Titre : L'Indépendant des Basses-Pyrénées : paraissant les lundi, mercredi et vendredi ["puis" paraissant tous les jours excepté le dimanche "puis" journal républicain quotidien "puis" le mieux informé des journaux de la région]
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1924-08-09
Contributeur : Garet, Émile (1829-1912). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34416250c
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 09 août 1924 09 août 1924
Description : 1924/08/09 (A57,N17329). 1924/08/09 (A57,N17329).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5278064t
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3218
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/05/2020
I LA VIE SPORTIVE f
iD un sport à l’autre...,
!.. 1
i — C’est demain que le team français de (
gla Coupe 'Davis s’embarque pour jouer la !
iflnale eontre réguipe victorieuse des éli-
Itminatoires américaines. !
f *— Le 24 août verra se disputer, sur le '
|stade olympique de Colombes, le challenge 1
I ?«nuel A. rilliâtre. Les engagements, clos
Kde 18 août, sont reçus par le Racing-Club
I ue France.
f ‘ * L’équipe britannique de rugby, en
I tournée dans l’Afrique du Sud, n’a pu faire
I que match nul avec le team du Transwaal,
8 qu’elle vient de rencontrer à Johannes-
f b®ure- -
t » i
PElaOTE BASQUE
r • * J
Demi-Finale du Championat de France à
mains nues, dimanche 10 août, au Fron-
ton de l’Avenue de la Gare à 15 h. 30.
Nous avons montré hier l’intérêt sportif
puissant qui s’attache à ce match. Mais
en outre on peut être assuré d’ùne ma-
gnifique démonstration de Pelote Basque à
mains nues. Et l’on peut affirmer que
dans le camp des amateurs on ne saurait
composer une rencontre mieux équilibrée
entre deux équipes plus belles que celles
qui seront dimanche sur notre place.
A tout seigneur tout honneur. L’Union
Sportive de Cambo se présente formida-
ble, avec le prestige d’un passé de victoi-
res unique. Champion du Pays Basque et
de Frapce en 19:23, Champion du Pays
Basque et favori du Championnat de
France cette année, elle semble sur le pa-
pier absolument invincible. Son équipe,
vraisemblablement Chopelet, Urria et Lar-
regain, remplaçant Claverie qui soldat, ne
peut être présent, ne sera pas affaiblie par
| ce changement, loin de là. Devant ce ma-
[ gnifique trio, Peyrehorade-Sports se pré-
sente sans crainte, avec la conscience de
sa valeur. 11 a enlevé le titre de Cham-
pion de Béarn-Landes-Bigorre en battant
, avec un écart de 12 points la Section Pa-
i ioise qui est pourtant un dur adversaire.
Les trois joueurs, Curutchet, Etchéverry et
Hiriart s’entendent à merveille et sont d’u-
ne régularité absolue. Le butteur est aan-
gereux. Voilà de quoi justifier les préten-
tions de Peyrehorade-Sports à faire triom-
pher les couleurs de Béarn-Landes-Bigorre
sur le champion du Pays Basque.
•—Q—R
FOOTBALL RUGBY
LE STATUT REGLEMENTANT
LES MUTATIONS DES JOUEURS
Voici tel qu’il a été adopté par le der-
nier Conseil, le statut concernant les mu-
tations :
1. — Un joueur demeure quaifié pour le
club en faveur duquel il a signé une licen-
ce jusqu’au jour où il donne sa démission
de ce club ou obtient une mutation en fa-
veur d’un autre. De même, un joueur qui
a obtenu sa mutation en faveur d’un club
demeure qualifié pour celui-ci jusqu’au
jour ou il obtient sa mutation en laveur,
d’un second.
2. — Le joueur désirant changer de
club doit adresser à la Commission d’a-
mateurisme et des licences de la F. F. R.
une demande écrite indiquant les motifs
du changement qu’il sollicite et deux feuil-
lets de mutation sur lesquels^ club quitté
et le Comité régional dont dépend ce der-
nier auront mentionné leur avis motivé.
Le club quitté devra rétourner dans un
délai de quinze jours au joueur sollicité,
Je dossier muni^de son avis, ainsi que la
licence de, ce joueur s’il la détient.
Toute déclaration de perte de licence fai-
te à ce moment-là par un club pour en ex-
pliquer la.non-restitution sera punie d’une
amende de 50 francs qui, versée par le
club au Comité régional, ne sera pas rem-,
boursablc si la licence est retrouvéb ulté-
rieurement.
Lo Comité régional, mis çn possession
du dossier, y apposera son avis et le trans-'
mettra à la F. F. R. dont la Commission
d amateurisme et les licences statuera sur
la demande du joueur.
& — En case de refus de la Commission
d amateurisme, le joueur solliciteur de-
meure qualifié pour son ancien club, sauf
decision de ladite Commission en applica-
tion de l’article 7 de son règlement (.Sanc-
tions).,
~; ETn joueur qui a obtenu sa mutation
peut jouer immédiatement avec son nou-
veau club.
Néanmoins, la Commission de l'amateu-
risme pourra décider que sa licence ne lui
permettra de disputer les matches officiels
de championnats qu'un an au plus tôt
après le 1er septembre qui suivra sa de-
mando de mutation*
5. — Pourront jouer immédiatement en
championnat avec le club de la garnison
a laquelle ils seront affecté* les joueurs
militaires appelés sous les drapeaux ou
ayant contracté un engagement. ,
Néanmoins, les militaires mutés d’office 1
ou sur leur demande devront, comme les
joueurs civils, obtenir de la Commission ,
des Licences l’autorisation de disputer
pour leur nouveau club les parties oificiel-
ies de championnat.
Ils demeurent soumis comme ces der- î
mers, aux dispositions de l’article 3 du i
prescrit statut. j
A sa libération, un joueur ayant obtenu
me mutation par suite de son appel sous
es drapeaux ou d’un changement’ de
:orps, ne pourra jouer immédiatèment les i
Parties officielles qu'avec le club dont il
aisait partie avant, son incorporation ou,
n celui-ci est dissous, qu’avec un club
le sa résidence ou, à défaut, de son ancien 1
comité. f
Cependant, si un joueur manifeste par;
écrit la volonté de. rester (dons le cluh en 1
faveur duquel il avait obtenu une mutai 1
tion, le règlement ordinaire concernant led 1
mutations lui sera appliqué (Art. 3). $
Pour pouvoir jouer en championnat avec
leur nouveau club, ces joueurs ne devront
avoir joué aucun championnat avec l’an*
cien depuis le 1er septembre précédant
leur mutation. . :
G. — Tout joueur ayant démissionné de
son club avant le 1er septembre%est libre,'
un an après cette date, d’opter* pour uiii
club de son choix. -,
Son dossier sera directement transmis
par le Comité Régional de sa résidence à
la Commission d’Amateurismé, qui véri-
fiera la date de sa démission.
7. — Lorsqu'un joueur démissionne, il
prévient son Comité Régional. Il réclamcj
s’il y a lieu, à son club, sa licence et le
dépose au Comité Régional où elle demeu-
rera jusqu’au moment où il obtiendra sa
mutation.
Un joueur ayant démissionné ne peut
jouer aucun match même amical jusqu’au
moment où il a obtenu sa mutation dans
un autre club ou sa réintégration dans
le précédent. ^
Un’ joueur démissionnaire, demandant
sa réintégration dans son ancien club, est
soumis aux formalitcis prévues pour les
mutations.
A la Section Paloise
•Nous lisons dans Auto et Sports :
Le club doyen, la Section Paloise, sera,
pour la saison prochaine et à deux ou trois
unités près, composée de la meme façon
qued’année précédente.
Dans la ligne d’avants, les départs de
Gourdou et Taillantou seront compensés
par les rentrées de Defrançais, ^excellent
talonneur du Béarn-S.C., Saux et enfin le
brillant Clouzet, international militaire,
qui, après un séjour de deux.ans au Séna-
gal, endossera à nouveau leynaillot vert.
Les lignes arrières ne irabiront aucun
changement notable, car Bentaberry, ' de
l’Aviron Rayonnais, prendra au centre, la
place de Bouchet.
Béraza, qui a excellé à ce poste la saison
dernière, gardera les buts de la Section.
En résumé, la saison de la Section Pa-
loise s’annonce sous les meilleurs auspices
et sera encore redoutable dans les compé-
titions régionale et nationale.
Henry BANQUE.
#
**
La Section iPaloise possédera, pour va
saison 1924-25, un superbe calendrier, et
la majeure partie des grandes équipes fran-
çaises défilera sur le coquet ground de la
Croix-du*Prince. Parmi celles-ci, le Stade
Toulousain, l’U. S. Perpignanaise, l’Aviron
Bayonnais, le Stadoceste Tarbais, Biarritz,
Lourdes, Bordeaux, etc., seront du nombre.
*
**
L’excellent avant Taillantou, devant par-
tir au régiment, endossera scion toutes pro-
babilités le maillot mauve et blanc des Toé-
cistes.
(La meilleure rentrée du T.O.E.C., m’rt
soufflé Jean Cagire.)
*
**
D’après certains tuyaux, Anzano, cx-demi
d’ouverture du Boucau-Stade et qui a signé
une demande de licence pour la Section
Paloise, serait un joueur de grande classe
et posséderait de brillantes qualités.
*
**
Bouchet, international scolaire et trois-
quart à la Section Paloise, n’a pas renou-
velé sr demande de licence et, à la suite
d’examens malheureux, songerait à quitter
Pau pour une cité beaucoup plus rose.
(Bouchet a signé au T.O.E.C., m’a confié
Jean Cagire.)
♦
**
Parmi les excellentes rentrées qu’a enre-
gistrées la Section Paloise, celles de Anza-
gistrées la Section Paloise, celles de Anza-
no, Bentaberry, Darrivère (du T. O. E. C.h
Defrançais, Doinengé, Pucheu (du Béarn-
S.C.), les normaliens Escapil, Goyenetche,
Poussader, Sallaberry, le Biarrot Pauthoux, ;
le Bayonnais Nebout, Saux et Clouzet, ex-
sectionniistes de retour au bercail, seront •
un sérieux appoint pour le al* b doyen de
Côte Basque.
«—o—» ' (
CHOSES et AUTRES ;
1
Bedère, le capitaine de l’équipe de rugby 1
du Boucau-Stifdc, qui était annoncé comme !
devant jouer au Havre, jouera à l’Union (
Sportive Orthézienne. Ce club compte met- <
tre sur pied une superbe équipe capable I
de conquérir le championnat de Côte Bas- <
que seconde série. . i
* *** 1
1
La Section Paloise déplacera dimanche, i
» Bayonne, un magnifique team d’athlétis- t
ne qui, sauf accident, ne doit pas être i:
>attu. |j
Chronique Agricole I
A conservation des légumes Ta
c(
QUELQUES RECETTES PRATIQUES pi
*A la ferme, les conserves de petits pois 11
meuvent se faire par la cuisson au bain- te
narie. On Ihoisit des pois frais et tendres,, éi
m les jpiet dans des flacons que, pour évi- ti
ier la casse, on a soin d’isoler dans le fi
chaudron — une lessiveuse (ait aussi bien b
l’affaire — au moyen de tamfyms de foin is
>u de gros linge. Les* flacons bien caléb et c
ie récipient rempli d’eau, on couvre d’une c
foilehumide tpour éviter une trop grande ^
ivapôration. L’ébullition doit durer quatre d
iteqres environ. Après quoi, on peut retirer 3
lu feu et cacheter les flacons quand l’eaq
1 tiédi. Avoir toujours soin d’ètendre au »
fond du récipient, chaudron ou lessiveuse,( 1
une couche de foin de 4 à 5 centimètres^ t
d’épaisseur. ( , . (
Un procédé encore plus simple consiste ((
à disposer dans ie four après la cuisson du .
pain, les flacons ficelés, debout, sans se 1
toucher, la sole du four ayantjHé préala-
blement garnie d’une couche de paille as-
sez épaisse. On fermé le four et, au bout .
de douze heures, les conserves peuvent être
retirées. • (
Il y a, dans l’une et l’autre méthodes,
avantage à faire bouillir préalablement les
petits pois dans l’eau salée et de les met-
tre ensuite en flacons avec une partie de
leur bouillon. Les flacons doivent être fice-
lés exactement comme s’il s’agissait de vin.
mousseux. Les bouchons doivent être choi-
sis bien sain, de premier choix et quand ils
sont bien clos, le cachetage sera fait soit
au goudron, soit à la cire.
Toutes les ménagères peuvent aussi pré-
parer de même les haricots verts en vue
de leur conservation. O11 les épluche au
préalable et au flacon 011 peut substituer
la boite en fer blanc soudée.
Dans la saumure, les haricots vérts sc
conservent aussi, mais ils ont un peq. moins
de finese : on les lave à l’eau froiue,' ou les
fait bouillir dix minutes dans l’eau un peu
salée, on les plonge dans l’eau froide et,
une fois égouttés, ils sont m4s ,dç,ne dps
pots remplis de saumure que l’oil Pècôuvjr
d’une couché d’huile. Boucher lès pats
avec du bois ou du liège* et envelopper de
parchemin. Naturellement, avant d’être
préparé pour la table, le produit devra
être dessalé. i / «
Une recette plus primitive, mais très en
usage à la campagne, consisté à faire
bouillir leâ haricots pendant dix minutes, à
les faire sécher ensuite à l’ombre, puis à
les conserver au grenier sur des claies ou
mieux enfilés dans des ficelles tcudûes. On;
les fait tremper dej£x heures avant de les
employer. Ils n’ont jamais le goût aussi
fin que ceux préparés par l’une ou l’autre
des deux précédentes méthodes.
Les légumoi verts conservés ont une ten-
dance à jaunir, mais il faut éviter de les
faire reverdir par des procédés chimiques
——<
CE MAÏS
La culture du niais est incontestable-
ment une des questions qui intéressent au*
plus haut point nos cultivateurs dujBassin
de l'Adour, et constitué, avec le blé, un
des sujets le plus fréquemment mis en dis-
cussion au cours des parlotles de paysans
que je citais dans un récent article. Vaut-
il mieux semer le maïs aussi tôt que possic
bîe, ou est-il préférable de 11e pas se pres-
ser et de semer tard ? Les avis semblent
très partagés, chaque théorie a ses parti-
sans très convaincus, et les arguments ,
avancés d’un côté comme de l’autrei ont '
certainement leur valeur ; quelques, sages, ;
libres de parti pris, se contentent àc iüire
avec hochement de tête plein de sapience :
cela dépend des années. • > f (
Les lecteurs du « Bulletin », seraient ,
sans doute en droit de s’attendre ici à un ,
arrêt qui, s’il ne mettait pas fin à la dis-
cussion, viendrait étayer, avec de sages
considérants et des arguments plus ou j
moins scientifiques, une de ces thèses. ,
Lorsqu'on se mêle de vôuloir écrire des ar- ,
ticles sur un sujet aussi sérieux, aussi im- ]
portant pour nous tous, que l’agriculture, f
il semblerait du plus élémentaire des de- «
voirs de prendre position et de vouloir, de (
prétendre tout au moins, établir des rè- c
gles. Je suis désolé de paraître manquer ^
à ce devoir, mais, je dois avouer que plus 1
je parcours notre région, et il m’bst échu A
de la parcourir un peu "dan^tous les sens c
surtout ces derniers temps, plus il me c
semble outrecuidant de vouloir assujetir à g
une réglementation, nos méthodes'cultu- «
raies. Physiquement, géologiquement, no- l
tre région présente des aspects qui varient l
presque a l’infini ; c’est ce qui au point e
de vue touristique et artistique feiffàit l’iti- (j
comparable charme. Dans uji petit rayoh y
de quelques kilomètres rious trouvons fà' mer avec ses dunes, ses sables, et son çli- é
mat tempéré, et la haute montagne avec u
ses terrains rocailleux ses pentes abrùptes n
ït ses îieiges éternelles, et, les séparant, [)
ni les.unissant comme vous vouclre^, éta- e
;cs sur étages de coteaux et de plateaux gi
lécoupés parfois même déchiquetés par ce y
lédale de vallées à travers lequel eifeu- a
eut tous ces cours d’eau qui, eùX aussi, \
jour être à l’unisson, varient depuis les cl
ivières au débit calme et placide jusqu’au jéi
orreiit brutal, en passant par le gave ra-. ie
»ide et tumultueux. Comment voulez-vous pi
lans un pareil pays où rien n’est homo- n<
mvent dangereux. O11 arrive à un résul-1 j
,t tout aussi satisfaisant à l’aide de 5 à 611
îillcrées par litre de haricots de vert d’é- |§
inard que l’on obtient en écrasant fine-11
ient des épinards et en recueillant le jus. I*
Une bonne recette pour conserver très IJ
mgtemps les artichauts consiste à les IJ
plucker et à les partager en quatre par-Il
es que l’on jette à mesure dans de l’eau j
•oide. On les passe ensuite, pour les; faire I,
ouillir, dans un gage, chaudron ou bas-11
ine ou‘ l’on aura versé 4 % de gros sel de I
uisine. Après ébullition, on retire les mor-1 *
eaux à la passoire et on les met égoutter I \
t sécher au soleil daûs des corbeilles ou I
[es nattes bien» propres. Les artichauts, I
ntièrement secs, se conserveront parfaite-11
neut* d’une année à l’autre dans des boî-n
ès placées an sec. Avant d’accommoder, I !
aitetremper les quartiers d’artichauts àli
’eau tiècfe pendant une demi-heiire. I(
Les tomates, qui entrent de plus dans la i
lonsommation comme condiment culinaire, li
se conservent enfières ou à l’état de jus. j
Pour les conserver, on les cueille un peu]
ivautumaturité complète avec un bout de I
tige qu’on ferme avec de la cire à cacheter, I
311 les dispose ensuite avec soin et sans I
surtout les meurtrir par rangées successi* I
vesidans de grands bocaux remplis d’eau
salee et vinaigrée au dixième. Par dessus J
l’eau, on verse une* couche d’huie d’olive, I
m recouvre de parchemin et on conserve J
les pots dans un endroit frais mais non I
humide. f
On conserve également les tomates en I
branches en les ceuillant au moment oui
îllcs commencent à se teinter de rouge ; on I
les laisse attachées aux tiges dont on bou-1
die à la cire les extrémités coupées, puis I
jn les place sur des claires recouvertes de
paille bien sèche en éditant qu’elles 11e se
touchent. On les visite de temps à autre I
pour enlever celles qui sont mûres ou qui I
mçnacent de se gâter. On a ainsi, jusqu’en I
janvier de la tomate fraîche.
PQUÇ la réduire en jus, la tomate doit I
Hre cueillie à maturité ; on l’essuie soi-1
gneusement, puis on l’écrase dans un chau-1
iron et oiï fait cuire pendant 20 à 25 mi-1
mîtes en remuant pour éviter l’adhérence. I
Là ,pulpe ainsi pbtenue est passée au tamis I
qui retient les pépins, les parties fibreuses I
et les débris de peau.
Lé* jüs recueilli est versé dans des hou-1
teilles que l’on Bouche et ficelle avec soin.
O11 ’jjèut même les cacheter à la cire oG, les
goudronner après avoir remis à la cuis-
son pendant une demi-heure d’ébullition et
que les bouteilles sont refroidies. O11 dis-
pose' ensuite celles-ci sur de rayons dans
un endroit sec.
Céé recettes sont pratiques et à la por-
tée de toutes les ménagères.’ A la ferme, !
loin des centres d’alimentation, ces conser-
ves très saines sont d’un grand secours,
-la saison des légumes frais passée.
LOUDINIERES,
Professeur d’Agriculturo.
■ ■ ■■
gène, depuis les races humaines [qui l’ha-,
bitent jusqu’aux nature» du terrain qui en :
compose le sol, établir des règles de cultu-
re ayant un caractère de généralité même 1
approximatifs ? E11 ce qui concerne donc
l’époque convenable pour les semailles de
maïs‘imitons les sages mentionnés plus
hapt ,disons avec eux « cela dépend de
1‘anhée » en ajoutant toutefois « et de la
localité ». ' 1 . ■
Maïs il existe un fait qui lui je crois est
général chez noùs, et/ c’est de ce fait que
P Office 'Agricole des Basses-Pyrénées s’est
préoccupé : en moyenne, on peut presque
dire toujours, sauf dans les années excep-
tioimellenièht favorables, la récolte de
inajts se fait trop tard pour permettre une
boiiné préparation de la terre qui doit re-
cpv^ir* nos semences de froment. Les maïs
que nous cultivons en général, des variétés
plus ou moins pures du maïs landais, met-
tent a peu près 150 jours pour arriver à
matuyitè, c’est-à-dire qu’ils mûrissent au
plus tôt vers le 15 octobre et souvent bien
plus tard ; pour peu que l’automne soit
pluvieux nous sommes forcés de faire des
labours hâtifs et inégaux, de procéder à
les amendements et a des futures dans
ie mauvaises conditions, et de semer dans
a boue. Il a semble aux membres de l’Of-
ice Agricole départemental qu’il y avait
?rand intérêt à rechercher et à essayer
les variétés de maïs hâtif susceptibles soit
l’être substitués à celles que nous culti-
vons, soit d’en augmenter par hybridation
a précocité de façon à corriger ces inoon- ?
éniehts graves. En France nos recher-
ches ont donné peu de résultats ; aucun
tuvrage complet et rélellenient pratique ne
enible exister chez nous sur ce sujet ; aus-
i nous nous sommes adressés aux pays
;rqnds producteurs de maïs, le Canada, 1
es Etats-Unis, la République Argentine, ’<
t l’Italie. Des échantillons de semences I
les Etâts-Unis nous sont parvenus à temps 1
an dernier et ont été essayés, mais sans <
kjniier satisfaction ; bien que l’année ait f<
té ^favorable, les variétés mises à l’essai |
t’ont mûri qu’après les variétés ihdigè- 1
es, les plants atteignaient une hauteur ;
eaucôup trop élevée et se trouvaient par r.
unséquent particulièrement exposés à I
auffrir des vents* ; des plants du « Funks c
ellovv dent » par exemple avaient 2 m. 50 v
vçc la finie, les épis se trouvaient à f
m. G0 du sol ; des plants du » Leaming » f
t du « Fitz-Roy »> exposés au sud-ouest ont r
,é tous couchés et arrachés bien avatit .1
développement de l’épi. Une variété de :
rovcnance Argentine à l’essai cette an-
§e-ci semblerait devoir offrir de l’intérêt
- PETITES ANNONCES -
. I"" ' l
■PlMIIIMRNIMamiNPMfUUnNUHIIIN : |
TARIF: |
Demandes d’emploi 0f 75 la ligne.; J
Offres d’emploi. . 1. 00 — S 1
Toutes autres rubriques.*.. 1 25 - \ 1
iMUMHiinHiniiiiiiuuniniMiiinHi ‘
FONDS DI OOMMIROk
îAFÊ A vendra, place di^farché à Lem- 1
icye., S’adresser à M. Haudelayous, pro-
jrictaire du Café National, à Lembeye
Basses-Pyrénées). ,
OFFRIE l'IMPLOIS
ON DEMANDE, de suite, des jeunes ou-
vrières ou garçonnets, sans connaissances 1
spéciales. Fabr. de chaussures Raphia, 42,
rue Michel Hounau. • ,
GN DEMANDE des ouvrières et apprenties
tricoteuses, aux Etablissements Crosnier,
7, rue de Laussat, Pau. v
FAMILLE, demande, pour Paris, bonne à
tout faire, de 25 â 30 ans, munje de bonnes
références, connaissant bien cuisine bour-
geoise soignée et ménage. Gages : 200 fr.
Adresse au bureau du journal.
REPRESENTANTS : import. mais, laines
matelas recli. représ, çornmiss. .bien introd.
Ecr. avec référ. et rayon visité. ROELS-
HONORE, 14, rue Pierre Motte, ROUBAIX.
MANOEUVRES TERRASSIERS sont de
mandés, Marbrerie Paul Capdeville, 41,
rue Bayard, Pau.
Ml DEMANDE un employé connaissant
a quincaillerie et un homme de peine.
>’adres. maison Gaillat, *Croix-du-Prince.
)N DEMANDE des ouvrières sans con-
naissances spéciales. Se présenter Usine
IAENSLER, Bois-Louis.
PETIT CLERO pour courses et ayant bon-
ie écriture est demandé Etude de Me Bar
dllac, notaire à Pau, j >. q f *
JEUNES GE^S qt OUVRIERES sont de-
mandés de suite. TraVaiT facRer aèstiré. —
Fabrique de chaussures en Raphia, 42, rue
MicheLHouhau.! * • 1
PORTÉE
PEROU — par livreur —- 25 fr. en billets, *
de la rue Bernadotte à la Poste. Rapporter
chez Lahore, 5, place Foirail. .
l . . ■ • • .
• • -■==
VINTES
A VENDRE joli ld enfant, modèle rare.
S’adresser 28, rue ae Liège.
CHIENS COURANT^. M. 'PédelaJiore ’"à i
Castilion d’Arthez (B.-P.).
PETRIN MECANJQUE occasion, bon état,
à vendre. Adressé àu journal. *
A VENDRE voitur© d’enfant, état neuf.
S’adresser au Secrétariat de la Mafrie
d’Eaux-Bonnes. '
TORPEDO 12 HP , a, 10 lit. Essai à volon-
té. Latusque, place uramont. .
11 MUHI’I ii ii.i.^rrr^n 1.1 !—..
DEPARTEMENT REPUBLIQUE FRANÇAISE
des
BASSES-PYRENEES MHIRIE DE SILLÈRE
ARRONDISSEMENT • »
AVIS
PAU y W w
Conformément à l’article 15 de la loi du 3 mai 1811 sur ^ex-
propriation pour cause d’utilité publique, le Maire’de la Com-
mune de Billère fait connaître qu’en vertu d’un acté det vente
I * en date du 10 mai 1924 passé par lui dans la forme administra-,
tive, l’immeuble désigné danj; le tableau-ci-après a été vendu
à l’amiable à la Commune de Billère. 11 doit être occupé pour l’é-
largissement du chemin des Marnières (chemin vicinal ordinaire
n° 19), au territoire de la commune précitée.
| "T
NUMÉRO INDICATIONS w *; vn.x
NOM ET PRENOMS delà caaasiraics ^ 5 s
parrcllc ,oU'
•dCS a’a,‘rèS Hn’î.lan Lic,,ï 5-§ |I
vendenrs. le plan geelion. cor*re's. * J § -
j parcellaire. pondant d,t? u « $nle |
Réilisatias
Galvès Auguste 1 de j
et 1 l'alignement Chemin
Lamorelle Marie JJ’!J A 194r
son épouse, ^'alignement M,r8ièm
* 1 ' appreuré. . •-
n—ft—^—-:j|—- , f,—p ^
Fait en la Mairie de Billère, le G Août 1924.
Le Maire,
LAPANTE.
pour nous, c’est le « Guarentiur » qui là-
bas mûrit 40 jours plus tôt qu’aucune au-
tre espèce .semée en même temps. Enfin
l’Office Agricole s’est adressé au savant
qui, en fait de culture du mais, fait auto-
rité dàhs le monde entier, le professeur
Zapparoli, directeur de la station expéri-
mentale de maïs-culture de Bergame en
Italie ; M. le professeur Zapparoli avec
une courtoisie et une générosité qui lui
donnent droit à notre très vive reconnais-
sance a bien voulu non seulement répon.
dre immédiatement en nous donnant dans
ses lettres les conseils et les renseigne-
ments les plus utiles, mais nous a renvoyé
les rapports des années 1921, 1922 et 192'!
sur les expériences des établissements de
culture du maïs qu’il dirige à Bergame et
dans la Vénétie, avec promesse de nous
tenir au courant des résultats des essais
d’hybridation qu’il est en train d’effec-
tuer.
Ce très court résumé des' travaux et pro-
jets de l’Office Agricole des Basses-Pyré-
ijées pour l’amélioration de la culture du
tnaïs, n’a pour but que de faire savoir aux
agriculteurs de nos régions que cette ques-
tion est à l’éude. Nous publierions un rap-
port plus détaillé et plus documenté lors-
que les expériences de cette année auront
donné un résultat. Comme il. s’agit d’une
oeuvre qui forcément prendra beaucoup de
temps, je voudrais demander à nos lec-
teurs qui se seraient déjà préoccupés de
cette question de la culture du .maïs, ou
qui .auraient dès renseignements utiles à
pous fournir à ce sujet, de vouloir bien
nous aider et nous faire profiter de leurs
jonnaissances ou des résultats de leurs
îxpcriences personneles. Ce n’est que par
a collaboration de tous que nous pouvons
îspérer arriver à obtenir des résultats
vraiment pratiques et utiles, et encore une
ois l’Office Agricole des Basses-Pyrénées
ait appel à t,ous les Agriculteurs de la
égion pour qu’ils fassent à l’oeuvre com-
aune l'apport de leur part d’initiative, de
ompétence, et de travail.
Richard ETCHATS.
ERRATUM
Dans l’annonce parue à la
date du vendredi 8 août cou-
rant (1924), feuille n° 17328 du
présent journal (colonne 5 et b
de la 4e page) coiqjnençant ain-
si : Tribunal Civil de Ire Ins-
lanco de Pau, et finissant par
les mots : signé, J. Laclau, la A
dite insertion relative à la pur-
ge tics hypothèques légales in-
connues, article 2194 du Code
Civil, à suite d’une vente d'im-
meubles, le titre imprimé en
acarctères plus apparents, doit
être ainsi conçu :
EXTRAIT D’UN CONTRAT
DE VENTE
et non : Extrait d(un jugement
de vente, ainsi qu’il a été indi-
qué par erreur.
Signé : J. LACLAU. 4 %
' . ■ ... ■ . : fl
Etude de Me de. LAFORCADE
Notaire â Pau
* 49, rue Emile-Guichenné. ;
A VENDRE
BELLE VILLA bien placée,
10 piècês, salle de baiqs, gara-
ge, parc 1.000 m*. %
S’adresser au dit notaire. M
Visite après-midi 3 b. à 5 h.
Messieurs les Actionnaires
des Etabliesémente PREFERI-
TA sont invités à libérer entiè-
rement leurs actions avant le
31 août courant, nu domicile (
.bancable de la <ütç .Société :
l’Agence du Crédit Lyonnais
de Pau:
Le Conseil d’Administration. ^
Feuilleton do I* « Indépendant »
N° 27.
LE
m cuis
Par Pierre DBCOÜRCELLE
PREMIERE PARTIE
Cherohez la femme I .
XIII rTTWwi ,
— Vous ne voulez pas de défenseur ?
Vous vous défendrez donc vous-même ?
Prenez garde. C’est un mauvais Système.
On vous donnera un avocat d’office, et
votre affaire sera dans le sac.
— Je le refuserai.
— Ah ! ben, par exemple 1 Vous tenez
dope beaucoup à être condamné ?...
Je tiens *à ne fias me défendre, parce
que je n’ai rien fait pour être accusé,
voua tout. ,
Le raisonnement était trop fort, trop
héroïque i>our entrer dans le cervelet carré
du guichetier. Il fit un geste de désespoir
Ses cinq cents francs de gratification lui
passaient sous le nez, s’envolant en une
fuïnée impalpable.
— Voyos ! voyons ! continua-t-il en sc
raccrochant à une dernière r branche, ’cè
l’est, pas possible ! Vous n'êtes pas àssz
innemi de vous-même pour refuser l'aide
de Me Grappier, l’un des avocats les plus...
les plus...-
Birot était tellement ému qu’il ne trou-
• vait pas d’épithète à la taille de Me Grap-
pier.
Jacques comprit, et il sourit tristement.
— Mon ami, lui dit-il, combien ce M.,
Grappier vous a-t-il promis pour votre
commission ?
— Mais, monsieur, je vous jure...
— Ne jurez pas, ne mentez pas. Cet avo-
cat tient à plaider pour moi, parce que
malbeiireusemejit l’affaire dans laquelle je
me trouve impliqué aura un grand reten-
tissement. 11 espère se faire un nom glo-
rieux en cas d’acquittement, connu tout
au moins si je suis condamné. Est-ce bien
cela ?
“•Dame ! monsieur, fit le pauvre hère
tout déconfit. •. , >
— Bien i Vous êtes franc. Achevez. Com-
bien vous a-t-ii promis si j!acceptais votre
proposition ? •
— Cinq centsf francs, inonsieur.. ,
— Eh bien ! mon garçon, comme je ne
yeux r-en voqs faire perdre, et qu’après
tout je 11e puis que vous savoir gré de
votre tentative et de votre démarche la
première lois qu’un de mes amis obtien-
dra la permission de me voir, de me par-
lei, je ie prierai de vous remettre cette
somme de ma part.
-- Monsieur ! monsieur ! s’écria le Gui-
chetier dans l’effusion de sa recannaisan-
ce... Je su s sûr que vous êtes innocent !
~ Lt n,0:' aussi ! Maintenant, faites ce
î" .vo"» h faire ici et Imsse'Üriol
.1 ni besoin de repos et de solitude
Birot fd le lif Mu prisonnier, et se retire
.silmeieAisement. res;Joctant la c’onsWe
que êeiûuci vénâit.dt luiidonner.*
1 1
. t ♦ * »
t
Inutile d’ajouter qu’à partir de ce mo
ment, Birot tenta, tout ce qui lui était pots
sible pour adoucir la captivité de Jacques
Je Grandprey.
A force de prières il était parvenu à lui
fare accepter ou commander un ordinaire
.moins grossier que celui de Mazas.
Malgré toutes les prévenances de jBirot
la première visite faite à Jacques ne fut
pas favorable à son guichetier. , ,
Un jour, celui-ci, .. tout allègre, entra
dans la cellule du prisonnier. (
— Monsieur ! monsieur 1 s’écria-t-il tout
joyeux... C’est une visite pour vous !
j. — VTne visite 1 cela peut-il être
Un avocat !... Et un fameux^ cehiir
là I ,, I’, .V. vYÎ-,',;. •
>(En voilà un qui peut se vantes d’avoir
rendu des assassins À la.société.... Oh I ac-
ceptez-le, dites ! acceptez-le !... - !r ■; *
— Mais qui donc ? , ,
— M8 Ramelin ! «on,
Pour arriver ?jusqu’au prisonnier, qui se
trouvait momentanément au secret, i»iji
avait fallu à M® Ramelin la croix et la
b^anniène. T * :t
Il y était parvenu qependant, en faisant
ouer de hautes influences et. en se' pré#
sentant comme le futur défenseur de l’ac-
cusé.
Il obtint line permission de communi-
quer avec lui dans sa cellule ; les commu-
nications ordinaires du commun des inar- 1
tyrs, y compris les parents, avec les pri-
sonnifers étant une souffrance pour le
visiteur aussi bien que pour le yisité.
Et c’est bien naturel, étant‘donné l’en-
droit où ont lieii eos tristes entrevues.
Qu'on .'Ï*! figure une cellule de doux mè-’
1res i'carijést' «Wms laquelle ,on installe le
visiteur. . :
* . ■ < i. ♦
Devant lui une grille. Cinquante centi
■ mètres entre la grille du visiteur et une
s grille derrière laquelle apparaît le visité,
Et l’on comprendra le supplice inflige â
i l’un et à l’autre de ces deux malheureux.
! j1 Tel a’étaitpa s le cas de M® Ramelin qui
.fcràco à son laissez-passer se vit en me
, surejde communiquer à toute heure de le
journée avec Jacques de Grandpfey. (
Conuno nous l’avons dît plus haut, tout
ne fut pas rose, néanmoins, pour lui,* à
i sa première visite. Le prisonnier refusa
de le recevoir. . ; . ,, .
Jacquesise doutait du motif de sa venue
,e(; se sentant trop faible pour résister aux
Attaques de celui qui était à la fois son
twis -vieil ami et l’oncle bien-aimé ’de sa
fianfcée;ril préféra se priver du,bonheur de
lui serrer la main.
li Mate tl avait affairé ‘4 forte partie». M®
Ramelinr n’était pas homme à se rebutei
Ipotfr Ai péti. ■ - » » . 1 ,
Il écrivit un mot sur sa carte et la fit
IjtehiT par ^Birot à Jacques. * ]
Ces mots étaient tout simplement :
ü « MadSelbine est malade. » 1 > »é
Jacqués donna l’ordre au guichetier
jjd’lmtrodt>ife l’oncle‘de Madeleiné.' '
Ce fut à la fois un triste et doux moment I
pour les deitx hommes, que le moment où I
Ils se jetèrenV dans les bras l’un de l’au-l
tre. . *
— Jacques ! mon pauvre Jacques il
s’écria M8 Ramelin en voyant le ravage!
que ces quarante-huit heures d’emprison-|
hement avaient ; causées dans les traits |
amaigris du jeune homme.
Mon. cher monsieur Ramelin ! il
— Dis ton père !... comme tu m’as ap-|
ÿejé, dans cette 'journée fatale où l’on est|
venu t’dflrêter Chez moi l j
1 j * k ' - « «.IC - ■ ’ »
J
I Le vieillard 1, pour la première fois de
I sa vie, tutoyait Jacques de Grandprey.
■ Jacques s’en aperçut et il en fut heureux.
I C’était b«en une preuve que son futur
I défenseur ne le croyait pas coupable.
I — Tu ne. voulais pas d’avocat, pas de
I défenseur ; est-ce vrai, \ioii enfant ?
r — C’est vrai ; quoicpie* innocent, quoique
Jîisûr et fort de mon innocence, jé crois "ma
I défense im[>ossible et nia cause perdue,
r -r- j,IL faudra, voir ! grommela le Vieux
I praticien. Toujours est-il que si la défense
I .n’est pas imposs’ble, je la crois au moins
I d’une difficulté rare.
I — Et vous vous en chargez ?
— Si je m’en charge ! de toutes mes for-
I ces et de tout mon coeur ! "Si nous tom-
I boue, nous tomberons ensemble ! Si nous
I remportone^è jiaurai -vuincu pour nous
I trok ! v ; .»**,.
|. — Pauvre Madeleine ! fit Jacques, ou-
I bîiant ses malhéur's et sà captivité pour
ne songer qu’aux souffrances de sa fian-
cée; Je suis donc la cttusè de. ses piques, de
sa maladif !
' — Ses pleiirs, noùs reviendrons tous les
deux à Sèvres pour les sécher ; son indis-
1 positioni qui» toent aux-nerf», >nou» avons,
un excellent médecin qui ,s’en charge et
qui en répond Je suis sûr que ce soir mê-
me, en apprenant que je t’ai vu, que je
t’aii embrassé, que je t’ai serré sur mon
coeur, elle sera à moitié guérie. Que je ga-
gne ton procès, que je sauve ton honneur
ta vie, elle le sera tout à fait,
î — Vous voulez me donner un espoir qu’il
m’est impossible de partager.
« — Ce n’est pas un espoir que je te donne,
dit le grand avocat^ r’est une certitude.
Jacques secoua douloureusement la tê-
r - • - •
M® Ramelin répéta avec force ;
— Une certitude... mais il faut m’aider !
— Vous aider ? Comment !
— Il faut reprendre les choses par le
menu, tout 111e dire,* ne 'rièn me cacher
comme a un confesseur, et, quand tu coin-,
paraîtras devant les juges, ne répondre
que ce que je te dirai d'avance de répoti-
;dre. tï ; -, ; ”• 4
— C’est cela, fit amèrement Jacques def
iGi'aùdprey; vous -voulez^ fairé de«moi uri
acteur, ün comédien, un pantin dont vous
rcmùcfez les fils et que vous sauverez,
grâce à votre éloquence incontestable et à
votre honorabilité incontestée. Cwraneùt
voulez-vous que j’accepte cette honte ?
Comment lè voulez-vous ?
Je le veux comme je te le demande,
répliqua chaleureusement le vieillard, du
fond de mon coeur.
(A suivre)
COMMÙNE* d’A'NÎ)(5lNS‘ ' * *
' Canton de Morlaàs, (B.-P.)
LOOATrON aux enchères publi-
ques ,fixée le 17 août lot. 4
i 14 heures, à la Mairie d’An-
doins, d’une jolie maison d’é-
cole désaffectée, située au cen- ,
tro du village, comprenant 5
pièces, 2 cours et 1 jardin.
Mise à prix........ 200 fr.
Pour tous renseignement», '
s’adresser à M. ’Jalmee, Maire
d’Andoins. ' y
Pau, lmp. GARET-HARIRTOY
* . Lo Gérapt ; p. MÎNGENETTÇ
' 1 ( / k + ■-’ ?
f ' , O
iD un sport à l’autre...,
!.. 1
i — C’est demain que le team français de (
gla Coupe 'Davis s’embarque pour jouer la !
iflnale eontre réguipe victorieuse des éli-
Itminatoires américaines. !
f *— Le 24 août verra se disputer, sur le '
|stade olympique de Colombes, le challenge 1
I ?«nuel A. rilliâtre. Les engagements, clos
Kde 18 août, sont reçus par le Racing-Club
I ue France.
f ‘ * L’équipe britannique de rugby, en
I tournée dans l’Afrique du Sud, n’a pu faire
I que match nul avec le team du Transwaal,
8 qu’elle vient de rencontrer à Johannes-
f b®ure- -
t » i
PElaOTE BASQUE
r • * J
Demi-Finale du Championat de France à
mains nues, dimanche 10 août, au Fron-
ton de l’Avenue de la Gare à 15 h. 30.
Nous avons montré hier l’intérêt sportif
puissant qui s’attache à ce match. Mais
en outre on peut être assuré d’ùne ma-
gnifique démonstration de Pelote Basque à
mains nues. Et l’on peut affirmer que
dans le camp des amateurs on ne saurait
composer une rencontre mieux équilibrée
entre deux équipes plus belles que celles
qui seront dimanche sur notre place.
A tout seigneur tout honneur. L’Union
Sportive de Cambo se présente formida-
ble, avec le prestige d’un passé de victoi-
res unique. Champion du Pays Basque et
de Frapce en 19:23, Champion du Pays
Basque et favori du Championnat de
France cette année, elle semble sur le pa-
pier absolument invincible. Son équipe,
vraisemblablement Chopelet, Urria et Lar-
regain, remplaçant Claverie qui soldat, ne
peut être présent, ne sera pas affaiblie par
| ce changement, loin de là. Devant ce ma-
[ gnifique trio, Peyrehorade-Sports se pré-
sente sans crainte, avec la conscience de
sa valeur. 11 a enlevé le titre de Cham-
pion de Béarn-Landes-Bigorre en battant
, avec un écart de 12 points la Section Pa-
i ioise qui est pourtant un dur adversaire.
Les trois joueurs, Curutchet, Etchéverry et
Hiriart s’entendent à merveille et sont d’u-
ne régularité absolue. Le butteur est aan-
gereux. Voilà de quoi justifier les préten-
tions de Peyrehorade-Sports à faire triom-
pher les couleurs de Béarn-Landes-Bigorre
sur le champion du Pays Basque.
•—Q—R
FOOTBALL RUGBY
LE STATUT REGLEMENTANT
LES MUTATIONS DES JOUEURS
Voici tel qu’il a été adopté par le der-
nier Conseil, le statut concernant les mu-
tations :
1. — Un joueur demeure quaifié pour le
club en faveur duquel il a signé une licen-
ce jusqu’au jour où il donne sa démission
de ce club ou obtient une mutation en fa-
veur d’un autre. De même, un joueur qui
a obtenu sa mutation en faveur d’un club
demeure qualifié pour celui-ci jusqu’au
jour ou il obtient sa mutation en laveur,
d’un second.
2. — Le joueur désirant changer de
club doit adresser à la Commission d’a-
mateurisme et des licences de la F. F. R.
une demande écrite indiquant les motifs
du changement qu’il sollicite et deux feuil-
lets de mutation sur lesquels^ club quitté
et le Comité régional dont dépend ce der-
nier auront mentionné leur avis motivé.
Le club quitté devra rétourner dans un
délai de quinze jours au joueur sollicité,
Je dossier muni^de son avis, ainsi que la
licence de, ce joueur s’il la détient.
Toute déclaration de perte de licence fai-
te à ce moment-là par un club pour en ex-
pliquer la.non-restitution sera punie d’une
amende de 50 francs qui, versée par le
club au Comité régional, ne sera pas rem-,
boursablc si la licence est retrouvéb ulté-
rieurement.
Lo Comité régional, mis çn possession
du dossier, y apposera son avis et le trans-'
mettra à la F. F. R. dont la Commission
d amateurisme et les licences statuera sur
la demande du joueur.
& — En case de refus de la Commission
d amateurisme, le joueur solliciteur de-
meure qualifié pour son ancien club, sauf
decision de ladite Commission en applica-
tion de l’article 7 de son règlement (.Sanc-
tions).,
~; ETn joueur qui a obtenu sa mutation
peut jouer immédiatement avec son nou-
veau club.
Néanmoins, la Commission de l'amateu-
risme pourra décider que sa licence ne lui
permettra de disputer les matches officiels
de championnats qu'un an au plus tôt
après le 1er septembre qui suivra sa de-
mando de mutation*
5. — Pourront jouer immédiatement en
championnat avec le club de la garnison
a laquelle ils seront affecté* les joueurs
militaires appelés sous les drapeaux ou
ayant contracté un engagement. ,
Néanmoins, les militaires mutés d’office 1
ou sur leur demande devront, comme les
joueurs civils, obtenir de la Commission ,
des Licences l’autorisation de disputer
pour leur nouveau club les parties oificiel-
ies de championnat.
Ils demeurent soumis comme ces der- î
mers, aux dispositions de l’article 3 du i
prescrit statut. j
A sa libération, un joueur ayant obtenu
me mutation par suite de son appel sous
es drapeaux ou d’un changement’ de
:orps, ne pourra jouer immédiatèment les i
Parties officielles qu'avec le club dont il
aisait partie avant, son incorporation ou,
n celui-ci est dissous, qu’avec un club
le sa résidence ou, à défaut, de son ancien 1
comité. f
Cependant, si un joueur manifeste par;
écrit la volonté de. rester (dons le cluh en 1
faveur duquel il avait obtenu une mutai 1
tion, le règlement ordinaire concernant led 1
mutations lui sera appliqué (Art. 3). $
Pour pouvoir jouer en championnat avec
leur nouveau club, ces joueurs ne devront
avoir joué aucun championnat avec l’an*
cien depuis le 1er septembre précédant
leur mutation. . :
G. — Tout joueur ayant démissionné de
son club avant le 1er septembre%est libre,'
un an après cette date, d’opter* pour uiii
club de son choix. -,
Son dossier sera directement transmis
par le Comité Régional de sa résidence à
la Commission d’Amateurismé, qui véri-
fiera la date de sa démission.
7. — Lorsqu'un joueur démissionne, il
prévient son Comité Régional. Il réclamcj
s’il y a lieu, à son club, sa licence et le
dépose au Comité Régional où elle demeu-
rera jusqu’au moment où il obtiendra sa
mutation.
Un joueur ayant démissionné ne peut
jouer aucun match même amical jusqu’au
moment où il a obtenu sa mutation dans
un autre club ou sa réintégration dans
le précédent. ^
Un’ joueur démissionnaire, demandant
sa réintégration dans son ancien club, est
soumis aux formalitcis prévues pour les
mutations.
A la Section Paloise
•Nous lisons dans Auto et Sports :
Le club doyen, la Section Paloise, sera,
pour la saison prochaine et à deux ou trois
unités près, composée de la meme façon
qued’année précédente.
Dans la ligne d’avants, les départs de
Gourdou et Taillantou seront compensés
par les rentrées de Defrançais, ^excellent
talonneur du Béarn-S.C., Saux et enfin le
brillant Clouzet, international militaire,
qui, après un séjour de deux.ans au Séna-
gal, endossera à nouveau leynaillot vert.
Les lignes arrières ne irabiront aucun
changement notable, car Bentaberry, ' de
l’Aviron Rayonnais, prendra au centre, la
place de Bouchet.
Béraza, qui a excellé à ce poste la saison
dernière, gardera les buts de la Section.
En résumé, la saison de la Section Pa-
loise s’annonce sous les meilleurs auspices
et sera encore redoutable dans les compé-
titions régionale et nationale.
Henry BANQUE.
#
**
La Section iPaloise possédera, pour va
saison 1924-25, un superbe calendrier, et
la majeure partie des grandes équipes fran-
çaises défilera sur le coquet ground de la
Croix-du*Prince. Parmi celles-ci, le Stade
Toulousain, l’U. S. Perpignanaise, l’Aviron
Bayonnais, le Stadoceste Tarbais, Biarritz,
Lourdes, Bordeaux, etc., seront du nombre.
*
**
L’excellent avant Taillantou, devant par-
tir au régiment, endossera scion toutes pro-
babilités le maillot mauve et blanc des Toé-
cistes.
(La meilleure rentrée du T.O.E.C., m’rt
soufflé Jean Cagire.)
*
**
D’après certains tuyaux, Anzano, cx-demi
d’ouverture du Boucau-Stade et qui a signé
une demande de licence pour la Section
Paloise, serait un joueur de grande classe
et posséderait de brillantes qualités.
*
**
Bouchet, international scolaire et trois-
quart à la Section Paloise, n’a pas renou-
velé sr demande de licence et, à la suite
d’examens malheureux, songerait à quitter
Pau pour une cité beaucoup plus rose.
(Bouchet a signé au T.O.E.C., m’a confié
Jean Cagire.)
♦
**
Parmi les excellentes rentrées qu’a enre-
gistrées la Section Paloise, celles de Anza-
gistrées la Section Paloise, celles de Anza-
no, Bentaberry, Darrivère (du T. O. E. C.h
Defrançais, Doinengé, Pucheu (du Béarn-
S.C.), les normaliens Escapil, Goyenetche,
Poussader, Sallaberry, le Biarrot Pauthoux, ;
le Bayonnais Nebout, Saux et Clouzet, ex-
sectionniistes de retour au bercail, seront •
un sérieux appoint pour le al* b doyen de
Côte Basque.
«—o—» ' (
CHOSES et AUTRES ;
1
Bedère, le capitaine de l’équipe de rugby 1
du Boucau-Stifdc, qui était annoncé comme !
devant jouer au Havre, jouera à l’Union (
Sportive Orthézienne. Ce club compte met- <
tre sur pied une superbe équipe capable I
de conquérir le championnat de Côte Bas- <
que seconde série. . i
* *** 1
1
La Section Paloise déplacera dimanche, i
» Bayonne, un magnifique team d’athlétis- t
ne qui, sauf accident, ne doit pas être i:
>attu. |j
Chronique Agricole I
A conservation des légumes Ta
c(
QUELQUES RECETTES PRATIQUES pi
*A la ferme, les conserves de petits pois 11
meuvent se faire par la cuisson au bain- te
narie. On Ihoisit des pois frais et tendres,, éi
m les jpiet dans des flacons que, pour évi- ti
ier la casse, on a soin d’isoler dans le fi
chaudron — une lessiveuse (ait aussi bien b
l’affaire — au moyen de tamfyms de foin is
>u de gros linge. Les* flacons bien caléb et c
ie récipient rempli d’eau, on couvre d’une c
foilehumide tpour éviter une trop grande ^
ivapôration. L’ébullition doit durer quatre d
iteqres environ. Après quoi, on peut retirer 3
lu feu et cacheter les flacons quand l’eaq
1 tiédi. Avoir toujours soin d’ètendre au »
fond du récipient, chaudron ou lessiveuse,( 1
une couche de foin de 4 à 5 centimètres^ t
d’épaisseur. ( , . (
Un procédé encore plus simple consiste ((
à disposer dans ie four après la cuisson du .
pain, les flacons ficelés, debout, sans se 1
toucher, la sole du four ayantjHé préala-
blement garnie d’une couche de paille as-
sez épaisse. On fermé le four et, au bout .
de douze heures, les conserves peuvent être
retirées. • (
Il y a, dans l’une et l’autre méthodes,
avantage à faire bouillir préalablement les
petits pois dans l’eau salée et de les met-
tre ensuite en flacons avec une partie de
leur bouillon. Les flacons doivent être fice-
lés exactement comme s’il s’agissait de vin.
mousseux. Les bouchons doivent être choi-
sis bien sain, de premier choix et quand ils
sont bien clos, le cachetage sera fait soit
au goudron, soit à la cire.
Toutes les ménagères peuvent aussi pré-
parer de même les haricots verts en vue
de leur conservation. O11 les épluche au
préalable et au flacon 011 peut substituer
la boite en fer blanc soudée.
Dans la saumure, les haricots vérts sc
conservent aussi, mais ils ont un peq. moins
de finese : on les lave à l’eau froiue,' ou les
fait bouillir dix minutes dans l’eau un peu
salée, on les plonge dans l’eau froide et,
une fois égouttés, ils sont m4s ,dç,ne dps
pots remplis de saumure que l’oil Pècôuvjr
d’une couché d’huile. Boucher lès pats
avec du bois ou du liège* et envelopper de
parchemin. Naturellement, avant d’être
préparé pour la table, le produit devra
être dessalé. i / «
Une recette plus primitive, mais très en
usage à la campagne, consisté à faire
bouillir leâ haricots pendant dix minutes, à
les faire sécher ensuite à l’ombre, puis à
les conserver au grenier sur des claies ou
mieux enfilés dans des ficelles tcudûes. On;
les fait tremper dej£x heures avant de les
employer. Ils n’ont jamais le goût aussi
fin que ceux préparés par l’une ou l’autre
des deux précédentes méthodes.
Les légumoi verts conservés ont une ten-
dance à jaunir, mais il faut éviter de les
faire reverdir par des procédés chimiques
——<
CE MAÏS
La culture du niais est incontestable-
ment une des questions qui intéressent au*
plus haut point nos cultivateurs dujBassin
de l'Adour, et constitué, avec le blé, un
des sujets le plus fréquemment mis en dis-
cussion au cours des parlotles de paysans
que je citais dans un récent article. Vaut-
il mieux semer le maïs aussi tôt que possic
bîe, ou est-il préférable de 11e pas se pres-
ser et de semer tard ? Les avis semblent
très partagés, chaque théorie a ses parti-
sans très convaincus, et les arguments ,
avancés d’un côté comme de l’autrei ont '
certainement leur valeur ; quelques, sages, ;
libres de parti pris, se contentent àc iüire
avec hochement de tête plein de sapience :
cela dépend des années. • > f (
Les lecteurs du « Bulletin », seraient ,
sans doute en droit de s’attendre ici à un ,
arrêt qui, s’il ne mettait pas fin à la dis-
cussion, viendrait étayer, avec de sages
considérants et des arguments plus ou j
moins scientifiques, une de ces thèses. ,
Lorsqu'on se mêle de vôuloir écrire des ar- ,
ticles sur un sujet aussi sérieux, aussi im- ]
portant pour nous tous, que l’agriculture, f
il semblerait du plus élémentaire des de- «
voirs de prendre position et de vouloir, de (
prétendre tout au moins, établir des rè- c
gles. Je suis désolé de paraître manquer ^
à ce devoir, mais, je dois avouer que plus 1
je parcours notre région, et il m’bst échu A
de la parcourir un peu "dan^tous les sens c
surtout ces derniers temps, plus il me c
semble outrecuidant de vouloir assujetir à g
une réglementation, nos méthodes'cultu- «
raies. Physiquement, géologiquement, no- l
tre région présente des aspects qui varient l
presque a l’infini ; c’est ce qui au point e
de vue touristique et artistique feiffàit l’iti- (j
comparable charme. Dans uji petit rayoh y
de quelques kilomètres rious trouvons fà'
mat tempéré, et la haute montagne avec u
ses terrains rocailleux ses pentes abrùptes n
ït ses îieiges éternelles, et, les séparant, [)
ni les.unissant comme vous vouclre^, éta- e
;cs sur étages de coteaux et de plateaux gi
lécoupés parfois même déchiquetés par ce y
lédale de vallées à travers lequel eifeu- a
eut tous ces cours d’eau qui, eùX aussi, \
jour être à l’unisson, varient depuis les cl
ivières au débit calme et placide jusqu’au jéi
orreiit brutal, en passant par le gave ra-. ie
»ide et tumultueux. Comment voulez-vous pi
lans un pareil pays où rien n’est homo- n<
mvent dangereux. O11 arrive à un résul-1 j
,t tout aussi satisfaisant à l’aide de 5 à 611
îillcrées par litre de haricots de vert d’é- |§
inard que l’on obtient en écrasant fine-11
ient des épinards et en recueillant le jus. I*
Une bonne recette pour conserver très IJ
mgtemps les artichauts consiste à les IJ
plucker et à les partager en quatre par-Il
es que l’on jette à mesure dans de l’eau j
•oide. On les passe ensuite, pour les; faire I,
ouillir, dans un gage, chaudron ou bas-11
ine ou‘ l’on aura versé 4 % de gros sel de I
uisine. Après ébullition, on retire les mor-1 *
eaux à la passoire et on les met égoutter I \
t sécher au soleil daûs des corbeilles ou I
[es nattes bien» propres. Les artichauts, I
ntièrement secs, se conserveront parfaite-11
neut* d’une année à l’autre dans des boî-n
ès placées an sec. Avant d’accommoder, I !
aitetremper les quartiers d’artichauts àli
’eau tiècfe pendant une demi-heiire. I(
Les tomates, qui entrent de plus dans la i
lonsommation comme condiment culinaire, li
se conservent enfières ou à l’état de jus. j
Pour les conserver, on les cueille un peu]
ivautumaturité complète avec un bout de I
tige qu’on ferme avec de la cire à cacheter, I
311 les dispose ensuite avec soin et sans I
surtout les meurtrir par rangées successi* I
vesidans de grands bocaux remplis d’eau
salee et vinaigrée au dixième. Par dessus J
l’eau, on verse une* couche d’huie d’olive, I
m recouvre de parchemin et on conserve J
les pots dans un endroit frais mais non I
humide. f
On conserve également les tomates en I
branches en les ceuillant au moment oui
îllcs commencent à se teinter de rouge ; on I
les laisse attachées aux tiges dont on bou-1
die à la cire les extrémités coupées, puis I
jn les place sur des claires recouvertes de
paille bien sèche en éditant qu’elles 11e se
touchent. On les visite de temps à autre I
pour enlever celles qui sont mûres ou qui I
mçnacent de se gâter. On a ainsi, jusqu’en I
janvier de la tomate fraîche.
PQUÇ la réduire en jus, la tomate doit I
Hre cueillie à maturité ; on l’essuie soi-1
gneusement, puis on l’écrase dans un chau-1
iron et oiï fait cuire pendant 20 à 25 mi-1
mîtes en remuant pour éviter l’adhérence. I
Là ,pulpe ainsi pbtenue est passée au tamis I
qui retient les pépins, les parties fibreuses I
et les débris de peau.
Lé* jüs recueilli est versé dans des hou-1
teilles que l’on Bouche et ficelle avec soin.
O11 ’jjèut même les cacheter à la cire oG, les
goudronner après avoir remis à la cuis-
son pendant une demi-heure d’ébullition et
que les bouteilles sont refroidies. O11 dis-
pose' ensuite celles-ci sur de rayons dans
un endroit sec.
Céé recettes sont pratiques et à la por-
tée de toutes les ménagères.’ A la ferme, !
loin des centres d’alimentation, ces conser-
ves très saines sont d’un grand secours,
-la saison des légumes frais passée.
LOUDINIERES,
Professeur d’Agriculturo.
■ ■ ■■
gène, depuis les races humaines [qui l’ha-,
bitent jusqu’aux nature» du terrain qui en :
compose le sol, établir des règles de cultu-
re ayant un caractère de généralité même 1
approximatifs ? E11 ce qui concerne donc
l’époque convenable pour les semailles de
maïs‘imitons les sages mentionnés plus
hapt ,disons avec eux « cela dépend de
1‘anhée » en ajoutant toutefois « et de la
localité ». ' 1 . ■
Maïs il existe un fait qui lui je crois est
général chez noùs, et/ c’est de ce fait que
P Office 'Agricole des Basses-Pyrénées s’est
préoccupé : en moyenne, on peut presque
dire toujours, sauf dans les années excep-
tioimellenièht favorables, la récolte de
inajts se fait trop tard pour permettre une
boiiné préparation de la terre qui doit re-
cpv^ir* nos semences de froment. Les maïs
que nous cultivons en général, des variétés
plus ou moins pures du maïs landais, met-
tent a peu près 150 jours pour arriver à
matuyitè, c’est-à-dire qu’ils mûrissent au
plus tôt vers le 15 octobre et souvent bien
plus tard ; pour peu que l’automne soit
pluvieux nous sommes forcés de faire des
labours hâtifs et inégaux, de procéder à
les amendements et a des futures dans
ie mauvaises conditions, et de semer dans
a boue. Il a semble aux membres de l’Of-
ice Agricole départemental qu’il y avait
?rand intérêt à rechercher et à essayer
les variétés de maïs hâtif susceptibles soit
l’être substitués à celles que nous culti-
vons, soit d’en augmenter par hybridation
a précocité de façon à corriger ces inoon- ?
éniehts graves. En France nos recher-
ches ont donné peu de résultats ; aucun
tuvrage complet et rélellenient pratique ne
enible exister chez nous sur ce sujet ; aus-
i nous nous sommes adressés aux pays
;rqnds producteurs de maïs, le Canada, 1
es Etats-Unis, la République Argentine, ’<
t l’Italie. Des échantillons de semences I
les Etâts-Unis nous sont parvenus à temps 1
an dernier et ont été essayés, mais sans <
kjniier satisfaction ; bien que l’année ait f<
té ^favorable, les variétés mises à l’essai |
t’ont mûri qu’après les variétés ihdigè- 1
es, les plants atteignaient une hauteur ;
eaucôup trop élevée et se trouvaient par r.
unséquent particulièrement exposés à I
auffrir des vents* ; des plants du « Funks c
ellovv dent » par exemple avaient 2 m. 50 v
vçc la finie, les épis se trouvaient à f
m. G0 du sol ; des plants du » Leaming » f
t du « Fitz-Roy »> exposés au sud-ouest ont r
,é tous couchés et arrachés bien avatit .1
développement de l’épi. Une variété de :
rovcnance Argentine à l’essai cette an-
§e-ci semblerait devoir offrir de l’intérêt
- PETITES ANNONCES -
. I"" ' l
■PlMIIIMRNIMamiNPMfUUnNUHIIIN : |
TARIF: |
Demandes d’emploi 0f 75 la ligne.; J
Offres d’emploi. . 1. 00 — S 1
Toutes autres rubriques.*.. 1 25 - \ 1
iMUMHiinHiniiiiiiuuniniMiiinHi ‘
FONDS DI OOMMIROk
îAFÊ A vendra, place di^farché à Lem- 1
icye., S’adresser à M. Haudelayous, pro-
jrictaire du Café National, à Lembeye
Basses-Pyrénées). ,
OFFRIE l'IMPLOIS
ON DEMANDE, de suite, des jeunes ou-
vrières ou garçonnets, sans connaissances 1
spéciales. Fabr. de chaussures Raphia, 42,
rue Michel Hounau. • ,
GN DEMANDE des ouvrières et apprenties
tricoteuses, aux Etablissements Crosnier,
7, rue de Laussat, Pau. v
FAMILLE, demande, pour Paris, bonne à
tout faire, de 25 â 30 ans, munje de bonnes
références, connaissant bien cuisine bour-
geoise soignée et ménage. Gages : 200 fr.
Adresse au bureau du journal.
REPRESENTANTS : import. mais, laines
matelas recli. représ, çornmiss. .bien introd.
Ecr. avec référ. et rayon visité. ROELS-
HONORE, 14, rue Pierre Motte, ROUBAIX.
MANOEUVRES TERRASSIERS sont de
mandés, Marbrerie Paul Capdeville, 41,
rue Bayard, Pau.
Ml DEMANDE un employé connaissant
a quincaillerie et un homme de peine.
>’adres. maison Gaillat, *Croix-du-Prince.
)N DEMANDE des ouvrières sans con-
naissances spéciales. Se présenter Usine
IAENSLER, Bois-Louis.
PETIT CLERO pour courses et ayant bon-
ie écriture est demandé Etude de Me Bar
dllac, notaire à Pau, j >. q f *
JEUNES GE^S qt OUVRIERES sont de-
mandés de suite. TraVaiT facRer aèstiré. —
Fabrique de chaussures en Raphia, 42, rue
MicheLHouhau.! * • 1
PORTÉE
PEROU — par livreur —- 25 fr. en billets, *
de la rue Bernadotte à la Poste. Rapporter
chez Lahore, 5, place Foirail. .
l . . ■ • • .
• • -■==
VINTES
A VENDRE joli ld enfant, modèle rare.
S’adresser 28, rue ae Liège.
CHIENS COURANT^. M. 'PédelaJiore ’"à i
Castilion d’Arthez (B.-P.).
PETRIN MECANJQUE occasion, bon état,
à vendre. Adressé àu journal. *
A VENDRE voitur© d’enfant, état neuf.
S’adresser au Secrétariat de la Mafrie
d’Eaux-Bonnes. '
TORPEDO 12 HP , a, 10 lit. Essai à volon-
té. Latusque, place uramont. .
11 MUHI’I ii ii.i.^rrr^n 1.1 !—..
DEPARTEMENT REPUBLIQUE FRANÇAISE
des
BASSES-PYRENEES MHIRIE DE SILLÈRE
ARRONDISSEMENT • »
AVIS
PAU y W w
Conformément à l’article 15 de la loi du 3 mai 1811 sur ^ex-
propriation pour cause d’utilité publique, le Maire’de la Com-
mune de Billère fait connaître qu’en vertu d’un acté det vente
I * en date du 10 mai 1924 passé par lui dans la forme administra-,
tive, l’immeuble désigné danj; le tableau-ci-après a été vendu
à l’amiable à la Commune de Billère. 11 doit être occupé pour l’é-
largissement du chemin des Marnières (chemin vicinal ordinaire
n° 19), au territoire de la commune précitée.
| "T
NUMÉRO INDICATIONS w *; vn.x
NOM ET PRENOMS delà caaasiraics ^ 5 s
parrcllc ,oU'
•dCS a’a,‘rèS Hn’î.lan Lic,,ï 5-§ |I
vendenrs. le plan geelion. cor*re's. * J § -
j parcellaire. pondant d,t? u « $nle |
Réilisatias
Galvès Auguste 1 de j
et 1 l'alignement Chemin
Lamorelle Marie JJ’!J A 194r
son épouse, ^'alignement M,r8ièm
* 1 ' appreuré. . •-
n—ft—^—-:j|—- , f,—p ^
Fait en la Mairie de Billère, le G Août 1924.
Le Maire,
LAPANTE.
pour nous, c’est le « Guarentiur » qui là-
bas mûrit 40 jours plus tôt qu’aucune au-
tre espèce .semée en même temps. Enfin
l’Office Agricole s’est adressé au savant
qui, en fait de culture du mais, fait auto-
rité dàhs le monde entier, le professeur
Zapparoli, directeur de la station expéri-
mentale de maïs-culture de Bergame en
Italie ; M. le professeur Zapparoli avec
une courtoisie et une générosité qui lui
donnent droit à notre très vive reconnais-
sance a bien voulu non seulement répon.
dre immédiatement en nous donnant dans
ses lettres les conseils et les renseigne-
ments les plus utiles, mais nous a renvoyé
les rapports des années 1921, 1922 et 192'!
sur les expériences des établissements de
culture du maïs qu’il dirige à Bergame et
dans la Vénétie, avec promesse de nous
tenir au courant des résultats des essais
d’hybridation qu’il est en train d’effec-
tuer.
Ce très court résumé des' travaux et pro-
jets de l’Office Agricole des Basses-Pyré-
ijées pour l’amélioration de la culture du
tnaïs, n’a pour but que de faire savoir aux
agriculteurs de nos régions que cette ques-
tion est à l’éude. Nous publierions un rap-
port plus détaillé et plus documenté lors-
que les expériences de cette année auront
donné un résultat. Comme il. s’agit d’une
oeuvre qui forcément prendra beaucoup de
temps, je voudrais demander à nos lec-
teurs qui se seraient déjà préoccupés de
cette question de la culture du .maïs, ou
qui .auraient dès renseignements utiles à
pous fournir à ce sujet, de vouloir bien
nous aider et nous faire profiter de leurs
jonnaissances ou des résultats de leurs
îxpcriences personneles. Ce n’est que par
a collaboration de tous que nous pouvons
îspérer arriver à obtenir des résultats
vraiment pratiques et utiles, et encore une
ois l’Office Agricole des Basses-Pyrénées
ait appel à t,ous les Agriculteurs de la
égion pour qu’ils fassent à l’oeuvre com-
aune l'apport de leur part d’initiative, de
ompétence, et de travail.
Richard ETCHATS.
ERRATUM
Dans l’annonce parue à la
date du vendredi 8 août cou-
rant (1924), feuille n° 17328 du
présent journal (colonne 5 et b
de la 4e page) coiqjnençant ain-
si : Tribunal Civil de Ire Ins-
lanco de Pau, et finissant par
les mots : signé, J. Laclau, la A
dite insertion relative à la pur-
ge tics hypothèques légales in-
connues, article 2194 du Code
Civil, à suite d’une vente d'im-
meubles, le titre imprimé en
acarctères plus apparents, doit
être ainsi conçu :
EXTRAIT D’UN CONTRAT
DE VENTE
et non : Extrait d(un jugement
de vente, ainsi qu’il a été indi-
qué par erreur.
Signé : J. LACLAU. 4 %
' . ■ ... ■ . : fl
Etude de Me de. LAFORCADE
Notaire â Pau
* 49, rue Emile-Guichenné. ;
A VENDRE
BELLE VILLA bien placée,
10 piècês, salle de baiqs, gara-
ge, parc 1.000 m*. %
S’adresser au dit notaire. M
Visite après-midi 3 b. à 5 h.
Messieurs les Actionnaires
des Etabliesémente PREFERI-
TA sont invités à libérer entiè-
rement leurs actions avant le
31 août courant, nu domicile (
.bancable de la <ütç .Société :
l’Agence du Crédit Lyonnais
de Pau:
Le Conseil d’Administration. ^
Feuilleton do I* « Indépendant »
N° 27.
LE
m cuis
Par Pierre DBCOÜRCELLE
PREMIERE PARTIE
Cherohez la femme I .
XIII rTTWwi ,
— Vous ne voulez pas de défenseur ?
Vous vous défendrez donc vous-même ?
Prenez garde. C’est un mauvais Système.
On vous donnera un avocat d’office, et
votre affaire sera dans le sac.
— Je le refuserai.
— Ah ! ben, par exemple 1 Vous tenez
dope beaucoup à être condamné ?...
Je tiens *à ne fias me défendre, parce
que je n’ai rien fait pour être accusé,
voua tout. ,
Le raisonnement était trop fort, trop
héroïque i>our entrer dans le cervelet carré
du guichetier. Il fit un geste de désespoir
Ses cinq cents francs de gratification lui
passaient sous le nez, s’envolant en une
fuïnée impalpable.
— Voyos ! voyons ! continua-t-il en sc
raccrochant à une dernière r branche, ’cè
l’est, pas possible ! Vous n'êtes pas àssz
innemi de vous-même pour refuser l'aide
de Me Grappier, l’un des avocats les plus...
les plus...-
Birot était tellement ému qu’il ne trou-
• vait pas d’épithète à la taille de Me Grap-
pier.
Jacques comprit, et il sourit tristement.
— Mon ami, lui dit-il, combien ce M.,
Grappier vous a-t-il promis pour votre
commission ?
— Mais, monsieur, je vous jure...
— Ne jurez pas, ne mentez pas. Cet avo-
cat tient à plaider pour moi, parce que
malbeiireusemejit l’affaire dans laquelle je
me trouve impliqué aura un grand reten-
tissement. 11 espère se faire un nom glo-
rieux en cas d’acquittement, connu tout
au moins si je suis condamné. Est-ce bien
cela ?
“•Dame ! monsieur, fit le pauvre hère
tout déconfit. •. , >
— Bien i Vous êtes franc. Achevez. Com-
bien vous a-t-ii promis si j!acceptais votre
proposition ? •
— Cinq centsf francs, inonsieur.. ,
— Eh bien ! mon garçon, comme je ne
yeux r-en voqs faire perdre, et qu’après
tout je 11e puis que vous savoir gré de
votre tentative et de votre démarche la
première lois qu’un de mes amis obtien-
dra la permission de me voir, de me par-
lei, je ie prierai de vous remettre cette
somme de ma part.
-- Monsieur ! monsieur ! s’écria le Gui-
chetier dans l’effusion de sa recannaisan-
ce... Je su s sûr que vous êtes innocent !
~ Lt n,0:' aussi ! Maintenant, faites ce
î" .vo"» h faire ici et Imsse'Üriol
.1 ni besoin de repos et de solitude
Birot fd le lif Mu prisonnier, et se retire
.silmeieAisement. res;Joctant la c’onsWe
que êeiûuci vénâit.dt luiidonner.*
1 1
. t ♦ * »
t
Inutile d’ajouter qu’à partir de ce mo
ment, Birot tenta, tout ce qui lui était pots
sible pour adoucir la captivité de Jacques
Je Grandprey.
A force de prières il était parvenu à lui
fare accepter ou commander un ordinaire
.moins grossier que celui de Mazas.
Malgré toutes les prévenances de jBirot
la première visite faite à Jacques ne fut
pas favorable à son guichetier. , ,
Un jour, celui-ci, .. tout allègre, entra
dans la cellule du prisonnier. (
— Monsieur ! monsieur 1 s’écria-t-il tout
joyeux... C’est une visite pour vous !
j. — VTne visite 1 cela peut-il être
Un avocat !... Et un fameux^ cehiir
là I ,, I’, .V. vYÎ-,',;. •
>(En voilà un qui peut se vantes d’avoir
rendu des assassins À la.société.... Oh I ac-
ceptez-le, dites ! acceptez-le !... - !r ■; *
— Mais qui donc ? , ,
— M8 Ramelin ! «on,
Pour arriver ?jusqu’au prisonnier, qui se
trouvait momentanément au secret, i»iji
avait fallu à M® Ramelin la croix et la
b^anniène. T * :t
Il y était parvenu qependant, en faisant
ouer de hautes influences et. en se' pré#
sentant comme le futur défenseur de l’ac-
cusé.
Il obtint line permission de communi-
quer avec lui dans sa cellule ; les commu-
nications ordinaires du commun des inar- 1
tyrs, y compris les parents, avec les pri-
sonnifers étant une souffrance pour le
visiteur aussi bien que pour le yisité.
Et c’est bien naturel, étant‘donné l’en-
droit où ont lieii eos tristes entrevues.
Qu'on .'Ï*! figure une cellule de doux mè-’
1res i'carijést' «Wms laquelle ,on installe le
visiteur. . :
* . ■ < i. ♦
Devant lui une grille. Cinquante centi
■ mètres entre la grille du visiteur et une
s grille derrière laquelle apparaît le visité,
Et l’on comprendra le supplice inflige â
i l’un et à l’autre de ces deux malheureux.
! j1 Tel a’étaitpa s le cas de M® Ramelin qui
.fcràco à son laissez-passer se vit en me
, surejde communiquer à toute heure de le
journée avec Jacques de Grandpfey. (
Conuno nous l’avons dît plus haut, tout
ne fut pas rose, néanmoins, pour lui,* à
i sa première visite. Le prisonnier refusa
de le recevoir. . ; . ,, .
Jacquesise doutait du motif de sa venue
,e(; se sentant trop faible pour résister aux
Attaques de celui qui était à la fois son
twis -vieil ami et l’oncle bien-aimé ’de sa
fianfcée;ril préféra se priver du,bonheur de
lui serrer la main.
li Mate tl avait affairé ‘4 forte partie». M®
Ramelinr n’était pas homme à se rebutei
Ipotfr Ai péti. ■ - » » . 1 ,
Il écrivit un mot sur sa carte et la fit
IjtehiT par ^Birot à Jacques. * ]
Ces mots étaient tout simplement :
ü « MadSelbine est malade. » 1 > »é
Jacqués donna l’ordre au guichetier
jjd’lmtrodt>ife l’oncle‘de Madeleiné.' '
Ce fut à la fois un triste et doux moment I
pour les deitx hommes, que le moment où I
Ils se jetèrenV dans les bras l’un de l’au-l
tre. . *
— Jacques ! mon pauvre Jacques il
s’écria M8 Ramelin en voyant le ravage!
que ces quarante-huit heures d’emprison-|
hement avaient ; causées dans les traits |
amaigris du jeune homme.
Mon. cher monsieur Ramelin ! il
— Dis ton père !... comme tu m’as ap-|
ÿejé, dans cette 'journée fatale où l’on est|
venu t’dflrêter Chez moi l j
1 j * k ' - « «.IC - ■ ’ »
J
I Le vieillard 1, pour la première fois de
I sa vie, tutoyait Jacques de Grandprey.
■ Jacques s’en aperçut et il en fut heureux.
I C’était b«en une preuve que son futur
I défenseur ne le croyait pas coupable.
I — Tu ne. voulais pas d’avocat, pas de
I défenseur ; est-ce vrai, \ioii enfant ?
r — C’est vrai ; quoicpie* innocent, quoique
Jîisûr et fort de mon innocence, jé crois "ma
I défense im[>ossible et nia cause perdue,
r -r- j,IL faudra, voir ! grommela le Vieux
I praticien. Toujours est-il que si la défense
I .n’est pas imposs’ble, je la crois au moins
I d’une difficulté rare.
I — Et vous vous en chargez ?
— Si je m’en charge ! de toutes mes for-
I ces et de tout mon coeur ! "Si nous tom-
I boue, nous tomberons ensemble ! Si nous
I remportone^è jiaurai -vuincu pour nous
I trok ! v ; .»**,.
|. — Pauvre Madeleine ! fit Jacques, ou-
I bîiant ses malhéur's et sà captivité pour
ne songer qu’aux souffrances de sa fian-
cée; Je suis donc la cttusè de. ses piques, de
sa maladif !
' — Ses pleiirs, noùs reviendrons tous les
deux à Sèvres pour les sécher ; son indis-
1 positioni qui» toent aux-nerf», >nou» avons,
un excellent médecin qui ,s’en charge et
qui en répond Je suis sûr que ce soir mê-
me, en apprenant que je t’ai vu, que je
t’aii embrassé, que je t’ai serré sur mon
coeur, elle sera à moitié guérie. Que je ga-
gne ton procès, que je sauve ton honneur
ta vie, elle le sera tout à fait,
î — Vous voulez me donner un espoir qu’il
m’est impossible de partager.
« — Ce n’est pas un espoir que je te donne,
dit le grand avocat^ r’est une certitude.
Jacques secoua douloureusement la tê-
r - • - •
M® Ramelin répéta avec force ;
— Une certitude... mais il faut m’aider !
— Vous aider ? Comment !
— Il faut reprendre les choses par le
menu, tout 111e dire,* ne 'rièn me cacher
comme a un confesseur, et, quand tu coin-,
paraîtras devant les juges, ne répondre
que ce que je te dirai d'avance de répoti-
;dre. tï ; -, ; ”• 4
— C’est cela, fit amèrement Jacques def
iGi'aùdprey; vous -voulez^ fairé de«moi uri
acteur, ün comédien, un pantin dont vous
rcmùcfez les fils et que vous sauverez,
grâce à votre éloquence incontestable et à
votre honorabilité incontestée. Cwraneùt
voulez-vous que j’accepte cette honte ?
Comment lè voulez-vous ?
Je le veux comme je te le demande,
répliqua chaleureusement le vieillard, du
fond de mon coeur.
(A suivre)
COMMÙNE* d’A'NÎ)(5lNS‘ ' * *
' Canton de Morlaàs, (B.-P.)
LOOATrON aux enchères publi-
ques ,fixée le 17 août lot. 4
i 14 heures, à la Mairie d’An-
doins, d’une jolie maison d’é-
cole désaffectée, située au cen- ,
tro du village, comprenant 5
pièces, 2 cours et 1 jardin.
Mise à prix........ 200 fr.
Pour tous renseignement», '
s’adresser à M. ’Jalmee, Maire
d’Andoins. ' y
Pau, lmp. GARET-HARIRTOY
* . Lo Gérapt ; p. MÎNGENETTÇ
' 1 ( / k + ■-’ ?
f ' , O
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 98.65%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 98.65%.
- Collections numériques similaires France France /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "France" or dc.contributor adj "France")Les Monuments historiques de la France : bulletin des diverses sections de la Commission des monuments historiques et de la Commission supérieure des monuments naturels et des sites /ark:/12148/bd6t5377978f.highres Annales de la Société des architectes de l'Est et Annuaire du bâtiment : Ardennes, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Vosges /ark:/12148/bd6t543240573.highres
- Auteurs similaires France France /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "France" or dc.contributor adj "France")Les Monuments historiques de la France : bulletin des diverses sections de la Commission des monuments historiques et de la Commission supérieure des monuments naturels et des sites /ark:/12148/bd6t5377978f.highres Annales de la Société des architectes de l'Est et Annuaire du bâtiment : Ardennes, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Vosges /ark:/12148/bd6t543240573.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 4/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k5278064t/f4.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k5278064t/f4.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k5278064t/f4.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k5278064t/f4.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k5278064t
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k5278064t
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k5278064t/f4.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest