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Titre : Nozhet-el hādi bi akhbar moulouk el-Karn el-Hadi : 1511-1670 / [par] Mohammad al Saghir ben al Hadj ben Abd-Allah al Wafrani ; [publ. par O. Houdas]
Titre : Histoire de la dynastie Saadienne au Maroc : 1511-1670
Auteur : Mohammad al Saghir ibn al Hādjadj ibn Abd-Allah al Wofrāni
Éditeur : E. Leroux (Paris)
Date d'édition : 1889
Contributeur : Houdas, Octave (1840-1916). Traducteur
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : VII-560 p. ; Gr. in-8
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5459924n
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O2-545 (3,3)
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb309561449
Description : Collection : Publications de l'École des langues orientales vivantes ; 3
Provenance : bnf.fr
Date de mise en ligne : 09/12/2008
nozhet: 251 pages trouvées
p.NP (1)
NOZHET-ELHÂDI HISTOIRE DE LA DYNAS^E 'SMPIENNE AU MAROC (I £11-1670) FAR MOHAMMED ESSEGHIR BEN ELHADJ BEN ABDALLAH ELOUFRANI TRADUCTION FRANÇAISE PAR O. HOUDAS PROFESSEUR A L'ÉCOLE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES PARIS ERNEST LEROUX, ÉDITEUR LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE DE L'ÉCOLE DES LANGUES
p.I (1)
INTRODUCTION En écrivant le Nozhet-Elhâdi, Eloufrdni a fait e?i réalité lé récit de la fondation de l'Empire du Maroc tel qu'il existe encore aujourd'hui. Jusqu'à l'avènement de la dynastie saadienne, les Berbers, qui constituent l'immense majorité des populations établies dans cette vaste région
p.II (1)
il NOZHET-ELHÂDI teurs musulmans qui tenaient à conserver à la race arabe sa supériorité dans les pays que l'islamisme devait conquérir, avaient décidé que nul ne serait légitimement investi du pouvoir suprême s'il n'était issu de la tribu de Qoreïch ou, pour mieux dire, de la famille même
p.IV (2)
iv NOZHET-ELHADl particulièrement intéressant l'oeuvre de Eloufrdni. Comme tous les annalistes musulmans, il ne s'explique point catégoriquement sur cette importante question. Mais s'il tait son appréciation personnelle, il dorme aux lecteurs un moyen topique de connaître ce qu'il faut en penser
p.VI (2)
vr NOZHET-ELHADI pero di Marocco, Genova 1834, mais il n'en a guère extrait que la liste généalogique des princes Saadiens. La Revue africaine a publié, sous la signature de de Slane, la traduction du récit de Vexpédition au Soudan de Maulay Ahmed Elmansour et plus tard, sous le nom du général
p.VII (1)
INTRODUCTION vu qui, sachant sûrement que sa copie était destinée à des chrétiens, a cru devoir rien soigner que l'apparence extérieure. La Bibliothèque nationale possède également deux mss. du Nozhet-Elhâdi, mais tous deux appartiennent à la famille du ms. C et ri ont pu, par conséquent, rriétre
p.1 (1)
NOZHET-ELHADI HISTOIRE DE LA DYNASTIE SAADIENNE AU MAROC (1511-1670) Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Voici en quels termes s'exprime l'auteur de ce livre, l'humble adorateur de son Dieu, Mohammed Esseghir ben ELhadj Mohammed ben Abdallah, originaire des Oufrâu ' et habitant la ville
p.4 (1)
vif à la dynastie saadienne, et qu'en me bornant à ce sujet, l'histoire de mon pays ne serait pas écourtée. Cette oeuvre dont les récits sont beaux, sincères et nullement fictifs, je lui ai donné le titre de : Nozhet elhddi biakhbdr molouk elqarn elhddi [La récitation du chamelier ou histoire
p.8 (1)
p-1 8 NOZHET-ELHÂDI caïd des caïds de l'héritier présomptif d'Elmansour,, Maulay Abou Abdallah Mohammed Elmamoun. « Même liste, ajoute Ibn Elqâdhî, m'a été fournie par mon professeur Aboulabbâs Ahmed ben Ali Elmandjour ; un autre de mes professeurs, Abou Ràched Yaqoub ben Yahia Elyedrî m'a assuré
p.10 (1)
P ° 10 NOZHET-ELHÂDI Mohammed, fils de Abderraliman. L'auteur a donc omis Mohammed, fils de Abderrahman. A ce sujet j'ai lu une lettre autographe adressée par le critique, le pontife, Abou Abdallah Mohammed ben Elqâsim Elqassâr au sultan Aboulabbâs Elmansour. Cette lettre était ainsi conçue
p.14 (1)
p. V 14 NOZHET-ELHADI un souverain, c'est un saint. » Pareil témoignage suffit amplement à démontrer la noblesse de Maulay Abdallah et sa haute équité. On retrouvera plus loin ce récit à sa véritable place et avec plus de détails qu'il n'en est donné ici. L'histoire particulière de certain prince
p.18 (1)
p- °^ 18. NOZHET-ELHADI tion lorsque le sultan Aboulabbâs Elmansour lui eut montré une charte signée de l'imam Ibn Arfa ' et de son professeur Abdesselâm, charte qui confirmait sa généalogie. Cette circonstance calma les scrupules de Ibn Thâher sur ce point, et dans la suite, il affirma
p.22 (1)
22 NOZHET-ELHAPI furent arrêtés par les gens de cette tribu qui pillèrent leurs marchandises et leurs bagages. Plainte ayant été portée par les victimes de cette agression au cheikh des Djesîma qui était un homme énergique et habile, celui-ci leur fit restituer tout ce qui leur avait été pris
p.24 (1)
24 NOZHET-ELHÂDI armes et de guerroyer de tribu à tribu. Quiconque enfreignait cette prescription était assuré d'un prompt châtiment. On raconte que pendant un de ces jours de trêve, un Arabe avait pris une gerboise : « Lâchez-la, lui dirent ses camarades, car nous sommes dans un des jours de trêve
p.26 (1)
26 NOZHET-ELHADI sultan ottoman Sélim 1, un des souverains des Turcs, fut le premier prince de cette nation qui s'empara de l'Egypte et l'arracha des mains du sultan ghouride 2, en l'année 923 (1517-1518). Voici de quelle manière se fît cette conquête : « Devenu maître de la Syrie, Sélim voulut
p.28 (1)
28 NOZHET-ELHADI « nous avons faite aujourd'hui. » — «Ce délai est absolument « indispensable, ajouta Ibn Kemâl. » « En disant ces mots, Ibn Kemâl avait probablement pour but, — car Dieu seul sait si cela est vrai, — de faire éclater sa supériorité aux yeux du sultan en lui montrant qu'il avait
p.30 (1)
p. \ o 30 NOZHET-ELHADI « parvenir au prince ghouride les paroles suivantes : « Venu « dans ces contrées et n'ayant pu mettre à exécution le pro« jet qui m'y avait amené, j'ai résolu de me rendre dans le « Hedjâz pour y accomplir les devoirs du pèlerinage. La « route que j'ai à suivre traverse
p.32 (1)
32 NOZHET-ELHÂDI med ben Mobârek dont il a été parlé ci-dessus, une entrevue dans la localité appelée Aqqa, sise dans le Sous ultérieur. Après un entretien avec le cheikh, Elqâïm retourna dans la province du Draâ où il avait sa résidence. Cet événement eut lieu en l'année 915 (1509-1510) et l'année
p.33 (1)
: « Je n'ai vu personne qui ait conservé dans toute sa pureté la tradition p. \ v I ■ Le Maghreb central correspondait à peu de chose près au territoire actuel des provinces d'Alger et d'Oran. Nozhet-Elhàdi. 3
p.34 (1)
3i NÔZHET-ELHÀDI prophétique et ait imité la conduite de l'Envoyé de Dieu, à l'égal de Sidi Ahmed bon Elqâdhî chez les Zouâoua et Sidi Saïd ben Abdclmonaïm dans le Haha. » Quand Sidi Ahmed, dont il vient d'être parlé, vit la puissance redoutable des chrétiens s'étendre dans les pays du Maghreb
p.38 (1)
p. v38 NOZHET-ELHÂDI sa tête. Parmi ces livres se trouvait le Tenbih Elandm 1, ouvrage connu par les prières qu'il contient sur le meilleur des êtres (Mahomet) et qui fut introduit pour la première fois dans ces contrées par l'entremise du cheikh ci-dessus nommé. Dès que le renom du sultan
p.40 (1)
p. t\ 40 NOZHET-ELHADI quels se trouvaient Sidi Omar Elkhettâb, dont le corps repose dans la montagne de Zerhoun, et Sidi Elmahdjoub, connu sous le surnon de Abou Errouaïn. Ce dernier personnage était un illuminé, brouillon et exalté, aussi lui avait-on bien recommandé de garder le silence de peur
p.46 (1)
p. Yo 46 NOZHET-KLHADT devient, chez un prince, une qualité utile à ses sujets. C'est à la suite de mures réflexions, ajoutait-il, que j'ai réussi à conquérir Tlemcen, Ceuta et bien d'autres villes. Quant au motif qui lui avait fait apprendre par coeur le Divan de Monatebbi, le voici tel
p.48 (1)
p. ri 48 NOZHET-ELHADI dirhem sunnite étant de cinquante grains et deux cinquièmes, si vous multipliez par 4 le contenu du modd vous obtenez le produit total qui vient d'être indiqué pour le sa' 1. « Voici maintenant ce qui m'a amené à ce résultat. Lorsque j'apportai de Fez (que Dieu la protège
p.49 (1)
, petit traité de droit classique. 3. C'est le titre qu'on donne souvent aux dictionnaires biographiques. Nozhet-Elhàdi. 4
p.50 (1)
p. XV 50 NOZHET-ELHÂDI Aboulhasen Ali ben Selimân ben Abdallah ben Otsmâa, que Dieu l'assiste dans l'entreprise qu'il a conçue de diriger les musulmans. Abou Ali fit un voyage à Fez où il demeura un certain temps. Après avoir suivi dans cette ville les cours de nombreux professeurs, entr'autres
p.54 (1)
p. y^ 5'i NOZHET-ELHADI Or Harrân était, ainsi qu'on le verra plus loin, le nom du fils aîné du souverain dont nous donnons la biographie. Ce fut lui qui eut la direction de toutes les opérations militaires, et pas une des villes dont s'empara son père ne fut conquise autrement que par ses soins
p.56 (1)
56 NOZHET-ELHADI qui concernait la vie du prince dans l'intérieur de son palais, nourriture, lingerie, rapports avec les femmes, etc.. Cette organisation, en faisant suivre à Eccheikh les usages royaux, donna un vif relief à son autorité et augmenta son prestige aux yeux de la masse du peuple. Abou
p.58 (1)
58 NOZHET-ELHADI Abou Abdallah Mohammed Eccheikh tint la place assiégée jusqu'au jour où Abou Hassoûn fut tué dans une bataille livrée à un endroit appelé Mosellema ; il entra alors dans la ville de Fez, le samedi, 24 du mois de chaouâl de l'année 961 (23 septembre 1554) : telle est du moins
p.60 (1)
60 NOZHET-ELHÂDI Ezzitoûn 1, (Dieu la protège!) le cheikh, le jurisconsulte Aboulhasen Ali Harzoùz Elmiknâsî. Il avait formulé cette sentence parce qu'il avait appris que dans ses prônes, ce prédicateur avait parlé de lui de façon à détourner le peuple de sa soumission et de son obéissance
p.62 (1)
62 NOZHET-ELHADI On dit encore que le sultan Abou Abdallah Mohammed Eccheikh avait adressé aux habitants de Fez une proclamation ainsi conçue : « Si c'est à la suite d'une capitulation que j'entre dans votre ville, je la remplirai de justice, mais si j'y pénètre de force, je la remplirai
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64 NOZHET-ELHADI père, l'illustre auteur du Miydr le maria encore bien jeune. Néanmoins, le jurisconsulte, le cadi, le mufti, Abou Abdallah Mohammed ben Abdallah Elyfrenî, l'auteur du Elmedjdlis elmikndsiya voulut signer à son contrat comme témoin et dit au père : « Ce sera mon cadeau de noces
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de Erresif, c'est Àboulabbâs le plus glorieux des souverains des Béni Oualtâs. « Ce pont s'élève aujourd'hui dans toute sa solidité pour permettre de passer d'un quartier de Fez à l'autre. p. f o 1. Un des traités de droit malékite les plus estimés: il a été composé à Qaïrouân parSahnoun. Nozhet-Elhddi 5
p.66 (1)
66 NOZHET- ELI1ADI « Ces travaux ont été terminés au milieu de l'année riche 1 de l'hégire de celui qui a été choisi pour être envoyé vers les hommes. » Le prince ouattaside dont il est parlé dans ces vers, obéissait au moindre signe de Abou Mohammed Elouancherîsî ; jamais il ne transgressait aucun
p.68 (1)
68 NOZHET-ELHADI tendait des portes de Tlemcen aux confins du Sahara. Toutes les populations de ce territoire lui étaient soumises et reconnaissaient sa seule autorité. Son action s'exerçait même jusqu'aux rives du Chélif sur tous les districts relevant de Tlemcen. On a vu précédemment
p.70 (1)
p. VA 70 NOZHET-ELHÂDI * Abou Saïd Otsmân, Aboussaâda Abdelmoumen, Abou Hafs Omar, etc.. Dans son Fahrasat Elmendjour rapporte ce qui suit : J'assistais un jour à une audience du prince des Croyants, Abou Abdallah Mohammed Eccheikh Elmahdi, qui avait auprès de lui ses glorieux fils, les princes
p.74 (1)
P i74 NOZHET-ELHÂDI valeur qui a quadruplé depuis cette époque-là. Qu'auriezvous à dire à cela, vous qui ne nous payez qu'une somme bien inférieure à cette estimation ? En fin de compte reportez-vous à ce que dit l'imam Elmâouerdi clans son ouvrage Elahkâm essolthaniya\ au sujet de l'établissement
p.76 (1)
76 NOZHET-ELHADI put améliorer sa situation et accroître ses forces militaires. Cette contribution fut la première nâïba imposée par le gouvernement des Cliérifs. Dieu conduit qui il lui plaît dans la voie orthodoxe. p. i\ CHAPJTRE XIII DES MONUMENTS ÉLEVÉS PAR LE SULTAN ABOU ABDALLAH MOHAMMED
p.78 (1)
p. ir 78 NOZHET-ELUADl bcn Àli Elkharroûbi, originaire de Tripoli et habitant la ville d'Alger. Ce personnage avait été envoyé comme ambassadeur par le sultan des Turcs, Abourrebia Solimàn-chah,' souverain de Constantinople, avec la mission de conclure une trêve et de fixer les limites communes
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la tombe un funeste événement, et qui a été transpercée par les flèches de la mort ! « Les piliers de la gloire se sont écroulés de douleur et les sept cieux ont tremblé, en apprenant la nouvelle de ton trépas. Nozhet-Elhddi. 6
p.84 (1)
84 NOZHET-ELHADI été proclamé à Fez, les habitants de Maroc ratifièrent ce choix en sorte que, fort de cet appui, le prince put, sans difficultés, prendre possession du royaume de son père. Tous ces faits se passèrent au mois de moharrem de l'année 965 (24 octobre-23 novembre 1557). p. i-\ CHAPITRE
p.86 (1)
80 NOZHET-ELHAM du jugement dernier. » Notre oncle, Maulay Abdelmalek, s'était montré plein d'indulgence pour votre père, malgré la conduite que celui-ci tenait publiquement. Votre père, qui vivait sous le règne de Abdelmalek et qui lui avait prêté serment de fidélité, était resté enrelations avec
p.88 (1)
88 NOZHET-ELHÂDI titre de « Pôle, » peut-être avait-elle trait à sa situation politique et non à son caractère religieux. Voici en effet ce que j'ai lu dans l'ouvrage intitulé Qoût elqoloûb de Abou Thâleb Elmekkî: « Abou Mobammed Sahl ben Abdallab Ettestourî disait : « Si le calife n'est
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90 NOZHET-ELHADI cours des musulmans ; mais, arrivé à l'Ouàd Ellcben, il reçut la nouvelle de la reddition delà place. Renonçant alors à son dessein, il revint sur ses pas et laissa les chrétiens occuper librement la ville. « Dans une autre circonstance, Maulay Mohammed avait dû agir d'une façon
p.96 (1)
96 NOZHET-ELIIADI à la condition qu'elle fût pure, ce docteur répondit: « Si en opérant sur de l'argent ou sur tout autre matière vous arrivez à obtenir de l'or pur, il n'y a pas de doute que vous soyez autorisé à en faire usage. Toutefois, si vous le vendez sans dire à l'acheteur : « Ceci était
p.97 (1)
, que le feu du désir se fût allumé dans les entrailles des voyageurs et qu'alors, comme a dit le poète : 1. Dictionnaire biographique dés'^persi^iAagès qui oHtf vécu au xiB siècle. Nozhet-Elhddi V • *?/ 7
p.98 (1)
p. oi 98 NOZHET-ELHADI « Ce qu'on souhaite le plus ardemment, c'est de voir un jour les demeures se rapprocher les unes des autres. » Abou Mohammed improvisa les vers suivants : « 0 mes chers amis, voilà le Mosteqa et ses jardins; voici les norias de la ville qui gémissent ! « Ici est le Mosalla
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p. 0 "\ 100 NOZHET-ELHÂDI ces visiteurs, se tint debout devant la porte et dit : « Ceux d'entre vous qui feront cette visite seront hérétiques. » — « Ne dites pas cela, s'écria le cheikh Ahmed, qui avait entendu ces paroles ; dites plutôt : Ceux qui auront été injustes seront des hérétiques
p.104 (1)
p 0^ 104 NOZHET-ELHÂDI « Elles sont parties, et mon coeur marche à la suite de leurs litières. Elles m'ont laissé loin d'elles, le corps amaigri et rempli de tristesse. « Puissent les lèvres de la générosité ne plus s'entr'ouvrir aujourd'hui qu'elles sont parties! Puisse la nuée gonflée d'eau
p.106 (1)
106 NOZHET-ELHÂDI circonstances suivantes : la ville de Tunis venait de tomber au pouvoir des infidèles et ceux-ci, après avoir occupé la citadelle et avoir laissé aux habitants la moitié seulement de la ville, avaient imposé une taxe de capitation que la population avait accepté de payer
p.108 (1)
p. 1Y 108 NOZHET-ELHADI rivière d'eau douce en cet endroit. Les chrétiens bâlirent là une forteresse et un château si solides que, lorsqu'ils s'en emparèrent plus tard, les Turcs ne purent les démolir. Tous ces forts furent armés de canons, pourvus de garnison et approvisionnés en munitions
p.110 (1)
p. -\r HO NOZHET-ELHÂDI en présence à Errokn. A ce moment, le commandant des troupes andalouses ', Saïd Eddeghâlî fit défection et rallia Àbdelmâlek ; celui-ci était du reste en correspondance avec les courtisans et l'entourage intime de Maulay Mohammed ; il était même en relations avec
p.112 (1)
p. M H2 NOZHET-ELHADI son neveu et qui s'étaient ralliées à lui. En apprenant la marche de son oncle sur Maroc, Mohammed se prépara à le combattre. Les deux armées prirent contact à un endroit appelé Khandaq Errîhân, près de Eccherâth dans le district de Salé. Mohammed bon Abdallah fut de nouveau
p.113 (1)
par une brèche pratiquée dans les remparts. Lorsque Mohammed chercha un refuge dans le Sous, Elmansoûr se mit à sa Nozhet-Elhddi. 8
p.114 (1)
p. "\6 114 NOZHET-ELHADI poursuite et lui livra divers combats importants dans lesquels Dieu lui assura la victoire ; suivant sa coutume, Mohammed prit encore la fuite et se réfugia dans les montagnes du Deren, puis il se rendit à Tanger où il demanda secours au prince des chrétiens. C'est à Dieu
p.116 (1)
116 NOZHET-ELHÂDI fidélité. Mais, par Dieu ! si nous avons agi ainsi, ce n'a pas été sous l'empire d'un pur caprice ; nous ne nous sommes pas non plus laissés entraîner à cela par le désir de sortir, grâce à une innovation, du chemin qui nous a été tracé par la loi. Bien au contraire ; nous avons
p.118 (1)
118 NOZHET-ELHADI que lui avait donné son père, ce que vous savez pertinemment, car vous n'ignorez ni le fait dont il s'agit, ni ses conséquences. « Vous savez bien que Maulay Mohammed, le premier ancêtre de votre dynastie, avait fait promettre à ses enfants Maulay Ahmed et Maulay Mohammed Eccheikh
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p. -n 122 NOZHET-ELHADI ses combattants ; puis vous êtes sorti tramant à votre suite des flots de cavaliers et une masse de fantassins qui couvraient les plaines et les coteaux. Eh ! bien, qu'avez-vous fait à ce moment ? A peine la bataille était-elle commencée, à peine les coups d'estoc
p.124 (1)
p. v« 124 NOZHET-ELHADI le nom de rebelles à ceux qui l'ont méconnue, on se référant sur ce dernier point à ces mots que le Prophète adressa à Omar : « Tu périras de la main d'une bande de rebelles », or les assassins d'Omar furent précisément dés partisans de Moâwia. Ce hadits est un de ceux
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126 NOZHET-ELHADI polythéistes connu par sa valeur et son courage alla trouver l'Envoyé de Dieu qui était occupé à aiguiser une arme : « 0 Mohammed, dit cet homme, je viens vous offrir mon aide. » — « Je l'accepterai, répondit le Prophète, si vous croyez en Dieu et au jour du jugement dernier
p.128 (1)
p. VY 128 NOZHET-EUIADI d'animaux morts et l'usage immodéré des boissons fermentées, alors que cela se trouve dit expressément par les malékites dans les précis qu'ils mettent entre les mains des enfants. Pourquoi, dans ce cas, ne citer que les textes hanéfites ? Serait-ce par ignorance
p.129 (1)
, verset 32. a. Cetle expression « nouer» correspond à la nôtre « hisser son pavillon. » •»• On appelle ainsi ceux qui savent par coeur le Coran. Nozhet-Elhâdu 9
p.130 (1)
130 NOZHET-ELHADI portes du ciel avaient dû s'entr'ouvrir à ce moment et que ces prières étaient exaucées là-haut. « Au moment où Elmansour recevait votre lettre, en réponse de laquelle nous vous adressons celle-ci, il était à Tâmesna entouré des milices de Dieu, des auxiliaires et des défenseurs
p.132 (1)
132 NOZHET-ELHADI montré que par sa grâce, il pouvait faire ce qu'il ne serait venu à l'esprit de personne d'imaginer. Voici maintenant des détails sur cet événement. Après s'être rendu à Tanger, Mohammed ben Abdallah s'était adressé au souverain chrétien et lui avait demandé de lui fournir
p.134 (1)
134 NOZHET-EI.HADI Ghouts 1, Sidi Aboulabbâs Essebtî, apparut aux yeux de tous durant la mêlée ; il était monté sur un cheval gris et allait de tous côtés exciter l'ardeur des combattants. Pareil fait ne saurait être nié, car on sait que les martyrs sont toujours vivants auprès de Dieu. Les deux
p.136 (1)
136 NOZHET-ELHADI « Parmi eux figurait le cheikh dont la valeur ne saurait être méconnue, Mohammed Asker qui eut un sort funeste ; « S'il avait commis une faute manifeste, son coeur cependant était pur de tout scepticisme. « Je l'ai vu en songe, il avait le visage radieux et le corps éclatant
p.138 (1)
p. VA 138 NOZHET-ELHADI Ce prince n'avait régné que quatre ans. Il avait compté au nombre de ses chambellans, Redbouân Eleuldj et parmi ses secrétaires, Mohammedben Aïssa et Mohammedben Omar Ecchâoui. Quant à ses cadis ils avaient été les mêmes que ceux de son neveu. Il avait adopté le costume
p.142 (1)
p. A • 142 NOZHET-ELHADI Le jurisconsulte, l'ambassadeur royal, le savant, le saint, Abou Abdallah Mohammed ben Mohammed ben Ali Edderaï, Eldjezzoulî, rapporte qu'il se rencontra un jour au Caire avec un devin. Celui-ci, ajouta-t-il, m'ayant demandé des renseignements sur le sultan Mohammed
p.146 (1)
146 NOZHET-ELHADI raient 300,000 ducats d'argent monnayé et une quantité innombrable de vases et d'objets précieux. L'ambassade du prince de Castille, qui arriva ensuite, apporta également un riche cadeau composé de grosses hyacinthes, que le souverain avait détachées de la couronne de ses pères
p.148 (1)
I». A i i',8 NOZHET-ELHADI santé, que les grands et les notables du royaume se concertèrent et furent d'avis qu'il fallait demander au sultan de désigner un héritier présomptif qui serait son successeur éventuel. Mais comme Elmansour était très redouté, personne n'osait aborder avec lui un pareil
p.150 (1)
150 NOZHET-ELHADI mes élégants tous les détails de cet événement ; Elmansour combla tout le monde de présents ; enfin ce fut un jour mémorable. Quelques jours s'écoulèrent ainsi, après quoi, Elmansour donna à Elmamoun l'ordre de retourner à Fez, ce que celuici fit aussitôt, puis il rentra lui-même
p.152 (1)
152 NOZHET-EI.HÂDÎ prendre une expédition contre le Maroc afin de s'emparer de ce pays, d'anéantir la puissance de Elmansour et d'en éteindre le feu. Le ministre commença aussitôt ses préparatifs, mais Elmansour, avisé de son dessein, se rendit à Fez, et de là, il donna l'ordre d'armer
p.154 (1)
154 NOZHET-ELHADI il congédia les envoyés après leur avoir prodigué toutes les marques de sa satisfaction. Cette affaire terminée, et l'empire ayant ainsi échappé au danger qu'il avait couru, Elmansour retourna à Maroc aussitôt après l'heureuse arrivée de ses ambassadeurs. Lorsqu'il quitta Fez
p.156 (1)
156 NOZHET-ELHÂDI En recevant cette lettre, Sokiâ manifesta hautement l'intention de résister à une telle prétention et refusa d'y donner son assentissement. Avant d'adresser son message, Elmansour avait consulté les savants de son royaume et les plus habiles juriconsultes qui tous avaient décidé
p.158 (1)
p. V 158 NOZHET-ELIIADI tion des affaires du Soudan et l'avait, eu outre, nommé son délégué sur tous les musulmans qui pourraient se trouver au delà de ce pays. Rentré dans sa patrie, Elhadj établit son autorité sur les bases de la loi islamique et se conforma aux règles suivies par les adeptes
p.160 (1)
160 NOZHET-ELHADI des Soudaniens, celui qui exerce sur eux l'autorité royale, est légalement déchu de ses fonctions, car il n'appartient pas à la famille des Qoreïch et il ne réunit aucune des autres conditions requises pour disposer delà puissance suprême. » Quand Elmansour eut fini de vider son
p.161 (1)
que des cavaliers armés de lances et des archers ; ils ne connaissaient ni la poudre, ni les armes à p. "\T 1- Surla lutte de Ibn Ghûnia contre les Almohades, cf. Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale, Paris, 1888. Tome II, p. 115. Nozhet-Elhildi 11
p.162 (1)
162 NOZHET-ELIIÀDI feu au brait terrifiant. Encore aujourd'hui les gens du Soudan n'ont que des lances et des sabres, armes qui ne sauraient servir utilement contre les nouveaux engins de guerre. 11 nous est donc aisé de combattre ces peuples et de guerroyer contre eux. Enfin le Soudan est
p.166 (1)
p. \ 0 166 NOZHET-ELHADI nemi et, s'il en est besoin, j'enverrai contre ces noirs des troupes en nombre tel qu'ils ne pourront point leur résister et je les chasserai de leur pays couverts d'opprobre et d'infamie. » Quand il avait vu que le siège traînait en longueur et que ses soldats, décimés
p.168 (1)
168 NOZHET-ELHADI des carnassiers qui tenaient chacun entre leurs serres un corbeau qui croassait ; « Ils ont marché la nuit guidés vers l'ennemi par ton esprit ingénieux et par les pointes de fer aux reflets bleus. a Les ténèbres de la nuit se dissipaient devant eux grâce à l'auréole prophétique
p.170 (1)
170 NOZHET-ELHADI pris 1.600 volumes. » L'arrestation de cette famille avait eu lieu pendant la dernière décade du mois de moharrem de l'année 1002 (17-27 octobre 1593) ; les membres qui la composaient arrivèrent à Maroc au mois de ramadhan de l'année suivante (10 mai-9 juin 1595) et y demeurèrent
p.172 (1)
172 NOZHET-ELHADI Au moment de quitter Maroc pour rentrer dans son pays, Ahmed Baba fut accompagné par les principaux savants de la ville, puis, quand on fut sur le pointde se séparer, l'un d'eux prit le cheikh par la main et récita ces paroles du Coran : « Certes, celui quia institué pour
p.176 (1)
176 NOZHET-ELHADI et que le frère de ce dernier, Elmotawekkel, s'empara du pouvoir ainsi que nous l'avons exposé plus haut avec détails, celui-ci fit arrêter Ennàser et le garda en prison juqu a la fin de son règne. Plus tard, comme il a été dit ci-dessus, Elmoatassem ayant arraché le pouvoir
p.177 (1)
). Dans ses Mohâdhardt, le cheikh Abou Ali Elyousi rapporte 1 anecdote suivante : « Quand Ennâser, neveu de Elmansour, Nozhet-Elhâdi. 12
p.178 (1)
p. \ • Y 178 NOZHET-ELHADI se révolta contre son oncle, Sidi Ahmed ben Belqâsem Essoumaï déclara queEnnâser entrerait à Tâdela, et il entendait par là qu'il y entrerait en souverain. En apprenant ce propos, Sidi Mohammed Eccherqî s'écria : « Malheureux Baba Ahmed, il a vu entrer la tête de Ennâser
p.180 (1)
ISO NOZHET-ELHADI prince, au mois de chasual de l'aimée 986 (ler-30 décembre 1578), mais l'édifice ne fut entièrement terminé qu'en 1002 (27 septembre 1593-16 septembre 1594), bien que la construction n'en eût pas été interrompue. Elmansour avait fait venir des ouvriers de tous les pays. même
p.182 (1)
p . \ • o 182 NOZHET-ELHADI port avec la nature de la coupole qui la contenait et quelquefois même elle renfermait une sorte de défi à l'adresse de la coupole voisine. Il serait trop long de reproduire toutes ces inscriptions, mais il ne nous semble pas qu'il y ait inconvénient à en donner ici
p.184 (1)
p. \ ••; 184 NOZHET-ELHADI « La tente de la gloire est là, dressée avec ses cordes tendues en l'honneur de celui qui, parmi les hommes, peut revendiquer la plus nohle origine, « L'Imam qui emporte la fortune dans les plis de son drapeau et qui fait mouiller les vaisseaux de la gloire là où
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p. \'K 186 NOZHET-ELHADI « Les palais anciens ne sauraient l'égaler en beauté, qu'il s'agisse de Khawarnaq' ou de Sedir". « Si tu arrêtes ta vue sur ses jardins, ta foi chancelle, tant sa magnificence est enchanteresse. « Les flots des deux bassins qui le précèdent, ondulent, semblables à
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188 NOZHET-ELHADI Sur le grillage du balcon, qui donnait sur les jardins et qui surmontait la coupole verte, on voyait encore ces vers que Elfichtâli avait composés en l'année 995 (12 décembre 1586-2 décembre 1587). « Hàle-toi d'apporter le matin la coupe de l'allégresse et abreuve tes convives
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p. \ s \ 190 NOZHET-ELHADI « 0 toi qui regardes, par Dieu ! arrèle-toi et réfléchis ! admire ces beautés et cette merveille accomplie, « Et lorsque tu l'auras examinée avec foin, dis-toi : le mystère est dans les habitants et non dans l'édifice. » L'éloquent secrétaire Abou Fârès Abdelazîz ben
p.192 (1)
p. uv 192 NOZHET-ELHADI Voici ce que l'auteur du livre intitulé : Kitâb elbaydn elmoarib an akhbdr elmaghrib, le cheikh Abou Abdallah beu Adhâri l'Andalous, rapporte dans un passage que j'ai lu dans le second volume de son ouvrage : « Le premier qui créa le Meserra, situé au delà du jardin
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près de ce palais qui alors était florissant et embelli par ses habitants : «O palais, s'écria-t« il, tu contiens quelque chose de chacune de nos maisons ; Nozhet-Ethddi 13
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p. \\A 200 NOZHET-ELHADÏ des ouvrages d'histoire que cet usage était connu depuis longtemps. On voit, en effet, dans Ibn Kliallikân 1, au chapitre consacré à la biographie de Yaqoub, vizir de Ëlaziz ben Nizâr, que lors de la mort de son ministre, Elaziz, vêtu de deuil assista aux funérailles
p.202 (1)
202 NOZHET-ELHADI des renseignements ; il n'apportait aucun retard au dépouillement de la correspondance qu'il recevait de ses agents, s'empressait de répondre, disant que toute 'chose pouvait souffrir du retard, sauf la réponse à une lettre d'un fonctionnaire. Ses secrétaires étaienttenus
p.204 (1)
204 NOZHET-ELHADI somptueux. D'après l'auteur du Ennefha elmiskiya, il emportait un pavillon formé de planches que l'on clouait et qu'on reliait par des anneaux, des crampons et des plaques de métal argenté de superbe apparence. Autour de ce pavillon, et formant une sorte de muraille, se dressait
p.206 (1)
p. \ V V 206 NOZHET-ELHADI d'une grande vivacité d'esprit; il composa dans cette circonstance, des vers que les lettrés et les poètes de la cour auraient été incapables d'égaler. Par exemple, réminent jurisconsulte, le secrétaire Àbou Zéïd Abderrahman ben Mohammed ben Abdallah Elannâbi lui ayant
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p. \ Vi 208 ' NOZHET-ELHADI « Tu t'es élevé, pareil à l'astre du matin, et tu es devenu un maître, grâce à les qualités parfumées. « Chaque fois que tu as désiré la gloire, les honneurs en foule sont, accourus vers loi. « Hier j'ai reçu tes vers, véritables parterres où brillent les fleurs
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210 NOZHET-ELHADI argent en cadeaux, comme un homme qui n'a pas à redouter la pauvreté. D'après Elfichtâli, le cheikh, la sommité des sommités, Aboulabbâs Ahmed ben Ali Elmandjour disait à ce propos : « C'est seulement sous la dynastie des Chérifs que nous avons vu donner, en cadeau, des centaines
p.214 (1)
p. \ V V 2M NOZHET-ELHADI « Je dirai : le Prophète acheta des pantalons, mais de sa vie il n'en fit usage pour lui-même, « Ainsi du moins le raconte Elachmoûni dans sa glose sur le Chifa et garde-toi de le mettre en doute. « D'autres ont écrit que l'usage n'était point d'en porter. C'est là
p.220 (1)
p. wv 220 NOZHET-ELHÂDI par ]a conclusion en vers qui termine ce document et que nous retraçons ci-dessous : « Je délivre ce diplôme à celui qui le mérite et qui me l'a demandé; il a, en effet, déployé ses efforts à faire bien et y a réussi. « 11 a, grâce à Dieu, obtenu ce résultat par la situation
p.222 (1)
p. Nti 222 NOZHET-ELHADI celui qui est incapable de répondre à cette question. » Et ce disant, l'homme lança un billet qui contenait les six vers suivants : « C'est à ta science profonde que sont soumises ces questions, ù Hamidi ; réfléchis donc et réponds-moi en disant la vérité : « Quelle est
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du Molkhis elmeqdsid. p. \r, !• Célèbre traité de grammaire arabe en vers. Nozhet-Elhddi 15
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226 NOZHET-ELHADI La bibliothèque de Elmansour, dit Elfichtâli, était une des bibliothèques royales les mieux ordonnées et les plus magnifiques. On y trouvait, entr'autres ouvrages rares, ceux de l'émment, du très docte voyageur, Abou Djomaa Saïd ben Mesaoud Elmàghousî, par exemple : le commentaire
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P- \X-A 228 NOZHET-ELHADI « Laisse-moi conserver des effluves de ton parfum afin que, si tu t'éloignes de moi, mon nez puisse en quelque sorte te voir. » Autres : « Ses cheveux encadraient mon visage et formaient comme un grillage afin que le soleil indiscret ne pût voir mes traits. « Noyé dans
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p. M230 NOZHET-ELHÂDI « Il est courageux quand il attaque. La dureté suprême n'appartient-elle pas au fer ? » Ces vers étaient en réponse à ceux qu'un certain personnage avait faits contre Ibn Elhadîd (le fils du fer) et que voici : « Il est comme le fer froid et lourd qui n'a pas hérité
p.232 (1)
p. V£V 232 NOZHET-ELHÀDI « Par ce visage que la pleine lune envierait, par ces joues dont l'éclat égale celui du crépuscule, « La gazelle du désert est sûrement jalouse de ce cou et de la vivacité de ses yeux ; « Aussi pleine d'effroi s'est-elle enfuie. Comment ne s'enfuirait
p.234 (1)
p. \ t? 234 NOZHET-ELHADI le sokoun qui est sur le Cj- Les mots ^Jj s'appliquent à l'idée de mettre au duel et non à celle de replier. Ici le nom est complet avec toutes ses voyelles et ses signes ; c'est un 'amel ettedzyili dans lequel le nom est donné avec toutes ses voyelles, chose remarquable
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236 NOZHET-ELHADI ayant un goût sûr comprendra qu'ils sont l'oeuvre d'un personnage qui possède la gloire, la puissance, l'ambition et la magnanimité et qui, à cause de son rang, est accoutumé à ce qu'on se plaigne à lui et à ce qu'on lui adresse des requêtes dans de graves circonstances
p.238 (1)
238 NOZHET-ELHADI gracieux enchevêtrements de leurs alvéoles. Ces cierges avaient une grande variété de formes ; ils étaient si élégants qu'ils émerveillaient les regards et leurs couleurs étaient si vives que leur éclat ne pâlissait pas devant celui des plus belles fleurs. La veille de la fête
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240 NOZHET-ELHADI citaient chacun un poème. Dès que ces agapes littéraires avaient pris fin, on dressait sur des tables des plateaux chargés de mets. Les notables, chacun suivant son rang, prenaient part les uns après les autres à ce festin auquel la foule des musulmans était admise ensuite. Enfin
p.242 (1)
p. MA 242 NOZHET-ELHÂDI trente-cinq parties. Cette lecture se continuait chaque jour jusqu'à la fin du jeûne et c'était seulement à l'octave de la fête que la lecture de tout le Sahih était achevée. Le sultan avait ainsi admirablement réglé ce service. Toutefois l'usage était que le cadi
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p. S M 244 NOZHET-ELHADI « Tous les êtres réunis ne sauraient égaler cette personnalité qui occupe le premier rang dans la gloire. « Il a fait un voyage nocturne dans les sept deux et des troupes d'anges sont venues, au devant de lui, lui rendre hommage ■ « Dans cette nuit, les anges se sont
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p. \oX 248 NOZHET-ELHÂDI « Je chevaucherais sur une lettre semblable à un croissant qui rivalise avec le hamza, sauf au vocatif, pour un appel lointain 1 « Et je fouillerais les recoins du désert, dévorant les hauts espaces sur une noble et altière monture, « Qui plongeraitdans-les ténèbres
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250 NOZHET-ELHADI « Ils ont voyagé de nuit alors que les ténèbres obscurcissaient l'horizon, et les litières des femmes se déroulaient avec leurs formes et leurs couleurs variées ; « Leurs blanches coupoles, lorsque l'aube apparaissait, brillaient dans les replis de la plaine pareilles à
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p- \ 0 0 252 NOZHET-ELHADI « Il a partagé en deux le disque de la lune et il a étanché par l'eau, qui coulait de sa main, quiconque était altéré. « Il a fait parler les idoles qui se sont alors dépouillées devant Dieu de leurs parures mensongères. « A son appel, le roc a répondu et s'est couvert
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P' S o-[ 254 NOZHET-ELHADI « Quand ses troupes soulèvent au-dessus d'elles des nuages de poussière et que le tonnerre de ses feux gronde autour de son cortège, (c Des foudres tombent alors sur la lerre des ennemis et déchaînent comme une mer d'abîmes et de flots tumultueux. « Les nobles coursiers
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256 NOZHET-KLHADI « Voici les filles de la muse dont je te découvre les beautés ; elles sont belles à rendre jalouses les houris du séjour de la félicité ; « Elles accourent vers toi, ô prince des Croyants, pareilles à des parcelles de musc ou aux fleurs brillantes d'un parterre
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258 NOZHET-ELHADI Dans son livre intitulé Elfaoudid, Abou Zeïd raconte ce qui suit : « Mohammed Elkebir, un oncle maternel de Elmansour, s'était emparé injustement d'une ferme appartenant à un homme du Draâ. Ce dernier vint se plaindre au sultan qui lui dit : « Combien vaut cette ferme ?» — « Sept
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260 NOZHET-ELHADI En récitant ce vers, le thaleb avait mis le mot « époque» au cas indirect 1. « Pourquoi, lui dit le sultan, infléchis-tu ce mot? » — « Par Dieu, riposta le thaleb, je veux infléchir cette époque comme elle nous infléchit elle-même.)) Elmansour admira cette réponse et la tint pour
p.262 (1)
p. ^ "i 202 NOZHET-ELHADI « Mes larme.-; en coulant frottent de leurs flots la main du calife qui est un descendant de Zidàn. « Que ce calife ne cesse de diriger la religion et les hommes tant qu'un amoureux tressaillera et sera ému de mes heauiés, « Lui qui m'a dressée à l'époque
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264 .NOZHET-ELHADI « Par votre seul prestige, vous avez broyé les coeurs de ces perfides, et conquis Asila, le refuge de vos ennemis. « Quel admirable prince! que dis-je, quel grand saint que celui qui a su se concilier l'amitié de la poudre des ennemis ! « Qu'il ne cesse donc d'être comme
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p. \M 2fiÔ NOZHET-GLHADI « Il a rapproché autant qu'il l'a voulu les choses éloignées. Longtemps je proclamerai la louange de Maulay Ahmed. « Qu'elle aille ou qu'elle vienne, ma langue s'écriera : les esprits des rois sont les rois des esprits. » C'est encore à propos de ce barrage que le cheikh
p.268 (1)
p. \M 68 NOZHET-ELHADI dans lesquels sont relatés tous les événements ayant trait à la dynastie des Chérifs depuis ses débuts jusqu'à l'époque à laquelle il écrivit son ouvrage ; on y trouve le récit des batailles, des expéditions et des faits auxquels prit part cette dynastie et en outre
p.272 (1)
P- S 1A 272 NOZHET-ELHADI « Ils sont aussi bien courts les moments d'allégresse Jurant lesquels on peut rencontrer un ami, à l'abri des regards indiscrets. » J'ai lu écrit de la main même de Ibn Elqâdhi les mots suivants : « Abou Abdallah Elouedjdi étant à Maroc au mois de rebia II de l'année 1006
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. Ce bélier, qui symbolise la mort, sera égorgé en présence des bienheureux et des réprouvés, aussitôt après le jugement dernier, pour bien monLrer que la mort n existant plus, les récompenses et les châtiments seront éternels. Nozhet-Elhddi 18
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274 NOZHET-ELHADI « Je songeais à une affaire qui aurait réussi si j'avais trouvé un aide ; mais quand le but est grand, il est rare de trouver un appui. » Aboulabbâs Ahmed ben Elqâdhi exprima la même opinion dans le distique suivant : ï A celle qui me disait : Pourquoi ne vois-je personne venir à
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p. \\\ 276 NOZHET-ELHADI « Que pour faire les grandes choses que tu concevais et ressembler par là aux habitants de Elmouâsin. » Quant aux cadis de Elmansour, on cite : à Maroc, le jurisconsulte, le cadi Aboulqâsem ben Ali Ecchâthibi qui exerça durant de longues années ses fonctions judiciaires
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p. \ vv 278 NOZHET-ELHADI à son maître et aussitôt la délivrance survint. Ce fut dans le même ordre d'idées que Sidi Redhouân composa ces vers ; « Lorsque vous implorez un homme généreux au nom de son ami il rougirait de ne point accéder à votre demande. « Or qui donc est plus généreux que toi, ô
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p. \ Vo 282 NOZHET-ELHADI jour dit et réclamer l'exécution de notre promesse, il nous a été impossible de ne pas faire droit à leur réclamation • mais alors nous avons mis comme condition qu'ils résideraient à Maroc. C'est sous cette réserve que nous avons admis un certain nombre d'entr'eux à
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284 NOZHET-ELHADI le caïd Dahho ben Fercdj lui répondit par ces mots : « Cet homme est un étranger, ne demandez rien devant lui. » « Eh bien, ce Mansour ben Elmezouâr était un des serviteurs les plus fidèles et les plus intimes de nos pères ; il était de nos familiers et de notre entourage à cause
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286 NOZHET-ELHADI « placés sous les ordres de Omar ben Mohammedben Abbou « ont également de la cavalerie.» Etnous nous mîmes à luiénumérer toutes les tribus du Sous et celles de Maroc en indiquant le nombre de leurs chevaux, nombre qui l'étonna. « Si «notre fils, ajoutâmes-nous, avait été équitable
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p- \ v^ 288 NOZHET-ELHADI d'Alger, du souverain de Tunis, même du sultan des Turcs ou des souverains chrétiens. A un moment donné, tous ceux qui nous écrivent peuvent avoir à vous écrire aussi ; il est donc nécessaire que vous soyez à même de répondre d'une façon convenable à quiconque s'adressera
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des remontrances sur son odieuse conduite, mais Elmamoun n'avait tenu aucun compte de ces observations et avait persisté dans ses débauches. Plus tard, Ibrahim ayant renouvelé ses reproches et ses admonestations, le prince lui fit administrer un poison aux effets duquel il succomba bientôt. Nozhet-Elhddi
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p. SAN 292 NOZHET-ELHADI Eccheikh, durant ce temps, ignorait la marche de son père et les desseins qu'il nourrissait contre lui. Un jour qu'il avait envoyé des gens guetter les voyageurs qui venaient de Maroc et s'informer auprès d'eux de ce qui se passait, ces espions furent tout surpris de voir
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294 NOZHET-ELHADI muler devant Dieu, ni tromper en face le prince des Croyants. Vous ne pouvez désormais, ajouta-t-il, confier aucun pouvoir à votre fils, ni le mettre à la tête des créatures de Dieu, car l'avons trouvé toujours animé de ses instincts pervers ; ses sentiments sont mauvais
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296 NOZHET-ELIIADI Dàroudj, il ne fut plus maître de lui, et le mercredi soir 15 de ce mois, il s'enfuit précipitamment comme quelqu'un qui a fait un mauvais coup et, sa hâte fut telle qu'il arriva seul à la zaouïa de Abou Eccheta. Il y fut bientôt rejoint par une foule énorme composée
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298 NOZHET-ELHADI le très pieux, le sympathique, le très fortuné, l'illustre et très zélé Baba Abou Fârès. Dieu vous accorde sa protection et daigne veiller sur vous ! Que le salut soit sur vous ainsi que la miséricorde de Dieu et ses bénédictions! Ensuite. « Nous vous adressons la présente missive
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p- \ AI 300 NOZHET-ELHADI leur expédier des grains par voie de mer. Si vous avez pu le faire, les choses iront bien, sinon, donnez à Abîbi l'ordre de s'arranger de façon à trouver des grains, quand il devrait, au besoin, les acheter. Insistez vivement dans vos instructions pour qu'il fasse son
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p. \ A V 302 NOZHET-ËLHADI « Au sujet de notre frère Ahmed ben Elhasen, à qui nous avons assigné la province du Draâ, sa vie durant, vous nous dites qu'il n'est pas à la hauteur des fonctions qu'il occupe et qu'il est incapable de les remplir. Sans aucun doute, votre appréciation est exacte,, mais
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p. \AA 304 NOZHET-ELHADI cheval bai ; ne tolérez pas qu'on lui donne du fourrage, cela le ferait engraisser et le rendrait plus malade. Voyez plutôt à le faire monter chaque jour par quelqu'un et qu'on ne lui enlève jamais la selle du dos tout le long du jour. Donnez-le au directeur du Meserra
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p. \A"\ 306 NOZHET-ELHÂDI oudid et d'autres s'exprimant à peu près dans les mêmes termes. Une légende populaire rapporte que Elmansour aurait été empoisonné par son fils Zîdân, à l'instigation de la mère de celui-ci, au moyen d'une figue-fleur que Zîdân aurait offerte à son père au moment où
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308 NOZHET-ELHADI le prédisent! Sans doute, l'Islam a été rudement éprouvé par la discorde qui régna entre les fils de Elmansour ; on a pu voir dans ce fait un symptôme des plus graves, mais ce sont là des présomptions à rejeter, car la science de la vérité s'est perdue, la porte en est close
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p. \ \r 310 NOZHET-ELHADI sujet de vives discussions. Le cadi et le mufti de Fez rendirent des fetoua ' en prenant pour base le badits suivant : « Quand deux personnes auront été choisies pour califes mettez à mort celle qui aura été nommée la dernière. » Quand son père était mort, Zîdân avait tenu
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p. \u 314 NOZHET-ELHADI Lorsqu'il s'était enfui de Fez, ainsi que nous l'avons dit précédemment, Zîdân s'était dirigé vers Tlemcen et avait établi sa résidence dans cette ville. De là, il avait envoyé à Alger demander secours aux Turcs contre ses frères, mais lassé d'attendre les Turcs
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p. \\o 316 NOZHET-ELHADI dans la montagne de Djillez et vinrent grossir la masse des gens intrépides, courageux et résolus qui s'étaient retirés là. A la suite de l'arrivée de ce renfort, les réfugiés de Djillez décidèrent de prendre comme souverain, Maulay Mohammed, fils de Maulay Abdelmoumen
p.318 (1)
318 NOZHET-ELHADI Instruit de la présence de ces deux princes en cet endroit) Zîdân se porta à leur rencontre et vint camper en face d'eux dans un endroit appelé Arouàrât. Trahis par leurs soldats qui se rallièrent à Zidân, Abdallah et Abou Fàrès prirent la fuite et ne s'arrêtèrent qu'à Dâr Ibn
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p. N-U 320 NOZHET-ELHADI engagé à la faire exécuter, partit ensuite pour Hodjr Badis où il débarqua au mois de dzoulhiddja de l'année 1018 (25 février-26 mars 1610). Arrivé à Hodjr Badis, Eccheikh séjourna quelque temps dans cette ville et la quitta ensuite pour aller s'établir dans le pays du Riff
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, Eccheikh imagina, pour se justifier, de consulter, par écrit, les ulémas de Fez et d'ailleurs, sur cette affaire. Pour poser la question, il rappela tout d'abord qu'il avait Nozhet-Elhôdi 21
p.322 (1)
p. \^"\ 322 NOZHET-ELHÂDI dû, contre son gré, se réfugier avec ses enfants et sa suite sur le territoire de l'ennemi infidèle. Retenu par les chrétiens, qui n'avaient consenti à le laisser sortir du pays où il était entré qu'à condition qu'il livrerait la ville de Larache, il n'avait pu lui-même
p.324 (1)
p. V324 NOZHET-ELHÂDI de sa fortune faisait le chargement complet d'un navire qu'il avait laissé à Tanger; suivant l'arrêt inéluctable du destin, les chrétiens se saisirent de ce navire après l'assassinat du sultan. Eccheikh, que Dieu lui pardonne ainsi qu'à nous, avait une instruction variée
p.326 (1)
p. r-\ 326 NOZHET-ELHADI possédait un livre de généalogie dans lequel ce fait était indiqué. Un thaleb, que je ne puis soupçonner ni de mensonge, ni d'erreur, m'a également affirmé qu'il avait possédé un ouvrage de généalogie dans lequel il était dit que notre tribu, les Oulâd Mahallî
p.328 (1)
328 NOZHET-ELHADI m'occuper de grammaire, bien que mon plus vif désir fût de loger dans ma mémoire la science du droit et d'en étudier à fond la technologie. Durant ma première sortie de Fez, j'avais fait un pèlerinage au tombeau du cheikh qui exauce les prières qu'on lui adresse, Abou Yaaza
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330 NOZHET-ELHADI le temps que j'avais vécu avec lui, je ne lui en avais jamais entendu proférer d'aussi violent, car il était d'une nature calme. « Après la mort de ce maître (que Dieu le fortifie et le sanctifie!), je demeurai au moins trois ans sans agir, puis le renoncement au monde fit alors
p.332 (1)
332 NOZHET-ELHADI teur. » Un autre jour, se trouvant dans une réunion de soufîtes, il fut de nouveau pris de convulsions et se mit à crier : « Je suis sultan. » Un autre soufite qui se trouvait dans un coin de la salle tomba aussitôt en convulsions et s'écria : « Trois ans moins un quart. » Ce fut
p.334 (1)
334 NOZHET-ELHADI par suite de l'extrême corruption des moeurs et le débordement des mauvaises passions, puis, non content de cela, il déclara être le Mahdi attendu, envoyé pour faire la guerre sainte. Il sut ainsi gagner la confiance du peuple qui marcha à sa suite. Abou Mahallî entra
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p. T-À 338 NOZHET-ELIIÂDI suie '. Abou Mahalli entra donc dans le palais impérial de Maroc et s'y installa en maître ; il donna même le nom de Zîdân à un fils qui lui naquit alors dans ce palais et l'on assure qu'il épousa la mère de Zidân et qu'il consomma le mariage avec cette princesse
p.344 (1)
p. "m 344 NOZHET-ELHADI fort nombreux et sa réputation très grande, il fut desservi auprès de Elmansour et dénoncé à lui comme un homme dangereux. Elmansour avait envoyé son caïd Mansour ben Abderrabman Eleuldj avec ordre d'arrêter le cheikh, mais, grâce à Dieu, celui-ci put se soustraire à
p.346 (1)
p. v\r 346 NOZHET-ELHADI ses efforts, il mourut avant d'avoir pu mener à bout son oeuvre. » Ce fut à son retour du Sous que Yahia songea pour la première fois à s'emparer de la royauté et à réunir sous une même autorité les villes et les tribus du Maghreb qu'il voyait désunies. Il alla d'abord à
p.348 (1)
P. Y\t 348 NOZHET-ELHÂDJ « sa famille » et il a ajouté : « Certes, les parents du Pro« phète me sont plus chers que mes propres parents. » « 0 membres de la famille du Prophète, vous aimer est un des dogmes que Dieu nous a révélés dans le Coran. « Il suffit à l'éclat de votre gloire qu'on puisse
p.350 (1)
P. r\ 350 NOZHET-ELHADI devons retourner. Par Dieu ! nous avons été bien trompé quand nous avons cru autrefois que nous ne vous verrions plus répandre le sang, ainsi que vous nous l'aviez souvent promis par écrit, par messagers ou encore par des gages d'amnistie. « Nous redoutions déjà les effets
p.352 (1)
p. V\ o 352 NOZHET-ELHADI des conseils donnés, d'autres s'évanouirent à la lecture de ces documents et tombèrent malades ; enfin il en est qui éprouvèrent des remords et cherchèrent à se corriger. Chacun de ces imams modifiait son attitude suivant l'époque ou suivant la forme du gouvernement
p.354 (1)
p. un 354 NOZHET-ELHADI cette réponse la conclusion que c'est un grand péché de se révolter contre le souverain et qu'il vaut mieux subir le joug de son autorité, si oppressive et si injuste qu'elle soit. « Vous savez d'ailleurs ce qu'il en est de l'histoire de Abderraliman ben Elachaats, de Saïd
p.356 (1)
356 NOZHET-ELHADI ulémas du Maghreb et des plus illustres personnages religieux, il n'eût pas fallu, dans ces conditions, ni le combattre, ni lutter contre lui : un souverain ne pouvant, en effet, être déposé pour cause d'impiété ou de tyrannie. Les Compagnons du Prophète étaient encore très
p.358 (1)
35S NOZHET-ELHADI dre critique contre le sultan ou les chefs de son armée qui, pourtant, avaient tous charge d'âmes dans l'empire et étaient seuls responsables de son administration. « A l'exemple de ces illustres saints, on peut également citer le célèbre savant de son époque, l'incomparable
p.360 (1)
360 NOZHET-ELHADI vous poursuivez? Que ne nous répondez-vous plutôt à ce que nous vous avons écrit au sujet de Younès Elyousi, en vous citant ces paroles du Prophète : « L'abstention fait « devenir rebelle », paroles qui, au dire de Elobbi, sont la condamnation des gens des zaouïas ? Mais vous avez
p.364 (1)
364 NOZHET-ELHÂDI Gharb était un pays conquis. Telle a été, du moins, l'opinion de certains docteurs, car il en est d'autres qui disent que les plaines furent seules terres conquises, tandis que les montagnes auraient été terres de capitulation. « Cette première opinion admise, vous concevez bien
p.366 (1)
366 NOZHET-ELHÂDI « Vous paraissiez surpris que nous mettions beaucoup de temps à vous répondre, alors pourtant que nous tardons moins à le faire que vous-même. Ainsi, pour la lettre pressante que vous nous aviez adressée au sujet des gens de Àzemmomr, il nous a bien fallu envoyer quelqu'un pour
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368 NOZHET-ELHÂDI trouvé notre famille et nos biens. A ce moment, les Turcs nous avaient envoyé, dans le Sous, un boloukbâchi du nom de Moustafa Soulhi; cet envoyé venait nous demander de tenir notre engagement. Nous étions décidé aie suivre, mais notre famille aussi bien que nos partisans
p.369 (1)
-vous qu'il en ait été de même avec Mohammed Abou Omar avec qui nous avons eu une entrevue dans la medressa bâtie par Nozhet-Elhddi 24 p. YYi
p.370 (1)
p. XVo 370 NOZHET-ELHADI Maulay Abdallah et à qui nous avons également fait une visite dans sa maison? Mais nous n'avons agi ainsi que pour resserrer des liens d'amitié et arriver à mieux connaître Dieu. Si nous avions pu supposer que cela donnât lieu à une autre interprétation et laissât croire
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p. YY1 372 NOZHET-ELHADI été la victime. Elakkâri déroba alors une table en or valant plus de 60.000 onces. (Ce personnage avait fait partie de l'entourage de Abou Hassoun et était demeuré avec lui jusqu'à la mort de Elqâïm.) Il remboursa d'abord 20.000 onces ; puis promit de payer le surplus
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p. YYV 374 NOZHET-ELHADI Dieu, celui qui a le plus pressant besoin de la clémence du Seigneur qui suffit à tout, à l'exclusion de tout autre, celui qui demande au Ciel de lui être propice et bienveillant chez lui comme au dehors, l'écrivain de ces lignes, Aïssa ben Abderrahman (Dieu
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D. WA 376 NOZHET-ELHÂDI « ble calamité qui frappe le Maghreb et jette la division parce mi ses habitants. » Or les hommes généreux ont péri; les les richesses ont été gaspillées, les choses saintes profanées, les réputations calomniées ; la religion est amoindrie et troublée, enfin les partis sont
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P. m 378 NOZHET-ELHADI « Si vous dites que ces confréries de faqirs sont tantôt unies et fidèles, mais que parfois elles cherchent à dérober les secrets de l'avenir dont Dieu a fait choix, qu'elles accumulent les péchés et se vautrent dans les crimes, je vous répondrai qu'il y a des confréries
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p. rr. 380 NOZHET-ELHADI de repousser Abou Mahallî, je lui ai dit : « Avec cet homme, « jamais la vertu ne saura se maintenir. » Comme il ne goûtait pas mon avis, je l'ai quitté ; alors il m'a dit : « Consultez « Dieu pour moi. » Je lui ai également écrit de ne point s'allier à Abou Mahallî ; enfin
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p. YV 382 NOZHET-ELIIÂDI prince, en disant que lui seul était le souverain ; le peuple a si bien compris cela, d'après votre attitude et d'après vos discours, qu'il lui a prêté son appui. Après avoir vu ce que vous faisiez, après avoir entendu ce que vous disiez, pouvions-nous encore douter
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P. YVV 386 NOZHET-ELHÀDI « ber ton frère... » Où avez-vous trouvé qu'il vous fût licite d'en user ainsi dans vos discours, dans vos actes, dans vos allusioas publiques ou mystérieuses? Quel crime est plus grand que celui-là ! Quel péché capital est plus grave ! Mais Dieu nous jugera et ceux
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p. YVi 388 NOZHET-ELHÂDI Un jour qu'une femme était occupée à faire cuire de la viande salée, ayant auprès d'elle son enfant encore à la mamelle, un Cheraga entra de vive force dans la maison. La femme s'enfuit sur un balcon et s'y enferma à clé. Voyant qu'il ne pouvait l'atteindre, l'Arabe
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p. Y* e 390 NOZHET-ELHADI Eccheikh ayant perdu l'affection des musulmans, depuis le jour où il avait vendu Larache aux chrétiens. La population s'assembla dans la mosquée de Elqarouïiu et déclara au milieu d'un tumulte, qui rappelait le braiement d'une troupe d'ânes sauvages, qu'elle ne voulait
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392 NOZHET-ELHÀDI passée, et de la sorte la situation devint meilleure pour tous. Le prince envoya ensuite son vizir offrir l'aman à Elmerbou', mais celui-ci n'ajoutant pas foi à cette promesse et craignant quelque piège, persista, aidé des Lemthiens, à vouloir combattre Abdallah ben Eccheikh
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394 NOZHET-ELHADI Plus tard les habitants de Fez, ayant tué Ibn Choaïb, un des caïds du prince, se mirent en état de défense contre Abdallah ben Eccheikh ; le combat s'engagea bientôt entre les gens de la citadelle et ceux de Fez-la-Neuve, mais après une lutte qui dura assez longtemps, la paix fut
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396 NOZHET-ELHADI invita à dîner chez ]ui. Les Lemthiens acceptèrent l'invitation et passèrent la nuit chez cet homme. Au moment où l'aube parut ou allait paraître, l'homme prétendit qu'on avait égaré la clé de la porte de sa maison ; il feignit alors de vouloir ouvrir la porte et y mit tant
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p. Yi\ 400 NOZHET-ELHADI pour le féliciter de sa victoire, Zîdân, qui s'imaginait que c'était par ironie, donna l'ordre de dépouiller de leurs vêtements hommes et femmes et de les laisser tout nus ; il y eut ainsi dix mille vêtements qui furent enlevés. Puis les troupes entrèrent dans la ville
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402 NOZHET-ELHADI « La paix de Dieu soit avec vous, je le demande au Ciel, moi qui suis exilé et captif dans le plus reculé des deux Maghreb'. » Ce même cadi a mis en tekhmis deux vers composés par le prince des Croyants, Aboulabbâs Elmansour. Voici ce tekhmîs : « 0 mes amis, il m'a lancé un regard
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410 NOZHET-ELHADI seurs, et qui ont, en quelque sorte, uni les membres de sa religion comme les doigts de la main. « Exposons maintenant nos desseins à ceux que nous avons désignés aux traits du châtiment éternel, à ceux qui s'attachent aux subtilités des métaphores et se renferment dans
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412 NOZHET-ELHADI toire dans quelque direction qu'il allât ; du ribâth de Taza aux bords de l'Ouâdi Elabîd, vous aviez livré la contrée à la plus vile populace et aux rebelles. « Vous vous êtes laissés gorger de tributs d'or et d'argent; vous vous êtes laissés enivrer par les faveurs des femmes
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p. Y o • 414 NOZHET-ELHADI sera promptement puni par le Dieu vengeur qui le couvrira de honte et d'humiliation ; à plus forte raison en sera-t-i[ ainsi pour celui qui achète les biens de ce monde au prix de son honneur, de sa dignité d'homme et de sa religion, dans le but de détruire la vérité
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p Vo\ 416 NOZHET-ELHADI nuées intenses et la justice souveraine s'accomplira pour vous, avec ses prohibitions et ses prescriptions. Grâce à elle, nous franchirons l'espace qui nous sépare, puis nous irons renverser le gouvernement des Chérifs à Sidjilmassa pour revenir ensuite à la zaouïa du Sahel
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les tapis de la joie et de l'allégresse. Qu'il conduise avec le bonheur votre auguste personne afin qu'elle détruise l'ulcère de la révolte et de la trahison ; Nozhet-Elhâdi ' 27
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r. * e T 418 NOZHET-ELHÂDI qu'il anéantisse ceux qui déchirent ou violent leurs engagements ; qu'il fasse de vous comme une citadelle où l'honneur de chacun sera protégé, soit qu'il demeure en repos, soit qu'il voyage ou qu'il s'expatrie. Que sur vous soit le salut de quiconque place
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p. rov 420 NOZHET-ELHADI filet; ils ont attaqué votre oncle, Maulay Abdallah, à Ouâdi Elleben, sur le territoire des Senhadja, et auraient réussi clans leur entreprise sans l'intervention du Vivant Éternel. Nous le jurons solennellement, s'ils continuent à demeurer avec vous dans le Gharb
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p. X • i 422 NOZHET-ELHADI sans compter les personnes que nous recevions dans nos jardins et nos coupoles, il a pu s'assurer de ses propres yeux qu'un tel rapprochement entre un maître et ses subordonnés ne pouvait être opéré que par des chefs puissants. Il vous a donc raconté à vous et à
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p. V o o m NOZHET-ELHÂDI med Eccheikh et adressée à Maulay Mohammed ben Eccherif Elhasani Essidjilmassi, lorsque ce dernier avait été proclamé souverain à Fez. Cette lettre dans laquelle Eccheikh félicitait le nouveau souverain, tout en l'engageant à se méfier des populations du Gharb
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426 NOZHET-ELHADI « Jusques à quand demeureras-tu endormi ? Ne vois-tu pas chaque jour les palanquins de la royauté s'éloigner de toi ? « La Fortune arrache les plumes de tes ailes; elle souille tout ce que tu laves pour le purifier. « Aucun calife n'a pu goûter les joies du repos, sans devenir
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p. Ye"\ 430 NOZHET-ELHADI Conclusion qui contient trois remarques intéressantes : 1° On a trouvé, écrits de la main même de Ibn Ghâzi, les mots suivants : « Ibn Elkhathîb Esselmâni répète à plusieurs reprises, dans son livre, intitué Eli'ldm fimen boui'a qabla elihtildm, que les dynasties
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p. r -v \ 432 NOZHET-ELHÂDI la faveur de nous l'envoyer, de l'établir parmi nous. Ou aurait pu dire de lui ce qu'a dit le poète : « La Fortune avait juré de nous donner son pareil; mais,ôFortune, tu as manqué à ton serment; tu dois donc une expiation. » « Cette bénédiction, ce modèle, ce saint
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p. nt 434 NOZHET-ELHÀDI demanderons cependant de votre nature généreuse de lui accorder un entier pardon. L'homme qui n'est pas protégé par Dieu ne cessera jamais d'être sollicité au mal et d'y succomber. « Vous le savez, si la chaleur n'existait pas on ne connaîtrait pas la fraîcheur de l'ombre
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p. rnv 436 NOZHET-ELHÂDI ettarîkh, le cheikh, le savant, Abou Zeïd Sidi Abderrahman, fils de l'imam Sidi Abdelqâder Elfâsi : « Et après lâm ' parut Elayyâchi ; peu à peu il grandit ' et mourut. » Le commentateur du Zahret fournit à ce propos les détails suivants : Au début, Sidi Mohammed Elayyâchi
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438 NOZHET-ELHÂDI cent des choses dont on l'accusait, lui fit dire secrètement : « Sauve-toi, tu es trahi. » Celui-ci partit aussitôt avec quarante hommes, tant cavaliers que fantassins, et gagna la ville de Salé. Quand Essenoussi arriva à Azemmour il ne trouva plus trace de Elayyâchi ; cependant
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440 NOZHET-ELHADI sentaient les routes infestées par les brigands, la population s'adressa à Sidi Mohammed Elayyâchi et fit auprès de lui de nombreuses démarches qui le décidèrent à faire briller son heureuse étoile dans le ciel salétin ; il déploya aussitôt la plus grande activité à rétablir
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442 NOZHET-ELHADI Les musulmans avaient précédemment assiégé la place, mais ils n'avaient pas réussi à s'en emparer, par suite des grandes difficultés qu'ils avaient rencontrées. Quand Dieu avait décidé de lui assurer la victoire, Sidi Mohammed Elayyâchi se voyait toujours en songe conduisant
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444 NOZHET-ELHADI quatre pointes ; l'une fichée en terre, les trois autres se dressant en l'air et constituant un stratagème terrible qui avait occasionné de grands dommages aux musulmans, tant à leurs hommes qu'à leurs chevaux. A son retour de Tanger, Elayyâchi, ayant appris la faiblesse delà
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446 NOZHET-ELHADI campement arabe. Les Arabes la reçurent en poussant des cris de joie ; ils lui préparèrent ensuite une collation et lui offrirent en présents des poules, du lait et des oeufs. La journée se passa en grande liesse, puis la nuit venue, la femme du capitaine revint chez
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p. xv« 448 NOZHET-ELHÂDI Elayyâchi était caché dans la forêt lorsqu'il aperçut le capitaine quitter Elbridja à la tête de sa cavalerie ; aussitôt qu'il vit l'ennemi à une certaine distauce de la place, il l'attaqua vivement avec ses cavaliers et lui coupa la retraite sur Elbridja. Les chrétiens
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furent vivement irrités ; ils rassemblèrent leurs troupes et marchèrent contre Elayyâchi. Celui-ci se porta à leur rencontre, à la tête de son armée ; il Nozhet-Elhddi 29
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p. V V \ 450 NOZHET-ELHÂDI les attaqua, les défît, et châtia les Arabes qui s'étaient rangés autour de Ettâghi, puis, après avoir dispersé ces masses et séparé les soldats de leurs chefs, il alla faire une razzia à Tanger. Au retour de cette razzia, Elayyâchi trouva les Berhers unis aux gens
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p. YVY 452 NOZHET-ELHÂDI dernier. Dieu est le Dominateur et le souverain Juge. Nombre d'élégies ont été composées en l'honneur de Sidi Mohammed Elayyâchi : voici celle qui eut pour auteur le littérateur, l'éloquent, le remarquable, Aboulabbâs Sidi Ahmed Eddeghoughi. « Ah ! qu'il est pénible de voir
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454 NOZHET-ELHADI « Celui qui porle le nom de son père, quand ce nom qui est déjà une qualité est suivi d'une aulre qualité, a droit au pouvoir parmi les Croyants. « Toutes les qualités appartiennent au Glorifié et la gloire n'a pas d'existence en dehors de lui; « Toutes les beautés
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456 NOZHET-ELHADI renommée de la zaouïa et de tous côtés on vit accourir la foule ; enfin les descendants de ces personnages arrivèrent à la situation dont ils jouissent actuellement, situation que nous allons retracer dans les lignes suivantes : Abou Bekr ben Mohammed était né en l'an 943 (20 juin
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P. rvi 458 NOZHET-ELHADI loi religieuse et recherchait la science, aussi bien dans le désir de l'acquérir que dans celui de l'enseigner ensuite. Il lisait toujours le Coran, faisait de nombreuses oraisons et adressait de fréquentes prières au Prophète. Il était indifférent aux biens de ce monde
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P- rvv 460 NOZHET-ELHADI gneur actuel des habitants du Maghreb, le cheikh de la bonne voie, celui qui a été élevé dans le sentier de la vérité, qui connaît Dieu, le maître divin, l'auteur de nombreux miracles et d'actions glorieuses, Sidi Mohammed ben Abou Bekr Eddilâï, qui vous aime et vous honore
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p. VVA 462 NOZHET-ELHÂDI ses demeures avec le consentement du tyran ou malgré sa résistance. « Il a fait revivre la Loi, ou plutôt il a détruit toute innovation et même il a épargné tout effort au fidèle, en écartant les obstacles ; « Parfois quand celui-ci s'est reposé pour se distraire
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464 NOZHET-ELHÂDI de chercher à arriver aux fastes du califat. C'était là une sorte de divination de sa part. Quelques thalebs trouvent que Sidi Mohammed manqua aux convenances en se servant de cette expression : « Eh ! bien, moi je vous dis » car il mit en opposition son propre discours avec
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p. us 466 NOZHET-ELHADI a L'homme habile est celui qui montre un visage souriant ; il n'y a que celui qui est maladroit qui essaie de frapper l'intelligence avec des traits. « Transforme en breuvage doux l'amertume que l'on t'apporte et tu y trouveras un goût agréable. » Parmi les personnages
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p. *AT 468 NOZHET-ELHADI armes, en leur faveur, à aucun des habitants de ces cinq districts et la paix fut conclue à ces conditions. Les Dilâïtes, ramenant leurs troupes, s'étaient à peine éloignés que Maulay Mohammed ben Eccherif rompit le pacte auquel il s'était engagé, en attaquant le cheikh
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p. VA? 470 NOZHET-ELHADI et à nos frères, car dans toutes les dynasties l'oeuvre créée par son premier fondateur n'acquiert tout son éclat que sous ses successeurs. Vobez ce qui pourra ramener le calme dans nos esprits, nous vous aiderons à l'obtenir, et c'est à cela que nous nous arrêterons
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472 NOZHET-ELHADI la révolte dans le pays du Djerid, s'avança à la tête des troupes nombreuses formées des valeureux et braves Arabes des Angâd, et mit le siège devant la ville de Fez dont il s'empara ainsi que nous le dirons plus loin, si Dieu veut. Maulay Errechid marcha ensuite sur la zaouïa
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474 NOZHET-ELHADI Errechid donna à Sidi Mohammed Elhadj l'ordre de se rendre avec ses enfants et ses parents dans la ville de Fez et d'y habiter. Ils s'y établirent effectivement, mais, après y avoir passé un certain temps, ils reçurent l'ordre de se rendre à Tlemcen. Ils partirent alors pour
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476 NOZHET-ELHÂDI partout écoutés. Il s'attaqua ensuite au Draâ dont il s'empara également, puis à Sidjilmassa et à la province de ce nom qui reconnurent également son autorité. Devenu dès lors fort et puissant, il s'établit à Sidjilmassa et régna sur les contrées qu'il venait de conquérir jusqu'au
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p. TAA^ 478 NOZHET-ELtfADl rappelée. Les trois premiers princes de cette dynastie sont : Maulay Mohammed, Maulay Erreehîd et Maulay Ismaïl, tous trois fils de Maulay Eccherif, fils dc/Maulay Ali, fils de Maulay Mohammed, fils de Maulay Ali, fils de Maulay Youcef, j fils de Maulay Ali, surnommé
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480 NOZHET-ELHADI « Dans sa magnifique Rihla, l'auteur rapporte que l'entrée de cet homme glorieux se produisit dans le septième '. » Elhasen habitait à Yanbo Ennekhel dans un hameau appelé hameau des Béni Ibrahim. L'auteur du livre intitulé : Elanoudr esseniya fi nisba men bisidjilmdssa min
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p. T"\T 484 NOZHET-ELHADI Abou Ali Elyoussi, leur noblesse est indiscutable et aussi claire que le soleil qui brille le matin. Un de mes amis, le jurisconsulte, l'historien, Aboulabbâs Alirned Elouzir Elghassâni, m'a raconté ce qui suit: «J'ai entendu notre cheikh, Aboulabbâs Ahmed ben Abdallah bon
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p. r*\r 486 NOZHET-ELHADI Abou Homeïd, établis sur les bords de l'Ouâdi Erreteb, près de Alqasr Eldjedid, à une journée de marche de Sidjilmassa et de qui sont issus les chérifs qui habitent chez les Béni Zerouâl. Le second, Maulay Ali, surnommé Eccherif qui fut l'ancêtre d'un grand nombre
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488 NOZHET-ELIIADI Les ulémas de Grenade qui écrivirent à Maulay Ali furent nombreux ; parmi eux, on peut citer le cheikh de Elmouâq, l'imam, Abou Abdallah ben Sarh, grand-cadi. Parmi les ulémas de Fez qui entrèrent en correspondance avec lui à cette occasion, on cite le cheikh, Abou Abdallah
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p. Y^-l 490 NOZHET-ELHADI « Aussitôt la ciladelle de la religion a souri en montrant ses blanches dents, tandis que la face de l'infidélité était envahie par la tristesse et la terreur. « Dieu lui a déjàaccordé le bonheur et la satisfaction, et, pour le jour de la Rencontre suprême, il lui réserve
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494 NOZHET-E.LIIADI Zaouïa de Elamrâni. Tous ces fils laissèrent une postérité : Maulay Mahammed eut pour fils Maulay Ali, l'aïeul direct de notre souverain actuel, ainsi qu'un certain nombre d'autres enfants; il mourut à Maroc où son petit-fils, le prince des Croyants, Maulay Errechid, lui a fait
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p T. . 49C NOZHET-ELHÀDI Une très vive inimitié existait entre Maulay Eccherif et les habitants de ïabouasamt, une des fortes citadelles de Sidjilmassa. Maulay Eccherif appela à son aide Aboulhasen Ali ben Mohammed, le maître du Sous dont il a été question cidessus et avec qui il avait
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500 NOZHET-ELHADJ frère et en prit le deuil. MaulayMahammedmort, toutes ses troupes allèrent grossir les rangs de l'armée de Maulay Errechid, qui se trouva ainsi à la tête de forces considérables. La royauté n'appartient qu'à Dieu ; il la donne à qui il lui plaît. Maulay Mahammed était plein
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502 NOZHET-EUI.AIH jour. La cérémonie terminée, il distribua des sommes considérables aux ulémas et les combla de présents. Il déploya la plus grande bienveillance à l'égard des habitants de Fez et montra un vif désir de faire revivre la Sonna en faisant respecter la loi religieuse ; cette conduite
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p. v.-\ 500 NOZHET-ELHÀDI gouvernement pareil à celui des Hassaniens, ni même entendu parler d'une dynastie qui puisse lui être comparée. On s'épuiserait vainement à vouloir faire un récit complet de toutes ses gloires. A. cette époque, en effet, il y eut une prospérité inouïe ; on ne saurait
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p. f • V 508 NOZHET-ELHÂDT composa en l'honneur de Maulay Ismaïl et pour le féliciter, le poème suivant qui met l'allégresse dans l'âme : « Allons ! réjouissez-vous ; cette conquête est brillante et grâce à votre valeur, nos affaires sont rétablies. « L'oiseau du bonbeur a chanté bien haut
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512 NOZHET-EI.IIAm les eurent bientôt enveloppées de leurs toiles. Et quand je songeais à mettre la dernière main à ce Nozhet, il me semblait que la situation présente murmurait ce vers : « Nous sommes à une époque d'argent el non d'autre chose • laisse donc là la littérature jusqu'à des temps
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d'achever ce travail. Il n'y a de force et de puissance qu'en Dieu, le Très-Haut, le Puissant. p. r\\ Nozhet-Elhâdi
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518 NOZHET-ELHÂDI Ibrahim benElqâsembenBeddja (caïd), 150. Abou Abdallah Mohammed ben Mobàrek, 21, 22, 31. Abou Abdallah Mohammed ben Mohammed ben Ali Edderaï Eldjezouli, 142. Abou Abdallah Mohammed ben Omar Ecchâouï, 178, 207, 270. Abou Abdallah Mohammed ben Omar Ecchâouï Eldjezâïri, 210. Abou
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520 NOZHET-ELHÂDT Abou Hafs Omar ben Mahmoud ben.Amràguît Essenhâdji (cadi de Tombouctou), 164. Abou Hammou (sultan), 470. Abou ïïasen, 401. Abou Hassoûn, 57, 58, 59, 79,316, 372, 475. Abou Hassoûn (Elbâdisi), 56. Abou Hassoûn le Mérinide, 56,172. Abou Hassoûn Ali ben Ahmed Elakhsâsi, 70. Abou
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522 NOZHET-ELHADI Abou Zakaria Yahia ben Abdallah, 475. Abou Zakaria Yahia ben Abdallah ben Saïd ben Abdelmonaïm Elhâhi, 71, 85, 334. Abou Zakaria Yahia ben Abdallah ben Saïd ben Abdelmonaïm Elhâhi Eddaoudi, 339. Abou Zakaria Yahia Esserrâdj, 217. Abou Zéïd, 47, 143, 171, 212, 221, 258, 345. Abou
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526 NOZHET-ELHADI Ahmed Essaierai (mufti de Maroc sous Abdelmâlek), 406. Ahkâm Essolthania, 365. Ahmer (tribu), 285. *Aïn Elqosob, 450. Aïsi, 303. Aïssa (Abou Mahdi Aïssa, cadi à Taroudant), 373. Aïssa ben Àbderrahman, 374. Aïssa ben Abderrahman (cadi de Maulay Eccheikh ben Zidân), 427. Aïssa ben
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530 NOZHET-ELHADI Delphin et Guin, 199 n. demi sa" (mesure de capacité), 48. * Demnât, 300. dépêches secrètes (caractères nouveaux pour), 202. *Deren (montagnes de), 80,112, 114, 274, 299, 339, 343. Description et histoire du Maroc (par Godard), An. Dhahérite (le), 92. dheiqa (asthme), 100. dhomma
p.534 (1)
534 NOZHET-ELHADI 258, 259,260, 261,263, 264,265, 267, 268, 270, 272,274,275,276, 277, 279, 280, 289, 290, 291,292, 293, 294, 297,305, 307,308, 311, 313, 327, 336, 344. Elmansour Ahmed, 188, 253. Elmansour ben Abou Amir (vizir de Hichâm II), 181 n, 193. * Elmansour (mosquée de —), 81, 93, 403
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538 NOZHET-ELHADl * hispanique (péninsule), 200. hizb (prière spéciale), 395, 396. * Hodjr Bàdis, 89, 320. * Hollande, 372. Hosaïn (pacha) ben Kheir-eddin Ettorki, 92. ffosn elmohâdharât (par Essoyouthi),431. * Houzâla, 150, 151. I Iblîs, 223. Ibn Abbâd FAndalous, 125,171. Ibn Abdallah, 277. Ibn
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540. NOZHET-ELHADI Kerrâdi, 450 n. kesra (voyelle), 223. * Ketâma (château de —), 433. Khachâch (de Ibn Habib), 222. khalifa (— vice-roi), 83. * Khamsînya (nom de la coupole du palais duBedi'j, 168. *Khandaq—Elouàd, 299,300,301, 308. * Khandaq Errihân, 112. Khaqan (souverain de Constantinople), 151
p.542 (1)
542 NOZHET-ELHADI Maulay Abdelmâlek, 86,108, 109. Maulay Abdelmâlek ben Zidân, 406. Maulay Abdelmâlek Elghâzi, 105. Maulay Abdelqâder, 70. Maulay Abdesselâm ben Mechich, 393. Maulay Abou Abdallah Mohammed Elmamoun, 8. Maulay Aboulabbàs Ahmed Elmansour, 7 n. Maulay Abouldjemâl Youcef, 492. Maulay
p.544 (1)
544 NOZHET-ELHADI Mesaoud Ennebili (caïd), 299. Mesaouda bent Aboulabbâs Ahmed ben Abdallah Elouzguiti Elouerzerâti, 140. * Meserra, (le — , immense verger), 191, 192, 230,304,407. * Mesfioua, 210, 313. * Mésopotamie, 431. Messie (le), fils de Marie, 31. Methghara (tribu de Tlemcen), 40. Miknàsa
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Zidân), 405. Mohammed Eccheikh (surnommé Zeghouda, cousin de Aboulabbâs Ahmed Elasgher ben Zidân), 404. Mohammed Eccheikh ben Elmansour Eddzehebi, 506. I Nozhet-Elhddi Mohammed Eccheikh ben Zidân, 425, 427. 467. Mohammed Eccheikh Elasgher ben Zîdân ben Ahmed Elmansour, 407, 408, 423. Mohammed
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546 NOZHET-ELHÂDI Moklitasar (par Elmouàq), 349. Mokhtasar (par Sidi Khelil), 277. Mokhlasar eddzil (par Essemaâni), 326. Mokhtasar d'Essaad (par Saad ed-. din Mesaoud bcn Omar Ettaftâzàni), 2, 216. Molklih elmaqâsid (commenté par Essenoussi), 216, 225. * Molouya (rivière de la), 34 n, 156, 176
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548 .NOZHET-ELHÂDI '135 n, 144, 145, 173, 176, 197, 263, 327, 438. * Ouâdi Erreteb, 486. * Ouâdi Essâoura, 330, 333, 341. * Ouâdi Lokkos, 135, 441 n. * Ouâdi Noûl, 502 (Voyez Ouâd — ). * Ouâdi Omm Errebia, 423, 447. (Voyez Omm E.). * Ouâdi Tefelfelt, 315. ouali, 177, 340, 431, 432, 436,451, 455
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550 NOZHET-ELHADI * ribâth de Beradâa, 346. * ribâth de Elayyàchi, 431. * ribâth de Taza, 412, 420. * lliff, 320. Rlhla (voyages d'Ibn Batouta), 94. Rihla (par Abou Sâlem Sidi Abdallah Elayyàchi), 25 n, 30, 451, 479,480. Rihla (par Abou Zeïd Abderrahman ben Ahmed Elghenâmi Ecchâoui), 445. liihlet
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552 NOZHET-ELHÂDI Sidi Aboulabbàs Essebtî, 134. Sidi Ahmed (ben Moussa), 8S. Sidi Ahmed (Eccherif), 81. Sidi Ahmed Baba Essoudâni, 330. Sidi Ahmed Belqâsem Essoumâï, 402. Sidi Ahmed, ben Belqâsem Essoumâï, 178. Sidi Ahmed, ben Elqâdhi, 34. Sidi Ahmed , ben Mohammed , connu sous le nom de Abdâl
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554 NOZHET-ELHÂDI *Taqbâlet, 291. 'Taroudant, 32, 82,142, 212, 221, 274, 346, 373, 380, 384, 475. * Taroudant (mosquée de —), 84. Tatars, 26. Taudîh (de Khelil), 49. tawria (terme de rhétorique), 235, 256. * tawria morakkaba (terme de rhé" torique), 236. * Taza, 176,177, 284, 440, 501. * Taza
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556 NOZHET-ELHÂDI Seyyid Saïd, ben Abdelmonaïm), I 372. * Zaouïa (de Ahmed ben Moussa), 86. * Zaouïa du Cadi (Abou Mahalli), 327. * Zaouïa (du cadi 'lyàdh), 494. * Zaouïa (de Dilà), 414, 416, 418, 423, 449,455,456, 457, 463,465, 466,471, 472,473, 474, 496,499, 500,502. * Zaouïa (dilâïte), 467