Informations détaillées

Titre : 
Chrétien de Troyes, Érec et Énide, Le Chevalier de la Charrette, Cligès, Le Chevalier au Lion. Alexandre de Bernay, Athis et Prophilias. Benoît de Sainte-Maure, Le Roman de Troie. Wace, Le Roman de Brut. Calendre, Les Empereurs de Rome. Chrétien de Troyes, Le Conte du Graal.
Auteur : 
Chrétien de Troyes (113.-1185?). Auteur du texte
Auteur : 
Alexandre de Paris (11..-11.. ; poète). Auteur du texte
Auteur : 
Benoît de Sainte-Maure (11..-11..?). Auteur du texte
Auteur : 
Wace, Robert (110.?-117.). Auteur du texte
Auteur : 
Calendre. Auteur du texte
Date d'édition : 
XIIIe siècle (1230-1240 )
Type : 
manuscrit
Langue : 
français
Format : 
France (Champagne, Provins). - Trois colonnes de 44 vers. Copié par le scribe Guiot selon le colophon au f. 105. Petite écriture gothique brisée régulière. Pas de titres. Un explicit à la fin de chaque œuvre. - Grande initiale ornée de rinceaux sur fond d’or au début de chaque œuvre (sauf Erec et Enide et Continuations) : f. 54, 79v, 106 (9 lignes), 184, 271 (6 lignes), 286, 342v, 361, 419 (6 lignes). Au f. 27, au début de Lancelot, lettre historiée représentant une femme assise, probablement Marie de Champagne, la commanditaire du roman (illustration similaire au David assis du Psautier latin de la BnF, fr. 22892). Initiales champies de 2 à 6 lignes sur fond bleu et rouge. Initiales parties : bleu et rouge aux f. 1, 5, 22v, 43v, 88, 249, 268, 383v et 394v. Initiales écartelées aux f. 69 et 96v. - Parchemin, piqûres dans les marges intérieures et inférieures. - 433 feuillets et trois feuillets de gardes au début montés sur onglet, foliotés A, B et C. - 320 x 230 mm (just. 260 x 180 mm). - La deuxième garde, foliotée B, contient au verso une table de la main de Cangé, et la troisième garde, foliotée C, contient au recto une table du XIIIe siècle d’une main légèrement postérieure à celle du copiste, rédigée en alexandrins et disposée en dizains. Elle renvoie au texte par un jeu d’enseignes. Traces de coutures de languettes aux feuillets de début d’œuvre. Au f. 27, fragment de languette de parchemin cousue avec un fil de soie blanche. Au f. 361, dans la marge inférieure droite, lac de soie verte enfilée dans 4 trous formant un losange. Sur les autres feuillets initiaux, trous de fixation. Table complétée au XVe siècle par des renvois à la foliotation en chiffres romains. Foliotation en chiffres romains du XVe siècle erronée. Foliotation des f. 363 à 371 redoublée à partir du f. 371, f. 425 omis. Foliotation en chiffres arabes du XVIIIe siècle incomplète et foliotation moderne au crayon dans le coin inférieur droit au recto. Les feuillets 105v et 183, gardes initiales des deux dernières unités codicologiques, sont blancs. Trois unités codicologiques copiées par la même main, et rassemblées ultérieurement : f.1 à 105, première unité, puis f. 106 à 182v, deuxième unité. Enfin, f. 184 à 433v, troisième unité. Salissures et usures du premier feuillet de chaque unité qui indique leur séparation originelle. Colophon de Guiot au f. 105, après Yvain.55 cahiers. Première unité codicologique : 13 cahiers de 8 feuillets (f. 1 à 104), et un feuillet monté sur onglet (f. 105) dont le retour est visible entre les f. 96 et 97. Le premier cahier est monté dans le désordre. Deuxième unité : 9 cahiers de 8 feuillets (f. 106 à 177), et un cahier de 6 feuillets (f. 178-183). Troisième unité : 31 cahiers de 8 feuillets (f. 184 à 431), et un cahier de 2 feuillets. (f. 432 à 433). Au f. 431, la partie supérieure gauche déchirée a été restaurée. Texte manquant reproduit sur le parchemin greffé d’une main de la deuxième moitié du XIIIe siècle fidèle à celle du texte. La deuxième unité codicologique contient des signatures de la main du copiste, différentes du système de signature des deux autres unités, au 14e cahier (f. 113v), au 15e (f. 121v) et au 19e (f.153v). Réclames à ces mêmes feuillets de la main du copiste, et d’une main postérieure à l’encre plus claires au 4e cahier (f. 32v), 7e-10e (f. 56, 64v, 72v, 80v), 16e-18e (129v, 137v, 145v), 23e-25e (183v, 191v, 199v), 27e (216v), 29e (231v), 38 (303v). - Réglure à la mine de plomb. - Reliure restaurée de basane brune. Pièce de titre : « roman m. ss. De la Charrette, de Brut, et 8 autres »
Description : 
Si l'on excepte les vestiges d'un recueil plus ancien et qui pourrait avoir été réalisé pour la cour comtale (les "Fragments d'Annonay"), c'est, avec le manuscrit BnF, fr. 1450, le seul recueil complet des œuvres de Chrétien de Troyes qui nous soit parvenu. L'ordre des textes est toutefois différent de celui du BnF, fr. 1450 et le manuscrit comprend plusieurs autres œuvres dont une seule (Le Roman de Brut, de Wace) se rapporte à la matière de Bretagne. Le texte, teinté de quelques traits dialectaux champenois, a sans doute fait l'objet d'un travail d'édition qui l'éloigne un peu de la version originelle de Chrétien de Troyes - si l'on en juge du moins par les passages communs avec les débris d'Annonay. Mais les interventions de Guiot semblent être restées discrètes, sauf peut-être dans le Conte du Graal. Première unité codicologique :f.1 – 27 : Chrétien de Troyes, Erec et Enide : « Li vilains dit en son respit / que tel chose a l'en en despit ... - ... bien en seüsse raison rendre, / mais il m'estuet aillors entendre. »f. 27 – 54 : Chrétien de Troyes, Lancelot : « Des que ma dame de Chanpaigne... ».f. 54 – 79 : Chrétien de Troyes, Cligès : « Cil qui fist d’Erec et Enide / Et les comandemanz d’Ovide…-…Q'amors les ait en son lien / Or commence oevre Crestien ».f. 79v – 105 : Chrétien de Troyes, Yvain : « Artus, li boens rois de Bretaingne/ La cui proesce nos enseigne …-… Del chevalier au lion fine / Crestiiens son romanz einsi; / qu'onques plus conter n'an oï, / ne ja plus n'an orroiz conter, / s'an n'i viaut mançonge ajoster ».Deuxième unité codicologique :f. 106 – 182v : Athis et Prophilias : « Qui sage est de sapience ... - ... ».Troisième unité codicologique : f. 184 – 286 : Benoît de Sainte-Maure, Le roman de Troie : « Salemon nos enseigne e dit / E sil list om en son escrit… - …Jo n’en sai plus ne plus n’en dist / Beneois qui cest romans fist».f. 286 – 342 : Wace, Le roman de Brut : « Ki vult oïr e vult saveir / Se rei en rei e d’eir en eir/Ki cil furent e dunt il vindrent …-… Mais ce que Crestiens tesmogne / Pores ci oir sans alogne ». f. 342v – 360 v : Calendre, Les empereurs de Romef. 361 – 394v : Chrétien de Troyes, Perceval : « Qui petit seme, petit quialt ... ».f. 394v – 430 v : Première Continuation : « Lore de qui es espoentée... ».f. 460v – 433v : Deuxième Continuation : « .... Le brachet et la teste anporte / Ice Percevax desconforte ».
Description : 
Une table des matières en vers fait référence aux signets cousus sur le feuillet initial de chaque roman pour faciliter leur consultation : preuve d'un soin particulier mis à la réalisation de ce recueil, cette pratique, inédite pour les œuvres littéraires, est normalement réservée aux livres liturgiques. La miniature est stylistiquement proche d'une image de David qu'on trouve dans un commentaire du Psautier, lui aussi champenois (BnF, fr. 22892). Provenance : Le colophon au f. 105 indique que Guiot tenait un atelier de copie près de l’église Notre-Dame du Val à Provins, en Champagne. Selon Geneviève Hasenohr, le commanditaire serait le comte Thibaut IV de Champagne, petit-fils de Marie de Champagne. Acquis en 1725 par Châtre de Cangé à la vente de la collection de Charles-Jérôme Cisternay du Fay (manuscrit n°1890 du catalogue de vente). Entré dans les collections royales en 1733.
Description : 
Lieu de copie : France (Champagne, Provins)
Droits : 
domaine public
Identifiant : 
ark:/12148/btv1b84272526
Source : 
Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 794
Notice du catalogue : 
http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc386579
Provenance : 
Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 
23/05/2011


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