ETATS TRIPOUTAIKS.
4&
mètres, etformeuneespècedefataise
crenséede toutes partsentombeaux. Des
fragments de marbres et de statues,
épars cà et là, témoignent de l'ancienne
splendeur de cette cité. Les excavations
sépulcrales sont remarquables par la
prodigieuse quantité de niches taillées
dans le roc, et dont les plus spacieuses
paraissent avoir servi de chapelles aux
premiers chrétiens. Le séjour des chré-
tiens à Massakhit est encore attesté par
les sculptures de l'intérieur d'une grotte
située à l'extrémité occidentale de la
ville. Deux colonnes à chapiteaux en
volute, dont un non achevé, soutien-
nent les angles d'une frise intérieure
tainée, ainsi que les colonnes, dans le
rocher. Cette~frise se compose de trois
faces chacune sculptée d'une manière
différente; sur celle qui est vis-à-vis de
t'entrée on voit un médaillon formé
d'une couronne de laurier, au milieu du-
quel est une croix entourée de deux ser-
pents latéralement au médaitton sont
de grossières arabesques, où la figure du
cœur se trou ve souvent répétée. On ignore
quelle est la ville ancienne que Massakhit
a remplacée. Serait-ce Olbie (1) ?
Au sud et au nord de Massakhit on
aperçoit un monticule couronné de rui-
nes :'c'est un vaste édifice carré, dont
chaque côté a environ quatorze mètres de
iongueur des blocs de grès de deux mè-
tres d'épaisseur en forment les assises;
cependant de ces masses monolithes il
ne reste plus que quelques mètres au-des-
sus du sol.Danst'intérieur,une corniche
dorique et quatre chapiteaux de marbre,
ornés de feuilles d'acanthe et de grap-
pes de raisin, ont seuls échappé à une
complète mutilation; on les voit à demi
enfouis au milieu de blocs écornés et de
tufs renversés ou debout.
Le cap roMr6a, à peu de distance à
l'est de Massakhit, est le Zephyrium
des anciens. A soixante stades de la, à
t'ouest, se trouvait la station navale
d'Aphrodisias, qui devait son nom à
un temple de Vénus. Scytax place dans
ce même lieu l'île ~pAro~MKM, que
mentionne aussi Hérodote (IV, 169
Vis-à-vis de la situation présumée de
l'île ou du port d'Aphrodisias se trou-
vent les ruines imposantes de Tammer
(i)Comp.Sy!œsitn,ep.76.
4'<pr<M.!(M!. (ÉTATS TRIPOUT.
ou Bet<-T~mM!ef, situées sur le sommet
l'une colline d'où la vue embrasse de
magnifiques paysages, et s'étend au loin
dans la mer. Ce sont sans doute les ves-
tiges du célèbre temple de Vénus. En
s'avançant dans lesterres, sur un espace
de deux heures, chaque hauteur est
creusée en tombeaux, et le sol est partout
couvert de ruines de villages.a<t,
Tadenet et Koubbeh paraissent de loin
des collines percées circulairement. Ka/
/WMt, Zatrah et A'M<M hérissent la
plaine de quelques pierres angulaires, et
renferment chacun un petit château.
~OM66eA (coupôle) se distingue au loin
à ses huit pilastres à chapiteaux, qui
forment une galerie couverte de longs
blocs monolithes, adossés contre la col-
line. Dans l'intérieur de la galerie est
une petite ouverture pratiquée dans le
rocher, au niveau du sol; un escalier aide
à y pénétrer dès que les yeux sont fa-
miliarisés avec l'obscurité, on se voit
dans une grotte dont le plafond, tapissé
de fougères, s'arrondit en voûte sur
une source d'eau limpide jaillissant
avec force hors de la galerie, l'eau sa
répand au loin dans la vallée, qu'elle
fertilise. Tous ces monuments étatent
certainement des dépendances du temple
de Vénus.
A Koubbeh vient aboutir la vallée
étroite et sinueuse de Betkraât, dont la
direction générale est du nord au sud.
Pour la défense de ses habitants, cette
vallée était bordée par intervalles (le
postes fortitiés. La mieux conservée de
ces ruines est située sur le point le plus
élevé et aux deux tiers de l'étendue du
vallon elle consiste en deux bâtisses
carrées, construites sur un rocher es-
carpé d'où l'on jouit d'une vue magnifi-
que. Non loin de 7~raa< jaillit une
belle source, qui ajoute encore aux char-
mes du paysage. TJn peu plus au sud
on rencontre les vestiges d'un village,
avec une tour antique qui fut pendant
longtemps la résidence d'un chef arabe,
d'où elle a pris le nom de RoM-~as.ssn,
qui paraît être le fa&B&Mca; des anciens.
Ces ruines sont à l'entrée du vallon
J7aff~M,qui, d'abord spacieux, se rétré-
cit ensuite insensiblement, et forme
enfin une gorge tellement étroite qu'elle
ressemble à un profond sii)on creusé
dans iamot)tt's"e; u ce point le v~uon
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