Informations détaillées

Titre : 
Augustinus Hipponensis, De Doctrina christiana.

Date d'édition : 
IXe s. (première moitié)

Type : 
manuscrit

Langue : 
Latin

Format : 
Abbaye de Saint-Martin de Tours. - Minuscule caroline de module variable selon les mains; très peu d'abréviations et de ligatures; cinq mains, selon Rand (1929), p. 124: main A: très semblable à Theodegrimus du ms. Vatican, B. A. V., Reg. lat. 762 (Rand n° 16); main B: similaire à une main du Paris, BnF, latin 5726 (Rand n° 14); main C: semblable à celle d'Aldo du ms. du Vatican (Rand n° 16); main E: similaire à la main B du ms. de Boulogne, Bibliothèque municipale 51 (55) (Rand n° 65). Titres en capitales rustiques rubriquées. - Sans décoration à l'exception d'une initiale au f. 67v tracée à l'encre brune et rouge et ornée d'une petite palmette. - Parch. - 137 ff. à longues lignes. - 260 x 185 mm (just. 200 x 125 mm). - Reliure refaite en ais de bois avec dos de cuir brun "à l'italienne" (commandée par Libri, voir Delisle, 1888, p. xvii-xviii). - Estampille de la Bibliothèque nationale (à partir du 1er mars 1850), modèle identique à Josserand-Bruno, p. 287, n° 29 (avec la mention 'manuscrit')

Description : 
Appartient à l'ensemble documentaire : RegiaCarol

Description : 
Le ms. a été attentivement étudié et corrigé par un glossateur contemporain qui utilise un monograme 'nota' assez semblable a celui qui se trouve dans d'autres mss., notament des copies de la grammaire de Priscien (Paris, BnF, latin 7496, 7503 et 7506), ainsi que les notes: 'D.M.' (dignum memoriae); Q. (quaerere) et R. (require); voir aussi les mss. latins 5724, 7496, 7501, 7503 etc.f. 1-136r. AUGUSTINUS HIPPONENSIS, De doctrina christiana: « Sancti Augustini de doctrina christiana libri IIII. eiusdem retractationum lib. II. Sunt praecepta quaedam tractandarum ... potui facultate disserui. Explicit de doctrina christiana liber quartus » (éd. CC SL 32, J. Martin, 1962, p. 1-167 (sigle B, voir son étude dans Traditio 18, 1962, p. 69-87; voir CSEL 80 G. Green, 1963, intro. p. xxi-xxix, ms. de sigle T).f. 136r. fin de l'explicit, suivi d'essais de plume, dont deux versets en grec du Psaume 80 (voir la transcription de Delisle p. 23) et des chants notés.f. 136v. POSSIDIUS, In vita Beati Augustini (quatre extraits): « Possidius in vita Beati Augustini. scio non solum ipse verum ... cum illo in via », copié en grande partie en notes tironiennes (éd. Chatelain 1900, p. 213-214; pl. III) ; au f. 136v, des versets de l'office de sainte Agathe ont été ajoutés et notés en neumes ; enfin, une main du XIIe s. a écrit: « Ego sum Ricaudo bono et obtimo; meliorentur et nos depeiorentur » (... non pej- Delisle). f. 137r. PS.-METHODIUS PATARENSIS, Sermo De fine mundi: « Amor est caritatis et adminiculum pacis ... quae fient ab eo », incluant la préface du traducteur latin, Petrus monachus (ainsi nommé dans le ms. Paris, BnF, lat. 13348, f. 93v) identifié à Pierre d'Auxerre dans Histoire littéraire de la France, XVI, p. 562); (éd. Sakur E., Sibyllinische Texte & Forschungen... Halle 1898 p. 59-96; Laureys et Verhelst 1988; Stegmüller et Reinhardt, Repertorium Biblicum Medii Aevi, Matriti, 1950-1980, n° 5580); copié en grande partie en notes tironiennes (éd. Legendre 1907, p. 45-47). Le f. 137v est très endommagé.

Description : 
Ce ms. a été copié selon Rand, à Saint-Martin de Tours durant l'abbatiat d'Alcuin (796-802) ou bien peu de temps après. Selon B. Bischoff (datation rapportée par Green, 1963, p. xxi), il aurait été copié entre 825 et 850 (voir aussi Mostert, 1989, p. 239, BF 1243). Delisle a démontré (Notices et extraits... vol. 31.1, p. 207) que la notice du ms. 74 de St-Martin de Tours (Montfaucon II, p. 1337) correspond à ce ms., bien que celle-ci mentionne « in capite codicis huius est quaedam conventio Walterii cantoris cum Berengerio, eius nepote, coram capitulo S. Martini Turonensis facta », Delisle a conclu que cette charte copiée sur le folio de garde à l'origne aurait été découpée par Libri (1803-1869) entre les mains duquel ce ms. est passé. Au f. 136, Libri a fait ajouter un faux ex-libris: « monsterii (sic) s. Zenonis maioris Veronae », toujours selon Delisle, pour masquer la disparition de la charte du début de volume (voir Delisle 1888, p. xv n. 2 et p. 279 pour la liste des autres mss. portant ce même faux ex-libris, reproduit pl. VI, n° 6 ). Les mss. dérobés par Libri dans les bibliothèques publiques de France furent vendus en 1847 au comte d'Ashburnham (décédé en 1878). Après la mise en accusation et la condamnation de Libri entre 1848 et 1850, la Bibliothèque nationale, grâce aux efforts de L. Delisle, fut en mesure de racheter une partie des mss. du fond Libri en 1888. C'est à ce moment-là que le ms. y est entré.

Droits : 
domaine public

Identifiant : 
ark:/12148/btv1b84789989

Source : 
NAL 1595

Provenance : 
Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 
16/07/2012


Aide à la consultation

Pictogrammes utilisés