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Titre : Moll Flanders / Daniel de Foë ; trad. française de Marcel Schwob

Auteur : Defoe, Daniel (1661?-1731)

Éditeur : G. Crès (Paris)

Date d'édition : 1918

Contributeur : Schwob, Marcel (1867-1905). Traducteur

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : XVI-399 p. ; in-18

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k659764

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Y2-24515

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb320046755

Description : Collection : Collection "Anglia"

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Title : Moll Flanders / Daniel de Foë ; trad. française de Marcel Schwob

Author : Defoe, Daniel (1661?-1731)

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moll flanders: 38 pages found

p.I (1)
MOLL îraVDERS x.y,y ,c~

p.VIII (1)
parvient péniblement, après une vie honteuse, à obtenir le respect de gens qui ignorent son passé le malheureux sellier, resté à Londres au milieu de la peste, ar~range sa vie et se protège du mieux qu'il peut en. dépit de V affreuse épidémie] enfin Moll Flanderst après une vie de prostitution

p.IX (4)
), il donnait un nouveau chef-d'œuvre, le Journal de la peste de Londres, son deux cent treizième ouvrage (on en connaît deux cent cinquante-quatre) depuis 1687. Les biographes de de Foë ignorent quelle lut d'origine du roman Moll Flanders. Sans doute Vidée lui en vint pendant son emprisonnement

p.XI (5)
PRÉFACE DU TRADUCTEUR XI §nificatif. De Foë explique, dans sa préface, qu'il se borne à publier un manuscrit de Mémoires coi" rigê et un peu expurgé. « Nous ne pouvons dire que cette laistoire contienne la fin de la vie de cette fameuse Moll Flanders, car personne ne saurait écrire sa propre vie

p.XII (2)
XII TnÊFACB I»U TRADUCTEUR Or, une certaine Mary Ftith, ou Moll la Coupeuse de bourses, resta célèbre au moins jusqu'en Î6G8. Elle mourut extrêmement âgée. Elle avait connu les contemporains de Shakespeare, peut-être Sha~ kespeare lui-même. Voici ce qu'en rapporte Granger (Supplément à l'histoire

p.XIII (4)
sur Shakespeare (Twelfth Night, A. I, Se. lit) note, sur les registres de la Statianer's Company, pour août 1610, Ventrée « d'un livre nommé les Folies de la joyeuse Moll de Baukside, avec sespromenades en vêtements d'homme et leur explication. par John Daq ». En 1611, Thomas Middleton et Dekkar

p.XIV (6)
Flanders. De Foë insiste dans son livre sur les vêtements d'homme que porte Moll. Ce n'est certes pas là un trait ordinaire. Il a dû voir aussi dans sa jeunesse les nombreuses pièces de théâtre où figurait ce personnage populaire. Le Uvre de colportage contenant l'histoire de la vie de Moll la Coupeuse

p.XV (9)
de Daniel de Fo$ construit le plus puissamment sur des réalités, car Daniel de Foi est un écrivain extrêmement réaliste. Si un livre peut être comparé à Moll Flanders, eut Germinie Laoerteux; mais Moll Flanders n'agit que par passion de vivre, tandis que MM. de Concourt ont analysé d'autres mobiles chez

p.1 (2)
de me faire du mal, car elles sont sorties de ce monde par le chemin de l'échelle et de la corde que moi-même j'ai souvent pensé prendre, m'ayant connue par le nom de Moll Flanders, vous me permettrez de passer sous ce nom jusqu'à ce que j'ose avouer tout ensemble qui j'ai été et qui je suis. Où m'a dit

p.25 (1)
NOU. FLANDERS 28 tations de sa passion pour moi, m'assurant qu'il m'aimait an-dessus de toutes les temmes du monde. Il ne semblera pas étrange que maintenant je commençai de réfléchir; mais, bêlas! ce Ait avec une réflexion bien peu solide. J'avais un fonds illimité de vaDité et d'orgueil, un très

p.33 (1)
MOU. FLANDERS 3S 8 prendre pour femme après qu'il m'eût conquise pour maîtresse; et jusqu'ici, en vérité, quoique je dise que j'y pensais souvent, toutefois jon'enprenaîs pas d'inquiétude car il ne semblait pas le moins du monde perdre de son affection pour moi, nonpluaquede sa générosité

p.76 (1)
et de. prendre un autre nom. Je le fis effectivement, et me rendis également à la Monnaie, où je pris logement en un endroit très secret, m'habillai de vêlements de veuve, et pris le nom de Mme Flanders.

p.95 (1)
HOUE. FLANDERS 95 rite, il est clair que je vivais en plein inceste et en prostitution avouée, le tout tous l'apparence d'une honnête femme et bien que je ne fusse pas très touchée du crime qu'il y avait là, pourtant l'action avait en elle quelque «hose de choquant pour la nature et me rendait môme

p.122 (1)
423 MOU. FLANDERS que j'éprouvais fort vivement sa générosité; et, en vérité, à partir de ce moment, je ne parus pas si réservée avec lui qu'auparavant, quoique nous tenant encore des deux parts dans les limites de la plus stricte vertu mais combien libre que fût notre conversation, je n'en pus

p.144 (1)
i4f MOLL FLAI~D8tt8 f&rtMMS, et la ~nséc~tanoe en était que je n'avais pe~r. -sonne pour me donner conseil, et par-dessus tout, que .~a n'avais personne A qui je pusse en conndence dire le -temt de ma. condition; et je trouvai par expérience quatre sans amis est la pire des situations, après

p.145 (2)
MOLL FLANDERS 44$ 10 de la manière de parvenir à mon but par des moyens directs j'avais besoin d'être placée dans une condition d'existence sure, et si je me fosse trouvée rencontrer un bon mari sobre* je lui eusse été femme aussi fidèle que la vertu même eut pu la former. Si j'avais agi

p.158 (1)
VIOVL FLANDERS 488 Ouf, mais, dia-je, vous m'empêchez absolument de jamais revenir. Comment cela? dit-il, l'air assez surpris. Parce que, dis je, vous ne sauriez vous attendre à ce que je revienne vous voir sur le propos dont vous parlez. Bon, dit-il, vous allez me promettre de revenir tout de même

p.163 (1)
MOI* FLANDERS 40S la maison d'un de ses oncles où nous serions royalement entretenues; et son oncle, comme eUe l'appelait, nous fit chercher dans un carrosse à quatre chevaux, qui nous emmena à près de quarante lieues je ne sais où. Nous arrivâmes cependant à la maison de campagne d'un gentilhomme

p.191 (1)
MOU. FLANDERS 191 telle femme pour ne point accepter son offre; je lui dis que ma position était eu partie comme elle avait deviné, en partie différente, puisque j'étais réellement mariée et que j'avais un mari, quoiqu'il fut si éloigné dans le moment qu'il ne pouvait paraître publiquement

p.233 (1)
MOU. FLANDERS 233 et je ressortis dans John'a-Street puis croisant dans Sraithfield, je descendis Chick-Lane, et j'entrai dans FiedLanepour gagner Holborn-Bridge, où me mêlant dans la foule des gens qui y passent d'ordinaire, il n'eût pas été possible d'être découverte. Et ainsi je fis ma seconde

p.234 (1)
234 MOtX FLANDERS mais j'étais jeune dans le métier, et je ne savais comment m'y prendre autrement qu'ainsi que le diable me mettait les- choses dans la tête, et en vérité, il ne tardait guère avec moi. Une des aventures que j'eus fut très heureuse pour moi. Je passais par Lombard-Street, à

p.237 (1)
MOU. FLANDERS 237 annuelles pour mon petit garçon tant que je l'avais pu; mais enfin je fus obligée de m'arrêter. Pourtant je lui avais écrit une lettre dans laquelle je lui disais que ma condition était réduite, que j'avais perdu mon mari, qu'il m'était impossible désormais de. suffire à

p.243 (1)
MÛM. FtANDKHS 313 ni complices ni connaissances aucunes parmi cette tribu. Mais elle conquit toute ma retenue et toutes mes craintes; et, en peu de temps, à l'aide de cette complice, je devins voleuse aussi habile et aussi subtile que le fut jamais Moll la Coupeuse de bourses

p.247 (1)
MOLL FLANDKHS 34? reur quand je réfléchissais que c'était le lieu de ma naissance malheureuse et des infortunes de ma mère, que je ne pus le supporter davantage et que je cessai mes visites. Et oh si j'avais pu être avertie par leurs désastres, j'aurais pu être heureuse encore, car jusque-là

p.248 (1)
MOU. FLANDERS 148 Me voilà partie, et arrivant à la maison, je trouvai tout le monde dans la confusion, comme bien vous penses • j'entrai toute courante, et trouvant une des servantes Hélas mon doux cœur, m'écriai-je, comment donc est arrivé ce triste aocident ? Où est votre maîtresse ? Estelle

p.252 (1)
MOLL FLANDKRS 858 espérer un autre, et m'encourageait si fort à continuer dans le métier, que je n'avais point de goût à le laisser là. Dans cette condition, endurcie par le succès, et résolue à continuer, je tombai dans le piège où j'étais destinée à rencontrer ma dernière récompense pour ce genre

p.259 (3)
MOU. FLANDKRS 259 ren elles qui me donnèrent le nom de Moll Flanders, car il n'avait pas plus d'affinité avec mon véritable nom ou avec aucun des noms sous lesquels j'avais passé que le noir n'a de parenté avec le blanc, sinon qu'une fois, ainsi que je l'ai dit, je m'étais fait appeler Mme Flanders

p.269 (2)
qu'ils s'efforçassent de m'épier quand je feutrais. lis me et mnaissaient tous sous ta nom de Mail Flanders, bien que même quelques-uns d'onlro eux si' doutassent plutôt que je fusse plie, ijh'IM »n to Havaiont mon nom &ait publie parmi eux, en vérité; mais comment me découvrir, voila ce qu'ils ne savaient point

p.271 (4)
qu'il m'exposait & trop de difficultés. "J'étais maintenant tranquille, «niant a toute crainte de témoignage:» rendus contre moi; mv tous ceux qui avaient été mâles à mes affaires ou qui mo connaissaient sous le nom de Moll Flanders étaient pendus ou déportes; et si j'avais eu l'infortune de me faire prendre

p.291 (1)
MOU, FLANDERS 391 le porche de l'hôtellerie et qu'une femme qui se tenait là déjà avant, et qui était la femme d'un crocheteur au service du coche de Bamet, m'ayant remarquée, me demanda si j'attendais point aucun des coches; je lui dis que oui, que j'attendais ma mattresse qui allait venir pour

p.303 (1)
il me demanda mon nom, que j'étais très répugnante à donner, mais il n'y avait point de îèmètle; de sorte que je lui dis que mon nom était Mary Flanders; que j'étais veuve, mon mari, qui était

p.305 (1)
MOU. FLANDERS 305 20 filous et les voleurs; qu'il leur était facile de se tromper et que lorsqu'il avait découvert son erreur, il avait voulu me relâcher, etc., comme ci-dessus. Quant au compagnon, il eut bien peu dire, sinon qu'il prétendit que les autres lui avaient dit que j'étais vraiment

p.323 (3)
de l'univers, et point àNewgate, je me fusse estimée heureuso Et puis comme les misérables endurcies qui étaient là avant moi triomphèrent sur moi Quoi Mme Flanders A Newgato, enfin quoi. Mme Mary, Mme Molly, et ensuite Moll Flanders tout court! Elles pensaient que le diable m'eût aidée, disaient

p.333 (2)
, et autres choses semblables, comme il est d'usage en ce lieu; mais pourtant aucune n'était venue me dire ses pensées jusqu'enfin un des gardiens vint à moi privément et dit avec un soupir Eh bien, madame Flanders, vous allez être jugée vendredi (et nous étions au mercredi); qu'avez-vous l'intention

p.336 (1)
336 MÔM. FLANDERS que je n'attendais et que j'eus plus de courage pour mon jugement que je n'eusse cru possible d'avoir. Quand le jugement fut commencé et que l'acte d'accusation eut été lu, je voulus parler, mais on me dit qu'il fallait d'abord entendre les témoins et qu'ensuite on m'entendrait à

p.346 (4)
manière et j'emmitouflai mon visage si bien, qu'il ne put me voir que bien peu, et qu'il ne reconnut nullement qui j'étais; mais sitôt que je fus revenue, je dis publiquement que je les connaissais très bien. Aussitôt on sut par toute la prison que Moll Flanders allait porter témoignage contre

p.347 (1)
MOU. FLANDERS • 947 Mon chéri, dis-je, tu ne me reconnais pas? '1 Il devint pâle et demeura sans voix comme un frappé parla foudre, et, incapable de vaincre sa surprise. ne dit autre chose que ces mots « Laissez-moi m'asseoir » puis, s'asseyant près de la table, la tête appuyée sur sa main, fixa

p.349 (2)
que j'avais été prise dans la prison pour une certaine Moll Flanders qui était une grande et célèbre voleuse dont ils avaient tous entendu parler, mais qu'aucun d'eux n'avait jamais vue; mais qu'il savait bien que ce n'était point là mon nom. Mais je plaçai tout sur le compte de ma mauvaise fortune

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