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Titre : Le Livre de Job : mis en vers français : poètes bibliques / Alfred de Montvaillant

Auteur : Montvaillant, Alfred de (1826-1906)

Éditeur : Fischbacher (Paris)

Date d'édition : 1897

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (108 p.) ; in-16

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5457696g

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-YE-4501

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30973868x

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 03/12/2008

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Titre : Le Livre de Job : mis en vers français : poètes bibliques / Alfred de Montvaillant

Auteur : Montvaillant, Alfred de (1826-1906)

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Montvaillant job: 86 pages trouvées

p.NP (1)
ALFRED DE MONT VAILLANT POÈTES BIBLIQUES Le Livre de Job MIS EN VERS FRANÇAIS PARIS FISCHBACHER, LIBRAIRE-ÉDITEUR rue de Seine, 33. 1897

p.NP (1)
Le Livre de Job

p.NP (1)
ALFRED DE MONT VAILLANT POÈTES BIBLIQUES Le Livre de Job MIS EN VERS FRANÇAIS PARIS FISCHBACHER, LIBRAIRE-ÉDITEUR rue de Seine, 33. 1897

p.1 (4)
LE LIVRE DE JOB CHAPITRE PREMIER. Afflictions de Job, et sa patience. 1 Dans le pays de Huts, un homme était cité, Qui marchait devant Dieu, vêtu d'intégrité. 2 C'était le temps heureux des nombreuses familles, Job béni du Seigneur eut sept fils et trois filles. 3 Son immense fortune était

p.2 (4)
2 CHAPITRE PREMIER. Job envoyait vers eux et levé dès l'aurore Offrant son holocauste au Seigneur qu'il implore, Il le remerciait de ses jours triomphants, Son pieux sacrifice était pour ses enfants. Job disait: mes enfants auront péché peut-être, Renié dans leur coeur Dieu leur souverain Maître

p.3 (3)
JOB. 3 Et sa vertu sera cette ombre qui s'efface, Tu le verras demain te blasphémer en face. 12 Et Dieu dit à Satan : ce n'est pas à prévoir. Je mets dès à présent ses biens en ton pouvoir, Disposes-en mais là que ta haine s'arrête Et ne fais pas tomber un cheveu de sa tête. Et Satan tout entier à

p.4 (4)
4 CHAPITRE DEUXIEME. 18 Un dernier serviteur auprès de Job arrive, Un cri sort déchirant de sa bouche plaintive, Tes filles et tes fils étaient dans un festin, 19 Un terrible ouragan a passé ce matin, Le toit s'est écroulé sur eux, sous ma paupière Ce n'était qu'un décombre en un flot de poussière

p.5 (6)
JOB. 5 Je viens, répond Satan, de parcourir la terre. 3 As-tu considéré mon zélé serviteur, Homme sincère et droit, Job, lui dit le Seigneur ? Bien que je laisse agir ta malice exécrable Sa vertu comme un roc demeure inébranlable. 4 Satan dit : notre vie est ce qu'on a de cher, 5 Etends ta main sur

p.6 (3)
6 CHAPITRE TROISIÈME. Le Suhite Bildad, Tsophar Nahamathite, Ayant appris les maux qui s'abattaient sur lui Vinrent auprès de Job lui prêter leur appui. Ils étaient là devant son grabat misérable Pleins de compassion pour son sort déplorable. 12 Epouvantés sur Job ils fixèrent, leurs yeux

p.7 (2)
JOB. 7 Ouvrant la bouche Job alors maudit son jour. 2 Maudit soit, criait-il, le jour de ma naissance ! 3 Maudite soit la nuit dont le profond silence Entendit qu'on disait : un enfant mâle est né ! 4 Que ce jour soit de deuil sans cesse environné ! Qu'il demeure englouti dans des horreurs funèbres

p.9 (3)
JOB. 9 Le voyageur perdu dans son obscurité ? 24 Car mes soupirs ardents sortent de ma poitrine, Tel rugit le torrent tombant de la colline. 25 Ce que je redoutais le plus m'est arrivé, . Mon malheur est plus grand que je n'aurais rêvé, 26 Je n'ai plus de repos depuis que la tempête Comme

p.11 (2)
JOB. 11 CHAPITRE CINQUIÈME. Eliphaz continue sa censure contre Job. 1 Maintenant crie ; est-il quelqu'un qui te réponde ? Sur quel saint maintenant ton espoir vain se fonde ? 2 Certainement le fou de sa colère meurt Et le sot est tué par sa mauvaise humeur. 3 J'ai vu le fou têtu, j'ai maudit

p.13 (3)
JOB. 13 25 Et ta postérité s'élèvera superbe Comme on voit se presser dans la campagne l'herbe ; 26 Le sépulcre prendra ta vie en sa saison Comme le laboureur qui serre sa moisson. 27 Je crois que nos conseils sont empreints de sagesse Fais en donc ton profit au sein de ta détresse. CHAPITRE

p.15 (1)
JOB. 15 20 Ils sont venus, il a trompé leur espérance. 21 Certes, je ne mets plus en vous mon assurance Car vous fûtes témoins de ma calamité Et j'ai pu constater votre inutilité. Vous avez pleins d'horreur regardé mes misères Et dans aucun de vous je n'ai trouvé des frères. 22 Est

p.16 (1)
16 CHAPITRE SEPTIÈME. CHAPITRE SEPTIÈME. Job continue à se plaindre de sa misère, et prie Dieu d'avoir pitié de son état. 1 L'homme lutte ici-bas clans un temps limité, Ses jours d'un mercenaire ont le sort attristé. 2 Comme le serviteur après l'ombre soupire Et comme l'ouvrier à son salaire aspire

p.17 (1)
JOB. 17 11 C'est pourquoi j'ouvrirai ma bouche et ma douleur Laissera déborder l'angoisse de mon coeur. 12 Suis-je une mer ou bien serais-je une baleine Pour que de m'enfermer tu prennes tant de peine ? 13 Quand je dis : c'est mon lit qui me soulagera Et pendant le repos ma plainte cessera, 14

p.18 (1)
18 CHAPITRE HUITIÈME. CHAPITRE HUITIÈME. Bildad censure Job, comme contestant avec Dieu sur sa justice. 1 Bildad, Suhite, alors, prit la parole et dit : 2 Jusqu'à quand de la sorte exhalant ton dépit Nous contristeras-tu par ce discours farouche Qui semble un ouragan échappé de ta bouche. 3 Dieu

p.19 (1)
JOB. 19 12 Elle brille un matin, pour le soir se flétrir, Tout ce qui naît et vit ici-bas doit mourir. L'herbe doit se faner, ici-bas rien ne dure, Bien qu'elle soit encore en plein dans sa verdure, 13 Qu'on ne la cueille point, et tel sera le sort De ceux qui clans l'oubli laissèrent le Dieu fort

p.20 (2)
20 CHAPITRE NEUVIÈME. CHAPITRE NEUVIÈME. Job répond, qu'il ne conteste que comme un innocent affligé. 1 Job répondit et dit : cela, c'est véritable. 2 Comment l'homme mortel, cet être périssable Se justifierait-il aux regards du Dieu fort ? 3 Si Dieu voulait plaider avec lui sur son sort

p.21 (1)
JOB. 21 Il pourra repasser, plus pompeux que l'aurore, Mais mes yeux ne pourront l'apercevoir encore. 12 S'il ravit qui pourra lui dire : que fais-tu ? 13 Quand son puissant courroux sur nous s'est abattu Il ne retire pas sa terrible colère Et l'ennemi superbe est couché sur la terre. 14 Comment

p.23 (2)
JOB. 23 33 Mais de la cause nul n'aurait la connaissance, Personne contre lui ne prendrait ma défense. 34 Qu'il ôte donc sa verge et que de sa frayeur Qui me trouble à ce point il délivre mon coeur. 35 Alors je parlerai, je n'aurai plus de crainte. Mais au milieu des maux dont mon âme est atteinte

p.25 (2)
JOB. 25 18 Or donc pourquoi m'as-tu tiré de la matrice ? Pour que nul ne me vit. pourquoi n'y suis-je mort ? Personne n'aurait su mon lamentable sort. 19 Que ne m'a t-on, avant ma destinée amère Au sépulcre porté du ventre de ma mère ! 20 Mes jours ne sont-ils pas en nombre limité, Cesse donc

p.27 (3)
JOB. 27 17 Et tu verras alors prospérer ton destin, Et tu resplendiras comme fait le matin ; 18 Car tu seras alors rempli de confiance, Ton coeur se sentira renaître à l'espérance, Et tu reposeras en toute sûreté, 19 Et tu te coucheras plein de tranquillité, Tu ne reverras plus d'épouvantable image

p.29 (2)
JOB. 29 Sur les juges il sème un esprit do vertige, 18 On le voit détacher la ceinture des rois, Et leurs reins sont serrés de sangles par ses doigts. 19 II conduit nus les chefs, leurs troupes prisonnières, Il renverse les forts ainsi que des barrières. 20 Il ôte la parole aux plus grands orateurs

p.31 (1)
JOB. 31 19 Qui voudrait à présent disputer contre moi ? Je sais que je mourrai si je viens devant Toi. 20 De deux choses, Seigneur, seulement fais-moi grâce Et je ne fuirai pas les regards de ta face. 21 Retire un peu ton bras qui frappe de terreur, Et ne déchaîne pas sur mon front ta frayeur. 22

p.32 (1)
32 CHAPITRE QUATORZIÈME. CHAPITRE QUATORZIEME. Job expose la brièveté et les misères de la vie de l'homme sur la terre. 1 L'homme né de la femme a des destins bien courts Et l'agitation remplit ses tristes jours. 2 II sort comme une fleur qu'on coupe et jette à terre, Et s'enfuit promptement comme

p.33 (1)
JOB 33 Et comme on voit à sec le lit d'une rivière Où le vent do l'été soulève la poussière, 12 Ainsi l'homme couché dans la nuit du tombeau Ne doit plus do ses jours voir briller le flambeau. Il ne s'éveillera sur sa couche dernière Qu'alors que le soleil éteindra sa lumière, Que les cieux

p.34 (2)
la violence. CHAPITRE QUINZIEME. Eliphaz accuse Job d'impiété, et soutient que Dieu n'afflige que selon les crimes. 1 Eliphaz, Témanite, à Job parle en ces mots : 2 L'homme sage tient-il de semblables propos? Etale-t-il ainsi sa science légère, Sa vaine opinion comme un vent passagère

p.35 (1)
JOB. 35 6 Ta bouche seulement, non pas moi te condamne, Tes lèvres n'ont tenu qu'un langage profane. Toi-même tu les vois témoigner contre toi. 7 Es-tu né le premier des hommes, dis-le moi ? Avant ce mont altier qui devant nous se dresse ? 8 Dans le conseil de Dieu puisas-tu ta sagesse? 9 Mais

p.37 (3)
JOB. 37 32 Des ans avant le temps il ressent la froidure, Ses rameaux désormais n'auront plus de verdure. 33 Comme un pampre il perdra son verjus coutumier, Il perdra ses boutons ainsi qu'un olivier. 34 L'hypocrite verra ses bandes dispersées, Le feu dévorera les tentes désolées Des prévaricateurs

p.39 (2)
JOB. 39 17 L'iniquité pourtant n'est pas dans ma nature Et ma prière au ciel toujours s'élève pure. 18 Terre, ne cache point le sang que j'ai versé, N'étouffe pas le cri par ma douleur poussé; 19 Maintenant mon témoin sera l'Éternel même, Mon répondant au ciel sera le Dieu Suprême. 20 Car

p.41 (2)
JOB. 41 CHAPITRE DIX-HUITIEME. Bildad, accusant Job de présomption, lui déclare quels sont les jugements de Dieu. 1 Bildad prit la parole et dit : de vos discours 2 Ne cesserez-vous pas de poursuivre le cours ? 3 On ne traiterait pas différemment les bêtes ; Pourquoi nous tenez-vous souillés comme

p.42 (2)
pas reconnaître, Le pouvoir souverain de son céleste Maître. CHAPITRE DIX-NEUVIÈME. Job se plaint de l'abandon de tous. Son immortelle espérance. 1 Job répondit et dit : dans mon profond malheur, 2 Contristerez-vous donc ainsi longtemps mon coeur ?

p.43 (1)
JOB. 43 3 Vous avez essayé dix fois de me confondre, Votre bouche m'accable en voulant me répondre. Quoi n'avez-vous pas honte ainsi de me blâmer ! 4 Si j'ai péché, c'est moi qui me dois alarmer. 5 Vous venez, me parlant avec un ton superbe, Me reprocher mes torts dans ce langage acerbe. 6 Sachez

p.45 (1)
JOB. 45 29 À me persécuter votre âme est occupée, Cette fureur sur vous attirera l'épée, C'est une iniquité, de l'épée ayez peur, Sachez qu'il est au ciel un jugement vengeur. CHAPITRE VINGTIÈME. Discours de Tsophar sur le sort des méchants. 1 Tsophar prit la parole et dit: si je réponds, 2

p.47 (1)
JOB. 47 21 Un jour on le verra manquer de nourriture, Son bien ne sera plus une ressource sûre. 22 Dès qu'au plus haut degré son sort sera monté Il sentira sur lui tomber l'adversité. 23 S'il eut jadis des mets divers en abondance, Dieu lui fera sentir l'ardeur de sa vengeance, Sa colère pleuvra

p.48 (2)
48 CHAPITRE VINGT-UNIÈME. CHAPITRE VINGT-UNIÈME. Réplique de Job sur le sort des méchants. 1 Job dit : écoutez-moi d'une oreille attentive. 2 Et vous rendrez service à mon âme plaintive. 3 De mes propos suivez patiemment le cours, Et vous vous moquerez après de mes discours. 4 Est-ce à l'homme

p.49 (1)
JOB. 49 Et puis enfin caducs quand leur course est finie, Ils meurent promptement sans aucune agonie. 14 Ces gens-là cependant ont dit à l'Éternel : Retire-toi de nous, sur ce globe mortel Nous nous soucions peu de tes célestes joies, Et nous ne voulons pas marcher selon tes voies. 15 Qu'est donc

p.51 (2)
JOB. 51 CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME. Eliphaz condamne Job, et l'exhorte à se convertir. 1 Eliphaz répliqua : lequel de nous a tort ? 2 L'homme apportera-t-il du profit au Dieu Fort ? Non, le sage plutôt est utile à lui-même. 3 Est-il juste, qu'importe au Monarque suprême ? Peut-il en recevoir en rien

p.53 (3)
JOB. 53 23 Car si ton repentir retourne au Tout-Puissant Tu verras ton destin encore florissant, Tes biens surpasseront de beaucoup ton attente, Chasse l'iniquité toujours loin de ta tente. 24 Alors tu sèmeras sur la poussière l'or, D'Ophir tu jetteras aux torrents le trésor. 25 Et Dieu sera ton or

p.55 (2)
JOB. 55 16 Car devant sa présence où tout mon être aspire Mon coeur se fond ainsi que fait au feu la cire. 17 Je me tais mais non pas par manque de clarté Bien que sur mes regards plane l'obscurité. CHAPITRE VINGT-QUATRIEME. Job montre que les jugements de Dieu nous sont incompréhensibles

p.57 (1)
JOB. 57 16 Ils pénètrent partout au milieu des ténèbres Car les clartés du jour pour eux semblent funèbres. 17 Le matin pour eux tous est l'ombre de la mort Et s'ils sont reconnus ils en ont du remords. 18 Ils passeront ainsi que le flot solitaire, Leur portion sera maudite sur la terre. 19 Comme

p.58 (2)
présence ? 5 La lune à son aspect dérobe sa clarté, 6 Les étoiles pour lui sont dans l'obscurité. 7 Et qu'est l'homme à ses yeux ? un insecte éphémère. Un vermisseau rentrant dans l'argile, sa mère. CHAPITRE VINGT-SIXIEME. Job décrit la sagesse et la puissance de Dieu. 1 Job répondit et dit : crois

p.59 (1)
JOB. 59 La sagesse en tout point a dicté tes conseils. Ils ont pour consoler des effets sans pareils. 4 Quel souffle t'inspira ces accents magnifiques ! Quel esprit te dota de ses présents uniques ? 5 Qui ne sait le pouvoir du Roi de l'univers ? 6 Son oeil perce au-delà des abîmes des mers,, Pleins

p.60 (2)
60 CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME. CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME Job soutient son innocence, et fait voir la condition malheureuse des méchants. 1 Or les amis de Job restaient silencieux Et celui-ci reprit d'un ton sentencieux : 2 Par Dieu qui me dénie un droit que je réclame, Qui de tant d'amertume abreuve

p.61 (1)
JOB. 61 11 Je voudrais du Très-Haut vous montrer les chemins, Et comment notre sort est conduit par ses mains ? 12 Ces choses-là pour vous à coup sûr sont certaines Pourquoi donc débiter ainsi des choses vaines ? 13 Et d'abord regardez quel misérable sort A l'homme criminel réserve le Dieu Fort

p.62 (1)
62 CHAPITRE VINGT-HUITIÈME. CHAPITRE VINGT-HUITIEME Discours de Job de l'industrie des hommes et de la sagesse de Dieu. 1 Oui l'argent a sa veine enfermant son trésor, Il est de même un lieu d'où l'on retire l'or, Comme l'argent on sait où se trouve sa mine, C'est là qu'il gît avant qu'au creuset

p.63 (1)
JOB. 63 7 Tournoyant alentour n'en a connu la voie, Et même du milan, l'oeil ne l'aperçoit pas. 8 Le lion et ses faons n'y portent point leurs pas. 9 La main de l'homme fouille aux bases des montagnes, Et les met au niveau de ses plates campagnes. 10 Au travers des rochers, il creuse des canaux

p.64 (2)
coeur, Car la sagesse, c'est la crainte du Seigneur. CHAPITRE VINGT-NEUVIEME. Description du premier état de Job et de sa grande prospérité. 1 Et Job continuant, dit : qui me ferait être 2 Comme j'étais jadis sous le Seigneur mon maître!

p.65 (1)
JOB. 65 3 II me gardait ; sa lampe illuminait mes pas, Il m'éclairait dans l'ombre et ne me quittait pas. 4 Ah ! si je revoyais mon automne éclatante, Quand le conseil de Dieu descendait sous ma tente ; 5 Quand heureux de ses dons on me voyait marcher, 6 Et que l'huile pour moi découlait du rocher

p.66 (1)
; Mes consolations étaient pour tout le monde. CHAPITRE TRENTIEME. Job décrit le grand changement de sa condition. 1 Maintenant que mon sort s'est assombri soudain, De plus jeunes que moi me couvrent de dédain,

p.67 (1)
JOB. 67 Dont les pères, jadis, n'eussent pas été dignes D'aller avec les chiens qui défendaient mes vignes. 2 Car de quoi m'eut servi la force de leurs mains ? Ils erraient décrépits le long des grands chemins. 3 De disette et de faim, tous ces estomacs vides Se tenaient à l'écart, dans des roches

p.69 (1)
JOB. 69 Et puis cette grandeur se fond comme la neige, Et voilà maintenant que la terreur m'assiège. 23 Ta main me conduira, je le sais, à la mort, Rendez-vous des vivants d'où personne ne sort. 24 N'étend-il pas sa main le malheureux qui tombe, Et n'appelle-t-il pas au secours s'il succombe, Avant

p.70 (1)
70 CHAPITRE TRENTE-UNIÈME. CHAPITRE TRENTE-UNIÈME. Job se justifie de tous les crimes qu'on lui aurait pu imputer. 1 J'étais le possesseur des regards de mes yeux, Comment aurais-je alors été luxurieux ? 2 Aurais-je mérité le céleste héritage Que le Seigneur réserve à ses fils en partage ? 3 Car

p.71 (1)
JOB. 71 12 C'est un feu dévorant jusques à consumer, Où toute ma fortune aurait dû s'abîmer. 13 Ai-je frustré mes gens, serviteur ou servante ? Dieu, s'il se fût levé, m'eut glacé d'épouvante, 14 Et quand à lui mon compte aurait été rendu, Accablé de terreur qu'aurais-je répondu ? 15 Ne sommes

p.73 (5)
JOB. 73 36 Oh ! je le porterais avec mon ceinturon, Et comme une couronne il ornerait mon front. 37 De chacun de mes pas j'imprimerais la marque, Et je lui dirais tout, aussi fier qu'un monarque, Toutes mes actions comme au jour du réveil Ainsi mises au jour, seraient en plein soleil. 38

p.74 (2)
74 CHAPITRE TRENTE-DEUXIEME. Qu'il mettait trop de zèle à se jutifier, Que son ardeur était à cet égard extrême, Qu'il ne justifiait pas assez Dieu lui-même. 3 Contre ses trois amis son courroux s'enflamma, Autant que contre Job, sa fureur s'alluma Parce qu'ils n'avaient pas trouvé de quoi répondre

p.75 (2)
JOB. 75 Nul n'a convaincu Job, discourant à mon gré. Avec facilité votre bouche s'énonce Mais nul assurément n'a fait une réponse. 13 Ne dites pas alors : Nous sommes sages, nous ; Le Dieu Fort le poursuit de son puissant courroux. 14 Or, d'être en cause, moi, n'ayant pas l'avantage, Je ne parlerai

p.76 (2)
76 CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME. CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME. Suite du discours d'Elihu. 1 C'est pourquoi, Job, de grâce, écoute mon discours, 2 Et de tous mes propos veuille suivre le cours. 3 A mon coeur mon langage emprunte sa droiture, Mes lèvres t'offriront une doctrine pure. 4 L'Esprit de Dieu

p.77 (1)
JOB. 77 14 L'Eternel parle à l'homme une première fois ; Reste-t-on sourd, il fait entendre encor sa voix. 15 Pour l'avertir, il a des visions, des songes Où la vérité perce au milieu des mensonges, Quand l'homme s'est plongé clans un profond sommeil, Etendu dans son lit, au sépulcre pareil. 16

p.78 (2)
, quand il veut nous sauver; 30 La fosse ne peut pas alors nous enlever, Notre sort rayonnant dans sa splendeur première, Du soleil des vivants voit briller la lumière. 31 D'une oreille attentive, ô Job, écoute-moi, Car je veux te parler encore, mais tais-toi. 32 Puis tu me répondras sur ce que je vais dire

p.79 (4)
JOB. 79 CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME Elihu continue son discours des droits et de la justice de Dieu. 1-2 O sages qui brillez par votre intelligence Veuillez en ce moment m'écouter en silence. 3 Le palais apprécie un mets qu'il a goûté, L'oreille, d'un discours, juge la vérité. 4 C'est

p.80 (1)
80 CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME. 15 On verrait toute chair aussitôt se dissoudre, L'homme retournerait, sur lé champ, clans la poudre. 16 Si quelque intelligence encore brille en toi,. Veuille prêter l'oreille, ô Job, écoute-moi. 17 Sans aimer la justice où notre espoirse fonde, Comment

p.81 (2)
JOB. 81 25 Car pour l'iniquité, plein d'une horreur profonde, 26 II frappe l'injustice à la face du monde. 27 Car la perversité se détourna de lui, Elle ne voulut pas le prendre pour appui, 28 Et le ciel entendit les cris de la misère, L'affligé fit monter vers lui sa plainte amère. 29 S'il donne

p.82 (1)
82 CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME. Il a même fait tort, certe, à sa connaissance. Il a même, je crois, manqué d'intelligence. 36 Ah ! mon Père, que Job soit d'erreur convaincu, Encore éprouve-le, qu'il soit enfin vaincu, Parce qu'il a parlé comme ferait l'impie ; Que son égarement clans la douleur

p.83 (3)
JOB. 83 6 Si tu péches, quel mal reçoit le Créateur ? Quand des monts tes péchés atteindraient la hauteur, Quand des grains de poussière ils atteindraient le nombre, Quel mal recevrait-il ? au soleil que fait l'ombre ? 7 Juste, que donnes-tu ? ô sot orgueil humain ! Pourrait-il recevoir un présent

p.84 (2)
84 CHAPITRE TRENTE-SIXIÈME. CHAPITRE TRENTE-SIXIÈME. Exhortation d'Elihu à Job sur les desseins et les merveilles de Dieu. 1 Elihu dit à Job : Veuille écouter un peu. 2 Zélateur convaincu de la cause de Dieu, Je te dirai qu'il est bien des raisons encore Pour défendre le Dieu que l'univers adore. 3

p.85 (1)
JOB. 85 Et de tous leurs péchés il leur montre le nombre. 10 Il daigne à la sagesse ouvrir leurs faibles yeux, Et leur dit de quitter leurs sentiers odieux. 11 S'ils écoutent sa voix, leurs prospères années S'achèveront en paix, au bonheur destinées, Leurs jours s'écouleront au milieu des plaisirs

p.87 (1)
JOB. 87 Bruit qui semble, des cieux, le résonnant oracle ? 30 Dieu répand la lumière à torrents dans les airs, Ses mugissantes eaux couvrent le fond des mers. 31 C'est ainsi que pour nous agit sa Providence, De vivres aux humains, il verse l'abondance. 32 Aux paumes de ses mains il tient le feu

p.88 (1)
le merveilleux dessein. 13 Il s'en sert, comme on fait d'une verge terrible, Ou pour verser les dons de sa main invisible. 14 Considère ceci, Job, reconnais ton tort, Et contemple, ébloui, les oeuvres du Dieu Fort. N'es-tu pas étonné de leur merveille étrange ? 15 Dis-moi, peux-tu savoir comment Dieu

p.89 (1)
JOB. 89 Les sciences en Dieu sont toutes contenues. 17 Pourquoi ton vêtement se sent-il attiédi, Quand passe dans les airs l'haleine du Midi ? 18 Etendis-tu les cieux, que le haut mont confronte, Qui sont fermes, polis comme un miroir de fonte ? 19 Veuille nous enseigner ce que nous lui dirons

p.90 (2)
90 CHAPITRE TRENTE-HUITIÈME. CHAPITRE TRENTE-HUITIEME. L'Eternel parle à Job, et le convainc d'ignorance des choses naturelles. 1 Du sein d'un tourbillon une voix s'entendit Qui s'adressait à Job, et Jéhova lui dit : 2 Quel mortel obscurcit ainsi ma Providence Par des propos qui n'ont aucune

p.91 (1)
JOB. 91 11 Quand je dis : sur ces bords expireront vos oncles ? 12 A ton signal fis-tu jamais lever le jour ? De l'aurore as-tu vu l'étincelant séjour ? 13 Alors qu'elle saisit les deux bouts de la terre, Balayant les méchants des rives qu'elle éclaire, Qu'elle fait fuir le mal, car la méchanceté

p.93 (1)
JOB. 93 Comme un épouvantait qui tombe sur vos têtes ? 36 Dis moi qui put donner la sagesse à ton coeur, Et qui, dans ton esprit, mit ce rayon vainqueur ? 37 Qui pourrait posséder des clartés souveraines Pour placer, dans les cieux, des outres toujours pleines, 58 Qui détrempent la poudre

p.95 (1)
JOB. 95 Que la bête des champs passe et sur elle monte. 19 Envers ses petits, même, elle a des cruautés, Comme s'ils n'avaient pas, par elle, été portés, Et son travail ainsi souvent est inutile ; Et comme s'ils étaient d'une nature vile, Par elle ils sont laissés clans un triste abandon : 20

p.96 (1)
aussi leur nourriture, Et s'il voit un cadavre il en fait sa pâture. 34 L'Eternel, de nouveau, prit la parole et dit : 35 Qui conteste avec Dieu, sans rester interdit? S'il pense censurer sa sagesse profonde, S'il contredit encore, à ceci qu'il réponde. 36 Alors Job répondit et dit à l'Eternel : Voici, je suis

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JOB. 97 CHAPITRE QUARANTIÈME. Dieu continue de montrer à Job la distance de la créature au Créateur. Description du béemoth et du léviathan. 1 Job sentait clans son coeur le divin aiguillon. Et l'Eternel lui dit encor du tourbillon : 2 Ceins maintenant tes reins ainsi qu'un vaillant homme, 2

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JOB. 99 Te suivra-il, ainsi que tes autres esclaves ? 24 T'en amuseras-tu, comme on fait d'un oiseau ? Tirant, pour l'attacher, le chanvre du fuseau, Pourras-tu le conduire au sein de ta famille, Comme un amusement qu'aime ta jeune fille? 25 Pourras-tu régaler tes amis de sa chair, Et pourras

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JOB. 101 18 Devant lui ne sont rien, et le fer et l'airain Sont comme de la paille ou du bois, tout est vain ! 19 La flèche ne le fait pas fuir, et d'une fronde Les pierres sont le chaume errant au gré de l'onde. 20 Des machines de guerre impuissant est l'appui ; Il rit du javelot qu'on lance

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s'échappent de mon coeur, Je couvrirai mon front de cendre et de poussière, Te demandant pardon, du sein de ma misère. 7 Après que l'Eternel à Job eut dit ces mots, Il blâma d'Eliphaz les imprudents propos, De ses deux compagnons, il flétrit les paroles, Transporté de fureur, il les tint pour frivoles

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JOB. 103 Quand Job pour ses amis eut fini sa prière, L'Eternel l'établit clans sa splendeur première. 10 II releva son sort par l'orage abattu, Au double il lui donna tout ce qu'il avait eu. 11 Ses frères et ses soeurs, et ceux qui le connurent Avant tous ses malheurs , sous sa tente accoururent

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de plus se prolongea sa vie. De voir ses petits-fils son âme était ravie. De ses destins bénis rien ne troubla le cours, 17 Et Job heureux mourut rassasié de jours 9-26 juillet 1884.

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TABLE DIS CHAPITRES DU LIVRE DE JOB Pages Chapitre I. — Afflictions de Job, et sa patience. 1 Chapitre II. — Job frappé d'un grand ulcère, et visité par ses amis 4 Chapitre III. — Plaintes de Job qui maudit le jour de sa naissance 6 Chapitre IV. — Censure d'Eliphaz à Job 9 Chapitre V. — Eliphaz

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106 TABLE DES CHAPITRES Pages Chapitre XI. — Censure de Tsophar contre Job... 25 Chapitre XII. — Réponse de Job à ses amis présomptueux 27 Chapitre XIII. — Job condamne la présomption de ses amis, il témoigne sa confiance et adresse à Dieu ses plaintes 29 Chapitre XIV. — Job expose la brièveté

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TABLE DES CHAPITRES 107 Pages Chapitre XXIV. — Job montre que les jugements de Dieu nous sont incompréhensibles, et qu'on voit souvent prospérer les méchants 55 Chapitre XXV. — Bildad montre que l'homme ne saurait être trouvé juste devant Dieu 58 Chapitre XXVI. — Job décrit la sagesse

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108 TABLE DES CHAPITRES Pages Chapitre XXXVII. — Elihu continue son discours de la vénération due à la Majesté de Dieu 87 Chapitre XXXVIII. — L'Eternel parle à Job, et le convainc d'ignorance des choses naturelles.. 90 Chapitre XXXIX. — Description de plusieurs animaux allégués comme des preuves

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