Informations détaillées

Titre : 
Justinien,Institutes [Institutiones] ; Authentiques [Novellae]; Code [Codex constitutionum] (livres X, XI, XII) , traduction en français
Auteur : 
Justinianus I (empereur de Byzance ; 0482-0565). Auteur du texte
Auteur : 
Maître de Grenoble. Enlumineur
Auteur : 
Maître de Maubeuge. Enlumineur
Date d'édition : 
1340-1345
Contributeur : 
P. le François. Copiste
Type : 
manuscrit
Langue : 
français
Format : 
Paris. - Écriture : Littera cursiva formata. Au moins deux copistes. Le copiste A (ff. 1-184v ; 201-208 ; 217-232) a signé au f. 232 : P. le François (cf. colophon). Pour R. H. et M. A. Rouse, la collaboration du copiste avec le Maître de Maubeuge qui travailla seulement à Paris semble prouver qu’il était parisien : Rouse, II, p. 107. - L’illustration du manuscrit est l’œuvre de deux artistes : le Maître de Grenoble, désigné ainsi d’après le ms. des Grandes Chroniques conservé à Grenoble, Bibl. mun. 407 Réserve, a exécuté la peinture de la page frontispice (f. 1) ; le Maître de Maubeuge, principal enlumineur d’un autre exemplaire des Grandes Chroniques (BnF., Français 10132), a peint les vignettes qui marquent le début de chaque division du texte : cf. Rouse, II, Appendix 7D et 7F, p. 173-179.Peinture frontispice (f. 1) occupant la largeur de deux colonnes : Justinien remettant le texte de lois à ses sujets. Six petites peintures : Institutes : f. 9 (Livre II) ; f. 24 (Livre III), f. 36v (Livre IV). – Authentiques : f. 48 (début du texte). – Code : f. 171 (Livre X) ; f. 193 (Livre XI). Aucune peinture ne marque le début du Livre XII (f. 220v). Le texte commence par une lettre filigranée de grand module (7 lignes). - Parchemin. - 233 ff. précédés de 2 gardes de papier et 2 gardes de parchemin, suivis de 2 gardes de papier. F. 233 blanc. Contregardes de papier reliure. - 355 x 250 mm (255 x 165 mm). - 29 cahiers : 18 (ff. 1-8), 28 (ff. 9-16), 38 (ff. 17-24), 48 (ff. 25-32), 58 (ff. 33-40), 68 (ff. 41-48), 78 (ff. 49-56), 88 (ff. 57-64), 98 (ff. 65-72), 108 (ff. 73-80), 118 (ff. 81-88), 128 (ff. 89-96), 138 (ff. 97-104), 148 (ff. 105-112), 158 (ff. 113-120), 168 (ff. 121-128), 178 (ff. 129-136), 188 (ff. 137-144), 198 (ff. 145-152), 208 (ff. 153-160), 218 (ff. 161-168), 228 (ff. 169-176), 238 (ff. 177-184), 248 (ff. 185-192), 258 (ff. 193-200), 268 (ff. 201-208), 278 (ff. 209-216), 288 (ff. 217-224), 298 (ff. 225-232), f. 233.Réclames. Rubriques. Foliotation moderne. Signatures apparents sur quelques feuillets
Format : 
Réglure à la mine de plomb et à l’encre. - Reliure de veau raciné. Dos de maroquin rouge au chiffre de Napoléon Ier. Titre au dos : « INSTITUTS DE JUSTINIEN ». Tranches dorées et ciselées. - Aux 1 et 232v, estampilles de la « BIBLIOTHECAE REGIAE » (Ancien régime), correspondant au modèle Josserand-Bruno, type A, fig. 1
Description : 
Appartient à l'ensemble documentaire : RegiaCharlesV
Description : 
F. 1-47. [Justinien, Institutes (Livre I : ff. 1-9 ; Livre II : ff. 9-24 ; Livre III : ff. 24-36v ; Livre IV : ff. 36v-47), traduction française].Il aurait existé deux rédactions différentes des Institutes en prose, mais une seule nous en est parvenue. Composée vers 1220-1230, cette traduction a été transmise par quatorze manuscrits complets et trois fragments : cf. Translations médiévales, n° 356, p. 638-639. L’édition d’Olivier-Martin est basée sur le ms. BnF., Français 1064 (cf. notice du ms.).F. 1-v. [Prologue] « Il convient que la magesté l’empereor soit aournee ne mie tant seulement de armes mes de lois …-… Ce fut fet .XII. jours devant les kalendez d’octembre par nostre seignor l’empereor Justinian ». – F. 1v-47v. [Texte]. « De justice et de droit (rubr.) ». « Justice est volenté ferme et permenable, qui rant a chascun sa droiture et sans, droit et cognoissent cez chosez devines …-…« Mez plus diligent enseignement nous en sera donné el livre dez digestes, se Deu plest. Amen. ». « Ci faut ».F. 48-171. [Justinien, Authentiques, traduction française].Les Novellae ou Authentiques furent traduites en prose française vers 1220-1230. Le texte nous a été transmis par seulement trois manuscrits complets et un fragment : cf. Translations médiévales, n° 357, p. 640.F. 48-171. [Texte]. « L’emperere Justinien escript a Johan le prevost… (rubr.) ». « L’empereres Justinien dit : Por ce que nous somes embesougnié des cures de la chose comune …-… que ce nous avon establi par ceste loi soit mené a effet et gardé ». « Ci fenissent Authentiques ».F. 171-232. Justinien, Code (Livres X : ff. 171- 192v ; XI : ff. 193-220v ; XII : ff. 220v-232). Le Codex constitutionum fut traduit en prose française au XIIIe siècle. Les dix manuscrits conservés ne contiennent qu’une partie de l’ouvrage. Cette traduction est inédite.F. 171-232. [Texte]. « El non du Pere et du Fil et du saint Esperit. Ci commence le disieme Livre du Code au saint empereour Justinian (rubr.) ». « L’emperere Gordians dit : Se il est prouvé que vostre pere vous donnast ses possessions …-… et ses offices sera punis de paine de .XXX. lb. d’or ». F. 232. Colophon. « Ci fenissent les trois livres du code a l’empereour Justinien. Et furent fés l’an mil .III. cens quarante et .II., le samedy aprés Quasimodo par P. le François. Qui l’emblera pendu sera ».
Description : 
Les collections du roi Charles V comptaient plusieurs exemplaires des écrits de Justinien (BnF., Français 495, Français 1064, Français 20118, Français 20120). Le manuscrit est répertorié dans les inventaires de la Librairie du Louvre établis entre 1380 et 1424 : 1° inventaire de Gilles Malet établi en 1373 et récolé en 1380 par Jean Blanchet, BnF., Français 2700 [Inv. A], f. 5v, n° 55 : « Les trois livrez de Code, en un volume, couvert de cuir a queue » ; copie du même inventaire, 1380, Bnf., Baluze 397 [Inv. B], f. 2, n° 55 : même description ; 2° inventaire de 1411, BnF., Français 2700 [Inv. D], f. 55, n° 26 : « Item les trois livres de Code, en ung volume, couvert de cuir a queue, escrips de lectre de forme, en françois, a deux coulombes, commençant ou .II.e fueillet : use droit citoien, et ou derrenier : nam (sic pro nant) paine, a deux fermouers de cuivre, et y est l’Institute au commencement » ; 3° inventaire de 1413, BnF., Français 9430 [inv. E], f. 2v, n° 25 : même description que D ; 4° inventaire de 1424, Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms. 964 [Inv. F], f. 5v, n° 13 : « Item un petit volume, en françois, contenant Institute, les Collections, et .III. Livres du Code ; couvert de cuir vert à queue, escript de lettre de forme et en françois, à deux colomnes, à .IIII. fermouers de cuivre ». Le volume fut alors prisé 4 livres parisis.L’identification des incipit confirme que le Français 498 peut être identifié au manuscrit décrit dans les inventaires : Le f. 2 commence par les mots : « use droit citoien [as roumains…] ». Les mots-repère du dernier feuillet figurent à la première ligne du f.232 : « [ave]-nant paine [sans demander …] ».Le volume fit partie des collections de Louis de Bruges (1422-1492), seigneur de la Gruthuyse, dont l’emblème se voit en transparence sous les armes de Louis XII dans la marge inférieure du f. 1. Il est cité dans l’inventaire des manuscrits de la Bibliothèque du roi provenant de celle de Bruges dressé par J. van Praet (Recherches sur Louis de Bruges …, p. 130, n° XXV.Le manuscrit entra, sans doute lors de la cession des ouvrages de son père par Jean de Bruges (1436-1512), dans la Bibliothèque royale (cf. U. Baurmeister et M.-P. Laffitte, « La bibliothèque des rois de France », dans Des livres et des rois…, 195). D’après J. van Praët, sur un feuillet aujourd’hui disparu était indiqué son emplacement dans la librairie : « Bloys. Des histoyres et livres en françoys. Pulpito 3° contre la muraille devers la court » (Recherches sur Louis de Bruges …, p. 130). Il aurait alors été recouvert d’une reliure de velours bleu figuré (ibid.). L’ouvrage pourrait correspondre à l’article 1295 de l’inventaire de la bibliothèque de Blois rédigé en 1544 (Omont, I, p. 219, n° 1295). Le Français 498 figure dans les inventaires postérieurs de la Bibliothèque du roi : inventaire de Nicolas Rigault,1622 (Omont, II, p. 26, n° 234) ; inventaire de Pierre et Jacques Dupuy 1645, n° 234 (ibid.) ; inventaire de Nicolas Clément, 1682 (Omont, IV, p. 18, n° 7057).Anciennes cotes inscrites sur le recto du f. 1 : [Rigault I] « CCXXXIV » ; [Dupuy I] 234 ; [Regius] « 7057 ».
Description : 
Lieu de copie : Paris
Droits : 
domaine public
Identifiant : 
ark:/12148/btv1b8447185s
Source : 
Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, Français 498
Notice du catalogue : 
http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc71769m
Provenance : 
Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 
07/11/2011


Aide à la consultation

Pictogrammes utilisés