Titre : Dictionnaire de la langue française.... Tome 2 / par É. Littré,...
Auteur : Littré, Émile (1801-1881). Auteur du texte
Éditeur : L. Hachette (Paris)
Date d'édition : 1873-1874
Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30824717s
Notice d'oeuvre : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12250808s
Type : monographie imprimée monographie imprimée
Langue : français
Format : 4 vol. ; gr. in-4 4 vol. ; gr. in-4
Description : [Dictionnaire de la langue française (français)] [Dictionnaire de la langue française (français)]
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5406698m
Source : Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2008-49511
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/12/2008
ESQ
satellites, CORN. Pomp. n, 2. || Fig. Pour moi sur
cette mer qu'ici-bas nous courons, Je cherche à me
pourvoir d'esquif et d'avirons, BOIL. Épît. v.
— HIST. xie s. Eschiez et barges, et galies et
nefs, Cit. de Roi. CLXXXV. || XIII* s. Et galietes et
escipes corant, Ogier de Danem. 234 4. || xvi* s.
Le port est prochain, et se peult on sauver à nage
hors du corps, comme hors d'un esquif qui faict
eau, MONT. II, 222.
— ÉTYM. Espagn. et portug. esquife ; ital. schifo ;
du germanique : anc. haut-allem. skif; goth. skip;
allem.Scftr/f;angl. ship; comparez le latin scapha,
le grec o-xâtpoç, barque; et le gaélique sgiob, vais-
seau. Eschipre, dans l'ancien français, signifiait ma-
rinier, répondant à l'allemand Schiffer.
■ ESQUILLE (è-ski-U', II mouillées, et non è-ski-
ye), s. f. Terme de chirurgie. Petit fragment d'un
os carié ou fracturé.
'•■',— HIST. xvi" s. Les pièces ou esquilles rompues
quelques fois ont leur bout mousse, et autres fois
agu et pointu, PAKE, XIII, I.
— ÉTYM. Génev. échille; du lat. schidise; du grec
ayiSiov, ay'&n, fragment, de a^iÇeiv, fendre, en
latin scindere (voy. SCINDER) ; comparez l'ital. scheg-
gia, copeau.
f ESQUILLEUX, ECSE (è-ski-lleû, lleû-z', U
mouillées), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui se
brise en esquilles ; qui est garni d'esquilles. Cassure
esqui lieuse.
— HIST. xvi° s. Les autres fractures sont dente-
lées et inegalles et esquilleuses, PARÉ, XIII, I.
- — ÉTYM. Esquille.
ESQUINANCIE (è-ski-nan-sie), s.f. Terme de mé-
decine. Inflammation de la gorge. Quelques plaisants
dirent tout haut que leur orateur [Démosthène] avait
été surpris la nuit, non d'une esquinancie, mais
d'une argyrancie, pour faire entendre que c'était
l'argent d'Harpalus qui lui avait éteint la voix, ROL-
LIN, Hist. anc. OEuvres, t. vi,p. 564, dans POUGENS.
— ÉTYM. Provenç. esquinancia ; espagn. esqui-
nencia ; ital. schinanzia ; de xuvâYX.il , angine
(avec épenthèse d'une s) , de xvwv , chien , et ây-
^eiv, étrangler; xuvâfjoi s'étant dit d'une angine
violente qui fait tirer la langue comme le chien ha-
letant. On trouve dans le xvi* siècle esquinanee,
AMYOT,* Dém. 36; squinance, RABELAIS, Pont, m,
51; squinancie, PARÉ, XXII, 2.
I. ESQUINE (è-ski-n') , s.f. Terme de manège.
Se dit des reins du cheval. Un cheval faible , fort
d'esquine. Ce cheval saute d'esquine, il voûte son
dos en sautant. Vieux et inusité.
— ÉTYM. Autre forme d'échiné.
, 2. ESQUINE (e-ski-n'), s. f. Terme de botanique.
Plante d'Amérique dont la racine est employée comme
sudorifique (smilax china, L.) (voy. SQUINE).
ESQUIPOT (ô-ski-po), s. m. Sorte de tire-lire en
terre cuite, où l'on dépose de minces épargnes.
L'esquipot est plein. Tout son bonheur est là-dessous
dans un esquipot, DANCOURT, la Désolât, des joueu-
ses, se. <3. Le sexe plein de charité Pour la com-
munauté Fournira de quoi mettre en pot; Tends à
propos ton esquipot, PIBON, Chanson à un frère
quêteur. || Se dit aussi, à certains jeux, de la masse
des enjeux.
. — ÉTYM. Le mot pot, ce semble , combiné avec
un préfixe obscur.
: ESQUISSE (è-ski-s'), s. f. || i° Terme de peinture.
Premier plan d'un .ouvrage. Esquisse au crayon, à
la plume, au pinceau. Les esquisses ont communé-
ment un feu que le tableau n'a pas, DIDER. Salon
de 1765, OEuvres, t. xin, p. 206, dans POUGENS.
L'esquisse même a sa manière qui n'est pas celle de
l'ébauche, ID. ib. p. 206. L'esquisse est l'ouvrage de la
chaleur et du génie, et le tableau l'ouvrage du tra-
vail, de la patience, des longues études et d'une ex-
périence consommée, ID. Salon de 1767, t. xiv,
p. 434. || Fig. [L'oiseau-mouche] Vif, prompt, gai,
de la vie aimable et frêle esquisse, Et des dieux,
s'ils en ont, le plus charmant caprice, DELILLE,
Trois règnes, vu. || 2° Terme de sculpture. Premier
modèle qu'on fait en terre cuite ou en cire. || 3° Par
extension, il se dit des ouvrages d'esprit. Une es-
quisse littéraire. Une esquisse philosophique. C'est
l'esquisse d'un discours; la passion ne fait que des
esquisses, DIDER. Salon de 4767, OEuvres, t. xiv,
p. 4B0.
— SYN. ESQUISSE, ÉBAUCHE. L'esquisse est sépa-
rée du tableau, dont elle est comme le plan; et l'é-
bauche se fait sur le tableau même : elle en est le
commencement. Marmontel a péché contre cette
distinction quand il a dit : On appelle esquisse en
peinture un tableau qui n'est pas fini, mais où les
figures, les traits, les effets de lumière et d'ombre
D CT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
ESS
sont indiqués par des touches légères, Élêm. littér.
OEuvres, t. vu, p. su , dans POUGENS. Il faut ajou-
ter qu'ébauche emporte toujours l'idée d'un ou-
vrage non achevé, tandis que i'esquisse est com-
plète si l'on n'a besoin que d'elle : on peut avoir
l'idée d'un tableau par une esquisse, on ne l'a pas
par une ébauche.
— HIST. xvi* s. Esquiche, COTGBAVE.
—'ÉTYM. Espagn. esquicio; ital. scïtizgo; du la-
tin schedius, fait sur-le-champ; du grec ox&8l°îi
CXES'OCÇEIV, faire à la hâte; t pour e, comme dans
le bas-latin scida pour scheda.
ESQUISSÉ, ÉE (è-ski-sé, sée), part, passé.
|| 1" Une figure grossièrement esquissée. || 2° Fig.
Un sujet littéraire qui n'est qu'esquissé. Voilà mon
plan suffisamment esquissé, je m'arrête, J. J. ROUSS.
Gouv. de Polog. ch. 15.
ESQUISSER (è-ski-sé), v. a. || 1" Faire une es-
quisse. Esquisser une figure, un tableau. || 2° Dé-
crire sommairement. Esquisser rapidement le ta-
bleau d'une époque.
— ÉTYM. Esquisse.
f ESQUIVE (è-ski-v'), s. f. Sorte de galette que
forme la terre en se séchant sur les formes de sucre.
ESQUIVÉ, ÉE (è-ski-vé, vée), part, passé. Une
mauvaise rencontre esquivée;
f ESQUIVEMENT (è-ski-ve-man), s. m. Action
d'esquiver.
— HIST. XIII* s. Nul autre eschivement, pour
moi garder [défendre], [je] ne vi, Berte, cxvm.
— ÉTYM. Esquiver.
ESQUIVER (è-ski-vé), v. a. || i° Éviter adroite-
ment quelque chose ou quelqu'un. C'est un impor-
tun que j'esquive autant que je puis. L'autre es-
quive le coup, et l'assiette volant S'en va frapper le
mur et revient en roulant, BOIL. Sat. m. Allons,
je ne pourrai pas esquiver l'interrogatoire, PICARD,
Alcade, iv, 4. Faut-il esquiver la réflexion comme
une ennemie, au lieu d'y livrer toute son âme?
STAEL, Corinne, i, 3. || Par extension. Esquiver une
difficulté, s'y soustraire, sans la résoudre. || Absolu-
ment. J'esquive doucement, et m'en vais à grands
pas, RÉGNIER, Sat. vin. Les petits, en toute affaire,
Esquivent fort aisément; Les grands ne le peuvent
faire, LA FONT. Fàbl. iv, 6. Le lion sort et vient
d'un pas agile, Le fanfaron aussitôt d'esquiver, ID.
ib. vi, 2. Je saute vingt ruisseaux, j'esquive, je me
pousse, BOIL. Sat. vi. || 2° S'esquiver, v. réfl. Se re-
tirer d'un lieu, d'un cercle, en évitant d'être re-
marqué. Je me suis doucement esquivé sans rien
dire, MOL. Fdch. i, 4. Il S'éviter l'un l'autre.
— HIST. xi' s. Jà pur morir n'eschiveront ba-
taille, Ch. de Roi. LXXXY. || XII* s. X mort serez jn-
gié, se [je] ne vous en eschiu, Sax. xxiv. || xm's.
Li cuens [comte] qui chevalier ne doute [craint]
ne esquive, AUDEFR. LE BAST. Romancero, p. 19.
[Elle] Ne sait comment le froit [elle] puist avoir es-
chivé, Berte, XLV. Et l'ourse l'eschiva [l'évita], autre
voie est tournée, ib. XLVI. Mais je le connois à si
sage Qu'il eskievera ce damage, Bl. et Jeh. 244 4.
....qui li face voloir le bien et eschuer le mal, BRUN,
LAT. Trésor, p. 280. Fui et eschieve la compaingnie
des mauvez, JOINV. 300. || xv" S. Adonc, pour es-
chever le fossé qui estoit par devant eux, [les Fla-
mands] tournerent-ils autour du bosquet et prirent
l'avantage des champs, FROISS. u, n, 4 95. Sur ces
deux ailes, gens d'armes les [les Flamands] com-
mencèrent à pousser dé leurs roides lances à longs
fers et durs de Bordeaux.... dont ceux qui en es-
taient atteints se restreignirent pour eschever les
horions, m. u, u, 497. Donc, pour eschiver tous
périls, Jean de Hollande s'enferma dans la dite ville,
m. u, u, 235. || xvi° s. Beaucoup se sont bien trou-
vez de mourir, eschevant par là des grandes mi-
sères, MONT, i, 89. U fault eschever aux coups que
nous ne sçaurions parer, ID. IV, (64. Le moien
d'eschevir tel danger, est d'enfermer et la mère et
les petits, o. DE SERRES, 336.
— ÉTYM. Wallon, hiuver; provenç. esquivar, es-
chivar; espagn. esquivar; ital. schivare; du ger-
manique: anc. haut-allem. skiuhan; allem. scheuen,
avoir peur. Il y avait un adjectif dans l'ancien
français, esquiu; provenç.eschiu;espagn. esquivo;
ital. schivo, timoré.
ESSAI (è-ssè), s. m. || i° Moyens divers par les-
quels on s'assure si un objet convient à l'emploi
qu'on en veut faire. Faire l'essai d'une machine,
d'une arme à feu. L'essai d'un remède. || Essai des
animaux, les divers exercices auxquels on les sou-
met pour apprécier leurs aptitudes. || Terme de
minéralogie. Opération analytique qu'on exécute en
petit, à l'effet de reconnaître la nature et le nombre
des substances contenues dans un minéral. Essai
Ehs
1497
par la voie sèche. L'art des essais. || Plus particuliè-
rement, opération qu'on fait subir à l'or et à l'argent
par le moyen de la pierre de touche , pour en ap-
précier le degré de pureté. || 2" Action de déguster
les mets chez les rois et les princes. Faites faire un
essai par quelque domestique , CORN. Rodog. v, 4.
|| La coupe dans laquelle se fait cet essai. Le duc
d'Anjou [devenu roi d'Espagne] avait une soucoupe
et un verre couvert, et l'essai comme pour le roi,
ST-SIM. 83, 82. || 3" Petite portion de quelque chose
qui sert à juger du reste. Des essais de vin, de pou-
dre à tirer. || Il se dit des petites bouteilles où il ne
tient de vin qu'autant qu'il en faut pour en juger,
et des petites tasses où l'on met du vin pour le goûter.
|| 4° S. m. plur. Petits morceaux de verre qu'onmet
dans le fourneau lorsqu'on cuit la peinture sur verre.
|| 5° Fig. Tentative comparée aux opérations d'es-.
sai. Que je fasse un essai de mon obéissance, CORN.
Sertor. il, 2. Vous aidez aux Romains à faire essai
d'un maître, ID. ib. m, 2. Après avoir fait es-
sai de ses forces, PASC. Prov. 2. Ils faisaient essai
de leur liberté, BOSS. Reine d'Angleterre. Plût au
ciel que sa main, heureusement cruelle, Eût fait
sur moi l'essai de sa fureur nouvelle, RAC. Briî. v,
7. Il 6° Prémices. D'un courage naissant sont-ce là
les essais? RAC Iphig. 1, 2. • || Avant-goût. Voici
l'heureux essai de nos contentements, CORN. Ro-
dog. v, 3. Et d'un cruel refus l'insupportable .injure
N'était qu'un faible essai des tourments que j'endure,
RAC Phèd. iv, 6. y Faire l'essai, ressentir, éprouver.
Quel tourment de cesserde plaire, Lorsqu'on a fait
l'essai du plaisir d'être aimé! QUINAULT, Isis, 1, 3.
Il 7° Coup d'essai, première tentative. Où buvant et
mangeant je fis mon coup d'essai, RÉGNIER, Sat. 11.
Mes pareils à deux fois ne se font pas connaître, Et
pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître,
CORN. Cid, 11, 2. Ne cherche point à faire un coup
d'essai fatal, ID, ib. n, 2. Ce n'est pas sur ce coup
que je fais mes essais, ID. Je Hent.vr, 9. Cette pièce,
fut mon coup d'essai, et elle n'a garde d'être dans
les règles, puisque je ne savais pas alors qu'il y en
eût, ID. Examen de Mélite. Cette intendance qui fut
comme un coup d'essai de son ministère, FLÉCH..
leTellier. || 8° Xl'essai, par forme d'essai. Prendre
à l'essai un domestique. Donner un cheval à l'essai?
Vente à l'essai. Pour détromper ma soeur, et lui
faire connaître Ce que son philosophe à l'essai pou-
vait être, MOL. Femm. sav. v, 5. || Mettre à l'essai, *
éprouver, pousser à bout. Pour mettre à l'essai ma
complaisance, J. J. ROUSS. Ém. n. || 9° Première
production d'un esprit qui s'essaye dans un genre
quelconque. Les essais de ce jeune homme donnent
de grandes espérances. Douze ans sont écoulés de-
puis le jour fatal Qu'un libraire, imprimant les essais
de ma plume , Donna pour mon malheur un trop
heureux volume, BOIL. Épît. \i. La statué de Junon
nous offrit les premiers essais de la sculpture; elle
est de la main de Smilis, un des plus anciens ar-
tistes de la Grèce, BARTHÉL. Ânach. ch.7*. Premiers
essais de la comédie,par Susarion, 580 ans avant Jé-
sus-Christ, ID. t"6. tome dernier, table 4™. || Ouvrage
dans lequel l'auteur traite sa matière sans avoir la
prétention de dire le dernier mot. Ce n'est qu'un
essai sur la matière. || Titre de beaucoup de livres
spéciaux, donné par un sentiment de modestie,
comme si le nom de traité ou d'ouvrage était trop
élevé. Les Essais de Montaigne. Essai de morale.
Essai sur la musique. || 10°Terme.de vénerie. Ëcor-
chures que font aux branches faibles et flexibles les
cerfs qui sont près de toucher "au bois. H H a donné
l'essai, se dit du sanglier, qui, rentrant du ga-
gnage , est animé et a frappé avec ses défenses
contre de jeunes arbres.
—: SYN. ESSAI, ÉPREUVE. L'essai se fait pour savoir
si une chose convient, si elle peut être employée;
l'épreuve, pour savoir si la chose peut soutenir le
service. On fait l'épreuve d'un pont de fil de fer; on
fait l'essai d'unj nouvelle machine.
— HIST. XIII' S. St Bernars nous met à l'essai,
Voie du Paradis. Bêle suer [soeur], combien puet
avoir Que vous poez apercevoir Qu'avoec li conversé
avez? Dites le nous se vous savez, Firent cil qui firent
l'essai, RUTEB. II, 166. || xive s. Un hanap d'argent
blanc pour faire essay, Invent, de Charles V, DE
LABORDE, Émaux, p. 304. y xve s. Car s'oneques
nul sceut que c'est de détresse, Je pense bien que
j'en ay fait l'essay, CH. D'ORL. Bal. 44. Il xvi" s. Je
î'aymerois mieux à l'essay, Avant qu'entrer en' ma-
riage, MAROT. 1, 203. Il l'escrivit par manière d'essay
en sa première jeunesse, MONT, I, 206. Ayant donné
ce premier essay de son éloquence et de sa magna-
nimité , il en fut grandement estimé, AMYOT, Cat,
à'Uiïq. 9.
1. — 188
satellites, CORN. Pomp. n, 2. || Fig. Pour moi sur
cette mer qu'ici-bas nous courons, Je cherche à me
pourvoir d'esquif et d'avirons, BOIL. Épît. v.
— HIST. xie s. Eschiez et barges, et galies et
nefs, Cit. de Roi. CLXXXV. || XIII* s. Et galietes et
escipes corant, Ogier de Danem. 234 4. || xvi* s.
Le port est prochain, et se peult on sauver à nage
hors du corps, comme hors d'un esquif qui faict
eau, MONT. II, 222.
— ÉTYM. Espagn. et portug. esquife ; ital. schifo ;
du germanique : anc. haut-allem. skif; goth. skip;
allem.Scftr/f;angl. ship; comparez le latin scapha,
le grec o-xâtpoç, barque; et le gaélique sgiob, vais-
seau. Eschipre, dans l'ancien français, signifiait ma-
rinier, répondant à l'allemand Schiffer.
■ ESQUILLE (è-ski-U', II mouillées, et non è-ski-
ye), s. f. Terme de chirurgie. Petit fragment d'un
os carié ou fracturé.
'•■',— HIST. xvi" s. Les pièces ou esquilles rompues
quelques fois ont leur bout mousse, et autres fois
agu et pointu, PAKE, XIII, I.
— ÉTYM. Génev. échille; du lat. schidise; du grec
ayiSiov, ay'&n, fragment, de a^iÇeiv, fendre, en
latin scindere (voy. SCINDER) ; comparez l'ital. scheg-
gia, copeau.
f ESQUILLEUX, ECSE (è-ski-lleû, lleû-z', U
mouillées), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui se
brise en esquilles ; qui est garni d'esquilles. Cassure
esqui lieuse.
— HIST. xvi° s. Les autres fractures sont dente-
lées et inegalles et esquilleuses, PARÉ, XIII, I.
- — ÉTYM. Esquille.
ESQUINANCIE (è-ski-nan-sie), s.f. Terme de mé-
decine. Inflammation de la gorge. Quelques plaisants
dirent tout haut que leur orateur [Démosthène] avait
été surpris la nuit, non d'une esquinancie, mais
d'une argyrancie, pour faire entendre que c'était
l'argent d'Harpalus qui lui avait éteint la voix, ROL-
LIN, Hist. anc. OEuvres, t. vi,p. 564, dans POUGENS.
— ÉTYM. Provenç. esquinancia ; espagn. esqui-
nencia ; ital. schinanzia ; de xuvâYX.il , angine
(avec épenthèse d'une s) , de xvwv , chien , et ây-
^eiv, étrangler; xuvâfjoi s'étant dit d'une angine
violente qui fait tirer la langue comme le chien ha-
letant. On trouve dans le xvi* siècle esquinanee,
AMYOT,* Dém. 36; squinance, RABELAIS, Pont, m,
51; squinancie, PARÉ, XXII, 2.
I. ESQUINE (è-ski-n') , s.f. Terme de manège.
Se dit des reins du cheval. Un cheval faible , fort
d'esquine. Ce cheval saute d'esquine, il voûte son
dos en sautant. Vieux et inusité.
— ÉTYM. Autre forme d'échiné.
, 2. ESQUINE (e-ski-n'), s. f. Terme de botanique.
Plante d'Amérique dont la racine est employée comme
sudorifique (smilax china, L.) (voy. SQUINE).
ESQUIPOT (ô-ski-po), s. m. Sorte de tire-lire en
terre cuite, où l'on dépose de minces épargnes.
L'esquipot est plein. Tout son bonheur est là-dessous
dans un esquipot, DANCOURT, la Désolât, des joueu-
ses, se. <3. Le sexe plein de charité Pour la com-
munauté Fournira de quoi mettre en pot; Tends à
propos ton esquipot, PIBON, Chanson à un frère
quêteur. || Se dit aussi, à certains jeux, de la masse
des enjeux.
. — ÉTYM. Le mot pot, ce semble , combiné avec
un préfixe obscur.
: ESQUISSE (è-ski-s'), s. f. || i° Terme de peinture.
Premier plan d'un .ouvrage. Esquisse au crayon, à
la plume, au pinceau. Les esquisses ont communé-
ment un feu que le tableau n'a pas, DIDER. Salon
de 1765, OEuvres, t. xin, p. 206, dans POUGENS.
L'esquisse même a sa manière qui n'est pas celle de
l'ébauche, ID. ib. p. 206. L'esquisse est l'ouvrage de la
chaleur et du génie, et le tableau l'ouvrage du tra-
vail, de la patience, des longues études et d'une ex-
périence consommée, ID. Salon de 1767, t. xiv,
p. 434. || Fig. [L'oiseau-mouche] Vif, prompt, gai,
de la vie aimable et frêle esquisse, Et des dieux,
s'ils en ont, le plus charmant caprice, DELILLE,
Trois règnes, vu. || 2° Terme de sculpture. Premier
modèle qu'on fait en terre cuite ou en cire. || 3° Par
extension, il se dit des ouvrages d'esprit. Une es-
quisse littéraire. Une esquisse philosophique. C'est
l'esquisse d'un discours; la passion ne fait que des
esquisses, DIDER. Salon de 4767, OEuvres, t. xiv,
p. 4B0.
— SYN. ESQUISSE, ÉBAUCHE. L'esquisse est sépa-
rée du tableau, dont elle est comme le plan; et l'é-
bauche se fait sur le tableau même : elle en est le
commencement. Marmontel a péché contre cette
distinction quand il a dit : On appelle esquisse en
peinture un tableau qui n'est pas fini, mais où les
figures, les traits, les effets de lumière et d'ombre
D CT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
ESS
sont indiqués par des touches légères, Élêm. littér.
OEuvres, t. vu, p. su , dans POUGENS. Il faut ajou-
ter qu'ébauche emporte toujours l'idée d'un ou-
vrage non achevé, tandis que i'esquisse est com-
plète si l'on n'a besoin que d'elle : on peut avoir
l'idée d'un tableau par une esquisse, on ne l'a pas
par une ébauche.
— HIST. xvi* s. Esquiche, COTGBAVE.
—'ÉTYM. Espagn. esquicio; ital. scïtizgo; du la-
tin schedius, fait sur-le-champ; du grec ox&8l°îi
CXES'OCÇEIV, faire à la hâte; t pour e, comme dans
le bas-latin scida pour scheda.
ESQUISSÉ, ÉE (è-ski-sé, sée), part, passé.
|| 1" Une figure grossièrement esquissée. || 2° Fig.
Un sujet littéraire qui n'est qu'esquissé. Voilà mon
plan suffisamment esquissé, je m'arrête, J. J. ROUSS.
Gouv. de Polog. ch. 15.
ESQUISSER (è-ski-sé), v. a. || 1" Faire une es-
quisse. Esquisser une figure, un tableau. || 2° Dé-
crire sommairement. Esquisser rapidement le ta-
bleau d'une époque.
— ÉTYM. Esquisse.
f ESQUIVE (è-ski-v'), s. f. Sorte de galette que
forme la terre en se séchant sur les formes de sucre.
ESQUIVÉ, ÉE (è-ski-vé, vée), part, passé. Une
mauvaise rencontre esquivée;
f ESQUIVEMENT (è-ski-ve-man), s. m. Action
d'esquiver.
— HIST. XIII* s. Nul autre eschivement, pour
moi garder [défendre], [je] ne vi, Berte, cxvm.
— ÉTYM. Esquiver.
ESQUIVER (è-ski-vé), v. a. || i° Éviter adroite-
ment quelque chose ou quelqu'un. C'est un impor-
tun que j'esquive autant que je puis. L'autre es-
quive le coup, et l'assiette volant S'en va frapper le
mur et revient en roulant, BOIL. Sat. m. Allons,
je ne pourrai pas esquiver l'interrogatoire, PICARD,
Alcade, iv, 4. Faut-il esquiver la réflexion comme
une ennemie, au lieu d'y livrer toute son âme?
STAEL, Corinne, i, 3. || Par extension. Esquiver une
difficulté, s'y soustraire, sans la résoudre. || Absolu-
ment. J'esquive doucement, et m'en vais à grands
pas, RÉGNIER, Sat. vin. Les petits, en toute affaire,
Esquivent fort aisément; Les grands ne le peuvent
faire, LA FONT. Fàbl. iv, 6. Le lion sort et vient
d'un pas agile, Le fanfaron aussitôt d'esquiver, ID.
ib. vi, 2. Je saute vingt ruisseaux, j'esquive, je me
pousse, BOIL. Sat. vi. || 2° S'esquiver, v. réfl. Se re-
tirer d'un lieu, d'un cercle, en évitant d'être re-
marqué. Je me suis doucement esquivé sans rien
dire, MOL. Fdch. i, 4. Il S'éviter l'un l'autre.
— HIST. xi' s. Jà pur morir n'eschiveront ba-
taille, Ch. de Roi. LXXXY. || XII* s. X mort serez jn-
gié, se [je] ne vous en eschiu, Sax. xxiv. || xm's.
Li cuens [comte] qui chevalier ne doute [craint]
ne esquive, AUDEFR. LE BAST. Romancero, p. 19.
[Elle] Ne sait comment le froit [elle] puist avoir es-
chivé, Berte, XLV. Et l'ourse l'eschiva [l'évita], autre
voie est tournée, ib. XLVI. Mais je le connois à si
sage Qu'il eskievera ce damage, Bl. et Jeh. 244 4.
....qui li face voloir le bien et eschuer le mal, BRUN,
LAT. Trésor, p. 280. Fui et eschieve la compaingnie
des mauvez, JOINV. 300. || xv" S. Adonc, pour es-
chever le fossé qui estoit par devant eux, [les Fla-
mands] tournerent-ils autour du bosquet et prirent
l'avantage des champs, FROISS. u, n, 4 95. Sur ces
deux ailes, gens d'armes les [les Flamands] com-
mencèrent à pousser dé leurs roides lances à longs
fers et durs de Bordeaux.... dont ceux qui en es-
taient atteints se restreignirent pour eschever les
horions, m. u, u, 497. Donc, pour eschiver tous
périls, Jean de Hollande s'enferma dans la dite ville,
m. u, u, 235. || xvi° s. Beaucoup se sont bien trou-
vez de mourir, eschevant par là des grandes mi-
sères, MONT, i, 89. U fault eschever aux coups que
nous ne sçaurions parer, ID. IV, (64. Le moien
d'eschevir tel danger, est d'enfermer et la mère et
les petits, o. DE SERRES, 336.
— ÉTYM. Wallon, hiuver; provenç. esquivar, es-
chivar; espagn. esquivar; ital. schivare; du ger-
manique: anc. haut-allem. skiuhan; allem. scheuen,
avoir peur. Il y avait un adjectif dans l'ancien
français, esquiu; provenç.eschiu;espagn. esquivo;
ital. schivo, timoré.
ESSAI (è-ssè), s. m. || i° Moyens divers par les-
quels on s'assure si un objet convient à l'emploi
qu'on en veut faire. Faire l'essai d'une machine,
d'une arme à feu. L'essai d'un remède. || Essai des
animaux, les divers exercices auxquels on les sou-
met pour apprécier leurs aptitudes. || Terme de
minéralogie. Opération analytique qu'on exécute en
petit, à l'effet de reconnaître la nature et le nombre
des substances contenues dans un minéral. Essai
Ehs
1497
par la voie sèche. L'art des essais. || Plus particuliè-
rement, opération qu'on fait subir à l'or et à l'argent
par le moyen de la pierre de touche , pour en ap-
précier le degré de pureté. || 2" Action de déguster
les mets chez les rois et les princes. Faites faire un
essai par quelque domestique , CORN. Rodog. v, 4.
|| La coupe dans laquelle se fait cet essai. Le duc
d'Anjou [devenu roi d'Espagne] avait une soucoupe
et un verre couvert, et l'essai comme pour le roi,
ST-SIM. 83, 82. || 3" Petite portion de quelque chose
qui sert à juger du reste. Des essais de vin, de pou-
dre à tirer. || Il se dit des petites bouteilles où il ne
tient de vin qu'autant qu'il en faut pour en juger,
et des petites tasses où l'on met du vin pour le goûter.
|| 4° S. m. plur. Petits morceaux de verre qu'onmet
dans le fourneau lorsqu'on cuit la peinture sur verre.
|| 5° Fig. Tentative comparée aux opérations d'es-.
sai. Que je fasse un essai de mon obéissance, CORN.
Sertor. il, 2. Vous aidez aux Romains à faire essai
d'un maître, ID. ib. m, 2. Après avoir fait es-
sai de ses forces, PASC. Prov. 2. Ils faisaient essai
de leur liberté, BOSS. Reine d'Angleterre. Plût au
ciel que sa main, heureusement cruelle, Eût fait
sur moi l'essai de sa fureur nouvelle, RAC. Briî. v,
7. Il 6° Prémices. D'un courage naissant sont-ce là
les essais? RAC Iphig. 1, 2. • || Avant-goût. Voici
l'heureux essai de nos contentements, CORN. Ro-
dog. v, 3. Et d'un cruel refus l'insupportable .injure
N'était qu'un faible essai des tourments que j'endure,
RAC Phèd. iv, 6. y Faire l'essai, ressentir, éprouver.
Quel tourment de cesserde plaire, Lorsqu'on a fait
l'essai du plaisir d'être aimé! QUINAULT, Isis, 1, 3.
Il 7° Coup d'essai, première tentative. Où buvant et
mangeant je fis mon coup d'essai, RÉGNIER, Sat. 11.
Mes pareils à deux fois ne se font pas connaître, Et
pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître,
CORN. Cid, 11, 2. Ne cherche point à faire un coup
d'essai fatal, ID, ib. n, 2. Ce n'est pas sur ce coup
que je fais mes essais, ID. Je Hent.vr, 9. Cette pièce,
fut mon coup d'essai, et elle n'a garde d'être dans
les règles, puisque je ne savais pas alors qu'il y en
eût, ID. Examen de Mélite. Cette intendance qui fut
comme un coup d'essai de son ministère, FLÉCH..
leTellier. || 8° Xl'essai, par forme d'essai. Prendre
à l'essai un domestique. Donner un cheval à l'essai?
Vente à l'essai. Pour détromper ma soeur, et lui
faire connaître Ce que son philosophe à l'essai pou-
vait être, MOL. Femm. sav. v, 5. || Mettre à l'essai, *
éprouver, pousser à bout. Pour mettre à l'essai ma
complaisance, J. J. ROUSS. Ém. n. || 9° Première
production d'un esprit qui s'essaye dans un genre
quelconque. Les essais de ce jeune homme donnent
de grandes espérances. Douze ans sont écoulés de-
puis le jour fatal Qu'un libraire, imprimant les essais
de ma plume , Donna pour mon malheur un trop
heureux volume, BOIL. Épît. \i. La statué de Junon
nous offrit les premiers essais de la sculpture; elle
est de la main de Smilis, un des plus anciens ar-
tistes de la Grèce, BARTHÉL. Ânach. ch.7*. Premiers
essais de la comédie,par Susarion, 580 ans avant Jé-
sus-Christ, ID. t"6. tome dernier, table 4™. || Ouvrage
dans lequel l'auteur traite sa matière sans avoir la
prétention de dire le dernier mot. Ce n'est qu'un
essai sur la matière. || Titre de beaucoup de livres
spéciaux, donné par un sentiment de modestie,
comme si le nom de traité ou d'ouvrage était trop
élevé. Les Essais de Montaigne. Essai de morale.
Essai sur la musique. || 10°Terme.de vénerie. Ëcor-
chures que font aux branches faibles et flexibles les
cerfs qui sont près de toucher "au bois. H H a donné
l'essai, se dit du sanglier, qui, rentrant du ga-
gnage , est animé et a frappé avec ses défenses
contre de jeunes arbres.
—: SYN. ESSAI, ÉPREUVE. L'essai se fait pour savoir
si une chose convient, si elle peut être employée;
l'épreuve, pour savoir si la chose peut soutenir le
service. On fait l'épreuve d'un pont de fil de fer; on
fait l'essai d'unj nouvelle machine.
— HIST. XIII' S. St Bernars nous met à l'essai,
Voie du Paradis. Bêle suer [soeur], combien puet
avoir Que vous poez apercevoir Qu'avoec li conversé
avez? Dites le nous se vous savez, Firent cil qui firent
l'essai, RUTEB. II, 166. || xive s. Un hanap d'argent
blanc pour faire essay, Invent, de Charles V, DE
LABORDE, Émaux, p. 304. y xve s. Car s'oneques
nul sceut que c'est de détresse, Je pense bien que
j'en ay fait l'essay, CH. D'ORL. Bal. 44. Il xvi" s. Je
î'aymerois mieux à l'essay, Avant qu'entrer en' ma-
riage, MAROT. 1, 203. Il l'escrivit par manière d'essay
en sa première jeunesse, MONT, I, 206. Ayant donné
ce premier essay de son éloquence et de sa magna-
nimité , il en fut grandement estimé, AMYOT, Cat,
à'Uiïq. 9.
1. — 188
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