Le 3 juin 1911, grâce au mécénat d'Émile Pathé (1860-1937), le grammairien et historien de la langue française Ferdinand Brunot inaugure à la Sorbonne les Archives de la parole. Grâce au phonographe, ces Archives se veulent un lieu d'enregistrement et de conservation de la langue parlée. Ferdinand Brunot veut enregistrer "la parole au timbre juste, au rythme impeccable, à l'accent pur" comme "la parole nuancée d'accents faubourien ou provincial".