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Titre : Le feu : (journal d'une escouade) / Henri Barbusse

Auteur : Barbusse, Henri (1873-1935). Auteur du texte

Éditeur : E. Flammarion (Paris)

Date d'édition : 1916

Sujet : Guerre mondiale (1914-1918) -- Roman

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 1 vol. ([4]-378-[1] p.) ; in-16

Format : application/pdf

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Description : [Le feu (français)]

Description : Appartient à l?ensemble documentaire : GG14182

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k65983d

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Y2-24750

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31761560f

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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comme ça. Au milieu de tous ces fracas divers, on a beau «Mre habitué, on se perd, H est bien advenu à toute une section, l'autre jour, dans le bois, de prendre, un instant, pour le bruissement rauque d'une arrivée les premiers accents de la voix d'un mulet qui, non loin, se mettait à pousser son braiement-honnissement..

Dis donc, y a quelque chose en fait d'saucisses én'air, c'matin, remarque Lamuse.

Les yeux levés, on les compte.

Y a huit saucisses chez nous et huit chez les Boches, dit Cocon, qui avait déjà compté.

En effet, au-dessus de l'horizon, à intervalles réguliers, en face du groupe des ballons captifs ennemis, plus petits dans la distance, planent les huit longs yeux légers et sensibles de l'armée, reliés aux centres de commandement par des filaments vivants.

I's nous voient comme on les voit. Comment veux»tu leur z'y échapper à ces espèces de grands bons dieux- là?

Voilà not' réponse t

En effet, tout d'un coup, derrière notre dos, éclate le fracas net, strident, assourdissant du 75. Ça crépite sans arrêt.

Ce tonnerre nous soulève, nous enivre. Nous crions en même temps que les pièces et nous nous regardons sans nous entendre sauf la voix extraordinairement perçante de cette « grande gueule de Barque au milieu de ce roulement de tambour fantastique dont chaque coup est un coup de canon.

Puis nous tournons les yeux en avant, le cou tendu, et nous voyons, en haut de la colline, la silhouette supérieure d'une rangée noire d'arbres d'enfer dont les racines terribles s'implantent dans le versant invisible où se tapit l'ennemi.

Qu'est-ce que c'est qu'ça?