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Titre : Cours d'hippiatrique, ou Traité complet de la médecine des chevaux . Orné de soixante & cinq planches gravées avec soin. Par M. Lafosse,...

Auteur : Lafosse, Philippe-Étienne (1738-1820). Auteur du texte

Éditeur : A Paris, chez Edme, libraire, rue des Carmes, au College de Presle. Et chez l'auteur, rue de l'Eperon. M. DCC. LXXII. Avec privilege du roi.

Date d'édition : 1772

Sujet : Cheval -- Anatomie -- Ouvrages de référence

Sujet : Cheval -- Maladies -- Ouvrages de référence

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : [6]-XI-[1]-XVII-[1]-402-VI p., LXV f. de pl. : ill. ; in-fol.

Format : application/pdf

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Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k55623527

Source : Bibliothèque nationale de France, département Réserve des livres rares, FOL-TG19-67

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30717049t

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 21/09/2009

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MALADIES DU BAS-VENTRE. 365

se rassemblent 6k se lient étroitement entr'eux ; les parties séreuses èk aqueuses se séparent des globules rouges , transsudent à travers les membranes des vaisseaux , s'extravasent dans quelque cavité, èk forment Phydropisie.

S'il y a quelqu'obstruction dans les vaisseaux, la circulation est interceptée , le sang s'arrête , les parties les plus fluides quittent les parties grossières , passent à travers les vaisseaux, s'amassent dans quelque cavité; de-là, Phydropisie. Ajoutez à cela, que les obstructions compriment les vaisseaux de la partie où elles se trouvent, èk y gênent la circulation.

Lorsqu'il survient une suppression de quelqu'évacuation, Phumeur supprimée, reflue dans la masse du sang, la sérosité y surabonde, humecte, relâche les vaisseaux, en diminue le ressort ; de-là naissent la lenteur de la circulation, la transsudation de la sérosité èk Phydropisie.

II se filtre continuellement, dans toutes les parties internes du cheval, une liqueur qui en suinte , comme une espèce de rosée èk de vapeur. On pourroit l'appeller transpiration interne. Dans Pétat de santé , cette humeur est repompée par les pores absorbans ; lorsqu'elle ne l'est point , elle s'accumule dans quelque cavité èk forme Phydropisie.

J'ai vu , dans quelques sujets, des vaisseaux lymphatiques rompus vers le réservo ir de Pecquet; Phumeur étoit épanchée entre le péritoine èk les gros vaisseaux , èk une très grande partie s'étoit écoulée à travers le péritoine , èk avoit pénétré dans le bas-ventre.

DIAGNOSTIC On connoît Phydropisie ascite par la difficulté de respirer, par Penflure du ventre, èk par la fluctuation de Peau qui y est contenue: on s'en assure en frappant un côté de la main, èk en appuyant l'autre fur le côté opposé.

PROGNOSTIC Cette maladie est fort difficile à guérir , souvent même incurable , parce qu'elle vient presque toujours de quelque obstruction considérable, èk formée depuis longtemps.

CURATION. L'indication qui se présente à remplir, est d'évacuer la sérosité contenue dans le ventre èk dans le sang. On peut le faire par trois moyens.

i.°En poussant Phumeur surabondante par la transpiration avec des diaphorétiques ; tels que la décocìion des bois sudorifiques , d'esquine , de gaïac , de sassafras èk de salsepareille , à laquelle on ajoutera environ trente grains d'antimoine diaphorétique, ou une décoction de bayes de genièvre concassées : il faut fur-tout être attentif à ne donner que fort peu à boire au cheval, èk à le tenir'dans un endroit èk dans un air sec.

a.° En déterminant Phumeur surabondante, à prendre la route des urines ; pour cet effet, on prescrit les diurétiques ; ils valent mieux que les diaphorétiques. Ainsi^ on fera avaler le suc de pariétaire à la dose de cinq ou six onces par jour , ou la décoction de racine de chardon-rolland , de persil, ou de sommités de genêt, dans laquelle 011 met dissoudre trois gros de sel de nitre , par peinte d'eau, ou à laquelle on ajoute de la lessive de cendres de genêt avec le vin blanc.

3. 0 En évacuant la sérosité par le secours des purgatifs hydragogues , tels que le jaîap, le diagrède, Piris de Florene, Paloës, le mercure doux , èkc. On peut purger avec des bols composés, par exemple, d'un gros de jalap,d'un gros de diagrède, d'autant d'iris de Florence, de trois gros de nitre, èk d'une demie-once d'aloès."

Mais , comme ces remèdes n'attaquent que Phydropisie , fans toucher à la cause , ils font souvent insuffisans. Lors donc que malgré leur usage bien ordonné, le ventre se remplit d'eau qu'il est considérablement distendu, je pense qu'on doit tenter la ponction ;

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