Rappel de votre demande:


Format de téléchargement: : Texte

Vues 353 à 353 sur 376

Nombre de pages: 1

Notice complète:

Titre : Miracle français en Asie . Bois gravés de Claude René Martin. 2e édition

Auteur : Régismanset, Charles (1877-1945)

Éditeur : Impr. F. Paillart (Abbeville)

Éditeur : les éditions G. Crès et Cie, 21, rue Hautefeuille (VIe) (Paris)

Date d'édition : 1922

Sujet : France -- Colonies -- Histoire

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : In-8°, 359 p. [3181]

Format : application/pdf

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Picardi1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5842844k

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LK10-630

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34136924n

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 28/06/2010

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 100 %.
En savoir plus sur l'OCR


346 LE MIRACLE FRANÇAIS EN ASIE

pour montrer l'inanité de l'hypothèse. Que si, au contraire, on suppose ces pays reprenant respectivement leur liberté d'action, alors, pour chacun d'eux, c'est la régression mortelle vers le passé, vers l'isolement funeste, vers ce péril d'insécurité et de vulnérabilité dont, précisément, tous ont voulu se garder en se plaçant sous la forte protection de la souveraineté française. De toutes façons, et nos protégés le comprennent, la disparition de notre souveraineté serait la déchéance de l'Indochine, la décadence de chaque État, l'anarchie, jusqu'au jour, nous le répétons, où telle convoitise extérieure viendrait régler le compte de tous en imposant à la faiblesse de chacun le joug d'une domination nouvelle. »

Ces vues de M. Sarraut sont confirmées par ce qui se passe aux portes mêmes de l'Indochine, aux Philippines et en Birmanie. J'en emprunte, pour les Philippines, le témoignage à M. Albert de Pouvourville :

« Lâchés sans expérience, sans chefs et sans contrôle, dans la vie économique et politique, comme de jeunes poulains dans la prairie, les Philippins n'ont fait que des bêtises. En politique, ils se sont dits et crus les maîtres : en sciences industrielles appliquées, ils ont agi tout de travers ou n'ont rien fait. En finances, ils ont tout dépensé et n'ont point fait de recettes. Ils ont obéi à ce double principe extrême-oriental, qu'il faut travailler le moins possible et que, lorsqu'on fait une affaire, il faut d'abord vivre dessus, même si elle ne peut supporter les frais généraux que comporte cette habitude.

« Aujourd'hui, la politique suivie par le gouverneur Harrison a conduit les Philippines au bord du goufre : tous les fonctionnaires sont Philippins, et on peut presque dire que tous les Philippins sont fonctionnaires ; il n'y a ni discipline, ni méthode, ni contrôle : chacun fait ce qu'il veut. Il n'y a plus de routes (et le réseau philippin était célèbre), il n'y a