ou d’une autre,
sa naissance est un point d’un grand intérêt,
d’autant plus que la présence des peignes, con
ducteurs et condensateurs, ne joue aucun rôle
dans l’action de la machine, excepté pour amener
la charge électrique dans le circuit extérieur E E'.
L’action inductive de la machine est aussi puis
sante et aussi rapide quand tous ces organes sont
enlevés et qu’il ne reste plus que les deux porte-
balais ou conducteurs diamétraux p p' p" p'".
Dans ces conditions rudimentaires, l’amorçage
est encore instantané, son excitation progressive,
et bientôt, toute la machine devient étincelante,
la résistance au mouvement très grande, la
machine étant fermée sur elle-même ; dans l'obs-
curité, on peut aisément suivre la distribution du
flux d’électricité et des décharges lumineuses qui
partent des balais. Cette expérience brillante pré
sente un grand intérêt.
Considérons maintenant (suivant la figure 2
complète) deux secteurs en regard l'un de l’autre,
ils forment un petit condensateur à air et verre et
il s’établit entre eux une différence de potentiel,
l’un faiblement positif —, l’autre négatif —, ce
qu’on peut aisément vérifier avec un électroscope
à feuilles d'or. La rotation inverse des disques DD'
amène ces secteurs au contact des balais des con-
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