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Titre : Voyage dans la Basse et la Haute Égypte, pendant les campagnes du général Bonaparte / par Vivant Denon

Auteur : Denon, Dominique-Vivant (1747-1825)

Éditeur : impr. de P. Didot l'aîné (Paris)

Date d'édition : 1802

Sujet : Voyageurs français -- Égypte -- 1789-1815

Sujet : France -- 1798-1799 (Expédition d'Égypte)

Sujet : Égypte -- Antiquités

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (XII-322 p.) ; in-4

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5787505v

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3A-2196

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30325100s

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 09/03/2010

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selon l'histoire, aient osé secouer le joug, qui fermèrent les temples pendant trente ans, Chéphrenes et Chéops, furent regardés et consignés dans les annales, que les prêtres écrivoient, comme des princes rebelles et impies.

Le palais des cent chambres, le seul palais cité dans l'histoire de l'Egypte, fut l'ouvrage d'une nouvelle forme de gouvernement où les prêtres ne pouvoient avoir la même influence. Ces fameux canaux, dont l'histoire nous parle si fastueusement, n'ont conservé aucune magnificence , aucune digue, aucune écluse , aucun empèlement : ce que j'ai rencontré d'épaulement et de quais sur le bord du Nil sont de petits ouvrages en comparaison de ces temples colossals et immortels dont les circonvallations occupoient une grande partie de l'emplacement des villes. Les jésuites du Paraguay auraient peut-être pu nous donner le secret ou l'exemple du système de cette domination théocratique; et, dans ce cas, je ne verrois dans ce riche pays de l'Egypte qu'un gouvernement mystérieux et sombre, des rois foibles, un peuple triste et malheureux.

Le 17, nous nous mîmes en route pour aller à la rencontre d'Osman-bey, que l'on disoit devoir passer le Nil à Kéné. J'eus la douleur de traverser l'emplacement de Thebes, et d'y éprouver encore plus de privations que la première fois. sans mesurer une colonne, sans dessiner une vue, sans approcher d'un seul monument, nous suivîmes les bords du Nil, également éloignés des temples de Médinet-a-Bou , du Memnonium , des

temples de Gournoux, que je laissois à ma gauche, des temples de Luxor et de Rarnaq, que je laissois à ma droite : des temples ! encore des temples! toujours, des temples ! et pas un vestige de ces cent portes si vaines et si fameuses, point de murailles, point de quais ni de ponts, point de thermes,point de théâtresr pas un édifice d'utilité ou de commodité publique ! J'observois avec soin, je cherchois même, et je ne voyois que des temples, des murailles couvertes d'emblèmes obscurs , d'hiéroglyphes qui attestaient l'ascendant des prêtres quisembloient dominer encore sur toutes ces ruines, et dont l'empire obsédoit encore mon imagination.

Quatre villages et autant de hameaux, au milieu de vastes champs, remplacent maintenant cette ville incompréhensible, comme quelques rejetons sauvages rappellent l'existence d'un arbre célèbre par la majesté de son ombre ou la douceur de ses fruits. Quittant à regret ce sol fameux , nous fîmes halte dans le faubourg de l'ouest, le quartier de la Nécropolis, où je retrouvai les habitants de Gournoux , qui nous disputèrent encore une fois l'entrée des tombeaux, devenus leur asyle ; il eût fallu les tuer pour leur apprendre que nous ne voulions pas leur faire de mal, et nous n'avions pas le temps d'entamer la discussion : nous nous contentâmes de les bloquer pendant un petit repas que nous fîmes sur l'emplacement de leur retraite; je profitai de ce moment pour dessiner le désert et les dehors de ces habitacles de la mort (voyez planche XLII, n° 4 )• Vers le soir un de