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Titre : Jean-Arthur Rimbaud : le poète (1854-1873) / Paterne Berrichon

Auteur : Berrichon, Paterne (1855-1922). Auteur du texte

Éditeur : Mercure de France (Paris)

Date d'édition : 1912

Contributeur : Rimbaud, Arthur (1854-1891). Auteur de lettres

Sujet : Rimbaud, Arthur (1854-1891) -- Autobiographie

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 1 vol. (307 p.-[1] p. de front.) ; 19 cm

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 306

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k282062p

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb374844164

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 25/01/2008

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perdues, des pièces de vers dont l'une, les Veilleurs, est, au sentiment de Verlaine, la plus belle qu'ait écrite Rimbaud. On voit combien cette confiscation a été coupable envers l'auteur, combien elle le demeure envers les Lettres françaises.

Aussitôt rentrée à Charleville, Madame Rimbaud manda à son fils le résultat négatif de ses démarches au sujet des manuscrits. Elle lui remontra en même temps le péril qu'il y avait, pour sa bonne réputation, à continuer des relations avec Verlaine. Afin de couper court à toutes insinuations, à toutes accusations calomnieuses, le plus simple, dans l'intérêt surtout de l'ami, serait qu'Arthur le quittât et revînt à la maison, concluait-elle judicieusement et fermement. Elle joignait à sa lettre des fonds pour le retour. Les deux poètes, se croyant forts de leur innocence, ne se rendirent pas tout d'abord à ce conseil. Rimbaud, savons-nous, repoussait de tout son hautain mépris les ordures en question. Quant à Verlaine, sa correspondance avec M. Edmond Lepelletier révèle qu'il aurait considéré l'éloignement du jeune homme comme une maladresse pouvant, aux yeux de ses beauxparents, constituer un aveu.