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Titre : Oeuvres de François Villon. Partie 1 / : avec les remarques de diverses personnes

Auteur : Villon, François (1431?-1463?)

Éditeur : A. Moetjens (La Haye)

Date d'édition : 1742

Contributeur : Marchand, Prosper (1678-1756). Éditeur scientifique

Contributeur : Formey, Johann Heinrich Samuel (1711-1797). Éditeur scientifique

Contributeur : Le Duchat, Jacob (1658-1735). Annotateur

Contributeur : Marot, Clément (1496-1544). Préfacier

Contributeur : Laurière, Eusèbe de (1659-1728). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 parties en 1 vol. (pagination multiple [422] p.) : titre en rouge et en noir ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k54505625

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-YE-6489

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33997720f

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33997720f

Description : Comprend : Lettre à Monsieur de *** en lui envoyant la nouvelle édition des oeuvres de François Villon

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 28/10/2008

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Title : Oeuvres de François Villon. Partie 1 / : avec les remarques de diverses personnes

Author : Villon, François (1431?-1463?)

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Villon: 115 pages found

p.III (1)
A MONSIEUR JORDAN, CONSEILLER PRIVÉ DE S. M. PRUSSIENNE. MONSIEUR, ^SÍDMOSSESSEUR des antiques Dé© p k% fouilles de Mr. LE DUCHAT , (S © je ni amuse de tems en tems à fH®©^ k s parcourir. J'y trouvai dernièrement un Cahier de Notes fur VILLON, qui me parut en fi bon Etat„ que je pensai à procurer

p.V (3)
CLEMENT MAROT, DE GAHORS, VARLET DE CHAMBRE DU ROY, AUX LECTEURS SALUT. ENTRE tous les bons Livres imprimez dé la Langue Françoise ne s'en veoit ung fi incorrect , ne si lourdement corrompu, que celluy de VILLON : & m'esbahy ( veu que c'est le meilleur Poète Parisien qui se trouve {i), ) comment

p.VI (1)
qui l'imprimérent. Et, pour vous en faire Preuve, me fuys advisé (Lecteurs) de vous mettre icy ung des Coupletz, incorrect! du mal imprimé Villon, qui vous fera Exemple ôc Tesmoing d'un grand Nombre d'autres autant broillés 8c gaffez que luy i lequel est tel. Or est vray qu'âpres plaindiz. & fleurs

p.VII (1)
Vieillards qui en sçavent par cueur, & partie par deviner avecques Jugement naturel, a esté réduict nostre VILLON en meilleure & plus entière Forme, qu'on ne la veu de noz Aages: & ce, fans avoir touché à l'Antiquité de son. Parler, à fa Façon de rimer, à ses méfiées & longues Parenthèses , à la Quantité

p.VIII (2)
ceste Cause , qui vouldra faire une Oeuvre de longue Durée, ne preigne ainsi son Soubject fur telles Choses basses & particulières LE Reste des Oeuvres de nostre VILLON ( hors cela ) est de tel Artifice , tant plain de bonne Doctrine , èc tellement painct de mille belles Couleurs, que le Temps

p.IX (2)
de ceste Marque j;, afin que ceulx, qui les sçauront en la sorte que VILLON les fiít, erlacent les nouveaulx pour faire place aux vieulx. OULTRE PLUS, les Termes & les Vers, qui estoient interposez, trouverez réduictz en leurs Places; les Lignes trop courtes, alongées; les trop longues, acoursies

p.X (2)
r PROLOGUE DE CLEM. MAROT. VIILON en l'Art de la Pinse & du Croq («). E T si quelqu'un d'adventure veult dire, que tout ne soit racoustré ainsi qu'il appartient, jc luy respons dès maintenant, que s'il estoit autant navré en fa Personne, comme j'ay trouvé VILLON blessé en ses Oeuvres , il n'y a st

p.XI (2)
AVIS SURLEDITION DES OEUVRES DE VILLON, Faite à Paris, chés Angine- Urbain Coustêtier, en M. DCC. XXIII. in Oiïavo. CETTE Edition est divisée en U Pari ties. LA. I renferme les Oeuvres de FRANÇOIS VILLON , selon l'Edition de CLÉMENT MAROT {a) ; avec cette Différence , que l'on a mis dans les Marges

p.XII (3)
XII AVIS SUR L'EDITION Monologue du Franc-Archier de Baignolet, & Is Dialogue des Seigneurs de Mallepayi Çr ltaillevent, tirez, "de l'Edition des Oeuvres de Villon, [faite a Paris, ] ehés Galiot du Pré, in 1531. On íçait, que ces Pièces ne font point de VILLON, mais de quelqu'un qui s'est diverti à

p.XIII (3)
DE VILLON DE M. DCC. XXIII. xm Galiot du Pré, G. d. P ; & les autres font éuoncées tout au long (a). (a) Outre les II Parties de cette Edition de 1723 , dont il est parlé dans cet Avis, il y en a uneIII-, consistant en une Lettre à Mr. de * * *, en lui envolant la nouvelle Edition des Oeuvres

p.XIV (1)
AVERTISSEMENT SUR CETTE NOUVELLE EDITION DE M. DGC. XLII. ON a pu remarquer dans ì'Epitre Dédicif taire de ce Volume, que c'est à Monsieur FORMEY , Professeur en Philosophie à Berlin , que le Public est redevable des R«- marques de Mr. LE DUCHAT fur les Oeuvres de FRANÇOIS VILLON. EN les ajoutant à

p.XVI (2)
, ou n'a, ni corrigé , ni exposé , le Jargon çr Jòbelin de VILLON ; mais, on l'a fait luiTre par un Fragment d'une de ses Ballades perdue , communiqué autrefois par Mr. Baîuze à Mr. de la Monnoie, & par celui-ci à Mr. le D u-chat , qui l'a accompagné, de- ses Remarques : & l'on s'est fait un vrai Plaisir de terminer

p.XVII (1)
a cru devoir faire suivre ce présent Avtrtijsement par un Abrégé .de la Vie de Villon , tiré particulièrement de jef Ecrits. I Partie. MEMOÍi

p.XVIII (2)
MEMOIRES TOUCHANT VILLON, SES OUVRAGES, ET LEURS EDITIONS, T'irez principalement de ses Ecrits par F Éditeur de ìa pré fente Edition de 1742. fîj^^rf) «. A N ç o 1 s Vit L ON, ainsi qu'il se gf J^frf nomme lui-même datas tout le Q r 1) Còurs de ses Poèstts (") » & n°n p*^™,^ pas CoREUMt surnommé

p.XIX (4)
VILLON, VlLLONNER, VlLLONNERIE, o» il ajoute quelques nouvelles Particularisez, & réfute Pasquier, Beîlingen, & Borel. Huëtiana, pag. 61. Bernier, Jugem. sur Rabelais, pag. 423. Le Duchat, Remarq. far Rabelais, Livre IV, Chap. LXVII,pag. 285, Broslette fur Boileau, Tom. IIj, pag. 18. Le Clerc

p.XX (2)
SX MEMOISIÍ TOUCHAKT VIILOIÍ^ lui-même, & ses propres Ecrits (a): & certainement en 1431 , affirmant très positivement lui-même , qu'il étoit âgé de trente Ans en 1461 (b). AÏANT perdu son Père fort jeune, il eut le Bonheur d'être assez bien élevé par GUILLAUME VILLON, son Parent (c), mais non

p.XXI (1)
MÉMOIRES TOUCHANT VILLON, XXX Sçavoir qui ne gisoit qu'en Apparence, accom« pagné néanmoins d'un ajfez. bel Esprit (a) . & Antoine du Verdier en penfoit beaucoup plus mal encore, n'aïant fait aucune Difficulté d'avancer fur son Sujet, qu'il s'e/tntrveilloit comment Marot avoit osé louer un fi goffe

p.XXII (4)
xxn MÉMOIRES TOUCHANT VIILOH. inconsidérément Madame d'Aulnoy (a); mais naïve, enjouée, es 1 badine , comme le remarquent plus judicieusement , & plus -équitablement, l'Auteur de l'Extrait ou de la Notice des Ouvrages de Villon insérée dans la Bibliothèque Françoise, & celui de la 11 Lettre

p.XXIII (5)
MÉMOIRES TOUCHANT VILLON, XXIII prouvé ci-deffus, Page xviij, Citation (a), ni, tout au contraire, donner ion Nom à toute la Bande criminelle de ses Confrères, ainsi que Font tout auíïi gratuitement débité divers autres (a): mais, le fit bien-tôt tomber entre les Mains de la Justice , pour

p.XXV (1)
. (b) Ô" particulièrement dans la première fur le 6 fers du I Huitain du Grand Testament. (Í) Gr. Test. Huit. XI, Pasquier, Gf autres. (d) Le Duchat, Rem. (a) fur le 6 Fers du Huit, I du Grand Testament. {e) Voïez la Requeste de Villon à ce Prince, eh dejfausj pages 304-Ï06.

p.XXVI (2)
xxvi MÉMOIRES TOUCHANT VIIIOH. tains Prisonniers, lors de leur Avènement à la Couronne. Quoiqu'il en soit, VILLON n'oubììa pas de témoigner auffi vivement qu'ingénieusement fa Reconnoiffance à ce Prince en plus d'un Endroit de son Grand Testament (a), le principal 8c le plus intéressant

p.XXVII (3)
, du Cerceau, les Journalistes de Trévoux, la Bibliothèque Françoise, & le Père Niceron, ce ne sont-là sans doute , non plus que le violent Rabrouage du même Villon à Xerxès, devenu Vendeur de Moutarde en Enfer, que de pures Plaisanteries mal concertées de Rabelais , qui n'a pas même pris foin d'y

p.XXVIII (4)
Kxvin MÉMOIRES TOUCHANT VILLON. Vie du fameux VILLON. Guillaume Colletet, qui le place sous l'Année 1481, dans son Histoire manuscrite des Poètes François anciens W modernes, indiquée par le Père le Long, dans fa Bibliothèque Historique de la France, pag. 885 , pourra peut-être à l'avenir

p.XXIX (5)
MÉMOIRES TOUCHANT VILLON. XÏIS pages 211, 212 ; prétendent, que ce fut à, SaintMaixent en Poitou, où, selon Rabelais, Villon s itou rttiré fus fesvieulx Jours ,soubz la Faveur d'ung Homme de Bien, Abbé du dicl Lieu. MaiSj comme je viens de le faire voir, il n'y a pas grand Fonds à faire fur

p.XXX (9)
xxx ECRITS DE VILLON. XIV. Ballade des Femmes de Paris. 148. xv. Ballade, Si je ayme 8c sers la belle. 153. xvi. Belle Le f on aux Enfans perdus, 160. XVII. Ballade de bonne Doélrine à ceux de mauvaise Vie. i6z. XVIII. Rondeau Jur luy-mesme. 176. xix. Ballade par laquelle Villon crie mercy

p.XXXI (4)
ECRITS DÍ VILLON. xxxf le Titre de la troisième des Edìtìcm de ses Oeuvres que je vais indiquer. II. Des Comédies fur les principaux Evtnemtm de la Vie de Nostre Seigneur , lesquelles il faisoit, dit on dans ì'Huetiana, page 6z, selon la Moda de son Tems , & se représentaient dans les Cimetières

p.XXXII (5)
stxxïi EDITIONS DE Vuiosi de ces Editions, auffi complète que la Négligence & l'inéxactitude des Bibliothécaires a pû me le permettre. I. Poésies de Maistre FKANÇOIS VILLON : À Paris, chés Antoine Ferard, fans Date, en Caraâìiresgothiques, in... Edition citée dans tout le Cours de celles de 1713

p.XXXIII (6)
EDÎ-ÍÍONS DE VítLóM. xxxm ;•■ fies, & les Finesses 8c Tromperies dudict Villon; reveues &c remises en leur entier par CLÉMENT MAROT , Varlet :" de Chambre du Roi , avec les Notes marginales : à Paris, chés Gallrot d» Pré, 1533 , m 16°. ;. j La Croix du Maine , Bibliothèque -, Françoise, pag. 107. K

p.XXXIV (4)
xxxiv EDITIONS DE VILLON. Edition fort inexacte, où le Jargon Cr Jobelin en VI Ballades ne se trouve point, ni peut-être dans les éditions précédentes revues par Marot.,, XI. Les Oeuvres de FRANÇOIS- VILLON , [avec les Notes de CLÉMENT MAROT , les Diverses Leçons des précédentes Editions

p.3 (2)
PREMIERE PIECE. L E PETIT TESTAMENT D E F. VILLON, Ainsi"intitulé sans le Consentement de F Auteur, comme il le dit ause^ cond Livre (a), I. JVJLIL quatre cens cinquante-six*, (&),1 Je FRANÇOIS VILLON , eícolier, J Cont REMARQUES. e (*) ^Ati 11 Livre.'] C'est-à-dire au $r índ Ttsta- , ívent, ci

p.4 (2)
iaiííé dire à VILLON, Essript l'»y l',A« fiyxante & tmg; Sc, Huitain LXIV de ce même Testament à propos du petit, Si r/ie souvient bien (Dieu mercys) Quejefeis, à mon Partement, Ctrtains Layt l'^An cinquante-fix', Rabelais, Livte U, ChapitreXII, a dit de míiat, V^in trente-six, acheptant tinç Courtaut

p.8 (2)
, qui y avoit don«é Atteinte. VILLON appelle cette Bulle Carmilifie, à l'antique, comme onaditlongííms Jesuiflei pour Jésmtei. Du reste , Htriusfiu pour cujujlibct, dans le Canon dont il s'agit, est une Elégance, dont le Foëte VILLON n'est point le seul qui fe soit moquí. Certain Portugais,', dans

p.9 (1)
, Qui n'entend ne mont ne vallée, J'ordonne prindpallement , Qu'on lui bail:e ligerement Mes brayes estans aux Trumellieres *, Pour coyster (b) plus honnestement S'amyc Jehanne de Minières. IX. R.EMARQ_UES. Huitain XIII, VILLON nomme Montonier un de íës Amis, peut-être alors prononçoit-on, non pas Moulin, comme

p.11 (1)
& de Filoutetie de VILLON, qui fut enfin pendu. Voïez ci-dessous la U'Ballade du ? irra),HuU tain II. R, d. X*£.

p.14 (1)
Juridiction del'aris. C'est aussi la plus coníidérable de ses Prisons, à la quelle \epttit thatilet tient lieu d'Annexé ou de Décharge. R. d. l'E. (d) Chollet.~\ C'étoit un Tonnelier,duquel parle encore VILLON Huitain XC1X de son grand Tc/latuent, où, de la manière dont il le dépeint, ce pourroit bien être

p.18 (1)
mon barbier La rongneure de mes cheveulx, Plainement, 8c fans destourbier ( c ). Au savetier mes souliers vieulx (d), Et au freppier (e) mes habitz tieulz (f) Que R. E M A B. Q. U E S. (i) ThtrjníiV} Araignée. (*) Gisant sur ces Estnuix."] Le Guet, grand Ennemi de VILLON & de semblables Ribleurs

p.19 (2)
. ~] Les Piécheurs d'entre les Religieux Mendians ont inventé quinz.c Signes ou Prodiges, qui, selon eux, doivent devancer & annoncer le Jugement dernier. C'est ;ì quoi vise ici VILLON. DU reste, ces Signes, au Nombre de XV, font tirez des Vers de la Sibylle Erythrée, & rapportez entre autres par S. Augut» tin, dans

p.22 (4)
^^ LE P. TESTAMENT. DIVERSES LEÇONS, I ;Par le bon renommé VILLON , Qui ne mange figue ne date, Sec & noir comme efcouvillon ( t). II n'a Tente ne Pavillon, Qu'il n'ayt laissé à ses amys; Et n'a mis ( b ) qu'ung peu de billon „ Qui fera tant ost a fin mys. F l N B U vETiT TESTAMENT D E FRANÇOIS

p.23 (1)
SECONDE PIECE. CY COMMENCE L E GRAND TESTAMENT D E F. VILLON. I. EN l'an de mon trentiesme eage (a) (a), Que tontes mes hontes j'eu beues, Ne du tout fol, encor ne sage, Nonobstant maintes peines eues, DIVERSES LEÇONS. LesB.EMARQ.UES. fa) Usait eage trislîlabe, comme péage: si fait le Komant de U

p.24 (4)
14 L E G R A N D DIVERSES LEÇONS. Lesquelles j'ay toutes receues Soubzla main Thibault d'Auffigny (d) {b). S'evesR E M A R. Q_U E S. Vers; puilque si, comme VILLON le devoit naturellement, il avoit dit, En l'^An trentiesine de mon ta%e, {on Veis auroit eu une Syllabe de trop. Duleste, comme on dit

p.25 (3)
Testament de VILLON, je m'étonneque cet Auteur ne se soit pas apperçu, que si, comme il le prétend, c'étoitMelun, & non pas Mebm, qu'on dût lire au 3 Vers, ce Vers seroit trop long d'une Syllabe. Or, VILLON n'étoit pas capable d'une Faute comme celle-là. MAIS, quel pouvoit être ce Crime, pour

p.28 (1)
Etymologie vient de Theodulplie, Rimeur du moïen Age, qui a dit: DMas de ìiemine Corduba Pelles, Ad. d. l'E. (b) Au Verler, dont il parle, y a Fiant Dìes ejui Sec. & Ef'fiopatum ejut accipint aller. LE Pseaûroe, qu'indique ici VILLON, est le CVI1I selon la Vulgate, 8c recommence point par Te Deus

p.29 (1)
abrégés, & qu'un autre remplijse fin Sit%e Episcopal. Ainsi, selon le Génie satirique de VILLON, cette prétendue Prière est une véritable Imprécation, qu'il ne lailîe pourtant pas d'adrelïer à Jésus-Christ. *Ai. d, l'E. (ì) Louis XI.] CETTE Société de Jésm-'hrifl, de la Sainte Vierge, 8c de toi»! XI

p.31 (1)
T Ë S T A M E NT. 31 Et que vie me recouvra : Dont fuys (tant que mon cueur vivra) Tenu vers ìuy me humilier; Ce que feray tant qu'il mourra (c) : Bien faict ne se doibt oublier. DlVERSBS LEÇONS. Jcy commence VILLON^ entrer en Matière pleine d'Erudition £5? de bon Sçavoir. * "Dans les Editions

p.32 (1)
3i LE GRAND DIVERSES LEÇONS. * Votez, sûr cet Endroit la Préface de Clément Marot fur VILLON. ìAguisa (rondz comme pelote,) Me monstrant plus que les commens Sur le sens moral d'Aristote *. XIII. COMBIEN (a) an plus fort de mes maulx, En chevaulchant (a) fans croix ne pille (í) , Dieu

p.35 (1)
tout ce qu'on íâ'it de cette Avanture. Ce qui peut avoic trompé Villon, c'est que Valere Maxime, Livrell, Chapitre VIII , Nnm.5, se sert des Mots Myeparo. mm Firaticìt Rostrit. R. d. l'E. ( 1 ) Cecy est rapporté par Nonnins Marcellus, qui l'avoit pris du Livre III de la République de Cicéion, Le même

p.38 (1)
), ) Favorable (8c bien en puis mais) Qui REMARQ.UE. («) Remply sur les Chantiers."] Qui a fa Maison pleine de tous Biens : ou plutôt ici, qui i'eft bien rassasie', Si a U Ventre plein, pour continuel fur le Ton de VILLON. Ad. d. l'E. (a) Fuyoye.} Tiissillable. sb) Trii-km*Diífc,'] Qui est ung très

p.41 (1)
. .Ai. d. l'E. (b) Ici Villon réitère artificiellement ce qu'il a dit au précédent Couplet. (c) vtux autres:'] à ceulx qui sont entrez eu Cloîtres. (1) Embrochez.'] Le Vin «s broche est celuy qui est en perce. Voyez Ragueau fur Forage. (a) Vin embrochés.] Avalez á pleins Brocs: ou bien , mis en perce

p.45 (1)
de Villon: COLLETS retroussez, fort haut, & au milieu desquels la Tête étoit comme dans une Niche. Cette Mode a long-tems été en Usage, comme il paroit pat les Tapisseries & les Tableaux du Teins, vírf. A. l'E,

p.48 (1)
(c), Bietris {d ), Allys (e), HaREMARQUES. (a) EJfiyne.] Selon Du-Cange, enseigne, ejjhine, St «corne, viennent tous trois d'in/îgnium, dans la Signification de Signant. Villon veut dite, que, pat ses Galanteries, Abailart s'attira ceitaine Masque ou Enseigne, qui, toute fa Vie, lui servit de légitime Estime

p.51 (1)
E M A R. Q_ V E S. Mais , j'aime mieux lire Duc , avec les Editions de Vetard & de Niv.rd; étant vilible, que VILLON parle ici du Connétable cirrus de Bretagne , Comte de Richemont, qui fut Duc de Bretagne apiès la Mott de son trere, 8c qui mourut en Novembre 1+58. (a) Scotiste.'] d'Ecosse

p.55 (2)
, qui, selon lui, est le féminin d'Empereur; maïs, 011 voit qu'il se trompe: 8c je suis moi même bien trompé, si le vieux Mot Empéricr , usité du Tems de VILLON, ne vient À'imptrurius, qu'on aura dit pour lmperialis, en sousentendant Vir ou Dtmimis, comme pour plutialis on a dit pluriarius, d'où pluricr

p.58 (1)
. s'en jeunesse il fut plaisant Orez (a) plus rien né dit qui plaise, (Tousjours vieil Synge est desplaisant (&),) Chose ne faict qui ne desplaise. S'il se taist (affin qu'il complaise,) II est tenu pour fol receu *: S'il parle , on luy dit qu'il íe taise, Et R-EMARQUE S. (a) Icy dit Villon, que l'Homrae vieil

p.60 (1)
6a LE GRAND DIVERSES LEÇONS. IV. LES REGRETZ » Voicy le Titre de cette Fiéce, suivant l'Edition de Vemd, & telle de Niverd : Canvnsnt Villon •nsyt ì fia xdvii la hUe fíeaumiere fiy compláign&it. de la leìle Heaulmyere jà parvenue a Vìeillejfe *. I. A D VIS m'est que j'oy regretter La Belle qui fut

p.63 (1)
Teint, & ce VU ftgeì Traits légulieis. César de Nostre-Dame,Tome U, page 17, des ^iddivom aux Mémoires de Cas* ÍÍ/BÍIB, parle duNezaquilain & bien rraiíîd'Honnorat de Savoie. (c ) Villon (avecques grant Artifice) reprer.t icy par Comraires tout ce qu'il a dit aux deux Couplet! piécédens, plurier pour

p.67 (1)
. Etienne , dans (es Dialogues du nouveau Lanfatf François Itaiìamfe , pag. 103, a remarqué, que deson'Tems on parloit encore en quelques Endioits comme faic ici VILLON: ce qui doit s'entendre du Bas-Languedoc, & particulièrement de la Ville deNimes, où certaines Femmes .disent m'affihe au lieu

p.74 (1)
(a) Sardina le preux Chevalier, qui contjWJHe Règne de G-e/ei.] Aïantdéjà remarqué ci-deflasBalla" de I, Huitain I, Remarque (a), que Sardina dans celle-ci cQ.Sard4napale,il me teste à dire deux Choses: l'une, que VILLON a changé en i l'un des t de ce Mot, apparemment pour éviter la Cacophonie

p.76 (1)
, des Noces vous souvienne. la Note 4. fur Rabelais, Livr. IV, Chap. XIV, parle de cette Coutume, à laquelle VILLON fait ici Allusion. (1) Bacheliers, Bachelettes.'] Quand les jeunes Enfáns de Qualité n'étoient que lìwples Ifciiyers^ ils étoient nommez Valets. On void encore un Reste de cet Usage au ]eu

p.80 (1)
, & du Poile à la Perse, fans souffrir, ni que je me gê* Je, ni que je me réchauffe; c'est-à-dire, sans mt retenir, ni me congédier. Du reste, cette Façon dí parler proverbiale fait présumer, qu'au Tems de VILLON, les Foiles croient plus communs à Paris, qu'ils ne l'ont été depuis. (o) IreptUet] ou plutôt

p.82 (1)
des Cartes, où le Valet est le Fils du Roy 8c de la Reine. (i) Et ne suis qu'un jeune Coquart. J 11 faut, ce seipbie, Et ne fuis un jeun* Coquart. CELA parois afléz bien fondé, pour le premier Sens apparent de VILLON: mais auffi, peut-être a-t-il voulu dire, que, quoi qu'il ne fût encore qu'nng jeune Coi

p.83 (1)
? cetera {/s; LXIII. DlVïRSES Láços's. * Non pas tn hault. N. R E M A R Q_U E S. Quoi qu'il en soit, ce Mot se prend en un Sens tout opposé, dans ce Vers, Et toi Coquin vieil Lorìcart, du fameux Noël Laissez pdifire vos Brjlis, qui n'est peut-être gueres moins ancien que ies Poésies de VILLON. R

p.84 (2)
, en laquelle Villon teconnoit ci-dessus Huitain XI, qu'il fut délivre ie la dare Prison rie Mcbun, prouve bien clairement, que la Fin de cette Remarque n'est pas bien fondée; & qu'en r+Ci, Villon ne retournait point d'un Bannissement de cinq ^Ani, mais d'un "Bmprisomement di tout un Eté feulement

p.87 (1)
TESTAMENT. 87 Fremin, fiez toy prés de mon lict, Que l'on ne me viegne espier. Prens tost encre, plume, & papier * : Ce que nomme eicryz vistement; Puys fais le par tout copier: Et vecy le commancement. DIVERSES LEÇONS. * Prens encre, plume, & papier. N. &y. ICY COMMANCE VILLON A TESTER. LXIX

p.90 (4)
: Trop luy a faict faim dure guerre. Or luy soit délivré grand erre (c) : De terre vint, en terre tourne. Toute chose (si par trop n'erre) Voulentiers en son lieu retourne. LXXVI. ITEM , & à mon plusque père, Maistre Guillaume de Villon (d), Qui REMARQUES. (a) (htmbre de la Divinité. ] Expression vive

p.91 (2)
Epitaphe, en nommant ion Père. CE Guilltume Villan n'étoit pourtant pas son Pete, comme le croie là Mr. le Duchat, 8c comme l'a mal-à-propos a. vancé la Tab'e des FtmiHes de Paris: & c'est ce que prouve très-bien ci-dessous l'Auteur de la Lettre fur Villon. Ad. d. l'E. (a) De maillon. ] De maillot

p.93 (1)
TESTAMENT. 93 VII. BALLADE, \ue Villon feit à la Requeste de s& Mère, pur frier Nostre-Damc. I. DAME des cieulx, régente terrienne. Emperiere des infemaulx paluz (1), Recevez moy, vostre humble chrestieíinc,' Que comprinse íòye entre vos esleuz, Ce non obstant qu'onques rien ne valus.' Les biens

p.94 (1)
ce, riment ici avec promesse Apparemment que , du Tems de VILLON, les Parisiens prononçoient plumasse,taxât me encore aujourd'hui les Messins (d) Rompture.] C'est-à-dire, Rupture, Tache, Corruption. R. d. l'E. (c)'Vierge portant le Sacrement qu'en ttìebrt á la Messe.] Expression fort singulière, selon

p.96 (1)
empreint sur son Revers. Cette Targe de VILLON étoit le Blanc de Bretagne à la Targe, valant iz. Deniers en i^ss. L« Blanc, Tmití dttiftanv» M Frw* V* m. 248,

p.99 (1)
T'ESTAMEN f. ■ 99 DIVERSES VIII. BALLADE de Villon à s Amye. FAOLSÉ beaulté, qui tantme couíte cher, Rude en effect, hypocrite doulceur j Amour dure plus que fer à mafcher, Nommer te puis de ma deffaçon seur (a), Cherchant íìnon {a) la mort d'ung povre cueur. Qrgueihìiussé (r), qui gens met

p.104 (1)
(c) à mes perilz. S'il en beuvoìt, tant que periz En fust son sens, & fa raison, Qu'on mette de l'eau aux barrilz : Vin perd mainte bonne maison. LXXXVI1I, REMAB.Q.UES. (8) Faut suppléer, Je luy donne ou laisse. (1) Caymant:] Gueux. Mendiant. PEUT-ETRE Villon avoit-il écrit Cysmaiit, poui remplir

p.106 (1)
se levé en Argent, on appelle Hav'ee la petite Monnoie gui en fait le Paiement : ôc c'est d'elle, que parlé ici VILLON. NICOD & RICHELET, entendent par ce Mot le Droit qu'a le Bourjeou de prendre, dans les Marchés, certaine Quantité des Denrées qui s'y débitent. Furetiere le nomme Havage, is'admet

p.108 (1)
dans Rabelais,Lin. 111, Chap. VI-, qu'après la Paix faite , Fanurge & lui aiant été renvoies en leuis Maisons, celuici étoit encore cherchant U sienne. TOUT cela veut simplement dire, que Turgis auroit en vain cherché le Logis de Villon, qui n'avoit, ni Feu, ni Lieu. ~tó. d. CE. (c) Si parle-je ung peu

p.109 (1)
VILLON. R. d. l'E. (l ) Près St. Julian det vouentes.'\ Lieu de De'- »otion, à trois Lieues de Château-firianr. Voïez Lobineau, Histoire de Bretagne, Tom. I, pag. 550 &556; & voïez aussi la Note S. fur Rabelais, Livre I, Chapitre VI. (1) SB* 'fi Strgent,voire des douitJ] Philippes le Bel

p.110 (1)
le tatholkon d'Ejpagne, fur la Fin de la Harangue du Sieur de Rieux , il est parlé d'un Sieur d'Angoulevent, que la Noblesse nouvelle avoit choisi pour son Orateur, &. que la Note de Mr. du Puy traite de Badin, qui se qualifioit le Prince des Sots. C'est , ou dans VILLON , ou dans ces Vers-ci, que cet Homme

p.117 (1)
»,,, Turpetm, ou plutôt, comme on lit ci-dessous à la page 4 de la II Partie du VILLON de la présente Edition,Truptlin, vient apparemment du François Triple, à quoi fait Allusion l'Allemand Drippelen; vieux Mot, qui, lignifiant trépigner, de comme on parle, marcher fur le Perjìnet, ne désigne pas mal

p.135 (1)
TESTAMENT. I35 DIVERSES ^m^mS»Soe*oe LEÇONS. XI. BALLADE, Que Villon donna à ung Gentilhomme nouvellement marié, pour renvoyer à son Espouse par luy conquise à l'Espée. AU poinct du jour, que l'esprevier so bat, Non pas de deuil, mais par noble couílume, Bruyt il demaine *, & de joye s'esbat

p.139 (1)
. * Lavetire, V. & N. R E M A R Q_U E S. (a) En réagal, en arcenic roche, en orpigment.] De même Style. 8c toute d'Imprécations, comme celle-ci, étoit cettaine Ballade de VILLON contre lesTaverniers de son Ter»s , qui frelatoiem le Vin, J'en donnerai, à la Fin de cette I Partie, le pièjniet 8c seul

p.142 (4)
14* 'LE G RA N D DIVERSES LEÇONS. • I CLEMENT MAROT, AUX LECTEURS. Du Temps de Villon 'Lecteurs) fut saisie une petite Oeuvre intitulée , Les Di'z de Franc Gontier (i) Ka-, là. oh la Vie paftouralle est estimée ; C, pour y contredis re, fut failîe une autre Oeuvre intitulée, Les Contre lictz Franc

p.143 (1)
n'a pas pris ici le vrai Sens du Poëte. En effet, VILLON mande, c'est-à-dire, envoie, les Contredits de Franc Oontier, de non pas simplement le Nom de ce Berger. Ce Mot, ou simplement celui de mani, étoit autrefois í'ott usité en ce Sens, comme Andté de la Vigne le prouve pas cetle Saillie singulière

p.147 (1)
, dont U Journée fï passe à couiit U Pille. U lemble pourtânl , que, dans la Signification qu'a ce Mot dans le Btwab de la Ruse, il vienne de Guitít, & doive se prononcer comme Villon & GuUlot. Le Jaloux dit \ se Femme, dans le Roman dt la Rose, feuillet 51a; Trep estes, dit-il, Villoiïeté, £t avex

p.152 (1)
,que,du Temps de VILLON, testoit encore à Paris quelque Mot des Anglois, qui avoient pafle par-U. ( t) Brelan Bigod,] Si, comme l'a crû Marot, f'eft ici de l'Anglois, ce fera une Corruption de Bi'rLddy, Bi Gui, c'est-à-dire, Par Nitre-Damt, Par Dieu. Pour moi, j'aurois pris ces prétendus. Mots Anglois, pour

p.153 (1)
^A'chers auront lu Salades sani Visicrci, ^írcs & TrouJJis, & Elpées de Passot, ajfex. longuettes ,roides, & tranchint , qui s'afPtUtnt Eïpées bastardes : & fi veulent porter ies Boucliers, il n'y aura point de mal. Ainsi, Villon 'çi, pour aUci chercher du Vin á ses Hôtes, s'éK $ quippoit DIVERSES

p.160 (2)
i6o LE G R A N D DIVERSES LÍÇONS. «»«««« BELLE LEÇON de Villon aux Enfans perduz. • Mon pi* ptaù, en deux mots; V. & N. BBAUK enfans, vous perdez la plus Belle rose de vo chappeau, Mes cleres(a) presprenans comme glu \h). Se vous allez à Montpippeau *, Ou à Rueil (c), gardez la peau: Car, pour

p.162 (1)
S. (s) Orfcyís:] Ores que tu soyes. (a) H'ezArdtur de £ «,.] L'Action de hiz.írdtr, comme on patloit au Teras de Villon , semble dcvoit être le Piopre de ceux, qui ex atidis Lucrum qu*rmti.ii je ne sçai fi Rabelais n'autoit point visé á cette Etymologie, lors que, Livre V, Cha» pitre X, parlant de. l'ile

p.165 (1)
! de Débauche de VILLON. R. d l'E. (a) De ce mau bajlei.] De ce mauvais hafle. (b) fsthevtx.lt:~\ Evitez le. (4) Sijfant ils font morts. ~] C'est-à-dire quand ils [ont pendus, & exposez à l'Air, ou au vtau Hasles, qui les noircit. R. d. l'E. (c) Quinze vingtz^] Hôpital de Paris, ainsi nommé, & fondé

p.166 (2)
, LivreII, Chapitre Vil, page 60. Voïez la Note en cet Endroit, & Mé« nage dans son DiBionaire Etymologique. (a) „-í«x Innhtns. ] Au Cymetiere de Sainct Innocent: L'UN des grands de Paris, siir-tout aiors;& dom, par cette Raison, VILLON va donner les Morts pour Exemples. M. d. CE. {a) Chevances

p.170 (2)
Ï70 LE GRAND DIVERSESLEÇONS. • En tout temps verd, pour gouppillon ; Pourveu qu'ilz diront ung PJaiâtkr Pour l'ame du pouvre Villon. CLIII. ITEM, à maiítre JaqueS\James,, Qui se tue d'amasser biens, Donne fiancer tant de femmes Qu'il voudra, mais d'espouser, riens {a). Pour qui arnasse-il ? Pour

p.171 (1)
qu'il a publié de cette lotte de Conte». Sornc, de Serotinum, est dans le vieux Langage ce que nous appelions l» Soir; & c'est de Somi, que vient Sornette, dans la Signification d'un Piicouts qui n'est bon á faire qu'entre Gens qui ont destiné la Soirée h se divertir ensemble. Villon qualifie

p.175 (1)
TESTAMENT. 17? I3 Qu'Amour occist de son raúlon (i), „ Ung pouvre petit escolher, 3, Jadis nommé FRANÇOIS VILLON. „ Oncques de terre n'eut sillon : „ II donna tout, chascun le sçet, „ Table, tretteaulx *, pain, corbillon. „ Gallans *, dictes en ce verset. B. E M A B. Q^U E S, (i) Rniìtn»:'] Flèche

p.180 (1)
ainsi „ que les Consuls de diverses Villes la portent, & ,, entt'autres ceux de Castres en Languedoc. „ Le même Villon, ci-deflus Huitain XCVI, dit: *A cbasitm une grand'Cornette, Pour pendre à leurs Chapeaux de Veautres. Et Mattial d'Auvergne, dans les Visites de Charles VU, dit : Tres-tous ceux-li

p.181 (1)
TESTAMENT. 181 XIX. BALLADE, Par laquelle Villon crye mercy à chascun. I. A Chartreux ', & à Celestins., i A mendians, Sc à dévotes, A musars (a), & cliquepatins (b), -A servans, 8c filles mignottes, ^'Portant íurcotz (c) & justes cottes; . , |A cuidereaulx (d) d'amours transis, I Çhaufe t R E M

p.184 (2)
x&( LE GRAND TESTAMENT. DIVERSES LBÇONS. IV. S'ON leur froissoit les quinze coites, De bons mailletz, fortz & maffis, De plombées (a), &(6)de telz pelottes, Je crye à toutes gens mereiz. CLXXI. ICÏ se clost le TESTAMENT, Et finist, du pouvre VILLON. Vençz à son enterrement, Quant TOUS orrez

p.185 (1)
T A B L E DES FAMILLES DE PARIS, NOMMÉES DANS LES DEUX TESTAMENS DE VILLON. Cette Marque $ désigne les Noms qui ont été ajoutez à cette Table dans cette nouvelle Edition de 1747.. Comme et m font la plupart «ue Noms de Filous, de lemmes de Joie, & d'autres Gins de Néant, peut-être rí'etoit

p.186 (1)
. CULDOUE (Michault). 131. $ DENISE. 113. ËRACE (Ayeul de Villon). 43. FOUR (Michault du). , 110. FOURNIER Jehan). 13 , 105. $ FREMIN, Clerc. 69, 87, 178 Note (a). GALERNE I, Colin). 178. ijji GARNIER, onzième Piece ci-apsis. 19 j. GARDE (Jehan Thibault de la) 20,133,178(4). $ GENEVOIS. R.EMARQ.UES(4

p.189 (1)
DES FAMILLES. xty, TRICOT (Thomas). 179. $ TRISTAN, Prévôt des Mareschaux. 172. TRONNE (Jehan) Bouchier. 8. TROUSSECAIIXE (Robin). TIJ. TURGIS (Robin). 85, 104, 108. VAILÉE (Robert). 9, 10. VALLETTE (Jehan). 11 r. VACQUERIE (François de la). izr. VAUSEIXES (Katherine de). 75. VILLON (Guillaume

p.190 (2)
AUTRES OEUVRES DE VILLON. T^ w le *A* "w -Jí* •?? TP TP W ìíp -ïf -vr TP W TROISIEME PIECE. Le Quatrain que feit Villon, quand il fût jugé à mourir. DIVERSES LEÇONS. JE suis François (dont ce me poise, ) Né de Paris, empres Ponthoise. Or d'une corde d'une toise Sçaura mon col que mon cul poise

p.191 (3)
EPITAPHES DE VILLON, 191 \_Selon TEdition de VÍ. DCC. xxm.,] Fauches rapporte ainsi ces Vers de Villon. QUATRIEME PIECE. • JE fuis François, ( dont ce me poife, ) Nommé Corbueil (a) en mon surnom, Né de Paris [b) empres Ponthoise, Et du commun nommé VILLON. Or d'une corde d'une toise Sçaura

p.192 (1)
xpt, E P I T A P H E S PlVEKSES LEÇONS. CINQUIEME PIECE. L'E P I TA P H E, en forme de Ballade , que feit Villon pour luy y pour ses Compagnons ,• /''attendant h estre pendu avec eulx. I. FRÈRES humains, qui âpres nous vivez, N'ayez, les cueurs contre nous endurciz; Car si pitié de nous pouvres

p.193 (1)
DE VILLON. 193 Excusez nous, puisque sommes transis (a), Envers le Filz de la Vierge Marie Que fa grâce ne soit pour no*us tarie ; " Nous préservant de l'infernalle fouldre. Nous sommes mors , ame ne nous harie (1) (í), Mais priez Dieu , que tous nous vueille absouMre. III. LA pluye nous a buez

p.195 (1)
î E V l'L'L O N. î9$ SIXIEME PIECE. BAL L A D E de T Appel de Villon. I. I^UE vous semble de mon Appel, V^Gamier, feis-je sens, ou follie (a)t Toute béste garde fa pel (i). QuiJacontrainct, efforce *, oulye, Se elle peult, elle se deílie. Quant donc, par plaisir volontaire, Chanté me fut ceste

p.196 (1)
de cette Ballade ; & c'est-lâ coupée fort cavalièrement le Noeud Gordien. Voïez son Jugement & Observations fur Rab'elan, pag. 425* PHiLtrrE MOUSK, ancien Auteur François, qui a écrit i'Hifio're de France en Vers, parle encote plus mal de Capet, que Villon, tìutuet Capot, dit-il. Sur moult est vites & finrx

p.197 (2)
DE VILLON. 107 Vous entendez bien joncherie (a) ? Mais, quant ceste peine arbitraire On m'adjugea par tricherie, Estoit il lors temps de me taire ? III. COIDÏZ vous que soubz mon cappcl Ny eust tant de philosophie Comme de dire, J'en appel ? Si avoit, je vous certifie; Combien-que point trop ne m'y

p.198 (1)
ïpS REQUESTE DE DIVERSES LEÇONS. Ì • Siprii star von' meridufcu■virain Sire, V. SEPTIEME PIECE. LA REQUESTE de Villon, présentée à U Court de Parlement y en f orme de Ballade. I. Tous mes cinq sens, yeulx, oreilles » & bouche, Le nez, & vous le sensitif auffi ; TOUS mes membres, où il y a reproche

p.199 (1)
VILLON AU PARLEMENT. 199 IL CUEUR fendez vous, ou percez d'une broche, Et ne soyez (au moins) plus endurcy, Que au désert fut la forte bise roche, Dont le peuple des Juifz fut adoulcy. Fondez larmes, & venez à mercy, Comme humble cueur qui tendrement souspire : Louez la Court, conjoincte au sainct

p.201 (2)
LE DEBAT DE VILLON, toi HUITIEME PIECE. LE DEBAT du Cueur & du Corps de Villon■_, en forme de Ballade. DlVERSIs LïÇONS. I. QU'EST ce que j'oy ? Ce fuis je. Qui? - Ton Cueur, Qui ne tient mais qu'a ung petit filet. Force n'ay plus, íubstance, ne liqueur, Quant je te voy retraict ainsi seulet, Com

p.203 (2)
DE VILLON. 103 „ Homme sage (ce dit il) a puissance, „Sur les planetes,& fur leur influence (a), „ Je n'en croy rien: telz {b) qu'ilz m'ont faict, scray. Que dis tu dea ì Certes c'est ma créance : Plus ne t'en dy, ôc je m'en pafieray, DIVERSES LEÇONS. E N V O Y. IV. VEUX tu vivre ? Dieu m'en doint

p.204 (3)
io4 REQUESTE AU DIVERSES LEÇONS. LA REQUESTE, que Villon bailla à Monseigneur de Bourbon (a) (i). I. LE mien seigneur, & prince redoubté, Fleuron- de lys, royalle genirure, FRANÇOYS VILLON , que travail a dompté, A. coups orbes (z), par force de batture Vous supplie par ceste humble efcriture

p.206 (1)
a emplòïe ce même Vers presque entier en celui-ci, Vous n'y périrez, aue l' Àr£ent & l'^ittente, dans fa belle Epitre à Françoit l,pcur avoir esté desrobe', gui n'est, rernarquent-ils qu'une Copie orníe & embellie de la Requeste de Villon à Monseigneur de Bourbon. Mais, on ne voir absolument tien

p.211 (1)
BALLADES DU JARGON, iíî DOUZIEME PIECE, LE JARGON E T JOBELIN DE VILLON, EN VI BALLADES *. * # ## ######* * * ' I. BALLADE. i. APAROUART le grant maistre Gaubie *, Qua collez sont dupes * & noircis, Et par les anges suivant la fâcherie *, Sont empouez 8c greffix cinq ou six. La sont beflures

p.213 (1)
aussi pendu pour s'être allé eibattre ì R.uel. R. d. l'E. (b) Montigny .... bien Attache' au halle grup. ~\ C'est-à-dire, pendu. C'est apparemment ce même Rtní de Montigny, auquel Villon avoit légué trois Chims , ci-dessus Huitain X U de son petit Ttjlarmnt- Ces deux Avantuiiers étoient probablement

p.214 (1)
, que Villon (eul obtint fa Giace, à cause de son Espiit, ou à la Recommandation de quelque tìiand. R. d. Í'E, ÎII.BAL-

p.223 (1)
AVERTISSEMENT DE MR. LE DUCHAT SUR LE FRAGMENT SUIVANT. FEU Mr.BALUZE communiqua un jour à Monsieur de la Monnoye un Fragment d'une Ballade de VILLON , de laquelle les Vers n'aïant jamais été imprimez , on ne fera pas fâché de trouver ici ce fragment, tel que je l'ai reçu, copié de la propre Main

p.224 (1)
, & l'autre tenélit l'^Arbalestre: tellement que tousjmrs y en avott une tendue. Ce Mot pétant dans la fuite, « dès le Tems de "Villon, écrit & prononcé Pinard, avec une feule o, cette Orthographe & cette Prononciation en ont rendu l'Origi* ne & la Signification'moins aisées à découvrir. (c) Lance aimée

p.225 (3)
DE VILLON. ìis Et voistnt drus aux Stygiens caveaux Les Taverniers qui brouillent nosire Vin (a). QU'IL me soit permis d'ajouter ici, que les trois Ballades, imprimées à la Fin de la II Partie , qui contient les Oeuvres attribuées à VILION , pourroient bien avoir été fournies par Monsieur de là

p.227 (1)
fort familier de CharlesIX, & pour le moins aafiì grand Vaut-rien que Villon : J'ay vefcujans Souci, jt fais mort fans Regret. Je ne sttil plaint d'aucun, n'ayant pleure'personne. De feavoir on je vais, c'est un trop grand Secret : J'en Uisti le Discours à Mejsieurs de Sorbonnt. C'étoit

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