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                  Titre : La Presse (Paris. 1836)

                  Titre : La Presse

                  Éditeur : [s.n.] (Paris)

                  Date d'édition : 1836-1952

                  Contributeur : Girardin, Émile de (1806-1881). Directeur de publication

                  Contributeur : Laguerre, Georges (Jean-Henri-Georges). Directeur de publication

                  Type : texte,publication en série imprimée

                  Langue : Français

                  Format : application/pdf

                  Droits : domaine public

                  Identifiant : ark:/12148/cb34448033b/date

                  Identifiant : ISSN 11607718

                  Source : Bibliothèque nationale de France

                  Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34448033b

                  Description : Variante(s) de titre : La Presse universelle

                  Description : Variante(s) de titre : La Presse-Paysage

                  Description : Périodicité : Quotidien ; hebdomadaire (1937-1952)

                  Description : Etat de collection : 1836-

                  Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 25/06/2008

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                  Title : La Presse (Paris. 1836)

                  Author :

                  Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k550323z/f1.image


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                  Jeuûf/ r~Ot~~j?

                  tjxst 'I~~acM&r~ :<E~'<]t.'t~)!<t~t'

                  ~c. ~<f~~ s~ ~7~-

                  m~
                  FONÏ)ATEUR.7/
                  M)! ANNONCM ST RechMMa MNT RB<iB<f"
                  ~ux bTtr'oamx do a tA~ss~~
                  et cheK MM. Cb. La~nmge, Cerf ei. 0"
                  6,p;,AC!!CEt.BOt)ME,6

                  Dollingen et- C', 16, rue Gra.nLge-Bateïi~M <
                  ~ûfm/n/s~a~'pn ?2, /'Me c~f/Cro'ssaf?~ f~,
                  (2* arr<MtdiMMBient)

                  Tëtëphone, 3 Ots N" -) 0< .69 1 az.M 130.9?~

                  EMILE ? (;IRARDIN

                  1 1 1

                  FONDATEUR

                  ABONNEMENTS:

                  TroismoisS!x!ncis.IfaM.

                  PANS ET MMXMMtiNT!! 6 fr. t< fr. 22fr.
                  ÉTRANGER: 38 francs par an.

                  'Rédactiorî- l~ 'ru-e du Croissatit, 12

                  R~ac~'onY' ?2, rue du Crofssan~
                  (Z'arrondisaemeNt)

                  adt-aase (~graphique NALPRESSE, PARtS

                  LE P~OCÈS ~A~BOUK-DE S9GANE JUGE1~E~T-LES EKPOLSIU~S,-O~E LETrR~ DU GÉ~ÉR6L fl8 GAGLI~~ET

                  r:

                  D e a è e He MTe
                  !!KE LEHRE QU_SE~RRL OE G&LUFFET
                  ïje gouér~ de Ga)Iia'et adresse à notre
                  Confrère, !c JOtO-Ma~de~ Débats, la lettre sui-

                  ''VMte:.

                  LeSaoutiSOY.

                  Lri 5 '.Aux Champs.

                  Monsieur le Directeur du Jottr~a~

                  dGsDHbafa,

                  Lcrs même que, dans la déclaration pn-
                  Miée par le Jonr~a! des Débats, je n'au-
                  rais pas employé les termes juridiques
                  exacts en.ce qui concerne la grâce dont a
                  bénéficié Dreyfus, je n'en reste pas moins
                  décide à me maintenir dans !a silence le
                  plus absolu, ne voulant à aucun prix ral-
                  lumer un incendie que j'ai contribué a
                  éteindre en y consacrant toutes mes for-
                  ces et tout mon pouvoir.

                  VeuiMex croire, Monsieur !e directeur,
                  ~<& mes sentiments ires distingués.
                  GÉNÉRAL GALMFFET.~
                  L'AFF&iRE HU~BERT

                  M. Laydct est venu de tr.ës bonne heure
                  aujourd'hui a son cabinet. Il a longuement
                  entendu M"Labat, avoué da Mme Humbcrt.
                  ~M. Leydet. aia Hn de l'après-midi, a reçu
                  !)a déposition de M' Poujaud, qui fut l'avocat
                  ~csCrawford;

                  A L'!N~TRUCTtpN

                  M. André, jugo d'instruction, n'a pas ea-
                  <crereçu te dossier concernant l'affaire des
                  .anarchistes de Puteaux.

                  Maugnan et sa maîtresse la femme Zouxer
                  ont choisi M* Juatal comme défenseur. Ric-
                  jbourg et !a fomme Covct ont demaadë d&a
                  eYocatsd'ofBce. `

                  LASUCCESStONDUTUtT

                  OnmandedeRouen:

                  A partir d'aujourd'hui, M. Cain, délégué de
                  la Viile de Pari~ pourra commencer à ouvrir
                  les viaitles armoires contenant lea coUections
                  que M. Dutuit destinait au Petit-Palais.
                  M. Gain sera assisté do M. Hurel, çommit-
                  saire-priseur, qui évaluera les objets et des
                  héritiers ou de leurs représentants. U estime
                  que dans deux ou trois semaines au p!usla
                  'Vitte de Paris pourra être mise en possession
                  .dotacollection.

                  M. Bonnat est arrivé aujourd'hui.

                  UN KRACH

                  ]~0anousté]égraphie deMou)ins:

                  tje tribuna) de commerce vient da déclarer
                  en failiite M. Batissier, banquier à Bourbon-
                  ~Archambault, dont le passif atteint une
                  comme ïort importante.

                  La nouvelle cause une vive émotion dans

                  ?a région.

                  A PROPOS D'UMSWC!DE

                  M. !e capitaine do vaisseau en retraite F.
                  .Satier, pncie du commandaut Barry, dont le
                  .~Suicide, à bord'du 7'a~e, avait été attribué à
                  des dissentiments avec son chef, l'amiral
                  Servan, écrit au directeur de notre confrère
                  :~a Patrie, une lettre qui réduit a néant les
                  bruits qui avaient couru. >,

                  f. M. Gatiep affirme trë* nettement que le
                  cuicMe du commandant.Barry ne peut être
                  T~ttnbua qu~a ma)adie.neuFasthcui_que dont
                  ~iBoùB'FMt depuis îongtëmps cet officier..

                  LES ËCRASEURS

                  .-CnmandedsTpwtcB: c

                  Un mUitairo a trouva monrahtsùr ta route
                  ~ù/Muy un :cy<iste_qui Tenait d'être écrase
                  ~af une automobUe. r

                  ~p~ËE

                  Bien que !es signataires du mani-
                  feste lance par ia « Ligue de l'Ensei-
                  gnement libre )) ne soient pas tous de
                  ïios amis, nous reconnaissons volon-
                  tiers qu'ils ont place la question sur son
                  véritable terrain.
                  'Comme itsie disent, avec une pré-
                  cision et une clairvoyance incontesta-
                  ;Mes, c'est: !a liberté, même d'enseigner
                  que l'on s'enorce d'étrangter aujour-
                  d~hui. Comme i!s l'ajoutent, en ter-
                  mes exceHents, « i! ne saurait non
                  ~!us échapper à personne que, toutes
                  jes libertés étant solidaires Hberté de

                  penser, liberté d'écrire, liberté depar-

                  jcr, Uberté de se réunir, e!!es sont
                  foutesiengagées dans!acause de!a li-
                  berté d'snseignemest M;
                  Et c'est encore avec raison, se)on
                  tous, qu~!s s'adressent aux Hbres-
                  penseurs, aux isràélites et aux protes-
                  tants en même temps qu'aux catho-
                  diques.
                  jLes mesures arbitraires édictées par
                  ~[. Combes visent peut-être exclusi-
                  vement les ecclésiastiques de )a re]i-
                  ~ion chrétienne. Elles atteindraient
                  jurement, plus tard, !es croyants, de
                  ''outes les confessions et ceux qui ne
                  'professent ou affectent de ne prd-
                  .~essér–aucune croyance,' si !a popula-
                  tion française !es baissait s'accomptir
                  ~ans protest~er~ sans ~e récrier, sans
                  se dresser contre jes persécuteurs.
                  Si les citoyens, égarés par les plus
                  haineuses passions ou paralysés paria
                  :S)oins justinée des épouvantes, ap-
                  plaudissaient à !a «poigne)) ministé
                  Tie!!e ou courbaient trop compiaisam-
                  ment l'échiné, i!s s'apprêteraient de
                  ~cheux lendemains.
                  C'est en potitique comme à table
                  appétit vient en mangeant. M. Gom-

                  bes prendrait goût à !a violence. Et,
                  après lui, d'autres' d'autres, les sec-
                  taires !e perdent un peu trop de vue,
                  qui seront vraisemblablement tes ad-
                  versaires de leurs prédécesseurs au
                  pouvoir et qui n'auraient plus besoin
                  de reculer devant les moyens dont on
                  se serait déjà servi.

                  Les protestations actuelles; dont cer-
                  tains partis demandent la répression~
                  ne Seront pas seulement utUcs aux éta-
                  blissements congréganistes,–eUes de-
                  meureront, par leur exempte, une sau-
                  vegarde de!'idée de liberté.

                  _LÉON BAILBY.

                  VOfR A LA DEUXfJ~fB PAGjE
                  La chronique de Xavier Pettetiar.
                  Le Rat du Temps par Henr: DM
                  vemôis.
                  ?031 MVSTËfHEUSE

                  On~oustôléRhonedeyincon"
                  J)es gardes au bois ont trouve pendu a ua
                  chêne le cadavre d'un homme qui avait la
                  mise d'un ouvrier. Comme on n'a trouvé
                  dans ses poches que dos papiers insuffisants
                  pour établir son identité, le commissaire do
                  police a fait envoyer le corps a la Morgue.
                  L'EXÊCUT!ON DES DÉCRETS
                  Les expalslocs da ça matin

                  OnmandodeQuimpcr:

                  L'exécution des décrets d'expulsion des
                  soeurs a eu lieu ça matin a Quimper et&Ker-
                  feuteun..
                  L'opération commença & cinq heures du
                  matin, par l'école de la rue du Chapeau-
                  Rouge, a. Quimper.
                  Une compagnie du 118' de ligne et quatre
                  brigades de gendarmerie assuraient le ser-
                  vice d'ordre autour de l'école; les rues
                  étaient barrées. Bientôt une foule énorme
                  s'amassa..

                  Le commissaire dut faire les sommations
                  aux sœurs puis faire ouvrir les portes par
                  un .serrurier. Apres quoi il pénétra daus l'é-
                  cole, natina le déeret'et apposa tes scellés.
                  Les'opëratioas durèrent deux heures. Peu-'
                  dant ce temps lafoule, qui était considérable
                  bien que la pluie .tombât à torrents, cria
                  «Vivota liberté! Vivent les, soeurs!" Vers
                  sept heures les six sœurs do l'école sortent
                  et se rendent chez les particuliers,
                  Les forces militaires se dirigent alors vers
                  l'école de la rue Sainte-Anne. Les portes
                  sont gardées par de-nombreuses femmes qui
                  ne reculent qu'après les sommations. Ou
                  force lesserrures. Et à neuf heures, sous la
                  pluie qui tombe toujours, une douzaine de
                  sœurs, escortées d'une foule do manifes-
                  tants, se rendent a la cathédrale pour prier,
                  puis se retirent chez des amis.

                  Apres ces deux expulsions, le public va
                  manifester devant la préfecture, puis devant
                  chez.M. Le Bai~député.

                  Lesfôrcss militàiresse sont ensuite ren-
                  dues à Kerfeuteun, existe une école te-
                  nue par quatre sœurs. Lec choses se passent
                  comme dans les deux précédents établis-
                  sements.
                  En somme, beaucoup de cris, mais pas de
                  violences et pas d'arrestations..

                  On mande de Brest:,

                  M. Piehon, sénateur du Finistère, adresse
                  une lettre a M. Combes pour appuyer les pro-
                  .testations des habitants de Locunole coatre
                  la fermeture de leur école.

                  a II n'y a Sans le Finistère, dit-H, qu'une
                  aeulë voix dont l'unanimi'te du. conseil' géhé-
                  rtl vous onverra certainement l'écho contre'
                  tes mesures prises par. le gouvernement
                  à l'égard des congrégations enseignantes'de

                  .femmes.

                  H Les républicains du Finistère y voieNt
                  une atteinte profonde a une de .nos libertés
                  !es p!u!t précieuses: Ja liberté do l'oBseigne-
                  .mëat. Et les catholiques, quelle que so.it l&ur
                  'opinion poKtique, cOhsidërent les mesures
                  prises comme une atteinto directe, premé-
                  ditëe, contre la liberté des cultes.s
                  M. Pichon exprime l'espoir queM. Combes
                  a voulu sans doute seulement mettre en
                  mesure les congrégations de demander l'au-
                  torisation et qu'il permettrala réouverture
                  des écoIetMa rentrée.
                  BOURSE DES VALEURS
                  Tendance jgë<)éra<e /ot.'r~e. M;nes sud-a/f;-
                  ca'nes fa/Mes. <

                  OnatrëSpeu tra.vaiUë aujou.rd'Hui et i'ailure
                  du marché laisse a dësirerdu commencement
                  a la fin de la séance. Cet état de choses est a re-
                  gretter, car ceux qui ont encore des positions n
                  la hausse eommeacontà s'impatienter.
                  Quelque chose pourtant est encourageant.C'esi
                  hier mardi qu'a eu !ieu l'émission des 155,000 obli-
                  gations 3 0/0 du gouvernement général de l'Indo-
                  Chine. Or, bien qu'aucun chffït'e officie! n'ait en-
                  core 6t6communiquÉ, noM croyons savoir qne
                  les (iemandesont porte sur t,350,000 titres. Le
                  Crédit Lyonnais aurait rec.u, à lui seul, des de-
                  'mandespourGSO.OOO'obiigations..
                  Nos Rentes françaises sont calmes )a Rente'
                  3 O/.O perpétuel a.-t.OQ'j? i/2 etja Rente 3~/t.0/0
                  à 10) tO. Les Caisses ont acheté aujourd'hui
                  39,000 francs de rente 30/0 et 11,000 francs de
                  rentes 3 1/20/0..
                  L'Italien est mou;'). <02,et le Bresii40/0 i889est
                  revenu ~'72 65; Portugais 3 0/0,29 55. Exterieura
                  espagnole, 80 85; on telégraptne'quë M.' Sagasta
                  a annoncé qu'il allait quitter le ministère et ee
                  retirer de la vie politique pour cause de fatigue.
                  Séries ottomanes soutenues la série C :t3055et
                  !asë)'i<;D.a2880. it
                  Les EtabUssements de crédit ont été peu mou-'
                  vemeniés. Aussi retrouve-t-on )a Banque de
                  Parisà t,025, et le Crédit Lyonnais n 1,057; Cré-
                  dit Foncier, 734 Banque franchise pour lecom-
                  merce et l'industrie,'2.4). -<
                  Le Suez, s'inscrit n'3,935 et laThomson-Hous-
                  ton a 581. Tramways-Sud plusjonrds aïs?; Est-
                  Parisiei',80. Gnz Parisien, 745; Omnibus moins
                  bien :7S!. Métropolitain, 539.

                  Le lUo-Tinto est rest~ sans aH'ai''es on le re-
                  trouve à 1,078; Sosnowice, f,730. Quant-a la
                  Briansk, eUo finit a 194; d'après un bruit qui
                  circule, le conseil d'administration de cette der-
                  nière Société se serait adressé au ministre des
                  finances de Russie, pour obtenir une révision
                  complète de ]a gestion sociale; on ajoute que
                  cette dëmandeaurait été accueillie. Survie mar-
                  ché en banque, l'action. Kertch rester 40 50.
                  Le marché sud-africain est faible. Le ton des
                  journaux tourne, on ce moment,~ un pessimisme
                  quin'estpas sans causer une co'tai~s inquié-
                  tude. Aussi les cours sont-ils en .nouvelio réac-
                  tion. Hand Mines, ~82 50; eoldHehjs, 19750;
                  'East Rand, 208 50; Chartered, 7t;. La.nine do dia-
                  mants Do Beers est a 577 l'actioD, ordinaire,
                  '<:oBtr9.68X50.

                  Q:t). ~i~

                  M' BARBOUX CONTRE M DE SAGAN
                  L'aud/ence. L'/nïerrcgato/re et /es té~o~s.– Le fëqu/s/fo/'re et/es
                  p/a/do~/es. -Lej'u.gemehf

                  L'affaire M" Barboux contre le prince
                  de Sagan avait attire à !a onzième cham-
                  bre correctionnelle cet après-midi une
                  assistance considérable..
                  Des mesures extraordinaires avaient
                  été prises par M. le président Pain; un
                  service rigoureux était organisé. Des onze
                  heures du matin la salle d'audience était
                  archi bondée; les portes en furent fer-
                  mées et la consigne donnée aux gardes
                  fut de ne plus laisser entfer personne, pas
                  même das journalistes,

                  L'audience est ouverte à midi précis.
                  Les prévenus déclinent leurs noms et

                  prénoms

                  -1" Mârie-Pierre-Camine-AcInne, .~lëlie

                  do T~UcY~ctild de Pël'igord, prince :So

                  Sagan;

                  Guy-Aimé-Charles-Eugëne R&fi'ard
                  de Marcilly..

                  On entend les témoins.

                  M" Barboux

                  M. Henri Barboux, arocat ;t !a. cour d'appel.
                  –U y aura demain trois semaines je suis sorti
                  d'ici certain d'avoir reçu des injures et de n'en
                  avoir proféré aucune. Jo suis sorti du palais
                  en compagnie da M" ~Sabattiej .et L'.nol..Citez
                  moi j'ai chargé Je domestiqua d'aUer.jti~ cher-
                  cher une v.oitu.ra..
                  Je suis descendu devant !a porte~j'aivu uu
                  homme coiffé d'un chapeau de paiUe, une canue
                  à'Ia. main et portant des moustaches « M. Bar-
                  boux ? me dit-i!. Je voudrais vous consulter pour
                  un procès. Votre nom ? Mon nom n'a rien
                  afaire, rëpondit-it. De la part. de qu:. –D'un
                  ami.–Son nom?

                  H n'a pas répondu et j'ai vu e)airement q.u'U
                  mentait. J'ai mis fin à cette conversation ~dicute
                  et fait un mouvement pour monter en voiture; un
                  autra individu, un grand, se précipita vers moi
                  avec.une te]ia force qu'ii butta contre un arbre
                  sur ]e quai.

                  H prononça des paroles que je n'ai pas enten-
                  dues et me frappa au visage avec uiM telle vio-
                  fenceque'jo suis resté étourdi..

                  Mon domestique l'a saisi au miUau du corps et
                  t'ajotô contre le mur.

                  Il le secouait rudement. Je suis intervenu et i!
                  n'a pas a regretter mon intervention. Je lui de-
                  mandai son nom. H cria « Prince de Sagan a.
                  Je dis a mon domestique a Lâchez-le, a
                  Je me rendis chez le procureur da!a Répu-
                  blique, qui chargea M. Roy d'une enquête. J'ai
                  sn.par mon concierge que !e premier individu
                  était venu fui demander l'heure a iaqueUe je 0
                  sortais, mes habitudes, par qu.eUe garej'aUais
                  nia campagne, etc.) etc.
                  ? Firmin Faure & Barboux. La chapeau
                  est-il tombé?

                  R. Non.it areca une partie des coups. Je n'ai
                  pas eu de bies~ufo a proprement parier, mais un
                  coup.
                  On entend mainten&nt divers témoina!,
                  M. Millet, domestique chez M" Barboux;
                  M. Cremer, cocher du fiacre; Mme Bé-
                  nard et Mme Watteau, concierges. Mme
                  Wataaié, marchande d'oiseaux.
                  L'interroga~oît'e

                  On procède ensuite à l'interrogatoire
                  des accusés.
                  Le prince de Sagait raconte comment
                  et pourquoi il s'est livré à des voies de
                  fait sur la personne de Barboux..
                  M. de Marcilly raconte à son tour quel
                  est le rôle qu'il & joué dans cette aU'àire.
                  Le substitut duprôcureur de la Répu-
                  blique décla.re, lorsqu'on appelle les au-
                  tres témoins,' Mme Marie Renard, M.
                  Clairin, etc., qu'il n'admet pas l'audition
                  de ces personnes~ qui n'ont nen à voir en
                  cette aifaire.

                  M* Firmin Faure s'incline

                  Le réquisitoire

                  M. le substitut Matter reprend la pa-
                  role il déclare qu'il doit apporter une ap-
                  préciation morale sur l'àS'àire.
                  –Dans ie'proces Bes:Qge,!es avocats de Mme
                  du Gast avaient traee.un portratt sombre de M.
                  Dèsinga. M'Barboux repondit par un portrait
                  delà piaignaa'te qui était éiogieux pour sa beauté
                  physique et qui ne l'était pas pour sa beauté mo-
                  rale. Les avocats de MmeduGast n'ont pas re-
                  p)iqu6,i)sten!tieBt pour sans importance l'inci-
                  dent dont !a presse qui sait se taire avec discer-
                  nement, n'a pas parié.

                  Mme daGast a intenté uno action contre M.
                  Barbonx. Ce'ûi-cl fut embarrassé pénib)ement
                  et doutoareusement pour employer ses propres
                  expressions. Jl devait'défendre ses ciients, M.
                  Desinge, përe. qui a quatre-vingt-deux ans et
                  M. Desinge, ïils, qui maintenaient !eurs afËr-
                  raationa alors M. de Sagan accomplit un acte
                  héroïque. Mais comparons les daux personnes.
                  M. Barboux n'est plus jeune; il cultive plutôt !a
                  pèche a "la iigne et les muses, que les exercices
                  athlétiques.

                  M. de Sagan est jeune et rebaste, or; ou i! n'y
                  a pas de lutte ii n'y a pas d héroïsme.
                  M. le substitat. (ait atHrèsbeau portrait
                  de M. Barboux,une des gloires du Palais,
                  et termine en disant quo M. de Sagan est
                  un paladin qui a défendu l'honneur d'une
                  femmeoutragéeen frappant un vieillard.
                  Il demande la condamnation des deux in-

                  culpés.

                  PJaidoiries

                  M' Firmin Faure, en une longue plai-
                  doirie, nous recommence l'histoire de la
                  Femme au Masque il plaide plutôt le
                  procès de'jadis que le procès d'aujour-
                  d'hui; U le fait avec éloquence. II demande
                  au tribunal d'acquitter le prmce de Sagan
                  ou de le condamner qu'à une simple
                  amende.
                  M*= Delayen présente la défense de M.
                  de Marcilly, qui n'a fait qu'obliger son
                  amideSagan. t
                  Les débats sont terminés, M" Barboux
                  demande à présenter quelques observa-
                  tion!.

                  II dit:.

                  Je suis témoin, je pourrais déposer des con-
                  clusions pour me défendre, mais je ne veux que
                  dire quelques mots.
                  M..Firmin Faurs a prétendu que j'avais pro-.
                  duit des mensonges et' d~s calomnies, iJare-
                  plaidé le pt'OMS de ta neuvième chambre.
                  M~ Firmin Faure réplique. Une joute
                  oratoire s'engage alors entre l'ancien bà-
                  toanier et l'%v$eat député, puis le tribu-

                  nal se retire dai~ là.salle de Ses délibé-

                  rations..

                  'Lojug'cment

                  A deux heures moins cinq, le tribunal
                  rentre dans la salle d'audiences et donne
                  lecture du jugement cond&mn~nt le prince
                  de Sagan à 500 francs d'amende et !e
                  comte de Marcilïy à 100 francs d'amende.
                  Le jugement, copieux en «attendus N,
                  rappelle, tout d'abord, les circonstances
                  dan's lesquelles Mme.du'Gast cita M~ Bar-
                  boux devant la onzième chambre, le 17
                  juillet dernier, et entendit sa poursuite
                  déclarée non récevable parce que la cour,
                  préalablement saisie,.n'a.vaitpas expres-
                  ~fmeiltr(*serv<\ "action d<* p!signn/nt.e.,
                  Le jugement,pa.ssant ensuite à la scène
                  des violences dont'M" Barboux fut vic-
                  time: indique que M. de Marcilly ne pou-
                  vait ignorer les intentions de son ami.
                  Relév&ntle délit de « violences avec pré-
                  méditation à la charge de M. de Sagan
                  et de <' complicité à la charge de M. de
                  Marcilly, le jugement admet comme cir-
                  constances atténuantes en fave~de M.
                  de Sagan l'intérêt qu'il portait à Mme du
                  Gast et l'opinion qu'il pouvait avoir sur
                  la sincérité de la plaideuse, protestant
                  contre les allégations de la partie ad-

                  verse.

                  Autour ~et'aMdSence
                  Les prévenus et les témoins. Le pré-
                  sident veut faire évacuer la. salle
                  Un jugement dont tout le

                  monde est satisfait.

                  Ce fut une chaude séance, à tous les
                  points de vue; chaude, par l'élévation de
                  la température, chaude, delà chaleur des
                  diiscussions et des plaidoiries.

                  M" Firmin Faui'e fat violent, et incisif,:
                  et a. plusieurs reprises, le président dut
                  l'interrompre M" Barboux, de son côté,
                  haussa quelque peu son verbe, Icrque, de
                  sa voix aette et vibrante, il défendit les
                  droits de l'avocat.

                  Quant au public, il était assez énervé ;`
                  et à plusieurs reprises, le président Pain
                  menaça de faire évacuer la salle a un
                  moment, il donna aux gardes l'ordre de
                  faire sortir tout le monde; mais le public
                  s'étant calmé l'ordre fut retiré.

                  Mme Camille du Gast était venue, en
                  toilette paille, recouverte de tulle noire
                  et de dentelle crème un petit chapeau
                  de paille, orné de rubans rosés et de roses
                  blanches à la ceinture, attaché par un
                  ruban noir, un face à main en or. `
                  Le prince de Sagan, au banc des pré-
                  venus, était ea redingote gris-foncé, en
                  gilet blanc et'en haut do forme sa main
                  droite; gantée de blanc caressait un jonc
                  léger.
                  M. de Marcilly portait une jaquette
                  Cp;re, .un gilet blanc et une .cravate bleu
                  fonc~&; çha.péaa hautdefornie. v
                  M" Barboux était en veston noir et gilet
                  blanc, en chapeau haut et cravate blan-
                  che.
                  Autour de Mme du Gas~t, quelques très
                  jolies femmes, auprès du peintre Clainn,
                  cite comme témoin, Mme Marie Renard,.
                  le modèle de la Feinweà~ Masque, en
                  tbilétte très simple.~

                  M" Firmin Faure-put, dans sa.plaidoi-
                  !'ie, parler do l'incident do'la Fém/n~eaM-
                  MasqMf, mais le présidentPain.~e refusa'
                  à entendre les témoins cités à ce propoit
                  il s.'en tint à l'afFaire des voies de fait du;
                  prince de Sagan contre M" Barbbui.
                  Le substitut, de son côté, fut très cor-:
                  rect; il s'employa à tout arranger et à
                  calmerles adversaires; il jeta des nears
                  surM~Barboux, sur le prince de Sagan,
                  sur Mme du Gast; il requit cependant une
                  condamnation légère, pour la forme.
                  La condamnation) selon le vœu du
                  substitut, ne fut pas lourde cinq cents
                  francs d'amende au prince de Sagan,
                  cent francs an comte de MarciIIv. C'est
                  tout.
                  /A ia.sortie

                  A la sortie, j'avise le prince, qui est
                  rayonnant « Cinq cents francs, s'est-il
                  écrie, c'est pour rien'))

                  Un avocat célèbre ajoute Mais, à ce
                  prix-là, on va tout les jours pouvoir vio-
                  lenter ses avocats, s

                  PourM.Barboux.ilne voulait la mort
                  de personne une condamnation si légère
                  fût-elle lui sufSaait) pour le principe; il
                  est donc satisfait.

                  -Mme Bu Gast, de soneôté, paraît en-
                  chantée elle n'a pas du toat l'air de vou-
                  loir soulever de nouveaux incidents; le
                  temps calme les nerfs les plus tendus.
                  Mme Du Gast part dans âne calëcha
                  dont le cocher, le valet de pied et lés che-
                  vaux sont fleuris d'oeillets rouges.
                  Le prince de Sagan et comte de Mar-
                  cilly s'en vont à pied) de compagnie.
                  Durant qu'au Palais on potine encore
                  sur.cette affaire qui parait devoir être
                  terminée ainsi le prince de Sagan, en
                  eB'et.n'interjettara pas appel.

                  LA GRACE DE BIDAULT
                  Une question. tranchée.– A la prison
                  da Ia.Sa.nte. –L'heureux jour d'un
                  condamné.

                  La question avait été bien inutilement agi-
                  té~Qu M.DéibIer.joucrait-it de son cou-
                  teau, se demandait-on ? A quel quartierTexé-
                  cuteur des hautes-œuvres inaigerait-H la
                  sombre guillotine pour faire passer de vie à
                  trtpM ta coadama6 à~ort BM~uMÏ Le pra<

                  Même est aujourd'hui résolu, car M. Loubet
                  vient d'épargner le châtiment suprême à
                  l'assassin de Bondy. Bidault est gracié.
                  Lorsque la directeur do la prison dé-là
                  Santé, lui a faitconnaitra, ce matin, la mesure
                  de clémence prise a son égard, le condamné.
                  qui depuis quelques jours considérait avec
                  épouvante l'approche du jour fatal, murmuta,
                  d'âne von faible:
                  –Merci, monsieur te directeur, pour la bonne
                  nonveUe que vous venez de m'annoncer.
                  Après le départ du directeur, Bidault sa
                  promena de long en long dans sa cellule ne
                  tenantplus en place.
                  Une heure après un gardien lui appor-
                  tait son repas en lui disant:
                  Vous aUez manger de bon appétit?
                  –Jelecrois.repondttBidautt.
                  Tiens, reprit l'autre, en riant, c'est sur &pres
                  1'aperUif que!e Président de la République vous
                  a payé ce matin. ['
                  Son repas terminé, il écrivit deux lettres,
                  l'une à son avocat, Henri Robert, .l'autre
                  à sa maîtresse, Marcello Leboulleux, inter-
                  née à la prison de OIermont (Oise).
                  La commutation do peine dont Bidault
                  vi.ent d'être l'objet, enfaisant un peureux, a
                  cause bioa des déceptions.
                  Jamais, en eË'et, tant de: demandes n'a-
                  vaient été adressées aux magistrats du par-
                  quet de la Seine, au préfet et aux com-
                  miasaires de police pour avoir !e droit d'as-
                  sister à l'exécution capitale attendue.;
                  Dans quelques jours, Bidault sera conduit
                  au Palais de Justice poury entendre la, lec-
                  ture des lettres d'interinemont. On le trans-
                  férera ensuite a la prison de Fresnes., en .at-
                  tendant son dépari pour l'ile deRé.

                  M BMSSONMTM~AM

                  CHEZ M PAUL MEUMJER

                  La. libération du vin.– Ni congés ni
                  Ucences. Un obstacle.

                  Quelques mauvais plaisants S'en vont ra-
                  contant que M. Rouviër, après s'être rendu
                  compte de l'impossibilité dd demander aux
                  bouilleurs de cru les minions Nécessaires
                  pour combler lo déficit, songerait sérieuse-
                  ment à rétablir le* droits sur les vins~ Ces
                  racontars, est-il besoin de le dire, n'ont
                  trouvé aucune créance dans le monde parle-
                  mentaire, non .plus que dans la masse des
                  consommateurs, `' r
                  Non seulement il semble impossible qu'au-
                  cun gouvernement, aucun parlement puisse
                  annuler la réforme démocratique que les
                  consommateurs parisiens attendaient depuis
                  si longtemps, mais encore il faut, et cela
                  ne sauraittardër que toutes les barrières
                  qui subsistent et s'opposent à la libération!
                  entière do notre boisson nationaie soient dé-
                  truites jusqu'à la dernière.
                  C'est ce qu'a pensé l'un .des nouveaux ve-
                  nus de cette législature, M. Paul Meunier,
                  député de l'Aube, qui propose à la Chambre
                  de voter « la circulation libre du via naturel
                  dans toute retendue du.territôirë, sans for-
                  maiités ni taxes de quelque nature qu'olles
                  soient x.
                  Quoi! s'écrieront nombre de nos lecteurs,
                  le vin subit encore.des taxes? Parfaitement,
                  et M. Meunier va nous le dire:
                  –Tandis guenous noms eSbrçoBS deproduire
                  duvin, la régie entrave par nuUe formaiitës ri-
                  dicules !& libre ctrcutttiph, et par suite, la con-
                  sommationduvin.
                  Avnttt d'avoir te droit de charger un fût de
                  vin sur âne voiture, il faut subir des chinoise-i
                  ries administratives: congés, acquits, échanges~
                  d'acquits, passavants, qui entraîneat toujours
                  des pertes de temps quand eUes ne se traduisent
                  pas par des proces-vebaux et des amendes.
                  pour la moindre erreur commise même voton-
                  -tairement.'
                  Autrefois, quand les impôts ontetë établis, !e!
                  vin était considéré comme objet de luxe.; aujour-
                  d'hui il est devenu uaaiimentde premier ordre,
                  Lestemps sont changés it faut changer .la loi.i
                  La rÉgie des vins n'existe dans aucun pays vi-
                  ticole civilisé. En ItaUe, chacun a ]e droit de,,
                  *faire son vin, de l'expédier et ds le vendre libre-'
                  'mefit,où,quad,et comme bon fui sembie.H enëst;
                  de même en Espagne, en Autriche, eh Suisse, enj
                  Grec: etc. i'
                  M. Meunierdëmande égalementia suppres-'
                  sion de la licecce quifrappolas commerçants,
                  d'un impôt de superposition. Gette proposi-'
                  tion sera certainement accueillie avec faveur
                  ~par les milHers d'intéressés; mais elle a ta'
                  Tnalachanco de se produire au moment o{r
                  M. Rouvier ne sait comment faire pour bou-
                  cher les trous au budget.

                  ,UN_VOL.?,r.
                  Onnous mande d'Ivry:;

                  Des ouvrière, en revenant de leur traYai!~
                  ont dëcôuYert, cet après-midi, Nn coS'rè-fprt
                  cYentré qui aYait été dërobô à descômmor-
                  Cantsdela ville, MM. Poulenc frërcs. `

                  Le GR~E BE C~ULLON
                  Sur ta. piste des coupables. L'état de

                  la victime.

                  Les agents de la Sûreté sont sur !a pieté
                  des auteurs du vol et do ta tentative d'assas-
                  sinat commis hier, avenue de GhatiIIon, 90,'
                  sur personne de Mme veuve Adnia, une e
                  octogénaire qui demeure à cetteadresse avec `
                  ea aile, son gendre et ses petis-enfants. r
                  Revemuede la terrible émotion qu'eUe a
                  éprouvoe Mme Adnis s'est en ea'et souve-
                  nue que les deux cambrioleurs qui se sont
                  présentés chez elle lui avaient demandé si un 'Ii
                  de ses petits-ûle.un apprenti électricien,
                  ëtaitprésent.

                  Et bien qn~eïïe leur eût répondu négative-
                  ment ils avaient pénétré dans l'apparte-
                  ,ment.
                  Les agents chargés de la recherche des
                  coupables sont alors allés interroger le petit-
                  Sis de Mme Adnis sur ses fréquentations
                  habituelles. Us ont montré au jeune homme
                  'un .certain nombre de photographies de re-
                  pris de justice.

                  Deux d'entre ellesont été reconnues par
                  l'apprenti électricien comme étant celles de ~~l
                  deux jeunes gens aveclesquels.il se trouvait '1
                  le soir dans uncàbaret de l'avenue d'Or-
                  léans et qui le questionnaient sur sa famille
                  avec une insistance dontilne s'était pas ex-
                  pliqué le motif.

                  Ces photographies ont été montrées à Mma
                  Adnisqui areconnu ses agresseurs.
                  Les coupables étant connus il y a lieu d'es-
                  pérer qu'ils n'échapperont pas aux recher-
                  chesdontitssontl'objet.
                  L'état de Mme veuve Adnia, bien quej

                  s'étant amélioré, ne laisse pas, vu eoa grand

                  1 âge, d'iMpirer deajnqui~udes. 'y

                  UM ANN!VERSA!RE

                  y e

                  ~es~~l~~ssle~s.~e~c~

                  La, Société des survivants. –Comment
                  ëtle fut fondée. Le* deux troupes.
                  Impressions d'un combattant.

                  Le 6 août 1870. il y a aujourd'hui même
                  trente-deux ans, par une ardente journée, les
                  troupes allemandes que commandait le
                  pnnce royal de Prusse écrasèrent le Corps
                  d'armée du maréchalde Mac-Mahon la'ba-
                  taille do Frœsohwillor, qu'on appelle ausa!
                  bataille do Wœrth, ou encore de Reich-'
                  shoffen.
                  Voilà trois villages sinistres tragique-
                  ment unis dana l'histoire. Dans la réalité,
                  ces troi.s villages voisinent parmi les char-
                  mantes collines d'Alsace, sur les rives dal~
                  Sauer, aux champs fertiles et que parsèment
                  les bouquets d'arbres et les fraîches houblon-
                  niëres.

                  .Reichsho.ffen! ce mot retentit dans les
                  cœurs français comme un appel 'da clairon~
                  sonnant la charge car ce;nom d'une bataille
                  toutes Jios troupes. engagées furent su-
                  perbes de bravoure évoque, avant tout autre
                  souvenir, l'imago des cuirassiers héroïques.'
                  Un groupe se constitua l'an dernier aoua
                  ce titre Sociétéifraternelle. des Cuirassiers
                  do Reichshoa'en, pour tenter de solidariser
                  tous les survivants des six régiments qui
                  exécutèrent, le & août, ces charges épiques
                  qui déjà semblent à aoa imaginations rele-
                  ver plutôt de la légende que do l'histoire.
                  Cette Société, désormais fortement ,co'nsti-,
                  tuée c'est entre ses membres un lien .so-
                  lide que d'avoir vécu de toile!: heures cota à.
                  côte commémore aujourd'hui avec solen-
                  nité l'anniversaire de la bataiDe. A onxe
                  heures, ce matin, un service religieux !a
                  réunissait & Notre-Dame, au cours duquel.
                  S. E. le cardinal Richard bénit l'étendard de
                  la Société. A la suite de l'assemblée géné-
                  rale, convoquée pour cinq heures, un ban-
                  quet aura lieu ce soir au (jràad-Véfour, soua
                  la présidence probable du colonel Boinot,
                  qui était lieutenant lors da la charge. Ua
                  spectacle-concert terminera lasoirëe..
                  Le président du comité des Cuirassiers de
                  ReichshofTen,M. Georges Brunet, étant hier
                  à la campagne, je m'adressai à M. Adolphe
                  Belœil pour obtenir des renseignements sur
                  la Société dont il est le très dévoué secré-
                  taire, et sur les réunions d'aujourd'hui, me
                  promettant bien de proËter do cette occasion
                  pour lui arracher des anecdotes, des impres-
                  sions sur la part qu'il prit aux charge: d)t
                  6août.~

                  .Un,' homma.gëant

                  M. Bolœil a la tailla et la carrure du oui"
                  rassier: encore très jeune d'aspect, malgré
                  ses cinquante-six ans, l'allure martiale, 00
                  devait être ua beau garsau tempi! ou il sabra.
                  parmi les a côtes de fer n. Et cela ma ré-
                  jouit c'eût été u:i désappointement si je l'a~
                  vais vu de taille moyenne; car, dans nos cer-
                  velles, ces héros de Rëichshon'on, avec le
                  temps, ont « grandi o. Dans le môme senti-
                  ment que Victor Hugo voyait les cavaliers do
                  Napoléon a Waterloo, noua imaginons cet
                  cuirassiers de 1870 « C'étaient des hommes
                  géants sur des chevaux colpaaes ') disait le
                  poète, dans les .Mïserà~ës.

                  Gomme j'interroge le aeerétairetur les dé.
                  butsdelasociété:
                  EHe\a été fondée, repond enrésunie M.
                  Brunet, grâce à l'initiative, à la persëvérahca
                  d'un de nos camarades du 9' cuirassiers,
                  Charles Staub. Elu tout d'abord préstdetit,
                  il demiseionna bientôt pour céd&ria place &
                  mou ami Brttnet, qui, te jour de la bataiUë,
                  était comme mbi-mêmë maréchal des logis
                  'au 1"' cuirasaiers. Le 12_m)ti de l'an dernier
                  nous donnions notre premi&re réunion; mais
                  lasociêtêne fut conttituée qu'à la réunion
                  du ~2 juin. 'Nous ayons célèbre notre premier
                  anniversatre moins soleNnëHemont~quë nous'
                  ne ferons demain. L'an passe le 6 août 75 sur-
                  vivants~etaient réunis au banquet organisé
                  dans les salons de l'Union 'des; Soeietës re--
                  gimentàirea, Maqùèlle' aou~adhérons.
                  Ce jour-la les an.ciens. de la brigade Miche!
                  fraternisërent avec leurscamarades de la di-
                  vision de Boanemams. On se rappelle sana
                  doute que les première chargèrent, Ters ùna
                  heure et demie, Btir Morebrona, ou aoudain,
                  tit se heurtèrent dans la graad'rue du villaga
                  à desbarricadez. Une pluie de balles massa-.
                  cra ces cavaliers arrêtea dans leur élan, im-
                  puissants. « Comment donc sont-ils venus?'* u
                  demandait Barrès à uno vieille femme dt<
                  pays. « Avec de .grands gestes, reprend-il
                  elle.me marque tous les points de l'horizon,
                  puis de ea mainse couvre les yeux. Ils ve-
                  naient de partout, brisés, fous,connaissant
                  leur destin, cauchemar et tourbillon. Lee Al-
                  lemands, quatre minutes à l'avance, sentirsjtt
                  !aterretrefnbler.);La division de Bonne-
                  mains, çompreMntles: 2', et 4'régi-
                  ments, fut sacrifiée; sciemment, vars troia
                  heures et demie, pour empêcher l'endem~do `
                  déborder notre droite ;etpormettre d'organi-
                  ser la retraite..

                  Çea deux troupes de brave<,sont rouniee
                  jamais dans une gloire commune.

                  Demain.jour.antuyersairo.ditM. Belœi!
                  un de Nos camarades, M. Bonnot, du_3",
                  ~époeera aux monuments do Morsbrona et do
                  Reiehshoa'endeux belles couronùos de perles
                  qui portent au milieu une branche do laurier
                  et ausst une banderole tricolore avee.cM
                  mots « Les Cuirassiers de ReiçhsIioRen à
                  loura camarades morts pour la Patrie, a

                  QMiqMB~bnTenîr?

                  Je prie M. Beloeil de vouloir bien me conte?
                  quelques souvenirs personnels sur la charge
                  de !a division de Bonnemaiha. D'abord, il' as
                  fait «tirer l'oreille!).
                  n y auraittrop de choses à raconter; je
                  nesauraislesquelleschoisir.

                  Mais j'iBBiste, je pose dos questions, etpea
                  à peu mon interlocuteur revit en pensée ces
                  heures tragiques et sublimes. Alors il se
                  prend à narrer, sans ordre, su hasard des im-
                  pressions qui surgissent. -–Je rapporterai
                  ici quelques épisodes, quelques détails carac*
                  téristiqnes avec le souci de reproduire bien
                  plus !es impressions du narrateur que sea
                  paroles textueUes.~

                  –Eh bien dit-il, puisque tout cela vous
                  intéresse je puis vous assurer que j'ai vu la
                  mort de bien près un~ balle a coupé ma ju- a
                  gulaire et tué un homme derrière moi. Plut
                  tard, d'ailleurs, à Sedan, ma jument futtuoa
                  sous moi et j'ai ou lacuisae traversée d'une

                  balle. r~'

                  Dauaquel ordre etiez-vous disposés aw
                  cours de la charge de Reichshoffen?
                  –'Nous chargions par eacadron l'un apret


                  Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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