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Titre : David Copperfield : roman anglais. Tome 1er / Ch. Dickens ; trad. de P. Lorain

Auteur : Dickens, Charles (1812-1870)

Éditeur : Hachette (Paris)

Date d'édition : 1894

Contributeur : Lorain, Paul (1799-1861). Traducteur

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 2 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k64140p

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Y2-16918 (1)

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb35966789t

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb35966789t

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Titre : David Copperfield : roman anglais. Tome 1er / Ch. Dickens ; trad. de P. Lorain

Auteur : Dickens, Charles (1812-1870)

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david copperfield: 472 pages trouvées

p.NP (2)
DAVID COPPERFIELD

p.NP (1)
OUVRAGES DU MÊME AUTEUR PUB IÊ8 DANS t.A BIDUOTHâQUC OE8 0OMAN8 ÉTRANGERS PAR I.A LIBRAIRIE HAOHBHR ES C* Œuvres do Charte» nickens, traduite» do l'anglais sous ta direction de P. Lorain. 38 vol. Aventures do M. Plokwlok. 9 vol. Barnabô Hudgo. 2 vol. BloaU-Houoo. 2 vol. Contea do NoUl. 1 vol. David

p.NP (2)
COPPERFIELD nOMAN ANGLAIS /Haûoit'Navbc l'autorisation be l'autrur ( \S0t»S,W DIRECTION DE P. LOR&IN PARIS LIBRAIRIE HACHETTE ET Cle 79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79 1894 Droit» de Induction at do rapiodueta Utu'it. i,,l~\v TOME lMlliMIEK DAVID OH. DICKENS

p.1 (2)
DAVID COPPERFIELD. CHAPITRE PREMIER. Je viens au mondo. Serai-ja le héros de ma propre histoire ou quelque autre y prendra-t-il cotte place? C'est ce que ces pages vont apprendre au leotour. Pour commencer par le commencement, je dirai donc que je suis né un vendredi, à minuit (du moins

p.2 (2)
DAVID COPPERFIELD. 1 dos ceintures do IWgo, nais ea qu'il y a do positif, «'est qu'au nnragut qu'une soulo proposition; ollo vint d'un courtier do «oattnei'Qa qui offrait cinquante franes en argent, et lo reste do la somme on vin de Xdrê» « H ne voulait paa payer davantage l'assurance da no jamais

p.3 (2)
DAVID COPPERFIELD. s faisait ai chaud et ai olair dans notre putit salon I il mo sontMail qu'il y avait presque do la cruauté Mo laisser là dohora, et à lui fermer bI soigaeuaoraent notre porto. ï,e grand personnage de notre famille, c'était une tanto do son pore, par conséquent ma grand'tanto à

p.4 (3)
dans les horloges flamandes, aperçut enfin ma mère. Elle lui fit signe d'un air refrognô de venir lui ^îvrir la porte comme quelqu'un qui a l'habitude du oommandement. Ma mère obéit. a Mistress David Copperfield, je suppose, dit miss Betsy en appuyant sur le dernier mot, sans doute pour faire

p.5 (3)
DAVID COPPERFIELD. 5 Ma more dit qu'elle avait eu oo plaisir. Mais elle eojvtiùt que malgré elle, elle Inlsimit assez voir que le plaisir n'avait pas été immonso. «EU bien maintenant voua la voyo?,, » dit miss Betsy Ma mêra baissa la loto et la pria d'entrer. Elles s'acheminèrent vers la pièoe

p.6 (4)
ma môre. Nou oroyions M. Copperfield avait orn. qu'il y avait une belle rookery% mais los nids étaient ires-anciens et depuis longtemps abandonnés, Voila bien David Copperliold I dit miss Betsy. C'est bien là lui, d'appeler sa maison la rookery, quand il n'y a pas dans les environs un seul corbeau

p.7 (4)
DAVID COPPERFIELD. Bien certainement, dit miss Botsy. Para imagination 1 Quel nom donnoB-vousfcvotïo flllo? Jo ne sais pas encore ait oa aéra une fille, madame, dit ma mère dans sou innocence. Que le bon Dieu bénisse cette enfant! a s'écria mis& Bats? en citant, sans s'en douter, la seconde

p.8 (7)
DAVID COPPERFIELD. « Misa Betay hoohait la tâte, à la fla de chaque phrase, comme si le souvenir da son anoien9 griefs la poursuivait et qu'élis eût de la peine a no pas y faire des allusions plus explicites. Du moins ma mère crut s'en apercevoir, a la faible lueur du feu, mais elle avait trop peur

p.9 (6)
DAVID COPPERFIELD. 9 Je tenais très-régulièrement mon livre de comptes, et je faisais la balança tous lea soira avec M. Copperfield, dit ma mère avec une nouvelle explosion de sanglots. Bien, bien 1 dit misa Betay, ne pleurez plus. ` Et jamais nous n'avons eu la plus petite discussion là.dessus

p.10 (2)
DAVID COPPERFIELD. «0 de ouate qu'eUe tirait de sa poche pour la fourrer dans ses oieililes, n'était Tien à la solennité de aon maintien. te médecin monta chez ma mère, puis il redescendit, ddoidé à être poli et aimable pour la femme inconnue, aveo laquelle il allait probablement ae trouver en tôte

p.11 (2)
DAVID COPPERFIELD. 11 de vas de m profession, 11 se sentait presque Indigne. Cependant il se rassit et la regarda pendant prés de deux heures, toujours assise devant le feu, jusqu'à ce qu'il remont&t chez ma mère. Après cette autre absence, U vint retrouver ma tante, i Bu Ment dit-elle en étant

p.12 (2)
DAVID COPPERFIEI.Ï» 18 ritd des raaalôreada matante il lai fit un petit »al»t, et tenta un léger sourire dans le but de l'apaiser. c Miséricorde I qu'a donc eat homme f s'deria ma tante de plus en plus impatientée. Est41 muetT Galmez-voua, ma obère madame, dit M. Cbittip de sapins douce voix. H

p.13 (1)
DAVID COPPERFIRLD. 13 demeura terrestre de tnnt do nouveaux venus comme moi, aussi bien que sur 10 monticule sous lequel reposaient les. restes mortels de celui sans lequel je n'aurais jamais existé. CHAPITRE 0. J'observe. Les premiers objets que je retrouve sous une forme distincte

p.14 (1)
DAVID GOPPEUFIUtD. J'ai eaaaervd on vif souvenir de mon enfance, on sera moins étonné que je me oroie en effet des droita incontestables à ces traits e&tftotôrisllquea. En cherchant, comme je l'ai déjà dit, à débrouiller le chaoa de mon enfance, les premiers objets qui ae présentent à moi, ce sont

p.15 (2)
DAVID COPPERFIELD. 15 fa ne connais nulle part do gaion rasai vert que la gason de ca cimetière il n'y a rien do ai tauflu que ces arbres ,.rion de •i calme quo ces tombeaux. Chaque matin, quand jam'ago» nouille aur mon petit lit près delà chambra de ma méro, je vois les moutons qui paissent sur

p.16 (2)
16 DAVID COPPERFIELD. je n'entends plus rien, jusqu'au moment où je glissa du bana aveo un fraoas épouvantable, et où Paggotty M'entraîne bora de l'église plus mort que vif. Maintenant je vois in façade de notre maison 1 la fenêtre de nos chambres est ouverte, et il y pénètre un air embaumé

p.17 (2)
DAVID COPPERFIELD. 17 i. a d'aoler, enfla de Peggotty elle-mftma s je la trouvais charmante. J'avais tellement sommeil, que si j'avais eossânn seul instant de tenir mes yeux ouverts, c'était fini. • Peggotty, dis-je tout à coup, «vos-vouB jamais été marida t Seigneur monsieur Davy, répondit

p.18 (1)
DAVID QOPPBRFIBI.D. 18 que comme elle était trfls-grasse, ono ou deux des «gr*f«i l(» sa roba sautaient chaque fois qu'elle m livrait à un exeroica an pou violent. Or, je mo rappelle qu'au moment où elle ma serra dans ses bras, j'entendis deux agrafes craquer et a'étynee? a l'autre bout

p.19 (3)
DAVID COPPERFIELD. » ma mère. Elle me gronda doucement de mon iinpolitoaae, et, ma serrant dans aos bras, elle remercia lo monsieur de ce qu'il avait bien voulu prendrai» peine do l'aooompaguor jusque chez elle. En parlant ainsi elle lui tendait la main, et en lui tondant la main, eUe me regardait

p.20 (3)
20 DAVID COPPERFIELD. Mais, grand Dieu s'écriait ma môra, vouUm-vous me faira perdre la tâtef JI n'y a jamais ou de pauvre flllo plus mal.traitde par ses domestiques que moi. Mais je no sala pas pour* quoi jo m'appelle une pauvre flllol N'ai-jo pas été marias, Peggotty? t Dieu m'est témoin

p.21 (4)
DAVID COPPERFIELD. Il contre la mienne. t Suis- je une mauvaise maman pour toi, pan David Suis-je une maman égoïste ou cruelle, ou méchante? Dia que oui, mon garçon, et Peggotty t'aimera l'amour de Peggotty vaut bien mieux que le mien, David. Je ne t'aime pas, du tout moi, n'eat-ce pas? loi

p.22 (2)
DAVID COPPERFIELD. aa voris nota, le ne l'aimais pas plus qu'au commencement, et j'en étais tout aussi jaloux, mais pas par la raison que j'aurais pu donner quelques années plus tard. C'était une aversion d'enfant, purement instinctive, et basée aur une Idée gêné.rale que Peggotty et moi

p.23 (5)
DAVID COPPERFIELD. 83 avec les figures de cire qu'on avait montrées dans notre voisinage quelques mois auparavant. Tout cela joint à des aour- cils tres-réguliera, a an beau teint brun (au diable son sou venir et son teint I), me disposait, malgré mespreaSontimonta à le trouver un très-bel homme

p.24 (1)
DAVID COPrEnriRt,». 24 un pau dans mon verra» et m'ayant donné un biscuit, il me fit lover et proposer un toast i A la confusion de Brocha do Shoffleld I t Le toast fat «iqu aveo de granda applaudissements, et de tels riras que je me mis à rire aussi, ce qui fit encore plus rire lea autres. Enfin

p.25 (3)
DAVID COPPERFIELD. 15 magnifique ma mère se promena avec M. Murdatono le long do la haie d'épines, pendant que j'allais prendre mon thé. Quand 11 fut partie ma mère me fit raconter toute notre journée, et me demanda tout es qu'oa avait dit ou fait. Je lot rapportai ea qu'on avait dit sur son compte

p.26 (1)
DAVID C0PPBRF1BLD. as Moi, je sais extrêmement fâchée contre eux, mais j'aime mieui que Paggotty ne le sache pas. • Je promis, bien entendu. Ma mère m'embrassa encore je ne sais combien de fois; et je dormis bientôt profondément. Il me semble, à la distance qui m'en sépare, que ce fut U lendemain

p.27 (2)
DAVID COPPERFIELD. 97 pour donner plus de force à ma question. Elle ne peut paa rester toute seule. » Le trou que Peggotty sa mit tout d'an coup à chercher dans la talon du bas qu'elle raccommodait devait être ai petit, que je crois bien qu il as valait pas la peiue d'être raccommodé. • Mais

p.28 (1)
DAVID GOPPBRFIBLD Ut» me à songer & la profonde tendresse avec laquelle elle me serra do nouveau dans ses bras. Ma restait debout, aaulo sur la route, M. Murdstone s'ap» proebA d'elle, et H me sembla qu'il lui reprochait d'être trop émue. Je le regardais & travers les barreaux de la carriole

p.29 (1)
DAVID GOPPBRFIB&D. 19 pas entendu de mes deux oreilles, on ne m'aurait fait croire qu'uno faible tomme pût ronflor avea tant d'énergie. Nous fîmes tant do détours par une foula de petits chemins, et nous pnssftmes tant do temps à une aubargo où il fallait déposer un bois de lit, et dans bien

p.30 (2)
DAVID COPPERFIELD. 30 notre intimité fit de rapides progrès quand il me prit snr son dos pour m'emporter chez lui. C'était un grand garçon de ait pieds de haut, fort et gros en proportion, aux dpaules rondes et robustes; mais son visage avait une expression enfantine, et ses cheveux, blonds

p.31 (1)
DAVID GOPPRKFIKLD. SI A l'intérieur elle était parfaitement propre, et aussi bien arrangée que possible. Il y avait une table, une horloge de Hollande, une commode, et sur la commode il y avait un plateau où l'on voyait une dame arméo d'un parasol, se promenant avec un enfant à l'air martial

p.32 (1)
DAVID G0PPBRF1BLD 32 ans dans le* autres et toujours oooupés à pincer tout es qu'ils trouvaient au fond d'un pâtit réservoir en bois, où. on mettait aussi les pots et les bouilloires. Noos fûmea reçus par une femme très-polie qui portait un tablier blano, et que j'avais vue nous faire la révérence

p.33 (2)
DAVID COPPERFIELD. 83 I. 3 brumeuses), cola me parut la plus délioieuso retraite que put concevoir l'imagination des hommes. Entendre le vont soufder sur la. mer, savoir que le brouillard envahissait toute cette plaine désolée qui nous entourait, et se sentir près du feu, dans une maison absolument

p.34 (2)
DAVID Copperfield. S«i •ta ne {ins m'ompêoher de lui diro après uo autre silenea plein do respect « II est mort, M. PcggoHyî Noyé, dit M. Peggotty. Je sentais combien il était difficile de continuer sur cosi^et. mais je ne savais pas encore tout, et je voulais tout savoir. J'ajoutni donc 1

p.35 (2)
DAVID COPPERFIELD. 85 marqués au plafond. Lo sommeil s'omparait de moi, mais je me sentais pourtant saisi d'une oraioto vague, on songeant à h grande profondeur sombre qui m'entourait, en entendant le vent gémir sur les vagues, et les soulever tout à coup. Mais je me dis qu'après tout j'étais dans

p.36 (2)
DAVID COPPERFIELD. 0 99 dos cailloux, votre père otaitun monsieur, et votre mère est uno dnavo; et moi, mon pore était ttupôeneur, ma mère était flllo de pêcheur, et mon oncle Dan est un pêcheur. Dan est monsieur Peggotty, n'est-ce pas? dia-je. -Mon oncle, Dan là-bas, répondit Emilie, tout an

p.37 (2)
DAVID COPPERFIELD. 9? trop près du bord d'une vieille jetde en bois sur laquelle nous nous étions aventurés et j'avais vraiment pour qu'elle ne tombât. a Oh l oo n'est pas de cola que j'ai peur, dit la petite Emilie, mais c'est quand la mer gronde, que ça me réveille, et que je tremble en pensant à

p.38 (1)
DAVID GOPPERFÏELb as ses ensuite noua remîmes soigneusement dans l'eau des étoiles do mer. le ne connais pas assez les habitudes de cette race «Vôtres pour être bien sûr qu'ils noua aient été reconnaissants de cette attention. Puia enfin nous reprîmes le chemin de la demeure de M. Peggotty

p.39 (2)
DAVID COPPERFIELD. 89 jours aussi aimable qu'on aurait pu s'y attendre, vu les termes dans lesquels elle se trouvait vis-à-vis de M. Peggotty. Mistress Gummidge était naturellement assez grognon, et elle se plaigiait plus qu'il ne fallait pour que cela fut agréable dans une si petite colonie

p.40 (2)
DAVID COPPERFIELD. 40 olara avec une grande amertume qu'elle le sentait plus qu'ai*, eundenous. Quand M. Peggotty rentra, vera neuf heures, l'Infortunée mîstress Gummidge triootait dans son coin de l'air le plus misérable. Peggotty travaillait gaiement. Cham laeconunodaii une paire de grandes

p.41 (2)
DAVID COPPERFIELD. tl Je ne pouvais m'empêcher, tout en écoutant ce discours, de me dire quo son malheur so faisait bien sentir aussi à quelques autres membres de la famille. Mais M. Peggotty se garda bien de faire oette réflexion, et se borna à prier miatreas Gum- midge de reprendre courage

p.42 (2)
DAVID COPPERFIELD. «9 Quinze jours se passèrent ainsi, sans autre variété que le ohangemont des marées qui faisait sortir ou rentrer M. Peggotty à d'autres heures, et qui apportait aussi quelque vartâtd dans les ocoupations de Cham. Quand oe dernier n'avait rien è faire, Use promenait quelquefois

p.43 (2)
DAVID COPPERFIELD. 43 forts de Peggotty, appavattre devant moi, lorsque cola plairait au cheval du voiturier. Je le vis enfin, comme je me le rappelle bien encore, par cette froide matinée, soue u oiel gris qui annonçait ia pluie I La porte s'ouvrit; moitié riant, moitié pleurant, dans une douce

p.44 (2)
DAVID COPPERFIELD. M Continuez, Peggotty, dis-je plus effraya que jamais. Monsieur Davy, dit Paggotty en dénouant son chapeau i'uno main tremblante et d'uno voix entrecoupée, c'est que, 1 voyez-vous, vous avez un papa t Je tremblai, puis jo pâlis. Quelque chose, je ne (.aurais dire

p.45 (1)
DAVID GOPPKRFlEtD. 45 CHAPITRE IV. Je tomba en disgrâci Si la chambre où on avait transporté mon lit pouvait rendre témoignage de oe qui se passait dans ses mars je pourrais, aujourd'hui oicore (qui est-ce qui demeure là? j'aimerais le savoir), rappeler en témoignage pour déclarer combien mou cœur

p.46 (4)
DAVID COPPERFIELD. 46 que ces simples mots « Mon enfant 1 1 Je cachai mes larmes dans mon oreiller, et Je repoussai la main de ma mère qui voulait m'attirer vers elle. c C'est votre faute, Peggotty m4ohante que vous Atest dit ma a mère. Je le aaia bien. Comment pouvez-vous, je vous le i! emande

p.47 (3)
DAVID COPPERFIELD. 4? se tournant vers Poggotty lorsqu'il eut vu sortir ma mère do la chambre, en l'aooompagnant d'an gracieux sourire, ma brave femme, et il la regardait d'un air menaçant, vous savez te nom de votre mattresse? U y a longtemps qu'elle est ma mattresse, monsieur, répondit Peggotty

p.48 (2)
DAVID COPPERFIELD. «8 esprit à mistress Gummidge, et me fit signe de la tôto de lui obéir immédiatement. Je ne doutais pas alors, et je doute encore moins maintenant, qu'il no fût tout prêt à me rouer de coups, sans le moindre scrupule, si j'avais hésite. i Clara, ma ohère, dit-il, lorsque

p.49 (2)
DAVID COPPERFIELD. 49 ï. 4 tendrement, et eUe me tint une main dans la sienne jusqu'à ce que nous fûmes près de l'endroit du jardin où était son mari, alors elle Meha ma main et passa la sienne dans le bras de M. Murdstono. C'était miss Murdstoae qui venait d'arriver; elle avait l'air sinistre

p.50 (2)
DAVID COPPERFIELD. 30 tir. Le lendemain matin elle commença à aider ma mère et elle passa toute la journée à mettre tout en ordre, sans respeoter en rien les anciens arrangements. Une des premières oho^âs remarquables que j'observai en miss Mardatose, c'est qu'eUe était constamment poursuivie

p.51 (2)
DAVID COPPERFIELD. 51 Oh, vous pouvez bien dire que je vous étonne, Edouard, s'écria ma mère, et répéter qu'il faut de la fermeté, mais je suis bien sQre que cela ne vous plairait pas plus qu'à moi. a loi je ferai remarquer que la fermeté était la qualité domi.nante dont se piquaient M. et miss

p.52 (2)
DAVID COPPERFIELD. 53 jeune et sans expérience. Edouard, je me rappelle bien quo vous ma le disiez alors, mais maintenant vous avez l'air de me haïr à cause de cela môme, vous êtes si sévère 1 Edouard, dit miss Murdstone une seconde fois, mettons fin à tout ceci. Je pars demain. –̃ Jane Murdstone

p.53 (3)
DAVID COPPERFIELD. 63 •–Jane Murdstone, dit M. Mardatone à sa soeur, des paroles amères, sont, je l'espère, peu ordinaires entre nous. Ce n'est pas ma faute s'il s'est passé ce soir une scène si étrange j'y ai été entraîné par d'autres. Ce n'est pas non plus votre faute, vous y avez été entrainée

p.54 (2)
DAVID COPPERFIELD. 5t mari. II n'y a plus, comme jadis, de Peggotty. J'entends mis» Murdstone qui marmotte les réponses, en appuyant avec une énergie cruelle sur tous les mots terribles. Je la vois rouler tout autour de l'église ses grands yeux noirs quand elle dit t misérables pdobeura » comme

p.55 (2)
DAVID COPPERFIELD. 85 retenir do l'O, de l'L et de l'S, me reviennent à l'esprit comme aux jours de mon enfance; mais ils ne me rappellent nul sou- venir de dégoût ou de regret. Au contraire il Mo semble que j'ai été conduit a travers un sentier de fleurs jusqu'au livre des crocodiles, encouragé

p.56 (2)
DAVID COPPERFIELD. 86 faire, ma obéra Jane. Voyons Davy, recommence, et ne sois pas si stupide. J'obéis à la première de ces injonctions et je mo remets a apprendre, mois je ne réussis pas en ce qui concerne la seconde, car je suis plus stupide que jamais..Te m'arrête avant d'arriver à l'endroit

p.57 (2)
DAVID COPPERFIELD 5? jo me noircis les doigts à force de tripoter mon ardoise. On me donne un morceau de pain sec pour m'aider à compter mes fromages, et je passe en pénitence le reste de la soirée. Il me semble, autant que je puis me le rappeler, que c'était ainsi quo finissaient presque toujours

p.58 (2)
DAVID COPPERFIELD. 88 j'aimais dans ces histoires o«, naturellement, tous les mdohants étaient pour moi M. et miss Murdstone. J'ai été pendant plus to huit jours Tom Jones (un Tom Jones d'enfant, la plus innocento des créatures). Pendant un grand mois, je me suis cru un Roderick Random. J'avais

p.59 (4)
DAVID COPPERFIELD. 59 C'est là toute la question, dit sa soaur. A cela ma mère répondit « Certainement, ma ehôra Jane, et ne dit plus un mot. Je sentais que j'étais personnellement intéressé à ce dialogue, et je cherchais les yeux de M. Murdatone qui se fixèrent sur les miens. « Maintenant, Davy

p.60 (3)
DAVID COPPERFIELD. 60 sûr qu'il était ravi de cet appareil solennel de justice executive. Quand nous fames entrés, il passa tout d'un coup ma tête sous son bras, Monsieur Murdstone 1 monsieur m'éoriai-jo. Non, je vous en prie, ne me battez pas I J'ai essaye d'apprendre, monsieur, mais je ne peux

p.61 (2)
DAVID COPPERFIELD. 61 me couchai, puis je commençai à songer avec terreur à ce que j'allais devenir. L'acte que j'avais commis ne constituait-il pas un crime légat? Ne serais-je pas emmené en prison N'y avait-il pas pour moi quelque danger d'être pendu? Je n'oublierai jamais mon réveil le lendemain

p.62 (2)
DAVID COPPERFIELD. «̃ commencer à tomber, la terre paraissait rafratohie, mais les nuages s'obsouroiasaiont au-dessus de l'église, et il me semblait que la nuit venait m'envelopper de son ombre, moi et mes remords. Tout cela est encore si vivant dans mon souvenir, qu'au lieu de quelques jours

p.63 (2)
DAVID COPPERFIELD 6a Est-ce que je no verrai pas maman? Si, dit Peggotty; le matin. Puis ello appuya ses lèvres sur le trou de la serrure et prononça les phrases suivantes avec une gravité et une expression auxquelles les trous de serrure doivent être peu habitués, je crois, et chaque fragment

p.64 (2)
BAVID COPPERFIELD. fift cette circonstance, qui serait devenue pour moi une véritable tragédie. Le lendemain matin, miss îwurdstone parut comme à l'ordi.naire, et me dit que j'allais partir pour la pension, ce qui ne me surprit pas tout à fait autant qu'elle aurait pu la croire. Elle m'avertit

p.65 (1)
DAVID COPPlîttFIKLD. 65 i. 5 CHAPITRE V. le suis exilé de la maison paternelle. Nous n'avions pas fait plus d'un demi mille, et mon mouchoir de poche était tout trempé, quand le voiturier s'arrêta brusquement. Je levai les yeux pour voir ce qu'il y avait, et je vis, à mon grand étonnement, Peggotty

p.66 (2)
DAVID COPPERFIELD. 66 pour ma plus grands satisfaction. Mais ce qu'elle contenait de plus précieux, c'étaient deux demi-couronnes enveloppées dans un morceau de papier, sur lequel ma mère avait écrit c Pour Davy avec toutes mes tendresses. » Cela m'dmut tellement, que je demandai au voiturier

p.67 (2)
DAVID COPPERFIELD. 61 t Pas d'amourettes, je suppose? p Des amourettes de veau, voulez-vous dire, monsieur Barkis? Je vous demande pardon, elle les accommode aussi à merveille, car je croyais qu'il avait envie de prendre quelque chose, et qu'il désirait particulièrement se régaler d'un plat

p.68 (2)
DAVID COPPERFIELD. 68 Lorsque j'eus fait cette promesse, M. Barkia retomba dans un silence absolu; quant à moi, je me sentais épuisé par tout ce qui m'était arrlvd récemment, et me laissant tomber sur une couverture, je m'endormis. Mon sommeil dura jusqu'à Yarmouth, qui me parut si nouveau

p.69 (2)
DAVID COPPERFIELD, 69 véroles des plats avec tant de brusquerie que j'avais la plus grande pour de l'avoir apparemment offensé. Mais je me sentis rassuré en le voyant mettre une ohaise pour moi devant la table, et me dire du ton le plus affable c Maintenant, mou petit géant, assoyez

p.70 (1)
DAVID COPPBRFIBLD. 70 me fasse ma!, pourvu que je renversa ma tête en arrière, et quo j'avale lestement. Voulez-vous? i Je lui répondis qu'il me rendrait un grand service en la ba- vant, pourvu que cela ne pût pas lui faire de mal, sans cela je ne voulais pas en entendre parler. Quand il rejeta

p.71 (2)
DAVID COPPERFIELD, 71 Je lo trouvai si complaisant et de si bonne humeur, que je te priai do me procurer une plume, du papier et do l'encre pour écrire à Peggotty. Non-seulement il me l'apporta immédiatement, mais encore il eut la bonté de regarder par-des. sus mon épaule pendant que j'écrivais

p.72 (2)
DAVID COPPERFIELD. 79 place, et que je fusso bien traité ici, j'offrirais volontiers une bagatelle plutôt quedal'aocoptor. Mais jo vis des restes. et je couche sur les sacs à charbon. » tôt le garçon fondit en larmes. .réprouvais la plus profonde pitié pour sos infortunes, et je sentais

p.73 (2)
DAVID COPPERFIELD. n dans ma précipitation j'avais oublié mes gâteaux à l'hôte!. Mes craintes furent bientôt réalisées. Lorsqu'on s'arrêta pour souper, je ne pus jamais trouver la force de m'asseoir à la table d'hôte, et j'allai, fort à contre-cœur, me mettre dans un coin 'prâs de la cheminée

p.74 (3)
DAVID COPPERFIELD. « courtes. Ce panier me mettait à la torture; il me cognait et ma meurtrissait les jarrets mais au moindre mouvement que je faisais, le verre contenu dans le panier aUait se choquer contre un autre objet, et la vieille dame me donnait un terrible coup de pied, tout en disant

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DAVID COPPERFIELD. 75 crit au registre sous le nom de Murdstone, venant de Blunderstono, Suffolk, mais qui répond au nom de Copperfield, et qui doit attendre qu'on le vienne réclamer? dit le conducteur. Parlez! y a-t-il quelqu'un?» s Non, il n'y avait personne. Je regardai avec inquiétude

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DAVID COPPERFIELD. 76 mont. Si je me mettais immédiatement on route et que je tentasse da retourner chez ma mère, comment pourrais-je marcher jusque-là? Et d'ailleurs étais-je sûr d'être bien aocueilli par d'autres que par Peggotty, lors môme que je réussirais à arriver? Si j'allais m'offrir

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DAVID COPPERFIELD. 71 ÎM-co loin, monsieur ? demandai-je timidement, Il y a un bon bout de chemin, dit-il nous irons par la diligence on compte environ six milles. » Je mo sentais si las et si épuisé que l'idée de faire encore six milles sans me restaurer était au-dessus de mes foi

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DAVID COPPERFIELD. 78 e Pouvez-vous faire cuire le déjeuner de ce jeune monsieur, 'e vous prie, dit le mattre d'dtudes de Salem-Houao. Si je le peux? dit la vieille femme; mais oui, certainement. Comment va mistress Fibbitson aujourd'hui? » dit le mattre d'études en regardant une autre vieille

p.79 (4)
DAVID COPPERFIELD. 19 pu jouer aussi mal. Il en tirait les sons les plus épouvantables que j'aie entendus, naturels ou artifioiels. Je ne sais quel air il jouait, si tant est que ce fussent des airs, ce dont je doute, mais le résultat de cette mélodie fut primo, de me faire songer

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David Copperfield. 80 mir que, lorsqu'on s'arrêta sur la route pour prendre d'autres voyageurs, on me mit dans l'intérieur où il n'y avait personne, etlà je dormis profondément, jusqu'à une longue montée que les chevaux gravirent au pas entre de grands arbres. Bientôt la diligence s'anrôta

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DAVID COPPERFIELD. 81 i. 6 M. Crenkle, le maître de pension, était au bord de la mer avec Mme et miss Creakle, et quant à moi, on m'envoyait en pension durant ka vacances pour me punir de ma mauvaise conduite, comme il me l'expliqua tout du long en chemin. Il me mena dans la salle d'études; jamais

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DAVID COPPERFtBt.D. m C.flV animal auquel il faut prendre pnle, monsieur, piwoe qu'il mord. Non, Copperfield, dit-il gravement, ça n'est pas un chien. C'ost ue potit garçon. J'ai pour instruction, Copporfiald, do vous attacher cet écriteau derrière 1« dos. Jo suis fftohé d'àvoir à commencer par là

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DAVID UOt»*»ERFlEL». 8» la l'entendais chantormon inscription. Enfin, dans ma frayeur, je contemplais en tremblant cette porto, jusqu'à io qu'il me semblât entendra tous les propriétaires da ces nomH(ll y en avait quarante-cinq, à ce que me dit M. Moll) crier en chœur qu'il fallait m'envoyer à

p.84 (2)
DAVID COPPERFIELD, a* téta dana mai mains au mttlan do la piêaa à peine «talnirtta, Atoutaut la douloureuse luirmonlodo M. Moll tout on méditant «ur mes lagons, du lendemain; je ma vols également, mes livres farmda û|Gflt 1 de moi, prêtant toujours l'oroilla h h douloureuse harmonie do M. Moll

p.85 (1)
DAVID C50PPBRFIKLD. 85 M. Maîl at moi. Nous alMmos vivra jo ne min on et ja ne sais comment; co quo jo ania Mon, o'oat quo, pondant plusieurs Jaura, nous rencontrions partout deux ou troia femmes. que je n'avaia qu'A peine entrevues jusqu'alors, et que j'avalai une telle quantité do puuHslAro

p.86 (2)
DAVID COPPERFIELD, M Bien enaora, répartit l'bomme àfcjamha de bols. Il n'y a pas en d'occasion, » 11 ma sembla que M. Groaklo était désappointé, Il nut sembla que uifatrusa Grenkle at sa fllta (que je venais da regarder pour ta première fois,. et qui étaient maigres et allonoleimeH à l'onvi

p.87 (1)
DAVID GOPPKRFIELR. 8? an tienne à l'doart. Je dis qu'il aa tienne a l'éaart, dit M. Créa* felo en tapant aur la tabla «ton regardant uristroRs Creakl0, oar il me connatt. Voua dovo» «oromonaor aussi à me connattro, mon potit ami. Vous pouvez vous on aller. Kraiaenez-lo. J'dtaia bien eontont

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DAVID COPPERFIELD. fl« bonne force » Hourausoraont aussi, la plupart des enfante ravenaient tristes et abattue, et moins disposés à rire à mes ddpons, que ja ne l'avais craint. Il y en avait bien quelquesune qui suutniont autour de moi commo des sauvages, et il n'y on avait & pou pvâs aucun qui sut

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DAVID COPPERFIELD. 89 le répondis que cela me plaisait aussi. t Et puia pour un ou deux shillings do gâteaux et de frottât dit Steorfortu, n'ost-ca paa, petit Copperfield i » lo souris parce qu'il souriait, mais malgré ça jo no savais trop qu'en ponsor. • Bon dit Steorforth, cela durera ce que ça

p.90 (1)
DAVID COPrKRFlKLI). 80 On raconta toutes sortes da choses sur la pension, et sur coux qui y vivaient. J'appris que M. Creakle avait raison de se baptiser lui-même un Tartara; quo c'était le plus dur et le plus aévôra dos maîtres que pas un jour ne s'écoulait sans qu'il vînt punir de sa propre main

p.91 (3)
DAVID COPPERFIELD. 01 table salaire; quo, lorsqu'il y avait à dtuer sur la table do M. Grealtla de la viande chaude et de la viando froide, il était convenu que M, Sharp devait toujours préférer la froido. Ce fait nous fut de nouveau confirmé par Steerforth, le seul admis aux honneurs de la table

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DAVID COPPERFIELD. 01 négligemment appuyés aur son bras, o'ôtait, à mes yeux, un grand personnage, il n'est pas étonnant que j'on eusse l'esprit tout ocoupô; los sombres mystères do son avenir inconnu ne so révélaient pas sur sa face à la clarté de la lune. 11 n'y avait fias une ombra attachée à

p.93 (2)
DAVID COPPERFIELD. 93 Mit Steerforth, mon droit de bourgeoisie à Salem-House. Il me coûta bien des larmes. Au reste, j'aurais tort de me vanter que cas marques de dis. tinotion spéciales fussent réservées pour moi j'étais loin d'en avoir le privilège. La grande majorité des élèves (surtout les plus

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DAVID COPPERFIELD. 9k martyrisé. Une rangea de petits g«» «ras placés après moi, observent son «il, dans le même sentiment d'angoisse. Je sens qu'il le voit, bien qu'il ait l'air de ne pas s'en apercevoir. Il fait d'épouvantables grimaoes tout en rayant son cahier, puis il jete sur noua un regard

p.95 (2)
DAVID COPPERFIELD 95 tre entier, il n'y échappa pas une aeule fois, sauf un lundi, jour de congé, où il ne revut que quelques coups de règle sur les doigts. Il nous annonçait tous les jaura qu'il allait écrire à son oncle pour se plaindre, et jamais il ne le faisait. Après un moment de réflexion

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DAVID GOPPHRFIEI.D. 88 des plus utiles, Mr personne n'osait s'attaquer à eaux qu'il daignait honorer do s& bienveillance. Il ne pouvait me défendra vis-fi-vifl de M. Crenklo, quittait trôs-sévôro pour moi il n'essayait même pas mais quand j'avais ou à souffrir encore plus que do c ttume

p.97 (2)
DAVID 6GPPRRF1BLD. 97 1. 7 A fallait pourtant le faire, car do désappointer Stearforth au dsquo de lui déplaira, il n'en pouvait pas être question. Le matin aussi, quand j'étais fatigué et quo j'avais grande envie do dormir enoore uno heure, jo trouvais très-peu divertissant d'fltra réveillé

p.98 (1)
DAVID comaiFiKï.n. OS lu matin on se râvoillnnt, mais coquo je puis dira c'est quo Jo l'Hvnlais avoo la plus vive raoonnnîssnnoo pour los soins dont ihq comblait Stoorforth. Porogrino nous prit, & ce qu'il ma aomblo, clos mois a racon- ter loa autres contes plus longtemps encore. Si l'institution

p.99 (2)
DAVID COPPERFIELD. 00 Bn cola l'étais soutenu par M. Moll, qui avait pour moi une afftmtlon dont jo ma souviens avec raeonnnisaance. J'étais Wehé do voir que Stoarforth le traitait avec un dddain systématique, et no perdait jamais une oooasion de blesser aos sentiments, ou do pousser les autres à

p.100 (2)
DAVID COPPERFIELD. 100 jouaient a oolln-ninillnrd dans un coin il y en avait qui chantaiont, qui pm'laitmt, qui dansaient, qui hurlaient 109 mm faisaient dos glissade», les autres sautaient on fond autour ilolui; on faisait cinquante grimaces; on so moquait do lui devant aea yeux et dorriôre son

p.101 (4)
DAVID COPPERFIELD. 101 siour, continua M. Mali, los lèvres tremblantes d'émotion, pour insulter un gentleman. Un quoi ? Qu'ost-oo qu'il a dit? cria Stoorforth. s loi quoiqu'un, o'dtnit Traddlea, s'écria • Fi donc Steerforth t C'est mal 1 1 Mais M. Moll lui ordonna inunddiataroent de aa taire

p.102 (1)
0AV1II COPPERFIELD. 109 sur l'épaule de Tungby, et, montant sur l'oatrado, il s'agit devant son pupitre. Après avoir, du haut do oo trône, eonlomplé quelques instants oncoro M. Moll qui uoutluuuit a branler la tâte et à se frottor les mains, dans son agitation, M. Creakla se tourna vora Steerforth

p.103 (2)
DAVID COPPERFIELD. 109 chose h redouter. Toua les élèves auront la roûmo impression quo moi, car il y out Ma murmure d'approbation, quoique par.sonne n'ouvrit la bouoho. • Je suis surpris, Steerforth bien que votre franchise vous fasse honneur, dit M. Croakie, certainement, elle vous fait honneur

p.104 (2)
DAVID COPPERFIELD. 104 prie, dit M. Crcmklo on promenant los yeux tout autour de lit et ambra, si jusqu'à l'instant prdsent co fait était jamais imi'venu à ma connaissance. Jo no orola pas que voua l'ayen su positivement, reprit M. Moll. Comment I vous no oroye. pas, dit M. Croatie. Quô voulez

p.105 (2)
DAVID COPPERFIELD. 105 Bons nous retrouvâmes tout seuls, et nous ne savions trop que nous dire. Pour ma part, j'étais tellement désolé et repentant du râla que j'avais joué dans l'affaire, que je n'aurais pu retenir mos larmes si je n'avais craint que Stearforth, qui me regardait très-souvent

p.106 (3)
DAVID COPPERFIELD. ioe qui travaillait tout soûl, en amateur, sans l'aide d'aucun livra (il les savait tous par cœur, mo disait-il), jusqu'à co qu'on eut trouvé un nouveau répétiteur. Cet important personnage nous vint d'une école aooondairo, et avant d'entrer en fonctions, il dina un jour chez M

p.107 (2)
DAVID COPPERFIELD. 10? «Allons, bon courage, monsieur Davy I dit Cham de sa voix la plus affectueuse. Mais, comme vous voila grandi! Jo suis grandi? demandai-je en m'essuyant de nouveau Ie3 yeux. Je ne sais pas bien pourquoi je pleurais; oe ne pouvait être que de joie en revoyant mes anciens amis

p.108 (3)
DAVID COPPERFIELD. 108 ca que signifiait la métaphore employée par M. Peggotty pour figurer les nouvelles respectives qu'il se chargeait de faire circuler à la ronde. Je le remerciai de nouveau, et je lui demandai, non sans rougir, oo qu'était devenue la petite Emilie, depuis le temps où

p.109 (2)
DAVID COPPERFIELD. 109 Dans sa tournure, t'Jans sa gaieté, dans sa voix ai douce, dans sa noble figure, 11 y avait je ne sais quel attrait mystérieux auquel on cédait sans le vouloir. Je vis tout de suite qu'il les charmait l'un et l'autre, et qu'ils étaient tout disposés à lui ouvrir leurs cœurs

p.110 (1)
DAVID COFPERFlKt,u, 110 Cham s'associa h co vœu, et nous nous quittAmoa lopins affootuousomont du monde. J'avais un peu envia, ce aair-!n, do parler à Stoorforth do la jolie petite Emilie mois la timidité ma retint, j'avais trop pour qu'il ne sa moquât do moi. Jo rdfW* chis longuement, et non sans

p.111 (2)
DAVID COPPERFIELD lit 3e Os bien dos sommes à bâtons rompus dans la malle-poato, et bien des rflvoa incohérents oà ao retrouvaient toutes coa pansées et «os souvenu a. Mais quand jo mo réveillais do temps à autre, j'avais le bonheur do reconnaîtra par la portière do la voiture, que la gazon

p.112 (2)
DAVID COPPERFIELD. ua t j'ai fait votre commission, monsieur Barkls, ropria-je, j'ai «tarit à Poggotty, c Ah I dit M. Barkia qui semblait de mauvaise humour et répondait d'un ton aoo. Est-ce que jo n'ai pas Mon fait, monsieur Barkis f ào innndai-jo avao un pou d'hésitation. Mais non, dit M. Barkis

p.113 (2)
113 DAVID COPPERFIELD. i. 8 olrâoustnnee, car il resta plongé dans ses méditations pendant quelque temps. « Eh bien, reprit-il enfla. Dites i Peggotty, Barkis attend uno réponse. « Une réponse, à quoit dira-t-olle peut-être. Alors vous direz » à es dont je vous ai parlé, c De quoi m'avez vous parlé

p.114 (3)
DAVID GOrntUFIKLD. 11% murait sa chanson, qu'elle était soûle» et j'entrai doucement dans sa chambre. Elle était asiiae près du fou, allaitant un pofit enfant dont elle serrait la main contio sou cou. Kilo lo regardait gaiement et t'endormait en chantant. Ella n'avait point d'autre compagnie. Jo

p.115 (2)
DAVID COPPERFIELD. 115 c Que faites-vous donc, folle que vous «tost dit ma mèroon riant. Oh I le drôle d'homme, s'doria Pôggotty. 11 veut m'épou» ser, Ce serait un très-bon parti pour tous, n'est-ce pas? dit ma môro. Oh 1 je n'en sais rien, dit Peggotty. No m'en parlez pas. Ja ne voudrais pas do

p.116 (3)
DAVID COPPERFIELD. 116 c Moi, vous quittort I il me semble que je n'en ai pas envia. Poggotty, vous quitter Je voudrais bien voir cela 1 Non, non, non, dit Peggotty en secouant la tête et en se croisant les bras, il n'y a pas de danger ma chdrio. Ce n'est pas qu'il n'y ait do bonnes Ames

p.118 (2)
DAVID COPPERFIELD. 118 Ma mâro se mit à pleurer en disant qu'elle no comprenait pas comment Peggotty osait lui dira des choses semblables. « Commo ai le pauvre potlt innocent dans son berceau vous avait fait du mal, jalouse que vous êtes 1 dit-elle. Vous furies bien mieux d'épouser M. Barfcis lo

p.119 (3)
DAVID COPPERFIELD. 119 –Pour ce qui est de ça, je n'en ai jamais parlé, dit Peggotty. Non, dit ma mère. Vous ne parlez jamais mais voua Insinues toujours, o'ost ce que je vous disais tout à l'heure, c'est votre mauvais côté. Je vous disais à l'instant que je vous comprenais, et vous voyez

p.120 (2)
DAVID COPPERFIELD. 120 Après le thé, Peggotty attisa le fou et moucha le* chandelles, et je fla la lecture d'uu chapitra du livre sur les crocodiles. Elle avait tiré la volume de sa poche je ne sais ai elle ao l'avait pas gardé là depuis mon départ. Noua en revînmes ensuite & par* ter de ma pension

p.121 (3)
DAVID COPPERFIELD. 131 Ah! dit miss Murdstono en soupirant et en me tendant la pinoo a sacre au lieu de ses doigts, combien do temps durent los congés? q Un mois, mademoiselle. A partir de quel jour? A partir d'aujourd'hui, mademoiselle. Oh 1 dit miss Muidstona alors voilà déjà au jour de passé

p.122 (3)
DAVID COPPERFIELD. 122 « En vérité, dit doucement ma mère, ils se ressemblent beaucoup. Je crois que leurs yeux sont comme les miens. Ils sont de la couleur dos miens, mais ils se ressemblent d'une manière étonnante. De quoi parlez-vous, Clarat dit miss Murdatone. Ma chère Jeanne, dit en hésitant

p.123 (5)
DAVID COPPERFIELD. 123 gouvernait la maison ne s'en accommodait pas. On me regardait encore comme nécessaire pour l'éducation de ma pauvre mère, et en conséquence on ne pouvait me permettre de m'absenter. « David, dit M. Murdstooe après le dfner au moment on j'allais me retirer comme à l'ordinaire

p.124 (4)
DAVID COPPERFIELD. 136 leur juge do toutes sortes de questions quo jo n'ai la prétention do l'êtro, et Jeanne aussi; je voulais dira seulement. Vous vouliez dire seulement quelque chose qui prouvait votre faiblesse et votre défaut de réflexion, répliqua-t-il. Tâchez de ne pas recommencer, ma ohôro

p.125 (3)
DAVID COPPERFIELD. 125 Je dis seulement reprit-il en s'adressant à moi, que je désapprouva votro goût pour la compagnie de mistress Paggotty, et que j'entends que vous y ronouoiez. Maintenant, David, voua me comprenez et vous savez quelles seraient les oonséquences do votre désobéissance

p.126 (2)
DAVID COPPERFIELD. tas apprendre pnr coeur; tout m'entrait par une oreille pour sortir par l'autre. Quels Millonionts Je poussais on dépit de tous mes soins pour les vaincre t Comme je tressaillais en me sentant gagner par un petit somme irrésistible 1 comme on répondait peu aux observations

p.127 (3)
DAVID COPPERFIELD. lai CHAPITRE IX. )q n'oublierai jamais cet anoivoraaira de ma naissance. Je passe sur les événements qui euront Heu à ma pension, jusque l'anniversaire do ma naissance, qui tombait au mois de mars. Jo me souviens seulement que Stoorforth était plus digne d'admiration que jamais

p.128 (6)
DAVID COPPERFIELD. m Ne vous pressez pas tant, David, dit M. Sharp, vous avt & le tomps, mon garçon, no vous pressez pas. » J'aurais du être surpris du ton compatissant dont il mo parlait, ai j'avais pris le loisir do réfléchir, mais jo n'y pensai quo plus tard. Jo descendis prdolpitamment

p.129 (2)
DAVID COPPERFIELD, 129 lourdement encore sur mon Ame, et mon chagrin devenait une daulour sourde que rien ne pouvait soulager. Cepondant mes pensées étaient vagues encore, elles ne por=taiont pas sur le malheur qui acoablait mon ceaur, elles erraient à l'ontour. Je pensais à notre maison formée

p.130 (3)
DAVID COPPERFIELD. 180, doutant guère que je n'y reviendrais jamais. Nous voyagions très-lentement et ce ne fut qu'à neuf ou dix heures du matin que j'arrivai à Yarmouth. Jo cherchai» des yeux M. Barkis, mais il no parut pas, et je vis a «a place un gros petit homme, \m peu poussif, à l'air jovial

p.131 (2)
DAVID COi'l'ËRFIELÛ. isi i C'est bon. Mon pète, dit Marie en riant, voua serez Montât gros comme un muid. -» C'est vrai, ma chère I je ne sais pas ce que ça veut dire, répliqua-t-il en y réfléchissant. La fait est que j'en prends le chemin. C'est qu'ausst vous vivez bien, dit Marie

p.132 (1)
UAVlD COPPERFIELD. 13» « Je voua connais depuis bien longtemps, mon petit ami, dit M. Omer après n'avoir examiné un moment sans que je fisse, pendant ce temps, grand tort au déjeuner: ces vôtemonts de deuil nVotaient l'appétit; je vous connais depuis longtemps. Vraiment, monsieur? Depuis qae

p.133 (2)
DAVID COPPERFIELD. 133 Oui, dit Joram; comme vous nous aviez dit que nous pourrions faire cette petite coursa ai l'ouvrage était fini, Marie et mol. aveo vous. Oh I j'ai cru que voua alliez me laisser tout à fait de côté dit M. Omer, en riant si fort qu'il se mit à tousser. Comme vous aviez dit

p.134 (2)
DAVID COPPERFIELD. 134 transporte les pianos, peinte de couleur sombra, et tratnéa par un cheval noir aveo une longue queue. JI y avait ample- ment do la place pour nous tous. Je ne sais pas si j'ai jamais éprouvé de ma vie (peut-être parce que j'ai plus d'expérience maintenant) un sentiment plus

p.135 (2)
DAVID COPPERFIELD. 139 elle me donna le bout de ses doigta, et me demanda d'un ton glacial si on avait pris ma mesure pour mes habita de deuil. cOui. -Et vos ohemises, dit misa Murdstone, les avez-vous rapportées ? Oui, mademoiselle, j'ai toutes mes affaires avec moi* » Ce fut toute la consolation

p.136 (2)
DAVID COPPERFIELD. 138 lever doucement la drap, je criai « Ob t non I ohl non! » et je retins sa main. u L'enterrement aurait eu lieu hier qu'il ne serait pas plus présent à mon esprit. L'apparence du salon, au moment de mon entrée, l'éolat du feu, le vin qui brillait dans les carafes» la forme

p.137 (2)
DAVID COPPERFIELD. 131 sur la torre, et à qui je suis convaincu, dans ma joie d'enfant, jue le Seigneur dira un jour « Je suis content. s 11 y a beaucoup de visages de ma connaissance, des visages ^ue je reconnais pour les avoir vus à l'église pendant que je regardais de tous les côtés, des visages

p.138 (3)
DAVID COPPERFIELD. 138 i Elle était devenue plus timide et s'effrayait aisément; une parole dure lui donnait un coup terrible, mais je dois dire qu'elle a toujours été la même aveo moi. Ma pauvre chérie, elle n'a jamais changé pour sa vieille Peggotty 1 » loi Peggotty s'arrêta et caressa doucement

p.139 (3)
DAVID COPPBRFIBLD. 139 demanda à boire, et, après avoir bu, eUe me sourit d'un sourire si doux, ma pauvra chérie 1 « Le jour commençait et le soleil se levait; elle me dit alors, que M. Copperfield avait toujours vite bon et indulgent pour elle, qu'il était doux et patient, et qu'il lui avait dit

p.140 (2)
DAVID COPPERFIELD. HO M. Murdatone, je orofa qu'elle l'attrait fait par amour pour moi, plutôt que d'entrer dans la moilleure maison qu'il y out m monde. Mais enfin, se voyant remerciée, elle me dit qu'il fallait nous quitter et pourquoi, et nous nous lamentâmes de concert, en toute sincérité

p.141 (3)
DAVID COPPERFIELD. 1U Jesrôvoa que jo faisais tout éveilla, des ombres obinoises qui dessinaient un moment leur forma ldgâro sur les mars do ma chambre pour s'évanouir bientôt ot ne plus laisser que la nudité de la muraille. « Peggotty, dis-jo un soir d'un ton pensif, en me chauffant les mains

p.142 (3)
DAVID COPPERFIELD. i«a viendrai vous voir toutes les semaines une fois par semaine tant que je vivrai. » Cette promesse nVflta une granae inquiétude mais ce n'était pas tout, Paggotty continua s c Je vaia d'abord obus mon frère, voyez- vous, David, passe? ana quinzaine de jours, à mo reconnaître

p.143 (2)
DAVID COPPERFIELD. tta Pourtant la permission était accordée et ne fut pas retirée, et à la fin Cw î\ oia accorde à Peggotty, nous étions tous deux prâts à partir. M. Barkla entra dans la maison pour chercher les malles do Peggotty. Je ne lui avais jamais vu auparavant franchir la grille du jardin

p.144 (2)
DAVID COPPERFIELD. IM ces, et Il me rendit un peu do place tout de suite et s'éloigna encore pou & peu. Mais je ne pus m'empâeher de remarquer que ces rapprochements incommodes étaient à ses yeux un merveil. leux moyen d'exprimer sa bonne volonté d'une manière claire, agréable et facile ( sans être

p.145 (4)
DAVID COPPERFIELD. VA i. 10 Dans ses efforts pour s'expliquer aveo une grande lucidité, M. Barkis était dovenu si extraordinairement mystérieux, que j'aurais pu rester à le regarder pendant une heure, sans recueillir plus de renseignements sur son visage que sur le cadran d'une pendule arrêtée

p.146 (3)
DAVID COPPERFIELD. ttt comme je suis content. Et en effet, je désirais de tout mon ccuur le mariage de Peggotty. Eh bien mon chéri dit Peggotty en me aorrant un na« dans ses bras, j'y ai pensé nuit et jour de toutes les manières, et j'espère ne pas m'en repentir. Mais j'y réfléchirai encore

p.147 (3)
DAVID COPPERFIELD. i« La maison était, ou du moins elle devait être aussi char.mante que par le passé, et pourtant elle ne me produisait pas la même impression. J'étais un peu désappointé. Peut-être cela venait-il de ce que la petite Emilie n'y était pas. Je savais le chemin qu'elle devait prendre

p.148 (1)
dans la poitrine, quoiqu'il n'en ait guère l'air. Si je vous avais pour tuteur, monsieur Peggotty, dis-je en secouant la tête, je orois que je ne me sentirais guère orphelin non plus. Bien dit, monsieur David 1 s'écria Ham avec entnousiasme Hourra Bien dit Vous avez bien raison I et il rendit à M

p.149 (2)
DAVID COPPERFIELD. i« tient là, devant vous, comme. je ne sais pas quoi. Il a l'air aidéoidél 1 Oui, c'est précisément son oaraotôre repris-je à mon tour; brave comme un lion, et la franchise même, monsieur Peggotty. Et je suppose, continua M. Peggotty, en me regardant à travers la fumée de sa pipe

p.150 (2)
DAVID COPPERFIELD. t50 J'occupais mon ancien petit lit à la poupe du bateau ou le vent sifflait comme autrefois. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il gémissait sur ceux qui n'étaient plus, et au lieu de m'imaginer, comme par le passé, que la mer monterait pendant la nuit et mettrait

p.151 (2)
DAVID COPPERFIELD. 191 derrière la porte en l'ouvrant. Les offrandes étaient de l'espace la plus variée et la plus extraordinaire. Je me souviens, entre autres, d'une énorme pelote, d'un boisseau de pommes, d'une paire de boudes d'oreilles en jais, d'une provision d'oignons d'Espagne, d'une botte

p.152 (2)
DAVID COPPERFIELD. 153 iroita. Ses boutons de métal étaient de la plus grande dimension. Un pantalon gris et un gilet jaune complétaient la toilette de M. Barkis, que jo regardais comme un modèle d'élégance. Quand nous fûmes hors de la maison, j'aperçus M. Peggotty tenant à la main un vieux soulier

p.153 (2)
DAVID COPPERFIELD. 158 peua. I) fallait voir sos prétentions d'être infiniment plus figé» et plus raisonnable que moi, ce qui faisait dire à la charmante petite fée que J'étais t un petit nigaud I » Puis elle se mit à rire si gaiement que j'oubliai le chagrin de m'entendre donner un nom

p.154 (2)
DAVID COPPERFIELD. IM eurastrateur en titre et qui ouvrais à M. Barkis des horizons inconnus. Je lui dis tout ce que je savais; il aurait cru volon.tiers tout oe qui aurait pu me passer par la tête, tant il était convaincu de l'étendue de mon intelligence il alla même jusqu'à déclarer à sa femme

p.155 (3)
DAVID COPPERFIELD. 155 qu'à voir un lion ou un serpent, ou tout autre animal farouche venir nous attaquer, pour avoir l'honnour do le détruire et me couvrir ainsi de gloire. Mata les monstres n'ayant pas choisi ca soir-là la plage de Yarmouth pour lieu de leur promenade, j'y suppléai de mon mieux

p.156 (2)
DAVID COPPERFIELD. 158 carriole avec elle et M. Barkis. Ils me déposèrent à la grille du jardin avec beaucoup do peine. et je ne vis pas snna ra«grot la carriole s'éloigner emmenant Peggotty, me laissant là tout soûl nous les vieux ormes, en façade cotte maison où il n'y avait plus personne pour

p.157 (4)
DAVID COPPERFIELD. S7 sphère; mon plus grand plaisir était d'y piler les drogues dans un mortier sous la direction bienveillante de M. Chillip. Pour In même raison, renforcée sans doute par l'ancienne version qu'on gardait à ma bonne, on ne me permettait que bien rarement d'aller la voir. Fidèle à

p.158 (3)
DAVID GOPPERFIEÏ.D. lu atone m'avait mené voir à Lowestoft, avant. mais pan Ira porte, je n'ai pas besoin de rappeler l'époque. Comment allez-vous, et où se fait votre éducation. Brooks? dit M. Quinion. 11 appuya sa main sur mon épaula et me fit retourner poui loa accompagner. Je ne savais

p.159 (3)
DAVID COPPERFIELD. »d Et là, dit la sœur, il n'y a pas d'entêtement qui tienne on vous le brise bel et bien, et comme il faut. » n lui jeta un regard, moitié de reproche et moitié d'approbation, puis il continua « Je suppose que vous saves, David, que je ne suis pas riche. En tous cas

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PATID COPPERFIELD. 160 Jusqu'à concurrence d'une somme que je déterminerai, dit sa sœur. Je vous fournirai aussi l'habillement, dit M. Murdstone, puisque vous ne seras pas encore en état d'y pourvoir. Vous allez donc à Londres avec M. Quinion, David, pour commencer à vous tirer d'affaire vous-même

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DAVID COPPERFIELD. 161 i. il Le magasin de Murdstone et Grinby était situé àBlaekfriars, au bord de la rivière. Les améliorations récentes ont changé les lieux, mais c'était dans ce temps-là la dernière maison d'une rue étroite qui descendait en serpentant jusqu'à la Tamise, et que terminaient

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David copperfielî). m noua avions pour camarade un jeune garçon qu'il appelait du nom extraordinaire de c Féoule de pommes de terre. » Je ddoou* vris bientôt que ce n'était pas le vrai nom de cet être intéressant, mais qu'il lui avait été donné dans le magasin à cause de la ressemblance de son

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DAVID COPPERFIELD. 1G3 Je répondis que je me portais très-bien, et que j'espérais qu'il était de même. Dieu sait que j'étais mal à mon aise, mais il n'était pas dans ma nature de me plaindre beaucoup dans ce temps-la, je me bornai donc a dire que j'étais très-bien et que j'espérais qu'il était

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DAVID COPPERFIELD. t6' majestueux, en fredonnant un air dos qu'il fut hors du magasin. M. Quinion m'engagea alors solennellement au service de Murdstone et Grinby pour tout faire dans le magasin, avec un salaire de six shillings par semaine, je crois. Je ne suis pas sûr si c'était six ou sept

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DAVID COPPERFIELD. 163 papier qui représentait une série de pains à cacheter bleus et aussi peu meublée que possible. « Je n'aurais jamais cru, dit mistress Micawber en s'asseyant pour reprendre haleine après être montée, son enfant dans les bras, pour me montrer ma chambre, je n'aurais jamais cru

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DAVID COPPERÏIELD. 16S 2aus la maison, ai qu'aucune jeune personne y fût jamais venue, ou en eat jamais eu l'envie,- je n'ai pas appris non plus qu'on eut jamais fait les moindres préparatifs pour recevoir celles qui auraient pu se présenter. Les seuls visiteurs que j'aie jamais vus, ou dont j'aie

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DAVID COPPERFIELD. 187 rentrais. C'était une fiera brèche dans mes six ou huit shillings je passais la journée au magasin, et mon salaire devait suffire aux besoins de toute la semaine. Du lundi matin ru samedi soir, je ne recevais ni avis, ni conseil, ni encouragement, ui consolation ni secours

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DAVID COPPERFIELD. 168 Nous avions une demi-heure, il me semble, pour prendre notre thé. Quand j'avais assez d'argent, je prenais une tasse de café et une petite tartine de pain et de beurre. Quand je n'avais rien je contemplais une boutiquo de gibier dans FleetStreet j'allais quelquefois jusqu'au

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DAVID COPPERFIELD. 169 payer mon dtner. Je sais que je travaillais du matin au soir, dans le costume le plus mesquin, aveo des homiues at des eufants de la classe inférieure. Je sais que j'errais dans les rues, mal nourri et mal vêtu. Je sais que, sans la miséricorde do Dieu, l'abandon dans

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DAVID COPPERFIELD. no je roulais dans ma tête, tout le long da chemin, les calculs de roistross Micawber sur leurs chances et leurs ressources je me sentais accablé par les dettes de M. Micawber. Le samedi soir, jour de grande fête pour moi, d'abord parce que j'étais au moment d'avoir six ou sept

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DAVID COPPERFIELD. m Grand Dieu! dis-je, avec une vive émotion ». J'avais deux ou trois shillings dans ma poche, de l'argent de ma semaine, ce qui me fait supposer que cette conversation devait avoir lieu un mardi soir; je tirai aussitôt mon argent en priant mistresa Micawber de tout mon cœur

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DAVID COPPERFIELD. 178 jetés par terre, l'argent qu'il me fallait, tandis que m femme, ses souliers en pnntouffles et un enfant sur les bras, lui reprochait tout lo temps sa conduite. Quelquefois il perdait son argent, et me disait de revenir plus tard; mais sa femme avait toujours quelques pièces

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DAVID COPPERFIELD. m ordre écrit de sa main à mistress Micawber de me rendre cette somme, puis remit son mouchoir dans sa poche, et reprit sa gaieté. Nous étions assis devant un petit feu. deux briques placera en travers dans la vieille grille empêchaient qu'on ne brûlât trop de charbon

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DAVID COPPERFIELD. nu dépouillée, et nous y vivions la nuit et le jour, mistress Micawber, les enfants, l'orpheline et moi. Je ne sais pas combien de temps cela dura il me semble que oa fut long. Enfin mistross Micawber prit le parti d'aller s'établir dans la prison, où M. Micawber avait

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DAVID COPPERFIELD. lis racontais. Le soir, je retournais à la prison, et je me promenais dans la boue avec M. Mioawher ou je jouais aux cartes avec mistress Mioawber, écoutant ses récits sur papa et maman. J'ignore si M. Murdstone savait comment je vivais alors. Je n'en ai jamais parlé chez

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DAVID. COPPERFIELD. 176 copia sur une immense feuille de papier, qu'il étendit sur une table, puis convoqua le club tout entier et tous les habitants delà prison, si cela leuroonvenait, à venir apposer leur signature à ce document dans sa chambre. Quand j'entendis annoncer l'approche

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DAVID COPPERFIELD. 171 i. 12 de ma jeunesse, je m'étonne de voir les romans que j'inventais alors pour ces gens-là flotter encore comme un brouillard fantastique sur des faits réels toujours présents à ma mémoire) 1 Mais, quand je passe par ce chemin si souvent marqué de mes pas, je ne m'étonne

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DAVID COPPERFIELD. 478 Mistress Mioawber secoua la tête et versa une larme de piété filiale sur celui des jumeaux qu'elle tenait pour le moment. Je ne pouvais espérer une occasion plus favorable de lui poser une question du plus haut intérêt pour moi; je dis donc à mistress Micawber « Puis

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DAVID COPPERFIELD. 179 imprévoyant. Je no nie pas qu'il m'ait trompée sur ses ressources et sur ses dettes, continua-t-elle en regardant fixement la muraille, mais je n'abandonnerai jamais M. Micawber » D Mistress Micawber avait élevé la voix peu à peu, et elle cria si haut ces dernières paroles

p.180 (1)
DAVID COPPRRFIRLD. 180 Kilo est trôs-abattuo, dit M. Mîcmwlioi1 un sooauant la Mto, o'ost la réaction. Ah I quelle terrible journée 1 Noua aommtm tioula au mondo maihttmaiit et sans ressources I » M. Mieawber mo serra la main. garnit et so mit à pleurer. J'étais tt-Aa-touché, mais non moins

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DAVID COPPERFIELD. 181 paria ft la légôro do la probabilité do leur départ. J'étais encore dans la première fermentation do mes idées nouvelles, quand ils priroRt un potit appartement pour la semaine dans la maison quo j'habitais, ils devaient partir onauito pour Plymouth. M. Miouwhor ao rendit

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DAVID COPPERFIELD. tsa vous offrir qua mes eomoila. Cependant, mes avis valent la peino â'fàm daoutOs, surtout. en un mot, para» que jono )oh ni jamais suivis moi-mflmo, ut que. a loi M, Miefiwber, qui souriait et me regardait d'un air rayonnant, s'arrêta, fronça les aouroUn, puia reprit

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DAVID GOPI'RRFIELl). 183 bonne heuro, |e rejoignis toute la famille an bureau do la tllll. «pncci, et je les via aveo triateaaa prendra loura pinces sur ïimpértolo. « Monsieur Copperfield, dit miatreas Bîieawhor, quo Dieu vous bénisse 1 Ja ne pourrai jamais oublior ce quo vous avea été pour

p.184 (1)
DAVID COP1 ERFIKÏ,P. 18% rapide, elle ne faisait' qu'entrer et sortir d'un air terrible et impitoyable, mais il y avait dana aea manières une parité partiaularité que j'aimaia à me rappeler et qui ma dounuit quoique lueur d'espérance. Ja ne pouvais oublier que ma môre avait orn lui sentir oaresser

p.185 (2)
BAVII» COPPERFIELD. 185 tondra notre solde, Pipp, lo charretier, qui passait toujours le premier, entra dans le bureau; je donnai alors une poignée do main à Mick Waltar on la priant, quand co serait mon tour, do paaaor à la caisse, do dira à M. Quinion que j'étais allé porter ma malle flhoa It'ipp

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DAVID COPPERFIELD. 188 le grand mur de la prison du Btmc-du-Roi. A poino avais-ja prononça coa paroles qu'il partit comme ai lui, ma malle, la charrette et l'Ane étaient toua également piqués de la tarentule, ot j'étais hors â'htileiuti ta tovm du courir et do l'appolor quand jo le rojoigniB à

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DAVID COPPERFIELD, 18? Batay, une portion des biens de oa monde presque nussi potite que colle que j'avais apportée, dix ans auparavant, la nuil où ma naissance l'avait si fort courrouçât). CHAPITRE Xin. J'eiécute ma résolution. Je crois que J'avais quelque vague idée do courir tout le long

p.188 (2)
DAVID COPPERFIELD 188 pondus au plafond, tout cela n'était éclaird que par deux otaañlollcia, en aorte qu'il avait l'air d'un homme altéré de vengeance, qui avait pondu là aos ennemis, et so repaissait de la vue de tours oadavrea. t/oxpérianca que j'avais acquise chez mistress Mieawbor ma suggéra

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DAVID COPPERFIELD. 180 entreprise quand je me fus une fois remis en route avec mes vingt aous en poche. J'avais formé un projet pour passer la nuit, et j'allai le mettre à exéauUon. Mon plan était do me coucher près du mur de mon ancienne ponsion, dans un coin où il y avait jadis une moule de foin

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DAVID COPPERFIELD. 190 pondant que mes anciens camarades se avaient, je pris la tongue route poudreuse que l'on m'avait indiquée comme la route da Douvres, du temps que je faisais partie des élèves do M. Creakle, quoi quo jo no pusse guère deviner alora qu'on pourrait me voir un jour voyager

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DAVID COPPERFIELD. 191 En me réveillant, mes membres étaient ai raides et mes pieds si endoloris, j'étais tellement étourdi par le roulement dos tambours et le bruit des pas des soldats qui semblaient m'entourer de toutes parts, que je sentis que je ne pourrais pas aller loin co jour«là

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DAVID COPPERFIELD. 192 Oh! mes yeux, mes membres! qu'est-ce que vous vouleat t Ohl mes poumons, nu «istomaa! qu'est-ce que vous voulez ? Ohl Gouoû I Goooot Je fus si épouvanté par ces paroles, et surtout par cette dernière manifestation de son émotion, qui ressemblait à une sorte de râle inconnu

p.193 (2)
DAVID COPPERFIELD. 1*3 i.– 13 de la presser. Je sortis donc de la boutique, et je m'assis ta l'ombre dans un coin. Le temps s'deoula, le soleil m'atteignit dans ma r «traita, puis disparut da nouveau, et j'attendais toujours mon argent. J'espère, pour l'honneur de la corporation, qu'il n'y a jamais

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DAVID GOPPERFIRLD. 19' avançant son hideux visage hors de la boutique. Voulei-vous vous arranger do doux ponça de plus? Je ne peux pas, répondis-jo je mourrais do faim. Qhl mes poumons, mon aatomiur, trois paneo. .T ) ne marchanderais pns pUte longtemps pour quelques sons, ait je pouvais, lui dia

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DAVID COPPRRFmO. m « Voues loi, quand on vous appelle, dit le chaudronnier, ou jo vous tue aur place. » Jo pria lo parti do m'approcher. En les examinant do plus SWta, et on regardant le chaudronnier pour ossnyor do l'Altonrir, jo m'ftporgiia que la femme avait un coup à la tôto. t O»\ alloz

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DAVID COrrKUFIELî». 108 retournant en jurant vera la femme, la renversa par terre. Je n'oublierai jamais co quo j'éprouvai en la voyant tomber aur le pavé de la eauto, oh elle roata étendue. Son bonnet était tombé de la violence dit chao, ot ma cheveux étaient souillés do poussière. Quand ja fus

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DAVID commi'nar). 10? de flaora auxquels je m'adressai ensuite ne tarent pas moins plaisanta ni plus rosjieutuoux quant aux marohands, pou o.vUsfnUs do ma towrnuro, ils ma répondaient généralement, sans écouter ce que je disais, qu'ils n'avaient rien à me donner. Je me sentais plus misérable

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DAVID OOfl'KKFIBLD. les sait du ria pour une jaune personne; ce Ait elle qui répondit à ma question en se retournant vivement « Ma mnttrflsso, dit-elle, que lui vonUm-vctusî j'ai besoin du lui parler, a'il voua platt, rdpondla-jo. Voua voulais dira de lui demander l'aumône, répliquat'OllO. Non

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-je. a Elle tressaillit et releva les yeux. c Ma tante, s'il vous plaît. Hein? dit miss Betsy, d'un ton d'étonnement tel que je n'ai jamais rien vu de pareil. Ma tante, s'il vous platt, je suis votre neveu. Oh mon Dieu dit matante, et elle s'assit par terre dans l'allée. Je suis David Copperfield, de Blunderstone

p.200 (2)
DAVID COPPERFIELD, 200 abandonné à mol-môme» et on m'a donné une besogna pour laquelle je ne suis pas fait. Je me suis sauvé pour venir voua trouver; onm'avolo au moment do mon évasion, et j'ai marché tout le long du chemin sans avoir couché dans un lit dopuia mon départ, » loi mon courage

p.201 (10)
DAVID COPPRRFIKLD. 801 do David Copperfield? N'allés pas faire semblant de manquer de mémoire, parée que je sais aussi bien que vous oo qu'il Qn est. -David Copperfield? dit M. Dick, qui me faisait l'effet de n'avoir paa dos souvenirs très-nets sur la question. David Gopperfleld? oh! ouil sans

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DAVID COPPERFIELD. 208 et Jeannette, et d'achever cet examen par la chambre où je me trouvais. Ma tanto était grande; ses traita étaient prononods sans êtta désagréables, son visage, aa voix, an tournure, sa démarche, tout indiquait uno inflexibilité de oaraotôra qui suffisait anv plomont pour

p.203 (2)
DAVID COPPERFIELD. 803 La ohambra était aussi bien tenue que ma tante et Jeannette. En posant ma plume, il y a un moment, pour y réfléchir, j'ai senti de nouveau l'air de la mer mêlé au parfum des fleura. J'ai rovu les vieux meubles et soigneusement entretenus, la chaise, la table et l'écran vort

p.204 (1)
DAVID GOmSRFIBI,». 80» parait la bain, et que dans le dernier, le plus terrible de tous, le vis ma tante engager la lutte avec un Ano roux, âgé d'uno quinzaine d'années, ot qu'ollo lui cogna la tôto doux ou troio fois contre la barrière du jardin, avant qu'il ont ou le temps de comprendre

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DAVID COPPERFIELD. 90S « Miséricorde! s ce qui ne contribuait pas à calmer mes inquiétudes. La nappe enlevée, on apporta du vin de Xérès, et ma tante m'en donna un verre, puis elle envoya chercher M. Diok, qui arriva aussitôt et prit son air le plus grave quand elle le pria de faire attention à

p.206 (2)
DAVID COPPERFIELD. KM Et puis, comme si oela ne suffisait pas, comme si elle n'avit pas fait assez de tort à la sœur de cet enfant, Betsy Trotwood, reprit ma tante, elle se remarie elle épouse unmeurtrier* ou quelque nom comme ça, pour faire tort à son fils. Il fallait qu'elle fût bien enfant

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30? DAVID COPPERFIELD. k toute pensée plus douce; ma tante déolara aveo indignation à M. Diok que son parti était pris et qu'elle était déridée à on appeler aux lois de son pays et à amener devant les tribunaux tes propriétaires de tous les nues de Douvres; cet accès d'anophobie lui dura jusqu'à

p.208 (1)
908 DAVID COFPimFlBLD, do lue ma destina», ou bien encore comme ai j'allais voir descoudra du ciel, la long do ses rayons lumineux, ma ïûôroavea son petit enfant pour me regarder comme le dernierjour où j'avai» va son doux visage. Je me rappelle encore que le sentimont solennel qui remplissait

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DAVID COPPERFIELD. 209 î. -14 aise, avec une fixité et une attention qui m'embarrassaient extrêmement. Je n'avais paa encore ont de déjeuner, et jWaay&is do cacher ma confusion en continuant mon repas, maia mon couteau se prenait dans les dents de ma fourchette, qui à son tour sa heurtait contre

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DAVID CQPPEÏtflEÎ,©, aio guille, vous fera mes compliments &M. Diok, et vous lui dires que je serais bien aise de savoir ai son mémoire avance. » Je me levai vivement pour m'acquitter de cette commission. c Je suppose, dit ma tonte en me regardant ausai attenti. vement que l'aiguille qu'elle venait

p.211 (2)
DAVID COPPERFIELD. PU M. Dick en prônant du tabac dans uno botte ronde placée sur la tabla et en riant de tout son cœur. Je m'acquittai do mon message nnna m'arenturer a donner mon avis sur cette grave question. e Eh bien I dit M. Dick en réponse, faites-lui mes compli- ttients et dites quo je. jo

p.212 (2)
DAVID COPPERFIELD. ait maniera de las répandra. Je ne sais pas ou il pont aller tomber, cela dépend des eiretinstnnoea du vont ot ainsi de suite, mais au petit honhourl a It avait l'air si bon, si doux ot ai respectable, malgré son apparence do force et do vlvtwlW, que je n'étais pas bien sûr

p.213 (2)
DAVID COPPERFIELD. tta le me reproche loi un pou d'hypocrisie, loraqu'en voyant l'indignation de ma tante sur ce point, je tAohai da prendra un air indigné comme olta. « Un irobdoiio orgueilleux I dit ma tante, parce que 80n fcore était un peu original, quoiqu'il ne le soit pas à moitié autant quo

p.214 (2)
DAVID COPPERFIELD. au figura dont il use, une comparaison, enfin tout ce que vous voudroa. Et pourquoi pns, si cela lui oonvloutt Certainement, ma tante. Go n'est pas comme cela qu'on s'exprime d'habitude, et ce n'oat pas le langage qu'on emploie en affaires je le aais bien, et e'eat pour cela

p.215 (2)
DAVID COPPERFIELD. SI» personne qui méritait respect et confiance. Quoiqu'elle fut aussi animée que la veille contre les ânes, et qu'elle se préci- pitAt aussi souvent hors du jardin pour défendre la pelouse; quelque violente indignation qu'elle éprouvât en voyant un jeune homme en passant faire

p.216 (2)
DAVID COPPERFIELD. «16 Ma tante était tellement ceurrouede par le sang-froid de misa Murdstoae, qu'on vérité je crois qu'elle en pordit le mouvement et devint à l'instant incapable do sa préoipiter à l'attaque comme de coutumo. Jo saisis cette oocnaion pour lui dire que «'était misa Murdstone

p.217 (4)
DAVID COPPERFIELD. 817 entière, et jo vis de là M. et miss Murdstone entrer dans le salon. « Oh dit ma tante, je ne savais pas d'abord à qui j'avais le plaisir de faire des reproches il y a un moment. Mais, voyez. vous, je no permets h personne de passer avec un âne Sur cette pelouse. Je ne fais

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DAVID COPPERFIELD. sia don marquée pour prévenir M. Dick qui mordait ses ongles d'un air hébété. M. Dick abandonna ses ongles et resta debout au milieu du groupe avec beaucoup do gravité et prêt à montrer la plus profonde attention. Ma tante fit un signe do tûto à M. Murdstone qui reprit s Miss

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DAVID COPPERFIELD. 219 moyens et do mes ressources. Je n'ai à en répondre qu'à moimémo; j'ai donc agi d'après mes idées, et je n'ai rien.de plus à en dire. Il me suffira d'ajouter que rai placé cet enfant sous U surveillance d'un de mes amis, dans un commerce honorable que cette condition

p.220 (3)
DAVID COPPERFIELD. 910 raient «rayé les yeux. Il va sans dira que tout lui a été laissa sans conditions, mais quand elle s'est remariée, quand die a ou la malheur do vous épouser, en un mot, dit ma tante, pour parler franchement, personne n'a»t-il dit alors un mot en faveur de cet enfant t

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DAVID COPPERFIELD 221 -Et l'enfant, qu'est-ce qu'il en dit? reprit ma tante; David, êtes-vous prêt & partir? » s Je répondis que non, et je la conjurai de ne pas me laisser emmener. Je dis que M. et misa Murdstone ne m'avaient jamais aimé, qu'ils n'avaient jamais été bons pour moi; que je savais

p.222 (1)
DAVID COPPKRfc'Ifc'.LO. 329 ai j'y avals été continua ma tante, maintonant que je voua vois et que je vous entends, ce qui, à vous dira le vrai, n'est rien moins qu'an plaisir pour moi. Ah cartes, il n'y avait personne au monde d'aussi doux et d'aussi soumis que M. Murdstone dans ce temps-là

p.223 (3)
DAVID COPPERFIELD. sa» que vous la vissiez (et il est au-dessus de la raison humaine do comprendre pourquoi il est entre dans les vues mystérieuses do la Providence quo vous la vissiez jamais), il était clair que cette pauvre petite créature se remarierait un jour ou l'autre, mais j'espérais

p.224 (5)
DAVID COPPERFIELD. 921 sais à une chose, monsieur Dîok, c'est quo js pourrais l'appoler Trotwood ? g Gortninement, certainement, appelé»-)» Trotwood, dit M. Dick, Trotwood, fils de David Copperfield. Ti'otwoad GoppoyfloUl, vous voulez dirot repartit ma tanto. Oui, sans douto, oui, Trotwood

p.225 (1)
DAVID COPI'EHFJKLfJ. 99» i. -15 nous sortions souvent ensemble pour enlever le grand cerfvolant. Tous los jours do la vie, il travaillait longtemps à son mémoire, qui no faisait pas le moindre progrès, quelque peino qu'il y prit, car le roi Charles venait toujours se tourror tantôt au commencement

p.226 (1)
DAVID CSOPPKRFlEIiD. 939 d'affection pour moi au bout de quelques semninos pour abréger le nom do Tratwood qu'elle m'avait donné, et m'appuler Trot; elle m'encouragea même h eapsror quo lit io continuais comme j'avais commencé, je pouvais arriver à rivaliser dans Bon ccoivr nvoo ma seour Betsy

p.227 (1)
DAVIÏ COPPERFIELD. 2Û1 & ne lui laisser faire sa volonté sous aucun prétexte. Quand nous famos en rasa campagne, elle lui donna un pou plus de liberté et jetant un regard sur un» vallée de coussins, dans lesquels j'étais enseveli auprès d'elle, elle me domanda si j'étais heureux. e Trâs-houreux

p.228 (2)
DAVID COPPERFIELD. v*as maison, puis disparut La porte cintrée s'ouvrit alors, ot la ravis ce même visage. Il étmt aussi pale que lorsque je l'avais vu à la fenêtre, quolqua son toint fat un pou relevé par eea taohos de son qu'on voit souvent à la peau des personnes rousses; et en effet

p.229 (2)
DAVID COPPERFIELD. 929 Miss Betsy le remercia, et nous entrâmes dans son cabinet qui était menue comme celui d'un homme d'affaires, de pa piexa, de livres, de bottes d'étain, etc. 11 donnait sur le jardin, et il était pourvu d'un coffre-fort en fer, axé dans la mu. raille, juste au-dessus

p.230 (1)
DAVID COPPSKFIJSIJ». 930 d'aller toujours chercher midi à quatorze heures? Mon but est bien clair et bien simple, c'est de rendre cet enfant heureux et utito. H doit y avoir encore quelque avrtra chose là-dessous, dit M. Wiokfleld, en branlant la téta et en souriant d'un air d'inorddulitd

p.231 (2)
DAVID COPPERFIELD. 331 trouvait entra lui et moi l'empêchait de me voir, mais en regardant plus attentivement de oe côté, je vis bientôt avec un certain malaise que sos yeux perçants apparaissaient de temps en temps sous le manuscrit comme deux soleils enflammés, et qu'il me regardait furtivement

p.232 (2)
DAVID COPPERFIELD. saa ̃– Cette condition, dit ma tante, sans diminuer en rien ma reconnaissance du service que vous me rendez, me met plus à mon aise je serai enchantée da le laisser ici. Alors, venez voir ma petite ménagère, » dit M. Wiokfleld. En conséquence, nous montâmes un ancien escalier

p.233 (2)
DAVID COPPERFIELD. 333 d'une vaste chambre; une magnifique chambre vraiment, avec ses solives de vieux chêne, comme la reste, et ses petits carreaux à facettes, et la belle balustrade de l'escalier qui montait jusque-là. Je ne puis me rappeler où et quand j'avais vu, dans mon enfance, des vitraux

p.234 (2)
DAVID COPPERFIELD. 931 compris mieux alors ce qu'elle éprouvait, et ne lui fis pas l'injustice da croire qu'elle eût rien contre moi. On dlnait à cinq heures chez M. Wiokfield; j'avais repria sourage et me sentais on appétit. n n'y avait que deux couverts. Cependant Agnès, qui avait attendu son

p.235 (2)
DAVID COPPERFIELD. 23b travers. U me sembla que c'était Uriab Heep qui était monté, je ne sais comment jusque-là, et je me hâtai da fermer ma tapette. CHAPITRE XVI. Je change sous bien des rapporte. Le lendemain après le déjeuner, la vie de pension s'ouvrit de nouveau devant moi. M. Wickfield

p.236 (2)
DAVID COPPERFIELD. 386 raistross Strong, et je me demandais si ce n'était pas par hasard la femme do son fils plutôt que celle du docteur, quand il inva lui-même tous mes doutes. c A propos, Wiekfleld, dit-il en s'arrêtant dans un corridor, et en appuyant sa main sur mon épaule, vous n'avez

p.237 (3)
DAVID COPPERFIELD. aai L'un ou l'autre? Cela vous est indifférant? demanda M. Wiokfleld. Oui, repartit le docteur. Oui? dit l'autre avec étonnement. Parfaitement indifférent. Vous n'avez point de motif, dit M.Wickfleld, pour vouloir dire c à l'étranger, » et non « en Angleterre p Non, répondit

p.238 (2)
DAVID COPPERFIELD. sas ne l'empochait pas â'âtre très-aimable et d'un caractère enjoué il me montra ma place et ma présenta aux différents maîtres nveo une bonne grAce qui m'eût mis à mon aise si cela eût été possible. Mais il me semblait qu'il y avait si longtemps que je ne m'étais trouvé

p.239 (2)
DAVID COPPERFIELD. 939 que honteux que j'en pusse âtro? Mon esprit était si frappé de oes idées pendant la première journée passée chez le docteur Strong quo je veillais sur mes regards et sur mes mouvemonts avec anxiété; j'étais tout inquiet dès que l'un de mes oamarades approchait, et je m'enfuis

p.240 (1)
DAVID GOPPRRFÎKLD. MO Son calme et joyeux visfgo s'illumina de plaisir en allant au-devant de lui, ot ils rentreront ensemble en ao tenant par la main. H me reçut avec cordialité, et me dit que je serais teès-howoax ehez lo docteur Strong, qui était la meilleur des tommes. « 11 y a peut-être

p.241 (2)
DAVID COPPERFIELD. Ml i. te qu'il a changé d'idde en co cas, je n'ai plus rien dire; plus tôt je partirai, mieux cela vaudra. Je suis dono revenu pour vous dire que plus tût je sorai on route, mioux cela vaudra. Quand il faut piquer une tâto dans la rivièro, à guoi bon lanterner sur la planche P Eh

p.242 (1)
DAVID COPPRRPiRLÏ). g«8 M. WiokfleW, sans se lever, le suivit des yeux d'un air pensif. M. Maldon était, à mon avis, un jeune évaporé, assez joli garçon, la parole dégagée, l'air confiant et hardi. Co fut la ma première entrevue avec lui; je ne m'étais pas attendu à le voir si tôt, quand j'avais

p.243 (1)
DAVID COPPERVIEIII). m yeux do aa main, mais je l'avais remarqué un moment au» paravant. c Jo ma demande, murmura-t-il, si mon Agnès est lasse de moi. Je sais bian que moi, je no me lasserai jamais d'elle, mais c'est différent. bien diffèrent. » C'était une réflexion qu'il ao faisait on lui-même

p.244 (5)
DAVID OOPPKRFIELD. m lai. Je le remorotot de ses bontés, et comme il a'; rendit un moment après, et que je n'étais pas fatigué, je descendis aussi un livra à la main, pour profiter, pendant une demùheure, de la permission qu'il venait do mo drnner. Mais, apercevant une lumière dans le petit cabinet

p.245 (10)
DAVID COPPERFIELD. m est tres-humble aussi, nous vivons dans une humble demeure, monsieur Copperfield, et nous avons reçu beaucoup de grâces. T-a vocation de mon pore était très-humble il était fossoyeur. Qu'est-il devenu? demandai-je. C'est maintenant un corps glorieux, monsieur Copperfield. Mais

p.246 (12)
DAVID COPPERFIELD. 249 ma tante pour considérer ces sinuosités de serpent qu'il imprimait à tout son corps, depuis les pieds jusqu'à la tête. « .Une dame très-aimable, monsieur Copperfield, repritil elle a uno grande admiration pour miss Agnès, je crois, monsieur Copperfield* » Jo répondis t oui

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DAVID COPPERFIELD. a« voir donné une poignée de main (et il me sembla que je venais de toucher un poisson dans l'obscurité), il entr'ouvrit la porte de la rue, se glissa dehors et la referma, me laissant retrouver mon chemin & tâtons; ce que je fis à grand'peine, après m'être cogné contre son

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DAVID COPPERFIELD. 148 saient rarement tort à la renommée du docteur Strong et de son institution. Quelques-uns des plus âgés d'entre nous logeaient chez le docteur, et c'est d'eux que j'appris quelques détails sur son compte. Il n'y avait pas encore un an qu'il avait épousé la belle jeune personne

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DAVID COPPERFIELD. 249 doutait seulement pas le moins du monde de oe qui se passait. Une fois sorti de ses domaines et dépourvu de toute protection, c'était comme une brebis égarée la proie du premier mécréant qui voulait tondre sa toison. 11 aurait volontiers déboutonné ses guêtres pour les donner

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DAVID COPPERFIELD. 950 versions gaiement ensemble la cour de la cathédrale, sans nous attendre à rencontrer personne, nous voyions apparattre M. Jack Maldon qui était tout étonne de nous trouver là. La mère de mistress Strong me plaisait infiniment, EUe s'ap» pelait mistress Markleham, mais

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DAVID COPPERFIELD. 951 simples compliments de ma part. Permettez-moi de vous souhaitor une bonne année accompagnée de plusieurs autres. Je vous remercie, madame, dit le docteur. De beaucoup, beaucoup d'autres, dit le Vieux-Troupier, non-seulement pour votre bonheur, mais pour celui d'Annie, de Jack

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DAVID COPPERFIELD. 953 Allons donc allons dono dit le docteur. Non, non, je vous demande pardon, reprit le Vieux-Sol. dat; nous sommes seuls, à l'excoption de notro excellent ami M. Wickflold, et je ne consentirai pas à me laisser fermer la bouche; je réclamerai plutôt mes privilèges de belle-mère

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DAVID COPPERFIELD. 2S3 Sa fille était restée immobile et silencieuse pendant ce discours sas yeux étaient fixés sur la terre; son cousin debout près d'elle avait aussi les yeux baissés. Elle dit alors très-bas et d'une voix tremblante « Maman, j'espère que vous avez fini? Non, ma chère amie

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DAVID COPPËRFIBLO. m routa naturellement sur M. Jack Maldon, sur son voyage, me le pays qu'il allait habiter, sur ses projets et sur ses espérances. Il partait et soir-la après le souper, en chaise de poste, pour aller retrouver & Gravesend le vaisseau sur lequel il devait monter; il allait être

p.255 (2)
DAVID COPPERFIELD. 255 Le souper ne fut pas très-gai; tout le monde avait l'air de sentir qu'une séparation de cette espèce était quelque chose d'an pou embarrassant, et l'embarras augmentait à mesure que l'heure du départ approohait. M. Jack Maldon faisait tous sos efforts pour soutenir

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DAVID COPPERFIELD. 356 quoi tout le monde aa leva je vous souhaite un bon voyage, du auocôs dans votre carrière, et un heureux retour dans notre payai » Tout le monde but à la santé de M. Jack Maldon; on échangea dos4poignées de mains, puis il^prit à la hâta congé de toutes les dames

p.257 (2)
DAVID COPPERFIELD. 257 i. 17 c Anaie, ma chère, dit sa mère en arrangeant sa rota, vuus avez perdu un do vos nœuds. Quelqu'un veut-il avoir la bonté de la chercher? c'est un ruban cerise. C'était celui qu'elle portait à son corsage. On le chercha partout; je le cherchai aussi, mais personne

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DAVID COPPERFIELD. 838 feutiob et de la confiance? il y avait de tout cela; et à tout cela venait se mêler cette horreur de je ne sais quoi, Mon entrée et ma question la firent sortir de sa rêverie, et changèrent aussi le cours des idées du docteur, car lorsque je rentrai pour rendre la bougie

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DAVID COPPERFIELD, •J5« Peggotty répondit à toutes ces communications avec la promptitude, ai ce n'est avec la concision d'un commis aux écritures dans une maison de commerce; elle épuisa tous ses talents da rédaction pour exprimer ce qu'elle éprouvait à propos de mon voyage. Quatre pages

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DAVID COPPERFIELD. 880 velles. cM. Bavkis était un excellent mari, disait-elle, quoiqu'il fut toujours un peu serré; mais chacun a ses défauts, et elle n'en manquait pas de son côté (je n'avais jamais pu les découvrir), il me faisait présenter ses respects, et me rappelait que ma petite chambra

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DAVID COPPERFIELD. 261 t Trotwood, me dit M. Diok d'un air mystérieux après m'a. voir fait cette confidence un mercredi, qui est cet homme qui se cache près de notre maison pour lui faire pour? Pour faire peur à ma tante monsieur ? » s M. Dick fit un signe d'assentiment. c Je oroyaia que rien

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263 DAVID COPPERFIELD. mot à l'oreille. Alors elle s'est retournée, et puis elle s'est trouvée mal; je me suis arrêté pour le regarder, et il est parti; mais ce qu'il y a de plus extraordinaire, c'est qu'il faut qu'il soit reste caché depuis. dans la terre, je ne sais où. Il est donc resté caché

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DAVID QOPPERFIELD. 969 pendant bien longtemps, le mercredi où il devait venir me trouva inquiet de savoir si j'allais le voir sur l'impériale comme à l'ordinaire. Mais o'étaient de vaines alarmes, et j'apercevais toujours de loin ses cheveux gris, son visage joyeux son gai sourire, et il n'eut

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oâvid Copperfield. 264 M. Dick à sa première visite. Cette cérémonie accomplie, le docteur pria M. Dick de venir chez lui toutes les fois qu'il ne me trouverait pas au bureau de la diligence, et de s'y reposer en attendant que la classe du matin fut finie, MP. Dick prit en conséquence l'habitude

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DAVID COPPERFIELD. 265 en se promenant de long en large, le monde n'en aurait pas été plus mal, et que des milliers de choses dont on fait beaucoup de bruit ne valent pas les promenades de M. Diok et du docteur, pour moi comme pour les autres. Agnès était devenue bientôt une des amies de M. Dick

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m DAVID COPPERFIELD. Cependant, vous n'avez pas hésité à me croire coupable de ce péahé-là, ce matin? répondis-je. Oh non, monsieur Copperfield, repart^ Uriab, oh 1 non, soyea-en sûr 1 une telle pensée n'est jamais entrée dans ma tôta. Je ne vous aurais pas accusé de fierté pour avoir pensé

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DAVID COPPERFIELD. SS7 des choses que je pourrais vous enseigner, si voua aviez envie de les apprendre. Oh 1 je n'en doute pas, monsieur Copperfield, répondit-il, pas le moins du monde. Mais comme vous n'êtes pas vousmême dans une humble situation, vous ne pouvez peut-être pas bien juger de ceux

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tes DAVID COPPERFIELD. fond j'étais latté do voir qu'on me traitât connue un hôte honoré, et je trouvai mistress Hoop très-aimable. a Mon Uriah espèra ce bonheur depuis longtemps, monsieur, dit mistress Hoep. Il craignait quo notre humble situation n'y mit obstacle, et je le craignais comme

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DAVID COPPERFIELD. 269 sur ma vie chez Murdstone et Grinby, aussi bien que sur mon voyage), on dirigea la conversation sur M. Wickfield et Agnès. Uriah jetait la balle à mistress Beep mistress Heep rattrapait, puis la rejetait à Uriah; Uriah la gardait un petit moment, puis la renvoyait à mistress

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270 DAVID COPPERFIELD. • décidé de mon existence, je puis dire. Copperfield, mon cher ami, comment vous portez-vous? Je ne puis pas dire, non, jo no puis réellement. paa dire, en conscience, que je fusse très-satisfait que M. Mioawber ma vtt en pareil lieu, mais, après tout, j'étais bien aise

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DAVID COPPERFIELD. 271 J'étais très-pressé d'emmener M. Micawber, et je répondis en tenant mon chapeau, et en rougissant beaucoup, j'en suis sur, que j'étais élève du docteur Strong. « Élève I dit M. Micawber relevant ses sourcils. Je suis enchanté de ce que vous me dites là. Quoiqu'un esprit comme

p.272 (4)
DAVID COPPERFIELD 278 dessus de la cuisine, parce qu'il y montait en même temps à travers les foutes du plancher un fumet de graillon qui suintait sur les murs puants. Elle devait être aussi voisine du comptoir, car elle avait un goût de rogomme, et l'on y entendait distinctement le cliquetis

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DAVID COPPERFIELD. 273 i.– 18 venait de sortir de captivité. La fait est, dit laistresa Micawber en baissant la voix, et ceci est entre nous, que notre réception a été un peu froide, Vraiment? lui dis-je. Oui, dit mistress Mioawber H est pénible de considérer l'humanité sous cet aspect, monsieur

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DAVID COPPERFIELD. 27% avons vu la Medmy Mon opinion sur le commerce du charbon par cette rivière est qu'il y faut peut-être de la capacité, mais qu'il y faut certainement des capitaux. M. Mioawber a de la capacité, mais il n'a pas de capitaux. NouS avons visité, je crois, la plus grande partie

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DAVID COPPERFIELD. 275 valent lai arriver ce jour-là), et qu'il me proposerait de venir le lendemain, si cela me convenait mieux. Eu conséquence, on vint m'appeler en classe l'après-midi suivante, et je trouvai M. Mioawber dans le salon, où il me dit qu'il m'attendait à diner, comme cela était

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DAVID COPPERFIELD. «76 qu'Us possédaient. Alors je proposai de boira la santé de mistress Mioawber; du moins je dis modestement: c Si vous voulez bien ma le permettre, mistress Mioawber, j'aurai maintenant le plaisir de boire à votre santé madame. » Sur quoi M. Mkawbar se lança dans un éloge

p.277 (2)
DAVID COPPERFIELD. 877 Je fus si troublé par le contenu de cette lettre déchirante que je courus aussitôt du côté du petit hôtel, dans l'intention dy entrer, en allant chez le docteur, pour essayer de calmer M. Micawber par mes consolations. Mais à moitié chemin, je rencontrai la diligence

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DAVID COPPERFIELD. 97S dessus de moi à des hauteurs inaccessibles, qui me donnant I» vertige, rien que d'y panaor. Agnâs mo dit que non, mais moi, je lui dis que si, ot jo lui répète qu'ollo ne connaît pas tout los trésors do science quo possède cet *fltro merveilleux dont elle prétend que moi

p.279 (1)
DAVID UUn'KUblKLU m «usai quel est mon désespoir et won indignation, 1q lendemain, en apprenant par una vague rumeur que missNettingalapunî miss Snnphord pour avoir tourné les pieds on dedans I Misa ShopUerd ost la préoccupation et lo râvo de ma vie entière; comment on miis-Jo donc venu à rompre

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DAVID COPl'EHPIELD. as» moradespeur leur piocher la têto à ooups do poing; il me (16llo tout haut quand jo passe dans la rue. En conséquent do quoi jo prends le parti do m» battra avoo la bouahar. C'est un soir, on été, dans un polit oraux vordoyant, au coin d'un mur. Jo trouva la boucher au rendoR

p.282 (1)
DAVID COPPEnFIKl.U. 9S1 lo trottoir. Bile rit, elle parla, elle a l'air de prendra goftt fc la chose. Jo passa la plus grande partie do mcs loisirs à me promener dons l'espâranao de la raneontror. Si jo puis la aoînci uno fois dans la journa» (j'en ni le droit, en? jo tfonnnis M. Lnrkiiis

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DAVID OOPPKUfl'lKLU. oaa En passant deux heures a mu, toilette, le jour d'un grand bat donne par las Larkins, et après laquai je soupira depuis trois semaines, ja ma laissa aller h des idttos agréables. Jomo figure quo j'ai au lo courago de fuira ma déclaration à misa Lnrkin»; i elle laissa tomber

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DAVID COPPERFIELD. 28k heur, je n'en doute pas. Peu m'importol j'ai bien souffert, moi! 1 Je valse avec miss T nrkins l'atndo; je oo sois pas ow jo suis, qui m'entoure, combien do temps dure mon bonheur. Je anis seulement que je flotte dans l'espace avec un ango blou, et quo jo suis dans un rave

p.285 (2)
DAVID COPPERFIELD. 285 elle quand Jo vais lui faire uns visite. Ja me console imparfattomant do oo désappointement en regardant le gaga snoré que j'ai yoga, la flouv fond». f Trotwood, mo dit Agnda, un jour aprôs-dtner, aavoa-voua qui doit ao marier demain? quelqu'un pour qui vous avoauno grande

p.286 (2)
DAVID COPPERFIELD. 988 prenait un jeune homme libre de ses actions, le désir de toutes les belles choses que cet animal extraordinaire avait à voir et à faire, l'effet merveilleux qu'il no pouvait manquer do produira aur la société, c'étaient là do grandes adductions. Ces visiona avaient

p.287 (3)
DAVID COPPERFIELD. 287 qu'il faut tacher de ne pas faire fausse route, si nous pouvons b jo crois quo nous forions mieux do nous donner le temps de respirar. En attendant, tftohea d'envisager l'affaire sous un nouveau point do vue, et non pas comme un dealier. Je tacherai, ma tante. J'ai ou l'idée

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DAVID COPPKRFIRL». 888 Il ressemble beaucoup à David 1 dit M. Diok. »w Mais 09 que je désira voua voir devenir. Trot, reprit ma tante, je ne veux pas dire physiquement, voua êtes très-bien de physique, mals moralement, c'est un homme ferme un homme forme, énergique, avec une volonté à vous, avec do

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PAVID COPPERFIELD. 389 i. 19 J'allai d'abord à Cantorbury pour dira adieu à Agnès et à M. WiokDold, ainsi qu'au bon docteur; je n'avais pns encore donné congé de mon ancienne chtunbro eues M. WioktteW. Agnès fut enchantée de ma voir, et me dit que la maison no lui semblait plus la môme depuis

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DAVID COÏ'PRHFIELD. 880 tours; et je vous préviens que je serai très-exigeant pour celui que vous choisirez. » Nous avions cause jusqu'alors aur un ton *onjouomûiit plein de confiance, môle" pourtant d'un certain sérieux o'était le résultat des relations intimes que nous avions commencées ensemble

p.291 (1)
DAVII) COPPERFIELD. m fonde tendresse pour son pèro, tant de reconnaissance pour les soins et l'affection qu'il lui avait témoignés, elle me demandait si évidemment d'être indulgent pour lui dans mes pensées, et de no as admettre des idées amères sur son compte; elle semblait a la fois si flore

p.292 (2)
DAVID COPPERFIELD. 292 c II paraît qu'il est arrive un bateau-poste venant do l'Inde, dit-il après un moment de silence. Voua m'y faites penser, dit le docteur, il y a môme dos tattres de M. Jack Maldon. Ahl vra'ment? Mon pauvre Jnck! 1 an mtatress Marklohnra, on secouant Ift tête. Quand je penso

p.293 (2)
DAVID COPPERFIELD. 203 pourquoi je me bornerais à quatre certainement, non, ce n'est pas à quatre chevaux; il se laisserait tirer par huit, par seize, par trente-doux chevaux plutôt que da dira un mot qui put ddrangor los plans du docteur.. Dites plutôt les plana de Wickflelâ, dit la docteur

p.294 (1)
DAVID CGPPERF1KI.». 991 i Agnes. U avait l'air de no pas aa douter qu'on pût remarquer cotte attention continue, bien visible pourtant, car il dtait ai occupé do mistress Strong et des pensées qu'ollo lui suggérait, qu'il en était tout absorbé. Il finit par demander ce que M. Jack Maldon avait

p.295 (2)
DAVID COPPERFIELD. 29a puis l'obtenir, anns quoi jet donnerai ma ddmlssion. Ce que j'ai endurd ot 00 quo j'endure ici est Intolérable. Et sans la prompte générosité de cet excellent homme, » dit mistrosa Marklohara on répétant ses signes télégraphiques a l'adresse du docteur, ot en repliant

p.296 (2)
DAVID COPPERFIELD. 29S Je ne puia dire quelle impression et» regard me produisit, ai pourquoi il ma devint impossible du l'oublier plus tard quand jeponsaigàolla, et que j'aurais voulu ma rappeler plutôt son visage pard de son innocenta beauté. Lo%aouvenir ro'un poursuivait encore en rentrant chez

p.297 (1)
DAVID COPPRRFIRLD. 301 I r seule chose qui m'oaaupftt l'esprit, quand nous fàmes enfin tout do bon sur la route, c'était de purattre aussi âgé que possible nu conducteur, et do me faire une grosso voix. J'eus bien du mal à réussir dans cotte dernière protontion, mais j'y tennis parce que c'était

p.298 (2)
DAVID COPPERFIELD. 898 N'oat-oo pas quoi? demanda son interlocuteur. Vous avez élevé dos bidets du Suffolk on masse t «- Je orois bien dit l'autre, il n'y a pas d'espâca do ohevaux ni do chions quo ja n'aio ÔlovtSa. 11 y a des hommes dont c'est la caprice, les ohions et les chevaux pour moi

p.299 (2)
DAVID COPPERFIELD. 399 & chaque étape sur la route, on regardant passer les vagabonds, et on rencontrant cos regards que je reconnaissais si bien, il me semblait quo jo sentais encore la main droite du chaudronnier m'empoignor et me serrer lo devant da ma ohomiso. En desoendant l'étroite rue

p.300 (3)
DAVID COPPERFIELD. 800 pas quoique lettre pour Trotwood Copperfield, esquire. Je savais tràs-bien qu'il n'y en avait pas, et qu'il ne pouvait pas y on avoir, mais je pensai que cola me donnerait l'air d'un homme, de paraître on attendra. Il revint me dira qu'il n'y avait rien, cm dont je me montrai

p.301 (2)
DAVID COPPERFIELD. aoi j'étais entré, et je restai un moment sans bouger dans la rue, comme si j'dtnis véritablement étranger sur cette terre; mais je fus bientôt rappela* à mai-môrao par toutes les bousculades dont j'étais assailli, et je repris le chemin de l'hôtel en roulant dans mon esprit

p.302 (5)
DAVID COPPERFIELD. aoa Jo lui pris les deux mains et je ne pouvais me dérider à les lftcher. Sans la fausse honte et la crainte de lui déplaire, je lui aurais sauta au cou eu fondant en larmes. c Je n'ai jamais été aussi heureux, mon cher Steorforth. Quo jq suis content do vous voir! Et moi

p.303 (6)
DAVID COPPERFIELD. ses J'étais ttnasi à Covent-Garden, et je m'ai jamais rien vu de plus misérable. Garçon I » Le garçon, qui avait observé de loin notre reconnaissance Xfûo une profonde attention, s'approcha d'un air respectueux. « Où avez-vous logé mon ami M. Copperfield? Pardon, monsieur

p.304 (3)
DAVID COPPERFIELD. 80t CHAPITRE XX. Chez Steerfortb* Quand la servante tapa à ma porte le lendemain matin, pour m'annoncer que l'eau chaude pour ma barbe était à la porte, je pensai avec chagrin que je n'en avais pas besoin, et j'en rougis dans mon lit. Le soupçon qu'elle riait sous cape

p.305 (3)
DAVID COPPERFIELD, 805 i. 20 fames seuls, je voudrais bien savoir ce que vous faites, où vous allez, tout ce qui vous intéresse; il me semble que vous êtes ma propriété. Je rougis de plaisir en voyant qu'il me portait encore tant d'intérêt, et je lui dia les intentions de ma tante en me faisant

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DAVID COPPERFIELD. :wft pour ce que je veux faire. Je trouve que je auis déjà passable*ment ennuyeux comme cela. Maisla gloire. j'alUtia continuer. Ohl Pâquerette romanesque) dit Steerforth ou riant plus fort, pourquoi me donnorais-jo la poioe do faire ouvrir la bouche béante et lever les mains

p.307 (1)
DAVID GOFPBRFIKM). 887 neuro une cicatrice ancienne, je devrais plutôt dire une couture, car elle était fondue dans le ton général de son teint, et l'on voyait quo la plaie était guérie depuis longtemps; elle avait du traverser la bouche jusqu'au menton, mais la trace en était à peine visible

p.308 (2)
DAVID COPPERFIELD. 899 rais pm pleine confiance en mon fils, j'aurais plaine connanco dans la vigilance do son maître. -En vérité? dit misa Dartlo ah 1 il est consciencieux, réellement consciencieux? y –Oui, j'eu suis oonvainouo, dit mistress Stuorforth, Quel bonheur I a'écria miss Dartlo

p.309 (2)
DAVID COPPERFIELD. 8ÛÔ Des gens do cette espèce Est-oo que c'est réellement des animaux, des brutes, des êtres d'une autra nature? C'est tout ce que jet voulais savoir. H y a certainement une grande différence entre oux et noua, dit Stoorforth d'un air indifférent; on ne peut s'attendre

p.310 (2)
\o. Et naturellement elle voua regarde comme un frère? Oh 1 dit Steerforth on contemptant le feu, il y a des frères qui ne sont pas l'objet d'uno affection bien vive, il y en a d'autres qui s'aiment. Mais servez-vous dono. Copperfield; nous allons boire à la santé des marguerites des champs en votre honneur

p.311 (3)
DAVID COPPERFIELD. SU do les écouter, mais Steerforth intervint et lui demanda en grAco de n'en rien faire. c C'est chez M. Creakle que vous avez fait la connaissance do mon fils, à ce qu'il parait, nio dit miatrass Stearforth, en causant avec moi pendant la partie do trictrac de Stearforth et do

p.312 (2)
DAVID COPPEUFIKLD. 312 de joie. Co serait do l'affectation de ma part qua de peindre quoique surprise do voir mon fils inspirer de si vives émotions, mais ja no puis ôtro indifférente pour quoiqu'un qui sent si profondémont ce que vaut mon Stuorfurth jo suis donoen»«hantée de voua voir ici

p.313 (2)
DAVID COPPERFIELD. 813 un coup d'oeil. C'était là une chambre soignée et commode I fauteuils, coussins, tabourots brodés par sa môre, rien n'y manquait de tout oo qui pouvait contribuer a lu rendre agréable, et, pour couronner le tout, le beau visage do mistrosa Steerforth reproduit dans un tableau

p.314 (1)
DAVI0 COPPERFIELD. au à son service à l'Université. C'était en apparence an modèle de convenance. Je ne crois pas qu'il y ait jamais eu un homme qui eût un air plus respectable, pour sa position. Il était siloncieux, tranquille, respectueux, attentif, ne faisait point de bruit, était toujours là

p.315 (2)
DAVID COPPERFIELD. 315 fusse levé, et m'apporta de l'eau pour ma barbo (cruel souvenir 1 ), et se mit à sortir mes habits, Quand j'ouvris les rideaux du lit pour' le regarder, je le via toujours a la même température de convenance (car le vent d'est du mois de janvier ne le faisait pas descendre

p.316 (2)
DAVID COPPERFIELD. 316 11 nous procura dos chevaux. et Steerforth, qui savait tout, me donna des leçons d'équitation. Il nous procura des fleurets, et Steorforth commenta à m'apprendre à taira des armes; il nous pourvut de gants, et je fla quelques progrès dans l'art do boxer. Pou m'importait quo

p.317 (2)
DAVID COPPERFIELD 317 de manière a braver les coups et les oontre-coupa d'un voyage éternel, et rapt, de l'air le plus calme, la gratification modeste que je lui offris. Nous fîmes nos adieux à mistr6ss Steerforth et à miss Dnrtle mes roinerotmenta furent reçus avec beaucoup de bonté par la mère

p.318 (2)
DAVID COPPERFIELD. 818 pensons plus. Qu'allez-vous faire maintenant? Je suppose que vous allez voir votre vieille bonne? Oui, certes, dis-je, il faut que je commence par voir Peggotty. Voyons! répliqua Steerforth en tirant sa montre, je vous donne deux heures poui pleurnicher tout votre soûl, est

p.319 (2)
DAVID COPPERFIELD. 319 Oht oui, monsieur, il est à la maison, dit Minnie. son asthme ne lui permet pas de sortir par ce temps-là. Joseph, appelez votre grand père a » Le petit garçon qui tenait son tablier poussa un cri d'appel ai énergique qu'il en fut effrayé lui-même, et qu'il cacha sa tête dans

p.320 (1)
IUVIÏ* COPPERFIELD. 320 M. Omer so mit de nouveau à tousser, à la suite d'un dolat de rire, et sa fille, qui faisait danser son dernior-né sur la çomptoir à côté de nous, vint à son secours. « Oui, oui, certainement) dit M. Orner, jo me rappelle, il y on avait doux. Eh bien 1 la oroiriox

p.322 (2)
DAVID COPPERFIELD. as* fait autant d'ouvrage à elle seule quo ait ouvrières ensamula, n'est-ce pas, Mlnnior Oui, mon pare, rdpliqua Minnie. On ne dira pas que Je ne lui rends pas justice. Bien, dit M. Omer, c'est comme ça que ça doit titre. Maintenant, monsieur, comme jo n'ai pas envie

p.323 (2)
llAVin COPPERFIELD. Û23 Oui, Monsieur, quand il est bien portant, répondit-eue, Et vous, mistress Barkis. y allez-vous quelquefois? » Ello me regarda plus attentivement, et je remarquai un moutentent convulsif dans ses mains. Parce que j'avais quelques romioignomonts à prendre sur ino maison situés

p.324 (2)
DAVID COPPERFIELD. 32% c Quel nom avais-jo donc écrit dans la carriole, monsieur ? dit M. Bnrkia avec un petit sourira do rhumatisant. Ah I monsieur Harkis, nous avons eu do bien graves conversations sur co sujet, qu'on dites-vous? Il y avait longtemps que je voulais bien, n'oat-oe pas, monsieur

p.325 (3)
DAVID COPPERFIELD. sas soigné pour aujourd'hui; quoique chose do bon a manger et à boire, n'ost-co pas? pour la compagnie. J allais protester contre l'honnaur qu'il voulait me faire, mais je remarquai que Peggotty, qui était assise de l'autra côté du lit, désirait extrêmement me voir accepter

p.326 (2)
DAVID COPPERFIELD. 816 ados, je crois en vérité, qu'elle éprouvait une sorte d'ado« ration pour lui, quand Il sortit de ohas elle ce soir-la. n resta à dtner chez Peggotty. Si je disais qu'il y consentit volontiers, jo n'exprimerais qu'à demi la bonne grâce et la gaieté qu'il mit Il accepter

p.327 (4)
DAVID COPPERFIELD, 321 exposé de ma part il est sûr qu'il aurait eu tout à craindre de mon indignation. Probablement, cette accusation c'aurait fait que redouble! chez moi, si o'eùt été possible les sentiments de dévouement et d'affection romanesques qui remplissaient mon ocour, pen dant

p.328 (5)
DAVID COPPERFIELD. 398 En un instant, il se fit un échanga inouï de poignées d« maina tout le monde parlait à la foia on ao demandait des nouvelles les uns des autres on se disait la joie qu'on avait a so revoir. M. Poggotty était si flor et si heureux pour sa part qu'il ne savait que dire

p.329 (3)
DAVID COPPERFIELD. 329 sieur, dit-il plus bas à Steerforth, celle que vous avez vue ici tout fi l'heure et qui était toute rouge. » Steorforth ne fit qu'un signe de tête, mais avec une expression d'intérêt si marquée, et une telle sympathie pour les sentiments de M. Peggotty, que celui-ci

p.330 (2)
DAVID COPPERFIELD. 330 de donner son cœur à notre petite Emilie! Il la suit partout, il devient presque son domestique, il perd l'appétit, et à la fia dos fins il me laisse voir ce dont il retourne. Or moi, je pouvais souhaiter, voyez-vous, da savoir ma petite Emilie en bon train de se marier

p.331 (4)
DAVID COPPERFIELD. 331 t Tout d'un coup, un soir, comme qui dirait ea soir, la petite Emilie revient do son ouvrage et lui avec elle! Il n'y a rien là de bien extraordinaire, allez-vous me dire, ot c'est bien vrai, car il veille sur elle comme un frère, quand il fait nuit, et aussi quand il fait

p.332 (2)
DAVID COPPERFIELD. 889 heureux de tout ce que je voyais, mais qu'au premier moment, c'était un plaisir d'une nature si délicate, qu'un rien eût pu le changer en souffrance. Par conséquent, si c'eût été à moi de toucher avec quelque adresse la corde qui vibrait dans tous les cœurs, je m'en serais

p.333 (2)
DAVID COPPERFIELD. 333 veau pour lui comme pour nous; aussi la petite Emilie riait de tout son cœur, et quand nous entendîmes le bateau retentir de cette douce musique, nous nous mimes tous à rire, Steer- fo°th tout le premier, pédant à l'entraîneraent d'une gaieté si franche et si naïve. Il fit

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DAVID COPPERFIELD. 83* maintenant, sans rougir). Nous nous séparâmes gaiement, et pendant qu'ils so pressaient tous à la porte pour nous éclairer le plus longtemps possible, je vis les yeux blous de la petite Emilie qui nous regardait en se cachant derrière Ham, et j'entendis sa douce voix

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DAVID COPPERFIELD. 835 CHAPITRE XXH. Nouveaux parsonnogea sur un ancien thé&tro, Stearforth passa plus de quinze jours avec moi à Yarmouth. il est inutile de dire que la plus grande partie de notre temps s'écoulait de compagnie; pourtant il arrivait parfois que nous nous séparions pendant quelques

p.336 (2)
DAVID COPPERFIELD. 336 Pour moi, durant mes pèlerinages solitaires, je n'étais occupé qu'à rappeler dans ma mémoire chaque pas do la route que j'avais si souvent suivie, et à retrouver les endroits où j'avais vécu jadis, sans jamais me lasser do les revoir. J'errais au milieu do mes souvenirs

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DAVID COPPERFIELD. 397 i. 22 M. Chlllip s'était remarié; sa femme était uno grande maigre qui avait le nez aquilin; ils avaient un petit enfant très-délicat, qui ne pouvait pas soutenir sa tête, avec deux yeux ternes et fixes qui semblaient toujours demander pourquoi le pauvre petit était venu

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DAVID COPPERFIELD. 838 lui répondis- jo: est-ce que je vous ai fait tomber des nues t -Non, non, rdpliquft-t-il. Ou remontor do je ne aaia ûùî lui dia-jo en m'assoyant près de lui. Je regardais les figures qui ae formaient dans îo fou, répondit-il. » Mais vous allez me les gâter, je ne pourrai plus

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DAVID COPPERFIELD. 399 permettra de partager sa peine, si jo no pouvais espérer de lui donner d'utiles conseils. Avant l'a fin de ma phrase il sa mit à rire, d'un air forcé d'abord, niais bientôt après avec un retour de franche gaieté. « Go n'est rien, Pâquerette, rien du tout, répliqna«t

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DAVID COPPERFIELD. aw la maison déserte; c'est ca qui m'a plongé dans les réflexions au milieu desquelles vous m'avez trouvé. » L'arrivée de mistrossGummidgoaveo un panier au bras expliqua pourquoi la maison était restée vide. Rlle était sortit) précipitamment pour acheter quelque chose gui

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DAVID COPPERFIELD. SU tacher à l'une de ces roues sur lesquelles les Izions de nos jours tournent éternellement. J'ai manqué mon apprentissage. et cela ne m'importe guâre. A propos, savez-vous que j'ai acheté un bateau ici? -Quel étrange garçon vous faites, Steerforth I m'éoriai-]8 en m'arrêtant

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DAVID COPPERFIELD. 3M Toujours la mêmef Toujours le môme, repartit Staerforth, calme et froid somme le pôle Nord. Il s'ocoupora du nouveau nom qui je veux faire inscrire sur la bateau. 11 s'appelle pour le moment: La Mouette de la tempête! M. Peggotty ne se soucie guère des mouettes. Je vais

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DAVID coppbrfibld. 3W poser; elle ne songeait qu'à une chose, à les rattraper. Comme l'horizon s'obsouroissant au loin ne nous permettait fit us de distinguer Emilie et son fiancé, la fomme qui les suivait disparut aussi sans avoir gagné sur eux du terrain, et nous ne vlmes plus que la mer

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DAVID COPPERFIELD a** Miss Mowaher, monsieur. Allons donc t que diable vient-elle foira toit dit Steerforth. 11 parait, monsieur, qu'elle est de ce pays-ci. Ello m'a dit qu'eue faisait tous les ans une tournée par ioi, dans l'exercice de sa profession; je l'ai rencontrée dans la rue ce matin

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DAVID COPPERFIELD. tt» (,nrlo; gardant la tête nécessairement penchée d'an côté, et fermant un œil de l'air le plus malin, commença par fixer sur Steerforth ses œillades pénétrantes; après quoi elle laissa échapper un torrent de paroles. c Aht mon joli muguet, a'éoria-t-elle en secouant sa grosse

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DAVID COPPERFIELD. 3W Qu'est-ce que vous alliez faire chez lady Mitheraî demanda Steerforth. Je ne fais pas de cancans, mon cher enfant, répliqua-t-elle, en mettant encore son doigt sur son nez avec une grimace et un alignement d'yeux qui la faisait ressembler à un lutin de l'autre monde. Cela

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DAVID COPPERFIELD. tVI « Ah l Dieu du oiel I comme nous sommes polis, s'écria miss Mowober en faisant un petit effort peur couvrir son large visage avec sa petite main. Avouez qu'il y a terriblement de blaguoet de cajoleries dans ce monde. » Ceci nous était adressé en manière de confidence

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DAVID COPPERFIELD. 3*8 dans des albums, je crois. Ah ahl ah! ma parole d'honneur, tout l'édifioe social (comme disent ces messieurs quand ils font des discours au parlement) ne repose que sur des ongles de princes, dit cette petite femme en essayant de croiser les bras et en secouant sa grosse tête

p.349 (2)
DAVID COPPERFIELD. 849 Steerforth avec une activité incomparable, toujours parlant, sans discontinuer. « Vous connaissez Charlot Pyegrave le fils du duo, ditelle vous savez bien? et elle regarda Steerforth par-dassua ea tête. Oui, un peu, dit Steerforth, En voilà un homme en voilà des favoris I

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DAVID COPPERFIELD. 850 Je dis que je me mêle un peu d'enjôler aussi dans mon genre. Il y a des douairières qui m'appellent soi-disant pour avoir du baume pour les lèvres; telle autre me demande des gants; unu troisième, une chemisette; une dernière, un éventail. Moi, jo donne à tout cela le nom

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DAVID COPPERFIELD. 351 Et c'est passé? répliqua miss Mowcher. Il est donc volage? t quollo honte I II a suoè le auo de chaque fleur, Portant partout son inconstante ardeur Jusqu'au jour où, belle Marie, Vous l'avais fhô pour la vie. Qu'en dites-vous? est-ce bien Marie qu'elle s'appelle

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DAVID COPPERFIELD. 352 c Oh! voilà toute 1'lùstoira? 8' !orla°t-eHe on coupant les favoris de son client, avec une petite paire de ciseaux qu'elle faisait voltiger autour de sa têts dans toutes les directions. Trôs-biout t très-bien I c'est tout un roman. Cela devrait fiait par c et ils vécurent

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DAVID COPPERFIELD. aaa t. -23 que nous ne tarderions pas à nous revoir, et ma demanda la main pour descendre de son poste élevé. Grfiaa à ce secours, elle descendit très-lestement et commença à replier son double menton par-dessus les cordons de son chapeau. a Je vous dois.? dit Steerforth. Cinq

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DAVID Copperfield. 354 courts, eue don avait pas moins le net long. 11 ajouta qu'elle avait dit la vdrité en se vantant d'être à la fois à droite, & gauche et en tous lieux, car elle faisait do temps en temps des excursions en province elle y ramassait toujours quelques pratiques et finissait

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DAVID COPPERFIKL1 . &»5 à vid. Je ne savais pas qu'elle fût là, mais elle s'est approonéa do la petite fenêtre d'Emilie quand elle a vu la lumière, et elle disait tout bas c Emilie, Emilie, pour l'amour du Christ, ayez un cœur de femme avec moi. J'ai été jadis comme vousl C'étaient là des paroles

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350 DAVID COPPERFIELD. ment la petite bourse dans sa main calleuse, comment auraisje pu lui refuser dû porter cola ici, quand je savais si bien ce qu'elle en voulait faire? Un petit joujou comme ça, dit IIam en regardant la bourse d'un air pensif, et si peu garni d'argent 1 chère Emilie I

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DAVID COPPERFIELD. 357 nouveau, elle se passa le bras droit autour de son cou, aveo une expression de douleur aussi vive que si elle était dans t'agoni de la fièvre, ou qu'elle vint de recevoir un plomb mortel. « Elle tâchera de se bien conduire, dit la petite Emilie Vous ne savez

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DAVID COPPERFIELD. 358 Non, dit la petite Emilie en sanglotant et en secouant la tête. Je no auia pas aussi bonne fille que je le devrais, à beau. coup près, à beaucoup prôsl Kt elle pleurait toujours comme si son cœur allait se briser. « Je mets trop souvent votre affection a l'épreuve, je lo sais

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DAVID COPPERFIELD. 859 parlant d'abord d'un ton encourageant, puis en la plaisantant un peu; si bien qu'elle commença à relever la tête et à parler aussi. Elle en vint bientôt à sourire, puis à rire, puis à s'asseoir, un peu honteuse; alors Peggotty remit en ordre ses bouoles éparses, lui essuya

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DAVID COPPERFIELD. 350 Pendant le déjeuner, on me remit une lettre de ma tanta Comme elle traitait une question sur laquelle je pensais que 1es avis de Steerforth vaudraient bien ceux d'un autre, je résolus de discuter avec lui cette affaire pendant notre voyage, ravi de la consulter. Pour

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DAVID COPPERFIELD. 361 Oht dis-je en la tirant de ma poche, c'est de ma tante! Et vous dit-elle quelque chose d'intéressant? Mais elle me rappelle que j'ai entrepris cette expédition dans le but de voir le monde et d'y réfléchir un peu. Et vous n'y avez pas manqué, je pense? Q Je suis obligé

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DAVID COPPERFIELD. 868 aile du temps des Êdouards. C'est une cour qui jouit d'un ancien monopole pour les procès relatifs aux testaments, aux contrats de mariage et aux discussions qui s'élèvent à propos des navires et des bateaux. Allons dono, Steerforth, m'éeriai-je, vous ne me ferei pas croire

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DAVID GOPPRRFIBUH 363 lui était venue en allant voir dernièrement son procureur à la cour de l'Offioialité, pour régler son testament en ma faveur, c En tout cas, c'est un procédé louable de la part de votre tante, dit Steerforth quand je lui oommuniquai cette circonstance, et qui mérite

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DAVID COPPERFIELD. m Décidément il manque d'énergie. J'aurais da laisser Jeannette à sa place, j'en aurais eu l'esprit plus tranquille. Si jamais un due a passé sur ma pelouse dit ma tante avec vivacité, il y en avait un cette après-midi, à quatre heures car j'ai senti un frisson qui m'a couru

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DAVID COPPERFIELD. 365 Je n'essayai pas de oontredire oette opinion, mais je soupai do bon appétit, ce qui la satisfit pleinement. Quand on eut desservi, Jeannette coiffa ma tante, l'aida à mettre son bonnet de nuit, qui était plus élégant que de coutume (a en cas de feu, D disait ma tante), puis

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DAVID COPPERFIELD. m Ma tante finit sa rôtie en me regardant toujours en face, puis elle posa son verre sur la cheminée, et appuyant ses mains croisées sur sa robe relevée, elle me répondit comme suit: c Trot, mon cher entant, si j'ai un but dans la vie, c'est do faire de vous un homme vertueux

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DAVID COPPERFIELD. 36? je tua souvent réveillé pendant la nuit, en l'entendant frapper à ma porte et me demander, toutes les fois qu'elle distinguait dans la lointain le bruit des fiacres et des charrettes, a si j'entendais venir les pompes; » mais, vers le matin, elle se laissa gagner

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DAVID COPPERFIELD. ses –Avec lui, ma tante, avec cet hommef Je suis dans mon bon sens, répliqua-t-ello, et je vous dis qu'il le faut; trouvez-moi un fiacre, a Quel que fut mon étonnement, je sentais que je n'avais pas ie droit de désobéir à un ordre si péremptoire. Je fis précipitamment quelques

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DAVID COPPERFIELD. 369 i. -86 pénétraient sans accomplir la cérémonie de frapper à la porte, deux ou trois clercs étaient occupés aux écritures; l'un d'entre eux, un petit homme sec, assis tout seul dans un coin, et porteur d'une perruque brune, qui avait l'air d'être faite de pain d'épice, se leva

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DAVID COPPERFIELD. 370 quatre épingles, et si roide par conséquent, qu'il pouvait à peine se courbor, et qu'il était obligé, quand il était assis et qu'il voulait regarder des papiers sur son bureau, de remuer son corps tout d'une pièce, depuis la naissance de l'épine dorsale, comme Polichinelle

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871 DAVID COPPERFIELD. pus m'empêcher de rougir, j'avais l'air de faire d'avanue mon propre éloge), je suppose que ce n'est pas l'habitude, dans les dernières années de son engagement, de lui accorder un. » M. Spenlow, avec un grand effort, réussit à sortir assez sa tête de sa cravate pour pouvoir

p.372 (2)
DAVID COPPERFIELD. 372 estrade en ter à cheval, jo vis installés snr des chaises de salle à manger, commodes et de forme ancienne, de nombreux personnages, revêtus de robes rouges et de perruques grises c'étaient les docteurs en question. Au contre du fer à oheval était un vieillard qui s'appuyait

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DAVID COPPERFIELD. 313 charrette d'an marchand des quatre saisons, qui rappela à ma tante de douloureux souvenirs. Une fois en sûreté chez nous, nous eûmes encore une longue conversation sur mes projets d'avenir, et comme je savais qu'elle était pressée de retourner chez elle, et qu'entre le feu

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DAVID COPPERFIELD. 374 sur le toit en cas d'incendie; il se composait d'une antiohambre avec imposte vitrée, où l'on ne voyait pas bien clair, d'un office tout à fait noir où l'on ne voyait pas du tout, d'un petit salon et d'une chambre à coucher. Les meubles étaient un peu •anés, mais je n'étais

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DAVID COPPERFIELD. 871: la vie que j'allais mener, pour me donner de la fermeté etdt» la confiance en moi-même, la seule chose qui me manquât encore. Elle me répéta le môme avis plusieurs fois le lendemain, pendant que nous prenions nos arrangements pour faire venir mes habits et mes livres

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DAVID CQPPËHFIILD. «va belle chose, mais je dois dira aussi qu'il y avait des moments oà c'était bien triate. Citait charmant le matin, surtout quand il fctianlt beau. Gètait une vie tr^s-agréable 6t tièa-libra en plein jour, anrtont quand il y avait du soleil; mais quand la jour baissait

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DAVID eQPPKRFlEM». 87? J'dtals on train do déjeuner avoo du oaW et an petit pain, le lendemain matin, avant de ma rendre à la Cour (a propos, ja crois quo o'eat le moment do mitonner, en passant, do la prodigieuse quantité do oaîé qua intatres» Crupp achetait à mon compte, pour la faire si faiblo

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DAVID COPPEaFlRI.!). 878 mettra positivement de venir wna «es deu unit, et nous llxftmes le dîner à ait heures. Quand Il fut parti, je sonnai mistress Crupp, et je lui annonçai mon hardi projot. Mialross Crupp ma dit d'abord «jna naturellement on ne pouvait paa s'attendra à la voir servir à table

p.379 (3)
DAVID COPPERFIELD. m même faire mes commandes chez la traiteur. En descendant le Strand un peu plus tard, j'aperçus à la fenêtre d'an charcutier un bloo d'une substance veinée qui ressemblait à du marbra, et qui partait cette étiquette • Fausse tortue, » J'entrai et j'en achetai une tranche

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DAVID 00PPRRP1RLD. 880 mais ma chaise était en face de la porte, et mon attention était troublés parla vue du jaune homme tr^s-adraît qui aortait à chaque Instant du salon, et dont j'apercavaia la silhouette so dessiaer le moment d'après sur le mur de l'antichambre, uno bouteille à lot houeha

p.381 (3)
DAVID COPPERFIELD. 981 «Al* santé de Steerforth t que Dieu la protège! Hurrahl » Nous bûmes trois fois trois verres do vin en son honneur, puis encore un petit coup, puis un bon coup pour en flair. da pansai mon vorra fin faisant le tour de la tabla pour aller lui donner une poignée do mniu, et jo

p.382 (4)
DAVID COPPKRFIRT.n. 389 Vous savies bien que vous ne pouvez pas fumer 1 • II y aval après cela quelqu'un qui n'était pas bien solide sur ses jambes et qui aa regardait dans la glace. C'était encora moi. Jet ma trouvais l'air pAlot, les yani vagues, et les chevaux, aeulomenl les cheveux, rien

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DAVID GOPFRRFIBI.il. ÎW3 mantôro très-confuse. il y avait beaucoup do lumière, do la musique, des dames dans les loges, et je ne sais quoi encore. 11 ma semblait que tout 1'ddiflco prenait une leçon do natation, à voir las oscillations étranges avec lesquelles il m'duhuppnit quand j'essayais

p.384 (1)
DAVID GOPFEHFlHK.lt, 38* que je me sant'iast» tout honteux malgré ma colère, et aveu un bref c booir » (qui voulait dira c bonsoirs), je me levai et jn sortis. Steerfortn ma suivit, et je ne fis qu'un pas de la porte do ma loge h celle de ma chambra à coucher où jo ma trouvai seul avec

p.385 (3)
DAVID COPPERFIELD. 985 Seulement, oa qui m'arrêta dans oot élan du cœur, o'est quo je n'dtais pas bien sur que mistreas Cropp (Al précisément le genre de femme à qui an dût donner sa confiance 1 J CHAPITRE XXV. Le bon et le mauvais ange. J'allais sortir le matin qui suivit cette déplorable journée

p.386 (1)
t)AVID COPPERFIELD. âsô peu, que ja uo sais pas oa que le commissionnaire dut croira, a moins qu'il n'ait imagina que je prônais une leçon d'écri- ture. Je suia aar que ja ils au moins «ne derai-doiunint de brouillons. L'un commençait par c Gomment puis-ja espérer, ma ehêra Agnès, effacer jamais

p.387 (2)
DAVID COPPERFIELD. m veille, que, me laissant aller à mon repentir et à ma honte, ja me conduisis comme un enfant, Oui, il faut que je l'avoue, je me mis à fondre en larmes, et je ne sais pas encore, à l'heure qu'il est, si ce n'est pas, au bout du compte, ce que j'avais de mieux à faire

p.388 (1)
DAVID C0PPKHF1KLD. 888 Sa voix douce et modeste semblait faire résonner en moi une corde qui ne v'Vatt qu'à ce son. Cette voix était toujours pénétrante, mais lorsqu'elle était émue comme elle l'était alors, olle avait un aooent qui allait au fond de mon cœur. Je restais là sur ma chaise à

p.389 (2)
DAVID COPPERFIELD. 98» Quand je vous on reparlerai, dit Agnès. Elle voulai'; ainsi foarter oo souvenir, mais moi j'en étais trop préoccupé pour y consentir, et j'insistai pour lui raconter comment j'en étais venu à m'abaisser jusque-là, et je lui déroulai la chatne de circonstances dont le théâtre

p.390 (2)
DAVID COPPERFIELD. 80Û faut psrier; il ne faut pas laisser votre père faire une démarche si imprudente il faut l'empôcher, Agnès, pendant qu'il en est encore temps! a a Agnès, nîo regardant toujours, sooouait sa tôte en aonriant faiblement de la chaleur que j'y mottais, puis elle ma répondit t i

p.391 (1)
HAVU» COPPERFIELD. 881 – J'ai fait ce que je devais, je l'espère, Trotwoafl, rdpliqunt-elle. J'étais certaine qu'il était nécessaire pour la tranquillitd do papa quo co aaoriflce fut accompli jo l'ai donc prié de lo faire. Jo lui ai dit que ce serait un grand poids de moins pour lui. puissé

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S9S DAVID COPPKHF1EL1X Agnès n'eut pas le temps d'en dira davantage, car la porta s'ouvrit et mistress Watorbraok, une femme étoffe1», ou qui portait une robe três-dtoflftîo, jo ne sais lequel, car jo no pouvais pas distinguer ce qui appartenait à la robe de ou qui appartonait à la dama, entra

p.393 (2)
DAVID COPPERFIELD. 308 et il avait un air si glacial, que ses cheveux me firent l'effet, non pas d'fltra gris, mais d'ûtro parsemés de givre ou de frimaa. On montrait la plus grande déféronce au oouplo Spikor; Agnas m'apprit que cela venait do co que M. Henry Spiker était l'avoué do quelqu'un

p.394 (2)
DAVID COPPERFIELD. 89' Oh! oui Traddles est un bon garçon, répliqua mon hôte n hochant la tfite d'an air de condesoendaneo; Traddles est un .rôS'hon garçon. C'est vraiment, lut dis-je, unocoïnoWonoo asae» curieuse. D'autant plus, répondit mon hflta, qua o'est par hasard qu'il est ici» il n'a été

p.395 (2)
DAVID COPPERFIELD. 395 gui avait les jambes un peu grêles. Uriah, Traddles et moi, et notre qualité de jeunesse, nous descendîmes les derniers, sans cérémonie. Je ne Cas pas tout à fait aussi contrarié que je l'aurais été d'avoir manqué le bras d'Agnès, en trouvant l'ooeasion, sur l'escalier, do

p.396 (2)
DAVID COPPERFIELD. 398 facultés éminentes, et ainsi de suite. Mais tout cela ce aontdea (lires d'imagination. 11 n'en est pas ainsi du sang. On voit le sang dans un noz, et on le reconnaît; on lo renoontro dans un menton, et on dit t Lo voila, voila du sang 1 » C'est quelque chose de positif

p.397 (2)
DAVID COPPERFIELD. 397 Point d'argent point do liberté, répéta M. Gulpidge d'ua ton forme. L'héritier présomptif, vous me oomprenes?. – K. dit M. Spikoravoo un regard de connivence. K. alors a refusa absolument do signer. On l'a suivi jusqu'à Now-Markot pour lo faire rétracter

p.398 (2)
DAVID COPPERFIRM». 898 semblait qu'elle ne devait pas être à son aise, Je fus presque contont do lui entendra dire qu'elle devait retournerons» oiio au bout de peu de jours, malgré tous mos regrets do la pardrè *0 si vite. L'idée do cette séparation prochaine m'engagea à roser jusqu'à la fin

p.399 (6)
DAVID COPPERFIELD. 399 qu'il se cognât la tôto contre le» mura, quoiqu'il me semblAt que jo tenais une gronouillo dans la main, tant la sienne était froido et humide; si bien que je fus tenté vingt fois de le lâcher ot do m'onfuir. Mais Agnès et l'hospitalité l'emportèrent, et jo l'amenai jusqu'au

p.400 (9)
DAVID COPPËllFIELD. 4w un renseignement qui regardait Agnès, quelque insignifiant qu'il put être, mais ja me contentai de boire mon café. « Commo vous avez été bon prophète, monsieur Copperfield, poursuivit-il, comme vous avez vu les choses de loin! 1 Vous rappelez-vous que vous m'avez dit un jour

p.401 (5)
DAVID COPPERFIELD · 401 i. -26 me rappeler ces étincelles que j'avais allumées, quelque chose dans le regard qu'il m'avait lancé en parlant, qui m'avait fait tressaillir comme si jo l'avais vu tout d'un coup dévoilé par un jet de lumière. Rappelé à moi par la demande qu'il me fat sait d'an ton

p.402 (8)
DAVID COPPERFIELD. «02 J'aurais été condamné a le regarder avec son vilain pied plat sur la tôta de M. Wiokfleld, que je n'aurais pas pu, je crois, le détester davantage. c Oh! oui, monsieur Copperfield, continua-t-il d'une voix douce qui formait un contraste frappant avec la pression obstinée

p.403 (7)
DAVID COPPERFIBLD. «03 Vojeij-vous, monsieur Copperfield, dit Uriah c'est préci* sèment lît-desaiui que roule la confidence que je vais prendre la liberté de vous faire. Quelque humble que je sois, et il frottait ses mains plus énergiquement en les regardant do près, puis il regardait le feu

p.404 (5)
DAVID OOPPRRPÏRÎ.». «0» |'«SQÔra quelle arrivara peut-ôtre, par affection pour lui, à avoir quelques bontés pour moi. » Je sondais la profondeur de l'intrigue de os misérable, et je comprenais dans quel but il m'en faisait la confidence. Si vous voulez bien avoir la bonté do me garder le seorct

p.405 (4)
DAVID COPPERFIELD. 405 le le crusse réellement, mais parce quo J'étais à boa». le ne savais plus, en véritd, co que je disais. c Mon Dieu 1 dit-il par réflexion dans la maison que J'habite, une espèce d'hôtel, de pension bourgeoise, près do New.River-Hend, jo vais trouver tout le monde couche

p.406 (1)
DAVID COrriîUFIELD. ~06 caqae j'avais appris. Si je m'endormais un moment, l'Image d'Agnès avec ses yeux si doux, et celle de son père la regar.dant tendrement, s'élevaient devant moi, pour me supplier de venir à leur aide, et me remplissaient do vagues torreura. chaque fois que jo me réveillais

p.407 (2)
DAVID COPPERFIELD. 407 CHAPITRE XXVI. Me voilà torobô en captivité. Je no vis plus Uriah Heep jusqu'au jour du départ d'Agnès, J'étais au bureau de la diligence pour lui dire adieu et la voir partir, et je la trouvai là qui retournait & Canterbury par le même vébloule. J'éprouvai du moins

p.408 (2)
DAVID COPPERFIELD. 40» Cependant, Mais si convaincu que la porapeotlve lointains d'un tel sacrifice ouvrait pour détruire le bonheur d'Agnès, et j'étais tellement sûr, d'après ses manières, qu'elle ne se doutait encore de rien, et que cette ombre n'était pas encore tombée sur son front

p.409 (2)
DAVID COPPERFIELD. «09 tress Crupp était très-sujotte à une indisposition extraordinaira qu'elle appelait des espasmea, généralement acoompagndo d'une inflammation dans les fosses nasales et qui exigeait pour traitement une consommation perpétuelle d'absinthe la seconde, c'est qu'il fallait qu'il y

p.410 (1)
DAVID COrpRRFiEï.D. «10 rant do sa carrière, et, dana ces occasions solonnellea, il avait pu pénétrer jusque dans la salle à manger qu'il décrivait comme une pièce des plus somptueuses, d'autant plus qu'il y avait bu du xérès brun de la Compagnie des Indes, d'uni qualité ai particulière

p.411 (1)
)AVID COPPERFIELD. k\\ Je domandai a M. Spenlow quelle était, selon lui, la mail. toure espèce d'affaires dans la profession. Il me répondit qu'un bon prooôs sur un testament oontesté, quand il s'agissait d'une petite terre de trente à quarante mille livres sterling, était peutêtre ce qu'il y avait

p.412 (3)
DAVID COPPERFIELD. 413 la main sur la conscience « Touohes seulement à la Cour, et e'en est fait du paya. » J'écoutais aveo attention, et quoique je doivo avouer qua j'a vais quelques doutes sur la question de savoir si l'Etat était aussi redevable à la Cour que M. Sponlow le disait

p.413 (5)
DAVID COPPERFIELD. 413 faUt ma destinée était aooomp1ie. l'étais captif, esclave. J'ai- mais Dora Spenlow à la folie. C'était pour moi comme un être surhumain, une fée, une sylphide, je ne sais quoi; quelque chose do tel qu'on n'avait jamais rien vu de pareil, et que tout le monde on raffolait

p.414 (2)
DAVID COPPERFIELD. ftt* taient pas à Dora, que je regardai & l'instant môme; et il me sembla voir dans ses petites manières un peu volontaires et capricieuses qu'elle ndtait pas très-disposde à mettre sa confiance dans sa compagne et protectrice Mlle Murdstone. Mais une oloohe sonna; M. Spenlow dit

p.415 (7)
DAVID COPPERFIELD. «15 (ii n'y avait point là d'autres dames), je tombai dans une douoe rêverie qui n'était troublée que par une vive inquiétude de ce que miss Murdstone pourrait dire de malveillant sur mon compte. Le monsieur aimable et chauve me raconta une longue histoire d'horticulture

p.416 (2)
DAVID COPPERFIELD. kl» J'inclinai latôteà mon tour. c Mais il n'est pas nécessaire, dit misa Murdatone, que ces opinions en viennent à une collision ioi même. Dans les circonstances actuelles, il vaut mieux pour tout lemonde qu'il n'en soit tien. Puisque les hasards de la vie nous ont rapprochés

p.417 (2)
DAVID COPPERFIELD. *11 t, 27 «bien qu'on appolait Jip, diminutif de Gipsy. Je l'approchai avec tendresse, car mon amour s'étendait jusqu'à lui, mais il me montra les dents, et il se réfugia sous une chaise en grognant, sans voiloir me permettre la plus légère familiarité. Le jardin était frais

p.418 (2)
DAVID COPPERFIELD. M8 seulement 'ae celui que j'éprouvais dans mes sentiments, ajou» tai-jo timidement pour achever l'explication. Je n'ai jamais vu de boucles pareilles à celles qu'elle secoua alors pour cacher sa rougeur, et ce n'est pas étonnant U n'y en a jamais eu de semblables au monde I

p.419 (1)
DAVID COPPBRFIBI.D. «19 II se contenta de former les yeux négligemment pendant qu'elle baisait sa petite caboohe. Papa l'appelle mon amie de confiance, mais oa n'est pas vrai du tout, n'est-ce pas, Jip? Nous n'avons pas l'intention de donner notre confiance à des gens si grognons, n'est

p.420 (2)
DAVID COPPERFIELD. «M marchai nous emboitâmosle pas pour la salle & manger, comme si nous allions à l'enterrement d'un militaire. Je ne aaia pas la nombre de tasses âa thd quo j'acceptai, parce que c'était Dora qui l'avait fait, mais jo me souviens parfaitement que j'en consommai tant que j'aurais

p.421 (2)
DAVID COPPERFIELD. «ai vloUleGour pouvait sa réveiller de son assoupissement et présenter sous une forme visible tous les beaux raves que je fia sur Dora dans son soin, je m'en rapporterais à elle pour rendre témoignage & la vérité do mes paroles. Je ne parle pas des rêves de oa jour là seulement

p.422 (2)
DAVID COPPERFIELD. «n llfAllattquemlstraas Crupp fat une femmedouéo d'ave grande pénétration, car oot attachement ne datait que de quelques semaines, et je n'avais pas eu le courage, en dérivant à Agnès, de m'expliquer plus nottomontqu'ou disant quo j'avais été choa M. Spenlow

p.423 (2)
DAVID COPPERFIELD. 423 c Qu'ost-oo qui vous fait supposer qu'il ait une demoiselle là-dessous, miatress Crupp? t monsieur Campera fils, dit œiatress Crwpp d'un ton do sensibilité, moi aussi, je suis mère I » Pendant un moment mistress Crupp se put faire autre chose que de se tenir la main appuyée

p.424 (2)
DAVID COPPERFIELD. m exemple à jouer aux quilles, monsieur, o'est une jouissance; cela vou distrairait et vous ferait du bien. » A cas mots mistreas Crupp me ht une révérende majes- tueuse eu guiso do roraorotmont pour ma médecine, et se re- tira en feignant de prendre grand soin

p.425 (2)
DAVID COPPERFIELD. 485 arrivAs à différantes périodes de décomposition, que j'aperçus en cherchant le numéro de Traddles. L'apparence générale du lieu me rappela vivement le temps o(t je demeurais chez M. et mistross Micawber. Un certain air indéfinissable d'élégance déchue qui s'attachait encore à

p.426 (3)
DAVID COPPERFIELD. *28 de tète sinistre, laissa aller son menton, et ouvrant son pot do lait, da la plus mauvaise grfieo du monde, remplit celui do la famille, puis s'éloigna en grommelant, et se remit à crier son lait dans la rue d'un ton furieux. c Est-ce ici que demeure M. Traddles î » demandai

p.427 (2)
DAVID COPPERFIELD. «S? repliqun-t-il. Oh t oui, je suis bien heureux de vous voir. C'est parce que j'étais vraiment ravi da vous voir quand nous nous sommas rencontrés chez M. Waterbrook, et que j'étais bien sûr quo vous en étiez également bien aise, que je vous ai ionné mon adresse ici, et non

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DAVID COPPERFIELD, M8 de canna pour avoir pleuré à propos de M. Mellt Vieux Creakle, va C'est égal, je voudrais bien le revoir. Mais c'était une vraie brute avec vous, Traddles, lui disje avec indignation, car sa bonne humeur me rendait furieux, comme si c'était la veille que je l'eusse vu battre

p.429 (4)
DAVID COPPERFIELD Ma An reste, peu importe, dit Traitâtes; grâce à son aide, je commentai par copier des papiers de procédure. Gomme cela ne me rapportait pas grand' chose, je me mis à rédiger et à faire des extraits et autres travaux de ce g«nre. Je travaille comme un bœuf, vous savez, Copperfield

p.430 (4)
DAVID COPPERFIELD. 430 ce moment, dans ma tête, un plan agard de la maison et du jardin de M. Spenlow. « C'est une si bonne fille I dit Traddles; elle est un pou plus âgée que moi, mais c'est une si bonne fille Ne vous ai-je pas dit, l'autre fois, que je quittais Londres ? C'est que je suis allé

p.431 (3)
DAVID COPPERFIELD. «31 à la table des habitants du roa-de-ohaussda qui sont des gens très-aimables. M. et mistress Mioawber connaissent la vie et sont de très-bonne compagnie. Mon cher Traddles, mécriai-je, qu'est-ce quo vous me dites là?» » Traddles me regarda comme s'il ne savait pas à son tour

p.432 (3)
DAVID COPPBRFIKE.D. »»« t Bonté du ciel monsieur Traddles, dit H. Mieawbw, quelle surprise de vous trouver Hé avec l'ami de ma jeunesse, mon compagnon des temps passés 1 Ma obère, oria-t-il par. dessus la rampe à mistress Micawber, pendant que Trnddles semblait avec raison un peu étonné

p.433 (3)
»A?I» COPPERFIELD 033 i. 28 pour voir du monde, elle avait môme mis une paire de gants bruns. Ma chère, dit M. Micnwlmr en ramenant vers moi, voilà un gentleman du nom de Copperfield qui vaudrait renouvelai connaissance avec vous. » II eût mieux valu, à ce qu'il paraît, ménager cette surprise car

p.434 (3)
DAVID COPPERFIELD. kSk voua ponvai concevoir que la aooidté est une grande douceur Bonrmistrass Mioawber et pour moi. Je suis pour le moment occupe, mon cher Copperfield, & faire la commission pour les bléa. Cette vocation n'est point rémunératrice en d'autres termes elle ne rapporte rien

p.435 (2)
DAVID COPPERFIELD. 435 bottes trop étroites, peut être sensible aux jouissances delà nourriture animale. Je oroia qu'il faut d'abord que les extrémités soient libres avant que l'estomac puisse agir lui-môma avec vigueur. Je ne renouvelai pas, à l'occasion de cotte petite réunion d'amis, les grands

p.436 (4)
DAVID COPPERFIELD. 438 an dimanche matin dans le Strand revêtu d'un gilet qui resaombltùt étonnamment à l'un des miens qui me manquait depuis le jour où il avait servi ehea moi. Quant à t la jeune porsonne, b elle fut invitée à so borner à apporter les plats et à sa retirer ensuite hors

p.437 (3)
DAVID COPPERFIELD. «a? Mon amour, dit M. Mioawber trôs-ému, vous me pardonnerez, ot notre ancien ami Copperfield me pardonnera aussi, j'ensuis sûr, une susceptibilité momentanée causée par les blessures que vient de rouvrir une collision récente aveo le séide du pouvoir, en d'autres termes, aveo

p.438 (3)
DAVID COPPERFIELD. 438 très-malheureux (de mon peu de suooôs, veux-je dire, oarja l'étais toujours en songeant à Dora) ai je n'avais été réoréô par la bonne humeur de mes hôtes et par une idée lumineuse de M. Micawber. « Mon cher Copperfield, dit M. Mlcawher il arrive des aooidents dans les maisons

p.439 (2)
DAVID COPPERFIELD. «9 suis honteux do le dire, mais je orois en vérité, que j'oubliai Dora un moment, on tant petit moment; je suis convaincu que M. et mistressMioawber n'auraient pas trouvé lafôte plusrôjouissauto quand ils auraient vendu un lit pour la payer. Traddles riait, mangeait

p.440 (2)
DAVID COPPERFIELD. %W Cependant, il retira le mouton du gril et en offrIt gravement à tout le monde a la ronde. On accepta, mais nous avions tous perdu l'appétit, et nous ne fîmes plus que semblant de manger. En nous voyant repousser nos assiettes, il les enleva sans bruit et mit le fromage sur

p.441 (7)
DAVID COPPERFIELD. 441 Je ne puis pas vous dire, monsieur. Je pensa»., mais je ne puis réellement pas dire. Je souhaite le bonsoir à monsieur. » II comprit tous les assistants dans le salut respectueux qui suivit ces mots, puis il disparut. Mes hôtes semblèrent respirer plus librement après son

p.442 (4)
DAVID COPPERFIELD. «19 M. Mioawber, en parlant ainsi, but un coup. Nous fîmes tous de même. Traddles était évidemment plongé dans l'dtonnoment et ae demandait à quelle époque lointaine M. Mioawber avait pu m'avoir pour compagnon dans cette grande lutte du monde, où noua avions combattu côte à côte

p.443 (4)
DAVID COPPERFIELD. 443 Traddles et moi nous exprimâmes par au murmure bien senti, que cette appréoiation du caractère de M. Mioawber état fondée sur les faits, et lui faisait le plus grand honneur. c Je ne vous cacherai pas mon cher monsieur Copperfield, dit mistress Micawber, que je pense depuis

p.444 (5)
DAVID COPPERFIELD. 441 ment à jour uno situation. Savez-vous quelle est, mon cher monsieur Copperfield la oonclusion à laquelle jo suis amenée d'une manière irrésistible ? La voici, vous mo direz si j'ai tort: c'est qu'il faut pourtant que nous vivions. Pas du tout, répondis-je, vous n'avez

p.445 (5)
DAVID COPPERFIELD. 665 ployer d'une manière lucrative s'adresser, franco, à W. M., poste restante, Camden-Town. a Cette idée de mistress Mioawber, mon cher Copperfield 1 dit M. Mioawber, en rapprochant des deux côtés de son menton les coins de son col de chemise, et en me regardant du coin de l'œil

p.446 (3)
DAVID COPPERFIELD. 446 punch et en ramenant son écharpe sur ses épaules avant de sa retirer dans ma chambre à coucher pour faire ses préparatifs de départ, je ne veux pas prolonger oos observations sur les affaires pécuniaires de M. Micawber, au coin de votre feu, mon cher monsieur Copperfield

p.447 (4)
DAVID COPPERFIELD. 44? Traddles. 11 dit que le caractère de Traddles était un composé do vertus solides, auxquelles lui (M. Mioawber) ne pouvait pas prétendre, sans doute mais qu'il pouvait au moins admirer, grâce au ciel. Il fit une allusion touohante la jeune personne inconnue que Traddles avait

p.448 (3)
DAVID COPPERFIELD. ««8 une chambre pour Traddles et un couvert pour moi. Nous exprimâmes notre reconnaissance de ses bontés, et il nous demanda pardon de s'être lancé dans des détails de ménage; c'était une disposition bien naturelle qu'il fallait excuser chez un homme à la veilla d'entrer dans

p.449 (3)
DAVID COPPERFIELD, 449 j.– 29 Certainement. Oh dit Traddles, oui. ©'est biea sûr. Je voua ma trôs-obligé, Copperfield, mais j'ai peur da le lui avoir déjà prêté. Pour ce billet qui est un placement sftr? deraaadais-je. -Non, dit Traddles. Pas pour celui-là. C'est la première fois que j'en entends

p.450 (2)
DAVID COPPERFIELD. tâû autre festin, sybarite quo vous êtes. Je crois en vérité que les étudiants de Doators'-Commons sont les jeunes gens les plus dissipés do Londres; vous nous distancée joliment, nous autres, innocente jeunesse d'Oxford I» II promenait gaiement ses régates animés autour

p.451 (2)
DAVID COPPERFIELD. 451 notre ancien camarade, qui avait toujours été un drôle de corps, puis il me demanda si j'avais quelque chose à lui donner à manger* Pendant les intervalles de ce court dialogua qu'il soutenait avec une vivacité fébrile, il brisait les charbons aveo les pincettes, d'un air

p.452 (2)
DAVID COPPERFIELD. 45â Barkis vous voulez direT t -Oui répondit-il, en fouillant toujours dans ses poches, et en examinant ce qu'il y avait dedans. Tout est Rni pour lu pauvre Barkis, j'en ai peur. J'ai vu un petit apothicaire ou médecin, je ne sais lequel, qui & eu l'honneur d'amener Votre Majesté

p.453 (2)
DAVID COPPERFIELD. 4S3 «ça traits portaient des traces de l'ardeur passionnée qui lui il ait habituelle, lorsqu'il se jetait à eorps perdu dans quelque nouvelle fantaisie. J'eus un moment l'idée de lui reprocher l'énergie désespérée avec laquelle il poursuivait l'objet qu'il avait ou vue

p.454 (3)
DAVID COPPERFIELD. (»5fc v Allons décidez-vous pour après-demain et passez la journée do demain aveo nous Qui sait quand nous nous reverrons! Allons I après-demain 1 J'ai besoin de vous pour m'é* pargner le tête-MôJe de Rosa Dartle, et pour nous séparer. Craignez-vous de trop vous aimer

p.455 (2)
DAVID COPPERFIELD. «K demeure, maia aussi toua les effets et propriétés de II. Thomas Traddles, soua-looataire, membre de l'honorable corporation du Temple. «Si une seule goutte d'amertume pouvait manquer à la coupa déjà débordante qui s'offre maintenant (comme le dit un écrit vain immortel

p.456 (2)
DAVID COPPERFIELD. 456 par conséquent je n'avais rien à craindra du terrible Jorkin», cola ne fit aucune difficulté. Je saisis cette occasion pour dire d'une voix étouffée et avec un brouillard devant les yeux, que l'ospérais que miss Spenlow se portait bien, à quoi M. Spenlow répondit sans plus

p.457 (1)
DAVIli COPPERFIELD. 45? je l'avais remarquée, il me sembla au contraire que son regard en devint plus perçant et son attention plus marquée. J'avais beau me sentir innocent, en toute conscience, des torts dont elle pouvait me soupçonner, je n'en fuyais pas moins ces yeux étranges dont je ne pouvais

p.458 (2)
DAVID COPPERFIELD. 458 Steerforth et sa mère, et d'un coup d'œil qui semblait vouloir lire jusqu'au fond de mes pansées. MissDartle, répondis-je, ne croyez pas, je vous en prie. Moi, croire dit-elle. Oh Dieu du ciel mais n'allez pas croire que je crois quelque chose. Je ne suis pas soupçonneuse

p.459 (2)
DAVID COPPERFIELD. 459 d'une idée de souffrance, vint agiter cette terrible créature. Le coin de sa lèvre se releva comme pour exprimer le dédain ou une pitié méprisante. Elle mit précipitamment sa main sur sa bouche, cette main que j'avais souvent comparée dans mes pensées à la poroelaine la plus

p.460 (2)
DAVID COPPERFIELD. m C'est une habitude qui est devenue chez vous une se*conde nature, dit mistress Steerforth sans donner d'ailleuri le moindre signe de mécontentement; mais je me rappelle et il me semble que vous devez vous rappeler aussi le temps où vos manières étaient différentes, Rosa, où

p.461 (1)
DAVID COri'ERPlELD. 461 Dieu, James et moi, nous savons trop bien ce que nous nous devons l'un à l'autre I Oh I dit misa Dartle en hochant la tête d'un air pensif, sans doute, cela suffirait. Préoi. se. ment. Eh bienl 1 jo suis bien aise d'avoir fait cette sotte question; au moins j'ai le plaisir

p.462 (2)
DAVID COPPERFIELD. M2 que je préfère. Voila Pâquerette, d'ailleurs, qui aime la musique do toute son âme. Chan tez-nous une chanson irlandaise, Rosa, et je vais m'assooir là à vous écouter comme autrefois.» Il ne la touchait pas, il n'avait pas la main sur la chaise qu'elle avait quittée, mais

p.463 (1)
DAVID C0PPERF1KÏ.D. 469 c ûhl qui est-ce qui sait? dit Steerforth. Tout ce que vous youdres, rien du tout, peut-être Je vous ai déjà dit qu'elle passait tout a la moule, y compris sa personnu, pour en aiguiser la lame; et «t'est une flne lame, prenez-y garde, il ne faut pas s'y frotter sans

p.464 (1)
DAVIS COPPERFIELD. tft c Pour ne plus jamais, ô Stearforth, Dieu vous pardonne I toucher, avec un sentiment de tendresse et d'amitié, votre main, en co moment insensible. Oh non, non; plus ja. tnaisl a CHAPITRE XXX. Une perte J'arrivai te soir & Yarmouth et j'allai à l'auberge. Je savais

p.465 (1)
DAVID CÛPPËRP1BZ.D. 465 i. 30 monsieur, dit M. Omer, sans un sentiment, de délicatesse. C'est un des désagréments de notre état. Quand il y a quelqu'un de malade, nous ne pouvons pas ddcemment demander comment il se porte. » C'ost une diffloulté que je n'avais pas prdvue j'avais eu peut seulement

p.466 (2)
DAVID COPPERFIELD. i6ft intention, et elle n'a pu plus de scrupules et de soupçons à cet éga*d que si nous étions da vrais agneaux. Minnie et Joram viennent d'aller chez Barkis où elle ae rend, dès que l'heure dn travail est finie, pour aider un peu sa tante. Ils y sont aildapour lui demanderdes

p.467 (2)
DAVID COPPERFIELD. 467 entre le aist et le east. J'ai souvent cause de la chose aveoaon oncle et son flaocéle soir, quand on n'a plus rien à faire, et cela doit venir, selon moi, de ce que tout n'est pas encore fini» Vous n'avez pas oublié, dit M. Omer en hochant doucement la tête, qu'Emilie est

p.468 (1)
©AVI» COPPERFIELD. 468 que sa conduite dans toute cette affaira m'a donné la meilleure opinion de lui), son cousin a loué la petite maison lit plus confortable qu'on puisse imaginer. Cette petite maison est toute meublée depuis la haut jusqu'en bas, elle est arrangée ooninio le salon d'une poupée

p.469 (6)
DAVID COPPERFIELD. 489 chirurgie et l'éoole de pharmacie réunies ne pourraient pas le tirer d'affaire t D'abord les médecins et les chirurgiens n'y pouvaient plus rien, avait dit M. Chillip et tout te que les pharmaciens pourraient faire, ce serait de t'empoisonner. A cette nouvelle, et sur l'avis

p.470 (4)
DAVID COPPERFIELD. «0 et c'est timide comme le petit oiseau que voilà, o'est tout na.turel I a Elle ae serra contre son sein, mais sans dire un mot etsans relever la tête. c II est tard, ma chérie, dit M. Peggotty, et voilà Ham qui vous.attend pour vous ramènera la maison. /lions, partez avec

p.471 (2)
DAVID COPP£R]PIKI.D. m chassé de sa maison et obligé de coucher sur une digue, monsieur David dit M. Peggotty avec le même orgueil qu'un moment auparavant, je crois vraiment qu'elle voudrait l'ao«ompagner; mais je vais être bientôt supplanté par un autre, n'est-ce pas, Emilie ? » En montant

p.472 (5)
472 DAVID COPPERFIELD. et moi nous nous tenions au pied du lit, voilà mon cher en.fant, mon cher M. David qui a servi d'intermédiaire à notre mariage, celui par qui vous m'envoyiez vos messages, vous savez bien 1 Voulez-vous parler à M. David? s a II était muet et sans connaissance comme le coffre

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