Titre : Dictionnaire de la langue française : supplément... / par E. Littré ; par Marcel Devic
Auteur : Littré, Émile (1801-1881). Auteur du texte
Auteur : Devic, L.-Marcel (1832-1888). Auteur du texte
Éditeur : Hachette (Paris)
Date d'édition : 1886
Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30824725d
Notice d'oeuvre : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12250808s
Type : monographie imprimée monographie imprimée
Langue : français
Format : 1 vol. (IV-375-85 p.) ; gr. in-4 1 vol. (IV-375-85 p.) ; gr. in-4
Format : Nombre total de vues : 486 Nombre total de vues : 486
Description : [Dictionnaire de la langue française (français)] [Dictionnaire de la langue française (français)]
Description : Comprend : Dictionnaire étymologique de tous les... Comprend : Dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientale
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Avec mode texte Avec mode texte
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58019485
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, FOL-X-197 (SUPPLEMENT)
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 08/02/2010
s
SAB SAF SAI:
' ■(• SABIR (sa-bir), s. m. Nom donné, dans le Levant ji
et en Algérie, à ce qu'on nomme aussi langue fran- t
que, c'est-à-dire à un jargon mêlé d'italien, d'es- s
pagnol et à l'usage dos Francs. Quand on achetait
quelque chose dans uno boutique, le marchand ne 1,
voulait parler ni français ni sabir : Tu sais l'arabe, j
jisait-il, puisque tu es juif, Journ. offic. 25 avril
875, p. 2982,1 " col. L'entretien devenait difficile ; c
mais, voyant que je ne le comprenais pas, il me c
baragouina dans un français sabir ot avec un accent j
que je renonce à te décrire : Povera eccellenza I
Barbassou-PachaI...finilo...morto,Mii.Rio UCIIARD, C
Revue des Deux-Mondes, i" août 1S76, p. 6I6. j
— ÉTYM. Sabir est le verbe savoir; el, comme à t
beaucoup de questions les Levantins et Algériens t
répondaient mi no sabir (je ne sais pas), on en a ;
fait la langue sabir. Le mot sabir, savoir, est déjà ]
dans Molière : So li sabir, Ti respondir; Se non ;
sabir, 'i'azir, tazir, Bourg, genlilh. iv, 10. i
-_• SABLAGE (sa-bla-j'), s. m. Action de sabler. •
Sablage des rues [à Lyon, pour une réception do 1
l'empereur], Opinion nationale, 12 mai 1876, ,
2e page, 4° col.
SABLE. H 4° Ajoutes : Dans chacune de nos col- (
Iules nous avons placé une tête de mort et un sa- ,
blo pour les objets de notre contemplation, LE- ,
TOURNEUR, Trad. de Clarisse Harlowe, lettre CCCLXI,
ou t. vin, p. 266, Genève, 1785. ,
SABLER. Aj'outez •• — REM. M. Roche, do Mar-
seille, m'écrit : « Sabler le Champagne, c'est le :
boire d'une manière particulière que l'on prali- (
quait fort au siècle dernier, si j'en crois les sou- :
venirs que rapportent quelques personnes : elle :
consistait à prendre un verre, celui qu'on désigne
sous lo nom de flûte, à y souffler dedans de ma-
nière à recouvrir la surface interne d'une légère
buéo, à saupoudrer ensuite avec du sucre iino-
ment pulvérisé ; uno portion restait adhérente aux
parois; dès lors, l'excès de sucre rejeté, c'était
dans celte gaine do sable que l'on versait le Cham-
pagne, qui se résout alors complètement en
mousse. En donnant cette origine à la locution,
on reconnaît lo fait démontré du dégagement ga-
zeux facilité dans une dissolution par l'introduc-
tion d'un corps rugueux et, à fortiori, par une ma-
tière pulvérulente. On comprend également quo,
par transition, on ait pu attribuer à celte locution
le sens généralement admis : on ne sablait lo
Champagne que pour lo rendre plus mousseux;
de là la nécessité de le boire vite el d'un Irait. »
En fait de locution, la moindre tradition vaut
mieux que la plus belle conjecture. Je pense donc
qu'on peut accepter l'explication fournio par
M. Roche.
SABLIER. Ajoutes : || 4e Sur la Seine, ouvrier
qui, à l'aide d'une drague à la main, extrait le
sable du fond do la rivière, 7te». des Deux-Mondes,
i" nov. 1867, p. 183. H 5° Portion do la machine
à papier destinée à arrêter les sables et autres
matières lourdes contenues dans la pâle à papier.
SABOT. Ajoutes: || 18° Sabots à collet, par oppo-
sition à sabols découverts et à brides, los sabots
do paysan qui recouvrent le cou-de-pied et qu'on
porto sans brides. || 19" Poche à sabot, poche ou-
vrant en dehors el en haut, formée d'un carré long
d'étoffe cousu par le fond et les deux côtés mou-
lants, par comparaison au sabot renversé, qu'on
suspend dans les cheminées pour y placer des allu-
mettes, elc. Tablier de ménage avec poches à sa-
bot.
SABOTER. Ajoutes : || 6° Faire des sabots. La
sabotorie a pris plus d'extension depuis quelque
temps, par suite de l'emploi dos machines à sabo-
ter qui fabriquent plus vite et mieux que les ou-
vriers ordinaires, NANQUETTE, Exploit, débit et es-
lim. des bois, Nancy, laos, p. iou.
t SABOTERIE (sa-bo-te-rie), s. f. Fabrique de
sabots. Les autres établissements industriels du
département [de la Haute-Vienne] sont de très-
imporlanles librairies,... des ganteries, des cordon-
neries, des saboleries, 1. VERNE, Géographie de la
France, p. 724.
SABOTIER. Ajoutes : || 3° Sobriquet donné aux
solitaires de Port-Royal. Us [les capucins et les
jésuites] appelaient ces messieurs sabotiers, pré- q
tendant qu'ils faisaient des sabots et des souliers, 1
STE-BEUVE, Port-Royal, 3° éd. t. 1, p. 600. r
t SABOTINE (sa-bo-ti-11'), s. f. Sorte de sabots 1
légers, Descripl. des brevets, 1ro série, 1839, t. XLVII, C
p. 208. (
SAC. Il 10° Ajoutes: H Grandir sous le sac, gran- j
dir encore quand on est au régiment. L'on peut 1
dire du capital en voie de formation qui est frappé
par l'impôt, ce qu'on dit du soldat trop jeune : <
Malheur à celui qui grandit sous le sac! Journ.
offic 12 janv. 1872, p. 252,ir° col. I] 30° Mouture au 1
petit sac, meunier au petit sac, mouture, meunier 1
qui produisent la farine pour la rendre à celui qui ]
a fourni le grain, et non pour la vendre. Le sieur :
M...., présent en personne, a prétendu qu'il n'était 1
pas commerçant, mais seulement meunier au petit 1
sac...; que M.... était meunier au petit sac et qu'il :
n'a jamais fait le commerce, Gaz. des Trib. 29 mai
1874, p. 611,1™ col. Que M..., en dehors des mou-
tures au petit sac, achetait des blés pour les
convertir en farine et les vendre, ib. || 31° Sac à
la malice, la poche que les prestidigitateurs ont
devant eux, et, par extension, tout sac ou coffre
ou tiroir contenant des instruments ou objets qui
opèrent quelque chose qui attire l'attention.
— ÉTYM. Ajoutes : Dans la Charente, on dil sa-
che, Gas. des Trib. 14 mars 1877, p. 261, 4° col.
f SACCHAROSE(sak-ka-rô-z'), s. f. Terme de chi-
mie. Nom générique des sucres. L'action spéciale
des cellules de la racine n'a qu'à faire passer [la
glycose] à l'état de sucre de canne ou saccharose,
■ BLANCHARD, Jouril. Of/ic. 23 déc. 1875, p. 10687,2° col.
SACERDOCE. Ajoutez : — REM. Le sacerdoce est
■ proprement lo privilège, possédé par uno caste ou
! par certains individus, en vertu duquel ils peu-
• vent seuls procurer à l'homme l'accès auprès de
: la divinité el l'obtention do ses. faveurs. C'est aussi
: le ministère de ceux qui avaient le pouvoir d'offrir
• des victimes à Dieu chez les Juifs. || C'est encore
i le ministère de ceux qui, dans lo polythéisme,
, avaient charge d'offrir les sacrifices aux dieux.
• || Enfin, chez les catholiques, c'est le ministère des
■ prêtres qui ont lo pouvoir surnaturel d'absoudre,
■ et d'opérer la transsubstantiation eucharistique.
, En ce sens précis, sacerdoce ne peut se dire dos
i ministres protestants; aussi ne les appelle-t-on pas
s prêtres.
; \ SACERDOTAL1SME (sa-sèr-do-ta-li-sm'), s. m.
' Esjn-it et influence des sacerdoces, et aussi des
t prêtres. Pourquoi le vieux mosaïsme, très-peu sa-
3 cerdotal, devient, dans les cinq siècles qui précè-
r dent noire ère, tout imprégné de sacerdolalismo,
RÉVILLE, Rev. des Deux-Mond. 1 " mars, 1872, p. 127.
r •[ SACOME (sa-ko-m'), s. m. Terme d'archilcc-
3 turc. Moulure on saillie.
, — ÉTYM. liai, sacoma, sorte do marbre.
3 SACRÉ. || 10° Ajoutes : Yous boirez quelquefois
5 le sacré chien tout pur pour noyer le chagrin,
. Lot. du P. Duchêne, i" lettre, p. 2.
t SACRIFIANT (sa-kri-fi-an), s. m. Celui qui
s offre un sacrifice, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
i SACRIFICE.— HIST. Ajoutes : xn' s. Li clers fu
- nés d'Egypte; bon ne sot plus de sort [homme ne
J sut plus de divination]. Et os responsas dex [dieux]
- se iioililmult fort, Le sacrefixe a fait lès le tem-
i pie en un ort (jardin], li Romans d'Alix, p. 414.
t SACR1FICULE (sa-kri-fi-ku-P), s. m. Néologisme
- du xvi° siècle. Petit sacrifice.
— HIST. xvi" s. Toutes nos messes, sacrifices et
a sacrificules, M. DE STE-ÀLDEGONDE, OEuvres, éd. Qui-
e net, t. iv, p. 39.
— ÉTYM. Lat. sacrificulus. prêtre subalterne
- (voy. SACRIFIER).
SACRISTIE. Ajoutez : || 6° Fig. Être de la sa-
crislie, appartenir à un petit groupe restreint de
e curieux, d'amateurs. Je l'avoue, tout en apparle-
u nant au temple, je ne suis pas de la sacristie, el
- je me permets, à mes risques cl périls, et sous ma
- responsabilité personnelle, uno opinion indépen-
a dante |il s'agit du culte do la curiosité, en fait do
gravures], n. LA voix, Joum. offic lu avril 1874,
X p. 2664, 2° col.
:s |- SAFRAN (safi-an), s. m. Nom arabe du maro-
quin. Ce cuir de chèvre si bien travaillé, qui
porto, dans le pays d'Asafi (royaume do Maroc), le
nom de saffian ou maroquin..., Journ. offic. 24janv.
1876, p. 717, 1r°col. Dès le temps do François 1er,
et grâce à l'impulsion du surintendant Jean
Grollier, on commença à couvrir en saflian les
productions plus légères de la littérature courante,
ib. 2° col.
— ÉTYM. Asafi, nom de la contréo marocaine
où on le fabrique.
fSAFRANUM. Ajoutes:Le carmin de safranum
ou extrait de carlhame a élé assimilé par une dé-
cision fort ancienneau kermès animal en poudre...
l'extrait de carlhame se présente tantôt à l'état
solide, tantôt à l'état de pâte plus ou moins liquide :
. on lo désigne, dans le premier cas, sous le nom
de carthaminc ou acide carthamique, et dans lo
second, sous la dénomination de carmin de safra-
. num, Lettre commune des Douanes, 8 oct. 1876,
■ n° 325.
2. SAFRE. Ajoutez : — HIST. xvi° s. Le saphyr
. est une eau bien pure; mais, parce qu'elle a
L passé par quelque minière de saphyr, elle tient
i un pou de la couleur et teinture dudit saphre, B. DE
i PALISSY, 62.
f 3. SAFRE (sa-fr'), s. m. Nom, en Provence,
- d'une argile limoneuse durcie et agglutinée, qu'on
retrouve en amas isolés dans tous les terrains
- occupés à diverses époques par le cours do la
i Durance ; cotte matière, qu'on extrait en gros
i fragments, fournit, en se délitant à l'air, une terre
, fertile.
t SAFRERIE (sa-fre-rie), s. f. Terme populaire.
t Avidité à manger. C'est l'avarice, l'orgueil, la sa-
i frerie et l'ambition dévorante de toutes les bêles
- en soutane, Lell. du P. Duchêne, 287' lettre, p. 6.
3 —ÉTYM. Safre i.
i \ SAGARD (sa-gar), s. m. Termo forestier. Ou-
r vrier logé dans une scierie forestière pour débiter
3 lo bois on planches ou en autres produits sciés
, pour le compte d'un adjudicataire ou d'un pro-
. priélaire. || On lo trouve écrit aussi sçagard. Lo
s bruit de celte petite cascade et l'odeur du sa-
, pin do fraîche coupe annoncent à quelque dis-
. tance l'approche de la scierie; un sçagard l'ha-
s bile seul avec sa famille et la met en oeuvre,
s BROILLARD, llcv. des Deux-Mond. 16 avr. 1876,p. 919.
— ÉTYM. Dérivé de Pane. ail. sagân, aujourd'hui
. sâgen, scier,
s SAGE. Ajoutes: — REM. On a reproché au Dic-
- liminaire do n'avoir pas enregistré la locution faire
- quo sago,el lo vers de La Fontaine qui la contient,
i, Fables, v, 2. Mais la locution n'est pas particulière
'. à sage, el on dil également faire que fou. La place
- en est donc non pas à sage, mais à que l, n" 4.
SAGESSE. Ajoutez .- || 11° Arbro de la sagesse,
le bouleau blanc, bcttda alba, L., HAILLON, Dict, de
S bot. p. 248.
i, f SAGINE (sa-ji-n'), s. f. Genre de plantes qui
passe pour donner de l'embonpoint aux moutons.
li — ÉTYM. Lat. sagina, graisse.
t SAHARIEN, 1ÉNNE (sa-a-riin, riè-n'), adj. Qui
u apparlieut au désert du Sahara. Les tribus saha-
e riennes.
:] -t SAÏGA. Ajoutes: Couvertures de voyage, g;ir-
.- nies tout autour d'une fourrure naturelle de mar-
motte ou do saïga, Journ. offic. 2 décembre I87j,
o p. 8944, 3° col.
SAILLIE. — HIST. xiii» s. Ajoutes : Que li es-
!t taus Rose la tripière, qui est dosons la saillie de
- sa maison... (1289), VAHIN, Arch. adm. de la ville
de Reims, 1.1, 2° part. p. 1041.
e SAINT. || Proverbes. Ajoutez : || La fêle passée,
adieu lo saint. .
i- t SAINT-BARTHÉLÉMY, S. f. Voy. DARTHÉLEMï
;e (SAINT-) au Dictionnaire.
■- SAINT-ELME (sin-lèl-m'), voy. ELME (SAINT-).
3t t SAINT-PERAY (sin-pè-ré), s. m. Nom d'un vin
a renommé du département de PArdèche. Le saiul-
i- poray mousseux est le premier vin du pays...
le M. Faurccul l'idée do champaniser lo saiiit-peray,
i, qui supporta parfaitement l'épreuve el qui ri-
valise, depuis lors, avec le Champagne lui-
i- même, p. BONNAUD, Rev. Brilan. nov. IS74, p. ut.
SAB SAF SAI:
' ■(• SABIR (sa-bir), s. m. Nom donné, dans le Levant ji
et en Algérie, à ce qu'on nomme aussi langue fran- t
que, c'est-à-dire à un jargon mêlé d'italien, d'es- s
pagnol et à l'usage dos Francs. Quand on achetait
quelque chose dans uno boutique, le marchand ne 1,
voulait parler ni français ni sabir : Tu sais l'arabe, j
jisait-il, puisque tu es juif, Journ. offic. 25 avril
875, p. 2982,1 " col. L'entretien devenait difficile ; c
mais, voyant que je ne le comprenais pas, il me c
baragouina dans un français sabir ot avec un accent j
que je renonce à te décrire : Povera eccellenza I
Barbassou-PachaI...finilo...morto,Mii.Rio UCIIARD, C
Revue des Deux-Mondes, i" août 1S76, p. 6I6. j
— ÉTYM. Sabir est le verbe savoir; el, comme à t
beaucoup de questions les Levantins et Algériens t
répondaient mi no sabir (je ne sais pas), on en a ;
fait la langue sabir. Le mot sabir, savoir, est déjà ]
dans Molière : So li sabir, Ti respondir; Se non ;
sabir, 'i'azir, tazir, Bourg, genlilh. iv, 10. i
-_• SABLAGE (sa-bla-j'), s. m. Action de sabler. •
Sablage des rues [à Lyon, pour une réception do 1
l'empereur], Opinion nationale, 12 mai 1876, ,
2e page, 4° col.
SABLE. H 4° Ajoutes : Dans chacune de nos col- (
Iules nous avons placé une tête de mort et un sa- ,
blo pour les objets de notre contemplation, LE- ,
TOURNEUR, Trad. de Clarisse Harlowe, lettre CCCLXI,
ou t. vin, p. 266, Genève, 1785. ,
SABLER. Aj'outez •• — REM. M. Roche, do Mar-
seille, m'écrit : « Sabler le Champagne, c'est le :
boire d'une manière particulière que l'on prali- (
quait fort au siècle dernier, si j'en crois les sou- :
venirs que rapportent quelques personnes : elle :
consistait à prendre un verre, celui qu'on désigne
sous lo nom de flûte, à y souffler dedans de ma-
nière à recouvrir la surface interne d'une légère
buéo, à saupoudrer ensuite avec du sucre iino-
ment pulvérisé ; uno portion restait adhérente aux
parois; dès lors, l'excès de sucre rejeté, c'était
dans celte gaine do sable que l'on versait le Cham-
pagne, qui se résout alors complètement en
mousse. En donnant cette origine à la locution,
on reconnaît lo fait démontré du dégagement ga-
zeux facilité dans une dissolution par l'introduc-
tion d'un corps rugueux et, à fortiori, par une ma-
tière pulvérulente. On comprend également quo,
par transition, on ait pu attribuer à celte locution
le sens généralement admis : on ne sablait lo
Champagne que pour lo rendre plus mousseux;
de là la nécessité de le boire vite el d'un Irait. »
En fait de locution, la moindre tradition vaut
mieux que la plus belle conjecture. Je pense donc
qu'on peut accepter l'explication fournio par
M. Roche.
SABLIER. Ajoutes : || 4e Sur la Seine, ouvrier
qui, à l'aide d'une drague à la main, extrait le
sable du fond do la rivière, 7te». des Deux-Mondes,
i" nov. 1867, p. 183. H 5° Portion do la machine
à papier destinée à arrêter les sables et autres
matières lourdes contenues dans la pâle à papier.
SABOT. Ajoutes: || 18° Sabots à collet, par oppo-
sition à sabols découverts et à brides, los sabots
do paysan qui recouvrent le cou-de-pied et qu'on
porto sans brides. || 19" Poche à sabot, poche ou-
vrant en dehors el en haut, formée d'un carré long
d'étoffe cousu par le fond et les deux côtés mou-
lants, par comparaison au sabot renversé, qu'on
suspend dans les cheminées pour y placer des allu-
mettes, elc. Tablier de ménage avec poches à sa-
bot.
SABOTER. Ajoutes : || 6° Faire des sabots. La
sabotorie a pris plus d'extension depuis quelque
temps, par suite de l'emploi dos machines à sabo-
ter qui fabriquent plus vite et mieux que les ou-
vriers ordinaires, NANQUETTE, Exploit, débit et es-
lim. des bois, Nancy, laos, p. iou.
t SABOTERIE (sa-bo-te-rie), s. f. Fabrique de
sabots. Les autres établissements industriels du
département [de la Haute-Vienne] sont de très-
imporlanles librairies,... des ganteries, des cordon-
neries, des saboleries, 1. VERNE, Géographie de la
France, p. 724.
SABOTIER. Ajoutes : || 3° Sobriquet donné aux
solitaires de Port-Royal. Us [les capucins et les
jésuites] appelaient ces messieurs sabotiers, pré- q
tendant qu'ils faisaient des sabots et des souliers, 1
STE-BEUVE, Port-Royal, 3° éd. t. 1, p. 600. r
t SABOTINE (sa-bo-ti-11'), s. f. Sorte de sabots 1
légers, Descripl. des brevets, 1ro série, 1839, t. XLVII, C
p. 208. (
SAC. Il 10° Ajoutes: H Grandir sous le sac, gran- j
dir encore quand on est au régiment. L'on peut 1
dire du capital en voie de formation qui est frappé
par l'impôt, ce qu'on dit du soldat trop jeune : <
Malheur à celui qui grandit sous le sac! Journ.
offic 12 janv. 1872, p. 252,ir° col. I] 30° Mouture au 1
petit sac, meunier au petit sac, mouture, meunier 1
qui produisent la farine pour la rendre à celui qui ]
a fourni le grain, et non pour la vendre. Le sieur :
M...., présent en personne, a prétendu qu'il n'était 1
pas commerçant, mais seulement meunier au petit 1
sac...; que M.... était meunier au petit sac et qu'il :
n'a jamais fait le commerce, Gaz. des Trib. 29 mai
1874, p. 611,1™ col. Que M..., en dehors des mou-
tures au petit sac, achetait des blés pour les
convertir en farine et les vendre, ib. || 31° Sac à
la malice, la poche que les prestidigitateurs ont
devant eux, et, par extension, tout sac ou coffre
ou tiroir contenant des instruments ou objets qui
opèrent quelque chose qui attire l'attention.
— ÉTYM. Ajoutes : Dans la Charente, on dil sa-
che, Gas. des Trib. 14 mars 1877, p. 261, 4° col.
f SACCHAROSE(sak-ka-rô-z'), s. f. Terme de chi-
mie. Nom générique des sucres. L'action spéciale
des cellules de la racine n'a qu'à faire passer [la
glycose] à l'état de sucre de canne ou saccharose,
■ BLANCHARD, Jouril. Of/ic. 23 déc. 1875, p. 10687,2° col.
SACERDOCE. Ajoutez : — REM. Le sacerdoce est
■ proprement lo privilège, possédé par uno caste ou
! par certains individus, en vertu duquel ils peu-
• vent seuls procurer à l'homme l'accès auprès de
: la divinité el l'obtention do ses. faveurs. C'est aussi
: le ministère de ceux qui avaient le pouvoir d'offrir
• des victimes à Dieu chez les Juifs. || C'est encore
i le ministère de ceux qui, dans lo polythéisme,
, avaient charge d'offrir les sacrifices aux dieux.
• || Enfin, chez les catholiques, c'est le ministère des
■ prêtres qui ont lo pouvoir surnaturel d'absoudre,
■ et d'opérer la transsubstantiation eucharistique.
, En ce sens précis, sacerdoce ne peut se dire dos
i ministres protestants; aussi ne les appelle-t-on pas
s prêtres.
; \ SACERDOTAL1SME (sa-sèr-do-ta-li-sm'), s. m.
' Esjn-it et influence des sacerdoces, et aussi des
t prêtres. Pourquoi le vieux mosaïsme, très-peu sa-
3 cerdotal, devient, dans les cinq siècles qui précè-
r dent noire ère, tout imprégné de sacerdolalismo,
RÉVILLE, Rev. des Deux-Mond. 1 " mars, 1872, p. 127.
r •[ SACOME (sa-ko-m'), s. m. Terme d'archilcc-
3 turc. Moulure on saillie.
, — ÉTYM. liai, sacoma, sorte do marbre.
3 SACRÉ. || 10° Ajoutes : Yous boirez quelquefois
5 le sacré chien tout pur pour noyer le chagrin,
. Lot. du P. Duchêne, i" lettre, p. 2.
t SACRIFIANT (sa-kri-fi-an), s. m. Celui qui
s offre un sacrifice, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
i SACRIFICE.— HIST. Ajoutes : xn' s. Li clers fu
- nés d'Egypte; bon ne sot plus de sort [homme ne
J sut plus de divination]. Et os responsas dex [dieux]
- se iioililmult fort, Le sacrefixe a fait lès le tem-
i pie en un ort (jardin], li Romans d'Alix, p. 414.
t SACR1FICULE (sa-kri-fi-ku-P), s. m. Néologisme
- du xvi° siècle. Petit sacrifice.
— HIST. xvi" s. Toutes nos messes, sacrifices et
a sacrificules, M. DE STE-ÀLDEGONDE, OEuvres, éd. Qui-
e net, t. iv, p. 39.
— ÉTYM. Lat. sacrificulus. prêtre subalterne
- (voy. SACRIFIER).
SACRISTIE. Ajoutez : || 6° Fig. Être de la sa-
crislie, appartenir à un petit groupe restreint de
e curieux, d'amateurs. Je l'avoue, tout en apparle-
u nant au temple, je ne suis pas de la sacristie, el
- je me permets, à mes risques cl périls, et sous ma
- responsabilité personnelle, uno opinion indépen-
a dante |il s'agit du culte do la curiosité, en fait do
gravures], n. LA voix, Joum. offic lu avril 1874,
X p. 2664, 2° col.
:s |- SAFRAN (safi-an), s. m. Nom arabe du maro-
quin. Ce cuir de chèvre si bien travaillé, qui
porto, dans le pays d'Asafi (royaume do Maroc), le
nom de saffian ou maroquin..., Journ. offic. 24janv.
1876, p. 717, 1r°col. Dès le temps do François 1er,
et grâce à l'impulsion du surintendant Jean
Grollier, on commença à couvrir en saflian les
productions plus légères de la littérature courante,
ib. 2° col.
— ÉTYM. Asafi, nom de la contréo marocaine
où on le fabrique.
fSAFRANUM. Ajoutes:Le carmin de safranum
ou extrait de carlhame a élé assimilé par une dé-
cision fort ancienneau kermès animal en poudre...
l'extrait de carlhame se présente tantôt à l'état
solide, tantôt à l'état de pâte plus ou moins liquide :
. on lo désigne, dans le premier cas, sous le nom
de carthaminc ou acide carthamique, et dans lo
second, sous la dénomination de carmin de safra-
. num, Lettre commune des Douanes, 8 oct. 1876,
■ n° 325.
2. SAFRE. Ajoutez : — HIST. xvi° s. Le saphyr
. est une eau bien pure; mais, parce qu'elle a
L passé par quelque minière de saphyr, elle tient
i un pou de la couleur et teinture dudit saphre, B. DE
i PALISSY, 62.
f 3. SAFRE (sa-fr'), s. m. Nom, en Provence,
- d'une argile limoneuse durcie et agglutinée, qu'on
retrouve en amas isolés dans tous les terrains
- occupés à diverses époques par le cours do la
i Durance ; cotte matière, qu'on extrait en gros
i fragments, fournit, en se délitant à l'air, une terre
, fertile.
t SAFRERIE (sa-fre-rie), s. f. Terme populaire.
t Avidité à manger. C'est l'avarice, l'orgueil, la sa-
i frerie et l'ambition dévorante de toutes les bêles
- en soutane, Lell. du P. Duchêne, 287' lettre, p. 6.
3 —ÉTYM. Safre i.
i \ SAGARD (sa-gar), s. m. Termo forestier. Ou-
r vrier logé dans une scierie forestière pour débiter
3 lo bois on planches ou en autres produits sciés
, pour le compte d'un adjudicataire ou d'un pro-
. priélaire. || On lo trouve écrit aussi sçagard. Lo
s bruit de celte petite cascade et l'odeur du sa-
, pin do fraîche coupe annoncent à quelque dis-
. tance l'approche de la scierie; un sçagard l'ha-
s bile seul avec sa famille et la met en oeuvre,
s BROILLARD, llcv. des Deux-Mond. 16 avr. 1876,p. 919.
— ÉTYM. Dérivé de Pane. ail. sagân, aujourd'hui
. sâgen, scier,
s SAGE. Ajoutes: — REM. On a reproché au Dic-
- liminaire do n'avoir pas enregistré la locution faire
- quo sago,el lo vers de La Fontaine qui la contient,
i, Fables, v, 2. Mais la locution n'est pas particulière
'. à sage, el on dil également faire que fou. La place
- en est donc non pas à sage, mais à que l, n" 4.
SAGESSE. Ajoutez .- || 11° Arbro de la sagesse,
le bouleau blanc, bcttda alba, L., HAILLON, Dict, de
S bot. p. 248.
i, f SAGINE (sa-ji-n'), s. f. Genre de plantes qui
passe pour donner de l'embonpoint aux moutons.
li — ÉTYM. Lat. sagina, graisse.
t SAHARIEN, 1ÉNNE (sa-a-riin, riè-n'), adj. Qui
u apparlieut au désert du Sahara. Les tribus saha-
e riennes.
:] -t SAÏGA. Ajoutes: Couvertures de voyage, g;ir-
.- nies tout autour d'une fourrure naturelle de mar-
motte ou do saïga, Journ. offic. 2 décembre I87j,
o p. 8944, 3° col.
SAILLIE. — HIST. xiii» s. Ajoutes : Que li es-
!t taus Rose la tripière, qui est dosons la saillie de
- sa maison... (1289), VAHIN, Arch. adm. de la ville
de Reims, 1.1, 2° part. p. 1041.
e SAINT. || Proverbes. Ajoutez : || La fêle passée,
adieu lo saint. .
i- t SAINT-BARTHÉLÉMY, S. f. Voy. DARTHÉLEMï
;e (SAINT-) au Dictionnaire.
■- SAINT-ELME (sin-lèl-m'), voy. ELME (SAINT-).
3t t SAINT-PERAY (sin-pè-ré), s. m. Nom d'un vin
a renommé du département de PArdèche. Le saiul-
i- poray mousseux est le premier vin du pays...
le M. Faurccul l'idée do champaniser lo saiiit-peray,
i, qui supporta parfaitement l'épreuve el qui ri-
valise, depuis lors, avec le Champagne lui-
i- même, p. BONNAUD, Rev. Brilan. nov. IS74, p. ut.
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