Titre : Les Ailes : journal hebdomadaire de la locomotion aérienne / directeur, rédacteur en chef, Georges Houard
Éditeur : [s.n. ?] (Paris)
Date d'édition : 1933-08-03
Contributeur : Houard, Georges (1893-1964). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326846379
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12981 Nombre total de vues : 12981
Description : 03 août 1933 03 août 1933
Description : 1933/08/03 (A13,N633). 1933/08/03 (A13,N633).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6556860p
Source : Musée Air France, 2013-273367
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 11/11/2013
IÀES AILES
N. 633 - 3-8-33 — PAGE 1
LA TECHNIQUE
Notules Techniques.
M LE MOTEUR POINSARD à réducteur, de
25/30 CV., dont nous avons donné la descrip-
tion dans notre dernier numéro, va être expé-
rimenté en vol, d'ici quelques jours, sur l'avion
léger construit par Georges Botali. Ce petit ap-
pareil, dont le prix de vente sera peu élevé, est
spécialement destiné aux clubs et aux écoles
pour permettre d'effectuer économiquement des
vols d'entraînement au-dessus des aérodromes.
M L'HYDRAVION S.E.C.M. 110, d'observa-
tion et de moyen bombardement, a été ra-
mené à Caudebec, après avoir effectué quelqués
essais à Saint-Raphaël. Quelques légères modi-
fications vont être apportées à la coque de cet
appareil pour améliorer les décollages. Il est
question, aussi, de l'équiper avec un moteur
Gnome-Rhône K-14 enfermé dans un capot
Naca.
a L'HYDRAVION TRANSATLANTIQUE
BLERIOT, baptisé « Santos-Dumont », devait
commencer, hier mercredi, ses premiers essais
d'hydroplanage sous la conduite de Lucien Bos-
soutrot. Le « responsable » de la belle ma-
chine, l'ingénieur Zappata, est venu spéciale-
ment d'Italie pour en suivre la mise au point.
Outre Bossoutrot, l'équipage comprendra aussi
le mécanicien volant Legendre qui, pendant les
essais, prendra place dans le compartiment qui
lui est réservé. D'autre part, le frère de Mau-
rice Bellonte qui est attaché à la maison His-
pano-Suiza, est venu renforcer l'excellente
équipe de Blériot chargée du remontage de
l'appareil. Samedi dernier, M. Juin, chef de cette
équipe, est allé au Havre chercher une ve-
dette rapide qui sera utilisée pour suivre le
« Santos-Dumont » pendant ses évolutions. En
somme, tout était prêt au début de la semaine
et on n'attendait plus que la visite du techni-
cien officiel qui devait autoriser les essais.
tt LE RENARD « R-340 » est un nouvel avion
belge d'entraînement et d'acrobatie, qui a été
présenté à Bruxelles, ces jours derniers, par
l'Adjudant-pilote Van Damme. Ce biplan, bi-
place, a les caractéristiques suivantes : poids à
vide 700 kg.; poids total 1100 kg.; Vitesse de
croisière 240 km./h.; Vitesse d'atterrissage 75
km./h.; plafor.d 6000 m. Il est équipé d'un
moteur Renard de 200 CV., de neuf cylindres
en étoile et à refroidissement par air.
M LES ATELIERS ALFA-ROMEO ont cons-
truit un moteur « type D » de neuf cylindres, en
étoile, à refroidissement par air, dont les essais
ont lieu actuellement. Ce moteur existe sous le
type « D-1 » sans compresseur et « D-2 »
avec compresseur. Les caractéristiques du « D-2 »
sont les suivantes : Alésage 120 mm.; Course
135 mm.; cylindrée totale 13 l. 74; taux de
compression 5; puissance maximum 280 CV. à
2.200 t.m. jusqu'à 3.500 mètres; poids à vide
255 kg.; poids au cheval 0.91 kg.; encombre-
ment 1 m. 175.
M LE CAPRONI DE TOURISME « C-125 »
bien qu'ayant certaines lignes communes à tous
les avions Caproni, présente, cependant, une
silhouette assez curieuse, avec ses ailes ellip-
tiques peu profondes et son fuselage renflé en
gorge de pigeon. C'est un biplan biplace, équipé
d'un moteuur Colombo de 125 CV., à six cy-
lindres en ligne. La cellule comprend deux
demi-ailes supérieures, attachées à la section
centrale que porte une cabane en tubes d'acier,
deux demi-ailes inférieures fixées au fuselage
deux mâts verticaux de chaque côté et des câ-
bles de haubanage. Le fuselage, dont la struc-
ture est en tubes d'acier, est recouvert de con-
treplaqué et de tôle d'aluminium. Le train
d'atterrisage est caréné. Caractéristiques : Enver-
gure 8 m. 85; longueur 7 m. 25; hauteur
2 m. 55; poids à vide 543 kg.; charge utile 270
kg.; poids total 813 kg.; Vitesse maximum
230 km./h.; Vitesse minimum 60 km./h.; pla-
fond 5.500 m.; rayon d'action : 1.000 kilo-
mètres.
M ENCORE UN AVION A HELICE PROPUL-
SIVE. Le capitaine Pattist et l'ingénieur Wal-
raven, deux Hollandais vivant aux Indes Néer-
landaises, ont construit un monoplan biplace,
dont le moteur, un Pobjoy, est fixé au-dessus du
fuselage, sur un bâti élevé. Les demi-ailes atta-
chées directement aux longerons supérieurs du
fuselage sont contreventées par des montants
presque parallèles fixés aux longerons inférieurs.
Le fuselage, à section rectangulaire, comprend
d'abord l'habitacle du pilote, puis celui du pas-
sager, en avant du bâti-moteur. Caractéristi-
ques : Envergure 9 m. 34; longueur 6 m. 3;
hauteur 2 m. 20; profondeur d'aile 1 m. 17;
voie 2 m. 20; surface alaire 9 mq. 50; poids
total 480 kg.; charge au cheval 5,3 kg. Mais
cet avion a-t-il déjà volé ?
LES AILES S'OUVRENT
Le trimoteur colonial L.-H.70
Monoplan entièrement métallique, construit par la Société Aérienne
Bordelaise, à trois moteurs Lorraine "Algol" de 300 CV.
L
E trimoteur colonial L.-H. 70, pré-
senté par la Société Générale Aéro-
nautique, a été entièrement conçu et
réalisé par la Société Aérienne Bordelaise
dans ses ateliers de Bacalan.
Cet appareil, de construction entière-
ment métallique, appartient à la série des
neuf prototypes du programme de 1930
commandée par la Direction Générale
Technique.
Ainsi que nous l'avons signalé tout ré-
cemment, les essais officiels du L.-H. 70
sont entièrement terminés. Les perfor-
mances qu'il a réalisées sont satisfaisantes
puisqu'elles ont largement dépassé les
chiffres prévus dans le marché de récep-
tion.
Du point de vue constructif, la
machine reste bien dans la ligne
- des - productions de l'usine borde-
laise. On notera, entre autres détails, que
sa voilure comporte une structure à lon-
gerons multiples; les profils, d'épaisseur
décroissante, sont à faible variation du
centre de poussée. L'aile ainsi que le
fuselage sont établis en trois éléments
démontables et facilement transportables.
Si la fabrication métallique s'est impo-
sée à l'Aviation marchande, elle devient
indispensable aux exploitations aériennes
coloniales. Toutefois, on pourrait crain-
dre que, dans les régions éloignées de tout
centre industriel, les réparations présen-
tent de sérieuses difficultés. Le frac-
tionnement des parties les plus
volumineuses du L.-H. 70 permet de C
compenser cet inconvénient en faci- t
litant, en cas de casse légère, le rem-
placement pur et simple de l'élé-
ment endommagé.
On remarquera, également, que la struc-
ture de cet avion est établie avec des pro-
filés spéciaux et que le recouvrement est
assuré par des tôles gaufrées.
Quant à la compensation du L.-H. 70 -
si nécessaire sur ces appareils dont le
chargement varie avec chacune de leurs
missions — elle a été obtenue d'une façon
originale à l'aide de petits volets auxi-
liaires installés au bas du fuselage, très
en avant de l'empennage horizontal.
Nous évoquions, à l'instant, les utilisa-
tions multiples prévues pour cette caté-
gorie d'avions. Les trimoteurs coloniaux
sont appelés, en effet, à effectuer de
grandes reconnaissances ou des missions
de tir et de bombardement pour la paci-
fication des régions dissidentes ou par-
courues par les pillards. Puis, indifférem-
ment, des besognes plus pacifiques telles
que des transports de voyageurs, de colis
ou, enfin, des évacuations sanitaires.
A cet effet, divers aménagements et ins-
tallations sont prévus dans la vaste cabine
du L.-H. 70. Ces équipements étant amo-
vibles, les lance-bombes, les tourelles de
mitrailleuses et tout l'armement peuvent
faire place à quatre larges fauteuils pour
Vue de profil du trimoteur colonial L.H.-70 à moteurs Lorraine.
des passagers, ou, encore, à deux bran-
cards et à un siège pour infirmier; enfin,
en cas d'urgence, on peut installer quatre
blessés ou malades couchés.
Notre Aviation coloniale, dont il faut
souhaiter le prochain développement sous
l'égide de notre jeune et actif Ministre de
l'Air, dispose donc, à présent, d'un maté-
riel robuste et bien adapté, qui doit satis-
faire à tous ses besoins.
André FRACHET.
Voilure. — Aile monoplane, sans hauban, à
épaisseur décroissante à l'intrados, de contour
trapézoïdal, fractionnée en trois éléments :
une portion centrale incorporée au fuselage
et deux parties latérales raccordées chacune
par huit boulons-axes.
Structure. — Quatre longerons avec semelles
en U standard accolés et âmes en treillis, for-
mée par des étirés en U rendus solidaires, en
flexion, par des couples triangulés, également
en étirés en U, épousant la forme du profil
dont ils assument la permanence.
Recouvrement en tôle gaufrée fixée sur des
pannes parallèles à l'envergure, directement
rivées sur les longerons dans la partie mé-
diane des ailes et, s'appuyant sur les couples,
dans les parties avant et arrière. Bords d'at-
taque et de fuite démontables dans la partie
médiane. Ailes latérales terminées par des
caissons d'extrémité légèrement arrondie; le
bord de fuite de ces éléments est échancré sur
presque toute l'envergure pour loger les aile-
rons.
Fuselage. — En trois parties démontables :
une centrale, hauteur maximum, deux mètres,
faisant corps avec l'aile et destinée à recevoir
divers aménagements; une à l'avant de celle-
ci, fixée en quatre points, contenant le poste
de pilotage à deux places côte-à-côte avec
double commande débrayable; enfin, la par-
tie arrière, également attachée en quatre
points, servant à supporter les empennages.
Charpente constituée par quatre longerons,
en profilés spéciaux (1) triangulés seulement
sur les deux faces verticales par des montants
et des diagonales en profilés (2 et 3), raidis par
la tôle gaufrée du revêtement. Celui-ci joue
le rôle de diagonale dans les faces horizon-
tales. (Voir croquis ci-dessus.)
Empennages. — Horizontal et vertical, de
forme trapézoïdale et de construction iden-
tique. Chaque plan comporte deux longerons
et des nervures en treillis; les volets mobiles
s'articulent sur les longerons postérieurs. Re-
vêtement en tôle gaufrée rivée à la fois sur
les longerons et les nervures.
Une surface entièrement mobile, servant à
compenser la gouverne de la profondeur, est
montée à la base du fuselage très en avant du
plan fixe horizontal.
Toutes les commandes de vols, rigides, sont
en tubes et montées sur roulement à billes.
Groupes moto-propulseurs. — L'avion L-H
70 est équipé de trois Lorraine « Algol » en
étoile, à refroidissement par l'air, d'une puis-
sance nominale de 300 CV, à 1.800 tours-mi-
nute, et de 370 CV d'équivalent de puissance.
Hélices métalliques Levasseur tractives en
prise directe.
Bàtis-moteurs identiques pour les trois
groupes : ils comprennent une couronne
circulaire bordée par une cornière pro-
longée à l'arrière par une tôle épaisse
sn - forme de cône tronqué, découpée de
façon a former quatre bras; ceux-ci sont éga-
lement bordés et raidis par des cornières
jusqu'aux ferrures d'attache.
Réservoirs d'essence largables, en métal Mo-
nel; un au-dessous du poste de pilotage, deux
autres à l'arrière des fuseaux latéraux. Ali-
mentation indépendante pour chaque moteur
avec jeu de robinets premettant d'envoyer le
carburant d'un quelconque réservoir aux trois
moteurs.
Atterrisseur. — Sans essieu : voie de
5 m. 700. Deux demi-trains comportant cha-
cun un Vé horizontal articulé à la base du
fuselage et une jambe verticale, contenant
un amortisseur oléo-pneumatique, attelée au
deuxième longeron de l'aile dans l'axe
des moteurs latéraux.
Roues de 1.150 X 250 avec freins
—— J hydrauliques. Béquille à patin orienta-
ble et dotée d'un amortisseur oléo-
pneumatique.
CARACTERISTIQUES
Envergure 24 m.
Profondeur moyenne de l'aile. 4 m.
Longueur totale 15 m. 800
Hauteur totale en ligne de vol.. 5 m.
Surface portante. 70 mq
Poids à vide. 3.500 kgs
Poids de com'bustible. 1.000 kgs
Charge utile maximum. 750 kgs
Poids total maximum 5.250 kgs
Puissance nominale: 3 moteurs
Lorraine « Algol » de 300
CV. 900 CV
Equivalent de puissance 1.110 CV
Charge au mq. 75 kgs
Charge au CV 5 kgs 800
Puissance au mq 12 GV 8
PERFORMANCES
Vitesse maximum au soi avec
trois moteurs. 250 km.-h.
Vitesse maximum au sol avec
2 moteurs. 190 km.-h.
Vitesse maximum à 2.000 m.
avec 3 moteurs. 240 km.-h.
Vitesse maximum à 2.000 m.
avec 2 moteurs. 190 km.-h.
Vitesse d'atterrissage 100 km.-h.
Plafond pratique avec 3 mo-
teurs. 6.500 m.
Plafond pratique avec 2 mo-
teurs 4.000 m.
Montée à 2.000 m. (3 moteurs). 6' 30"
Montée au plafond pratique
(6.500 m.). 45'
Distance franchissable à la fi-
nesse maximum (150 km.-
h.), par vent nul, à 2.000 m. 1.350 km.
Distance franchissable aux 3/4
de la vitesse maximum (180
km.-h.) 1.250 km.
Nombre d'heures de vol nor-
mal (au régime de croi-
sière) 7 h.
■ LES ATELIERS « BAYERISCHE MOTOREN-
WERKE, de Munich, annoncent la construction
d'un nouveau moteur « B.M.W.-IX a » qui se-
rait mis sur le marché prochainement. C'est un
douze cylindres en V, muni d'un compresseur.
Puissance maximum : 715 CV. à 1730 t.m.
N. 633 - 3-8-33 — PAGE 1
LA TECHNIQUE
Notules Techniques.
M LE MOTEUR POINSARD à réducteur, de
25/30 CV., dont nous avons donné la descrip-
tion dans notre dernier numéro, va être expé-
rimenté en vol, d'ici quelques jours, sur l'avion
léger construit par Georges Botali. Ce petit ap-
pareil, dont le prix de vente sera peu élevé, est
spécialement destiné aux clubs et aux écoles
pour permettre d'effectuer économiquement des
vols d'entraînement au-dessus des aérodromes.
M L'HYDRAVION S.E.C.M. 110, d'observa-
tion et de moyen bombardement, a été ra-
mené à Caudebec, après avoir effectué quelqués
essais à Saint-Raphaël. Quelques légères modi-
fications vont être apportées à la coque de cet
appareil pour améliorer les décollages. Il est
question, aussi, de l'équiper avec un moteur
Gnome-Rhône K-14 enfermé dans un capot
Naca.
a L'HYDRAVION TRANSATLANTIQUE
BLERIOT, baptisé « Santos-Dumont », devait
commencer, hier mercredi, ses premiers essais
d'hydroplanage sous la conduite de Lucien Bos-
soutrot. Le « responsable » de la belle ma-
chine, l'ingénieur Zappata, est venu spéciale-
ment d'Italie pour en suivre la mise au point.
Outre Bossoutrot, l'équipage comprendra aussi
le mécanicien volant Legendre qui, pendant les
essais, prendra place dans le compartiment qui
lui est réservé. D'autre part, le frère de Mau-
rice Bellonte qui est attaché à la maison His-
pano-Suiza, est venu renforcer l'excellente
équipe de Blériot chargée du remontage de
l'appareil. Samedi dernier, M. Juin, chef de cette
équipe, est allé au Havre chercher une ve-
dette rapide qui sera utilisée pour suivre le
« Santos-Dumont » pendant ses évolutions. En
somme, tout était prêt au début de la semaine
et on n'attendait plus que la visite du techni-
cien officiel qui devait autoriser les essais.
tt LE RENARD « R-340 » est un nouvel avion
belge d'entraînement et d'acrobatie, qui a été
présenté à Bruxelles, ces jours derniers, par
l'Adjudant-pilote Van Damme. Ce biplan, bi-
place, a les caractéristiques suivantes : poids à
vide 700 kg.; poids total 1100 kg.; Vitesse de
croisière 240 km./h.; Vitesse d'atterrissage 75
km./h.; plafor.d 6000 m. Il est équipé d'un
moteur Renard de 200 CV., de neuf cylindres
en étoile et à refroidissement par air.
M LES ATELIERS ALFA-ROMEO ont cons-
truit un moteur « type D » de neuf cylindres, en
étoile, à refroidissement par air, dont les essais
ont lieu actuellement. Ce moteur existe sous le
type « D-1 » sans compresseur et « D-2 »
avec compresseur. Les caractéristiques du « D-2 »
sont les suivantes : Alésage 120 mm.; Course
135 mm.; cylindrée totale 13 l. 74; taux de
compression 5; puissance maximum 280 CV. à
2.200 t.m. jusqu'à 3.500 mètres; poids à vide
255 kg.; poids au cheval 0.91 kg.; encombre-
ment 1 m. 175.
M LE CAPRONI DE TOURISME « C-125 »
bien qu'ayant certaines lignes communes à tous
les avions Caproni, présente, cependant, une
silhouette assez curieuse, avec ses ailes ellip-
tiques peu profondes et son fuselage renflé en
gorge de pigeon. C'est un biplan biplace, équipé
d'un moteuur Colombo de 125 CV., à six cy-
lindres en ligne. La cellule comprend deux
demi-ailes supérieures, attachées à la section
centrale que porte une cabane en tubes d'acier,
deux demi-ailes inférieures fixées au fuselage
deux mâts verticaux de chaque côté et des câ-
bles de haubanage. Le fuselage, dont la struc-
ture est en tubes d'acier, est recouvert de con-
treplaqué et de tôle d'aluminium. Le train
d'atterrisage est caréné. Caractéristiques : Enver-
gure 8 m. 85; longueur 7 m. 25; hauteur
2 m. 55; poids à vide 543 kg.; charge utile 270
kg.; poids total 813 kg.; Vitesse maximum
230 km./h.; Vitesse minimum 60 km./h.; pla-
fond 5.500 m.; rayon d'action : 1.000 kilo-
mètres.
M ENCORE UN AVION A HELICE PROPUL-
SIVE. Le capitaine Pattist et l'ingénieur Wal-
raven, deux Hollandais vivant aux Indes Néer-
landaises, ont construit un monoplan biplace,
dont le moteur, un Pobjoy, est fixé au-dessus du
fuselage, sur un bâti élevé. Les demi-ailes atta-
chées directement aux longerons supérieurs du
fuselage sont contreventées par des montants
presque parallèles fixés aux longerons inférieurs.
Le fuselage, à section rectangulaire, comprend
d'abord l'habitacle du pilote, puis celui du pas-
sager, en avant du bâti-moteur. Caractéristi-
ques : Envergure 9 m. 34; longueur 6 m. 3;
hauteur 2 m. 20; profondeur d'aile 1 m. 17;
voie 2 m. 20; surface alaire 9 mq. 50; poids
total 480 kg.; charge au cheval 5,3 kg. Mais
cet avion a-t-il déjà volé ?
LES AILES S'OUVRENT
Le trimoteur colonial L.-H.70
Monoplan entièrement métallique, construit par la Société Aérienne
Bordelaise, à trois moteurs Lorraine "Algol" de 300 CV.
L
E trimoteur colonial L.-H. 70, pré-
senté par la Société Générale Aéro-
nautique, a été entièrement conçu et
réalisé par la Société Aérienne Bordelaise
dans ses ateliers de Bacalan.
Cet appareil, de construction entière-
ment métallique, appartient à la série des
neuf prototypes du programme de 1930
commandée par la Direction Générale
Technique.
Ainsi que nous l'avons signalé tout ré-
cemment, les essais officiels du L.-H. 70
sont entièrement terminés. Les perfor-
mances qu'il a réalisées sont satisfaisantes
puisqu'elles ont largement dépassé les
chiffres prévus dans le marché de récep-
tion.
Du point de vue constructif, la
machine reste bien dans la ligne
- des - productions de l'usine borde-
laise. On notera, entre autres détails, que
sa voilure comporte une structure à lon-
gerons multiples; les profils, d'épaisseur
décroissante, sont à faible variation du
centre de poussée. L'aile ainsi que le
fuselage sont établis en trois éléments
démontables et facilement transportables.
Si la fabrication métallique s'est impo-
sée à l'Aviation marchande, elle devient
indispensable aux exploitations aériennes
coloniales. Toutefois, on pourrait crain-
dre que, dans les régions éloignées de tout
centre industriel, les réparations présen-
tent de sérieuses difficultés. Le frac-
tionnement des parties les plus
volumineuses du L.-H. 70 permet de C
compenser cet inconvénient en faci- t
litant, en cas de casse légère, le rem-
placement pur et simple de l'élé-
ment endommagé.
On remarquera, également, que la struc-
ture de cet avion est établie avec des pro-
filés spéciaux et que le recouvrement est
assuré par des tôles gaufrées.
Quant à la compensation du L.-H. 70 -
si nécessaire sur ces appareils dont le
chargement varie avec chacune de leurs
missions — elle a été obtenue d'une façon
originale à l'aide de petits volets auxi-
liaires installés au bas du fuselage, très
en avant de l'empennage horizontal.
Nous évoquions, à l'instant, les utilisa-
tions multiples prévues pour cette caté-
gorie d'avions. Les trimoteurs coloniaux
sont appelés, en effet, à effectuer de
grandes reconnaissances ou des missions
de tir et de bombardement pour la paci-
fication des régions dissidentes ou par-
courues par les pillards. Puis, indifférem-
ment, des besognes plus pacifiques telles
que des transports de voyageurs, de colis
ou, enfin, des évacuations sanitaires.
A cet effet, divers aménagements et ins-
tallations sont prévus dans la vaste cabine
du L.-H. 70. Ces équipements étant amo-
vibles, les lance-bombes, les tourelles de
mitrailleuses et tout l'armement peuvent
faire place à quatre larges fauteuils pour
Vue de profil du trimoteur colonial L.H.-70 à moteurs Lorraine.
des passagers, ou, encore, à deux bran-
cards et à un siège pour infirmier; enfin,
en cas d'urgence, on peut installer quatre
blessés ou malades couchés.
Notre Aviation coloniale, dont il faut
souhaiter le prochain développement sous
l'égide de notre jeune et actif Ministre de
l'Air, dispose donc, à présent, d'un maté-
riel robuste et bien adapté, qui doit satis-
faire à tous ses besoins.
André FRACHET.
Voilure. — Aile monoplane, sans hauban, à
épaisseur décroissante à l'intrados, de contour
trapézoïdal, fractionnée en trois éléments :
une portion centrale incorporée au fuselage
et deux parties latérales raccordées chacune
par huit boulons-axes.
Structure. — Quatre longerons avec semelles
en U standard accolés et âmes en treillis, for-
mée par des étirés en U rendus solidaires, en
flexion, par des couples triangulés, également
en étirés en U, épousant la forme du profil
dont ils assument la permanence.
Recouvrement en tôle gaufrée fixée sur des
pannes parallèles à l'envergure, directement
rivées sur les longerons dans la partie mé-
diane des ailes et, s'appuyant sur les couples,
dans les parties avant et arrière. Bords d'at-
taque et de fuite démontables dans la partie
médiane. Ailes latérales terminées par des
caissons d'extrémité légèrement arrondie; le
bord de fuite de ces éléments est échancré sur
presque toute l'envergure pour loger les aile-
rons.
Fuselage. — En trois parties démontables :
une centrale, hauteur maximum, deux mètres,
faisant corps avec l'aile et destinée à recevoir
divers aménagements; une à l'avant de celle-
ci, fixée en quatre points, contenant le poste
de pilotage à deux places côte-à-côte avec
double commande débrayable; enfin, la par-
tie arrière, également attachée en quatre
points, servant à supporter les empennages.
Charpente constituée par quatre longerons,
en profilés spéciaux (1) triangulés seulement
sur les deux faces verticales par des montants
et des diagonales en profilés (2 et 3), raidis par
la tôle gaufrée du revêtement. Celui-ci joue
le rôle de diagonale dans les faces horizon-
tales. (Voir croquis ci-dessus.)
Empennages. — Horizontal et vertical, de
forme trapézoïdale et de construction iden-
tique. Chaque plan comporte deux longerons
et des nervures en treillis; les volets mobiles
s'articulent sur les longerons postérieurs. Re-
vêtement en tôle gaufrée rivée à la fois sur
les longerons et les nervures.
Une surface entièrement mobile, servant à
compenser la gouverne de la profondeur, est
montée à la base du fuselage très en avant du
plan fixe horizontal.
Toutes les commandes de vols, rigides, sont
en tubes et montées sur roulement à billes.
Groupes moto-propulseurs. — L'avion L-H
70 est équipé de trois Lorraine « Algol » en
étoile, à refroidissement par l'air, d'une puis-
sance nominale de 300 CV, à 1.800 tours-mi-
nute, et de 370 CV d'équivalent de puissance.
Hélices métalliques Levasseur tractives en
prise directe.
Bàtis-moteurs identiques pour les trois
groupes : ils comprennent une couronne
circulaire bordée par une cornière pro-
longée à l'arrière par une tôle épaisse
sn - forme de cône tronqué, découpée de
façon a former quatre bras; ceux-ci sont éga-
lement bordés et raidis par des cornières
jusqu'aux ferrures d'attache.
Réservoirs d'essence largables, en métal Mo-
nel; un au-dessous du poste de pilotage, deux
autres à l'arrière des fuseaux latéraux. Ali-
mentation indépendante pour chaque moteur
avec jeu de robinets premettant d'envoyer le
carburant d'un quelconque réservoir aux trois
moteurs.
Atterrisseur. — Sans essieu : voie de
5 m. 700. Deux demi-trains comportant cha-
cun un Vé horizontal articulé à la base du
fuselage et une jambe verticale, contenant
un amortisseur oléo-pneumatique, attelée au
deuxième longeron de l'aile dans l'axe
des moteurs latéraux.
Roues de 1.150 X 250 avec freins
—— J hydrauliques. Béquille à patin orienta-
ble et dotée d'un amortisseur oléo-
pneumatique.
CARACTERISTIQUES
Envergure 24 m.
Profondeur moyenne de l'aile. 4 m.
Longueur totale 15 m. 800
Hauteur totale en ligne de vol.. 5 m.
Surface portante. 70 mq
Poids à vide. 3.500 kgs
Poids de com'bustible. 1.000 kgs
Charge utile maximum. 750 kgs
Poids total maximum 5.250 kgs
Puissance nominale: 3 moteurs
Lorraine « Algol » de 300
CV. 900 CV
Equivalent de puissance 1.110 CV
Charge au mq. 75 kgs
Charge au CV 5 kgs 800
Puissance au mq 12 GV 8
PERFORMANCES
Vitesse maximum au soi avec
trois moteurs. 250 km.-h.
Vitesse maximum au sol avec
2 moteurs. 190 km.-h.
Vitesse maximum à 2.000 m.
avec 3 moteurs. 240 km.-h.
Vitesse maximum à 2.000 m.
avec 2 moteurs. 190 km.-h.
Vitesse d'atterrissage 100 km.-h.
Plafond pratique avec 3 mo-
teurs. 6.500 m.
Plafond pratique avec 2 mo-
teurs 4.000 m.
Montée à 2.000 m. (3 moteurs). 6' 30"
Montée au plafond pratique
(6.500 m.). 45'
Distance franchissable à la fi-
nesse maximum (150 km.-
h.), par vent nul, à 2.000 m. 1.350 km.
Distance franchissable aux 3/4
de la vitesse maximum (180
km.-h.) 1.250 km.
Nombre d'heures de vol nor-
mal (au régime de croi-
sière) 7 h.
■ LES ATELIERS « BAYERISCHE MOTOREN-
WERKE, de Munich, annoncent la construction
d'un nouveau moteur « B.M.W.-IX a » qui se-
rait mis sur le marché prochainement. C'est un
douze cylindres en V, muni d'un compresseur.
Puissance maximum : 715 CV. à 1730 t.m.
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