Informations détaillées

Titre : 
Très belles Heures de Notre-Dame .

Date d'édition : 
1375-1400

Date d'édition : 
XV

Date d'édition : 
1400-1425

Type : 
manuscrit

Langue : 
Latin

Format : 
Paris (1378-1380); Bourges? (1400-1405). - Ecriture gothique. Deux mains principales : A (p. 2-154), B (p. 155-239, C (p. 82 : addition postérieure au début des Sept psaumes). - Décoration : Le manuscrit est un fragment d'un livre d'heures dont il existait deux autres parties. L'une, conservée à Turin, a disparu lors de l'incendie de la bibliothèque de la ville en 1904 (ancien ms. K. IV. 29) ; l'autre, qui appartenait à la collection Trivulce de Milan, se trouve actuellement à Turin (Museo Civico, ms. 47) : Paul Durrieu, Revue archéologique, 1910, t. II, p. 30-51 et 246-279. Nous sont parvenus cinq feuillets de l'ancien manuscrit de Turin : quatre d'entre eux ont été remis au Musée du Louvre en 1896 (RF 2022-2024) ; le cinquième appartient au Getty Center (ms. 67). La décoration des Très Belles Heures était loin d'être achevée lorsque le volume devint la propriété de Robinet d'Estampes. La partie parisienne du manuscrit comprenait à l'origine 31 pages à peintures, dont 25 subsistent aujourd'hui. Les historiens de l’art ne s'accordent pas sur les différentes campagnes de la décoration du manuscrit de Paris. Millard Meiss pour qui le calendrier serait une addition du duc de Berry, a fixé le début de l’exécution des Très belles Heures vers 1380 (op. cit., p. 110). Pour Eberhardt König, qui se réfère aux évènements commémorés par le calendrier, original selon lui, l’illustration du volume n’a pu être commencée avant le décès de Jeanne d’Armagnac, épouse de Jean de Berry (avril 1404). Le cycle iconographique d’un autre livre d’Heures du duc, actuel ms. BnF, Latin 919 (Grandes Heures du duc de Berry), qui reflète l’influence des Très belles Heures, se trouvant achevé en 1409, le volume lui est antérieur. Parmi les artistes qui ont contribué à la décoration du ms. NAL 3093, se distingue en premier lieu le Maître du Parement de Narbonne , attesté depuis 1375. Il a parfois été identifié au peintre Jean d'Orléans, actif entre 1361 et 1407. On reconnaît la main de l'artiste dans les huit peintures des Heures de la Vierge, dans celles de l'Office des morts et des oraisons de la Passion (p. 104-255) : cf. König, 1992, p. 217-237. Certaines corrections et pentimenti sont vraisemblablement l’œuvre d’assistants du même atelier. Interrompue pour une raison ignorée (la mort de l'artiste?), l'illustration a été en partie complétée avant 1409 par deux enlumineurs. Le premier que l’on désigne sous le nom de Maître de saint Jean-Baptiste a achevé les peintures des Heures de la Passion aux p. 203, 209, 216 : cf. König, ibid., p. 238-240. Le second a été identifié avec le Maître du Saint-Esprit (peut-être Henri Belle chose selon König, ibid., p. 238). On retrouve sa main dans les peintures de l’Office du Saint-Esprit (p. 162-180). Les deux dernières illustrations ont été ajoutées postérieurement par les frèresPaul de Limbourg et Jean de Limbourg(p. 225 et 240), avant 1412 pour Meiss, entre 1412 et 1416 pour König (ibid., p. 214). Légende des peintures : cf. Boespflug et König, 1998, et la base : http://www.mandragore.bnf.fr- Heures de la Vierge : décoration attribuée au Maître du parement de Narbonne : P. 2 (Matines) : Annonciation ; bordure gauche: Marguerite de Beauvillier, accompagnée de son blason ; initiale historiée : histoire de Marie, confiée dans sa jeunesse au Temple où elle filait étoffes et passements liturgiques ; bas-de-page : fiançailles de Joseph et de Marie. – P. 28 (Laudes) : Visitation ; initiale historiée : jeune femme et vieillard (Marie et Joseph ?) ; bas-de-page : l’ange dissipant les soupçons de Joseph, Joseph et Marie se rendant au recensement à Jérusalem. – P. 42 (Prime) : Nativité ; initiale historiée et bas-de-page : annonce aux bergers. – P. 50 (Tierce) : Adoration des mages ; initiale historiée : songe des mages, l’ange les dissuadant de retourner auprès d’Hérode ; bas-de-page : visite à Hérode. – P. 56 (Sexte): présentation de l’enfant Jésus au temple ; initiale historiée : l’ange avertissant Joseph de fuir ; bas-de-page : miracle du blé cachant la fuite de la sainte famille et fuite en Égypte. – P. 62 (None de la Vierge) : Jésus parmi les docteurs ; initiale historiée : Hérode ordonnant le massacre des Innocents ; bas-de-page : massacre des Innocents. – P. 68 (Vêpres) : Noces de Cana ; initiale historiée et bas-de-page : multiplication des pains. – P. 70 (Complies) : Couronnement de la Vierge ; initiale historiée : Assomption ; bas-de-page : dormition de la Vierge. - Psaumes de la Pénitence : page frontispice manquant entre les p. 82 et 83. - Office des morts : peinture à la p. 104 (Vêpres des morts) attribuée au Maître du parement de Narbonne : funérailles à l’église, avec représentation des armes de Jean de Berry dans les blasons du baldaquin ; initiale historiée : deux hommes nu-tête, revêtus de manteaux à capuche, lisant (l’office des morts ?) ; bas-de-page : cortège funèbre. - Prières de la Passion : page frontispice (p. 155) attribuée au Maître du parement de Narbonne : Christ de Pitié ; initiale historiée : image de Marguerite de Beauvillier ; bas-de-page : devant Jean-Baptiste, le Christ libère Adam et Ève tandis que les réprouvés restent dans les cavernes de l’enfer. - Office du Saint-Esprit : décoration attribuée au Maître du Saint-Esprit, peinture de la p. 162 achevée par un peintre du groupe de saint Jean-Baptiste. P. 162 (Matines) : baptême du Christ ; initiale historiée : Marie trônant, avec la colombe du Saint-Esprit ; bas-de-page : procession baptismale. – P. 166 (Laudes) : descente de l’Esprit saint ; initiale historiée : Marie trônant, avec la colombe du Saint-Esprit ; bas-de-page : Sacrement du Baptême. – P. 169 (Prime) : résurrection des morts ; initiale historiée : Marie trônant, avec la colombe du Saint-Esprit ; bas-de-page : Sacrement de la Confirmation. – P. 173 (None) : prière à l’Esprit saint ; initiale historiée : Marie trônant, avec la colombe du Saint-Esprit ; bas-de-page : Sacrement de l’Eucharistie. – P. 176 (Vêpres) : le blasphémateur et les justes ? : illustration du Ps. 112, 1 du Veni creator ou de la Lettre aux Corinthiens, 1 Co 6, 11 ? ; initiale historiée : Marie trônant, avec la colombe du Saint-Esprit ; bas-de-page : Sacrement du Mariage. – P. 178 (Complies) : dispersion des apôtres ; initiale historiée : Marie trônant, avec la colombe du Saint-Esprit ; bas-de-page : Sacrement de l’Extrême-Onction. - Heures de la Passion : décoration attribuée au Maître du parement de Narbonne ; peintures des p. 203, 209, 216, achevées par le groupe de saint Jean-Baptiste. P. 181 (Matines) : arrestation de Jésus ; initiale historiée : le Christ priant et les apôtres endormis dans le jardin de Gethsemani ; bas-de-page : trahison de Judas. – P. 189 (Laudes) : comparution du Christ devant Caïphe ; initiale historiée : Jésus frappé ; bas-de-page : Jésus devant un grand prêtre. – P. 194 (Prime) : le Christ devant Pilate ; initiale historiée : Pierre repoussant une servante ; bas-de-page : remords de Judas (Judas rapportant les pièces d’argent, pendaison de Judas) ; p. 197 (Tierce) : flagellation du Christ ; initiale historiée : comparution de Jésus devant un juge (Pilate ?); bas-de-page : comparution de Jésus devant un personnage couronné non identifié, sans doute Pilate dont la figure aurait été confondue avec celle d’Hérode. – P. 203 (Sexte) : le Portement de croix ; initiale historiée : Pilate se lavant les mains ; bas-de-page : Pilate présentant devant la porte de son palais le Christ portant les attributs de l’ecce Homo (bâton bourgeonnant, couronne d’épines, manteau de pourpre). – P. 209 (None) : Crucifixion ; initiale historiée : la tunique du Christ jouée aux dés ; bas-de-page : crucifiement. – P. 216 (Vêpres) : descente de la croix ; initiale historiée : Joseph d’Arimathie et Nicodème demandant la dépouille du Christ à Pilate ; bas-de-page : Pieta. Manque la peinture annonçant les Complies. - Oratio ad Christum et ad Virginem Mariam (p. 225) : peinture attribuée à un des frères Limbourg : Trône de grâce figurant Dieu le Père tenant le Crucifié, avec entre eux la colombe du Saint-Esprit ; initiale historiée : création d’Ève ; bas-de-page: trois étapes de la Création : terre, firmament, oiseaux. - Prière au chœur des anges (p. 240) : peinture attribuée à un des frères de Limbourg : trois chœurs d’anges encadrant Dieu le Père apparaissant avec le globe et sa tiare à quatre personnages agenouillés ; initiale historiée : saint Jérôme lisant dans le désert ; bordure inférieure : un ermite confessant (saint Antoine ?), saint Antoine bénissant un centaure. Voir les images et les légendes des 25 peintures dans M.Meiss, French Painting in the time of Jean de Berry. the Late fourteenth Century and the Patronage of the Duke, Londres-New York, 1967, p. 337-340 et sur la base de la BnF: http://www.mandragore.bnf.fr

Format : 
Parchemin. - 126 f. à longues lignes (12 + 240 p.), précédés et suivis de deux gardes de papier moderne ; contregardes de papier marbré. - 285 x 205 mm (justification : 165 x 110 mm). - Neuf quaternions suivant le calendrier (ternion) constituent la première partie du volume comprenant l’Office de la vierge, les Psaumes de la Pénitence et Litanies et l’Office des morts (p. I-153). Les cahiers suivants comportent de nombreuses lacunes, des feuillets coupés, d’autres montés sur onglet. La coupure du manuscrit s’est faite en plein cours du texte : un rapprochement avec les Petites Heures du duc de Berry conservées à la BnF dans le fonds latin 18014 atteste que la page s’achève par une prière aux anges, suivie vraisemblablement d’une prière à Jean-Baptiste emportée dans le second volume. Réclames jusqu’au f. 141. – Pagination moderne.Six feuillets comportant des miniatures manquent : f. entre les p. 82 et 83 (début des Sept Psaumes de la Pénitence, recto du f. vide, verso portant la miniature) ; entre les p. 170 et 171 pour Tierce et début de Sexte des Heures du Saint Esprit ; au début des Complies des Heures de la Passion ; entre les p. 232 et 233 : page initiale d’une prière à Dieu le Père ; entre les p. 238 et 239 : page initiale d’une prière à la Vierge : cf. Paul Durrieu, art. cit., p. 103-108 (« Restitution intégrale des Très belles Heures de Notre Dame… ». Cinq miniatures ont été retrouvées et données au Musée du Louvre en 1896 par Julien Maciet : cf. Paul Durrieu, Heures de Turin, pl. XXXIV, XXXV, XLII, XLIV, XXVIII. Mise en page et mise en texte : Chaque division principale s’ouvre par une page frontispice composée de trois registres. La peinture principale, haute de seize lignes, est inscrite dans un cadre de 130 à 140 mm x 100 à 120 mm. Elle est suivie par quatre lignes de texte, introduit par une initiale historiée (4 l.). La bordure inférieure s’orne d’une peinture en forme de frise. Ces trois éléments sont englobés dans l’encadrement marginal richement orné de vignettes et de représentations d’anges, d’oiseaux et d’une dame en prières (famille de Beauvillier) : cf. Boesplug et König, 1998, p. 9-10. Deux modules pour le texte et les répons, antiennes, invitatoires. Rubriques annonçant les divisions du texte au cours des offices. Lettres filigranées (2 l.) introduisant les psaumes, les lectures, les capitules et les oraisons. Lettre filigranées (1 l.) introduisant les versets des psaumes. - Réglure à l’encre brune. - Reliure de maroquin rouge aux armes du marquis de Plessis-Châtillon sur les plats. Dorure à la dentelle de la première moitié du XVIIIe siècle. Au dos ente les nerfs : monogramme des Plessis-Châtillon (lettres "PC" entrelacées) surmontée d’une couronne. - Estampille aux f. I et p. 238 de la « BIBLIOTHÈQUE NATIONALE, MSS. »

Description : 
La composition du manuscrit de Paris est très proche de la première partie des Petites Heures du duc de Berry (actuel ms. BnF, Latin 18014), exception faite des "Enseignements en français" qui introduisent le ms. Latin 18014 du f. 8 au f. 20 et de la présence de l’Office des morts après les Litanies : f. 22-51 : Heures de la Vierge ; f. 53-63v : Psaumes de la Pénitence et Litanies ; f. 63v-66v : Oraisons de la Passion ; f. 67-75 : Heures du Saint-Esprit ; f. 76-97 : Heures de la Passion ; f. 97v-123 : prières diverses dont les quatre premières sont transcrites dans un ordre identique dans les Très belles Heures. Les propres des messes du fragment Trivulzio (Museo Civico de Turin), ne se retrouvent pas dans le Latin 18014, mais dans deux autres livres d’Heures exécutés aussi pour le duc : ses Belles Heures (New York, Cloister Museum, ms. Acc n° 54.1.1) et ses Très riches Heures (Chantilly). Le texte des Très Belles Heures apparaît donc comme une combinaison de plusieurs des livres d’Heures appartenant à Jean de Berry et leur est postérieur. Les Heures de Turin comportaient un calendrier (f. 1-12), une première suite de prières (f. 14-56), une seconde suite de prières (f. 57-91), la fin d’une oraison à la sainte Face (f. 92) : cf. Durrieu, Les Très belles Heures de Notre-Dame, du duc Jean de Berry, 1910. F. I-VI et P. 2-240. [Très belles Heures]. F. I-VIv. [Calendrier où sont inscrits les obits des rois et reines de France et les fêtes des saints parisiens]. 3 janvier : « Genovefe virginis » (commémorée aussi le 26 novembre, jour du Miracle des cierges : « Genovefe virginis de miraculo » (f. VI)). – 28 janvier : « Karoli magni imperatoris et regis Francorum annuale ». – 30 janvier : « Batildis regine ». – 30 janvier : « Obitus domine Johanne de Armegniaco, duchisse Biturie ». – 9 avril : « Obitus Johannis regis Francie anno LXIIIIo ». – 27 avril : « Obitus Philippi, ducis Burgundie ». – 10 juin : « Lauderici Parisiensis episcopi ». – 13 août : « Sancte Radegundis regine Francie festum annuale ». – 26 juillet : « Translatio sancti Marcelli Parisiensis episcopi » (commémoration le 3 novembre : « Marcelli Parisiensis episcopi et confessoris ». –19 août : « Ludovici Marcellie episcopi et confessoris annuale ». – 23 août : « Obitus Philippi de Valesio, rex Francorum, anno .I.o ». – 25 août : « Ludovici regis Francie annuale ». – 11 septembre : « Obitus domine duchisse Normannie ». – 16 septembre : « Obitus Karoli Quinti anno .IIIIo. regis Francorum ». – 20 septembre : « Obitus Ludovici regis Cecilie ». – 30 septembre : « Susceptio sanctarum reliquiarium ». – 13 novembre : « Gendulphi Parisiensis episcopi et confessoris ». – 12 décembre : « Obiit Johanna regina Francie, uxor regis Philippi de Valesio ». P. 2-82. [Heures de la Vierge]. P. 2-27. [Matines]. – P. 28-40. « Ad Laudes (rubr. p. 27) ». – P. 41-48. « Ci commence Prime (rubr. p. 40) ». – P. 50-54. « Ci commence Tierce (rubr. p. 48) ». – P. 56-60.« Ci commence Midi (rubr. p. 54) ». – P. 62-66. [None]. « Ci commence None (rubr. p. 60) ». – P. 68-75. « Ci commencent Vespres (rubr. p. 66) ». – P. 76-82. « Ci commence Complie (rubr.) p. 75 ». P. 82-103. [Sept psaumes de la Pénitence (PS. 6, 31, 37, 50, 101, 129, 142), suivis des Litanies ; manque le premier feuillet ; texte incomplet de la fin]. P. 82-95. « Ci commencent les .VII. pseaulmes (rubr.) ». P. 82 « Domine in furore tuo arguas me …-… sana me, Domine » (addition postérieure). P. 83. « Quoniam conturbata sunt ossa mea …-… quoniam ego servus tuus sum ». – P. 95-103. « Letania (rubr.) ». Le choix des saints des Litanies ne correspond pas au calendrier: le texte a été littéralement recopié sur le manuscrit des Grandes Heures du duc de Berry (BnF, Latin 919, f. 49v-52). Manquent les derniers mots de la prière finale des Litanies : « Qui vivis et regnas Deus per Cristum Dominum meum. Amen » (cf. König, Les Très belles Heures…, Kommentar, 1992, p. 173. P. 104-154). P. 104-154. [Office des morts ; dernier mot coupé]. P. 103. « Ci commencent Vegiles des mors (rubr.) ». « Ant. (rubr.) Placebo Domino …-… optaverunt piis supplicationibus consequantur. Qui vi[vis]». Les derniers mots de la prière finale manquent : « Qui vivis et regnas Deus per Cristum Dominum meum. Amen » (cf. ms. BnF, Latin 919, f. 122vb, l. 5). P. 155-161. [Oraisons de la Passion]. P. 155. « Ci commencent oroisons de la Passion Nostre Seigneur Jhesu Crist (rubr.) ». P. 155-156. « A matines (rubr.) ». « Ave clementissime Domine Jhesu Criste, fili Dei vivi …-… merear in celum duci ab angelis celestibus. Amen ». – P. 156-157. « A Prime (rubr.) ». « Ave clementissime Domine Jhesu Criste, fili Dei vivi …-… cum Deo patre et Spiritu sancto. Amen ». – P. 157-158. « A Tierce (rubr.) ». « Ave clementissime Domine Jhesu Criste, fili Dei vivi …-… et digne laudare cum Deo patre et Spiritu sancto. Amen ». – P. 158-159. « A Medi oroison (rubr.) ». « Ave clementissime Domine Jhesu Criste, fili Dei vivi …-… Qui vivis et regnas cum Deo patre et Spiritu sancto. Amen ». – P. 159-160. « A Nonne oroison (rubr.) ». « Ave clementissime Domine Jhesu Criste, fili Dei vivi …-… Qui vivis et regnas cum Deo patre et Spiritu sancto. Amen ». – P. 160. « A Vespres oroison (rubr.) ». « Ave clementissime Domine Jhesu Criste, fili Dei vivi …-… digne laudare cum Deo patre et Spiritu sancto. Amen ». – P. 160-161. « A Complie oroison (rubr.) ». «Ave clementissime Domine Jhesu Criste, fili Dei vivi …-… et digne laudare cum Deo patre et Spiritu sancto. Amen ». Ces Oraisons, que l’on rencontre rarement selon Koenig (op. cit., 1992, p. 173) figurent dans les Petites Heures (BnF, Latin 18014, f. 63v-66). P. 162-180. [Office du Saint-Esprit]. P. 162-166. [Matines]. – P. 166-168. « Ad Laudes (rubr. p. 166) ». – P. 169-170. « A Prime (rubr. p. 168) ». – P. 171-172. « A Tierce (rubr. p. 170) ». – P. 173-175. « A Nonne (rubr. p. 172) ». – P. 176-177. « A Vespres (rubr. p. 177) ». – P. 178-180. « A Complie (rubr. p. 177) ». L’office qui contient psaumes et textes bibliques désignés sous le nom d’hymnes est inaccoutumé. Le texte comporte une lacune entre les pages 170 et 171 pour Tierce et Sexte : [« Deus, in adjutorium meum …-… Domine ad juvandum me festina. Gloria Patri » : cf. ms. BnF, Latin 18014, f. 71, l. 1-f. 72, l. 13]. P. 181-224. [Heures de la Passion, suivies d’Hymnes à la Vierge]. P. 181-222. [Heures de la Passion]. P. 180. « Ci aprés commencent les Heures de la Passion Nostre Seigneur Jhesu Crist (rubr.) ». P. 181-188. [Matines]. – P. 189-193. « Ad Laudes (rubr. p. 188) ». – P. 194-196. « A prime (rubr. p. 193) ». – P. 197-202. « A Tierce (rubr. p. 196) ». – P. 203-209. « A Medi (rubr. p. 202) ». – P. 209-215. « A Nonne (rubr.) ». – P. 216-218 . « A Vespres (rubr. p. 215) ». P. 218. « … noz ad pacem, Domine, veracem Jhesu corona virginum » (cf. Latin 18014, f. 93v, l. 15-16). – P. 219-222. [Complies, incomplet du début]. P. 219. « … Domine, ad adjuvandum me festina » (cf. ms. Bnf, Latin 18014, f. 94v, 2e l. avant la fin du folio). P. 222-224. [Hymnes à la Vierge affectées à chaque jour de la semaine]. P. 222. « Au dyemenche (rubr.) ». « Alma redemptoris mater … ». – P. 222. « Au lundi (rubr.) ». « Ave regina celorum… ». – P. 222. « Au mardi (rubr.) ». « Beata Dei genitrix Maria… ». – P. 223. « Au mecredi (rubr.) ». « Vidi speciosam sicut columbam…. ». – P. 223. « Au jeudi (rubr.) ». « Tota pulcra es amica mea… ». – P. 223. « Au vendredi (rubr.) ». « Anima mea liquefacta est… ». – P. 224. « Au samedi. Antienne (rubr.) ». « Salve regina, [mater] misericordie …. ». Lacune entre les f. 218 et 219. Texte des Vêpres incomplet de la fin : [« In flagellis potum fellis bibisti amarissime …-…Benedicamus Domino. Deo gracias »] : cf. ms. BnF, Latin 18014, f. 93v, l.17 -f. 94, dernière ligne]. Texte des Complies incomplet du début : [« Converte nos, Deus, salutaris noster …-…Deus, ad ajutorium meum intende »: cf. ms. BnF, Latin 18014, f. 94v, l. 4].Le texte des Hymnes à la Vierge est identique à celui du ms. Latin 18014. Copié de la même main que le reste du ms, il confirme l’hypothèse que les Très Belles Heures sont postérieures, aux Petites Heures : cf. Avril, Les Petites Heures de Jean duc de Berry…, 1989, Introduction, p. 73. P. 225-240. [Oraisons et suffrages des saints en latin; partie inachevée ; lacune entre les f. 232 et 233, 238-239]. P. 225-232. [Oratio ad Christum et ad Virginem Mariam, en vers latins divisés en strophes]. « Summe summi tu patris unice / Mundi faber et rector fabrice …-… In eternum / Benedictus sit pater luminum ». – P. 233-238. [Oratio ad Deum Patrem, incomplet du début et de la fin]. « … [ineffabi]lis et incomprehensibilis …-… Et cum ignorem quid agere debeam nisi…] ». – P. 239. [Oratio ad Virginem Mariam, incomplet du début]. « … maris virga Jessé …-… dignetur preces meas apud tuam celsitudinem promovere ». – P. 240. [Prière au chœur des anges]. « Omnes beatorum spirituum ordines …-… et in omni periculo tueantur. Amen ». Le texte de la prière au Christ et à la Vierge s’interrompt à la page 232 au milieu d’une strophe en l’honneur du Christ. Manque une strophe en l’honneur de la Vierge et une prière en prose : [« Benedicta sit Virgo virginum …-… Siciatque fontem dulcedinum. / In eternum. Amen ». « Sancta Maria mundi …-… Ora pro nobis ad Dominum. Amen » : cf. ms. Latin 18014, f. 100, l. 5-12]. La prière à Dieu qui commence à la p. 233 est incomplète du début et de la fin. Manquent les premières lignes du texte : [« Deus pater omnipotens rex eterne glorie …-… Qui solus summus ineffabi]lis » : cf. ms. Latin 18014, f.100v, l. 1-8. Manquent les dernières lignes : « nisi [in hora mortis mee oculos meos ad te dirigavi …-… usque ad exitum meum perseverenciam consummatam. Amen »] : cf. ms. Latin 18014, f. 103, l. 21-f. 103v, l. 5. Le texte de la dernière prière à la Vierge (p. 239) est incomplet du début. Manquent les premières lignes : [« Virgo Maria, mater Dei, nobile Trinitatis …-… humilis ancilla Domini, stella] maris » : cf. Latin 18014, f. 103v, l. 6-103v, l. 16. La prière au chœur des anges figure au f. 104 des Petites Heures. Elle est suivie de la prière à saint Jean-Baptiste.

Description : 
Pour Eleanor P. Spencer, les Très Belles Heures de Notre-Dame étaient primitivement destinées à Charles V, non seulement à cause de la prière pour le roi de France qu'elles contenaient, mais aussi parce que le troisième mage dans la peinture de l'Adoration des mages semble représenter le roi lui-même, dans un habit d'astrologue, de maître d'université : cf. Scriptorium, 1969, p. 145-149. François Avril suggère que le manuscrit n'aurait pas été mentionné dans les inventaires de la Librairie du Louvre, parce que son exécution n'était pas achevée en 1380. Le volume aurait pu aussi avoir été commandé à titre de présent pour le roi (F. Avril, La Librairie de Charles V, p. 100-101, cat. 175). Le calendrier indique cependant au nombre des obits la date anniversaire de la mort de Louis d'Estampes (1400) et de Philippe de Bourgogne (1404), et pour Paul Durrieu comme pour Eberhardt König, le premier possesseur en fut Jean de Berry. Le manuscrit est cité pour la première fois dans l'inventaire de la librairie de Jean de Berry en 1413 : « Item unes tres belles Heures de Nostre Dame, escriptes de grosse lettre de fourme, declairées ou .IIc .XLIII.e fueillet du livre desdiz comptes precedens, est deschargié et acquictié ledit Robinet d'Estampes desdictes Heures, sanz la pipe d'icelles, pour les causes contenues en la correction faicte sur la partie desdictes Heures; pour ce icy seulement une pipe faicte d'un fermail d'or, garnie d'un fin balay ou milieu, pesant XX caraz, et .IIII. perles fines roondes entour, pesant chascune un caraz; lequel fermail mondit seigneur retint pour mectre esdictes Heures de pluseurs joyaulx et autres choses que Barthelemy Rust, marchant, demourant a Paris, lui vendi et delivra, tant pour la feste et joustes faictes a Bourges le .XXI. et le .XXII.e jour d'avril l'an mil .CCCC. et cinq apres Pasques, que autrement ; et cousta la somme de .III.c .XXXVII. frans .X. sous t. » (Guiffrey, Inventaires..., I, p. 243, n° 931). Dans le calendrier sont évoqués les membres de la famille ducale : Jeanne d’Armagnac, (d. 1388) dont l’anniversaire de la mort est signalé le 30 janvier ; Louis d’Évreux, comte d’Étampes qui mourut en 1400 dans l’hôtel de Nesles. Sont commémorés des saints de Paris, de Bourges et de Poitiers. Les montants du baldaquin de la cérémonie funèbre sont ornés de blasons aux armes du duc. Un portrait de Jean de Berry agenouillé au pied de la Vierge à l’enfant figurait dans l’ancien ms. de Turin, f. 78v (cf. König, 1992, fig. 11, p. 118). Le manuscrit fut offert par Jean de Berry à son garde des joyaux Robinet d'Estampes en 1412, peut-être à l'occasion du jour de l'an, en échange d'un Missel-livre d'Heures, sans la pipe faite du fermail d’or acheté à Barthélémy Rust, marchand établi à Paris, en avril 1405 : c’est sans doute cette même pipe qui fut mentionnée après la mort du duc (Durrieu, 1922,1922, p. 5, cité par Koenig, 1992, p. 166. (cf. Delisle, Recherches..., II, p. 240, n° 103). On ne sait si la division du manuscrit doit être attribuée à Robinet d'Estampes, qui n'aurait conservé que la première partie du manuscrit, la seule dont les peintures avaient été terminées et constituant à elle seule un livre d'heures complet. Le reste du volume, qui se composait d' une série de prières et des messes des principales fêtes, fut aliéné et entra dans les collections de la famille de Hainaut-Bavière. Ce manuscrit fut lui-même divisé en deux : le premier fragment entra dans la bibliothèque des ducs de Savoie et disparut dans l'incendie de la bibliothèque de Turin en 1904 ; le second réapparut à Milan dans la collection des princes Trivulce et se trouve aujourd'hui au Museo civico de Turin (ms. 47). Le manuscrit resta dans la famille de Robinet d'Estampes. A deux reprises (p. 2 et p. 155) a été représentée l’image de Marguerite de Beauvillier agenouillée en prières, qui avait épousé en 1438 Robinet II d’Estampes, fils du garde des joyaux du duc. Son portrait est acompagné de ses armoiries : « fascé d'argent et de sinople de 6 pièces, les fasces d'argent chargées de 8 merlettes de gueules posées 3, 3, 2 » (Durrieu, 1922, p. 14). La transmission de l’ouvrage reste incertaine. Peut-être est-ce par le mariage de Philippe-Charles d’Estampes, marquis de Mauny, avec Jeanne-Marie du Plessis-Châtillon, que le manuscrit entra dans la bibliothèque de cette dernière famille dont les plats portent les armoiries. Il devint la propriété , au XIXe siècle, du comte Victor de Saint-Mauris, puis du comte Auguste de Bastard, avant d'entrer dans les collections du baron Adolphe de Rothschild. Le baron Maurice de Rothschilden fit don à la Bibliothèque nationale en 1956.

Droits : 
domaine public

Identifiant : 
ark:/12148/btv1b84496839

Source : 
Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, NAL 3093

Provenance : 
Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 
16/11/2011


Aide à la consultation

Pictogrammes utilisés