WERIE DE BIENFAISANCE
POUR
a%nol$ïtéfcgii#.
tW/T R Clq.
Rennes, novembre 18H.
La France fut toujours une terre de refugo , un asile in-
vivable pour l'exilé, et jamais son sol hospitalier ne fut sa-
lue cn vain par l'étranger proscrit. Aussi, quand les héroï-
-ques débris de la valeureuse armée de Charles V, manquant
ùb tout, poursuivis, traqués par la trahison entre un ennemi
nombreux et nos frontières, aperçurent les Pyrénées devant
eux; ils Mutent s'écrier : Plus de Pyrénées pour nous, plus
de barrières entre notre détresse et la France ! Et ils se li-
vrèrent, pleins de confiance, a la générosité française.
Alors on vIt réunis dans le sein agité de notre patrie l'Ita-
lien , le Polonais, lespagnoi , toutes les opinions, toutes les
croyances politiques, mêlées, confondues dans un exil com-
mun. Pourquoi faut-il que cette égalité du malheur n'ait pas
été respectée, et que, par une mesure partiale et cruelle,
on ait retiré aux uns le morceau de pain conservé aux au-
tres ! Pourquoi la légitimité espagnole, indignement trahie,
a-t-elle moins trouvé grâce que les révolutions vaincues,
auprès d'hommes qui se disent monarchiques et conserva-
teurs? Mais les ministres passent, la France reste : à elle le
droit et le devoir de venger noblement l'honneur de l'hospi-
talité méconnue.
La Bretagne devait payer sa part de cette dette nationale.
Elle a recueilli, avec un affectueux empressement, les mal-
heureux proscrits qui avaient traversé tant de provinces pour
se réfugier chez elle. Elle ne leur eût pas demandé : Qui êtes-
vous? mais, le sachant, elle n'a vu, dans la cause glorieuse
de leur infortune, qu'un titre de plus à ses sympathies.
Et quand il n'en serait pas ainsi, quand on ne partagerait
pas des convictions consciencieuses , il faudrait les respecter,
ou, si l'on veut, les oublier pour soulager ceux qui en sont
les martyrs. Ah! ne fermons pas nos cœurs a leurs angoisses!
POUR
a%nol$ïtéfcgii#.
tW/T R Clq.
Rennes, novembre 18H.
La France fut toujours une terre de refugo , un asile in-
vivable pour l'exilé, et jamais son sol hospitalier ne fut sa-
lue cn vain par l'étranger proscrit. Aussi, quand les héroï-
-ques débris de la valeureuse armée de Charles V, manquant
ùb tout, poursuivis, traqués par la trahison entre un ennemi
nombreux et nos frontières, aperçurent les Pyrénées devant
eux; ils Mutent s'écrier : Plus de Pyrénées pour nous, plus
de barrières entre notre détresse et la France ! Et ils se li-
vrèrent, pleins de confiance, a la générosité française.
Alors on vIt réunis dans le sein agité de notre patrie l'Ita-
lien , le Polonais, lespagnoi , toutes les opinions, toutes les
croyances politiques, mêlées, confondues dans un exil com-
mun. Pourquoi faut-il que cette égalité du malheur n'ait pas
été respectée, et que, par une mesure partiale et cruelle,
on ait retiré aux uns le morceau de pain conservé aux au-
tres ! Pourquoi la légitimité espagnole, indignement trahie,
a-t-elle moins trouvé grâce que les révolutions vaincues,
auprès d'hommes qui se disent monarchiques et conserva-
teurs? Mais les ministres passent, la France reste : à elle le
droit et le devoir de venger noblement l'honneur de l'hospi-
talité méconnue.
La Bretagne devait payer sa part de cette dette nationale.
Elle a recueilli, avec un affectueux empressement, les mal-
heureux proscrits qui avaient traversé tant de provinces pour
se réfugier chez elle. Elle ne leur eût pas demandé : Qui êtes-
vous? mais, le sachant, elle n'a vu, dans la cause glorieuse
de leur infortune, qu'un titre de plus à ses sympathies.
Et quand il n'en serait pas ainsi, quand on ne partagerait
pas des convictions consciencieuses , il faudrait les respecter,
ou, si l'on veut, les oublier pour soulager ceux qui en sont
les martyrs. Ah! ne fermons pas nos cœurs a leurs angoisses!
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.28%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.28%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 5/12
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6218381x/f5.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6218381x/f5.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6218381x/f5.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k6218381x/f5.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6218381x
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6218381x
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k6218381x/f5.image × Aide