Titre : L'Écho d'Oran : journal d'annonces légales, judiciaires, administratives et commerciales de la province d'Oran
Éditeur : [s.n.] (Oran)
Date d'édition : 1931-12-21
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32759772v
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 21 décembre 1931 21 décembre 1931
Description : 1931/12/21 (A88,N22372). 1931/12/21 (A88,N22372).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t513375152
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-13582
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 17/06/2024
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“ L’ECHO D’ORAN — Lundi 21 Décembre 1931 — Page 3
NOS FOOTBALLERS
Infatigable, consciencieux, donnant l’impres ¬
fication au score. Les hommes de l’Avenir ont
éliminé les Arzewiens de la coupe de l’Afrique
du Nord par 3 buts à 1.
L’arbitrage de M. Bayet fut bon dans l’en
semble.
E. Ladislas.
Sebastien
du G. C. O.
sion de ne jamais pous-
ser à fond, mais se
dépensant sans compter
pour son cluo, pour ses
couleurs, Sébastien est
le prototype du joueur
parfait.
Amène, correct, cour
tois, il est de ceux qu’on
cite en exemple, de qui
l’on dit : il est par
fait.
S’honore en honorant
le football crânien.
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00
0
S.L.S.O. BAT G.C.O. PAR DEUX BUTS
(DONT 1 PENALTY) A 1 BUT
Ardent, bouillant, vite sur la balle Caytéla est
le grand entraîneur de
la ligne d’attaque de
l’A. S. M. O.
Caractère endiablé tout
comme ses déboulés,
l’extrême-gauche aésé-
miste a un bon fonds
et ne se laisse jamais
prendre en défaut ré
freinant toujours à pro
pos le premier mou
vement qui est le
propre des joueurs
vigoureux.
CAYUELA
VA. S. M. O.
Méritait la sélection dont
un stupide claquage l’a privé.
000
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0 de
Martinez est le coursier de l’attaque musul
mane. Rapide dans ses
départs, feinteur adroit,
sème souvent le désarroi
dans le camp adverse.
Mieux conseillé, mené
progressivement, il vien
drait à coup sûr et
ferait à n’en pas douter
un ailier de tout pre
mier plan. Mérite d’être
suivi avec intérêt parce
que bon joueur et
excellent garçon.
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0
Une fois de plus, le Gallia a déçu ses parti
sans. Après ses défaites devant l’ASMO et Je
CDJ, il était vraisemblable que la sympathique
équipe des Coqs profiterait de la lutte contre
une équipe de division inférieure pour se res
saisir et pour reprendre sa place parmi les pre
miers.
Mais le vrai peut quelquefois n'être pas vrai
semblable et le vrai, c’est que le Gallia est
éliminé de la compétition nord-africaine.
En face d’adversaires moins savants sinon
moins résolus qu’eux-mêmes, les Gallistes
n’ont pas su trouver la précision qui seule
pouvait permettre à leurs conceptions rapides
et toujours élégantes d’aboutir à une conclu
sion pratique. Manque de précision dans toutes
les lignes, position défectueuse des demis qui
abandonnent trop facilement leur place, indé
cision et maladresse des arrières (le gardien de
but n’a rien à se reprocher), telles furent les
principales causes d’une défaite qui ne laisse
pas d’être sévère, l’équipe vaincue ayant do
miné le plus longtemps. D’autre part, l'octroi
du pénalty qui a donné la victoire au SLSO
nous a semblé d’autant plus rigoureux qu’à ce
moment précis et dans la position des joueurs
et de la balle, le but du Gallia n’était pas dan
gereusement menacé. Quelques minutes plus
tard, et à peu près dans les mêmes conditions,
le Gallia réclamait à son tour un pénalty et
il n’obtint qu’un coup franc. Nous constatons
simplement le fait, sans juger la valeur de la
décision.
Nous en concluerons seulement que le pénalty
est une sanction trop sévère pour toute faute
de main dans la surface de réparation, si l’on
ne tient pas compte du point de cette surface
où la faute est commise.
En face des malheureux Coqs, les joueurs du
SLSO ont mené le combat avec ce courage,
cette décision et surtout cette volonté de
vaincre qui causent si souvent dans les Coupes
des surprises comme celles d’aujourd’hui.
Moins savants que les Gallistes. les hommes
du SLSO s’efforcèrent après avoir pris un but
d’avance en première mi-temps, de fermer le
jeu et renouvelèrent cette méthode après le
pénalty. Dans ces conditions, point n’est besoin
de parler de jeu plaisant ou de combinaisons
ordonnées, dont quelques rares et timides spé
cimens nous furent donnés seulement pendant
une partie de la première mi-temps.
Aussi craignons-nous que cette technique
insuffisante n’arrête bientôt le SLSO dans la
coupe de l’A.N. Et pourtant, avec des jeunes
comme Diaz, Abad, Hernandez et Ruiz, nous
Le match France - Afrique
Un grand honneur est échu cette année à la
doyenne des cités sportives nord-africaines :
celui d’organiser et de voir se dérouler dans ses
murs le match, le grand match vers lequel
ont toujours tendu les espoirs et les efforts
des dirigeants algériens, et plus spécialement
ceux des oranais. Cet évènement sportif dé
passe de beaucoup en portée, tous ceux qui
ont permis à nos joueurs de prendre contact
avec leurs camarades métropolitains dans ce
sens que cette année, du fait des forfaits suc
cessifs. des algérois, des constantinois et de la
carence des tunisiens, le Maroc et l’Oranie
seront seuls à supporter le poids de la, lutte.
Evidemment, c’est un grand honneur pour
nos représentants et ceux du Maroc qui leur
est dévolu de ce fait. Devant la formation mé
tropolitaine composée de Tassin, Guillard,
d’Hulst, Capelle, Finot, Honus, Desrousseaux,
LES JOUEURS
pleinement les sportifs du Maroc et ceux du
département d’Oran.
Deux postes délicats, à pourvoir de titu
laires, seront à la base de la discussion qui
va s'ouvrir, et on peut être assuré que .les
intérêts du football de l’Ouest-Nord africain
seront sagemment sauvegardés. En tout état
de cause on ne peut que se réjouir de voir
évoluer à Oran les représentants du football
métropolitain.
Oran, l’Oranie, le Maroc s’apprêtent à leur
faire une réception enthousiaste, à leur dire
l’amitié indissoluble qui lie les sportifs afri
cains à ceux de France en même temps qu'ils
diront à leurs dirigeants leur indissoluble
attachement à la cause sportive française,
et qu’ils criront à travers leurs vivats, l’amour
de la grande fille ainée nord-africaine à l’é
gard de sa mère aimante et douce : la France.
DE FRANCE
Une révélation de ces deux dernières années.
Boillat tient brillamment
son poste d’extrême-gau
che dans l’équipe du Gal-
ja. Sollicité pour la repré
sentation Crânienne au
Maroc, ce joueur n’a pu
effectuer le déplacement
parce que handicapé par
une opération douloureuse
au pied. Complètement
remis, Boillat, joueur sym
pathique et correct a fait
sa rentrée hier dans
l’équipe des Coqs. Joueur
d’avenir parce que intelli
gent et doué de moyens
athlétiques puissants.
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du G. C. O.
LA COUPE DE L’AFRIQUE DU NORD
AU STADE LABORDE : AVENIR SPORTIF
ECKMUHLIEN
BAT UNION SPORTIVE ARZEWIENNE
PAR 3 BUTS A 1
A vrai dire, ce fut une partie sans grande con
viction qui se jouait hier au stade Laborde, entre
les Unionistes arzewiens et les Diables rouges
eckmühliens. D’habitude, une compétition de
coupe ou de championnat se joue avec aideur ,
hier, il n’en fut pas ainsi, et sauf quelques rares
réactions, la partie fut terne dans son ensemble.
En première mi-temps plus particulièrement,
les Arzewiens ne semblaient pas à leur aise. C était
peut-être l’influence du temps qui avait provoqué
quelque engourdissement chez les joueurs. De fait,
la température était plus que fraîche et, dans la
galerie, on battait la semelle pendant que les
équipes évoluaient.
Il y avait peut-être un autre facteur qui indis-
posa les joueurs. Ce furent sans doute les longs
palabres qui précédèrent l’engagement, palabres
entre dirigeants qui retardèrent les opérations
d’une bonne demi-heure.
LA PARTIE
Enfin, le référée Bayet siffle le coup d’envoi à
14 h. 45 ; les deux équipes se présentent dans la
formation suivante :
U.S.A. Collado
Martinez, Salabert
Marchado, Lazaro, Daikh
Navarro, Salem, Scotto, Giner, Mendez
A.S.E. Marchand
Bantoure, Simon
Rubio, Beteta, Sanchez
Tchecca, Bernat, Gomez, Rodriguez, Bastos
De suite Arzew, en possession du ballon, amorce
une attaque que les backs de l’Avenir repoussent,
et le jeu se déroule sur les bois des Unionistes.
Après douze minutes d’évolutions, un corner est
concédé aux Diables rouges ; le jeune Bastos le
tire avec précision. Gomez reprend légèrement de
la tête et fait pénétrer la balle dans les filets de
Collado.
ASE 1, USA 0.
Cinq minutes après, sur un corner avec la
coopération des mêmes acteurs, Tchécca et Go
mez, le goal arzewien est battu pour la deuxième
fois.
ASE 2, USA 0.
Ensuite, Arzew, qui n’a vraiment pas de chance,
se fait pénaliser sur faute de l’un de ses backs,
qui intercepte intempestivement de la main, un
shoot menaçant. Le pénalty qui s’ensuit est botté
efficacement par Beteta et le score est alors :
ASE 3, USA 0.
Plus rien ne sera marqué par la suite, malgré
de fougueuses réactions de la part des Arzewiens
qui mettent à leur tour le portier oranais à l’ou
vrage. Deux shoots puissants et précis de Salem
et de Scotto sont impeccablement interceptés et
l’arbitre siffle le repos.
A la reprise, on constate plus d’ardeur de la
part des visiteurs. Quelques timides rayons de
soleil ont eu sur eux un effet stimulant de bon
aloi et leurs attaques sont plus vivement menées.
Après cinq minutes de jeu, leur pression provo
que une main dans la surface de réparation. Sa
lem shoote le pénalty et Marchand est battu.
ASE 3, USA 1.
Pendant les trente premières minutes de cette
phase, les visiteurs jouent mieux ; malheureu
sement, leurs efforts n’aboutissent pas ; la balle
est impitoyablement renvoyée par les backs de
l’Avenir qui ne laissent rien passer.
Après ce gros effort, Arzew baisse de pied et,
pendant le dernier quart d’heure, les Diables rou
ges reprennent la direction des hostilités. Mais
eux non plus ne voient pas le couronnement de
leurs prouesses ; la balle ne veut plus pénétrer
dans les bois. Coup sur coup, Tchécca et Bernat,
cependant en excellente position, tirent au but à
quatre reprises, mais placent leurs shoots trop
haut ou à côté.
La partie prend fin sans apporter d’autre modi-
croyons que les Saint-Louisiens pourraient
faire mieux que de jouer à « On ne passe pas ».
Car une bonne ligne d’avants passe toujours et
l’équipe qui gagne, normalement, est celle qui
joue à « On passera ».
La partie
A deux heures et demie, les Coqs mettent en
jeu et descendent. Un corner est immédiate
ment tiré contre le SLSO.
Les blancs se dégagent, mais le jeu revient
bientôt dans leur carré.
Sur descente de l’aile droite des Coqs ter
minée par un centre de Lichstentein, Scotto,
à bout portant, botte dehors.
Le SLSO se dégage à nouveau et descend.
Coup franc aux Saint-Louisiens. Nouvelle des
cente des verts. La balle voyage de Bérak,
à Scotto, à Bohé, mais l'extrême-droit met
dehors.
Cependant les avants de Saint-Louis atta
quent à leur tour et Hernandez de l’aile place
une balle haute que Barbier ne bloque pas. Il
s’en tire au poing.
A la 17 e minute, sur centre de la droite de
SL, Nusbaum loupe un coup de tête, et la balle
bien reprise par Garcia, qui a suivi passe hors
de portée de Barbier, et c’est le but
SLSO, 1; Gallia, 0.
Les Coqs repartent à l’attaque ec dominent,
mais la défense du SLSO veille et rien ne
passe.
A la trentième minute, Diaz doit dégager au
pied une balle basse shootée par Lichstentein.
Peu après, une descente de toute la ligne
galliste, Lichstentein botte contre le montant
de droite.
Le Gallia domine sensiblement mais les des
centes de la triplette Hernandez, Pujalté, Ruiz
ne sont pas sans danger pour Barbier.
La mi-temps arrive sur loupé de Bohé après
un centre de Bérak.
* Deuxième mi-temps. — Dès le début et avec
un peu de bonheur, le Gallia égalise.
SLSO, I et Gallia, 1.
Le Gallia domine plus nettement mais les
descentes de SL restent dangereuses. La dé
fense des Coqs n’est pas heureuse. A plusieurs
reprises, Pastor vient l’aider à se tirer de situa
tions critiques.
Des cafouillages se produisent. Et sur l’un
d’eux, Castillo fait une faute de main à la
limite de la surface de réparation.
L’arbitre accorde le pénalty. Il est botté im-
parablement. Barbier regarder passer.
SLSO, 2; Gallia, 1.
Le match est joué. Les Saint-Louisiens fer
ment le jeu. Le Gallia dominera jusqu’à la fin,
les arrières eux-mêmes poursuivent l’attaque,
mais en vain. Le SLSO a éliminé Je Gallia.
Les équipes étaient des suivantes'
SLSO : Diaz
Lopez — Coscat
Garcia II — Abad — Algarraz
Hernandez — Garcia III, Garcia I — Ruiz
Pujalté
GALLIA: Barbier
Alcaraz — Nusbaum
Sébastien — Pastor — del Castillo
Boillat — Bérak — Bohé — Scotto
Lichstentein
Les meilleurs sur le terrain ont été : au SLSO,
Diaz, Hernandez, Ruiz, au Gallia, Bérak, Scotto
Pastor, Barbier.
L’arbitrage de M. Mayol a paru insuffisant
à tout le public. Mais les arbitres sont de
grands incompris. — M.M.
LA COUPE DE NOËL
Tous les ans, la Ligue d’Oranie de la Fédéra
tion française de natation et de sauvetage fait
courir la traditionnelle coupe de Noël.
Cette année, elle aura lieu dimanche prochain
et sera dotée de superbes prix individuels pour
tous les nageurs prenant part à l’épreuve qui est
de 200 mètres nage libre.
Indépendamment des prix, le club vainqueur
recevra une superbe coupe en argent offerte par
Mme Vve Georgeopoulos, la généreuse mécène
sportive.
Cette coupe devra être gagnée trois années con
sécutives ou non pour devenir la propriété défini
tive du club ; le classement se fera aux trois na
geurs les mieux classés.
Dès demain l’on pourra admirer cet objet d’art
qui sera exposé dans les vitrines de la Maison
Fouque, Bd Clemenceau.
La lutte sera chaude entre la GMO, les Pin
gouins et l’Union Sportive Arzewienne qui vou
dront inscrire leur nom sur le magnifique trophée.
De gauche à droite ; DEROUSSEAUX, GUILLARD, CANET, LIEATERT,
DURAND, CAPELLE
Durand, Touffait, François, Cesembler, Lieater,
Alcazar, Ganet que feront les orano-maro-
cains dont chacun connaît la combativité, le
cran et l’allant en pareilles circonstances.
La tâche est rude qui va leur être imposée,
et d’aucuns de déclaver à l’avance la repré
sentation de l’Ouest-Nord africain battue à
plate couture, sans rémission. Et nombreux
également de souligner que la représentation
oranienne qui se fit battre au Maroc n’était
nullement la fine fleur du notre football et
d’accabler les sélectionneurs oranais et de les
vouer aux pires gémonies.
Simplistes comme la plupart de ceux qui
ne savent pas, les imprécateurs avaient pour
quatre excuses essentielles :
1° ils ne savaient pas que les dirigeants de
clubs voient pour le plus souvent, d’un mau
vais œil, leurs meilleurs joueurs aller se pro
duire dans un autre département que le leur,
LES JOUEURS DE L’EQUIPE DE FRANCE
Gardien de But : Tassin (Racing Club de
Fiance). — Plusieurs fois titulaire du poste de
gardien de but dans l’équipe de France B, était
rmplaçant dans l’équipe nationale qui rencon
tra l’équipe représentative de Hollande le 29
novembre dernier. Joueur très consciencieux,
actuellement en excellente forme. Est un can
didat sérieux au poste de gardien de but dans
l équipe de France.
Guillard (Sports Olympiques de Montpellier)
— Comme le précédent, a défendu plusieurs fois
les buts-de l’équipe de France B notamment à
Toulouse le 29 novembre pour - la rencontre
France-Guipuzcoa. Très clairvoyant et se pla
çant admirablement, ce joueur est constam
ment en progrès.
Arrières: D’Hulst (Iris Club Lillois).— Jouait
De gauche à droite: FINOT, TASSIN, HORNUS, DHULOT, LEZEMBER,
ALCAZAR
craignant pour ces joueurs le coup dur qui
les handicapera par la suite dans leurs cham
pionnats respectifs.
2° Que ces dirigeants dont les meilleurs
joueurs de leurs clubs sont souvent de mo
destes employés ou des ouvriers peinant à la
journée, craignent s’ouvrir devant ces der
niers des pactoles qui ne sont souvent que des
trompe l’œil, ou les voir s’engager sur un
pont d’or ou prétendu tel, qui se rompt le
plus souvent sous leurs pas ;
3° Que ces joueurs, modestes ouvriers ou
employés ne peuvent se permettre de s’absen
ter près d’une semaine durant, les nécessités
actuelles de la vie le leur interdisant ;
4° Que les employeurs, au point où en sont
les affaires y regardent à deux fois avant de
permettre d’aussi longues absences, incertains
qu’ils sont de pouvoir momentanément rem
placer les joueurs-ouvriers-employés, et se fai
sant par ailleurs scrupule d’avoir à les li
cencier dans le cas d’embauchage de rende
ment meilleur. Et c’est en vertu de ces 4
points essentiels que les sélectionneurs d’Ora ¬
nie ont enregistré autant de défections pour
quoi également ils ont été rendus responsables
de tous tes maux.
Néanmoins, sélectionneurs marocains et ora
nais ont fait pour le mieux et l’équipe mise
par eux sur pied à l’occasion du match, France
Afrique a belle allure.
Il est évident que l’examen qui doit la fixer
définitivement, et auquel prendront part les
sélectionneurs orano-marocains, rassurera
la saison dernière à l’Union Sportive Tour-
quennoise. Est actuellement licencié B à l’Iris
Ciub Lillois. Jouait également l’année derniè
re, dans l’équipe du 43° régiment d’infanterie
qui remporta le championnat de France mili
taire 1930-31. Fut sélectionné pour l’équipe
qui représenta l’armée française dans le Tour
noi Triangulaire 1931.
Capelle : (Racing Club de France). — Joueur
très connu qui fut de nombreuses fois inter
national. Un léger déclin de forme ne permit
pas au Comité de sélection de le maintenir à
son poste à l’occasion du match (France-Hol
lande). Fut néanmoins retenu comme rem
plaçant.
Demis : Finot (Cercle Athlétique de Paris).
— Titulaire du poste de demi-droit dans l’é
quipe de France avec laquelle il a joué en 1930-
31. France-Belgique, Italie-France, France-
Tchécoslovaquie, France-Allemagne, France-
Angleterre et en 1931-32 France-Hollande. Pal
marès suffisamment éloquent pour qu’il ne soit
pas utile de s’étendre sur la valeur de ce
joueur.
Hornus (Sports Olympiques de Montpellier).
Demi-gauche de l'équipe de France, a participé
aux trois derniers matches internationaux,
France-Allemagne et France-Angleterre en
1931-31 et France-Hollande en 1931-32. Joueur
ayant une haute compréhension du jeu. Colla
bore efficacement tant à la défense qu’à l’at
taque.
Desrousseaux (Union Sportive Tourquennoi-
se). — Né à Tourcoing et formé en son club,
ce joueur est devenu le pilier de son équipe.
Progresse de saison en saison et fut déjà sé
lectionné à différentes reprises pour l’équipe
de France B et pour la représentation régionale
de la Ligue du Nord. Complétera efficacement
une excellente ligne de demis.
Avants : Durand (Olympique de Marseille).
— Ailier droit de l’Olympique Marseille, joueur
adroit dont les déboulés rapides et les centres
précis ont été d’un sérieux appoint dans les
succès remportés par le grand club de Marseille.
Participa comme extrême droit au match
France-Tchécoslovaquie en 1930-31, et s’y fit
tout particulièrement remarquer.
Touffait (Stade Rennais Université Club). —
Excellent joueur, rapide et courageux, plusieurs
fois sélectionné par la Ligue de l’Ouest de
Football Association.
François (Racing Club de Lens). — Nouveau
venu à la Sélection Nationale ; joueur réputé
dans les pays miniers où se sont formés de
nombreux clubs de football. A été sélectionné
par la Ligue du Nord de Football Association.
Cesember (Union Sportive Tourquennoise).
— Comme son camarade Desrousseaux, a été
formé à l’UST. Centre avant plein d’ardeur,
et particulièrement remarquable par ses quali
tés de réalisateur. A déjà, en plusieurs fois, mé
rité de la Sélection.
Lieater (Union Sportive Tourquennoise). —
Ce qui a été dit plus haut pour Desrousseaux
et Césember, peut être répété pour ce qui con
cerne la carrière de Lieater, inter-gauche con
juguant admirablement son jeu avec celui de
Cezember. Fournira certainement à son ex
trême gauche de nombreuses occasions de mon
trer ses qualités.
Plusieurs fois sélectionné pour l’équipe de
France B et pour la Ligue du Nord.
Alcazar (Olympique de Marseille). — Un des
meilleurs joueurs de la Ligue du Sud-Est. Joue
avant dans l’équipe première de l’Olympique
de Marseille.
Fit partie de la Sélection Nationale qui ren
contra l’Italie à Bologne, le 25 janvier 1931.
A été plusieurs fois sélectionné par la Ligue
du Sud-Est.
Gauet (Cercle Athlétique de Paris). — Le
plus jeune joueur de l’équipe. Actuellement
soldat. A fait de réels progrès depuis le début
de la saison et fut sélectionné par la Ligue de
Paris de Football Association comme extrême-
gauche à l’occasion du match Paris-Berlin du
13 décembre.
LE VOYAGE DE L’EQUIPE DE FRANCE
Départ de Paris, le lundi 21 décembre au
soir. Départ de Marseille, le mardi 22 dé
cembre à midi. Arrivée à Alger, le mercredi
23 décembre à midi.
RECEPTION A ALGER
Le Bureau a désigné M. Lisbonne pour rece
voir l’équipe de France à son débarquement
à Alger.
M. Cacès se joindra à M. Lisbonne.
DEPART POUR ORAN
L’équipe de France quittera Alger le 23 dé
cembre, par le train de 21 heures. Elle voya
gera accompagnée de : MM. Barreau, vice-
président de la Ligue de Paris et président
du comité de Sélection de la Fédération qui
représentera le Bureau fédéral ; Bouillet, sé-
crétaire adjoint; Panossetti, masseur; Lisbonne,
président de la Ligue d’Oranie ; Caces, mem
bre du Conseil de Ligue.
RECEPTION A ORAN
Les joueurs de l’équipe de France et les
délégués arriveront le 24 décembre, à 6 h. 56
du matin.
Ils seront reçus sur les quais de la gare PLM
par les membres du Bureau, du Conseil de
Ligue et les représentants des clubs affiliés
à la L.O.F.A.
APRES L’ARRIVEE
Hommage aux morts
L’équipe de France se rendra au monument
au morts de l’avenue Loubet et de là, au
Grand Hôtel.
A 10 heures : départ en car; visite de la
ville et de la forêt des planteurs.
Réception au Belvédère, par le Syndicat
d’Initiative.
A midi : banquet, offert aux deux équipes
sélectionnées.
Après-midi : visite de la Corniche Oranaise :
Mers-El-Kébir, Ain-El-Turk, Bou-Sfer, El-
Ançor (Andalouses).
A 18 heures : réception à l’hôtel-de-ville
(vin d’honneur, offert par la Municipalité.
Le 25 décembre, à 9 h. 30, distribution des
récompenses aux équipes champion d’Oranie ;
apéritif.
A 14 heures 30, match France-Afrique.
LA DELEGATION QUI ACCOMPAGNERA
L’EQUIPE EN FRANCE
En outre de MM. Barreau, Bouillet, Bro-
chammer et Panossetti, M. Georges Lévy,
membre du Bureau fédéral, président de la
Ligue d’Alsace, fera partie de la délégation
et représentera le Bureau fédéral.
COMPOSITION DE L’EQUIPE DE FRANCE
Le joueur Delannoy, étant indisponible,
sera remplacé par le jeune Touffait Adolphe,
du Stade Rennais U.C.
MODIFICATION DE L’EQUIPE
NORD-AFRICAINE
Le joueur Zatelli, du Maroc, qui était dé
signé pour occuper le poste d’avant-centre
dans cette équipe, s’est grièvement blessé ré
cemment et ne prendra pas part à la rencon
tre.
DELEGATION DU MAROC
Les joueurs marocains seront accompagnés
dans leur déplacement par :
MM. Bonnan, président de la Ligue du Ma
roc ; Letano, secrétaire général ; Eginard, sé
lectionneur ; Lopez, masseur.
LE VOYAGE DE LA DELEGATION
MAROCAINE
Les joueurs et délégués marocains quitte
ront Casablanca le mardi 22 décembre, à
20 heures 30, et arriveront à Oran le mer
credi 23 décembre à 22 heures 10.
Ils participeront à toutes les manifestations
organisées en l’honneur de l’équipe de France.
Prix des places : entrée générale 8 fr. ;
tribunes, 16 francs.
Location. — La location commencera le
lundi 22 décembre 1931, à 9 heures du ma
tin, Bar Grosso et se poursuivra tous les jours
jusqu’au 25 décembre à midi.
L’arbitrage. — C’est à M. Broghammer, ar
bitre fédéral, qu’ont été confiées les délicates
fonctions de la direction de cette partie.
A. Ta.ulier.
C.A.L.O. BAT UNION SPORTIVE
DE TEMOUCHENT PAR 3 A 1
Les joueurs oranais, en éliminant de la Coupe
de l’Afrique du Nord leurs camarades de Té-
mouchent, ont remporté un succès très justifié,
mais les différents aspects du mach, eussent dû
leur apporter un score plus flatteur. Les spec
tateurs retirèrent certainement de la réunion
l’impression qu’une chance miraculeuse pro
tégea Younès, le goal de Témouchent. Les
shoots se succédèrent avec une précipitation
et une fréquence qui auraient trouvé désem
paré un goal de grande classe ; il se trouva
que Younès, dont le courage et la bonne vo
lonté furent exemplaires, est un gardien aux
qualités à peine naissantes ; il n’en fut pas
moins l’homme de toutes les situations et
quand celles-ci parurent livrer entièrement son
camp, les poteaux lui prêtèrent une assistance
providentielle.
La supériorité des Oranais n’affecta pas trop
l’intérêt du match ; ce dernier tira précisé
ment des alertes et des attaques subies par
le camp de Témouchent le stimulant qui lui
était nécessaire.
La formation oranaise joua avec homogé
néité et trop de calcul ; la lenteur de cer
tains mouvements nuisit à l’efficacité des atta
ques et les joueurs de Témouchent, en repli,
brisèrent les assauts des avants oranais, qui
n’apportèrent pas toute la rapidité désirable
dans la fin de leurs actions.
Les joueurs de Témouchent, privés du con
trôle du ballon, firent le plus souvent un jeu
défensif et rarement prirent l’initiative des
opérations ; leur football est d’un niveau infé
rieur à celui de leurs adversaires, et s’il est
pratiqué par des équipiers solidement char
pentés, il manque de liaison et d’équilibre.
Les formations sont les suivantes :
CALO : Niéto
Ortis, Linarès
Sanchez, Henry, Esclapez
Mas, Gonzalès, Serra, Mestre, Munoz
Témouchent : Younès
Garcia, Touguet
Bensoussan, Habib, Garcia F.
Sicsic, Hermosilla, Gantier, Gimenez, Garcia J.
Dès la première minute, Mas à un mètre,
manque un but absolument tout fait ; peu
après, pourtant un shoot de Mestre provoque
un arrêt défectueux de Younès et Serra re
prend la balle et réussit le but. Les Oranais
dominent leurs adversaires avec aisance ; Gon
zalès pousse son action pour centrer sur Mas
dont le rabattement rapide surprend Younès.
C’est un deuxième but.
Les Témouchentois réussissent à prendre
l’offensive et un shoot splendide d’un de leurs
avants trouve Niéto en position de défense
par un arrêt non moins splendide.
Une combinaison de Mestre et de Munoz
est mise à profit par ce dernier par un shoot
en biais et porte à trois le score en faveur
du CALO.
La deuxième mi-temps est marquée par une
activité extraordinaire des avants oranais ;
rien ne passe, néanmoins, les balles ont beau
aller de droite et de gauche, Younès arrête
du poing, de la main, et les balles tombées
par suite de ses mauvais arrêts ne sont pas
cueillies par les attaquants adverses...
Las de donner, les Oranais subissent un
court instant une offensive témouchentoise,
et un shoot de Garcia J. bat Niéto.
Un pénalty est octroyé à Oran, qui n’en
fait pas une bonne réalisation et le match
prend fin sur une suite ininterrompue de shoots
et d’attaques du CALO.
Les Oranais gagnent par 3 à 1.
F. L.
DANS LE DÉPARTEMENT
A PERREGAUX
LE MATCH A.S.M.O.-P.G.S. NE SE
TERMINE PAS
Si au point de vue jeu, le début du match
opposant l’Association Sportive de la Marine
d’Oran et la Perrégauloise G. S. promettait de
belles émotions sportives à une galerie ve
nue nombreuse tant de la ville que des en
virons et d’Oran, il nous faut regretter la fin
lamentable de cette partie.
Certains joueurs perrégaulois en n’accep
tant que difficilement les décisions de l’arbitre,
certains dirigeants, en venant sur le terrain à
plusieurs reprises, contribuèrent à créer une
atmosphère défavorable donc la conséquence
se traduisit par les incidents que nous rela
tons plus loin.
La partie.
A 14 heures 15, M. Orfi rassemble les équi
pes suivantes : PGS (blanc) Dairo, Malico,
Figueroa, Garcia, Quessada, Serda, Camasu'i,
Kader, Embit, Santamaria, Aurigo. ASMO
(bleu) Dossat, Vicédo, Saïd, Manchon, Cross,
Bisbal, Médina, Amand, Llobet, Ferrer, Cay-
uela.
L’équipe locale par deux ailiers rapides va
incursionner vers les bois oranais ; la Marine
réplique et se fait arrêter une descente bien
amorcée pour hors-jeu.
Perrégaux se montre offensif à souhait ;
Camasuli et Aurigo bien lancés par leurs de
mis, obligent la défense des visiteurs à inter
venir. Saïd et Dossat s’en tirent bien. Le jeu est
sec, l’avantage des premières minutes appar
tient aux blancs, bien que deux tentatives des
oranais aient manqué de peu.
A la quinzième minute une percée des avants
perrégaulois, un raté de Cross et Dossat ne
peut empêcher Sautamaria de marquer. Per
régaux 1, ASMO 0.
La Marine peu à peu, coordonne mieux ses
efforts et sans inquiéter sérieusement la dé
fense adverse procède à des attaqu-3 de bon
ne facture ; les blancs tentent également des
débordements par les ailes qui n’ont pas un
meilleur sort.
L’énervement semble gagner les joueurs lo
caux qui récriminent aux décisions de l’ar
bitre, et le jeu gagne en brutalité.
A la trentième minute, sur une descente de
la triplette centrale des bleus Médina tente le
but ; la balle n’est que détournée par Davo
qui, à terre, ne peut rien contre la reprise de
Ferrer. Perrégaux 1, ASMO 1.
Dix minutes après que le club oranais ait
égalisé, un accrochage se produit involontaire
ment entre joueurs adverses ; un des blancs
manifeste des velléités de pugilat malgré l’in
tervention des joueurs de son club, de l’arbitre;
il réussit à s’élancer, et la mêlée est vite géné
rale ; Dossat qui arrivait est proprement mis
K. O. par un coup de tête ; Cross va à terre
à la suite de coup de matraque. La police par
son faible effectif et son manque d’entraine
ment ne parvient qu’avec peine à protéger les
joueurs oranais qui regagnent le vestiaire.
L’arbitre, qui s’était acquitté de façon im
peccable de sa tâche devant renoncer à pour
suivre la direction d’une partie dont le dé
roulement n’aurait amené que des incidents
de plus en plus graves.
Ceux qui se sont déroulés sont suffisants
et ne sont pas à l’honneur de leurs fauteurs,
ni d’une excellente propagande pour le sport.
A. Maigre.
—
A RIO-SALADO
USMO (1) BAT GRS (1) PAR UN BUT A 0
APRES PROLONGATION
La rencontre qui apposait hier, sur le stade
Jacobin, les Unionistes musulmans et les Gau
lois de Rio-Salado, fut des plus médiocres. Les
Musulmans Oranais, confirmant leur renom
mée par leur dernière victoire sur l’ex-cham-
pion de l’Afrique du Nord (SCBA) ne donnè
rent point ce que la galerie nombreuse de Rio-
Salado, attendait. Est-ce parce que handica
pés de Bagdad et de Martinez, que les hommes
de Benkoula, furent complètement au-dessous
de leurs espérances ?
Ou parce que leur jeu plein de combinaisons
techniques s’est heurté à la tactique rudimen
taire et surtout dure de Rio-Salado ?
Et tout cas, tout comme la galerie locale,
nous fûmes désappointés du jeu fourni par
les Oranais. En revanche, les Saladéens, sous
un beau jour d’abord, ensuite encouragés par
leur « galerie » maintes fois houleuse, tinrent
les Musulmans en échec.
La fin de la rencontre réglementaire prévue,
fut sifflée sans que les équipes aient marqué.
Il est à noter que pendant les dernières minu
tes les musulmans, comme sortis de torpeur,
bombardèrent le camp adverse, mais sans con
clusion,
A la reprise, cest-à-dire aux prolongations,
on note l’absence de Marzuello, mis dehors à
la suite d’un incident survenu parmi les spec-
“ L’ECHO D’ORAN — Lundi 21 Décembre 1931 — Page 3
NOS FOOTBALLERS
Infatigable, consciencieux, donnant l’impres ¬
fication au score. Les hommes de l’Avenir ont
éliminé les Arzewiens de la coupe de l’Afrique
du Nord par 3 buts à 1.
L’arbitrage de M. Bayet fut bon dans l’en
semble.
E. Ladislas.
Sebastien
du G. C. O.
sion de ne jamais pous-
ser à fond, mais se
dépensant sans compter
pour son cluo, pour ses
couleurs, Sébastien est
le prototype du joueur
parfait.
Amène, correct, cour
tois, il est de ceux qu’on
cite en exemple, de qui
l’on dit : il est par
fait.
S’honore en honorant
le football crânien.
000
00
0
S.L.S.O. BAT G.C.O. PAR DEUX BUTS
(DONT 1 PENALTY) A 1 BUT
Ardent, bouillant, vite sur la balle Caytéla est
le grand entraîneur de
la ligne d’attaque de
l’A. S. M. O.
Caractère endiablé tout
comme ses déboulés,
l’extrême-gauche aésé-
miste a un bon fonds
et ne se laisse jamais
prendre en défaut ré
freinant toujours à pro
pos le premier mou
vement qui est le
propre des joueurs
vigoureux.
CAYUELA
VA. S. M. O.
Méritait la sélection dont
un stupide claquage l’a privé.
000
00
0 de
Martinez est le coursier de l’attaque musul
mane. Rapide dans ses
départs, feinteur adroit,
sème souvent le désarroi
dans le camp adverse.
Mieux conseillé, mené
progressivement, il vien
drait à coup sûr et
ferait à n’en pas douter
un ailier de tout pre
mier plan. Mérite d’être
suivi avec intérêt parce
que bon joueur et
excellent garçon.
000
00
0
Une fois de plus, le Gallia a déçu ses parti
sans. Après ses défaites devant l’ASMO et Je
CDJ, il était vraisemblable que la sympathique
équipe des Coqs profiterait de la lutte contre
une équipe de division inférieure pour se res
saisir et pour reprendre sa place parmi les pre
miers.
Mais le vrai peut quelquefois n'être pas vrai
semblable et le vrai, c’est que le Gallia est
éliminé de la compétition nord-africaine.
En face d’adversaires moins savants sinon
moins résolus qu’eux-mêmes, les Gallistes
n’ont pas su trouver la précision qui seule
pouvait permettre à leurs conceptions rapides
et toujours élégantes d’aboutir à une conclu
sion pratique. Manque de précision dans toutes
les lignes, position défectueuse des demis qui
abandonnent trop facilement leur place, indé
cision et maladresse des arrières (le gardien de
but n’a rien à se reprocher), telles furent les
principales causes d’une défaite qui ne laisse
pas d’être sévère, l’équipe vaincue ayant do
miné le plus longtemps. D’autre part, l'octroi
du pénalty qui a donné la victoire au SLSO
nous a semblé d’autant plus rigoureux qu’à ce
moment précis et dans la position des joueurs
et de la balle, le but du Gallia n’était pas dan
gereusement menacé. Quelques minutes plus
tard, et à peu près dans les mêmes conditions,
le Gallia réclamait à son tour un pénalty et
il n’obtint qu’un coup franc. Nous constatons
simplement le fait, sans juger la valeur de la
décision.
Nous en concluerons seulement que le pénalty
est une sanction trop sévère pour toute faute
de main dans la surface de réparation, si l’on
ne tient pas compte du point de cette surface
où la faute est commise.
En face des malheureux Coqs, les joueurs du
SLSO ont mené le combat avec ce courage,
cette décision et surtout cette volonté de
vaincre qui causent si souvent dans les Coupes
des surprises comme celles d’aujourd’hui.
Moins savants que les Gallistes. les hommes
du SLSO s’efforcèrent après avoir pris un but
d’avance en première mi-temps, de fermer le
jeu et renouvelèrent cette méthode après le
pénalty. Dans ces conditions, point n’est besoin
de parler de jeu plaisant ou de combinaisons
ordonnées, dont quelques rares et timides spé
cimens nous furent donnés seulement pendant
une partie de la première mi-temps.
Aussi craignons-nous que cette technique
insuffisante n’arrête bientôt le SLSO dans la
coupe de l’A.N. Et pourtant, avec des jeunes
comme Diaz, Abad, Hernandez et Ruiz, nous
Le match France - Afrique
Un grand honneur est échu cette année à la
doyenne des cités sportives nord-africaines :
celui d’organiser et de voir se dérouler dans ses
murs le match, le grand match vers lequel
ont toujours tendu les espoirs et les efforts
des dirigeants algériens, et plus spécialement
ceux des oranais. Cet évènement sportif dé
passe de beaucoup en portée, tous ceux qui
ont permis à nos joueurs de prendre contact
avec leurs camarades métropolitains dans ce
sens que cette année, du fait des forfaits suc
cessifs. des algérois, des constantinois et de la
carence des tunisiens, le Maroc et l’Oranie
seront seuls à supporter le poids de la, lutte.
Evidemment, c’est un grand honneur pour
nos représentants et ceux du Maroc qui leur
est dévolu de ce fait. Devant la formation mé
tropolitaine composée de Tassin, Guillard,
d’Hulst, Capelle, Finot, Honus, Desrousseaux,
LES JOUEURS
pleinement les sportifs du Maroc et ceux du
département d’Oran.
Deux postes délicats, à pourvoir de titu
laires, seront à la base de la discussion qui
va s'ouvrir, et on peut être assuré que .les
intérêts du football de l’Ouest-Nord africain
seront sagemment sauvegardés. En tout état
de cause on ne peut que se réjouir de voir
évoluer à Oran les représentants du football
métropolitain.
Oran, l’Oranie, le Maroc s’apprêtent à leur
faire une réception enthousiaste, à leur dire
l’amitié indissoluble qui lie les sportifs afri
cains à ceux de France en même temps qu'ils
diront à leurs dirigeants leur indissoluble
attachement à la cause sportive française,
et qu’ils criront à travers leurs vivats, l’amour
de la grande fille ainée nord-africaine à l’é
gard de sa mère aimante et douce : la France.
DE FRANCE
Une révélation de ces deux dernières années.
Boillat tient brillamment
son poste d’extrême-gau
che dans l’équipe du Gal-
ja. Sollicité pour la repré
sentation Crânienne au
Maroc, ce joueur n’a pu
effectuer le déplacement
parce que handicapé par
une opération douloureuse
au pied. Complètement
remis, Boillat, joueur sym
pathique et correct a fait
sa rentrée hier dans
l’équipe des Coqs. Joueur
d’avenir parce que intelli
gent et doué de moyens
athlétiques puissants.
000
0 0
du G. C. O.
LA COUPE DE L’AFRIQUE DU NORD
AU STADE LABORDE : AVENIR SPORTIF
ECKMUHLIEN
BAT UNION SPORTIVE ARZEWIENNE
PAR 3 BUTS A 1
A vrai dire, ce fut une partie sans grande con
viction qui se jouait hier au stade Laborde, entre
les Unionistes arzewiens et les Diables rouges
eckmühliens. D’habitude, une compétition de
coupe ou de championnat se joue avec aideur ,
hier, il n’en fut pas ainsi, et sauf quelques rares
réactions, la partie fut terne dans son ensemble.
En première mi-temps plus particulièrement,
les Arzewiens ne semblaient pas à leur aise. C était
peut-être l’influence du temps qui avait provoqué
quelque engourdissement chez les joueurs. De fait,
la température était plus que fraîche et, dans la
galerie, on battait la semelle pendant que les
équipes évoluaient.
Il y avait peut-être un autre facteur qui indis-
posa les joueurs. Ce furent sans doute les longs
palabres qui précédèrent l’engagement, palabres
entre dirigeants qui retardèrent les opérations
d’une bonne demi-heure.
LA PARTIE
Enfin, le référée Bayet siffle le coup d’envoi à
14 h. 45 ; les deux équipes se présentent dans la
formation suivante :
U.S.A. Collado
Martinez, Salabert
Marchado, Lazaro, Daikh
Navarro, Salem, Scotto, Giner, Mendez
A.S.E. Marchand
Bantoure, Simon
Rubio, Beteta, Sanchez
Tchecca, Bernat, Gomez, Rodriguez, Bastos
De suite Arzew, en possession du ballon, amorce
une attaque que les backs de l’Avenir repoussent,
et le jeu se déroule sur les bois des Unionistes.
Après douze minutes d’évolutions, un corner est
concédé aux Diables rouges ; le jeune Bastos le
tire avec précision. Gomez reprend légèrement de
la tête et fait pénétrer la balle dans les filets de
Collado.
ASE 1, USA 0.
Cinq minutes après, sur un corner avec la
coopération des mêmes acteurs, Tchécca et Go
mez, le goal arzewien est battu pour la deuxième
fois.
ASE 2, USA 0.
Ensuite, Arzew, qui n’a vraiment pas de chance,
se fait pénaliser sur faute de l’un de ses backs,
qui intercepte intempestivement de la main, un
shoot menaçant. Le pénalty qui s’ensuit est botté
efficacement par Beteta et le score est alors :
ASE 3, USA 0.
Plus rien ne sera marqué par la suite, malgré
de fougueuses réactions de la part des Arzewiens
qui mettent à leur tour le portier oranais à l’ou
vrage. Deux shoots puissants et précis de Salem
et de Scotto sont impeccablement interceptés et
l’arbitre siffle le repos.
A la reprise, on constate plus d’ardeur de la
part des visiteurs. Quelques timides rayons de
soleil ont eu sur eux un effet stimulant de bon
aloi et leurs attaques sont plus vivement menées.
Après cinq minutes de jeu, leur pression provo
que une main dans la surface de réparation. Sa
lem shoote le pénalty et Marchand est battu.
ASE 3, USA 1.
Pendant les trente premières minutes de cette
phase, les visiteurs jouent mieux ; malheureu
sement, leurs efforts n’aboutissent pas ; la balle
est impitoyablement renvoyée par les backs de
l’Avenir qui ne laissent rien passer.
Après ce gros effort, Arzew baisse de pied et,
pendant le dernier quart d’heure, les Diables rou
ges reprennent la direction des hostilités. Mais
eux non plus ne voient pas le couronnement de
leurs prouesses ; la balle ne veut plus pénétrer
dans les bois. Coup sur coup, Tchécca et Bernat,
cependant en excellente position, tirent au but à
quatre reprises, mais placent leurs shoots trop
haut ou à côté.
La partie prend fin sans apporter d’autre modi-
croyons que les Saint-Louisiens pourraient
faire mieux que de jouer à « On ne passe pas ».
Car une bonne ligne d’avants passe toujours et
l’équipe qui gagne, normalement, est celle qui
joue à « On passera ».
La partie
A deux heures et demie, les Coqs mettent en
jeu et descendent. Un corner est immédiate
ment tiré contre le SLSO.
Les blancs se dégagent, mais le jeu revient
bientôt dans leur carré.
Sur descente de l’aile droite des Coqs ter
minée par un centre de Lichstentein, Scotto,
à bout portant, botte dehors.
Le SLSO se dégage à nouveau et descend.
Coup franc aux Saint-Louisiens. Nouvelle des
cente des verts. La balle voyage de Bérak,
à Scotto, à Bohé, mais l'extrême-droit met
dehors.
Cependant les avants de Saint-Louis atta
quent à leur tour et Hernandez de l’aile place
une balle haute que Barbier ne bloque pas. Il
s’en tire au poing.
A la 17 e minute, sur centre de la droite de
SL, Nusbaum loupe un coup de tête, et la balle
bien reprise par Garcia, qui a suivi passe hors
de portée de Barbier, et c’est le but
SLSO, 1; Gallia, 0.
Les Coqs repartent à l’attaque ec dominent,
mais la défense du SLSO veille et rien ne
passe.
A la trentième minute, Diaz doit dégager au
pied une balle basse shootée par Lichstentein.
Peu après, une descente de toute la ligne
galliste, Lichstentein botte contre le montant
de droite.
Le Gallia domine sensiblement mais les des
centes de la triplette Hernandez, Pujalté, Ruiz
ne sont pas sans danger pour Barbier.
La mi-temps arrive sur loupé de Bohé après
un centre de Bérak.
* Deuxième mi-temps. — Dès le début et avec
un peu de bonheur, le Gallia égalise.
SLSO, I et Gallia, 1.
Le Gallia domine plus nettement mais les
descentes de SL restent dangereuses. La dé
fense des Coqs n’est pas heureuse. A plusieurs
reprises, Pastor vient l’aider à se tirer de situa
tions critiques.
Des cafouillages se produisent. Et sur l’un
d’eux, Castillo fait une faute de main à la
limite de la surface de réparation.
L’arbitre accorde le pénalty. Il est botté im-
parablement. Barbier regarder passer.
SLSO, 2; Gallia, 1.
Le match est joué. Les Saint-Louisiens fer
ment le jeu. Le Gallia dominera jusqu’à la fin,
les arrières eux-mêmes poursuivent l’attaque,
mais en vain. Le SLSO a éliminé Je Gallia.
Les équipes étaient des suivantes'
SLSO : Diaz
Lopez — Coscat
Garcia II — Abad — Algarraz
Hernandez — Garcia III, Garcia I — Ruiz
Pujalté
GALLIA: Barbier
Alcaraz — Nusbaum
Sébastien — Pastor — del Castillo
Boillat — Bérak — Bohé — Scotto
Lichstentein
Les meilleurs sur le terrain ont été : au SLSO,
Diaz, Hernandez, Ruiz, au Gallia, Bérak, Scotto
Pastor, Barbier.
L’arbitrage de M. Mayol a paru insuffisant
à tout le public. Mais les arbitres sont de
grands incompris. — M.M.
LA COUPE DE NOËL
Tous les ans, la Ligue d’Oranie de la Fédéra
tion française de natation et de sauvetage fait
courir la traditionnelle coupe de Noël.
Cette année, elle aura lieu dimanche prochain
et sera dotée de superbes prix individuels pour
tous les nageurs prenant part à l’épreuve qui est
de 200 mètres nage libre.
Indépendamment des prix, le club vainqueur
recevra une superbe coupe en argent offerte par
Mme Vve Georgeopoulos, la généreuse mécène
sportive.
Cette coupe devra être gagnée trois années con
sécutives ou non pour devenir la propriété défini
tive du club ; le classement se fera aux trois na
geurs les mieux classés.
Dès demain l’on pourra admirer cet objet d’art
qui sera exposé dans les vitrines de la Maison
Fouque, Bd Clemenceau.
La lutte sera chaude entre la GMO, les Pin
gouins et l’Union Sportive Arzewienne qui vou
dront inscrire leur nom sur le magnifique trophée.
De gauche à droite ; DEROUSSEAUX, GUILLARD, CANET, LIEATERT,
DURAND, CAPELLE
Durand, Touffait, François, Cesembler, Lieater,
Alcazar, Ganet que feront les orano-maro-
cains dont chacun connaît la combativité, le
cran et l’allant en pareilles circonstances.
La tâche est rude qui va leur être imposée,
et d’aucuns de déclaver à l’avance la repré
sentation de l’Ouest-Nord africain battue à
plate couture, sans rémission. Et nombreux
également de souligner que la représentation
oranienne qui se fit battre au Maroc n’était
nullement la fine fleur du notre football et
d’accabler les sélectionneurs oranais et de les
vouer aux pires gémonies.
Simplistes comme la plupart de ceux qui
ne savent pas, les imprécateurs avaient pour
quatre excuses essentielles :
1° ils ne savaient pas que les dirigeants de
clubs voient pour le plus souvent, d’un mau
vais œil, leurs meilleurs joueurs aller se pro
duire dans un autre département que le leur,
LES JOUEURS DE L’EQUIPE DE FRANCE
Gardien de But : Tassin (Racing Club de
Fiance). — Plusieurs fois titulaire du poste de
gardien de but dans l’équipe de France B, était
rmplaçant dans l’équipe nationale qui rencon
tra l’équipe représentative de Hollande le 29
novembre dernier. Joueur très consciencieux,
actuellement en excellente forme. Est un can
didat sérieux au poste de gardien de but dans
l équipe de France.
Guillard (Sports Olympiques de Montpellier)
— Comme le précédent, a défendu plusieurs fois
les buts-de l’équipe de France B notamment à
Toulouse le 29 novembre pour - la rencontre
France-Guipuzcoa. Très clairvoyant et se pla
çant admirablement, ce joueur est constam
ment en progrès.
Arrières: D’Hulst (Iris Club Lillois).— Jouait
De gauche à droite: FINOT, TASSIN, HORNUS, DHULOT, LEZEMBER,
ALCAZAR
craignant pour ces joueurs le coup dur qui
les handicapera par la suite dans leurs cham
pionnats respectifs.
2° Que ces dirigeants dont les meilleurs
joueurs de leurs clubs sont souvent de mo
destes employés ou des ouvriers peinant à la
journée, craignent s’ouvrir devant ces der
niers des pactoles qui ne sont souvent que des
trompe l’œil, ou les voir s’engager sur un
pont d’or ou prétendu tel, qui se rompt le
plus souvent sous leurs pas ;
3° Que ces joueurs, modestes ouvriers ou
employés ne peuvent se permettre de s’absen
ter près d’une semaine durant, les nécessités
actuelles de la vie le leur interdisant ;
4° Que les employeurs, au point où en sont
les affaires y regardent à deux fois avant de
permettre d’aussi longues absences, incertains
qu’ils sont de pouvoir momentanément rem
placer les joueurs-ouvriers-employés, et se fai
sant par ailleurs scrupule d’avoir à les li
cencier dans le cas d’embauchage de rende
ment meilleur. Et c’est en vertu de ces 4
points essentiels que les sélectionneurs d’Ora ¬
nie ont enregistré autant de défections pour
quoi également ils ont été rendus responsables
de tous tes maux.
Néanmoins, sélectionneurs marocains et ora
nais ont fait pour le mieux et l’équipe mise
par eux sur pied à l’occasion du match, France
Afrique a belle allure.
Il est évident que l’examen qui doit la fixer
définitivement, et auquel prendront part les
sélectionneurs orano-marocains, rassurera
la saison dernière à l’Union Sportive Tour-
quennoise. Est actuellement licencié B à l’Iris
Ciub Lillois. Jouait également l’année derniè
re, dans l’équipe du 43° régiment d’infanterie
qui remporta le championnat de France mili
taire 1930-31. Fut sélectionné pour l’équipe
qui représenta l’armée française dans le Tour
noi Triangulaire 1931.
Capelle : (Racing Club de France). — Joueur
très connu qui fut de nombreuses fois inter
national. Un léger déclin de forme ne permit
pas au Comité de sélection de le maintenir à
son poste à l’occasion du match (France-Hol
lande). Fut néanmoins retenu comme rem
plaçant.
Demis : Finot (Cercle Athlétique de Paris).
— Titulaire du poste de demi-droit dans l’é
quipe de France avec laquelle il a joué en 1930-
31. France-Belgique, Italie-France, France-
Tchécoslovaquie, France-Allemagne, France-
Angleterre et en 1931-32 France-Hollande. Pal
marès suffisamment éloquent pour qu’il ne soit
pas utile de s’étendre sur la valeur de ce
joueur.
Hornus (Sports Olympiques de Montpellier).
Demi-gauche de l'équipe de France, a participé
aux trois derniers matches internationaux,
France-Allemagne et France-Angleterre en
1931-31 et France-Hollande en 1931-32. Joueur
ayant une haute compréhension du jeu. Colla
bore efficacement tant à la défense qu’à l’at
taque.
Desrousseaux (Union Sportive Tourquennoi-
se). — Né à Tourcoing et formé en son club,
ce joueur est devenu le pilier de son équipe.
Progresse de saison en saison et fut déjà sé
lectionné à différentes reprises pour l’équipe
de France B et pour la représentation régionale
de la Ligue du Nord. Complétera efficacement
une excellente ligne de demis.
Avants : Durand (Olympique de Marseille).
— Ailier droit de l’Olympique Marseille, joueur
adroit dont les déboulés rapides et les centres
précis ont été d’un sérieux appoint dans les
succès remportés par le grand club de Marseille.
Participa comme extrême droit au match
France-Tchécoslovaquie en 1930-31, et s’y fit
tout particulièrement remarquer.
Touffait (Stade Rennais Université Club). —
Excellent joueur, rapide et courageux, plusieurs
fois sélectionné par la Ligue de l’Ouest de
Football Association.
François (Racing Club de Lens). — Nouveau
venu à la Sélection Nationale ; joueur réputé
dans les pays miniers où se sont formés de
nombreux clubs de football. A été sélectionné
par la Ligue du Nord de Football Association.
Cesember (Union Sportive Tourquennoise).
— Comme son camarade Desrousseaux, a été
formé à l’UST. Centre avant plein d’ardeur,
et particulièrement remarquable par ses quali
tés de réalisateur. A déjà, en plusieurs fois, mé
rité de la Sélection.
Lieater (Union Sportive Tourquennoise). —
Ce qui a été dit plus haut pour Desrousseaux
et Césember, peut être répété pour ce qui con
cerne la carrière de Lieater, inter-gauche con
juguant admirablement son jeu avec celui de
Cezember. Fournira certainement à son ex
trême gauche de nombreuses occasions de mon
trer ses qualités.
Plusieurs fois sélectionné pour l’équipe de
France B et pour la Ligue du Nord.
Alcazar (Olympique de Marseille). — Un des
meilleurs joueurs de la Ligue du Sud-Est. Joue
avant dans l’équipe première de l’Olympique
de Marseille.
Fit partie de la Sélection Nationale qui ren
contra l’Italie à Bologne, le 25 janvier 1931.
A été plusieurs fois sélectionné par la Ligue
du Sud-Est.
Gauet (Cercle Athlétique de Paris). — Le
plus jeune joueur de l’équipe. Actuellement
soldat. A fait de réels progrès depuis le début
de la saison et fut sélectionné par la Ligue de
Paris de Football Association comme extrême-
gauche à l’occasion du match Paris-Berlin du
13 décembre.
LE VOYAGE DE L’EQUIPE DE FRANCE
Départ de Paris, le lundi 21 décembre au
soir. Départ de Marseille, le mardi 22 dé
cembre à midi. Arrivée à Alger, le mercredi
23 décembre à midi.
RECEPTION A ALGER
Le Bureau a désigné M. Lisbonne pour rece
voir l’équipe de France à son débarquement
à Alger.
M. Cacès se joindra à M. Lisbonne.
DEPART POUR ORAN
L’équipe de France quittera Alger le 23 dé
cembre, par le train de 21 heures. Elle voya
gera accompagnée de : MM. Barreau, vice-
président de la Ligue de Paris et président
du comité de Sélection de la Fédération qui
représentera le Bureau fédéral ; Bouillet, sé-
crétaire adjoint; Panossetti, masseur; Lisbonne,
président de la Ligue d’Oranie ; Caces, mem
bre du Conseil de Ligue.
RECEPTION A ORAN
Les joueurs de l’équipe de France et les
délégués arriveront le 24 décembre, à 6 h. 56
du matin.
Ils seront reçus sur les quais de la gare PLM
par les membres du Bureau, du Conseil de
Ligue et les représentants des clubs affiliés
à la L.O.F.A.
APRES L’ARRIVEE
Hommage aux morts
L’équipe de France se rendra au monument
au morts de l’avenue Loubet et de là, au
Grand Hôtel.
A 10 heures : départ en car; visite de la
ville et de la forêt des planteurs.
Réception au Belvédère, par le Syndicat
d’Initiative.
A midi : banquet, offert aux deux équipes
sélectionnées.
Après-midi : visite de la Corniche Oranaise :
Mers-El-Kébir, Ain-El-Turk, Bou-Sfer, El-
Ançor (Andalouses).
A 18 heures : réception à l’hôtel-de-ville
(vin d’honneur, offert par la Municipalité.
Le 25 décembre, à 9 h. 30, distribution des
récompenses aux équipes champion d’Oranie ;
apéritif.
A 14 heures 30, match France-Afrique.
LA DELEGATION QUI ACCOMPAGNERA
L’EQUIPE EN FRANCE
En outre de MM. Barreau, Bouillet, Bro-
chammer et Panossetti, M. Georges Lévy,
membre du Bureau fédéral, président de la
Ligue d’Alsace, fera partie de la délégation
et représentera le Bureau fédéral.
COMPOSITION DE L’EQUIPE DE FRANCE
Le joueur Delannoy, étant indisponible,
sera remplacé par le jeune Touffait Adolphe,
du Stade Rennais U.C.
MODIFICATION DE L’EQUIPE
NORD-AFRICAINE
Le joueur Zatelli, du Maroc, qui était dé
signé pour occuper le poste d’avant-centre
dans cette équipe, s’est grièvement blessé ré
cemment et ne prendra pas part à la rencon
tre.
DELEGATION DU MAROC
Les joueurs marocains seront accompagnés
dans leur déplacement par :
MM. Bonnan, président de la Ligue du Ma
roc ; Letano, secrétaire général ; Eginard, sé
lectionneur ; Lopez, masseur.
LE VOYAGE DE LA DELEGATION
MAROCAINE
Les joueurs et délégués marocains quitte
ront Casablanca le mardi 22 décembre, à
20 heures 30, et arriveront à Oran le mer
credi 23 décembre à 22 heures 10.
Ils participeront à toutes les manifestations
organisées en l’honneur de l’équipe de France.
Prix des places : entrée générale 8 fr. ;
tribunes, 16 francs.
Location. — La location commencera le
lundi 22 décembre 1931, à 9 heures du ma
tin, Bar Grosso et se poursuivra tous les jours
jusqu’au 25 décembre à midi.
L’arbitrage. — C’est à M. Broghammer, ar
bitre fédéral, qu’ont été confiées les délicates
fonctions de la direction de cette partie.
A. Ta.ulier.
C.A.L.O. BAT UNION SPORTIVE
DE TEMOUCHENT PAR 3 A 1
Les joueurs oranais, en éliminant de la Coupe
de l’Afrique du Nord leurs camarades de Té-
mouchent, ont remporté un succès très justifié,
mais les différents aspects du mach, eussent dû
leur apporter un score plus flatteur. Les spec
tateurs retirèrent certainement de la réunion
l’impression qu’une chance miraculeuse pro
tégea Younès, le goal de Témouchent. Les
shoots se succédèrent avec une précipitation
et une fréquence qui auraient trouvé désem
paré un goal de grande classe ; il se trouva
que Younès, dont le courage et la bonne vo
lonté furent exemplaires, est un gardien aux
qualités à peine naissantes ; il n’en fut pas
moins l’homme de toutes les situations et
quand celles-ci parurent livrer entièrement son
camp, les poteaux lui prêtèrent une assistance
providentielle.
La supériorité des Oranais n’affecta pas trop
l’intérêt du match ; ce dernier tira précisé
ment des alertes et des attaques subies par
le camp de Témouchent le stimulant qui lui
était nécessaire.
La formation oranaise joua avec homogé
néité et trop de calcul ; la lenteur de cer
tains mouvements nuisit à l’efficacité des atta
ques et les joueurs de Témouchent, en repli,
brisèrent les assauts des avants oranais, qui
n’apportèrent pas toute la rapidité désirable
dans la fin de leurs actions.
Les joueurs de Témouchent, privés du con
trôle du ballon, firent le plus souvent un jeu
défensif et rarement prirent l’initiative des
opérations ; leur football est d’un niveau infé
rieur à celui de leurs adversaires, et s’il est
pratiqué par des équipiers solidement char
pentés, il manque de liaison et d’équilibre.
Les formations sont les suivantes :
CALO : Niéto
Ortis, Linarès
Sanchez, Henry, Esclapez
Mas, Gonzalès, Serra, Mestre, Munoz
Témouchent : Younès
Garcia, Touguet
Bensoussan, Habib, Garcia F.
Sicsic, Hermosilla, Gantier, Gimenez, Garcia J.
Dès la première minute, Mas à un mètre,
manque un but absolument tout fait ; peu
après, pourtant un shoot de Mestre provoque
un arrêt défectueux de Younès et Serra re
prend la balle et réussit le but. Les Oranais
dominent leurs adversaires avec aisance ; Gon
zalès pousse son action pour centrer sur Mas
dont le rabattement rapide surprend Younès.
C’est un deuxième but.
Les Témouchentois réussissent à prendre
l’offensive et un shoot splendide d’un de leurs
avants trouve Niéto en position de défense
par un arrêt non moins splendide.
Une combinaison de Mestre et de Munoz
est mise à profit par ce dernier par un shoot
en biais et porte à trois le score en faveur
du CALO.
La deuxième mi-temps est marquée par une
activité extraordinaire des avants oranais ;
rien ne passe, néanmoins, les balles ont beau
aller de droite et de gauche, Younès arrête
du poing, de la main, et les balles tombées
par suite de ses mauvais arrêts ne sont pas
cueillies par les attaquants adverses...
Las de donner, les Oranais subissent un
court instant une offensive témouchentoise,
et un shoot de Garcia J. bat Niéto.
Un pénalty est octroyé à Oran, qui n’en
fait pas une bonne réalisation et le match
prend fin sur une suite ininterrompue de shoots
et d’attaques du CALO.
Les Oranais gagnent par 3 à 1.
F. L.
DANS LE DÉPARTEMENT
A PERREGAUX
LE MATCH A.S.M.O.-P.G.S. NE SE
TERMINE PAS
Si au point de vue jeu, le début du match
opposant l’Association Sportive de la Marine
d’Oran et la Perrégauloise G. S. promettait de
belles émotions sportives à une galerie ve
nue nombreuse tant de la ville que des en
virons et d’Oran, il nous faut regretter la fin
lamentable de cette partie.
Certains joueurs perrégaulois en n’accep
tant que difficilement les décisions de l’arbitre,
certains dirigeants, en venant sur le terrain à
plusieurs reprises, contribuèrent à créer une
atmosphère défavorable donc la conséquence
se traduisit par les incidents que nous rela
tons plus loin.
La partie.
A 14 heures 15, M. Orfi rassemble les équi
pes suivantes : PGS (blanc) Dairo, Malico,
Figueroa, Garcia, Quessada, Serda, Camasu'i,
Kader, Embit, Santamaria, Aurigo. ASMO
(bleu) Dossat, Vicédo, Saïd, Manchon, Cross,
Bisbal, Médina, Amand, Llobet, Ferrer, Cay-
uela.
L’équipe locale par deux ailiers rapides va
incursionner vers les bois oranais ; la Marine
réplique et se fait arrêter une descente bien
amorcée pour hors-jeu.
Perrégaux se montre offensif à souhait ;
Camasuli et Aurigo bien lancés par leurs de
mis, obligent la défense des visiteurs à inter
venir. Saïd et Dossat s’en tirent bien. Le jeu est
sec, l’avantage des premières minutes appar
tient aux blancs, bien que deux tentatives des
oranais aient manqué de peu.
A la quinzième minute une percée des avants
perrégaulois, un raté de Cross et Dossat ne
peut empêcher Sautamaria de marquer. Per
régaux 1, ASMO 0.
La Marine peu à peu, coordonne mieux ses
efforts et sans inquiéter sérieusement la dé
fense adverse procède à des attaqu-3 de bon
ne facture ; les blancs tentent également des
débordements par les ailes qui n’ont pas un
meilleur sort.
L’énervement semble gagner les joueurs lo
caux qui récriminent aux décisions de l’ar
bitre, et le jeu gagne en brutalité.
A la trentième minute, sur une descente de
la triplette centrale des bleus Médina tente le
but ; la balle n’est que détournée par Davo
qui, à terre, ne peut rien contre la reprise de
Ferrer. Perrégaux 1, ASMO 1.
Dix minutes après que le club oranais ait
égalisé, un accrochage se produit involontaire
ment entre joueurs adverses ; un des blancs
manifeste des velléités de pugilat malgré l’in
tervention des joueurs de son club, de l’arbitre;
il réussit à s’élancer, et la mêlée est vite géné
rale ; Dossat qui arrivait est proprement mis
K. O. par un coup de tête ; Cross va à terre
à la suite de coup de matraque. La police par
son faible effectif et son manque d’entraine
ment ne parvient qu’avec peine à protéger les
joueurs oranais qui regagnent le vestiaire.
L’arbitre, qui s’était acquitté de façon im
peccable de sa tâche devant renoncer à pour
suivre la direction d’une partie dont le dé
roulement n’aurait amené que des incidents
de plus en plus graves.
Ceux qui se sont déroulés sont suffisants
et ne sont pas à l’honneur de leurs fauteurs,
ni d’une excellente propagande pour le sport.
A. Maigre.
—
A RIO-SALADO
USMO (1) BAT GRS (1) PAR UN BUT A 0
APRES PROLONGATION
La rencontre qui apposait hier, sur le stade
Jacobin, les Unionistes musulmans et les Gau
lois de Rio-Salado, fut des plus médiocres. Les
Musulmans Oranais, confirmant leur renom
mée par leur dernière victoire sur l’ex-cham-
pion de l’Afrique du Nord (SCBA) ne donnè
rent point ce que la galerie nombreuse de Rio-
Salado, attendait. Est-ce parce que handica
pés de Bagdad et de Martinez, que les hommes
de Benkoula, furent complètement au-dessous
de leurs espérances ?
Ou parce que leur jeu plein de combinaisons
techniques s’est heurté à la tactique rudimen
taire et surtout dure de Rio-Salado ?
Et tout cas, tout comme la galerie locale,
nous fûmes désappointés du jeu fourni par
les Oranais. En revanche, les Saladéens, sous
un beau jour d’abord, ensuite encouragés par
leur « galerie » maintes fois houleuse, tinrent
les Musulmans en échec.
La fin de la rencontre réglementaire prévue,
fut sifflée sans que les équipes aient marqué.
Il est à noter que pendant les dernières minu
tes les musulmans, comme sortis de torpeur,
bombardèrent le camp adverse, mais sans con
clusion,
A la reprise, cest-à-dire aux prolongations,
on note l’absence de Marzuello, mis dehors à
la suite d’un incident survenu parmi les spec-
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