Informations détaillées

Titre : 
Héron d’Alexandrie, Manuel Bryenne, Harmoniques.

Date d'édition : 
1590-1610

Type : 
manuscrit

Langue : 
grec ancien

Format : 
Strasbourg. - 200 x 317 mm. - I-II + (1-170) + (171-300) + 301-312. - ECRITUREOn distingue au moins trois mains principales, dont toutes sont anonymes et datent de la fin du XVIè siècle.Copiste A : on lui doit les traités d’Héron d’Alexandrie. Il s’agit d’une main aisée, penchée à droite, et qui ajoute de longues queues aux ρ s’étirant en forme de coupelle sous la suite du mot. Les tracés sont nettement distingués, et le texte présente assez peu de ligatures.Surface écrite : 105x230 mm. Marge supérieure : 40 mm. Marge extérieure : 55 mm. Marge inférieure : 55 mm. Marge intérieure : 40 mm. 29 lignes par page environ.Copiste B : il copie la première partie du traité de Manuel Bryenne, jusqu’au f. 270. Cette main ressemble à certains égards à celle du copiste A, quoiqu’elle semble moins aisée. Son module est assez grand. Les hastes verticales se transforment en demi-lunes étirées vers la droite. On notera le tracé du μ en deux parties, la haste verticale arrondie à gauche d’abord puis la partie supérieure de la lettre. Il est difficile d’établir si les diagrammes de cette partie sont de cette même main, mais il est possible que ce ne soit pas le cas.Surface écrite : 140x270 mm. Marge supérieure : 15 mm. Marge extérieure : 50 mm. Marge inférieure : 25 mm. Marge intérieure : 15 mm. 26 lignes par page environ.Copiste C : il achève la copie du traité, et insère les diagrammes manquants à partir du f. 259v. Il s’agit d’une main de module plus petit. Les lettres s’inclinent vers la droite. On ne trouve pour ainsi dire plus aucune ligature, c’est une main très proche du standard universitaire actuel. Cette main intervient également dans la première partie du texte de Manuel Bryenne (ff. 180 et 219) pour reproduire au propre les diagrammes en pleine page. Elle laisse également deux notes marginales en latin aux ff. 280v et 296v.Surface écrite : 120x260 mm. Marge supérieure : 15 mm. Marge extérieure : 45 mm. Marge inférieure : 40 mm. Marge intérieure : 35 mm. 37 lignes par page environ.Au dernier verso, une note de lecteur, très probablement de la main de Samuel Petit, indique : « Meminit περὶ Heronis ἐκλογῶν Meursius in Glossario verb. κοντουβέρνιον ». - DECORATION Pas de décoration, aucune rubrication. On trouve de nombreuses figures géométriques et de schémas techniques dans le texte de Héron, ainsi que les divers diagrammes de Manuel Bryenne. Dans de très rares cas, de l’encre rouge sert à inscrire les lettres sur une figure. - MATIERETraité d’Héron : papier filigrané aux armoiries couronnées, écu écartelé au 1 à la tour, au 2 à l’aigle, au 3 et au 4 au lion, et brochant sur le tout, l’écu d’Autriche. Ce filigrane est très largement attesté entre 1587 et 1600 dans une vaste région couvrant les Flandres, la Lorraine, et une partie de l’Allemagne. Ce filigrane se retrouve sous une variante simplifiée.Traité de Manuel Bryenne : papier filigrané, représentant une aigle monocéphale couronnée, portant l’écu d’Autriche. L’aigle a les ailes déployées, et s’accompagne des lettres S et A. Ce monogramme s’apparente à la série « Adler, einköpfig, gekrönt » du répertoire Piccard, dont DE8085-PO-162326 et DE4215-PO-162327 sont les plus proches. Ils sont attestés à Oberkirch et Strasbourg respectivement, en 1599. Le premier filigrane apparaît également dans la portion de texte du copiste C. Cette unité des filigranes suggère des copies certes séparées, mais géographiquement et temporellement très proches, sans pour autant le prouver. - FOLIOTATIONFoliotation moderne à l’encre noire dans le coin supérieur droit. Le numéro 226 a été oublié par erreur au cours de la foliotation. - CAHIERSCe volume présente une certaine irrégularité dans sa composition en cahiers. La première partie du codex est principalement composée de ternions. Le quatrième ternion comporte un folio supplémentaire. Le dixième cahier est un binion qui permet d’achever la copie d’un traité. Suivent ensuite 10 ternions réguliers (ff. 61-142). Le dernier traité enfin se divise en trois ternions réguliers et un binion.Dans la seconde partie du codex, l’irrégularité est plus marquée : après le ternion initial, un binion dans lequel a été inséré un folio supplémentaire par la seconde main (f. 180). Suit de nouveau un ternion (ff. 182-187), puis trois quaternions dont le deuxième (ff. 196-201) a perdu son dernier folio (le talon est visible entre les ff. 201 et 202. Le cahier suivant est un quinion (ff. 211-221) dans lequel a été inséré un folio supplémentaire (f. 219) comme pour le folio 180. Suivent ensuite un quaternion (ff. 222-231), un ternion (ff. 232-237) réguliers, puis un quaternion augmenté d’un folio (ff. 238-246). La fin du codex se compose enfin de sept quaternions réguliers, d’un ternion et d’un binion (ces deux derniers cahiers sont blancs), dont le dernier folio est collé sur le contre-plat. - SIGNATURESDans la première partie du codex, les cahiers ne sont pas signés, mais présentent des réclames de fin de cahier.Dans la seconde partie, pas de signatures non plus, mais des réclames de fin de page (dont quelques-unes seulement ont été omises). - REGLURERéglure à pointe sèche, qui ne comporte que les lignes bordant la justification à droite et à gauche. Pas de lignes rectrices visibles. - RELIUREReliure en parchemin souple restauré sur ais de cartons. Couture sur nerfs. - ESTAMPILLESff. 1r et 300v : estampille du début du XVIIIè siècle (1728-1735), type Josserand-Bruno n.10

Description : 
ff. 1r-168v : Héron d’Alexandrie, divers traités.ff. 1-50 : Pneumatica, W. Schmidt, Heronis Alexandrini opera quae supersunt omnia, vol. 1, Leipzig Teubner, 1899.ff. 1-38v : Livre I, Ἥρωνος ἀλεξανδρέως πνευματικῶν πρῶτον, incip. Τῆς πνευματικῆς πραγματείας, expl. ἡ ἐπιστροφὴ γίνηται. Manquent les chapitres 2, 7-24 et 27. f. 39 : vacat. ff. 40r-60v : Livre II, Ἥρωνος ἀλεξανδρέως πνευματικῶν β, inc. Ἀγγείου κατασκευὴ... expl. ἐκκρεμάσομεν τὸ βάρος / τέλος. Manquent les chapitres 3, 22-23 et 34-37.ff. 61r-77r : Belopoica, éd. H. Diels and E. Schramm,” Herons Belopoiika” , Abhandlungen der preussischen Akademie der Wissenschaften, Philosoph.-hist. Kl. 2. Berlin, Reimer, 1918, pp. 5-55. Ἥρωνος Ἀλεξανδρέως βελοποιητικά, inc. τῆς ἐν φιλοσιφία διατριβῆς, expl. f. 76v ἀναλόγον εἰσὶν αἱ ΑΤ ΓΗ / τέλος τῶν βελοποιητικῶν τοῦ Ἥρωνος + dessin f. 77 r.ff. 79r-118v : Dioptra, éd. H. Schöne, Heronis Alexandrini opera quae supersunt omnia, vol. 3, Leipzig Teubner, 1903 pp. 188-314. Ἥρωνος Ἀλεξανδρέως περὶ διόπτρας, incip. Τῆς διοπτρικῆς πραγματείας πολλάς... expl. ἕκαστον κινηματῆς κινήσεως / τέλος. (+ un diagramme à la fin, avec une note latine : Hoc schema in extremo textus dioptrae erat ita positum). ff. 119-120 : vacat.ff. 121r-140v : Extraits des Pneumatica, éd. W. Schmidt, Heronis Alexandrini opera quae supersunt omnia, vol. 1, Leipzig Teubner, 1899, pp. 2-332. On trouve dans l’ordre Livre I chap. 6, 7, 10, 9, 8, 11-24 (le dernier est incomplet) et Livre II chap. 4, 22-23, 34-37. Titre : Ἥρωνος Ἀλεξανδρέως τινὰ κλάσματα ἃ ἐν τοῖς σωζομένοις αὐτοῦ συγγράμμασι μόλις ἑρίσκοι. ff. 141-142 : vacat.ff. 143r-168v : De Automatis, éd. W. Schmidt, Heronis Alexandrini opera quae supersunt omnia, vol. 1, Leipzig Teubner, 1899, pp. 338-452. Ἥρωνος Ἀλεξανδρέως περὶ αὐτοματοποιητικῆς, inc. τῆς αὐτοματικῆς πραγματείας... expl. οἰκονομοῦνται ὅτι διαλάσσονται ??? / τέλος. ff. 169-170 : vacat.f. 171 : note de Matthias Berneggerff. 172r-300v : Manuel Bryenne, Harmonica, Livres I-II, éd. G.H. Jonker, The Harmonics of Manuel Bryennius, Groningen, Wolters-Noordhoff, 1970.ff. 172r-202v : Livre I, Μανουὴλ Βρυεννίου ἁρμονικῶν βιβλίων πρῶτον τμῆμα πρῶτον, expl. καὶ τὰ τούτοις ὅμοια / τέλος τοῦ πρώτου βιβλίου. ff. 202v-270r : Livre II, βιβλίον δεύτερον, expl. συστήματος ὑποδείγματι δείκνυται (pas de titre de fin). ff. 270v-300r : Livre III, βιβλίον τρίτον, expl. ἐν τοῖς ἐμπροσθεν ἐξεθέμεθα +diagramme pleine page f. 300v.

Description : 
On ignore à quel moment les deux parties de ce codex ont été réunies. Ce qui est sûr, c’est que le texte de Manuel Bryenne a appartenu à Abraham Unverzagt de Schemnitz (Slovaquie actuelle), qui, au moment de quitter Strasbourg en 1600, en fit cadeau à Matthias Bernegger (*1582 - † 1640) le 5 mai 1600. Abraham Unverzagt y avait sans doute fait ses études aux côtés de Matthias Bernegger, avant de rentrer dans sa patrie pour y devenir notaire municipal en 1616. Il mourra en 1629 (Deutschsprachige Handschriften... vol II, p. 476). Matthias Bernegger est resté à Strasbourg, où il devient professeur.La première partie, le texte de Héron, semble avoir été copié sur un exemplaire conservé à la bibliothèque du Grand Séminaire protestant de Strasbourg sous la cote C III 6, avant de périr dans l’incendie de 1870, ou bien sur le Vindobonensis phil. gr. 140, dont ils descendent tous deux. Vincent suppose que c’est bien le manuscrit de Strasbourg qui pourrait avoir servi d’antigraphe (p. 14-15 et 275). Le manuscrit perdu avait appartenu à Conrad Dasypodius († 1600), dont Bernegger a racheté l’essentiel de la bibliothèque (Bünder p. 138 sqq.).Sur le contre-plat supérieur se lit la note eruditissimo clarissimoque iuveni Samueli Petito dedit SAQG. Il est difficile de dire si cet ex dono ne concerne que le volume d’Héron, ou l’ensemble du codex. Le donateur n’a pas été identifié à ce jour, mais si l’initiale G est pour genevensis, il s’agit peut-être d’un des professeurs de Samuel Petit à l’université calviniste de Genève, qu’il fréquenta en 1611-1612. Il le quitta à l’âge de 17 ans à peine, ce qui est précisément l’âge d’un iuvenis.A la mort de Samuel Petit en 1643, sa veuve organise la vente de ses livres et fait dresser un catalogue (en 1645) qui nous est parvenu. Sous le numéro 16 des livres manuscrits, on retrouve notre codex (voir Omont, Les manuscrits... pp. 614-615), qui a sans doute été acquis par les frères Dupuy pour le compte de la bibliothèque royale. Comme en 1645, le catalogue de la bibliothèque était achevé, le volume n’a pas pu y être inséré, et les bibliothécaires ont sans doute commencé à constituer un fonds supplémentaire provisoire : le manuscrit porte au f. 1 le numéro 34, précédé d’une mention qui semble bien de la main de Dupuy : codex inter recenti emptos.Le manuscrit est ensuite catalogué dans le fonds général par Nicolas Clément et devient le regius 2169,3.

Droits : 
domaine public

Identifiant : 
ark:/12148/btv1b10722329w

Source : 
Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, Grec 2430

Provenance : 
Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 
02/11/2015


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