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                  Titre : Le Capitaine Fracasse, par Théophile Gautier. Illustrations par Gustave Doré

                  Auteur : Gautier, Théophile (1811-1872)

                  Éditeur : Librairie illustrée (Paris)

                  Date d'édition : 1877

                  Type : monographie imprimée

                  Langue : Français

                  Format : In-4° , 396 p.

                  Format : application/pdf

                  Droits : domaine public

                  Identifiant : ark:/12148/bpt6k5626657q

                  Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Y2-323

                  Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30490185d

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 30/11/2009

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                  Title : Le Capitaine Fracasse, par Théophile Gautier. Illustrations par Gustave Doré

                  Author : Gautier, Théophile (1811-1872)

                  Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5626657q/f62.image


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                  L'AUBERGE DU SOLEIL BLEU. 61

                  science instinctive de mimique qui eût fait honneur à une comédienne consommée dans
                  la pratique de son art, et, d'une voix dolente, elle dit en son patois :

                  « C'est comme la chape de la Notre-Dame sur l'autel ! »

                  Puis, baissant ses cils dont la frange noir lui descendait jusque sur les pommettes,
                  elle appuya ses épaules au dossier de la banquette, joignit ses mains, croisa ses pouces
                  et feignit de s'endormir comme accablée par la fatigue.

                  Mionnette, la grande fille hagarde, vint annoncer que le souper était prêt, et l'on
                  passa dans la salle voisine.

                  .. Les comédiens firent de leur mieux honneur an menu de maître Chirriguirri, et,
                  sans y trouver les exquisités promises, assouvirent leur faim, et surtout leur soif par
                  de longues accolades à l'outre presque désenflée, comme une cornemuse d'où le vent
                  serait sorti.

                  Us allaient se lever de table, lorsque des abois de chiens et un bruit de pieds de
                  chevaux se firent entendre près de l'auberge. Trois coups frappés à la porte avec une
                  autorité impatiente signalèrent un voyageur qui n'avait pas l'habitude de faire le pied
                  de grue. La Mionnette se précipita vers l'huis, tira le loquet, et un cavalier, lui jetant
                  presque le battant à- la figure, entra au milieu d'un tourbillon de chiens qui failli-
                  rent renverser la servante et se répandirent dans la salle sautant, gambadant, cher-
                  chant les reliefs sur les assiettes desservies, et en une minute accomplissant avec leurs
                  langues la besogne de trois laveuses de vaisselle.

                  Quelques coups de fouet vigoureusement appliqués sur l'échiné, sans distinction
                  d'innocents ou de coupables, calmèrent comme par enchantement cette agitation; les
                  chiens se réfugièrent sous les bancs, haletants, tirant la langue, posèrent leurs têtes
                  sur leurs pattes ou s'arrondirent en boule, et le cavalier, faisant bruyamment résonner
                  les mollettes de ses éperons, entra dans la chambre mangeaient les comédiens avec
                  l'assurance d'un homme qui est toujours chez lui quelque part qu'il se trouve. Chirri-
                  guirri le suivait, le béret à la main, d'un air obséquieux et presque craintif, lui qui
                  cependant n'était pas timide.

                  Le cavalier, debout sur le seuil de la chambre, toucha légèrement le bord de son
                  feutre et parcourut d'un oeil tranquille le cercle des comédiens qui lui rendaient son
                  salut.

                  Il pouvait avoir trente on trente-cinq ans; des cheveux blonds frisés en spirale
                  encadraient sa tête sanguine et joviale, dont les tons roses tournaient au rouge sous
                  l'impression de l'air et des exercices violents. Ses yeux, d'un bleu dur, brillaient à fleur
                  de tête; son nez, un peu retroussé du bout, se terminait par une facette nettement
                  coupée. Deux petites moustaches rousses, cirées aux pointes et tournées en croc, se
                  tortillaient sous ce nez comme des virgules, faisant symétrie à une royale en feuille
                  d'artichaut. Entre les moustaches et la royale s'épanouissait une bouche dont la lèvre
                  supérieure un peu mince corrigeait ce que l'inférieure, large, rouge et striée de lignes
                  perpendiculaires, aurait pu avoir de trop sensuel. Le menton se rebroussait brusque-
                  ment, et sa courbe faisait saillir le bouquet de poils de la barbiche. Le front qu'il
                  découvrit en jetant son feutre sur un escabeau, présentait des tons blancs et satinés,
                  préservé qu'il était habituellement des ardeurs du soleil par l'ombre du chapeau, et


                  Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Y2-323

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