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Titre : La Presse

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1902-08-07

Contributeur : Girardin, Émile de (1806-1881). Directeur de publication

Contributeur : Laguerre, Georges (Jean-Henri-Georges). Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

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Description : 1902/08/07 (Numéro 3721).

Description : Note : date illisiblepage 1.

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k550323z

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34448033b

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34448033b/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 25/06/2008

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LE P~OCÈS ~A~BOUK-DE S9GANE JUGE1~E~T-LES EKPOLSIU~S,-O~E LETrR~ DU GÉ~ÉR6L fl8 GAGLI~~ET

r:

D e a è e He MTe !!KE LEHRE QU_SE~RRL OE G&LUFFET ïje gouér~ de Ga)Iia'et adresse à notre Confrère, !c JOtO-Ma~de~ Débats, la lettre sui-

''VMte:.

LeSaoutiSOY.

Lri 5 '.Aux Champs.

Monsieur le Directeur du Jottr~a~

dGsDHbafa,

Lcrs même que, dans la déclaration pnMiée par le Jonr~a! des Débats, je n'aurais pas employé les termes juridiques exacts en.ce qui concerne la grâce dont a bénéficié Dreyfus, je n'en reste pas moins décide à me maintenir dans !a silence le plus absolu, ne voulant à aucun prix rallumer un incendie que j'ai contribué a éteindre en y consacrant toutes mes forces et tout mon pouvoir.

VeuiMex croire, Monsieur !e directeur, ~<& mes sentiments ires distingués. GÉNÉRAL GALMFFET.~ L'AFF&iRE HU~BERT

M. Laydct est venu de tr.ës bonne heure aujourd'hui a son cabinet. Il a longuement entendu M"Labat, avoué da Mme Humbcrt. ~M. Leydet. aia Hn de l'après-midi, a reçu !)a déposition de M' Poujaud, qui fut l'avocat ~csCrawford;

A L'!N~TRUCTtpN

M. André, jugo d'instruction, n'a pas ea<crereçu te dossier concernant l'affaire des .anarchistes de Puteaux.

Maugnan et sa maîtresse la femme Zouxer ont choisi M* Juatal comme défenseur. Ricjbourg et !a fomme Covct ont demaadë d&a eYocatsd'ofBce. `

LASUCCESStONDUTUtT

OnmandedeRouen:

A partir d'aujourd'hui, M. Cain, délégué de la Viile de Pari~ pourra commencer à ouvrir les viaitles armoires contenant lea coUections que M. Dutuit destinait au Petit-Palais. M. Gain sera assisté do M. Hurel, çommitsaire-priseur, qui évaluera les objets et des héritiers ou de leurs représentants. U estime que dans deux ou trois semaines au p!usla 'Vitte de Paris pourra être mise en possession .dotacollection.

M. Bonnat est arrivé aujourd'hui.

UN KRACH

]~0anousté]égraphie deMou)ins:

tje tribuna) de commerce vient da déclarer en failiite M. Batissier, banquier à Bourbon~Archambault, dont le passif atteint une comme ïort importante.

La nouvelle cause une vive émotion dans

?a région.

A PROPOS D'UMSWC!DE

M. !e capitaine do vaisseau en retraite F. .Satier, pncie du commandaut Barry, dont le .~Suicide, à bord'du 7'a~e, avait été attribué à des dissentiments avec son chef, l'amiral Servan, écrit au directeur de notre confrère :~a Patrie, une lettre qui réduit a néant les bruits qui avaient couru. >,

f. M. Gatiep affirme trë* nettement que le cuicMe du commandant.Barry ne peut être T~ttnbua qu~a ma)adie.neuFasthcui_que dont ~iBoùB'FMt depuis îongtëmps cet officier..

LES ËCRASEURS

.-CnmandedsTpwtcB: c

Un mUitairo a trouva monrahtsùr ta route ~ù/Muy un :cy<iste_qui Tenait d'être écrase ~af une automobUe. r

~p~ËE

Bien que !es signataires du manifeste lance par ia « Ligue de l'Enseignement libre )) ne soient pas tous de ïios amis, nous reconnaissons volontiers qu'ils ont place la question sur son véritable terrain. 'Comme itsie disent, avec une précision et une clairvoyance incontesta;Mes, c'est: !a liberté, même d'enseigner que l'on s'enorce d'étrangter aujourd~hui. Comme i!s l'ajoutent, en termes exceHents, « i! ne saurait non ~!us échapper à personne que, toutes jes libertés étant solidaires Hberté de

penser, liberté d'écrire, liberté depar-

jcr, Uberté de se réunir, e!!es sont foutesiengagées dans!acause de!a liberté d'snseignemest M; Et c'est encore avec raison, se)on tous, qu~!s s'adressent aux Hbrespenseurs, aux isràélites et aux protestants en même temps qu'aux cathodiques. jLes mesures arbitraires édictées par ~[. Combes visent peut-être exclusivement les ecclésiastiques de )a re]i~ion chrétienne. Elles atteindraient jurement, plus tard, !es croyants, de ''outes les confessions et ceux qui ne 'professent ou affectent de ne prd.~essér–aucune croyance,' si !a population française !es baissait s'accomptir ~ans protest~er~ sans ~e récrier, sans se dresser contre jes persécuteurs. Si les citoyens, égarés par les plus haineuses passions ou paralysés paria :S)oins justinée des épouvantes, applaudissaient à !a «poigne)) ministé Tie!!e ou courbaient trop compiaisamment l'échiné, i!s s'apprêteraient de ~cheux lendemains. C'est en potitique comme à table appétit vient en mangeant. M. Gom-

bes prendrait goût à !a violence. Et, après lui, d'autres' d'autres, les sectaires !e perdent un peu trop de vue, qui seront vraisemblablement tes adversaires de leurs prédécesseurs au pouvoir et qui n'auraient plus besoin de reculer devant les moyens dont on se serait déjà servi.

Les protestations actuelles; dont certains partis demandent la répression~ ne Seront pas seulement utUcs aux établissements congréganistes,–eUes demeureront, par leur exempte, une sauvegarde de!'idée de liberté.

_LÉON BAILBY.

VOfR A LA DEUXfJ~fB PAGjE La chronique de Xavier Pettetiar. Le Rat du Temps par Henr: DMvemôis. ?031 MVSTËfHEUSE

On~oustôléRhonedeyincon" J)es gardes au bois ont trouve pendu a ua chêne le cadavre d'un homme qui avait la mise d'un ouvrier. Comme on n'a trouvé dans ses poches que dos papiers insuffisants pour établir son identité, le commissaire do police a fait envoyer le corps a la Morgue. L'EXÊCUT!ON DES DÉCRETS Les expalslocs da ça matin

OnmandodeQuimpcr:

L'exécution des décrets d'expulsion des soeurs a eu lieu ça matin a Quimper et&Kerfeuteun.. L'opération commença & cinq heures du matin, par l'école de la rue du ChapeauRouge, a. Quimper. Une compagnie du 118' de ligne et quatre brigades de gendarmerie assuraient le service d'ordre autour de l'école; les rues étaient barrées. Bientôt une foule énorme s'amassa..

Le commissaire dut faire les sommations aux sœurs puis faire ouvrir les portes par un .serrurier. Apres quoi il pénétra daus l'école, natina le déeret'et apposa tes scellés. Les'opëratioas durèrent deux heures. Peu-' dant ce temps lafoule, qui était considérable bien que la pluie .tombât à torrents, cria «Vivota liberté! Vivent les, soeurs!" Vers sept heures les six sœurs do l'école sortent et se rendent chez les particuliers, Les forces militaires se dirigent alors vers l'école de la rue Sainte-Anne. Les portes sont gardées par de-nombreuses femmes qui ne reculent qu'après les sommations. Ou force lesserrures. Et à neuf heures, sous la pluie qui tombe toujours, une douzaine de sœurs, escortées d'une foule do manifestants, se rendent a la cathédrale pour prier, puis se retirent chez des amis.

Apres ces deux expulsions, le public va manifester devant la préfecture, puis devant chez.M. Le Bai~député.

Lesfôrcss militàiresse sont ensuite rendues à Kerfeuteun, où existe une école tenue par quatre sœurs. Lec choses se passent comme dans les deux précédents établissements. En somme, beaucoup de cris, mais pas de violences et pas d'arrestations..

On mande de Brest:,

M. Piehon, sénateur du Finistère, adresse une lettre a M. Combes pour appuyer les pro.testations des habitants de Locunole coatre la fermeture de leur école.

a II n'y a Sans le Finistère, dit-H, qu'une aeulë voix dont l'unanimi'te du. conseil' géhértl vous onverra certainement l'écho contre' tes mesures prises par. le gouvernement à l'égard des congrégations enseignantes'de

.femmes.

H Les républicains du Finistère y voieNt une atteinte profonde a une de .nos libertés !es p!u!t précieuses: Ja liberté do l'oBseigne.mëat. Et les catholiques, quelle que so.it l&ur 'opinion poKtique, cOhsidërent les mesures prises comme une atteinto directe, preméditëe, contre la liberté des cultes.s M. Pichon exprime l'espoir queM. Combes a voulu sans doute seulement mettre en mesure les congrégations de demander l'autorisation et qu'il permettrala réouverture des écoIetMa rentrée. BOURSE DES VALEURS Tendance jgë<)éra<e /ot.'r~e. M;nes sud-a/f;ca'nes fa/Mes. <

OnatrëSpeu tra.vaiUë aujou.rd'Hui et i'ailure du marché laisse a dësirerdu commencement a la fin de la séance. Cet état de choses est a regretter, car ceux qui ont encore des positions n la hausse eommeacontà s'impatienter. Quelque chose pourtant est encourageant.C'esi hier mardi qu'a eu !ieu l'émission des 155,000 obligations 3 0/0 du gouvernement général de l'IndoChine. Or, bien qu'aucun chffït'e officie! n'ait encore 6t6communiquÉ, noM croyons savoir qne les (iemandesont porte sur t,350,000 titres. Le Crédit Lyonnais aurait rec.u, à lui seul, des de'mandespourGSO.OOO'obiigations.. Nos Rentes françaises sont calmes )a Rente'3 O/.O perpétuel a.-t.OQ'j? i/2 etja Rente 3~/t.0/0 à 10) tO. Les Caisses ont acheté aujourd'hui 39,000 francs de rente 30/0 et 11,000 francs de rentes 3 1/20/0.. L'Italien est mou;'). <02,et le Bresii40/0 i889est revenu ~'72 65; Portugais 3 0/0,29 55. Exterieura espagnole, 80 85; on telégraptne'quë M.' Sagasta a annoncé qu'il allait quitter le ministère et ee retirer de la vie politique pour cause de fatigue. Séries ottomanes soutenues la série C :t3055et !asë)'i<;D.a2880. it Les EtabUssements de crédit ont été peu mou-' vemeniés. Aussi retrouve-t-on )a Banque de Parisà t,025, et le Crédit Lyonnais n 1,057; Crédit Foncier, 734 Banque franchise pour lecommerce et l'industrie,'2.4). -< Le Suez, s'inscrit n'3,935 et laThomson-Houston a 581. Tramways-Sud plusjonrds aïs?; EstParisiei',80. Gnz Parisien, 745; Omnibus moins bien :7S!. Métropolitain, 539.

Le lUo-Tinto est rest~ sans aH'ai''es on le retrouve à 1,078; Sosnowice, f,730. Quant-a la Briansk, eUo finit a 194; d'après un bruit qui circule, le conseil d'administration de cette dernière Société se serait adressé au ministre des finances de Russie, pour obtenir une révision complète de ]a gestion sociale; on ajoute que cette dëmandeaurait été accueillie. Survie marché en banque, l'action. Kertch rester 40 50. Le marché sud-africain est faible. Le ton des journaux tourne, on ce moment,~ un pessimisme quin'estpas sans causer une co'tai~s inquiétude. Aussi les cours sont-ils en .nouvelio réaction. Hand Mines, ~82 50; eoldHehjs, 19750; 'East Rand, 208 50; Chartered, 7t;. La.nine do diamants Do Beers est a 577 l'actioD, ordinaire, '<:oBtr9.68X50.

Q:t). ~i~

M' BARBOUX CONTRE M DE SAGAN L'aud/ence. L'/nïerrcgato/re et /es té~o~s.– Le fëqu/s/fo/'re et/es p/a/do~/es. -Lej'u.gemehf

L'affaire M" Barboux contre le prince de Sagan avait attire à !a onzième chambre correctionnelle cet après-midi une assistance considérable.. Des mesures extraordinaires avaient été prises par M. le président Pain; un service rigoureux était organisé. Des onze heures du matin la salle d'audience était archi bondée; les portes en furent fermées et la consigne donnée aux gardes fut de ne plus laisser entfer personne, pas même das journalistes,

L'audience est ouverte à midi précis. Les prévenus déclinent leurs noms et

prénoms

-1" Mârie-Pierre-Camine-AcInne, .~lëlie

do T~UcY~ctild de Pël'igord, prince :So

Sagan;

Guy-Aimé-Charles-Eugëne R&fi'ard de Marcilly..

On entend les témoins.

M" Barboux

M. Henri Barboux, arocat ;t !a. cour d'appel. –U y aura demain trois semaines je suis sorti d'ici certain d'avoir reçu des injures et de n'en avoir proféré aucune. Jo suis sorti du palais en compagnie da M" ~Sabattiej .et L'.nol..Citez moi j'ai chargé Je domestiqua d'aUer.jti~ chercher une v.oitu.ra.. Je suis descendu devant !a porte~j'aivu uu homme coiffé d'un chapeau de paiUe, une canue à'Ia. main et portant des moustaches « M. Barboux ? me dit-i!. Je voudrais vous consulter pour un procès. Votre nom ? Mon nom n'a rien afaire, rëpondit-it. De la part. de qu:. –D'un ami.–Son nom?

H n'a pas répondu et j'ai vu e)airement q.u'U mentait. J'ai mis fin à cette conversation ~dicute et fait un mouvement pour monter en voiture; un autra individu, un grand, se précipita vers moi avec.une te]ia force qu'ii butta contre un arbre sur ]e quai.

H prononça des paroles que je n'ai pas entendues et me frappa au visage avec uiM telle viofenceque'jo suis resté étourdi..

Mon domestique l'a saisi au miUau du corps et t'ajotô contre le mur.

Il le secouait rudement. Je suis intervenu et i! n'a pas a regretter mon intervention. Je lui demandai son nom. H cria « Prince de Sagan a. Je dis a mon domestique a Lâchez-le, a Je me rendis chez le procureur da!a République, qui chargea M. Roy d'une enquête. J'ai sn.par mon concierge que !e premier individu était venu fui demander l'heure a iaqueUe je 0 sortais, mes habitudes, par qu.eUe garej'aUais nia campagne, etc.) etc. ? Firmin Faure & Barboux. La chapeau est-il tombé?

R. Non.it areca une partie des coups. Je n'ai pas eu de bies~ufo a proprement parier, mais un coup. On entend mainten&nt divers témoina!, M. Millet, domestique chez M" Barboux; M. Cremer, cocher du fiacre; Mme Bénard et Mme Watteau, concierges. Mme Wataaié, marchande d'oiseaux. L'interroga~oît'e

On procède ensuite à l'interrogatoire des accusés. Le prince de Sagait raconte comment et pourquoi il s'est livré à des voies de fait sur la personne de M° Barboux.. M. de Marcilly raconte à son tour quel est le rôle qu'il & joué dans cette aU'àire. Le substitut duprôcureur de la République décla.re, lorsqu'on appelle les autres témoins,' Mme Marie Renard, M. Clairin, etc., qu'il n'admet pas l'audition de ces personnes~ qui n'ont nen à voir en cette aifaire.

M* Firmin Faure s'incline

Le réquisitoire

M. le substitut Matter reprend la parole il déclare qu'il doit apporter une appréciation morale sur l'àS'àire. –Dans ie'proces Bes:Qge,!es avocats de Mme du Gast avaient traee.un portratt sombre de M. Dèsinga. M'Barboux repondit par un portrait delà piaignaa'te qui était éiogieux pour sa beauté physique et qui ne l'était pas pour sa beauté morale. Les avocats de MmeduGast n'ont pas rep)iqu6,i)sten!tieBt pour sans importance l'incident dont !a presse qui sait se taire avec discernement, n'a pas parié.

Mme daGast a intenté uno action contre M. Barbonx. Ce'ûi-cl fut embarrassé pénib)ement et doutoareusement pour employer ses propres expressions. Jl devait'défendre ses ciients, M. Desinge, përe. qui a quatre-vingt-deux ans et M. Desinge, ïils, qui maintenaient !eurs afËrraationa alors M. de Sagan accomplit un acte héroïque. Mais comparons les daux personnes. M. Barboux n'est plus jeune; il cultive plutôt !a pèche a "la iigne et les muses, que les exercices athlétiques.

M. de Sagan est jeune et rebaste, or; ou i! n'y a pas de lutte ii n'y a pas d héroïsme. M. le substitat. (ait atHrèsbeau portrait de M. Barboux,une des gloires du Palais, et termine en disant quo M. de Sagan est un paladin qui a défendu l'honneur d'une femmeoutragéeen frappant un vieillard. Il demande la condamnation des deux in-

culpés.

PJaidoiries

M' Firmin Faure, en une longue plaidoirie, nous recommence l'histoire de la Femme au Masque il plaide plutôt le procès de'jadis que le procès d'aujourd'hui; U le fait avec éloquence. II demande au tribunal d'acquitter le prmce de Sagan ou de le condamner qu'à une simple amende. M*= Delayen présente la défense de M. de Marcilly, qui n'a fait qu'obliger son amideSagan. t Les débats sont terminés, M" Barboux demande à présenter quelques observation!.

II dit:.

Je suis témoin, je pourrais déposer des conclusions pour me défendre, mais je ne veux que dire quelques mots. M..Firmin Faurs a prétendu que j'avais pro-. duit des mensonges et' d~s calomnies, iJareplaidé le pt'OMS de ta neuvième chambre. M~ Firmin Faure réplique. Une joute oratoire s'engage alors entre l'ancien bàtoanier et l'%v$eat député, puis le tribu-

nal se retire dai~ là.salle de Ses délibé-

rations..

'Lojug'cment

A deux heures moins cinq, le tribunal rentre dans la salle d'audiences et donne lecture du jugement cond&mn~nt le prince de Sagan à 500 francs d'amende et !e comte de Marcilïy à 100 francs d'amende. Le jugement, copieux en «attendus N, rappelle, tout d'abord, les circonstances dan's lesquelles Mme.du'Gast cita M~ Barboux devant la onzième chambre, le 17 juillet dernier, et entendit sa poursuite déclarée non récevable parce que la cour, préalablement saisie,.n'a.vaitpas expres~fmeiltr(*serv<\ "action d<* p!signn/nt.e., Le jugement,pa.ssant ensuite à la scène des violences dont'M" Barboux fut victime: indique que M. de Marcilly ne pouvait ignorer les intentions de son ami. Relév&ntle délit de « violences avec préméditation à la charge de M. de Sagan et de <' complicité à la charge de M. de Marcilly, le jugement admet comme circonstances atténuantes en fave~de M. de Sagan l'intérêt qu'il portait à Mme du Gast et l'opinion qu'il pouvait avoir sur la sincérité de la plaideuse, protestant contre les allégations de la partie ad-

verse.

Autour ~et'aMdSence Les prévenus et les témoins. Le président veut faire évacuer la. salle Un jugement dont tout le

monde est satisfait.

Ce fut une chaude séance, à tous les points de vue; chaude, par l'élévation de la température, chaude, delà chaleur des diiscussions et des plaidoiries.

M" Firmin Faui'e fat violent, et incisif,: et a. plusieurs reprises, le président dut l'interrompre M" Barboux, de son côté, haussa quelque peu son verbe, Icrque, de sa voix aette et vibrante, il défendit les droits de l'avocat.

Quant au public, il était assez énervé ;` et à plusieurs reprises, le président Pain menaça de faire évacuer la salle a un moment, il donna aux gardes l'ordre de faire sortir tout le monde; mais le public s'étant calmé l'ordre fut retiré.

Mme Camille du Gast était venue, en toilette paille, recouverte de tulle noire et de dentelle crème un petit chapeau de paille, orné de rubans rosés et de roses blanches à la ceinture, attaché par un ruban noir, un face à main en or. ` Le prince de Sagan, au banc des prévenus, était ea redingote gris-foncé, en gilet blanc et'en haut do forme sa main droite; gantée de blanc caressait un jonc léger. M. de Marcilly portait une jaquette Cp;re, .un gilet blanc et une .cravate bleu fonc~&; çha.péaa hautdefornie. v M" Barboux était en veston noir et gilet blanc, en chapeau haut et cravate blanche. Autour de Mme du Gas~t, quelques très jolies femmes, auprès du peintre Clainn, cite comme témoin, Mme Marie Renard,. le modèle de la Feinweà~ Masque, en tbilétte très simple.~

M" Firmin Faure-put, dans sa.plaidoi!'ie, parler do l'incident do'la Fém/n~eaMMasqMf, mais le présidentPain.~e refusa' à entendre les témoins cités à ce propoit il s.'en tint à l'afFaire des voies de fait du; prince de Sagan contre M" Barbbui. Le substitut, de son côté, fut très cor-: rect; il s'employa à tout arranger et à calmerles adversaires; il jeta des nears surM~Barboux, sur le prince de Sagan, sur Mme du Gast; il requit cependant une condamnation légère, pour la forme. La condamnation) selon le vœu du substitut, ne fut pas lourde cinq cents francs d'amende au prince de Sagan, cent francs an comte de MarciIIv. C'est tout. /A ia.sortie

A la sortie, j'avise le prince, qui est rayonnant « Cinq cents francs, s'est-il écrie, c'est pour rien'))

Un avocat célèbre ajoute Mais, à ce prix-là, on va tout les jours pouvoir violenter ses avocats, s

PourM.Barboux.ilne voulait la mort de personne une condamnation si légère fût-elle lui sufSaait) pour le principe; il est donc satisfait.

-Mme Bu Gast, de soneôté, paraît enchantée elle n'a pas du toat l'air de vouloir soulever de nouveaux incidents; le temps calme les nerfs les plus tendus. Mme Du Gast part dans âne calëcha dont le cocher, le valet de pied et lés chevaux sont fleuris d'oeillets rouges. Le prince de Sagan et lé comte de Marcilly s'en vont à pied) de compagnie. Durant qu'au Palais on potine encore sur.cette affaire qui parait devoir être terminée ainsi le prince de Sagan, en eB'et.n'interjettara pas appel.

LA GRACE DE BIDAULT Une question. tranchée.– A la prison da Ia.Sa.nte. –L'heureux jour d'un condamné.

La question avait été bien inutilement agité~Qu M.DéibIer.joucrait-it de son couteau, se demandait-on ? A quel quartierTexécuteur des hautes-œuvres inaigerait-H la sombre guillotine pour faire passer de vie à trtpM ta coadama6 à~ort BM~uMÏ Le pra<

Même est aujourd'hui résolu, car M. Loubet vient d'épargner le châtiment suprême à l'assassin de Bondy. Bidault est gracié. Lorsque la directeur do la prison dé-là Santé, lui a faitconnaitra, ce matin, la mesure de clémence prise a son égard, le condamné. qui depuis quelques jours considérait avec épouvante l'approche du jour fatal, murmuta, d'âne von faible: –Merci, monsieur te directeur, pour la bonne nonveUe que vous venez de m'annoncer. Après le départ du directeur, Bidault sa promena de long en long dans sa cellule ne tenantplus en place. Une heure après un gardien lui apportait son repas en lui disant: Vous aUez manger de bon appétit? –Jelecrois.repondttBidautt. Tiens, reprit l'autre, en riant, c'est sur &pres 1'aperUif que!e Président de la République vous a payé ce matin. [' Son repas terminé, il écrivit deux lettres, l'une à son avocat, Henri Robert, .l'autre à sa maîtresse, Marcello Leboulleux, internée à la prison de OIermont (Oise). La commutation do peine dont Bidault vi.ent d'être l'objet, enfaisant un peureux, a cause bioa des déceptions. Jamais, en eË'et, tant de: demandes n'avaient été adressées aux magistrats du parquet de la Seine, au préfet et aux commiasaires de police pour avoir !e droit d'assister à l'exécution capitale attendue.; Dans quelques jours, Bidault sera conduit au Palais de Justice poury entendre la, lecture des lettres d'interinemont. On le transférera ensuite a la prison de Fresnes., en .attendant son dépari pour l'ile deRé.

M BMSSONMTM~AM

CHEZ M PAUL MEUMJER

La. libération du vin.– Ni congés ni Ucences. Un obstacle.

Quelques mauvais plaisants S'en vont racontant que M. Rouviër, après s'être rendu compte de l'impossibilité dd demander aux bouilleurs de cru les minions Nécessaires pour combler lo déficit, songerait sérieusement à rétablir le* droits sur les vins~ Ces racontars, est-il besoin de le dire, n'ont trouvé aucune créance dans le monde parlementaire, non .plus que dans la masse des consommateurs, `' r Non seulement il semble impossible qu'aucun gouvernement, aucun parlement puisse annuler la réforme démocratique que les consommateurs parisiens attendaient depuis si longtemps, mais encore il faut, et cela ne sauraittardër que toutes les barrières qui subsistent et s'opposent à la libération! entière do notre boisson nationaie soient détruites jusqu'à la dernière. C'est ce qu'a pensé l'un .des nouveaux venus de cette législature, M. Paul Meunier, député de l'Aube, qui propose à la Chambre de voter « la circulation libre du via naturel dans toute retendue du.territôirë, sans formaiités ni taxes de quelque nature qu'olles soient x. Quoi! s'écrieront nombre de nos lecteurs, le vin subit encore.des taxes? Parfaitement, et M. Meunier va nous le dire: –Tandis guenous noms eSbrçoBS deproduire duvin, la régie entrave par nuUe formaiitës ridicules !& libre ctrcutttiph, et par suite, la consommationduvin. Avnttt d'avoir te droit de charger un fût de vin sur âne voiture, il faut subir des chinoise-i ries administratives: congés, acquits, échanges~ d'acquits, passavants, qui entraîneat toujours des pertes de temps quand eUes ne se traduisent pas par des proces-vebaux et des amendes. pour la moindre erreur commise même voton-tairement.' Autrefois, quand les impôts ontetë établis, !e! vin était considéré comme objet de luxe.; aujourd'hui il est devenu uaaiimentde premier ordre, Lestemps sont changés it faut changer .la loi.i La rÉgie des vins n'existe dans aucun pays viticole civilisé. En ItaUe, chacun a ]e droit de,, *faire son vin, de l'expédier et ds le vendre libre-' 'mefit,où,quad,et comme bon fui sembie.H enëst; de même en Espagne, en Autriche, eh Suisse, enj Grec: etc. i' M. Meunierdëmande égalementia suppres-' sion de la licecce quifrappolas commerçants, d'un impôt de superposition. Gette proposi-' tion sera certainement accueillie avec faveur ~par les milHers d'intéressés; mais elle a ta' Tnalachanco de se produire au moment o{r M. Rouvier ne sait comment faire pour boucher les trous au budget.

,UN_VOL.?,r. Onnous mande d'Ivry:;

Des ouvrière, en revenant de leur traYai!~ ont dëcôuYert, cet après-midi, Nn coS'rè-fprt cYentré qui aYait été dërobô à descômmorCantsdela ville, MM. Poulenc frërcs. `

Le GR~E BE C~ULLON Sur ta. piste des coupables. L'état de

la victime.

Les agents de la Sûreté sont sur !a pieté des auteurs du vol et do ta tentative d'assassinat commis hier, avenue de GhatiIIon, 90,' sur là personne de Mme veuve Adnia, une e octogénaire qui demeure à cetteadresse avec ` ea aile, son gendre et ses petis-enfants. r Revemuede la terrible émotion qu'eUe a éprouvoe Mme Adnis s'est en ea'et souve- nue que les deux cambrioleurs qui se sont présentés chez elle lui avaient demandé si un 'Ii de ses petits-ûle.un apprenti électricien, ëtaitprésent.

Et bien qn~eïïe leur eût répondu négative- ment ils avaient pénétré dans l'apparte,ment. Les agents chargés de la recherche des coupables sont alors allés interroger le petitSis de Mme Adnis sur ses fréquentations habituelles. Us ont montré au jeune homme 'un .certain nombre de photographies de repris de justice.

Deux d'entre ellesont été reconnues par l'apprenti électricien comme étant celles de ~~l deux jeunes gens aveclesquels.il se trouvait '1 le soir dans uncàbaret de l'avenue d'Orléans et qui le questionnaient sur sa famille avec une insistance dontilne s'était pas ex- pliqué le motif.

Ces photographies ont été montrées à Mma Adnisqui areconnu ses agresseurs. Les coupables étant connus il y a lieu d'espérer qu'ils n'échapperont pas aux recher- chesdontitssontl'objet. L'état de Mme veuve Adnia, bien quej

s'étant amélioré, ne laisse pas, vu eoa grand

1 âge, d'iMpirer deajnqui~udes. 'y

UM ANN!VERSA!RE

y e

~es~~l~~ssle~s.~e~c~

La, Société des survivants. –Comment ëtle fut fondée. Le* deux troupes. Impressions d'un combattant.

Le 6 août 1870. il y a aujourd'hui même trente-deux ans, par une ardente journée, les troupes allemandes que commandait le pnnce royal de Prusse écrasèrent le Corps d'armée du maréchalde Mac-Mahon la'ba- taille do Frœsohwillor, qu'on appelle ausa! bataille do Wœrth, ou encore de Reich-' shoffen. Voilà trois villages sinistres tragiquement unis dana l'histoire. Dans la réalité, ces troi.s villages voisinent parmi les charmantes collines d'Alsace, sur les rives dal~ Sauer, aux champs fertiles et que parsèment les bouquets d'arbres et les fraîches houblonniëres.

.Reichsho.ffen! ce mot retentit dans les cœurs français comme un appel 'da clairon~ sonnant la charge car ce;nom d'une bataille toutes Jios troupes. engagées furent superbes de bravoure évoque, avant tout autre souvenir, l'imago des cuirassiers héroïques.' Un groupe se constitua l'an dernier aoua ce titre Sociétéifraternelle. des Cuirassiers do Reichshoa'en, pour tenter de solidariser tous les survivants des six régiments qui exécutèrent, le & août, ces charges épiques qui déjà semblent à aoa imaginations rele- ver plutôt de la légende que do l'histoire. Cette Société, désormais fortement ,co'nsti-, tuée c'est entre ses membres un lien .solide que d'avoir vécu de toile!: heures cota à. côte commémore aujourd'hui avec solennité l'anniversaire de la bataiDe. A onxe heures, ce matin, un service religieux !a réunissait & Notre-Dame, au cours duquel. S. E. le cardinal Richard bénit l'étendard de la Société. A la suite de l'assemblée générale, convoquée pour cinq heures, un banquet aura lieu ce soir au (jràad-Véfour, soua la présidence probable du colonel Boinot, qui était lieutenant lors da la charge. Ua spectacle-concert terminera lasoirëe.. Le président du comité des Cuirassiers de ReichshofTen,M. Georges Brunet, étant hier à la campagne, je m'adressai à M. Adolphe Belœil pour obtenir des renseignements sur la Société dont il est le très dévoué secrétaire, et sur les réunions d'aujourd'hui, me promettant bien de proËter do cette occasion pour lui arracher des anecdotes, des impressions sur la part qu'il prit aux charge: d)t 6août.~

.Un,' homma.gëant

M. Bolœil a la tailla et la carrure du oui" rassier: encore très jeune d'aspect, malgré ses cinquante-six ans, l'allure martiale, 00 devait être ua beau garsau tempi! ou il sabra. parmi les a côtes de fer n. Et cela ma réjouit c'eût été u:i désappointement si je l'a~ vais vu de taille moyenne; car, dans nos cervelles, ces héros de Rëichshon'on, avec le temps, ont « grandi o. Dans le môme sentiment que Victor Hugo voyait les cavaliers do Napoléon a Waterloo, noua imaginons cet cuirassiers de 1870 « C'étaient des hommes géants sur des chevaux colpaaes ') disait le poète, dans les .Mïserà~ës.

Gomme j'interroge le aeerétairetur les dé. butsdelasociété: EHe\a été fondée, repond enrésunie M.Brunet, grâce à l'initiative, à la persëvérahca d'un de nos camarades du 9' cuirassiers, Charles Staub. Elu tout d'abord préstdetit, il demiseionna bientôt pour céd&ria place & mou ami Brttnet, qui, te jour de la bataiUë, était comme mbi-mêmë maréchal des logis 'au 1"' cuirasaiers. Le 12_m)ti de l'an dernier nous donnions notre premi&re réunion; mais lasociêtêne fut conttituée qu'à la réunion du ~2 juin. 'Nous ayons célèbre notre premier anniversatre moins soleNnëHemont~quë nous' ne ferons demain. L'an passe le 6 août 75 survivants~etaient réunis au banquet organisé dans les salons de l'Union 'des; Soeietës re-gimentàirea, Maqùèlle' aou~adhérons. Ce jour-la les an.ciens. de la brigade Miche! fraternisërent avec leurscamarades de la division de Boanemams. On se rappelle sana doute que les première chargèrent, Ters ùna heure et demie, Btir Morebrona, ou aoudain, tit se heurtèrent dans la graad'rue du villaga à desbarricadez. Une pluie de balles massa-.cra ces cavaliers arrêtea dans leur élan, impuissants. « Comment donc sont-ils venus?'* u demandait Barrès à uno vieille femme dt< pays. « Avec de .grands gestes, reprend-il elle.me marque tous les points de l'horizon, puis de ea mainse couvre les yeux. Ils venaient de partout, brisés, fous,connaissant leur destin, cauchemar et tourbillon. Lee Allemands, quatre minutes à l'avance, sentirsjtt !aterretrefnbler.);La division de Bonne- mains, çompreMntles: 2', et 4'régiments, fut sacrifiée; sciemment, vars troia heures et demie, pour empêcher l'endem~do ` déborder notre droite ;etpormettre d'organiser la retraite..

Çea deux troupes de brave<,sont rouniee jamais dans une gloire commune.

Demain.jour.antuyersairo.ditM. Belœi! un de Nos camarades, M. Bonnot, du_3", ~époeera aux monuments do Morsbrona et do Reiehshoa'endeux belles couronùos de perles qui portent au milieu une branche do laurier et ausst une banderole tricolore avee.cM mots « Les Cuirassiers de ReiçhsIioRen à loura camarades morts pour la Patrie, a

QMiqMB~bnTenîr?

Je prie M. Beloeil de vouloir bien me conte? quelques souvenirs personnels sur la charge de !a division de Bonnemaiha. D'abord, il' as fait «tirer l'oreille!). n y auraittrop de choses à raconter; je nesauraislesquelleschoisir.

Mais j'iBBiste, je pose dos questions, etpea à peu mon interlocuteur revit en pensée ces heures tragiques et sublimes. Alors il se prend à narrer, sans ordre, su hasard des impressions qui surgissent. -–Je rapporterai ici quelques épisodes, quelques détails carac* téristiqnes avec le souci de reproduire bien plus !es impressions du narrateur que sea paroles textueUes.~

–Eh bien dit-il, puisque tout cela vous intéresse je puis vous assurer que j'ai vu la mort de bien près un~ balle a coupé ma ju- a gulaire et tué un homme derrière moi. Plut tard, d'ailleurs, à Sedan, ma jument futtuoa sous moi et j'ai ou lacuisae traversée d'une

balle. r~'

Dauaquel ordre etiez-vous disposés aw cours de la charge de Reichshoffen? –'Nous chargions par eacadron l'un apret


WGMTT

Le meeting hippique de Vichy a'est conMnue par un temps aplendide et nous ayons eu, dans son ensemble, uns journée agréable & tous les pointa de vue. 0

L'écurie d'Harcourt, toujours heureuse snr cet hippodrome, a commencé par enlever le Prix do la Source da l'Hôpital avec Xanthe, battant le favori Sparte.

Dans le Prix des Malavaux, Clermont, Watoska ont couru soua les couleurs de M. CIermontot, et la pouliche a gagné facilement, elle a laisao fair~ le jeu par Clermont jus. qu'au tournant delà ligne droite, où elle pae&ait comme une uùcho pour gagner MB3 lutte, maigre un bon eSort do Turquoise. Dans !o Prix de la Sociëtô du Sport de Franco, Violon était installé grand favori: parti en tête, il a coBSiamment dominé ses deux adversaires, battant facilement Savons. Toiraa venait ensuite devant ShefSeld et Le Rrennus.

Trois pariants seulement dans le Prix de Société d'Encouragement, l'épreuve la plus importante do la journée, que le favori Aoste. pour loque! on payait, une asaoz forte proportion, a enle.vë de 'quatre longueurs à Friponne Ivaahoé troisième à troit longueurs.

PRIX DE SOÙRGE L'HOPITAL t. Xantho (thorpo). Z.Sparte (Bridgetand).

3. Benjsmtnc (Jourdan).

Nonpiacés Ctair Ruisseau, Dssta, Rosa, .Egalité. FIessingua.

y PRIXDESMALAVAUX

t. Walas&a (G. Stero). Turquoise (Jordan). 3. Gai'Mce (Bridg-e)Md.).

Non placés CtMmont, Rainette, Casoar, Ma< tekiag, PUate.

PRIX

j DE LA SGGmTE DE SPORT DE PRANCE t. Violon (Parlement). 2. Savone [Temple-

.;man).–3.ToirasfBourtot).

Non plaças: Shefticld, Le Breanus. ..PRIX

t DE LA SOCIETE D'ENCOURAGEMENT il. Aosto (Thorpe').– 2. Friponne (Bridgeland). 3. Ivanhoë (Gomez).

S* PRIX DE LA SOCIÉTÉ DES STEEPLE CHASES DE FRANCE

1. Garde du Corps (Pantati). 2. Siroës (Gii-

dou). S. Lignion (Bertin).

Rapports dot Par: tmntnet

~oursa'I NMH Sttu~t.Pes. Pel.

Course' de~ Unité Unitë

BES CHEVAUX chev. 5 fr. 5 tf.

Xanths. G~n. t050 8.. .t"c. Hacé.. 5 M 6.. 8part.Spa.rte. P!acë.. 6.. 7;. Benjamine. PI&M.. 6.. 8..

~TB%?~'S* TP~P MÂ~T~Î~

&~S&& &i M~~iSR

t.ESERVtCEDEDEUXAHS

Après le général Godart, commandant le 8''corps à Bourges, voici, le général Pedoya. commandant le corps, qui profite de la prêBidenco de la distribution des prix aux Ïycéens de Montpellier pour éaumérer les. Avantages du service do deux ans.

L'armée et ta nation ne font qu'un. C'e~t moins ï'osprit de corps qu'il faut exalter que l'amour de !a patrie et Jes sentiments de solidarité qui doivent exister entre tous les enfants de notre chèro France; il nousfaatinsuMera nos jeunes générations ce sout&e sacre qui a anime les héros de P2 et qui, sa transformant en nn vent puissant, ba!aya tout, et rejetterait encore .aujourd'hui au delà de la frontière les armées ennemies qui au.raient l'audace d'envahir te territoire national. Le général Pédoya se déclare partisan do ïa suppression ie toutes les dispenses, mesure selon lui nécessaire pour égaliser les charges devant le service militaire et nous préparer avec les anciens dispensés une sojiido pépinière d'officiers de réserve. A L'ÉCOLE POLYTECHtOQUE

Voici la repartition des 230 élèves de Potytechnique sortis cette année:

79 soat sortis dans l'artiUerie'métropolitaine, 36 dans l'artillerie coloniale, 2 dans la .commissariat colonial, 67 dans le génie militaire, 10 dans le génie maritime, i ingénieur hydrographe, 4 dans la marine, 5 dans ~ea mines, 6 dans les manufactures de l'Etat. 48dana les ponts et chaussëes.ldaus les eaux et forêts, 1 dans te commissariat de la 'marine. Les ci&q premiers 'ont choisi les mines.

iE COMMANDANT BERTnELOT

Les amis que le commandant Berthelot compte en si grand nombre dans l'armée et dans la presse apprendront avec plaisir qu'ilest rétabli de l'accident dont il avait été si malencontreusement victime à la veille même de son départ pour la Franco.

On se rappelle que, parti avec la mission. envoyée à l'inauguration du monument do Rochambeau et à la tête de laquelle était le "général Brugèr.e, il fit une chute sur un parquet trop glissant, s'étant pris les pieds dans un pli du tapis; c'était à la derniëre soirée offerte à cos délégués. Dans sa chute, le commandant Berthelot se fractura te péroné, -et le tibia un peu au-dessus de l'articulation .delà cheville..

A son retour en France ons'apercut que la réduction avait 616 mal opérée et il fallut la recommencer.. Mais la vigoureuse constitution du sympathique oî6cicrsupérieur,son entrain et sa belle humeur ont abrégé la durée de l'épreuve et lui ont permis de la traverserga!me.nt.

Le commandant Berthelot va reprendre sa place à l'état-major du généra! Brugère. UNE rÉTmOH M GMÉnAL AMBRÉ

Le général André vient d'être saisi d'une pétition des habitants de Saint-Cyr, transmise par tes trois députés de la circonscription de Versailles. Elle a pour but d'annuler la défense faite, il y a une dizaine~ d'années, aux Saint-Cyriens par le général commandant l'Ecole, 'd'entrer dans les magasins ou autres établissements de la~commune pour y faire des acquisitions ou prendre des consommations.

Par suito do cette défense, les élevés sont actuellement obligés depronter des jours de sortie pour &Iler acheter leurs fournitures a Paris.

!ART)LLËR)EACHALOM

Un groupe de trois batteries à pied appartenant au 7" bataillon d'artillerie de forteresse de Besancon va venir prochainement tenir garnison à Ohâlons-sur-Marno, en rem-. placement des deux batteries montées du 25°

–pr~cA- DfrN Pe~eA- Tï~rn Pp~cë- Dem. [ ?fécd~ Dern. Prëcë- DMB. Précé" Desf~

6âO~T~~ E~ ~~F~rnES ~mS~~S~ i~ ~MSF~tSES ?ALE~~C&.SES MLEUM ET FOMS ETRAKSEM $~ ~6~ ~~eT~J~3~0 §~p~ ~d, de 5W 1. 559. ~~e~e~ ;9S20 X~&~ ~ptit0005 lMMBa~e~P~td~BS~ !lnuMn&'esdaFraasB.E.t.500fr.t.p 34 -'oNig.3Kremb.à600f. 4~50475 ProcM~-n.omsoQ-HeuEtoB.a.SOO~.t.p. 5S2.80.. RnEsie4%i894.-6.ëmissiom' !C330 Oo40

~o~.M~.M~M-MMB. ]M030!hBann!ioTrajisathmHaueaOO 405. 4M ), ObUg.de4M'ff.,mMfet6fr. li9. oNig.-3Xro~eUM.483.. 'i8t AciëriesdeFrance. 79Ï.. 7f3.. RnseieCoasoHdë4X<*et2'seria9.MM

~!f% 'M~Bt M3')5'i0095'!c~i'd~~cte" ~M57?C. -°de475ff.. 7fr. 143..14.1 Orl6ans,Mtionsde500f.i5t8..i517 ForgesetAcMrieadaN.etdat'E.147S..1478:. 3%OHS9t" 8S.87~

~com~. 10120' 10110 ~p~i~o~ ,~o B~g.6~),j~aet.)remb.à600t. 730.. 733 oNig.SXremb.aSCOf 46625 467 50 Chsrgour:rëunis,act.6aMO. 760..t 772. )n&rtenre4.%(0rtent). 9S45 MaO

-mJ~ Ob?<~mman~?'M5754'j7 -ob!ig.3%fsmb.à5aaf 45350'45a oblig.3<gi884 5N f 47050470 DuvaIfEtabUssaments).200t.2022.. Serbe40/0. 7240 7235

G ~~BB?S~8?!U.ES te £m'o. 10120 '°1, lOi, ~iÈr~t~93%' 2.GO ME50 75 M30 D~partes:entauxe00f.250f.p. ~5b 60 Ouest, aettonadeSOOf. 969.. 950 GrandaMoulinsdeCorben.act.deSOOf. tCS.. i70.. Tnrquie(DettaconYert!e).4%sënaD. 2S72 2877 «~SS tKfemb&SOOf t.c 56150 Mt~ con)tnunatesiS303'K' & 513 oM!g.3~fgSS. 44S50 4t7 oNig.3Kremb.à500f. 466.. 466 Richer(AncienneC!9).tu;t.de600f.ii75..tl74.. Ôb.deCons.4%tS90r.impair. Ma 7-~

~3<?4a0ftp 41950454 S~res~SS?' 45050~,0 E9t-A:gehea,BCt.Q9M(~ 730.733 obUg.S~nouv.r.àMOf.469.. 469 Soc.sgricoIed'exploitat.J.JatuzotetC., qq 99 Oblig.dePfio?iM4%t8'jO. 512..itt

S !Si 3~– .400f.t.p* 41075 4U foBciè''osiSK53~ 4St7;)48~ oNig.3% 45350454 Oa6St-Alg~rien,Mt.de500f.a6M'f.622.. 622 act.l00f.com.,t.p. 99.. 99.. ONig.Pnrilëg:se5%Douane3. SOS..599

Sg </43< tOOf.t.D. M650 50 !07. {oBCteres)S853X5'r&)Onf !M).00 EEtacMonsdesaof. 960 .960 Eaux(Cieg<'n<f.dee),Mt.deMOf.2000..2MO utX-oaeE'rMancCTC~MBEa': Banquet.R.P.dasPaya-AutfIchicns.. 452.

I.iæ> r,l~'à500f.toP' 5~150 5~:2, fobcér, ob.~g.<3~.Í888. 4J6[¡0,2" ~2000 2000 VALEURS ET q ot ;4,8'

S iSS 4<' MOft~ë 577 ~576 .) commaM!3X '40'M't ob!ig.5Kremb.a650f. 674. Ga~fCitPariaienne) .2Mf. 752.. 745 VALEuitSETFORDSETR&aBEHS 99.. 99.. BMqaeOttQmnMfict.desOOf.250f.pay. 560.. 560 !SS t<' SMf'to '676'~Nl commun?lL,~3~'v"" ~474 !U9 .'475 1°9 ..l' 3%itit.gStraQtiremb.&500 4G8.469 Cietransatlantique "-SMf. itt AuMcha4'Korta76-77-78-79~0-92. 19~9~ CrëNtaîobtIterEspa~lot.Act.dsiouis. 2425 232:

w t87S 4 500 f. P: 576 ..1 1>71. 0 commun¡);le~ Hj!i2 3. to ,1 1,74 1175" 3 7. int. gannti remb. h DOD f. 468 469 Cie Transatlantique f. Ill Autriche 4 or 187~ï1-78-7g..80-92. 10.90 Crédltle%obiliarEspagaol Act. de jouis. Qti 25 23 25

S tSN 2t% MOf~pI 3S3't3830 ~SrMi&35~80%tp"48j )- 3%BouY.:nt.cs.r.t-.tt500 47t.470 HetropolitamdePahe.Mt.aset.t.p. 543.. 538 Bu}garesfiœ9,r.a500fr. 407.. -AndttIcus(Ch.d8fs~,œt.ds500f. 175, -t/4' t00( t-p 99 <~m~te5i899'0?'t) 47875 478 Lyon-MM~racMMt.&5Mt. '1425..1420 OmnibuadePari)) 5M{. EgypteDetteUniQëanouvetla6X.Ht80 tti60 ChemmsAiitrteMMB-aot~TOtSsct.~f. 760.. 762

S <a9t-lSM2i/2Xr~OOftc 38i"~38~ 5' Bmt~dT~~avec'iof'! 4S -.1 47 cbUg.500f. i280. C!9g~.daTract<oa.zct.t6ef.t.p.. 20.. 20 ––PrhnIÉgiéMSt/XX. M5t5 Lo.mbnn!~S'jtd-Antnchi~).a=t.f'jCf.. SG50 87

~1 --? tOOft~~ 96 96 i 1 B~Yot3 47 oMig.SK. 46S. PMâna,oM.à~,t.p.&!ar<parHtion. 13575135 EspagM4Xe~F.n6g.c~aMdeU.S MÈrMioMM~C!6tt~.de3C!l.).act.509f. 050 !S98 2% MOf.t.p. 4M" 4-:[ ') OM.BMq.hypotMc~SSOr.s.'iOOOf 5SS.~ 5S8 ..1,1 obNg.3~fttsieB 4Ct,50 468 Sib~.pay~a. 26i:5<) 262 HeTJ~n!C[u67s845X~-c.pa~OOXenor 02 Korddet'Espagtte.Mt.deaOOf. iso., -t/4" M5f. M475 iOÎ l~tràMOf 45~ 453 (tbUg.S~tnaiMn 47075 470 Bons&totxiSSe. M3.. t04 Hongroia4%orn~cN.BM<K. Mï90 i04.. ;Sar!tgps&e(!t&drtd;,ect.<ïe50af. 276.. 276 BcmnmtM&mpomtttnSOe~t.n. 428 ~42775 Cr<SditJnda~ttomta.500f. SO~ Midi.MticM&MCt. K3$F.oi!40 Suez(CanatmariMme))tct.«MO<3953..3936 ItaUen5ï~t))2.. M)97 RM~-Ttnto. i(,93..t08P O~.TMi6SSei~?%4M 493M: LMa~ &9Cf. ~I:iOM -oM~.3StBt.~aa.e'ir. 48550;t65SO Saet!SoeMM6t?~ MM ..2940 PMtusa'~X~M-M" X9M 295t HueivacNttratCopper. 250

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L E C O Ü1 R 1 -E~%

Wa!asl:af$curie)..Gagn. 750 0 8.. ~c. Ptaco.. 950t250 Spart. Turquoise.Piaeo. 8.. 750

IGarance ~PlacB.~ 15 5D ':0

_Garance. Ptacë.. t550M..

Vioton; Gaga. <) 50 tO 50

S'c. P)Mé. 550 5 M

Spart. Stvone. Ptacë. 550 550

3' Ptacë.

PlacB.

Aoste. Gagn 750 9 M

<'o. P)~e<

3p:trt. Place.

P!ac&

Plaaé. I,

5. e. Garde du Corps.Gagn. 36 4t..

5'c. Ptac~ 12 1050

7p&rt,.Siroës.P!ac~ 8 750

Pl!tC9.

JEUDI 7 AOUT t902 A DEUX HEURES

PRIX D'HAUTE RIVE

A rectamsr –2,000 francs 930, mètres environ JulUard. 6 Fleur doPortuga! 62~, ~i T. Dugas. 5 Mesie. GO~ ~l, W. \\iacy. 3 Gondote. 60~ J. Lieux. 4 Oermont. 60 J. Lieux. 3 Wataska. MU T. Dngas. 4 Sabine II. 5S~ Nougaret. 2 FIsssingue. 5i Prince P. d'Arenberg.. 2 Quible. SO.t Vicomte d'Harcourt. 2 Xanthe. 50' Ch. Jordan 2 Benjamine. 48.'4 J.WadsworthRogers. 2 Sparte. 48}<; Rouit~rd. 2 Caire 48 E. Guyot. 2 Desta. 46)4 E. Veii-Pieard. 2 EoUenne. 42~ F. Watluns. 2 ExceUance. 42~ Y. E.Gayot. 2 Boulette. 42'4 JEcHï'te J. t~ScsxouSpafic.

PRIX DE LA SOCIÉTÉ SPORTIVE D'ENCOURAGEMENT

4,000 francs 2,500 mètres environ

Vicomte d'Hareourt. 3 CasteUamare. 58 E. Guyot 5 Vioton. 56 Comte de Fois. 3 DarbouHa 5G F. Waikms.3 Toiras. 56 Vicomtod'Harcourt. 3 HercuIanumII. 56 Vicomte d'Harcourt. 3 Savons. 5G Prince P. d'Arenberg.. 3 Shsffiefd. 54 W. Winoy. 3 Vu'cam IL. 54 Vte Ph. dEsp. de Pau! .3 Ménefas 54 Laing-Mackautay. 3 FiizPiutus. 54 M.Caillault. 3 Chaperon Rouge. 52K VteJ''h. d'Hsp.dePau) 3 Tapageur. 5t F. Watkins. 3 Le Hrennus. 51 F.Wapitis. 3 L'Enfant. 51 L. de Romanet. 3 Grand Citons. 51 ;L. de Rom~Mt. 3 EdshvsissU' 51 Vte Ph. d'Esp.de Paul 3 Bonnet Rosé. 51 Vicomted'Hareourt. 3 Heractee. 49~ EcMfte t!'Eafca!ep< ou EBar&aMïsn. PRIX DES REVES D'OR

25,000 francs 1,000 mètres environ

EdmondBIanc. 2 Caïus. 59 F. Watkins. 2 Revna. 55/; Edmond Blanc. 2 TigeHin. 55 Maurice de Gheest. 2 AkRobat. 55 DucdeGramont. 2 Camprador. 5.5 Layng-Mnckautay. 2 Sytvine. 55 z~') J.deSonkozanette. 2 Menestre! 55 W. Winey. 2 Laboareur. 55 W.Winey. 2 TrompUn. 55 Duc daBrissac. 2 Etoile. 53~

régiment d'artillerie, qui vont'aller incessamment au camp de Chalona contribuer à t& nouvelle formation de l'artillerie divisionnaire de 1& 12° division d'infanterie.

LEMMMOAt)TDU«S[]CHET"

Le capitaine de frégate Le Bris est nomme 1 capitaine de vaisseau; il se trouva être !e plus jeune ofScier de son grade il a quarante-sixansàpeiue. i

M. Le Bris est cet ofRcier supérieur dont ° la conduite, lors do la catastrophe de !a Mar- 1 tinique, a été si simplement admirabla. II î commandait la croiseur Sachet, à la division s des Antilles; le lendemain de l'épouvantable désastre, accompagne de quelques braves comme lui et malgré l'immense daagor, il débarqua au milieu des ruines fumantes de Saint-Pierre pour essayer, s'il en était temps encore, d'arracher quelque proie a la mort. Et il réussit à sauver quelques centaines de I malheureux qu'il St transporter à bord do son navire. Quelques semaines plus tard, charge d'à!- 1er protéger nos nationaux dans les ports du Vénézuela, alors en pleine insurrection, le commandant Le Bris a fait preuve, dans cette mission difSeile,-d'autant de tact que d'énergie.

Rappelons encore que M. La Bris fut 1 blessé aux côtés du commandant Rivière, lorsque celui-ci fut tué, en 1S83, sous Isa murs d'Hanoi.

PASSA6E BERBÈRE'

D'intéra!SaMteë'oxpér:ences' de passage de rivière viennent d'être faii.cs par ia il" divi- *iou, près d'Art-sur-Meurthe. Les hommes sont passés en radeaux, eu bateaux, sur des passerelles, etc.

Le clou a été le passage do: la rivière par une troupa lancée à ia poursuite d'un ennemi figuré par le S'hussards'et protégé par la'

compaguiecyclists.

BRAVE MuTE DE CHEVAL

Mardi après-midi, un cavaiie? du 15= régi- Il' ment de chasseurs, en garnison à Chalonssur-Marne, a fait, auprès do la porto SaintJeaa, une terrible chute de chevai, et. s'est fracture le crâne.

Le malheureux a été aussitôt transporte, &l'inGrmsrieregimontaire d'abord, et otisuite à l'hûpital mi!i.tairo. Son état est considère comme désespéré.. 1 DRANEPASStONm

Un soldat dal' classe, du rogimeateo-. loniai,a Rochefort.homméA.Grison, a tué hier, dacs les bois de Mortrou, sa, maîtresse, ) nommée Debert, âgée de vingt-nn ans, d'un coup de revolver derrière la tête, puis il s'est tiré une balle de revolver dans la tempe gauche. Le colonel du régiment avait refuse à Grisou l'autorisation de se marier avec la fille Debert, qui avait une très mauvaise repu- tation.. A!J MUSEE CE L'ARMEE

La petite-nlle du général Le Pays deBour- i jollyde Germaix,MIIe Champyde Bourjolly, vient d'envoyer au Musée de l'Armée un certain nombre d'objets se rattachant a la carrière militaire de son grand-père,' qui St ses premières armes sous le premier Empira j et mourut'sous le second. D'abord des portraits. Voici un tableau, .f peintal'huite, qui représente cet ofucier en unil'orme de colonel du 6" chasseurs à cheval, puis une miniature, où il ûguro en lieu- j tenant adjudant-major au régiment italien de chasseura à cheval (corps alliés), et, cnSn, 1, un portait de son frère Alexandre, qui fut égatement général, gravé en taille douce. Plusieurs armas et oQets militaires du général Le Pays de Bourjolly ont été soigneusement conservés: son sabre d'ofScier supérieur de cavaloi'te légère' (modèle de la Restauration), son épëe, sa dragonne, sa cein*

M. CfnUanK. 2 Chatte B)Mche.. 53'~ Comte de Fe!s. 2 Eunice II. 53)4 Vicomte d'Harcourt. 2 Mantinëe. 53X L. de Romanet. Ramnro. 53~ P. Watkins. 2 Werra. 53~ E-VeU-Picard. 2 Raf~e. 53; EonneettouCantpradOt'.

PRIXDELONGCHAMP

Handicap Ubre 10,000 fr. 2,000 mètres env, Vicomted'Harcoart. Catane. Vicomted'Harcourt. Aoste. Vicomte d'Ilarcourt. H&ractea. Vicomted'Harcourt. MonieUa. Comte de Fe!s. La Dragonr.e. Zubtaurr< Arkinglass. Ch.Bianchctti. Brab~.nt. VteP.d'EspousdePanI Bonnet Rosé. L. de Romanet. EdohveissII. Baron de Schick!er. Otivarez. EdmondBtanc. Fer. L. de Romanet. Grand Chêne. ComtodeFeIs. Darboutm. Gomt9de.Fets. LaPoigtterio. Comte deFeIs. MotitgtnHardII. Comte do Fels Florentins. Xubiaurre. Zsriine. W.Winey. RedOedar. · W. Winoy. Vutcaio 11. Baron do Nexon. Ma!ta. J. Lieux. Wataska. Prince P. d'Arenberg.. Sheff!e!d. J.HirschfeId. SaintSaëns. L. André. Rosine. F.Watkms. L'Enfatit. F. Watkms. Reut.i.èro. F. Watkins. Toiras. F. Watkitts. Le Erennus Zubiaurro. Ivry. Laing-Macau!ay. FitxPIatus. Ch.Jordan. Turquoise. F. Watkins. Lucrëca. F. Watkins. Karnac VteP.d'EspôusdcPaut Menetas. VteP.d'EspousdaPaul Tapageur. E.deSaint-Alary. Kaimae. E.deSaint-Alary. Knicknack. Baron de J~exon. Garance. PRIX DE L'ALLIER

1,000 francs i,SOO mètres environ

W. Winey. 6 Mont Saint Jean. 6': Comte de Fols. 4 LaPeignerie. 59~ ¡~ F. Watkins 3 Toiras. 56 Prince P. d'Arenberg.. 3 Shoffistd. 56 VtcPh. d'Hsp.de Pau) 3 Piiate. 56 VtoPI). d'Esp. de Faut 3 Bonnet Rosé. 56 A. GugMmi. 3 Mafeking. 56. W. Winey. 3 Vuicain II. 56'

F. Wat!Un' 3 Karnac. 56

Comte de Fe!s. 3 Montga.iI!ardII.. 56 Vicomte d'Harcourt. 3 MonteUa. 54'< Vicomte d'Harcourt.T 3 Catane. 54 H James Moore. 3 Rainette. 54~ y* Ch. Jordan. 3 Turquoiso. 54;~ F. Watkins. 3 Lucrèce. 54 Y. Comte de Fels. 3 La Dragonne. 54~ EeMrïe d'Eareourt ou Ecarie <!o

Fe:

Courses de BeauViiie. Grand Hôtel de laTerr~se sur hp~gs, I~ ordre. Essorant et café aa bord de hmer.Sar~e poarMtomobiles.–Pim MODÉBÊS.

ture, ses ëpaulcttes de Hentenant-général. Citons encore une cuiller en argent, de provenance russe, dont il sa servit pondant la campagne da Russie do 1812. Ses décorations sont nombreuses: une croix de chevalier de la Couronne de Far, datant du premier Empire une autre croix du mëma Ordre, devenu Ordre autrichien, après i8i5;une médaille do Sainte-Hélène; une croix et uns plaque de grand-officier do la Légion, d'honneur (second Empira), et une croix de chevaiier (Restauration, petit module). On a même conservé des centres (races et revers), dont Isa braachea cat été enlevées, de croix de commandeur de la Légion d'honneur, modè!odol848.

II faut également signaler deux médailles commemorativea en bronze. L'uaa a été ofrertc, comme l'inscription l'indique, par « l'Armée au duc d'Orléans a. L'autre est relative à la mort du maréchal Saint-Arnaud. .dHEMIN DE FER D'ORLÉANS

F&te <!e 5'AsscnBj:<Sen, B5 ae&4 9S~3 A l'occasion de la Fête de l'Assomption~ les billets d'aller et retour à prix. réduits qui auront été délivrés aux conditions des tarifs spéciaux G. V. n" 2 et G. V. ? -102, du samedi 9 au mercredi 50 août inclus, seront valables, pour le retour, jusqu'au dernier train du jeudi 21 août..

Ces billets conserveront la durée de validité déterminée par les tarifs précités lorsqu'elle expirera après le 21 août. CHEMINS DE'FER DE L'EST

Avïs.La Compagniedeschemina de fer de l'Est rappelle au public qu'a l'occasion da la Fête de l'Assomption, les coupons de retour des billetsd'aller et retour délivrés à partir du samedi 9 août seront valables, pour le retour, jusqu'au dernier train du jeudi 21 août.

Cette prolongation d3 validité s'appliquera également aux billets d'aller et retour actuellement délivrés entre les gares de l'Est, d'une, part, et certaines gares .du Nord et doP.-L.-M.,d'autrepart.

~CHEMMS BE FER DE L'OUEST

Fcî& de a''AasasBEmo!t

Augmentation- de la durée de validité des billets àprixréduits

A l'occasion de la Fête do l'Assomption, la durée de validité des coupons 'de retour des billots a prix réduits désignes ci-après, délivres du samedi 9 août, sera prolongée jusqu'au jeudi 91 août inclusivement:' 1" Billei.s de Bains de Mer (valables, normalement'! jours).

2" Billots d'aller etretour(grandoslignes). Billets d'Excursion au Mont-St-Michel. 4° Billets d'Excursion de Paris aa Havra avec trajet en bateau entre Rouen et le Havre. CHEMIN.DE FER D'ORLÉANS

B</fe?s de ~amH/e à prfx rëdt~s~'occas/on des Grandes Vacances

En vue de faciliter les déplacements pendant Isa Grandes Vacances, ]a Compagnie d'Orléans délivre jusqu'au ~octobre inclus, de tMjte~tatioa de son réseau pour toute station du réseau distante d'au mbias 125 ki]. de la station de départ, des billets d'aileret retour do famille en 1" 2~ et classas, aux conditions suivantes

Réduction de 50 0/0 sur le double du prix des billots simples pour chaque personne en sus de deux autrement dit, le prix du billet de famille, aller et retour, s'obtient en ajoutant au prix de quatre Billets simples le prix d'un de ces billets pour chaque membre de

NMTES ET PARTANTS PROBABLES

PRIXD'HAUTERIVE

TteurdePortuga. Gomez

Gondote. A. Clay Mesie. Benoît

Xanthe. Thorpo

Benjamine. Jordan.

Sparte. Brtdgiand

Desta. T.Robertt

QuiNe. J.Reifî

EoUenno. Thompson

Exceilence. X.

Boulatte. X.

PRIX DE LA. SOGIËTË SPORTIVE D'ENEOURAGEMENT

Tcira.s. Casta.ing

Le Brennas. X.

Darbouiin. Spears

Chaperon Rouge. J.Rain'

Bonne. Rosé.Ross Ross Vulcain II. Freemaa

Edelweiss II. Moreau

PRIX DES RÊVES D'OR

C&'nis. G.Stem

Reyna. A.Chiidî

Campra.dor. Macintyre

Menestre). Ross

Laboureur. X.

Tremplin. FreemM

Chatte Blanche. J.ReM

Eunice. Spears

Matinée. Thorpe

Ramure.t. Moreau

'Werra. Castaing

Rafale. Thompso!t

PRIX DE L'ALLIER

Sheffioid. J.Reia'

BonnetRose. Ross

La Dragonne. Spears

MontgMJiardII. X.

LaPeignsrie. X-

Monteiia. Thorpe

Catane. X.

Rainette. PJain

Turquoise. Jordan

MELTO~.

~®R®

H y avait plus de monne ~n'h~r. net aDfRSmidi, sur l'hippodrome da BouIognc-sur-Mer, où les courses ontëtë assez intéressantes; les deux Pr:x de la Société d'Encouragement ont réuni sous les ordres du starter des pelotons assez nombreux et donné lieu à de belles arrivées.

L'orage a malheureusement contrarié la reunion.

Le Prix du Gouvernement a été facilement cueilli par Andréo, malgré ses G3 kil. 1/2; Naughty Girl amemepria la eecoada place à Lock Lee.

Deux partants dans le Prix de la Société

!a famille on plus de deux l'itinéraire pe~ ne.pas être le même à l'aller qu'au retour les domestiques ont la faculté de prend; place dans une autre classe de voitura c mêms dans un autre train que la famille. Arrêt facultatif dans toutes les gares c parcours.

La darce de validité de ces billets est < 33 jours, non compris la jour du départ. CHEMINS DE FER DU KORD

EXFSS!T!ON D'ART RÈTMSPECT!F OE Bu~ERQU! Les Dimanches ~0, 24 et 3.! août ~02 et i:eKd?'ed~5 août (/'our de r.4.ssomptt<m). Train de plaisir express à prix très réduit en 2<= et classes, de

P~RZS a DUA~ERQUE

PLAGE DE MALO-LES-BAINS desservant Saint-Denis, Chantilly, Crei CIermont, Amiens, Albert et Arras. (Aller et retour dans 'la même journée.) Départ de Paris à 5 h. 30 du matin. Arrivée à Dunkorque à '10 h. 40 du matin. Départ de Dunkerque à 9 hJ du soir. Arrivée à Paris à 2 h. 22 du matin.' Prix des places (aller et retour compris) classe, -12 fr. 50 3" classe, 8 fr. 20. A~ota. Il ne sera pas admis de bagage a l'enregistrement.

CHEMIN DE FEU D'ORLÉANS

9 août ~902 EXCURSION de PARIS LOURDES et M PYRÉNÉES

BILLETS A PRIX REDUITS

Visite de Bordeaux, Bayonne, Biarritz, Pa' Lourdes, Pierrefitte, Cauterets, Lutz-SaiB Sauveur, Cirque .do Gavarnie, Bagnores-d( Bigorre, Luohon, Toulouse, Rocamado (Puits-de-Padirac).

Départ do Paris (quai d'Orsay), le 9 aoù Retour à Paris (quai d'0rsay(, le 23 août.

f~~MT ~~f~!) !M' 9?Mâ~!f~7

~EiM:i &i~i!jM M& Ë'Hâi%& ï:'t'ose (~5~0:~ i903 L'oMigation communale n" '703.239 de l'amprù) 2.60 0/018~~eat remboursée pM j 00.000 fr. L'obligation communiiten" 289.069 do Pemprm 3 0/0 48SO est rembourseB par 100.000 « L'obligation communale 30t.90u de rempru: 3 0/0 189t est rembours&e par tOO.OOO n'. L'obligation communale n" i99.069'aa l'empra: 2.60 0/0 1S99 eat remboursée par 00.000 fr. ~.MMttm~fOs des f<)'~o&~H<o)t~ Mt'HM ause ~o CM CM BS!7' scrotii put~ da; !<

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anortivo d'Encouragement où, aprèa une vive lutte, Canonnier a battu Corlay d'une encolure.

C A. TEE5 ISr

La dernière réunion du meeting de Caen n'a pas été favorisée par le temps, qui est reste orageux tout l'après-midi, avec pluie intermittente. Nous avons constate dans les deux enceintes le public ordinaire de ce genre de sport. Beaucoup de partante dans toutes les épreuves, qui se sont disputées sur une piste un peu alourdie parles pluies tombées pendant ces dernières vingt-quatre heures.

COURSES A US:EUX

PRONOSTICS

Prix du Conseil général. jEcmrïe THt. t<a!toMe< ou VtoSette.

Prix du Gouvernement de la République.–Vi~OMFenx ou VaBjaay.

Prix de la Société d'Encouragement pour l'amélioration ;du.cheval français de domisang. TatNtm&erg'ta ou ajfvi~e. Prix de la Société sportive d'Encouragement. €!3!a!M!;ot'et ou EeMF!e Botîen. Grand Pris de la Ville do Lisieux.–Ec. t<KttoMC< ou EcMfîe Mry..

Prix du Chemin do fer.– PaSMaase ou Coasf~isSe.

Prix de la Société dos SteepIe-Chasas de France. t.'Aî~!om SB ou Ecurie de CIemaoMt-TOMncrfc. "T1~)UVELLE§" Doivent remplir leurs engagements a Lisieux:

L'AigIonII.Lepanto, SatinII et Courtoisie (CoHicr), Aigfon (Ch. Barillar), G~rald (Priée). Chambovet (E. Pantall), Vienne (Fakes). Pailiasso et Monégasque no se présenteront pas a cette réunion.

Chevaux partis pour DeauviIIe Frascuelo. Maximum, Kakim&no, Jean Bart II, ~'Jageolet, Castiile, MaQeiuo:ooi:c do Longchamps, Vendetta, Wodan, Monœci Arx, Kaléidoscope, La Ronde, Jsl!y Gir!, Holo, Maximum II, Karamanie, Mademoiselle de Souderi, Camisole, Vieux Paris, Loctudy, Linaro, Salviati, Alatri, Nini Pinson, Mar&chalNiel, Surcoût et Milady.

L'entraîneur D. Reifîestarnvë à Chantilly, pour prendra !a direction des chevaux de M. de Soukozanette.

Apres avoir passe le poteau avec Autun, dMSioPrix dos Conscrits, Ed. Watkinsit a

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6t6de"sFconne. mals il ne s'est fait auent ma!. Dans la même épreuve, Dame de France arecaune atteinte.

CosmopOUte et Robo, retoaf d'Ostcade~ aont rentrés à Maiaons-LafËtto..

Apres sa courao <te dimanche a La Re*' chelle, M. F. Ménard a vendu Le Petit Tondw à un propriétaire de Niort.

Forfait a été déclaré hier pourExema dMt le Prix de Longchamps, à Deauville. ~OURSES ~BERNAY

SamedT9août

'jFmABMmE~CXE

AUcr. Trouvillo, départ midi.

Bernay, arrivée h.07.

Retour. Bernay, départ 5 h. 45 soif.' Trouville, arrivée G h. 49 soir.

TTraîm spacîa! TroMvitte Beraay (i~et2''classe3)

Aller. TrouviHe, départ midi 15.

Bornay, arrivae 1 h. X2.

Retour. Bernay, départ 6 h. 08.

TrouviUe, arrivée 7 h. 15.

En outre, la Compagnie avise lea sportames que des billets d'aller et retour spéciaux da Paris à TrouviUo aeront délivre* les 8, 9 eS 10 août et qu'ils donneront le dt'ott-d'arrêt à Bema'y à Fa~s)'.

1~ classe, 35 fr. 90. 2= classe, 25 fr. 95. Les coupons de retour de ces billeta seront valables jusqu'au 25 août inclusivement. SERVICE DES CHEMINS DE FER DU NORD ET DE L'OUEST

t!<MJt6SES mE B!'EA9JVtt<M!:

AVIS

A l'occasion des courses de DeauvUïo of des ventes de yearlings, les Compagnies do& Chemins de for du Nord et de l'Ouest mettront en circulation des trains spéciaux d'écuries chaque fois que le nombre de che'vaux en jnstiËora la commande.

ALITER

DÓp.t f, ])- lt, soir: arrivée il D<Spnrt do Cron,uCh-i soir: arrivée &

Achëres,.a 8 h. 09 soir; départ d'Achèros-

n 8 h. 32 soir arrivée à TrouviUs, à h. 1 matin..

RETOUR

Départ do Trouvillo, a 5 h. 40 matin arrivée à Achères, à H h. 28 départ d'Achërsa, à midi 28; arrivée à CreU, à i h. 56 soir. Toute dema-nde da changement d' dresse doi& èt3*a a.03ompa,gnae da Ofr. 50 en timbras-posts.

< de ~,t?P~9~HB'?m~B??BBM9

toutes VMS~–bMMn.M~ ï.aM6.

claire quotidienne adressée gratis sur dema.udo. lissiers (M. fondée en iS8~), 4, rue Drouot, Paris, ~HEB!T ~et bien toutes tes mttadia* 6 S H M M & t secrètes, toutes celles de la peaa, Wdes deuxssMs; par!ns Biacmts de~m'~ttfa du D'OH.ÏVÏEKdaParit, SE~LS approuoës, aufo!'tsesof/tC',Vo<<: d'Mne?'ëcamp.deS4,000 fc, Jugez, comparez ces témoignages authentiquas, CM garanties uniques d9 toute confiance. 59 sm da Euccéi: constants. )/I boite ds 25 biscuits, 5 fr, Brochure de SO pages avec 2 biscsits gratis.(t timbra) Consu!tst:OHS de~ a5 A.e~a' ~ettre.R..Rivoii,33~

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Ambigu, 8-h. 3/4. –La FieuristedesHa~ei~ StBny,S h. 1/'2. La Loterie. Pour ne pM l'ôtre.

Jo!: Théâtre Grevin,9 h. ))/'). -*Duraud et Durand.

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j.ajoums) e! <9a fs~sasM! dâsUtteat teateftapanBSUtim~ q~ant tat~ioa? ~etapubticite.

_LeGëra}it: LÉON COUCHOT.

Pans.–Imprimarie da Ist Presta, t6, raa du Croissant. Siiaa.rt, imprunaur.


"t'Mtre. Ce fut mon régiment, lo t" eairM-

eters, qui partit en avant, suivi à une CM- <ainedo mètres peut-être je ne sais rien de précis, je n'ai presque rien vu–par le -4' Au départ, nous avons d'abord rencontré un -avin le terrain~tait'fort difncile, mais noua Étions si lances qu'on ne tournait pas les obstacles: on passait & travers, voila tout. uea arbres nous henrtaient violemment de leurs brandies sans nous faire dévier même âne grosse branche me prit si violemment parle cou, que je me retrouvai assis sur mon paquetage je portais une énorme balafre à la gorge, et le eang coulait si bien sur ma cuirasse que mon capitaine me crut décapité.

–Vous souvenez-vous d'avoir vu MacMahon venir donner tordre décharger? '? Si je le revois! II arriva au galop, nutete da loin, on le voyait gesticuler, très rouge et tout blanc de cheveux et de barbiche. Quelques instants après, le 1" cuirassiers s'ébranlait. Mais, avant de couriràl'enmemi, nous avions été déjà très éprouvés par 3os baiïes et les obus. Les bailes, tirées très .loin de nous, ou les entendait venir. sssss et s'aplatir avec un bruit sec sur les chevaux ou sur les hommes.

Vous rappelez-vous ce que vous ëpronviez au moment d'arriver sur les lignes aHemandea?

EHeaS'ëta!ent disloquées, cherchant un refuge derrière les abris naturels, d'où selles nous criblaient de balles.. Pourtant je revois encore un homme je suis sûr de j'avoir culbute, celui-là–la face très pâ)o et qui me'regardait comme fasciné il était aansdoute si terrine par l'ouragan qu'il ne pouvait bouger. <' Que de choses horribles pendant ces instants-la! Le colonel de Lacarre, du 3~ cuirassiers.; décapité par un obus, resta cheval pendant une vingtaine de~ mètres, conduisatt encore !a charge.

Longtemps encore, M. Belœil parla, et j'écoutais avec admiration ce récit d'épopée. Comme dit l'Autre a Ah les braves gens a ¡) tLOMts FaiUard

Les Tr'r'i'bMLi~B.sE 'A !a~ Cour d'assises

Aujourd'hui comparaît devant la cour d'assises de la Seine, présidée par M. le conseiller Bédorez, le nommé Antoine Fourmann, retoucheur en photographie, cous l'accusation de meurtre ourJa personne do sa ~emme. Fourmann s'était séparé de sa femme en <90~. Sa petite Bile fut confiée à sa mèro qui avait intente une demande ea divorce. A partir de ce moment, l'accusé no cessa de persécuter sa femme il y eut dans la rue <!ea scëaee qui motivèrent souvent l'arrivée 'des agents. H aMrme qu'il nercherchait qu'à revoir sa, ipeiito n!!e. Mme I-'ourmann, au contraire, prétend que eon mari l'obsédait de demandes -argent. Le 4 avril 190?, il l'aborda boulevard Haùss*Dannet8tîeu surOUepar derrière. La balle, qui s'est logoo dans la poitrine, n~ pu encore être extraite.

Fourmann, interroge, déclare n'avoir autunantëcoaentjùdiciaife.

-=~=~=- n 'H ,i-s

T~8'MT?b'?€' ~~TT~'S' T

~&i& ~UUV&&M

GU!LLRUME ET N!COt.AS

Cnma'ndedeHeve): .La ville et te port, ornes de drapeaux et Tie guirlandes, revêtent un aspect de fête. Une salle de réception a été érigée prcs du port. Les vaisseaux de l'escadre russe et les jaavires de commerce sont pavoises jusqu'au ~autdesmAts.. Le Tsar s'est porté ce matin au-devant du

J~oheMzonem.

A dix heures, on aperçoit de !a rade l'ar7ivëa des vaisseaux: en tête le S~and&t't, ~yant a bord les deux souverains, puis dans ?on sillage le JJohetuottet-~ et à la suite lea croiseurs Prm!-7~et)u'etchet Nt/mphe, A dix heures un quart l'escadre salue de ~eg canons. La ~a~dat't passe alors devant 'efroctdel'ëscadre.

cHUTn~cRav&

On nous t&Mphonede Fontenay-sous-'Bois: Un anumëur de reYerbëree; le nomme ~rossart, âgé de quarante-deux aus, était '-monté sur une écheite pour nattoyerun bec jte gaz, quatuil'écheUe se rompit. Brossart.precLpité sur le sol,:so Et à la jt)aae du crâne une grayeb!essur0. Le malheureux~ été transporte moaraNt à ~'hôpital Saint-Antoine.

ENTRE PÈRE ETF!LS

JLe l" août dernier, un gorrurier nommé ~ùia Jean, Si ans, demeurant, 65, rue d'u~ jPot))t-du-Jpur, à BpuIogne-sur-Seine, fêtait Frappe Ytplemment, par son: nia. Quelques 3our8 après, il décédait à Lasnnoc. Sur com3niaBion deM.,de~VaM€ !e; docteur Socquet 'faprocedérM'autopai6 du décédé.

MORT SUBtTE

fin homme, paraissant :tgé de quarante UNS, aété trouve mort, cet après-midi, vers quatre heures, dana les cabinets d'aisance ~itdés sur Jes berges du quai Malaqusit.

BULLETIN GOMMER~IAL MARCHE DE PARIS

Mois Btés Farin..Lin Cb!za Àtcoot Sucre

'courant 2!60 29SO 78.. ''5775 31 ?5 21 c'f

.Sept. M40 :TM '7650 59M 3i50 2) M

5ep.-oc. M'40'276~

adern.. MM 27~ 74.. SOfO 3i7à td'oct.. t~M

t<tenov. 29 2a ?45

<prcm.M25 5925 3X75 I M./ ~demai's .). 2S5C

LE HAVRE NE~-TTORE.

L8 HAVAE ';NEW-YORR

Mcis CaM Laine Coton CaM Coton BlÉs.~ F~'ricr 36M'~i.. 4S50 5.45 758

-Mar: 365P~t.50 50 M3T 37 5:45 45 7M.

]M[ai. 30 75 152 50 4937 5'60 753/4 Août. 3525 i44.. 5575 87, 560-8t6 3/4 Septem 3550145.. M 12 5C5 778 73t/8 Octobre. 3575)4550 MX4 25 535. ~6j Movemb Et).. !4650 5050 5 30 759 Decemb. M.. i47.. 4'J75 540 757 733/4

Ga.Ma.A New-York, le marche est faible. tnr tes avis du Brésj!, l'augmentation des recettes a occasionne de nombreuses reventes; Da .son c&té,le Havre, inftuencé par lesm&mes ~vis, nous envoie des avis plus BcaJmes et la ctôture se fait en reçut de 25 centimes pour toutes les époques.

CctoMB.–Le bureau de 'Washington, dans son rapport hebdomadaire, donne des renseignements favoraMes sur la situation des cotonniers. Apres des Suctuaiions de hausse et de caisse, !ac!ôtMe se fait soutenue. `

An Havre, ies cour? de midi ne signaleBi t)U<:unchMge!P~notaNe sur hier.

~ï~aèB. Cours ihchangês.eJoture ca!me. Sucres.–Le marche a dénoté nue tendance joarde dès t'ouverture, par suite des reventes de ecurant paries haussiers. Les cours ont Héchi de25 a 37centimea sur hier 'pour le rapprocha et de 6 a.tX centimes pour le

.K'vraMe~

Mes et jfar!ncs. Les offres ont été p]us emportantes aujourd'hui et les cours ont subi un ~ecu! de 20 à 30 centimes suivant ies époques, mà)sré tes avis contradictoires snr te résultat des Daiiagas. OMtarar !$u)f<ie ;mx p]ws bat pn: ~)J«H'<.

AU JARD!N DES PLANTES Le Rat dt~~te~p~~ Une surprise. –Le rat à. traatformations. Interview du gaj'tHen.

Supplique

La ménagerie du Jardin des Plantas vient de s'enrichir d'un pensionnaire peu commun et devant lequel stationaera cartel la fouie ébahie un rat de journal.

Ce rat a son histoire. H fut capturé en plein boulevard des Italiens dans les bureaux de notre confrère le Temps. L'hôtel du Temps est de construction ancienne il ne faut donc pas s'étonner que les rongeurs essaient d'écorner de leurs dents aiguës les feuilletons de M. Larroumét, voire hon'esco re/ere~s.' ceux plus nombreux etplus nourrissants de notre oncle Francisque Sarcey, de regrettée mémoire.

Mais ce rat oSrait cette particularité d'être d'une espèce rare,que dis-je rare.introuvable; c'était un rat blanc.un rat aristocratique,un rat de feuille a quinze centimes et qni savait bien ea qu'il faisait, le mâtin, en se glissant dans un piège qui devait lui valoir une place d'honneur au Muséum d'histoire naturelle et une aussi jolie publicité,

Je me suie donc rendu au Jardin des Plantes, où, après une promenade désespérée de l'antilope à l'éléphant et du condor au crocodile, j'ai pu enfin être admis à contempler le mus a~mMS du boulevard des Itf-

Hens.

Aa p&vlllon des Singes

II a pris sa retraite au pavillon des Singes, où se trouvent bon nombre do ses congénères, minces souris et rats d'égout tout à fait domestiqués et quêtant les miettes dn pain comme do vulgaires ours.

Et voici !e gardien.

Le rat du Temps! Oh! une trouvaille, monsieur, un spécimen tout à fait extraordinaire. Je vais vous conduire.

Délaissant une seconds laporte ou se près. sont les visiteurs, parmi lesquels une caravane anglaise suante et poussiéreuse, le guide me conduit:

–Nous n'avons qu'une peur, c'est de ne pas le conserver; cesespècessauvages meurent en cage. Nous avons essaye maintes fois das croisements avec nos rats a nous, nés eh captivité, mais jamais noua n'avons pu réussir. C'est grand dommage, car s' cette petite bête vouait a expirer, il y aurait une lacune dans nos collections. –C'est donc une trouvaille?

Inespérée. Jamais jo n'ai vu rat semblable ;il est entièrement blanc; mais les pattes et la queue sont noires. Hein/qu'en ditesvous ? C'estprodigieux. J'acquiesce, ému. Nous voici devant la ca?e veuve encore de toute inscription. Le « spécimen s unique est invisible, enfoui sous un amas de foin. 'Unoaortque la nuit, murmura le gardien Je vous avouerai même q"e je ne l'ai pas revu depuis qu'il estontré ici.

Mais je tiens à-voir le prodige. Le gardien sans pitié pour-le sommeil de son pensionnaire, introduit une tige de fer dans la Sage, soulève le foin.

Vous allez voir. tout b)anc.avec dee pattes noires. Le foin remue, !e rat aS'olé saute et s'accroche, palpitant, aux barreaux 'de la cage. _Ah mon Dieu s'écrie mon ocercne, .désole.

–.Quoi-dpnc?,

–II n'avait pas !cs pattoa noif&s.! Ei; sa queue, saqueuo n'est pas.noiro non plus. Et le bravo homme explique que cette teinte inusitée était due sans doute a la malpropreto <iu piège. Dans le foin, JacoulQur natureMe a pris le dessus, et, voila un rat vulgaire, trea vulgaire, aux paHos~roses, à la aueu&rose.unrat qui nous regards de ses petits yeux effarés, en tremblant de tous ses

membres.

II a les yeux noirs cependant, ajoute le gardien en manière de consolation, et d'habitude, !es rats blanca ontles yeux rouges. Et il laissa tomber sa badine de fer. Le rat du Temps réintègre son foui prestement, tandis que les singes voisins exhibant en ricanant des postérieurs comparables, sauf votre respect, a de petits baHons ronges. Pauvre bestiole qui va mourir bientôt là, mourir du regret de sa liberté perdue, ou regret aussi peut-être de cette prosa à laquelle on lui laissa à peine le temps de goûter et dont'il lui reste une vague nostalgie! Puisqu'elle est d'une espèce commune, ne pourrait-on' .la laisser iUër.? L'œi! de ce rat de journal m'a boule verse il avait l'air de me dire': <Veyons,'toi, un confrère, ne me laisse pas la; maintenant que j'ai produit mon petit eSet, je voudraiabien m'en aller! Je n'ai rien d'extraordinaire; si j'ai eu de l'ambii.ibn, je m'en repens. Renvoie-mbi a mos.chères çpl-

le.ctioas'a

Mais jo ne puis, hélas que transmettre à _qui~ de droit cette, plainte d'un rat démocratique, qui'partago sa .douloureuse captivité avec un autre, gris de fer coiui-la, do l'espèce dénommée pittoresquement uu!cat~s. .HeMt'ï'Btmveo'MOis~

.t~:ï~S[_i~~i:r~

.~On -patla~beaucoup,.d&na.le pMnde médical d'une innovation destinée a rendre les .plus émirients services aux- a3'aiMis, déprimés malades au régime, ainsi qu'aux femmes enceintes, aux nourrices et aux enfants. Il s'agit d'un pain. compiet, Manc.savouTeux et rëpondant. aux desiderata des maîtres de l'hygtëne, qui l'ont expërimentô avec soia et succès dans les hôpitaux de Paris. Sa richesse en phosphates assimilables le rend particulièrement tonique et nutritif; grâce aux Éléments de son qu'il contient, tous les estomacs peuvent le digérer.

Le docteur P. DevaUet a donné la formule du « Boa Pain D a l'ingénieur Dathis, qui le fabrique par un procède tout mécanique et aseptique. ` Le « Bon Pain N se vend par abonnements mensuels; soit 20 francs par mois, franco Paris, pour deux pains par jour.et 18 francs province; et étranger, port en plus. Le a Bon Pain ') se conserve indéfiniment. Adresser demàndëset fonds à l'administrateur du « Bon Pain i). 33, avenue de l'Opéra, Paria. (EchantiHon franco contre 50 centimes.)

T 'E<<3 t~fï'P'R'~ ? V~WNf A Y<Ï~Q

L&a JvU i&ù LiïvN~iAia&a

Gréât attractioD.–Un jeu populaire. Incidents comiques.

C'est demain que les Joutes Lyonnaises donnent leur fête annuehe sur l'emptacement habitue!, quai d'Autouil. Déatramtdoanercette~Bnee un attrait tout particulier à cette fête, un déS a été lance au gagnant du Championnat de Rive-deŒer, M. Bouchardon. Celui-o, qui vient de « tomber dernioreme&t !e champion de Lyon, a accepté le deB, et it aura à jouter avec un de nos meilioursjouteura parisiens, M. Lauronçoa, champton de Paris. La lutte aéra disputée avec acharnement.

Les incideats comIqaM

Si les joutee passionnent le public, !e<t incidents comiques sont ta pour te faire rire. Parmi tes plus connu)!, en voici deux des plus caractéristiques:

L'an dernier, ;au moment se terminait le concoura au mât de beaupré, un paysan, tout ïraia arrivé de son village, se présente au contrôle avec un riflard rouge sous le bras et tenant d'une main un panier qui contenait deux canardaet del'autre des sabots de bois Maac. Inutile do dire que le téméraire n'aHa ~M t<Ht <~ qt'M tomto dtM t'$aWt <Meempa-

gn6 de aon parapMe, ees canarda et de NOtt sabots.

Dans un autre tourno!, un mervei!Ioux pipngeur étonna t'asaistance. Du haut du mat de beaupré, it piqua:! dans le aeuvo des têtesvertigineuBM. Mais queUonofutpasIastNpeur des epectateurs quand on le vM remonter à la surface tenant entre ses denta un magniHquepoiMon. Une deuxième, une troi<ièmo foia, il plonges, et chaque fois il reparut avec un nouveau poisson. Personne ne comprenait rien à cette pêche miraculeuse. Le tour était pourtant bien simple les poissons étaient cachés dans le maillot du plongeur. STtCK.

JoM~~a~~ dM So!~

LTSS FAITS

~SMt6dt!pap9 papa

Le Temps:

Rome, 6 août. On dément,'dans l'entourage du pape les bruita d'indisposition qu: ont couru hier. LéonXIH éprouva bien de temps en temps quelque faiblesse, mais ea aanté générale n'a pas changé et ne donne lieu à aucune inquiétude.

Une ~TMion à la dynamita,

LaLtbertë:

New-York, 6 août. Gus Hyatt, ~le brigand qui avait pour apéciaUto d'arrêter les trains do chemins de fer, s'est évadé avec seize autres forçats de la prison centrale du Tennessee.

L'un dos fugitifs, Edward Charney, été tué d'un coupdefusiiparun gardien.. Les prisonniers s'étaient procuré de !a dynamite avec !aqueUo ils ont fait sauter les porteadela prison.

It'entr97Md'Isohl

La Pa<fte

Lendres, 8 août. La correspondant, du Standard à Vienne prétend savoir que les question* miHtaires qui sont actuellement a l'étude àischlont traita une guerre éventuelle entre l'Autriche et la Rutsic. `

LES IT)E:ES

U!i9prtpoamouMagI<t!M

La Pa~'te, sous la signature do M. Lucien MiUovoyo~ commente ainsi une invitation faite par l'Angleterre a la Russie et a la France de s'unir a elle pour protéger l'indépendance do la Hollande

Dans quelques années, )ailotte française aura cessé d'être supérieure a ta Hotte américaine, et elle sera inférieure :t is flotte atiemande. Si douloureuse que soit cette constatation, nous avons le devoir d'en déterminer les causes, d'en préciser les conséquences. Je suis résoiu a ouvrir !e débat sur ce point dans ia presse, a la.

tribune. J'y reviendrai.

Y Li~rto

Le remps termine ainsi stsapprëoatioDS sur la liberté que l'on doit a toutes les croyances..

Nous restons quelques-uns qui, dansia crise d'hier et dans ]a crise d'à présent, n'avons eu d'autre guide que le .souci de ia justice. Nous n'ayons.pas demanda quelle Était leur. religion à eaux qui réclamaient'tes garanties imprescriptibles du drnit et do la .loi. Tour a tour, les partis et les confessions les invoquent pour soi et !es' refusent à leurs .adversaires. Nous ne changeons, pas en prociajnant,'aujourd'hui comme hier, qu'eHes sont dues strictement dues a tout le.monde.. d: J~ ..0<as qu'on my~iEe-~

La Ltbe)'!< cmei; ces rëfiexions sur la fausseté des attaques faites contre le libéralisme au nom da la défense républicaine Seulement les duperies tes plus adroites n'ont qu'un temps, et les Humbert eux-mêmes, qui étaient bien au moins aussi intelligents que ips Combes et consorts, ont Hni par voir craquer l'échafaudage supérieurement ingénieux de leur fortune. Quet craquement te jour pu notre, pays s'apercevra de'Ia gigantesque mystification par ou, depuis quatre années, la défense dite républicaine lui escroque sa confiance! Re Boa7ea.Ti maire'de Marseille

Le Journa! des Dë&a~s émet ces commentaires au sujet des incidents qui se sont produits a Marseille après l'élection du nouveau maire. Comme on poÙYai! s'y attendre, te parti socialiste rëvoiutionnaire, battu aux élections du 27 juillet et du 3 août, a essayé de troubler l'ordre dans la rue et de .témoigner, par de~ cris et par des coups, ta mauvaise humeur que ses journaux manifestent si violemment dans leurs articles. Mais pa;' la ferme répression dont sa tentative a été l'objet, il a du s'apercevoir que les .temps étaient ~langés.

aes~e R~B~'aa p'~aa~f~att~e*

UM PEU P~BTOUT

Mor'aix. La police vient d'arrêter les nommes Auguste Doubiet, âge ds vingt et un ans, originaire'de' Luné.'iire, et'Auguste Beaùm&nt, s[gé de ving.tans, ne u Orléans, ponr émission de fausses pi.ëees-d'un franc, aux miUësimest899-t90i et de cinq francs M millésime de t867; Une perquisition faite A leur domicile aamené ta. découverte d'un matériet complet de"faaxmonnayeurs..

Kie). L'aércnauic Strohschneider, ayant l'ait luntU une Mben'sion en bation', est tombe avec sonbaUon dans Ja port de guerre. Le prince Henri, frère 'de rEmperaùr, qui avait 'été témoin de l'ao'cident, se. rendit immédiatement à bord du ~aMef- !te~i 7~ au: seconrs de t'aéronaute, qu'il a été assez heureux de Stuvar.

Aj~ecio. Un crime hornb!e vient d'Être découvert M t6 kilométrés de Bonifaeio, dans les parages du goife de Santa-Manza; un berger. nommeFrascono, a étetuô a coups de couteau; on en comptait vingt-deux a la tête seulement. L'auteur de ce meurtre n'est pas connu mais on suppose que c'est un ItaUen originaire de Sar–daigne Frascono avait séjourne anciennemerrt. Vanne.Ce matin, M. Riou, sénateur, maira de Vannes a procède au mariage de M. le chef de bataillon Appert, du 4' zouaves, fils du générai Appert, ancien ambassadeur à Saint-Petorsbourg avec MHe~ Germaine JLe Riche de

Breutipont..

Les Moines (lowa). La capitaine J.-N. Me. Ctanahau a perdu la ~ain droite a la suite d'une poignée de mains que lui a. donnée un ami. Cette poignée de mains a été si énergique qua plusieurs petttsos delà main du capitaine ont été brisés, ce. qui a causé.uae.excroissance cancéreuse a la sutte de laquelle l'amputation a ductre opérée, Bruxelles. Le commandant boer Marity Bdthaest arrivëa La Panne, sur'te Httora) be!ge, pour retrouver sa femme et ses enfants qu'ii n'avait pas vus depuis trois ans. La première entrevue a été touchante. Les personnes en villégiature sur ce point ont manifeste leurs sympathies au commandant qui passera t'été à la viUaFéticite.

Dieppe. Un nommé Ledpux, crieùr de journaux, a été attaqué cette nuit par de* rôdeurs et grièvement b;essë. Les agresseurs ont été arrêtés.

s Sur demande/at~e, sott à M05 bufeaux, Ot<pa}'!e<h'e accompagnée, de timbres, maMdat ou bo~ de poste, Mous set'cons des abonnements de sa!soa a~x prtx sutuan<s 50 ce?tttntes pOMr une semattte, /rancpOM)' qtunze jours, 2/'ra)tcSpou!' un moï's.

EN GREVE

Onnoust~téphoned'iYry: i

Cet après-midi, une cinquantaine d ouvriers de MM. Dedenno et Porchot, etitrepreneurs do travaux publiée; ae sont mi3 on grovo. Une bagarre s'est produite entro lea ouvriers gréviatea et ceux qui n'avaient pas abandonnéletravai!.

La-poiice a dû appeler !a geadarmerïe~ MB eeceurs pou)' ~iepe~ef le~mMifeatanta.

LA LO! LtBE!!T!C!!)E LA NOUVELLE H6UE ->

Pouf l'enseignement libre. Le programme et t'a.ction.

Nous avons eu aujourd'hui quelques instants d'entretien avec M. François de WittGuizot, te secrétaire génôral de la nouvelle Ligue do l'enseignement libre dont noua avons puMié l'appel.

Notre programme, nous dit-il, a pour base la défense de la iiberté d'enseignement si outrageusement violée aujourd'hui. Les personnalités iesp!ns diverses, émues de 1'iHsgalitédes mesures prises par M. Combes contre les écoles libres, ont décidé de s'unir pout-crcer en France 'un mouvement d'opinion.

'Les membres du comitëvons les connaissez, 'leurs noms indiquent suffisamment qnaila pensée a dictô leur concours. Au sein de la Ligue nous vouions faire abstraction complète des «cloisons confossionneUes )). D'aiiïeurs, voyez' plutôt parmi ses principaux membres:MM.Denys Cochin, Bruneticro sont caLhoiiques ardenis MM. Berger 'et mbi-mcmo'sommes protestants.~ Si nous ne faisons pas de religion, nous vouions aussi ne point faire de potitiqne de :partt. Nous acceptons tous les concours des libéraux dignes do ce nom et décidés a combattre pour la hberte

d'enseignement.

Nous avons place la nouveila Ligue sons le régime de la loi de iMt.Une déclaration vient d'être faite à ta-préfecture de .poUee, et.nous sommes prêts maintenant a combattre nos adversaires sur le terrain de la )cga)ite.

–QueUIe sera votre action? Nons.voulons r6unirdans une même Ligne tons tes citoyens épris de liberté. Pour répandre et faire plus efficace notre action, nous aurons recours a la presse et a !a grande publicité das réunions.. Des maintenant, nous allons organiser des conférences a Paris et dans les principaux centres de province où les membres de ta Ligue prendront )a parole.

Nous allons 'constituer un bureau juridique, .'comprenant des avocats de Paris et de province qui vont former une espèce de Conseil de Contentieux destine à guider les congrégation!! lésées par les décrets et pour lesquelles un recours peut être formulé. v

Et'tandis que mon interlocuteur, s'animant, me parle des mesures prisas, doa expulsions auxqueltea i] a assisté, je songe a son aïeul, a l'historien protestant Guixot, défendant lui-aussi ia ïiberté d'onsotgnamont à !a triTbUne da la Chambre, aux applaudissements de Montalembort et do Lacordaire.

L'APPUCA'nOM DES DÉCRETS La résisiaace ea province

L'agitation soulevée par l'application des décrets de M. Combes continue surdiEFërents points du territoire.

f.,es dspôchesqui nous sont parvenues pendant la journée semblent indiquer que la si~uatiou ne s'est nullement améliorée. Des troubles sont à craindre et les préfets so.~ moutt'ont inquiets.

.Dans l'OMst Ett Bretagne,. l'abbé Gayraud continue à parcourir la région et encourage & laréBis– tanca. M. SouMgou etiea principaux personnages politiques ont etë .pries par le préfet d'intervenir pour décider Ips scours à partir volon- tairement, mais ils ont refuaé d'ôcouter les conseils duprefet.' Ds Landerneau, on nous télégraphie queM. Villiera, dëpùto, fera ce soir une réunion. M. !e comte de Mua parcourt la région de Roscoa' et de Saint~bI-de-Leon, encourageant a la résistance.sans violence. MM. Mœrdës, commissaire spécial, et Robert, commissaire de police de Lambezellec, sont partis pour Quimper prendre les ordres du~profet. Ils se présenteront une première fois pour procéder à l'expulsion des sœurs et, en cas da résistance, réquisitionneront les troupes; déjà désignées pour leur prêter mainforte.

A Saist-Etlense

tesdéoretsont été appliques hier aans incident à Veauche. Le sous-préfet deMonthrisons'est'transportéà Saint-André-le-Puy; les sceurs étaient parties. Seule, Mlle Dugas de la Catonniere, propriëjtairc del'immauble, se présenta au sous-préfet; slle refusa designëri'ëngagement de ne pas rouvrir l'école. L'établissement étant, vide, les sesllés na furentpaa apposés.

Dans 1& Lésera

On a procédé, sans rencontrer da résistance, à la fermeture de dix établissements congrôgaaistes dans la Lozère. A Aumont, l'intervention de la gendarmerie a été nécessaire. Deux hommes ont etë ~Megsés au cours d'une bagarre.

'Da.!is..l'Ar<Ïèch9.-

L'établissement congcéganiste pour l'enseignement dss Filles de.Ià Prësentatton do

Marie;'succarsàle do la maisoB-mera siss à

Bourg-Saint-Àndë.oI (Ardëche), a été formé ce matin sans aucua'incident. Lesl'elig~eusos.'sauf la supérieure, avaient quitte de bonne heure:étab!isse.ment-ppur se rendre rue du .Bon-Pasteur, à Atx, ou est la. maison provinciale,âpres enteaté préa.lableavecle commissaire central. Ces Yoligieueës se croyaient aufomées en ve-rtu des décrets de")859 et 1860. Elles'ont dépose une demande d'autorisation régu-

lière.

Les scellés ont été apposéa. Cette opération n'a causé, aucun attroupement.

CA'B 'BA'Q~-ErB

taE~ESMm~Mm' <?eant<orra!M

Les yeux de Jean Lorrain s'agrandissent

ets'ecarquillent pour mieux voir,–et tout voir; ses narines s'ouvrent pour qu'aucun parfum ne leur échappe, ses~estes semblent vou!oir ramener à soi tou:e?a vie, toutes les sensations.

lise penche vers les vices et tes tares des hommes et dés âmes, il lès aaalyse, il les soumet a des expériences; il est expert a la recherche des exceptions, il veut découvrir des beautés ou dos hideurs, et son visage dit quelles journées il a passées pour connaître~ et savoir: Voyageur, il a parcouru le monde et tousicsmondes.

Touta coup, il a quitte Paris, et c'est maintenant vers ta Riviera que ses yeux guettent leurs proies. II s'obstine u suivre ta foule cosmopolite de plaça en place, de plage en plage, d'hôtel en casiuo; et, lorsqu'il revient à Paris, c'est encore dans le hall d'un grand hôtel qu'on le rencontre, en étranger, ea

passant..

Avec un ëtonnement douloureux, il rettouve tpat comme il l'a laisse les mêmes hommes, les mêmes femmes, qui ne progressent plus, qui ne vivent plus, quistagnent. No pas se transformer, c'est mourir! c'est avec une peine profonde qu'au retour, on retrouve les mêmes gens, avec la même face plus vieillie, les mêmes traits plus creuses, les mêmes gestes devenus des tics; on lesrëvoit, tons et toutes, ngés dans lea attitudes et les habitudes prises, sans effort pour se transformer et pour vivre h)

Cependant, lui aussi est resté le même. Je le reconnais semblable à lui-même, tel que je le vis jadis dans des couloirs de théâtre ou dans la rue. Ce sont les mêmes yeux glauques, la même moustache dorée, la même mâchoire saillante et le temps, cependant, semble ne pas avoir eu de prise sur lui, on devine que la fatigue s'use sur lui, on devine que son activité nerveuses'accroît' sans cesse, que aca sens s'affinent ei. que sa pehaée est Blustenace et pluapén~fMte.

C< qu'i! découvert do la vie ne !a Mt!sf&itpaa, il faut chercher et trouver autre chose; il n'en reata pae à des Mutation* éprouvées, il en déairo de nouvelles. Les mots se précipitent pel<-mêle sur set tëvres, venus trop vite et moins rapidescepehdant que les idées qui se succèdent, qui le forcent à parler sens trêve, à ne pas dire Tout M /att pour dtre à peu pt'cs tout' Mais, a bavarder, nous sommes bien loin de notre enquête il faut, maladroitement, y revenir

Le< poètes ne se vendent pas' H n'y a pas que les poètes: cependant, ils se vendent moins que tout autre parce que. II y a tant de causes'l'époque, l'absence de critique littéraire, l'absence de poètes populaires, le manque de temps, et puis?.. il y a de grands poètes Régnier, Vcrhooren, Francis Tames derrière eux se presse la meute lamentable des imitateurs. A quoi bon lire les élèves, puisqu'on est certain de trouver chez les maîtres les boautésessentielles. Los maitres.se vendent à peine, dites-vous? les imitateurs arrivent à dégoûter le lecteur de celui qu'ils imitent.

'Jean Lorrain àbeaucouplu.

Lo moindre poète soucieux de connaître 'son avis,– et avec l'espoir peut-être que Jean Lorrain dira u~motdel'œuvre,–lui adresse son livre.

Jean Lorra!ha beaucoup lu; il peut parler! des couvres actuelles en coauaissahce de! cause; il ne s'arrête pa* à ceux quise sont Sxésaune prosodie ancienne, il parle des i novateurs qui ont tenté do créer ~desformulespoétiques.. Pour mémoire, il cite quelques noms do~ poètes qui de loin sont encore Parnassiens ;j derrière eux, il y a aussi des imitateurs, car à Paris il faut qu'on imite quelqu'un: colu* qui.a du succès. Le rêve do tout jeune écrivain est de faire des pièces comme Capus ou comme Feydaau; le rêve de tout comédien estdo jouer comme Guitry~ ou de jouer comme Rejane. Il y a une mode, une mode littéraire, c'est le boulevard qui s'impose, et eUe ne dépasse pas le boulevard. Aussi Jean Lorrain afGrme-t-iI que la province est plus fidèle aux poètes, et à tous les livres,–que Paris. –A Paris, on n'a plus le temps de lire; t Outre les visites, les diners, les réceptions, le théâtre, que sais-je, on fait du sport. Or, toute activité physique prédispose mal à un travail intellectuel. Je le sais par moi-même.' Après une dépense de force, le cerveau a besoin de repos; on n'a plus la force, ni le temps de lire. Une des causes delà Ct'iseHtterairo ac3 tuoDecstIesport, croyex-Ie bien. Uneepoque de l'année, qui jadis était fort mauvaise pour publier une œuvre est devenue excellente. C'es~ celle du départ pour les stations thermales, les plagas, la campagne. Ou ne; lit plus chex soi on lit dan: lo train. Et en souriant, un sourire qui montre ;des dents aiguës sons la moustache qui s'ébouritîc,–Jean Lorrain conclut: a D'ailleurs, les poètes n'ont pires ennemis' ~quolesjouraalistes!') Que les poètes leur pardonnent; c'est peut-être que. les journalistes aussi n'ont pas) le temps de lire les volumes de vers. v ..Hssohttropi. i;

Kottett )t)ieM)tommé.

N C~ ~<~ .H <~

LE-MOjVDE A Divonne, ce .délicieux coin de verdure entre le Jura et le Léman, se trouve réunie en ce moment une-société des p!us élégantes Princesse Troubétxkoy, Mme et Mite Faure-' Biguet.M. etMme Paul Jeanne~ comte de Bermoad, baronne de Liasingen, etc., etc. Dans le voisinage de Divonne, mais en~ Suisse, au château 4e Coppot, se trouvent actuellement le comte d'IlaussonviUe, de~ l'Aeadémio française, et la comtesse d'Haussonvine.~ Dimanche dernier, à Verdun, Bùr le! coquet hippodrome, s'étaient réunis tous las ofnciers en garnison dans l'Est. La journée a été des plus intéressantes. La crosa-country do 7,000 mètres notamment, qui comprenait une vingtaiue da par-; tants, s'est terminé par une fort belle arfi-, vce entre le capitaine Callo et le lieutenant; Baasil. On aanonce do New-York les SançaiIIesi de M. Régi.iald Vanderbilt, le plus jeune ,des~ fils de feu Cornélius Vanderbiit, avec taiss~ Kathleen 'Neiison.SIIe de Mme Frod Noilson.1 Le mariage aura lieu au moit d'octobre prochain..

L~AW~VER-S~jRE DE RE/C~SHOFFE~! .11 v àaujou rd'hui trenté-deux~ns qu'eut Heu,; ii a Reichshoffoa, l'héroïque chargefurent: anéantis deux régiments de cuirassiers. À; l'occasion de cet anniversaire, les momBroa de ia Société fraternelle doa Guirassiers de R~eichshoa'on bnt'fait caléb'rer un service fucëbre, qui à eu lieu ce matin; à onze heures; à'1'égtisemétropolitatne Notre-Dame. Usé quête faite au proGt de la Caiesede secours de JaSooéte a éfé très fructueuse. Les damôir quêteuses étaient la duchesse de Reggio et Mmes Pau! Biollay, Nelat~n, Fontaine-Branot et Mlles S.eignot-Bonnet et Bassigny. Apres la corémonte, qui;a pris.Ën a midi, les.membres, de la Société ont accompagne' leur drapoau jusqu'au domicile'de leur président, M. Brunet, qui en aura la garde.

&OUP DE CLOCHE Voulez-vout agiter une fois de plus votre cloche pour attirer l'attention de l'administration delà Compagnie générale des omnibus eur la grossièreté vraiment révoltante de~ quelques-uns des employés? Hier encore, un contrôleur fut fort insolent à plusieurs reprises à mon égard et récidiva même en présence d'un autre contrôleur~de lastationsuivante. Des faits semblables sont très fréquents et méritent une répression.

Veùittex agréer, etc. E. SALLES, rue; Nottet. Rue Saint-Sévërin, hier, à neuf heures du soir/nous rencontrions un manifestant blesse a la tête et que deux agents du cinquième arrondissement brutalisaient aYecvjtolence. J 'Quelqu'un ayant crié derrière nous « Mais i!SYOht te tuer! l'un des agents bondit sur~ mon ami, l'emmena au poste avec te blessé qui était couché dans une mare de tang et menace son nouveau prisonnier de le mettre dans le même état. Je pus heurousement entrer dans te poste pour réclamer mon ami au moment même où le passage à tabac allait commencer. Après do longues difficultés, mon ami fut relaxé. Mais le pi'éfet de police ne doit-il pas sévir contre les agents qui se sont rendus coupables d'aussi odieuses brutalitét. E. GAUDIN.

Plusieurs immeubles sont en construction rue Leneveux, dans le quatorzième arrondissement, à proximité de la maison que j'habite, rue Alphonse-Daudet. Or, les entrepreneurs ont établi dans les chantiers de véritables ateliers où, de sept heures du matin à six heures du soir, les ouvriers frappent sans interruption sur des charpentes en fer. Ce vacarme empêche tout travail intellectuel de plus, j'ai un malade à !a maison qui est gravement incommodé par le bruit, ne pouvant prendre le repos qui lui serait nécessaire. Que faut-il faire? Les entrepreneurs ontils te droit datroubter ainsi tout un quartier ? Et N'avcns.noua d'autre ressource que de déménager, ce qu~ort onéreux? UN

LBCT~R &SS!DU..

< ~L'E!t~;pe~

p, ,j

L/t r~MPEUT~S~

Ce serait pour M. Paul Bourget ~n médiocre éloge que de louer en lui le seuiro* mander, à propos de son dernier livre; l'Etape. Sans doute, les curieux de psychologie, et ceux-là qui ne considèrent dans les romans de ce confesseur laïque,. de ce manieur d'âmes, que l'attrait d'une. fiction émouvante, y trouveront un singulier plaisir. Mais ce n'est pas seulement ainsi qu'il convient de liro cette œuvre. Elleporte'avec soi une signification plu& haute. C'est son idée directrice qu'il faut. méditer, car elle va chercher à sa source* profonde la cause du désarroi social dont*. l'aggravation inquiète. Par une observa* tion rigoureuse, elle pose le diagnostic de la maladie chronique dont souffrent lea individus et la famille, mal au pronostic Sombre.

Ce mal est la rupture de la famille, cet organisme essentiel des sociétés. Som origine ezt dans la confusion brusque des classes, dans les étapes sociales franchies par bonds au lieud'ctre lentement !parcout'uos. JosephMonnerou, fils Qe paysans, devenu professeur,, ayant par con- séquent brulé l'étaps, ne peut fondet qu'une famille désagrégée. Son collègue Ferrand, arrive aux mêmes fonctions après une longue .évolution ancestrale, conserve intact l'équilibre familial, grâce aux croyances fidèlement gardées. lin'es~ que la continuation logique des traditions familiales. II y a pour les peuples des lois d'adap-* dation progressive, il y a pour les indivi'dus des lois physiologiques de développement, d'entraînement, qui ne sauraient être impunément méconnues. C'est u. ce télescopage des classes se pénétrant bru"talement dans des heurts de hasard, c'est à ce saut brusque des individus d'un(/ condition dans une autre trop diH'érente, remplaçant le développement parallèle, la fusion lente d'ou résulte l'harmonie sociale, qu'on doit le vertige cérébral dont. on. voit tant demanifestatibus. Brt"'leur& d'étape faisant du 80 à l'heure et se cassant les reins, tous les Monneron,pèrf et enfants, aux. réactions désordonnées, tous les arrivistes courant à la renommée, a l'argent surtout, sans scrupule des moyenSj.tousIes gosses de lettres, édités. à dix-sept ans, fourbus et vidés a vingtcinq ans, 'toutes ces épaves roulées, de trop loin ve~s ;Pari9 et que Paris rejé tte '& l'hôpital, aux suspectes aventures ou danSt la nuit pénale. C'est ainsi qu'app&rait dans sa ventela thèse de M. Paul Bourget. C'est, ~paf unë progression lente, par successives. étapes, que l'individu s'achemine n une .condition diS'érentë.dë celle des ancêtres. Le cerveau ne saurait, sans des e~'orts disproportionnés, s'adapter immédiatement, sana transition, à des travaux différents de ceux auxquels il est normalement façonné par l'hérédité..11 existe -sans doute de: exceptions. Des individus peuvent, d'emblée, 's'élever et se maintenu'. C'est fort rare. 11 en est des esprit~ comme des plantes. La culture intensive, le forçage, peut créer des sujets d'app&rence brillante. Mais ils sont débiles, .ils produisent, des graines malsaines et ils n'ont pas la durée.

M. PanIBourgetatresne'ttemehtaussi révélé l'erreur sont tombés certains da vouloir imposer au peuple–et par là j'entends le plus grand nombre une culture spéciale a laquelle il doit rester' étranger, pour laquelle il n'est pas mûr encore. Outre qu'il y a quelque impertinence et quelque ridicule à prétendre en- soigner la beauté, à détenir toute vérité philosophique ou esthétique, il estdange- reux de donner aux cerveaux simples une nourriture qu'ils s'assimiI~Dtfort.~maI. Om n'est pas ou mal compris, et l'on provoque chez les individus qu'on enseigna au rebours du sens commun la haine id.'édu-' catonrs qu'ils jugent supériears et d'une culture'à laqùell.e. ils sentent ne pouvoir~ se hausser. C'est ~une absinthe intellec- taolle qu'on verse ainsi au peuple en l'a*' l~renvantde mots sonores, en le~submer- ;.geant dans.cette. Beauté don~.il a, en somme, !& sensation obscure ~t suffi"' santé. I!' serait mieux de l'éiotgner des caBarëts et de lui donner les notions né*- cessaires d'hygiène morale- et physique. Ouvriers/que vos fils~ s'élèvent, maisj i seulement -dans la procession que voua exercez vous-mêmes. Cultivateurs, faites de vôs'Rla d.ës'curtiy'&teurs. plu~:insiruit~ que .vous -.daas~ votre métier. Les écoles

professionnelles en~donnenfle .moyen. N_@

yous jugez pas-inférieNrs, surtout. Inven- 'ter de beaux meubles, dés objets d'art in- dustriel,des procédés nouveaux de cultureet des machines est plus noble et utile que d'écrivailler, que d'encombre? les carrières dites libérales. Et les fils de vos fils, dont l'étape aura été préparée par votre progression normale, pourront. alors, sans malaise, robustes des. saines énergies puisées dans rhéréditètransmise, être da.nsdescomditionsdia'érehtes d'aussi bons citoyens que. vous. N'émigrez-p&ë. Restez dans vos provinces. Ne déracinez pas vos enfants dusoinatal. Le livre de M. Paul Bourget appcl!& bien d'autres réflexions encore. Je n'e.ji ai indiqué que quelques-unes. Elles safiiront à de&nir l'importance'et la. valeur d'une .œuvre qui détermine si clairement les lois, essentielles de l'équilibre et de la santé sociale.

Xav:ef .PMïtettejr.

TMW&Y _EI_MIQ~3B!LE Grave accident. Quai Na.tiona! L'e:t' quête.

Le tramway électrique de Pierrsittto" Saint-CIoud a tamponne .aur le quai National une voiture automobile que conduisait. M. Wimille. Voici dans quelles circonstances l'accident s'est produit:

A l'endroit où M. Wimille débouchait, Sur lequaiNationaI,.om établit on co moment uhe.Yoie de .garage.. M. :W.imi!)e y ëtait ça*gagé lorsqu'il aperçut, a 100 moires eDvij'ou. un tramway marchant en sens invcrsù. !j0 chauffour corna bruyamment, mais le wattman n'entendant pas sans doute, n'M'reta pua eavoiture.

M. Wimille essaya de grimper sur !c trottoir, niais il fut arrête par un tas de pierres. Le lourd véhicule., prenaNt alors la voiturette de biais, la traina pendant quatre mètres et lui St faire une '(tête a queue &. M.Wiihilie fut projeté violemment sur !e soi, ainai que !a dame qui raccompagnait; mais tandis qu'il a'cn tirait avec un froissement, da muscloa de la jambe, la malheureuse jeune femme se fendait le crâne en plusieurs endroits. Apres qu'on cat porte Becours aux vicit- mes lec'ommissaire de poHec, après enqm)t~. garda ta wattmaa a sa disposiUos.


vaE ~r~oa~a~rE

M MPB!SE M~tMN Encore unsporten reprise. Oui, le bout da bois tend à redevenir à la mode parmi nos jeunes gêna.

La Seine, la Marne, toutea les rivières navigables et nos ports de HMr virent sortir presque chaque jour de frêles mais .graciles embarcations enlevées par de oolides biceps et la journée de dimanche a vu se disputa' un peu partout: à Osiende (la Belgique, c'est presque la France), à BouIogne-sur-Mer, à Menlan, des épreuves d'importance.

Ce mouvement va prendre une extenBion do plus en plus grande et l'ancien champion de l'aviron, le célèbre Lein, me disait dimanche dernier tonte la satisfaction que'lui donnaient ses jesneséjtëves t'a Basse-Seine. A ce moment-là un « quatre e de ce clab" nageait avee un style qa'eûtenYié une équipe d'outre-Manche. Voilà donc le rowing relevé du maMeme où le plongea, pendant quelque dix -tna, le prodigieux succès delà bicyclette. Maintenant, loin de lui faire du tort, la petite bécane lui oBre une aide appréciable, puisqu'elle permet à nos jeunes .iramears do gagner plus facilement le gafttge'de leur Société.

Mais, il faut le dire tout haut, si le tean sport de l'aviron n'est pas complètement tombé chez nous, on le doit à quelques hommes dont le dévouement et Tinépuisable générosité ne se sont pas démentis une seconde. A la tête de ces Mécènes du rowing, nous citerons M. Marius Dubonnet. qui a autant payé de sa personne que de son argent. M. Dubonnet n'a jamais cra la situation désespérée, ~alors même que le cercle aux destinées duquel il présidait voyait son matériel inutilisé et son Club-house déserté. Aux cotés de M. Dubonnet, il convient de citer également MM. Lagogué; Caillât, Fleutiaux, Lein, Flouest et,– il serait .particulièrement injuste de l'oublier, M. Louis Doyen, l'actuel président de la Basse-Seine,qui fait preuve d'âne activité extraordinaire.

Tous ces concours vont trouver dans le 1 <uccès laplus agréable des récompenses: I

tAPLÂINTEDm.AUFFRAY A la préfecture. Notre enqnêta. M.JulesAuSray, députe et conseiHer municipal du cinquième arrondissement, a adresse à un journal du matin une lettre dans iaquëlie il se plaint que, lors d'une distribution de prix, qui eu lieu dimanche matin dans S'arrondiascment qu'il représenta et à laquelle il asaistait.ordre fut troublé par deux .eu trois personnes qui crièrent c A bas ~.uS'ray 3~

L'organisataurde cette intempestive maBifestation terait d'après l'honorable députa an soue-brigadier des gardians de la paix en

tniforme.

A la police municipale où noua-nous tommes adressé, M. Mouquia qui dirige actuellement le service nous a fait les déclaMtions suivantes:

Je viens àt'instant de m'entretenir des faits que vous mo sigttatezavec M. Laurent, secrétaire générât de ia préfecture. Une anqnete est ordomtiêe. Elle va être faite par le contrôle. Je puis vous dire que nous ne tolérerons jamais que nos S&rdiens de la paix, même en civi), se livrent à ~es manifestations do quelque nature qn'aUes tOient.

Et notro interlocuteur ujoute que s! l'enquête vient à l'appui de lafGrmatiôn da M. \.uHray, le brigadier aéra frappé d'une peine discipiifaire. TOULOM

Afttvëe <te t arnmee mavate

Toulon, 6 août. L'armée navale sous le ~aut commandement de l'amiralissime Germais a mouillé en rade do Toulon a~ieuf heures ce matin. Le pavillon de l'amiral Gërvais 'a été a&Iué par des salves d'artillerie. L'escadre, torpilleurs et croiseurs en tête, a pris la ligne de :SIe devant Sainta-Margue-'fite et lea baUments ont franchi ainsi la casse, oS'rant ua spectacle, grandiose. Le temps est Superbe, )a mer est caIme.Une .~oule tr&s nombreuse a assiste auxevola~ions des trente-sept bâtiments de l'armée avale.

'UM'Â~r! M

A. Sa.iNt-Ma.Hricè. Pa.reBts trop conËàmts.

Un épicier de Saint-Maurice, M. Vincent, ?e promenait dansl'Meda Saint-Maurice, 'orsqu'en passant près d'un fourre, it entendit comme des soupira d'un enfant qu'on étrangle. Il s'avança et vit un individu, pa'raizaant agô de quarante ans, en train d'abutera'uceËnotte de douze ans. La petite Elle était blanche comme une morte, et a côte d'olls se trouvait une fillette plus .jeuao, qui semblait Sgêe comme une statue, les vaux agrandis par la tprrour. A la vue do M. Vincent l'individu s'apprêta à fuir, maison put le rattraper et aidé de promcneurB,.I'epicierIe conduisit au commissariat, accompagne d'une fouie nombreuse

FEUILLETON DE PRESSE Du7Aoûtl902

–97–

LE DISPARU PAR

.C~ m i.H<o. ]B i a,s:

TROISIÈME PARTIE

BATA!U-E DE CŒURS

EST-CE LUI?

–Suite–-

Ainsi encouragée par son propre raiBonnement, elle allait s'avancer.quand un mouvement de Julien la retint à sa place. Le malheureux, laissait retomber ses bras le long de son corps, tout en gardant la tête si courbée qu'elle na pouvait voir son visage. Il lui sembla qu'il regardait la place où s'était assise Valentine, et qu'il s'absorbait dans ce souvenir; mais tout à coup il se leva violemment et reprit sa course. Alice reprit également !asienne derrière lui.

Us traversèrent ainsi âne partie da bois, tantôt marchant, tantôt courant, en Ztg-za.g,dans les sinuosités dea routes et

aessentiierg.

prochainement une équipe on un rameur français triomphera dans les eaux do la, T&mlse!

,). Gt.DNLAFRETÉ. f

Les « Mors vont vite On a lu dans tes journaux du matin la stupéSante nouvelle: le célèbre record~ de Serpollet, le kilomètre en 29 sec. 4/5, que l'on jugeait imbattable, du moins momantanément, a. été mis à mal, hier, par M. W.-K. Vanderbilt, snria voiture Mors dont ce dernier a fait récemment l'acquisition.

Le mille (i609 m. 32), en 48 a. 5/5; Le kilomètre en 29 sec. 2/5.

Tels sont les records du monde qui sont devenus la propriété-dû jeune milliardaire; américainet de la maison Mors. Le kilomètre en 29 a. ~représente; une vitesse de 123 kil. 478 m. à l'heure,; soit 34 m. 02 à la seconde.

Cette performance a fait sensation dans les milieux automobiles. Déjà le choix fait par le plus riche chauifeur du monde! était Ûatteur pour la maison Mors, mais! le succès obtenu dans las plus enviés des; .records montre que la grande marcrue; 'française tient toujourt le rang où l'a-; vaient placée les victoires de Levegh~ dans Pa:is-TouIouse et de Fournier dans~ Paris-Berlin, c'est-à-dire le premier. Et~ l'autre jour.sanS le bt'isdelachaine de Gabriel, le Circuit des Ardennes eût encore vu triompher une Mors.

C'est le cas de répéter l'àpeu près' connu les Mors vont vite

LEA.DRR.

TL.E 38HL.Y~A.I~,I~

Le Championnat ptofessîomme! C'est l'hivo' prochain que doit se disputer à Paria le Championnat international professionnel (au cadre de 45 à 2 coups).

Les principaux joueurs du monde aont dos engagea a peu près certains. Citons:' · Amërica!ns:JacobSehaefer (champion dn monade), Sutton, Howisson, Laughtin, Morningstar, Stossoa, Catton, Maulds.

Français: Cure, Fournil, Gibelin, Baruto!, Dozon.

~ui mise au courant de l'aSaire voulait lui faireunmauvaisparti.

Amené au commissariat l'homme ne voulut rien dire, mais preaaô de questioaa, Unnit:par avouef qu'il se nommait Benjamin B. quarante-cinq anz, marie, père de quatre enfants,et employé comme homme d'équipe dans une compagnie de ch&mins de for. Il demeure à Pario, dans la quinzième arrondissement. La petite SUe est àgée de treize ans et ses parents demeurent à Paris, dans le douzième arrondissement, ËMa se aommo Marcelle G.

Sa famille, qui conaaisaait trësMen B. la lui ~vait conRoe pour qu'il la menât promener 3!a campagne.

Lion-Fleurs envoie dans les châteaux et villas de superbes corbeillea de nançailtea depuis 20 francs. Gerbes de fleurs à .'et~uos tiges, pour fêtes et présents, depuis 10 irancaj Expéditiens franco.

.LES' PANGERMANISTES" Appel <!es étMtSîamîa aBBeBtam<!a Berlia, 6 août. L'Association des étudiants allemands de Prague vient d'adresser à toutes le: universités d'Allemagne un appel dont nous citons les passages les plus marquants pour indiquer l'état d'esprit qui anime cette jeunesse:

–Tous les jours l'audace de nos adversaires augmente; tous les moyens sont bons pour combattre !e germanisme dans notre bette et vénérable cite de Prague qui doit tant u !a culture et au travail germsniquas.Mais c'est surtout contra i'universite allemande et i'écola technique supérieure que se dirigent les efforts des Tchèques. Cs sont ta a:! effet tes citadoUes du germanisme a Prague qus l'on veut battre en bt'echa et on sait que la victoire sur nos écoles amènerait irrëmédiabtoment la ruine du pangermanisme de Pragueetde Bohême.

Etudiants allemands, c'est pour-vou'; un devoir d'honneur de n:us soutenir et do combattra pour sauver Prague allemande de ta rapacité brutale .d'uno peuplade de six millions d'individus. Que !e cri d'alarme .de notre très vénérable a~ma ma~)' .fra~tst~ retentisse partout et soit entendu. A nous!

Ce virulent appel au désordre ne manquera pas de r&veiiier les Tchèques. II leur montrera un danger imminent pour leur indépendance nationale. Jamais lo- pangermanisme n'avait affirme ses ambitions avec use telle audace impudente~.

r<ttJt6Qa.J@)t!es~ personnes gMt /'ont des

annonces ott-eHes 'ïntërét à s'adresse)' K

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PARCE QUE notre tirago important aaaure un nombre énorme de lecteurs; EPASCE ~fE la vente considérable faite à Paris, en province et à l'étranger le rend propre à tous genres de publicité; FARCE ~UE nos prix sont les moins élevés de tous les journaux à grands tirages; PASSC'E <9US les clients acquièrent promptementia conviction que leur publicité produit les meilleurs résultats.

Il sembla à la jeune SIIè que Julien allait au hasard c'était vrai juaque-Ià. Mais, tout à coup,- il s'arrêta ausst brusqùement qu'il était parti et parut chercher à s'orienter. Quand il seromit enmarehe, ce fut plus lentement et plua régulièrement. De temps à autre, il regardait au loin, à travers une éelaircie. Que cherchait-il ? Le chemin de la .vaille, la place où l'oa était descendu de voiture, près du grand lac dont Valentine avait voulu faire le tour à pied. Et c&tour du lac, il l'avait fait avec elle à son bras, pendant qu'Henri donnait le sien à Mme Bertaud. Comme elle paraissait heureuse, malgré sa mélancolie, de respirer l'air frais des bords de l'eau, comme elle aspirait longuement les émanatioaa un pe~ acres dea plantes de printemps. Etait-il donc possible que cette journée fût la dernière de bonheur? C'est donc anechose bien fragile !a félicité humaine, puisqu'eiïa peut disparaître ainsi, soudainement, après de longues années d'existence ? En sortant d'un étroit sentier, au-dessus duquel s'entrecroisaient des branches d'arbutes; qui devaient, en été, y jeter une ombre épaisse, le jeuae homme se trouva en face du lac. H se recula comme pris d'éblouissement.

C'était pourtant une chose charmante que cette eau-paisible diamantée par le soleil, entourée d'arbres encore dépouillés, à travers lesquels se jouaient des

Allemand: Ker~su.

Be!ge: de Glorieux;

Castillan: de Marva.

HoMaada!s:deWUdea.

Hongrois: Adorjan.

Uajolitot,

Ajoutons quo M. Beasiager a m!9 a la di)!poeition de; la Compagnie BrunswickBalke CoHender (R!ialo trancaise) uaa somme do 5,000 franct pour être offerto ea. prix au champion avec l'emblomo or et diamant do 2,500francs.

Le vainqueur participera en outre aux

prix.

TTeufI 1 TTeuf 1"

ÂmotocyeteMc

Voici l'époque des records. Hier, Chase, frère du champion cyc!iste,a battu le record du mille lance en 1 m. 9 s. 2/5, et ceiui des 5mi!les(8kiL)en6m.lOa.. &e poteaM dtM T. C. F

Le Touring-Club de France a décide de placer uc poteau avertisseur au dangereux pont du chemin de fer, près do Meulaa, où M. Deutsch a failli trouver la mort. Cela évi.tera, sana doute, à plus d'un collègue do faire iofatat plongeon.

ftJmcsttHa~tom

On nous siguaie une situation à prendre: la gestion d'un garage d'automobiles, sis denx paa des granda boulevards, et qui reaHse de beaux bënéScea. La situation conviendrait parfaitement à un, jouue homme quidtSpoHfraitdo 50,000 francs. Nous garantissons le sérieux da cotte afîairo.

Garage gratMït

Rappatons que !a maison Outhenin-Chaiandre donne gratuitement Je ~ara~e a tous ses clients et que l'on trouve au 4 de la rue de GKàrtrès, à NeuiIIy-3ur-Seine,à45 mètres de la porte Maillot, un garage modèle de premier ordre, avec atelier de réparations, ou un personnel d'élite, dirige par M. Teste, !e chauffeur bien connu, est jour et nuit a la disposition des clients.

L..E. DISCiO~O'L.E

M. Eynard, !e jeune epua-ofScier qui a triomphé daas lo Championnat do France du lancement du disque, viendra tenter de battre, le it ou le i3 août, au Racing-Club, le reccrd du monde, qui appartient & l'Autrichien Janda, avec 39 mètres 42:

E ~B & ~~i? ? ?B9 ~7P à S?

à i Mw Mo i) tiLË~A!<t&.

Qui donc, parmi ceux qui décrètent les lois et coutumes mondaines a dit qu'il n'était plus de bon ton xda rester à Paris après le Grand Prix ? Quand il fait un temps délicieux comme celui dont noua avons l'heureuse chance de jouir, Parit est bien la ville charmeuse par excellence. II suffit de savoir combiner aes distractions, de choisir les bons coins, dans son enceinte même ou dans ses environs, qui sont délicieusement jolis. l, Saint-Cloud, Meudon, HeIIevue, nids de verdure et de repos, ou pourtant la mode règne toujours en souverainel'élégance ne fait pas trêve, mais l'on connaît l'agréabla détente des nerfs, le repos de l'esprit. A Paris même, il suffit d'apprécier nos jolies promenades pour ne point éprouver le désir d'aller plus loin, où les habitudes et les goûts subissent des changements souvent désagréaHes.

¡r. Pour les toilectes habillées, le blanc est toujours grand favori; le blanc; si agréable en été et si seyant à tous les âges on t'emploie avec succès en bien des circonstances, même en une des plus tristes de l'existence, celle du deuil. A ce s;ujot M. Thévenot consacre dans la Afode ~tus~'ee tout un passage à cette question qu'il importe de Lien connaître, car qui n'a pas eu ou n'aura pas un deuil dane sa famille? Mais voici le passage dont nous parlie&s

s Le seul.tissu d'été qui puisse convenir à la première période d'an deuil sévère est lo voile de religieuse, que l'on pose sur un dessous de faille légère ou de taffetas mat, s'il est de grande Snesse et très transparent; mais, en ayant soin de le choisir un peu serré, on peut fort bien y mettre une doublure moins coûteuse, car on fait aujourd'hui des tissus en coton a mercerisé qui jouent la soie d'une façon surprenante c'est la sylvienne, riris-t&Hetas, le simili-taS'etas, le satin mytilèna, etc. Le silkerin, si ferme et si léger tout à la fois, serait certainement l'idéal des doublures pour la saison actuelle, n'était son peu de solidité, qui a fini par lasser ses plus fidèles partisans.

K Cependani:, ses qualités d'agrément contrebalancent si bien ses défauts qu'on y revient quand-même, en dépit des mécomptes qu'il réserve. Disons aussi qu'on emploie beaucoup cette année même dans les plus grandes maisons, la batiste noire, pour doubler Ie< corsages i et les chemisettes batiste spéciale ayant

rayons et des oiseaux, deux joies du printemps, laissant à découvertdes rives capricieuses, dont la verdure épaisse semblait engager déjà les promeneurs an repos.

A gauche, la maisonnette da garde, avec son joli parterre multicolore, au loin le jardin .du restaurant avec ses rochers miniatures, ses cascades joujoux, rien que e des gaietés.

C'est cola qui 61 recaler Julien; il eût voulu le lac en deuih II eut an cri désespère.

Oh Valentine Valentine

Puis, comme effrayé de sa voix dan: le grand silence, iiregarda autour de lui. Il était bien seul. Alice, en cet endroit découvert;; n'avait pu le suivre elle s'était jetée derrière un tas de broussailles, massif verten été, mais assez épais, même en ce moment, pour dérober sa présence. Elle le voyait parce qu'elle savait où il était et, tout do son long étendue sur l'herbe, elle entendait. Le nom do Valentine lui arriva si déchirant qu'elle en éprouva de l'humeur contre cette jeune fille, pourtant belle, douceet bonne, qui faisait souffrir ainsi le 61s de Denise. qui Julien, après un mouvement de colère contre ce grand étang qui semblait rire, s'en était rapproché. 11 songeait à la mort, peut-être pourrait-il la trouver là. Il regarda l'eau tranquille, parut sonder la profondeur du lac et eut un d~ ces sou-

,A~IFt.~N"f.:

teehaMemgettetaV 6: A

Notre confrère Pierre LaStte vient d'oEMr' au comité des régates internationales de Paris un challenge qui fera sensation dans le monde du rowing. Ce prix consiste en un superbe bronze d'art d'une valeur de 1,000 fr.: Ie<tRé.tiaire')deTonyNoel.

Ce challenge portera !e nom la Coupa de-Ta Vie au Grand-Air et sera afiocté à une épreuve internationale à quatre rameurs seniors (armement libre). Use disputera chaque année et deviendra la propriété du Club qui l'aura gagné trois fois.

La première épreuve sera courue le dimanche 17 août, au cours de la réunion des Régates internationales de Paris, dans le bassin Courbevoie-Asniërea. Plusieurs équipes françaises et étrangères ont déjà envoyé leur en* gagement pour cette course 'qui promet d'être fort intéressante.

t<e match franco aHemmmdt

Hier, te K Huit )) de la Basse-Seine a triomphé du «Huit" du Rowing Club dans le match éliminatoire en deux manches qui~ doit servir à designer l'équipe qui ira courir, à Strasbourg, le 2i août, le match-revanche contre le Frankfurter Rowing Club. La lutte a été splendido, et la Basse-Sein~ a gagné par une demi-longueur. Mardi prochain, a sept heursSj deuxième manche du match.

N-A~ATTICW

Ohàmptomna<s<! Europe

Nouxavons annoncé brièvementhior la victoire del'angtaisJarvia dans les prenuerea épreuves do la Coupe de l'empereur d'Allemagne, disputées aBrems. HierJarvisaconSrmé sa forme extraordinaire en gagnant le Championnat d'Europe de 1,500 mètres en~ 24 m. 8 s. 3/5. battant Schumaun, le meilleur nageur allemand, qui, lui, a mis 25 m. 30 a. 3/5. Les temps faits dans la course de 100 m. dimanche nous permettent quelques comparaisons, Jawis avait fait le temps remarquable do 1 m. 20; Schumann i m. 25, le n~êma jnnr. tnata & Paris GonrUn ttitt&nt oon-~ tre l'anglais Sharman faisait 1 m. 25 aan* pousser, car l'Anglais se voyant irrémédiablement battu avait abandonné; Cévenent dans sa course da -i00 m. prenait les 100 pre-~ miers mètres en 1 m. 26. Cela pour établir simplement que, sans avoir un Jarvis, nageur tout a fait hors classe, en France, nos nageurs peuvent être opposez maintenant et

un soutien très suffisant et d'une fraîcheur délicieuse, comparée aux satinettes à envers noir, consacrées de temps immémorial ace même usage. Les robes de voile comportent les ornements de crêpe'; soit le volant en forme qui monte graduellement à mesure qu'il tourne en arrière, soit à haute garniture appliquée aplat sur la jupe cloche, ou la jupe à petits lés, et que l'on peut faire plus ou moins large, selon le degré de sévérité du deuil. s Un détail important, qu'il ne faut pas oublier, en été surtout, où le hâle et les taches de rousseur sont de grands ennemis de la beauté, c'est que les ablutions à la véritable Eau de Ninon empêchent et effacent toutes ces vilaines tares. Son prix est de G francs le ûacon, franco contre mandat-poste de 6 fr. 50. Exiger le nom de la Parfumerie Ninon, 31, rue du Quatre-Septembre. suzaxNS ~tA~.

SUZANNE MA.L.

PETfTE CORRESPONDANCE G. Ch. À. Voua vbulaz des mains blanches, douces et fines, usez do la pâte des Prélats, inventée par le moine don del Giorno, pour embellir les mains du Pape Léon X. Prix 5 francs et 8 francs le pot, franco contre mandat-poste de 5 fr. 50 et 8 fr. 50 adressé à la Parfumerie Exotique,. 35, rue du Quatrs-Septembro.

? S.

ET~ IBAI~L.ÏIETJE: PeUt-ïvry–– Au cours d'une discussion, Ernest R. vingt-deux ans, a frappé nia tête son patron, M. Martin. Ernest R. a été arrêté.

ArcncU-Cachan Le jeune Marce! Masson, dix ans, qui jouait sur !cs bords de la Biëvro, est tombé n l'eau. Un de ses camarades, Louis Tralset, <iouze ans, se porta au secours du petit imprudent et parvint aie .retirer sain et sauf. Joinvit!e<!e-Pont. Un cyciiste nommé Pierre Leroy, âge de t9 ans,, demeurant a Ncgeat-sur-Marne. a été renverse, route de la Pyramide, par .âne voiture: automobile. H a une Messure au crâne et l'épaule .gauche csssÊe. AV:S ET COR~UM!C~T!OMS Sous ce titre Société 'des Chasseurs de France, plusieurs milliers de chasseurs viennent de se grouper pour défendre tours intérêts. La S.C.F a ses bureaux'3, rue des Mathurins, La cotisation est de 5 francs.

rires qui navrent ou inquiètent ceux q~i lessaisissent. Personne ne pouvait voir celui-là, pas même Alice. La voix arrivait à son oreille, le mouvement à ses yeux, à cette condition que la voix soit haute et le mouvement accentué.

Bah! fit Julien, qu'il y ait peu ou beaucoup d'eau) il suf6ra de se coucher an fond pour mourir.

–Avec cela qu'on vous laissera faire, mon bel ange pensa Alice.

II promena un autre regard autour de lui. La sollitude était complète, le soleil haut; aucun écho n'apportait le bruit d'un pas si lointain qu'il fût, aucun mar-. mure de chant ou de parole. -?.

–J'aile temps.

,11 se jeta sur le gazon, tout près de l'eau; Il n'avait qu'à se laisser glisser dans cette tombe, sous la couverture liquide de cette couche, pour s'endormir. Il caressait cette idée ne plus souSrir. Mais la vie ne lui ayant jusque-là compté que des jours heureux~ il lui donnait un regret.

Si Valentine avait voulu, pourtant, quelle existence heureuse et douceeût été la leur; et comme il eût rendu à ses parents adoptifs dans leurs vieux jours le bonheur jeté pareux à son enfance Oh! ceux-là, il est bien sûr de leur affection; ils l'ont aimé comme on aime an 61s ils ont fait -pour Im tout se qu'Us auraient faitpour le leur.

avec aùccës n'tmpo'te quels autres champions européens.. ")- t<aManc&e à ta mage

Vendredi prochain, Holboin tentera à nouveau ta traversa du détroit du Paa-deCa!aisà!a.nage.,j Ses deux échecs ne t'ont nunementt décou- ragé et, comptant sur une marée favcrable, l'excellent nageur qui est capable do rester vingt heures dans. l'eau, compte réussir cette! fois et battre la temps du capitaine Webb,~ Ia;seul homme qui jusqu'à ce jour. putac-! complir cetiepro.uesse. J Ghes: T~a.3.ais

C'est aux Chalets du Cycle que se tiennent chaque soir les Parisiens avides d'air puretdett'aBquillitë. Et ils trouvent tout cela dana Iëjconfor-!< `s table établissement dirige par M. Marais, j Ajoutons, pour ceux qui ne veulent ou ne t peuvent y arller en bicycletteen automobile, que le tramway de Porte-MaUlot-Suresnea les mènera en un quart d'heure a cotte véritable oasis, située au bord de l'eau, dans Ia.pa.rtie la plus jolie du Bois dp BouJogne. DANS .LES AIRS~ t<e record <9e la <t!s<&mce

M. le comte H. da la Vaulx, parti dimanche soir à neuf heures du Parc de l'Aëro-Club, a Saimt-CIoud, a atterri lundi soir à quatre heures a Opoes, prea do E!sshausen (grandduché de Hesse), ayant parcouru 675 kilo-~ mètres.. Le comte.de la Vaulx tentait le record de la distance 'qui lui appartient toujours avec! i,922knomètres.

B~'aseemstam de l* « A.éfonamtits~te-: <C:u.&3" u

La ballon t'~ërottautt~Me-C~ub 2, monte par M. Victor Lachambre,pilote,et Gasteau,' élève de l'Ecole préparatoire aux aerostiers militairos.partido SurosnesleSaoût 2h. 15, a opërë son atterrissage à Villeneuve-surBeIIot à 4 h. i/2, après un traînaga d'environ~ 1,200 mètres dans les blés.

La traversée de Paris s'est faite à 400 m. d'altitude, hauteur maxime 1,700 mètres au-dessus de Ribais, après avoir traversé plusieurs courants ramenant les aeronautes sur le chemin déjà parcouru. CASBSt a battu E~esma dans Papî~-BrestS*a:'îs eti'arsbattu dans Eoa'<!eaMx-Pa!îa, grs.ce à sa bicyclette fjA OSA~GAB~E,~ marque tësa!ia.am<

X~ o Th~~t~

Ce soir:' A t'Opéra.–Gttt~sumeT'e~.

A!aComédia-Fr.mçaise.–Y'aHCOis-~e-C&a!)tp:, r~3co~edesMa!'is.

La saison lyrique &u Théâtre Sarah-Bernhardt ouvrirais jeudi !'t août, avec ~tcfte~ Cordai, te drame lyripue d'Alexandre George. Mlle Georgette Lebiqnc reprendra, place du Châtelet, le rôle qu'elle a crée au théâtre du Ch&teau-d'Eau. .Madame' !s .~a)'ëcha!e, dans laquelle Mme Riquet-Lemonniersefait chaque soir applaudir a ta Porto-Saint-Martin, sera donnéa dimanche enmaiinée.

M. Boisselot, i'exceUent comique, vient d'être engage par M. Guitry; au théâtre de la Renais-

sance.

MM.WiUyetLuvey, tes heureux-auteurs de C~audme a fa]'!S, viennent de terminer une comédie intitulée ~e .P'i:t j'eMne howmë, pour iaqusile ils retiennent la priorité du titre et destinée aune scène dubouievard.. M. Phiiippe-EdtnoudAbaut vient de terminer une pisce en quatre actes; ayant pourtitro .Les

Aya?'cAsads<icme~sonsM;

1 Un des grands succÈs de l'année est assurément Ça c;a(/ /c.:ri. ta .revua de M. P.-L. Fiers que' donne dopais un grand mois déjà et avec âne vogue grandissante i'AIçazar d'Eté. On a s'y'porte en fuuie et on en sort enchanté de sa soirée,diverti parle bel entrain des interprètes

aatant qu'émerveilla par le bon goût, ie luxe et

ia mise en senne, et charme par la mutine gentiHesse des New Snowdrop, danseuses anglaises qu'on ne se lasse ni de voir ni d'applaudir. M. A. Savard, te nouveau directeur du Conservatoire da Lyon, s'occupe de préparer pour la saison 1S02-Î903 une série da. grands concerts symphoniques, qui seront donnés de novembre à mars au Grand-Théâtre-. Un orchestre de quatre-

vingts musiciens yinterprétera tes plus hetlea

œuvres.des maîtres classiques et modernes. Gt soir, mercredi, à l'Exposition: des Arts et Métiers féminins, .de .huit heures 'et demie à minuit, ouverfurs du Jardin d'Eté, spècttcleeonosrt, avec Mmes Marguerite AyraJ~ dans son numéra « Mystère )), Cyclamen d'Aix, Danetta, Rosensteet; MM. Canjoint, Romagnan; les duettistes Cornior-.Méaesoot, !os Harry Day, Rosa et Jak, etc. qui ne manqueront pas d'attirerancoùrs La Rein.sun public des plus élé-

gants,

..Oaste'aSemHaf.

Da~SLES BÈP&~TE~E~TS Y BEAU VAIS.M. Dailut mettait des~reillons s u. son cheval lorsque cetui-ci eut ~p&ur et s'emba!)a au grand galop. M.André.maitre maçon, so jetaaia teto de l'animai qu'ii essaya ds maîtriser, mais ii fut entrainé peud&nt. 150 mètres, eut la figura projetée contre terre et ruco des roues iui passa sur le dos.–D.. LARGENTIËRE. A Labêgude, la, veuve Gastaud, agéeda 64 ans, a été surprise par ie tramway électrique qui fait le servioaohtroVafsles-Bainset Aubenas. La tête a été completementséparéedutronc.–M.

LE MANS. La jeûna Thomelin, âgée de onza ans, de Saint-Âubin-des-Condrais; aUumait

II se complut à revoir les années de son enfance, à en compter les j oieâ, hélas inséparables de celles de sa sœur. Et cela aurait pu durer toujours. Oh Henri, quel traître et Vatentine, quelle menteuse Pourquoi letrompaientils tous les deux, puisqu'ils voulaient en arriver à le frappa r, sachant bien que le coup ser&it mortel? Qui aurait jamais cm cela? un ami !u~e sœur! Il est vrai qu'autrefois Henri lui avait conûé qu'il désirait faire de Valentine sa femme; mais dapais qu'il connaissait la passion de son jeûna ami; il s'était abstenu, il avait paru renoncer à ses projets. Etait-ce donc pour te mieux jou~r? Ahl ~vaite~ facilement raison de la naïve cpnSance de son riva!. Et VaIeRtine ? Valentine mentant ettrompant! Non, jamais il n'aurait .suppose cela, etSt Quelqu'un l'eût, osé dire,H l'aurait souffleta Esi-ce qu'elle méritait un amour comme'Io siën,~ett.e sœur, cette fiancée qui trompait comm~ SR-S 611e coquette et J~gëre Et si le hasard ne ~ui avait pas fait surprendre ce secret fatai; cela pouvait durer longtemps encore, elle ne trouv&it pas la force d'être honnête; de dire la vérité, ne renonçant pas à'tuer celui qu'elle n'aimait point, mais remet* tantàplas tard cette nécessite, se complaisant, peu!;être,e.ntre ces deux amours qui caressaient à la, fois sa vanité et son

cœar.

Entraîne parla passion; Julien d&Yanai~ injaste; iléprouYait le besoin d'accuser

C~cm~ME

t~ë <taet Major TaytoFtfran~e)* La lutte pour le titre de champion d'Ame" riqao qui se dispute en ce moment entrt Kramer et Major Taylor est véritablemoa~ intéressante.

Il y a trois jours, Mtjor Taylor battait pM une longueur Kramer, et, hier, à Ottawa~ après une course splendide, le negro était battu par un pneu dans une course d'un de* mi-mille comptant pour ce championnat. Ztëjean!iaBM)!yato

Demain soir. à neuf heures, & Buualo, réunion très intéressante. Au programme

Course do 15 kilomètres avec ontrâinours, à courir en deux aéries et une Ënale. 4"'sërie.–Bouhours, Gougoltz,Daug!a. ''eria.–Contenet, Cornet, Dussot. Seconde courae do primes, course de motocyclettea, avec Marius Thé, Dario!y, De.viMy,t''ournier.

Match a trois en trois manches, avecBoa-rotte, Moyers et Grogna..

Paris-Senmes (BO aout)

L'heure du départ est Sxeo depuis hier <oir.' Le contrôle sera ouvert à i heure du ma tin, et à 3 heures les coureurs s'cïancsron* vers Rennes.

~oici la liste des engagements parveaus hier aux organisateurs:

3i H.Winter, Haao.vra; 32Augoreau, Cha. teUcrault; 33 Jeanmonod. Paria. ,34 Frederick, Paris; 35 P. Dury, Paris; 36 Smith-Lewia, Rennes; 37 Caasin, Paris.

LES JOUTES LYONNAISES Demain, après-midi, aura !ieu la long du quai d'Autant], en aval du pont Mirabeau, la tête sportive annuolie, orgaaisoe par les. membres de la société la Reuaiasauoe des Joutes lyonnaises. C'est la seule occasion qu'ait chaque année la public parisien da voir aux prises les célèbres Jouteurs lyonnais, qui laissent bien loin derrière eux, comme science, force et adreose, les joug tours à la lance que nous voyons chaque dimanche dans les fêtes daa environs de Paris. Ajoutons qu'à ta 6n do la réunion, un match sera disputé entre M. Bouchardon, champion du Rhône, et M. Laurençon, champion dse Joutes Lyonnaises de Paris.

L'Harmonie d'Auteuil-PoiEt-du-Jour prêtera son gracieux concours a cette iête, qa! commencera à deux heures et demie.

du feu avec un chiffon imbibe d'essence, lorsque ses vêtements se sont en~ammës. HUe a expira au milieu d'atroces souSrances. –B. MANTES. –M.Jouy, menuisier, rue Thiers, était occupé a monter une tonte pour la distribu' tion des prix de l'école des Frèros, quand, par suite d'un faux mouvement, il tomba d'une hau' taur de 4 mètres, se blessant grièvement.– G. SAINT-JUST-EN-CHAUSSÉE. Las d~ sourfrir d'une maladie de foie, )e nomme Alfred VithervisUe, maçon à Saint-Just,' s'est tire an coup de fusil dans la tête. L.

SEDAN. –.Une fêta de famitia a réuni cat jours-ci les époas Dosse-Nëgier, âgés de soixante' quatorze et de soixante-dix ans, entoures de fcurs enfants e.t petits-enfsnts, au nombra do quarante-cinq, tous habitant Sedan. C~ux-ci qui. ~êtaie!~t les noces d'or de !eurs grands-parents originaires de Metz, sont venus avec leur famitte sa fixer a Sedan, à la suite de la terribta guerre de 1870-71.–V.

Nêu%s VINS NATeumtg"mELS Le aombrs toujours croissant des deinaades prouve que tea bons soins apportés a la qualité dos vins sont apprécies ds plus ea plua, aiBsi qaa les rapporta directs entra l9 producteur et !e coBsommatcur.

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Peur earao~Toir/'ran.eoa da~icilî, atirat* Se!- Ofr.65 eatimbrea-postsa.

Va.!eniine, commas'il devait moins souffrir, la troavant coupable.

Sa main arrachait le gazon a.atour da !ni, il regardait toujours dans l'eau'. On eût dit qu'il y voyait les, images évoquées par son imagination en délire. Il releva tout à coup la ~ête et dit

Pourquoi pas? Elle est à moi piM qu'à l'autre, elle s'est laissé aimer, ella cède à un caprice ou à une influence je néla. lui laisserai pas. Est-ce qu'elle-même ne disait pas tout à l'heure que son péra m~imposerait à elle' comme un' devoir s'il pensait que le désespoir put me tu~r? J'irai trouver Pierre Bsr;md, et je lui dirat a Choisis ma mort, j'y suis prêt si tu l'ordonnes, ou mon mariage a?ec ta) aile

Juli.en s'arrêta un moment .puis bientôt, dans un éclat de rire

–Pierre BertMd est son përeetn'as~ pas lo mieR. Il.~ne tiendrait un. beau 'r&isonnem~R</doai; la c&nclnsio". serait I& ~noMëmmit pouF mof, I~D~eur po-Li.t-

elle. etpour ~Îéùri Granet, fou~b~~

ene.efipoufH'enn Granet, ce four~~

Et je serais obligé'de vivre et. de voi'J cela. J'aime mieux la mo~t.

11 répéta

Oh Valentine ë Vaientine 0

Cette fois, il se roula sur le sol où s~e' fonçaient ses deux mains/et mordit '&: terre avec rage.

Qn: entendait la bruit lagubre de gr M sanglots ccmY~s:ifs, sans Ia.rmss.,

~SH!UM.~