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Titre : La Croix

Auteur : Groupe Bayard. Auteur du texte

Éditeur : La Croix (Paris)

Date d'édition : 1895-06-18

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

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Description : 1895/06/18 (Numéro 3720).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k2162120

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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LA JOURNÉE PARIS, LE 17 JUIN 1895

fèloiie à §ieu et paix aux hommes de bonne volonté!

ges processions reviennent.

&i manifestation de §oubcùz a eu liiu malgré l'opposition et les violences des sectaires 8000 hommes ont défilé en rangs serrés, de l'église gotre-game à l'église $aint-$Iaitin, au milieu d'une foule de 30 000 personnes qui acclamaient $ésas-

Christ.

4 Blois, a rgweus et dans plusieurs villes les processions, grâce à $$. £§. les évêques, ont osé prendre possession de la rue et des jardins publics.

Partout où elles ne sont pas interdi!es, les processions cnt eu un carac'ère de grandeur et de piété plus frappant que jamais, j £ Saris, la bénédiction da grès <Saint- (Sac-ement a été donnée sur le seuil de certaines églises, aux foules immenses massées sur les places voisines; on fera mieus encore.

dimanche prochain!

Léon ̃vin adresse une Encyclique aux Coptes pour les rappeler au berca-1 nous en donnons l'analyse télégraphique.

Le mot d'ordre du gouvernement est de faire écrira partout) et de répéter calomnieuse ment que des Congrégations cèdent et même que le PAPE céderait

La mai uvre étant connue, c'est le devoir de tous de la déjouer.

Une entrevue avec'.e cardinal Rampo la donnée a ec détail par M. Routier, étab it nettement la pensée du Vatican sur la loi inique.

Aujourd'hui, a eu lieu à l'Elysée, la remise solenne le du collier de SaintAndré, envoyé par le c^ar Nicolas il, à M. F. Faure.

A la veille des fêtes de Kiel, cette cérémonie, à laquelle participe tout le personnel de i ambassade, est interprétée comme une confirmation de l'existence d'une alliance franco-russe. Des manifestations ont été organisées samedi soir et dimanche, autour de la statue de Strasbourg. La police, qui laissait attacher les couronnes, empâchait les groupes de stationner. Tout s'est passé sans grave incident. Le « Hoche » et le « Dupuy-deLôme » sont arrivés à Kiel.

La Chambre continuantla discussion de la réforme des boissons, a voté samedi l'article 1" de la Commission, qui supprime le privilège des bouilleurs de cru. Le vote du monopole de l'alcoDl au profit de l'Etat est considéré comjae certain.

Les victoires du Dieu eucharistique ne nous laissant place au ourd'hui cont e la loi de spo iation qu au « supplément, » du journal.

LES PROCESSIONS Saint Antoine les a-t-il rétablies malgré les maires?

Il a bien commencé. Même c'est fait si l'on considère que le coup de canon est parti et que rien n'empêchera le boulet de suivre son chemin.

Nous parlons plus loin de la magnifique trouée chrétienne faite en plein socialisme en cette ville industrielle de Roubaix, où certains patrons voulaient sauver le monde par leur luxe, tandis que d'autres voulaient le salut du peuple par le Crucifié, par les retraites et les bons journaux.

Faite ailleurs, l'expérience n'eût pas été concluante.

A Blois, le vénéré Mgr Laborde, dont la grande piété est une des gloires de l'épiscopat, a ouvert les portes de sa cathédrale. On nous écrit

Blois, le 16 juin 1895.

Mon Révérend Père,

Je m'empresse de vous envoyer le compte rendu des processions à Blois.

Elles étaient interdites depuis 17 ou 18 ans et pendant ce temps n'avaient eu lieu que dans l'intérieur des églises.

Aujourd'hui, elles sont sorties, non pas librement, à travers les rues, mais sur les terrasses de l'évêché, jardin ouvert au public, en passant, du moins le clergé et le SaintSacrement, par la place Saint-Louis, qui est devant la cathédrale.

Ce n'est pa encore l'exercice intégral du droit à la liberté de la rue, mais c'est un acheminement.

Deux magnifiques reposoirs avaient été dressés sur les terrasses de l'avancée qui domine la vallée, Mgr Laborde a béni toute la ville. Ce fut un moment grandiose et solennel.

Une toute immense et entièrement sympathique a suivi la procession. C'est un droit reconquis.

A quoi devons-nous attribuer cette heureuse innovation?

Sans aucun doute, aux manifestations publiques, chaque jour plus audacieuses des francs-maçons qui ont piqué au vif prêtres et laïques. Pour beaucoup aussi à la campagne si pleine d'à-propos de La Croix de Paris, demandant pour les catholiques ,justice et liberté comme pour tous les autres citoyens.

Excellent terrain où l'action peut être féconde et la revendication de nos droits efficace.

L'enthousiasme est grand parmi le peuple chrétien. On a pris conscience de ses forces, et déjà l'avenir parait moins sombre. Dans une autre paroisse, celle de SaintNicolas, la bénédiction a été donnée, ce matin, sur la place qui lui sert de parvis. Bravo pour les vaillants organisateurs de ces belles cérémonies Elles font revivre en nous les sentiments religieux d'autrefois et nous reposent des agitations et des excès qui caractérisent les fêtes civiles decesderniires années, multipliées à dessein pour remplacer auprès du peuple les antiques solennités des processions. VINDEX. D'autres lettres nous disent la joie de la ville de Blois; il semble qu'on ait brisé des chaînes.

Plus de six cents hommes portent cierges, bannières, etc. Toute la ville s'est portée sur la terrasse et les voies environnantes. Tenue parfaite.

A Evreux, Mgr Sueur, si sage, si ferme quand il le faut, a également ouvert les portes de sa cathédrale. On nous écrit Pour la première fois depuis l'interdiction des processions, le bon Dieu, porté par par Mgr l'évêque et entouré d'un groupe d'hommes fort nombreux appartenant à toutes les classes de la société, a franchi, malgré l'arrêté de M. le maire, les 10 mètres de voie publique qui séparent la cathédrale des jardins de l'évêché. Temps splendidg, foule joyeuse et recueillie.

Ah 1 que c'était bon de revoir Notre-Sei-

gneur, dans ce petit bout de rue gracieusement décoré 1

Plus tard, on fera mieux, d'autant qu'un grand cirque nous donnera, vendredi, une excellente leçon de liberté en promenant par la ville une encombrante cavalcade. Oh Monsieur le maire, daignez accorder à à vos humbles administrés la liberté. comme aux chameaux 1

Cela nous éviterait la peine de la prendre aussi légalement qu'à Roubaix.

A Paris, la bénédiction donnée du parvis de Saint-Sulpice à la foule immense et respectueuse qui couvre la place, est déjà un i commencement; on en verra d'autres. C'est ainsi au parvis de plusieurs autres églises, notamment à la Madeleine. A SaintPierre du Gros-Caillou, le Saint-Sacrement, porté derrière les grilles, était salué avec respect, et les fenêtres étaient illuminées. Mais à Paris, la splendeur des processions existe en une infinité de parcs, jardins, cours d'établissements, parfois avec une pompe éclatante et beaucoup d'hommes y sont accouru cette année.

Partout les processions ont eu cette année un éclat inaccoutumé, tout le monde le constate.

A Dunkerque, notre grand port du Nord, la procession du Très Saint-Sacrement a parcouru les rues de la ville, au milieu d'uue foule énorme et très recueillie.

Saint Antoine achèvera son œuvre. Plusieurs commencent les 13 mardis cette semaine (i).

Si Notre-Seigneur entre, après Lui entrera le cortège de toutes les solutions sociales. LE MOINE.

ROME

Rome, 15 juin. Mgr Kabis, pro-vicaire apostolique des coptes en Egypte, a fait connaître au Pape que de nombreux dissidents demandent à rentrer dans l'Unité catholique. (Hacas.)

Cette nouvelle que nous avions donnée samedi soir en nos dernières éditions, est corroborée par cette dépêche de notre correspondant Rome, le 17 juin, midi.

Le Pape adresse une Encyclique aux coptes (chrétiens égyptiens, dont un petit nombre seulement sont demeurés unis à l'Eglise.) Léon X'Il rappelle les liens étroits qui existèrent dès le commencement entre les Eglises alexandrine et romaine et ce que ses prédécesseurs et lui-même ont fait pour les coptes. Il espère faire davantage à l'avenir.

Sa Sainteté recommande l'exercice des vertus chrétiennes, surtout la charité qui gagnera les dissidents, et finit en adressant aux coptes dissidents des paroles touchantes les invitant à rentrer au sein de l'Eglise catholique.

Léon XIII implore en ce but les saints do l'Egypte «t la Sainte Famille qui sanctifia ces régions par sa présence.

Les coptes séparés en nous permettant à diverses reprises de célébrer dans leur Eglise qui a été la demeure de la Sainte Famille, ont, à diverses reprises, exprimé leur désir d'union, tout en considérant combien c'était difficile. « On m'empoisonnerait si je parlais en ce sens», disait l"un d'eux qui parlait de son désir avec larmes. Nouveaux cardinaux

On lit en plusieurs journaux

On annonce que Mgr l'archevêque de Lyon sera prochainement nommé cardinal, sur la pro- position du gouvernement français qui le remercierait ainsi d'avoir assisté M. Carnot à sos derniers moments.

Mgr l'archevêque de Rouen serait également promu au cardinalat, en don de joyeux avènenement de M. Félix Faure.

Et Mgr Perraud déjà nommé in petto pour répondre au désir ancien du Pape.

D'autres prétendent que ce dernier chapeau serait mis en balance avec les Congrégations et qu'on demanderait an Pape d'opter.

Ce sera une gloire de plus pour Mgr Perraud qu'on ait mis à si haut prix le droit de lui donner la pourpre.

(1) Ou peut toujours demander des imprimés à nos bureaux, gratuitement.

GAZETTOU JOUR L'AMENDE

Faute de place, nous n'avons pu mettre à temps un exposé complet des peines encourues par ceux qui ont l'audace de faire des processions pour Dieu malgré le maire. C'est une contravention, et ils n'encourent qu'une amende de 1 franc à5 francs, pas plus.

Nous avions écrit 16 francs 1

Ainsi Mgr de Blois et Mgr d'Evreux ne sont passibles que de 5 francs.

En cas de récidive avant 12 mois, si le juge n'accorde pas les circonstances atténuantes, on encourt de 1 à 3 jours de retraite en prison.

Avis.

FÊTES DE HAMBOURG

L'ancienne ville libre de Hambourg a voulu bien faire les choses comme si elle était encore indépendante, elle dépense demain douze cent mille francs en douze heures. Tout l'Hôtel de Ville est orné de boiseries provisoires.

Des verrières provisoires représentent, avec des peintures provisoires, celles qui seront exécutées défin tivement. On a fait, pour un seul jour, un vrai palais d'une maison qui n'en est pas un.

Les plus curieux est l'ile artificielle au centre Sh bassin de l'Alster qui a coûté 600 Oou francs. Elle a 5500 mètres de surface. Ce centre du anorama de Hambourg servira au banquet cl à voir le feu d'artifice. Il y a une végétation lactice, même un phare, etc. S'il pleuvait. les tôtes seraient noyées. OONVER3ION

D'UN PRINCE ALLEMAND

Berlin, 16 juin. Le prince Frédéric do Schombonrg-WaldenLourg, lieutenant do la cava.lerie de la garde, vient de se convertir au catholicisme.

Cette abjuration produit une vive sensation dans l'aristocratie saxonne.

SAINT ANTOINE ET « LA CROIX » On nous communique cette supplique trouvée au tronc des demandes

« J'apprends qu'à votre autel, près de LaCroiso, » vous accordez beaucoup de grâces, je viens » vous en demander plusieurs. et vous pro» mets si vous me les accordez 25 francs de pain » et aussi de m'abonner au journal La Croix que » je n'aime pas, ceci me coûte réellement. » Si saint Antoine fait le miracle d'attirer à La Croix tous ceux qui ne l'aiment pas, le salut est proche.

LE NOBLE PLAISIR

Un illustre toréador, qui donna des courses landaises à Paris, sautait à pieds joints, les pieds liés selon sa coutume et sans perche, un taureau, aux arènes à Marseille. Il tomba en arrière et se cassa les reins, et aussitôt on le siffla pour être tombé, tandis que ses amis protestèrent à coupa de chaise bagarre, arrestation, état désespéré. LE SOMMEtL DE LA VIERGE L'académie des Beaux-Arts a décerné le prix Henri Lehmann, de 3000francs, fondé pour l'encouragement des bonnes études classiques en faveur d'un peintre, à Mlle Elisabeth Sonrel, pour son aqnarelle exposée au î-'alon des ChampsElysées, le Sommeil de la Vierge.

On sait que cette aquarelle a été acquise par M. Félix Faure l'auteur a tous les bonheurs. LE « CRUCIFIX » TRIOMPHE DU CONSEIL MUNICIPAL

Vendredi soir, à l'Hôtel de Ville, le Conseil municipal recevait le Congrès des « Naval Archi.tects ». Au programme figurait le Crucifix de Faure. M. Rousselle et quelques-uns de ses collègues s'en aperçurent soudain. Il y eut quelque émoi. Une telle poésie chantée à l'Hôtel de Vill'e, avec son titre au programme 1

On fit venir M. Mangin qui dirigeaitl'orchestre, et on lui enjoignit de supprimer le Crucifia de Faure comme attentant aux opinions du Conseil municipal.

t~a ne me regarde pas, dit M. Mangin. Ce morceau est sur le programme; donc il sera exécuté.

Non, il ne sera pas exécuté.

Nous le jouerons ou nous nous retirerons. Force resta au chef d'orchestre le Cry,ciflp fut exécuté et salué par l'assistance, qui lui décerna quatre salves d'applaudissements.


ROUBAIX! Superbe! mes amis. Les catholiques de Roubaix ont triomphé sur toute la ligne, et grâce à la manoeuvre des sectaires, ils n'ont pas eu le chagrin de vaincre sans combat. Les socialistes avaient sôlennellement déclaré que, partisans de liberté pour tous, ils ne s'opposeraient pas à la manifestation des catholiques. Ils avaient même affiché cette déclaration.

Faut-il croire qu'ils mentaient et qu'ils vou- laient endormir la méfiance des catho- liques?

Ou bien le Comité central socialiste cst-H incapable de se faire obéir par ses troupes! Ou bien enfin les catholiques de Roubaix n'ont-ils eu affaire qu'à de vulgaires opportunistes ou radicaux? On ne sait. Toujours est-il que les sectaires ont tenté d'empêcher la manifestation, et que les catholiques les ont balayés comme qui balaye la poussière dans la rue, comme la locomotive balaye les cailloux sur les rails.

Honneur aux Roubaisienst 1

Voici les faits

A 11 h. 1/2, 30 000 personnes sont réunies sur la place Notre-Dame. La foule entonne le cantique Je suis chrétien.

Des coups de sifflet retentissent aussitôt la grande voix de la foule catholique vibre, puissante, énergique, victorieuse et couvre les sifflements des serpents sectaires. M. le curé de Notre-Dame, suivi du clergé de la paroisse, apparaît sous le portique de l'église, portant l'ostensoir; la foule chrétienne se prosterne, Notre-Seigneur JésusChrist la bénit. La foule acclame Jésus-Christ; les impies essayent encore des clameurs ordurières et le chant haineux de l'Internationale; toutes ces clameurs se perdent dans les cantiques d'amour des chrétiens. Le clergé de Notre-Dame rentre dans l'église,etla masse des manifestants s'ébranle pour marcher vers l'église Saint-Martin, en parcourant les principales artères de la ville. Les sectaires essayent de la violence et veulent barrer la route au cortège; mais que pouvaient-ils faire contre ce flot de huit mille hommes saluéspar les acclamations de la foule qui borde les places et les rues ? La phalange des catholiques, inébranlable, irrésistible, dédaigneuse, repousse, rejette les groupes sectaires, vaincus, impuissants et dévorant leur colère.

La manifestation arrive sur la place SaintMartin le Saint-Sacrement, porté par M. le curé de la paroisse, apparaît sur les marches de la porte principale.

Les acclamations redoublent et la foule s'incline pour recevoir la bénédiction du Dieu de bonté. Rien ne saurait rendre l'émotion poignante de la foule à ce moment. Cette cérémonie grandiose, émouvante, termine la manifestation. A 2 heures, la ville avait repris son calme.

Ainsi les catholiques de Roubaix ont rempli lenr programme et tout leur programme, en hommes de cœur et de liberté, que rien n'arréts dans l'accomplissement de leur devoir.

ÎSmneur à eux!

Ils ont donné à la France une magnifique leçon elle sera comprise.

Faut-il raconter les menus incidents sus- cités par la rage impuissante des sectaires 1 Un greupn d'énergumènes, rencontrant M. René Wibaux, l'un des principaux fabricants de Roubaix, l'a insulté, frappé. Ces gens-là sont très braves à cent contre un.

La soutane des prêtres les mettait en rage, et ils se jetaient dessus comme des fauves; mais ils trouvaient à qui parler. Bmvo Roubaix I UN Petit Laboureur.

Nos amis du Nord nous télégraphient encore aujourd'hui

Le triompha de Roubaix est absolument admirable: la manifestation comprenait au moins sept mille hommes; vingt mille spectateurs applaudis mieni le pavoisement était presque unanime sur le parcours t'attitude calme et énergique en fiiee des provocations hideuses ont empêché les

dètôrdrcs.

La Croix du Nord donne tous les détails aujourd'hui. Masquemer.

~i_ ~R~â~~

Les opportunistes et les radicaux ont un petit air navré ils n'osent pas avouer la très grande importance de la manifestation, et pourtant ils ne peuvent pas la dissimuler; quelques-uns usent de leur petite perfidie ordinaire, insistant sur les menus incidents et les coups échangés. Le fond de leurs pensées est celui-ci

« Comment les catholiques osent agir en catholiques malgré nous. noua ne sommes donc plus rien. »

Les conservateurs leur journal de Rôubaix avait un peu tiré à reculons constatent que « ça réussit » quand on ose agir en catholique.

Les socialistes, pas fiers du tout évidemment, la journée est mauvaise pour eux les catholiques s'emparent de Roubaix, le boulevard du socialisme, c'est vexant. Le principal organe des sans-patrie se borne à reproduire la dépêche inexacte et perfide du Temps protestant.

Le Petit Journal constate le triomphe des catholiques, et il ajoute s A voir ce qui s'est passé là, on a une idée de ce que sera la prochaine lntte électorale. »

La Libre Parole

« Mais que faire t

Tout simplement ce qu'ont fait hier les 10 000 catholiques de Roubaix agir en citoyens et réclamer vos droits, tous vos droits. On commencera peut-être par siffler, comme on a sifflé à Roubaix; mais qu'est-ce que cela peut vous faire les sifflets? Si l'on en vient aux coups, eh bien t vous en recevrez, mais vous en rendrez aussi. Et quand les 4utres en recevront à leur tour, peut-être finiront-ils par se dire qu'après tout la paix vaudrait encore mieux. Dans tous les cas, que risquez-vous? Frappés pour frappés, mieux vaut l'être debout qu'à genoux » »

Et La Croix?

Eh bien 1 elle envoie ses cordiales félicitations à ses amis les Roubaisiens; elle dit « ses amis », car sur les 8 ou 10 000 membres du cortège, il y avait au moins 6000, et peut- être 8 ou 10 000 lecteurs de La Croix. Vive Roubaix t

"UsTMGiioiS A PAËïT Les processions, dans les églises de Paris, se sont faites au mileu d'un concours de peuple vraiment extraordinaire.

A Saint-Sulpice, à Saint- Vincetildè Paul et dans d'autres églises, on a donné la bénédiction du Très Saint-Sacrement aux foules innombrables qui remplissaient les placesetles rnes adjacentes; recueillement profond, pas un ct-1 discordant; que les processions commencent à prendre leur essor pour prendre possession des rues et envahir la la capitale 1

Il y aurait dans Paris une véritable explosion de joie, d'enthousiasme, et nous ne serions pas surpris de voir M. F. Faure réclamer la place qui revenait de droit au souverain, du temps des rois.

Nous l'invitons.

A Saint-Vincent de Paul, àll heures, après la messe, h procession de la Fête-Dieu sortait de l'église. Un splendide reposoir, décoré de draperies rouges, inondé de fleurs et de lumières, avait été dressé sous le péristyle. Tandis que la théorie pieuse se déroule au chant des cantiques, sur la place Lafayette la foule se presse, quelques-uns s'étonnent," le grand nombre admire. Mais voici que le prêtre monte les degrés du reposoir il prend l'ostensoir et, se tournant vers la ville que l'on domine de cet endroit, il l'élève en une bénédiction solennelle. Les têtes se découvrent et un grand silence se fait. Jésus-Christ bénit le peuple de Paris.

LE tAÏÊiL RAMPOLLl

ET

LA LOI DE SPOLIATION

Dans une conversation très remarquée, que S. Em. le cardinal Rampolla aeue avec M. G. Routier, nous relevons ce passage d'autant plus important qu'on a voulu inférer de la lettre au cardinal Meignau, que S. Ex. le secrétaire d'Etat était incliné à accepter la àpüliation.

Voici ce passage

Le Saint-Siège et la loi dite d'accroisse mont « Mais Votre Eminence a dû remarquer que le vote de la dernière loi sur les Congrégations, loi dite d'accroissement., aprovoqué chez nous une véritable levée de boucliers contre la République. Les adversaires du parti libéral profitent do l'effet produit par le vote de cette loi pour jeter le désarroi dans ce parti même et.

Oui, je sais, me dit le cardinal avec un sourire: mais, la vérité, c'est que vous êtes trop ardents en France, beaucoup trop ardents, beaucoup trop vifs il faut vous prêcher à tous le calme, la réflexion. Et puis, je vous le déclare, cette loi est inique, cette loi est monstrueuse. Et c'est là la récompense que le gouvernement français donne au Saint-Siège pour l'appui qu'il lui prête sans hésiter auprès des catholiques Nous avions le droit d'attendre autre chose que cette loi néfaste, qui vient compromettre l'œuvre même d'union et d'apaisement du Saint-Père.

Mais le principe même do cette loi est tout à fait contraire aux intérêts de la société tout entière il n'atteint pas que les Congrégations, il vous atteint tous en France, propriétaires, négociants, banquiers 1 De

quel droit, en effet, le gouvernement refusera-t-il dû soumettre les Sociétés financières et commerciales, les propriétaires et les commerçants de tous genres à un impôt annuel sur la valeur brute possédée par eux alors qu'il soumet à un impôt do 0 fr. 30 et de 0 fr. 50 de cette même valeur les Congrégations reconnues et non reconnues? g Cette mesure fiscale aura môme plus de raison d'être vis-à-vis de Sociétés et do simples particuliers, qui tirent des revenus de leurs propriétés, que vis-à-vis de Congrégations qui ne tirent de leurs biens que la jouissance etxjui sont généralement pauvres. Comment n'à-t-ôn pas vu les conséquences du vote de cette loi? Quelles piètres ressources lès Congrégations vont-elles fournir au budget de la République ? Et comment, pour une somme si iniime, risquer de gaieté de cœur de fournir des armes si fortes à la logique des socialistes révolutionnaires, des armes dont ils se serviront pour attaquer la société française tout entière 1

Ah je la déplore sincèrement, cette loi d*accroissemerit, et je puis vous déclarer que le Saint-Père en a été profondément affecté Ce n'est certainement pas pour une injustice semblable que le Saint-Père modi- fiera sa ligne de conduite vis-à-vis de la République. Mais il est eh droit de se de- mander si l'on se rend bien compte de la valeur de son intervention. Et que peut-il faire en un pareil cas?

Que le gouvernement français s'inspire de la justice et de l'équité, qu'il témoigne effectivement de son désir de ne pas persé- cuter ou taquiner l'Eglise, et l'apaisement sera vite fait. Mais cette loi d'accroissement est venue paralyser l'oeuvre du Saint-Père. » Le Souverain Pontife ne peut pas l'approuver, il ne peut pas laisser ruiner sans protester les associations religieuses, il ne peut que recommander le calme, la dignité dans la souffrance, aux évoqués, aux Congrégations religieuses; il les engage à se concerter, à s'entendre, afin d'indiquer la solutioh la plus conforme aux véritables intérêts de l'Eglise à donner à cette grave question. C'estaux évoques françaisàétudier, à examiner quelle doit être leur attitude en présence de cette loi monstrueuse. » Certes, l'obéissance aux lois et le respect du gouvernement ne doivent pas être oubliés mais comment ne pas protester contre urie loi pareille, contre une loi qui ne peut avoir d'autre résultat que la dissolution et la disparition des associations religieuses? Seulement, cette protestation doit être faite avec modération, avec calme c'est au bon sens, à l'esprit d'équité de la nation tout entière qu'il faut en appeler solennellement. Toute opposition violente ne pourrait que faire perdre de la force et de la dignité au clergé français. »

Il y avait bien longtemps, près de deux heures, que nous causions, et j'exprimais alors à Son Eminence le désir que j'avais de recevoir la bénédiction du Saint-Père et d'obtenir de lui quelques déclarations. « La bénédiction du Saint-Père, me répondit le cardinal, certainement vous l'aurez. Quant à des déclarations, Sa Sainteté ne pourrait que vous répéter ce que je viens de vous dire, et dans les circonstances actuelles elle ne pourrait le faire qu'avec toutes les réticences que je fais moi-même blâmer la loi d'accroissement, engager au calme les esprits irrités, parler de justice et de modération. Mais quelles déclarations peut-on faire en dehors de celles-là dans une situation comme celle où nous place le gouvernement français? En outre le Saint-Père ne voudrait certainement pas que l'on pût croire qu'il abandonne les Congrégations religieuses, car c'est bien loin de sa pensée. Sa sainteté est bien faible, bien obligée au· repos; je ne sais si elle pourra vous accorder une audience privée. Elle ne voudra point d'ailleurs sortir de la réserve qu'elle a gardée jusqu'à ce jour, à cause des raisons multiples que je vous donne. »

II résulte de cette conversation politique que le Pape, très peiné, ne songe pas à une orientation nouvelle de la politique, pas plus qu'il ne pense à abandonner les Congrégations.

Nous le savions tous.

PÈLERINAGE NATIONAL A PABétT-îiB-MOMIAL, FOÏÏEVîâRBS, LA S.1LETTÈ ET LA GRflHDE-CHflRTRÉOSË Dêpaft de Paris le 25 juin à 5 h. du soir. Retour â Paris le 3 juillet

Prim des places aller et retour

1" classe, 102 fr.; 3" classe, 67 fr. 31 classa, 48 fr.; VOITURES DE LA MURE A CORPS ET DE VOiRQB A SAINT-LAUREHT-DU-PONT ET A LA GRANDECHARTREUSE

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ta ioorâiii de M. Iffli faure Samedi soir V Agence Havas transmettait la note suivante

« M. le baron de Mohrenheim, ambassa. deur de Russie, vient d'informer le ministre des Affaires étrangères qu'un courrier spécial, parti de Saint-Pétersbourg mardi soir, vient d'arriver à Paris, porteur du collier de l'ordre de Saint-André et d'une lettre autographe envoyée par S. M. lkèmpereur Nicolas II à M. le président de la République. » La remise des insignes et de la lettre sera effectuée lundi prochain 17 juin, à 2 heures, au Palais de l'Elysée, par S. Ex. l'ambassadeur do Russie, accompagné de tout le personnel de son ambassade. » A la veille des fêtes de Kiel, après les affirmations portées à la tribune française de l'existence d'une alliance franco-russe, la démarche czar aune haute signification politique.

C'est dans des circonstances semblables qu'en 1892, M. Carnot avait reçu cet insigne. Alexandre III avait été obligé de se rendre à Kiel, où Guillaume Il l'attendait, et cette, visite de simple courtoisie avait produit une pénible impression en France. Pour dissiper tout malentendu, le czàr envoya un membre de la famille impériale saluer M. Carnot pendant son passage à Nancy et lui remettre la croix "de Saint-André.

La remise solennelle au président de la République, da collier de l'ordre russe le ° plus élevé, le jour même où nos cuirassés arrivent en vue de Kiel, prouve que Nicolas H marche sur les traces d'Alexandre III.

ECHQS~POLÏTÏQUES (Suppression des recettes particulières Vo ci quelques détails sur le projet de loi relatif a la suppression des rfeeeveurs particuliers des finances qui doit être déposé aujourd'hui sur le bureau de la Chambre,

Le projet supprime Mis r&cétcnts particuliers. Toutefois, dans les chefé-lieuis; d'arrondissement de plus de 20 000 âmes, it constitue un trésorierpayeur.

Ces chefs-lieux sont au nombre de 30; sont dans cette catégorie le lîavre, Reims, Cherbourg LoHent, Dunkerque, Valencierines, Toulon, Brest, BoUtogne-sur-Mer Saint-Quentin, Béziersj etc.

mns les autres chefs-lieux, cent dont la population est inférieure à 20 000 âmes, le projet de loi opère la fusion des perceptions avec la recette. En d'antres termes, il y aura dans ces villes des receveurs-percepteurs, comme ceux existant à Paris, qui auront le droit de faire des achats et ventes de rentes pour le compte des particuliers. Le projet comporte un article autorisant la nomination de receveurs-percepteurs dans Tes vil les thtéra-lîeux de canton ayant plus de dix mille âmes, comme Calais par exemple. (Élection sénatoriale

Une réunion de trois cents délégués sénatoriaux de Maine-et-Loire a désigné à l'unanimité le comte de Blois, monarchiste, conseiller général, comnié candidat, en remplacement du générat d'Andigné, sénateur monarchiste décédé. Choses de fèoise

Pour prouver, dit un de nos aonfrères, que M. Leygues était de Bdnhé foi en garantissant la parfaite correetion de la gestion administrative de la Corse en matière électorale

Sur les nouvelles listes de la commune de Rusio, qui coinpte 347 habitants, figurent 350 électeurs. Soit trois électeurs de plus que (Ttiabitaats.

Gastineta, commune de $23 habitants, compte, d'après les nouvelles listes dressées par l'a£ntnislratîbn préfectorale, 307 électeurs. Soit quatre.vingt-quatre électeurs de plus qtw d'habitants. Quant aux communes où les électeurs se trouvent en nombre disproportionné avec celui des habitants, nous renonçons à les énumérer. Le calcul tiendrait trop de place.

Et M. Leygues se flatté d'améliorer les mœurs politiques de la Corse Que serait-ce s'il poursuivait uh &Ht contraire 1

A LA STATUE DE STRASBOÏÏB& Plusieurs manifestations ont eu lieu devant la statue de Strasbourg. Déjà, samedi soir, M. Milley'oye, suivi par 600 personnes environ, était allé porter une couronne. Hier, les patriotes révisionnistes, au nombre de plusieurs milliers, se sont rendus sur la place de la Concorde. En tête, marchaient les porteurs d'une gigantesque couronne de deux mètres de diamètre, en immortelles tricolores, sur laquelle on avait jeté une écharpe de deuil. Ils ont été remplacés, pendant le trajet, par six Alsaciennes. Au ministère des Finances, le poste, en voyant cette couronne en deuil, a cru qu'il s'agissait des obsèques d'un officier général et a rendu les honneurs militaires.

En passant devant la statue de Jeanne d'Arc, tous se sont découverts. A ce moment, de fortes escouades de police ont coupé la foule, dont les rangs pressés débordaient sur les trottoirs de la rue de Rivoli. A 4 h. l/£, la tête de colonne des manifestants débouchait sur la place de la Concorde qui, occupée par les sergents de ville et la garde de Paris semblait transformée en un véritable camp. La police a laissé placer la


couronne sur la tête de la statue. La foule, massée eurla place de la Concorde et sur ïa terrasse des Feuillants, a crié Vive la France Vive l'Akaee- Lorraine A ce moment, la cavalerie a dispersé la foule. Quelques arrestations ont été opérées.

A la même heure, les Sociétés alsacienneslorràïnes 'se. réunissaient chez Lernardelay, sons la présidence de M. Sansbœuf. Celui-, ci a déclaré qu'il fallait s'abstenir de toute manifestation publique avant le _4 Juillet. L'orateur a invité Guillaume II, s'il veut assister à i'Expo_Mon de îtWO, à venir brûler de sa main le traité de Francfort, sur la placé de la Goneèryc.

,1^

LA MANIFESTATION M CARM AUX

Une granie manifestation avait été Organisée, hier, dimanche, à Carmaux, pour fèter la con-, damnation de l'ex-maire Calvigoaac, à 40 jours de prison. Dix-sept députés socialistes assistaient à cette manifestation révolutionnaire. Un banquet; de 400 couverts a été offert eu t'honneur du condamné. La plupart dés députes ont porté des toasts. Ttt. Jaurès a dit que les socialistes protes- teraient « jusqu'à ce que les magistrats indignes. et les préfets cyniques tombent à genous sous le louât vengeur. » M. Rouanet, plus violent encore, a bu aux magistrats qu'il a appelés misérables, abjects, hideux, plats- coquins, serviteurs dit capital. il a aonoricé que le peuple ferait bientôt la révolution du mépris et du dégoût.'Le citoyen Géraujt-Richard, que M. Jaurès a salué du nom de bourreau de Casimir Pèrier, a prédit au condamné Calvtgnac, qu'il serait député.

~ttAMM tJM iJMuiijo

Séance du i juin

?

M. Perrier (Savoie) développe un contreprojet qui, tout en laissant subsister le droit des bouilleurs de cru, édicté certaines mesures pour tmpêcher la fraude déclaration préalable à oute fabrication, dépôt des alambics à la mairie, etc.

M. Plichon, qui, seul jusqu'Ici, a parlé en faveur du projet, le défend à nouveau, en repoussant le reproche adressé aux distillateurs du Nord de chercher à établir le monopole de l'alcool pour leur seul avantage.

Le projet rétablit, dit-il, l'égalité devant l'impôt. le pays attend cette réforme, la Chambre la votera.

M. Salis, rapporteur, insiste pour l'adoption du projet, en laissant entendre ^ne la Commis- sion acceptera des atténuations en ce qui con- cerne la consommation familiale chez les bouil- leurs de cru. Enlin, on vote sur un amendement présenté à l'article 1er par "M. de Saint-Quentin, astrei gpant « les seuls bouilleurs de profession n à la déclaration préalable avant toute opération de distillation.

Le texte de la Commission imposait cette décla-. ration sans exception.

L'amendement est repoussé par 341 voix contre 208 mauvais son de cloche pour les bouilleurs de .cru.

Sont repoussés successivement des amendedements de Messieurs

Bfalsac. déclarant libres la fabrication, la circulation et la vente en gros des eaux-de-vie, esprits, liqueurs, fruits à l'eau-de-vie, absinthes et tous autres liquides alcooliques non dénommés, y compris les vermouths et les vins de liqueur ou d'imitation, et soumettant ces liquides à un impôt réparti entre les vendeurs au détail;

ÎJntroix et Bourlon de Rouvre, dispensant do la déclaration préalable de l'exercice les propriétaires et fermiers qui distillent exclusivement le produit de leurs récoltes.

L'article 1er est voté avec le texte de la Commission, et la séance est levée à 6 h. 20.

35 FEUILLETON DE « LA CROIX » 18 juin 1895

Sans baptême

Le jeune homme crut toucher le but, et, en réalité, lorsque Margaûier fit part de cette proposition à Carmen, elle ne la repoussa pas du premier abord. Elle demeura hésitante. Carmen souffrait, la trame de sa vie se faisait noire, triste, sans amour ici-bas, sans espoir là-haut. Ce sentiment secret, inavouéj qui restait au fond de son cceulr pour Germès n'était qu'une souffrance. Un abîme de plus en plus profond, se creusait entre elle et son ancien fiancé. Il faudrait bien enfin renoncer à ce souvenir et se marier un jour ou l'autre. Elle ne se dissimulait pas, car elle était sincère, même envers elle-même, même en cette matière les jeunes filles le sont rarement, elle s'apercevait très bien qu'elle était peu recherchée. L'homme que lui présentait son père faisait 'd'ailleurs profession des principes qui lui étaient chers, et l'union, cette fois, ne risquerait pas de se rompre pour une question de' mariage à l'église. Malgré tout cela, Carmen se montrait peu enthousiaste.

« Je veux bien voir ton prétendant, dit-elle à son pire, mais c'est assez ridicule et assez gênant de le recevoir ici en visite matrimoniale, s il faut ensuite lui dire non et le mettre à la porte. Je ne puis pas déterminer d'avance qu'il me plaira. C'est juste, répondit Marganier. » Et il fut convenu que l'on so rencontrerait à une conférence sur le théâtre contemporain, qui devait réunir, le dimanche suivant, une bonne partie du monde littéraire. Carmen fit une jolie toilette

L'ÂRNfVERSÂîRE O_U_PRESIDENT CARNOT Tout est, aujourd'hui, réglé en vue de la cérémonie eommémorative du premier anniversaire de la mort du président Carnot.

La cérémonie aura lieu le lundi 24 juin et consistera en une visite entre 9 et 10 heures da matin, à la sépulture de l'ex-président, par M. F. Faure, les bureaux des deux Chambres et les ministres.

Tout ïe Teste <le la journée, l'accès des caveaux du Panthéon sera libre.

La cérémonie religieuse, organisée par les soinfc'fte Mme GartWI, aura lien à 11 heures du matin, 6n l'église de la Madeleine. Les membres du gouvernement s'y rendront à titre individuel. Bttrant4ortte la. journée du 24 juin, les officiers des armées de terre et de tner porteront le crêpe à l'êpée. Les <élwtp«Birx seront mis en tieme. Les Chambres iôverofit 'leurs séances en signe de deuil.

Il est triste que le gouvernement se contente d'une démonstration purement civile. Son devoir éWR êe faire célébrer un grand service à NotreDame.

Heureusement, Mme Carnot a tenu à réparer personnellement cette omission.

ETRANGER^

MARIAGE DU DUC D'AQST£ Londres, 15 juin. Le prince de Naples partira le Î8 juin de Florencepour Londres, afin d'assister au mariage.

La bénédiction nuptiale sera donnée par S. Em. l'évOque de Souttrwark.

L'église de Kiugston-sur-la-Tamise étant très petite, il n'y aura guère que 30D cartes délivrées, les antres places étant réservées aux personnages officiels et au corps diplomatique.

Les nouveaux mariés partiront de l'Angleterre le 2 ou le 3 ,nillet, se rendant directement à Rome, puis à Turin, et de là à Venaria Reale.

C~IIN~ E'l' J~EP®~1

Le ministre du Japon, à Paris, a reçu hier, de son gouvernement, le télégramme suivant «t Taï-Peh-Fou et Tamstuont été complètement pacifiés. (L'administration civile a commencé à fonctionner. Les navires de guerre allemands se sont retirés. La colonie étrangère est placée sous îa protection de l'armée japonaise. D

iiÈilislpTîs

Oà et H-_à

_>

MORTS DHIEfl

M. le vicomte de Dampierre, frère de M. le marquis de Dampiefre, président de la Société des Agriculteurs de France. A Bourg, M. Morellet, colonel du génie en retraite.

FONCTIONNAIRES IKALA9-S

La Cour des comptes se montre, parait-il, plus sévère qu'autrefois sur le controle des dépenses budgétaires. Elle 'a remarqué, en effet, qu'un grand nombre de fonctionnaires se faisaient porter malades pendant 8 mois et parfois plus et touchaient néanmoins l'intégralité de leurs traitements. Elle a, en conséquence, invité les ministres h mettre fin à cet abus. L'Echo des ministères annonce que les préfets, procureurs généraux, trésoriers payeurs et commandant de corps d'armée ont reçu des circulaires en ce sens.

LES SIX MILLIONS

DÈS VICTIMES DU 2 DÉCEMBRE C'est surtout pour ces victimes-là que semble fait le dicton populaire Quand il n'y en a plus, il y en, a encore.

L'Officiel, en effet, nous donne aujourd'hui une liste de 112 pensions, variant de 12 à 600 francs, accordées par voie de réversion à des alliés de victimes du 2 décembre il n'y a pas de raison pour qne cela finisse. Et on se plaint que le budget soit en déficit.

tSiA noter que les victimes en question forment de vraies dynasties dans la liste en question, en effet, figurent quatre Archenault, trois Bourges trois Bressier, six Clérian, quatre Fontaraille, trois Gauthier, deux Girard, quatre Laboyau,

féminine et se rendit avec son pure à la salle X. où devait avoir lieu la conférence. Dès létir arrivée, le prétendant autorisé Vint à leur rencontre avec un empressement du meilleur goût, pria Marganier de le présenter à sa fille, les conduisit tous deux à de bonnes places, s'assit à leuf côte et avec une perfection digne d'éloges, joua son rôle d'homme épris..

Carmen était trop intelligente pour ne pas trouver la conversation du monsieur un peu creuse. Néanmoins, flattée comme toute femme l'eût été à sa place, des respects qu'il lui rendait et de l'admiration excessive qu'il semblait éprouver pour elle, elle mettait le décousu de ses propos sur le compte de son désir de lui plaire, et elle se sentait prise pour lui d'une indulgente sympathie. Il était d'ailleurs vêtu au dernier genre, cravaté d'une manière exquise, et tous ces accessoiresdela toilette masculine relevaient assez bien un extérieur déjà très passable. Autant celui-là qu'un autre, se disait Carmen, tandis que le conferencier comparaît le théâtre grec au théâtre égyptien et fini§sait par décerner la palme dramatique à M. Dumas fils. Vous pensez s'il s'épuisait en pure perte! Oui, poursuivait en elle-même la jeune fille pensive, puisque la condition commune des femmes est le mariage et que les hommes supérieurs sont si clairsemés celui-ci doit bien avoir quelque intelligence, puisqu'il a signe plusieurs romans. Ce n'est pas toujours une raison. Enfin, je pourrai lire ses ouvrages avant de lui donner une réponse définitive. Elle en était là, hésitant, réfléchissant, discutant avec eïle-mcme, mais pas éloignée du tout de consentir à prendre son voisin pour mari lorsque, l'orateur ayant achevé son discours, l'assistance se leva pour se retirer. Carmen accepta le bras de Maurice Bertal, et Marganier, très satisfait, se mit à marcher à côté d'eux. Comme il arrive souvent en pareille occurrence, il y eut un peu d'encombrement à la porte. Mar-

trois Lacoste, deux Lagarde, trois Lalanne, deux Legris, quatre Lelong, deux Mégier, quatre Picet, quatre Robert, deux Roubaud, doux Ronvier, trois Cocula.

Bon peuple de France, paye toujours l

EN MER

Saiat-SébasMfen. L'équipage du navire russe Abrahs, mouillé à Sainj-Sébastien, s'%st révolté contre son capitaine, qui se défendit avec l'aide des douaniers espagnols. 11 sauta à terre et revint au maVire, escorté d'agents de police, et arvint à maîtriser la rébellion.

Un quartier-maître et le cuisinier ont êtè liesses.

Mnrseffle, i6 juin. Le paquebot Taurus, courrier du Congo et du Dahomey, est Srtivé avec 487 passagers.

La cargaison comporte 850 tonnes de graines de palme et 1400 fûts d'huile.

Saint-Tropez. Le navire italien Solecito de CastelUtmare, parti de Carthagène pour Marseille, a été surpris la nuit dans le golfe du Lion par une tempête de nord-est, qui Si a enlevé plusieurs vergues. Sur l'une de ces vergues se trouvait le novice Gesue Albonesi, âgé de 17 ans, qui s'est tué net en tombant sur le pont. Les embarcations ont été enlevées par la violence du vent. Les bateaux de pèche de Groix qui rentrent en ce moment de la pêche à le drague dans le golfe de Gascogne, rapportent que de nombreux vapeurs anglais se sont rendus cette année dans les parages et enlève d'énormes quantités de poissons. Les pêcheurs anglais ont balisé euxmèraes les parages qu'ils ont choisis au large de l'île d'Yen et ont placé de nombreuses bouées. Cette invasion de nos côtes par l'étranger cause une réelle î«qni«tnde à nos pêcheurs, dont les barques ne peuvent lutter avec les puissants vapeurs anglais.

JUSTJCE

É'ASSASSIN DE L'ABBÉ DE BROGLÏE Plusieurs journaux ont annoncé que Maxence Amelot avait été transférée hier à Sainte-Anne. A l'asile Sainte-Anne il nous a été certifié que Maxence Amolot dont on attend d'ailleurs la venue d'un jour àl'autre n'estpas encore arrivée dans cet établissement.

Le dossier de l'affaire vient d'être transmis au parquet.

Maxence Amelot est toujours à l'infirmerie du Dépôt et ce n'est pas avant mardi prochain que le parquet du procureur de la République prendra des conclusions en vue d'une ordonnance, soit de renvoi devant la^Conr d'assises soit de non-lieu. UN DÉGÉNÉRÉ

Le conseil de gnerredu 9" corps, siégeant à Tours, a jugé hier d'Anselme, soldat au ,32' de ligne, fils d'un officier supérieur, neveu d'un général engagé en 1892, qui avait déserté eu Septembre 1893 pour aller vivre d'expédients dans différentes villes..

L'Anselme devient correspondant d'un journal espagnol, et, après avoir essayé vainement de se faire admettre à la Chartreuse, puis à la Trappe, il se fit embaucher dans l'Armée du Salut.

II a été arrêté le mois dernier, sur la dénonciation d'un camarade. Entre temps, il avait été condamné sous un faux nom il 4 mois de prison pour vol aux magasins du Louvre.

D'Anselme a été condamné à 5 ans de prison. INSULTES A LA RELIGION

CATHOLIQUE

Le pasteur Muller, de Munster, qui avait été condamné par la haute cour de Leipzig, à 24 heures de prison pour offense envers l'Eglise catholique a subi, la semaine dernière, sa peine, à la prison de là rue du Fil, à Strasbourg. Détail intéressant à noter il a été enfermé dans la cellule qu'a occupée le prince Louis-Napolèoh, plns tard l'empereur Napoléon III, après l'éclsauffouréc de Strasbourg.

« La Rouennaise ̃ Compagnie d'assurances contre l'incendie, fondée en 1837 (garantie 47 millions) offre ans: membres du clergé et a leurs fidèles des avantages spéciaux importants.

(Voir La Croix, numéro du 28 mai 1895)

FM BiiYJHS

est imité et contrefait. Le véritable seul agit. Exiger nom et aignature

ganier et Bertal se mirent de cùté avec Carmen pour ne pas exposer la jeune fille a être foulée et attendre que le çassage fût libre. A ce moment, lin homme, pousse par le flot, se trouva juste en face d'eux. C'était Germès. En reconnaissant Carmen et son père, il devint un peu pâle et s'arrêta, cherchant peut-être une parole à leur dire, ou bien attendant de leur part un mot d'accueil et d'encouragement. Mais Julien Marganier, que le dernier succès du jeune homme irritait, détourna la tête, Carmen, visiblement < émue, resta silencieuse Léon, après avoir attendu quelques secondes, les salua lentement, avec une expression de physionomie très grave et très triste, puis, suivant la fonle^ il sortit. Maurice ljertal, qui n'avait pas perdu un détail de cette courte scène, ne se sentit pas de joie, en voyant, ce qu'il appelait à part lui, la mine contrite d'un prétendant évince. Il voulut même, une fois dans la rue, risquer une plaisanterie à ce sujet; mais il fut reçu par Carmen d'une telle manière qu'il n'insista pas davantage. L'attitude de la jeune fille à son égard avait, en une minute, radicalement enangé. Elle était devenue si froide, si hautaine, que l'éloquence du jeune homme de lettres en fut subitement tarie dans sa sourca. Il renonça même à accompagner la fille et le père jusque chez eux, comme il en avait d'abord manifesté l'intention, et, d'un air assez déconfit, il prit congé des Marganier. Carmen restait muette aux côtés de son père. L'apparition de Germès, au moment où elle inclinait à accepter un nouveau fiancé avait tout bouleversé dans son âme. Il lui fallut bien s'avouer à elle-même qu'elle, libre-penseuse, aimait ce chrétien. Or, entre elle et lui, il y avait un abime que ni l'un ni l'autre ne franchirait jamais. Quant à l'homme qui avait captivé son esprit pendant une heure, déjà il n'existait plus pour elle, et, en quelques instants, il s'en était allé si loin de. sa pensée qu'elle ftit

o~axss:

LA PROCESSION SANS MILLE C'est le nom que nous avons donné rab dernier à la procession du Très Saint-Sacrement qui se fait, dans l'octave de là FêteD4eu, au travers des ateliers de la Maison de la Bonne Fresse, à Paris. Et cèst bien le) nom qu'il faut lui èdnservër. Nulle part on n'a vu et nulle part ailleurs on ne verra ce qui se voit là chaque année.

Le Directeur de La Croix porte le SaintSacrement. Et la procession se déroule travers les divers ateliers de l'Imprimerie, de la Composition et -du Pliage. Les einployés de l'administration, les imprimeurs chantent à pleine voix et à plein cœur le ï)ieu de l'Eucharistie. Le personnel dfi tous les autres servides, avec ses chefs, ses direc- teurs, ses directrices sont là aussi, unissant leurs voix au concert religieux qui remplit toute la maison. L'encens fume, partout rly a des flambeaux et des fleurs, des guirlandes et des tentures, et Ies joyeuses petites bantiieVes qui répètent et répètent encore « Cœur de Jésus, sauvez la Franco 1 » Il y trois reposoirs superbes un dans l'Imprimerie au milieu des machines; un second dans la cour voisine, et le troisième aux ateliers du Pliage.

Au reposoir de l'Imprimerie, l'Exposition du Saint-Sacrement est formée par une niche où resplendit,au milieu de feux électriques, le dernier numéro de La Croix celui-là même où l'on glorifiait samedi les catholiques de Roubaix imprimé sur étoffe transparente à droite et à gauche, imprimés aussi sur toile, les titres de toutes les autres publications de la Maison de la Bonne Presse. Le thabor est un coupoir-biseautier. L'an dernier, on s'en souvient, cette Exposition était faite de trois clichés cylindriques qui avaient servi au tirage de La Croix. Au reposoir de la cour, c'est Notre-Seigneur qui attire tous les regards sa statue domine l'ostensoir au-dessus duquel est élevée là couronne royale, et sur le socle de cette statue ces mots « Je régnerai, malgré mes ennemis. »

Oui, Seigneur, vous régnerez partout Et en attendant que < Votre règne arrive, » laissez-nous vous dire que là, du moins, vous régnez sans partage, et que dans les moindres pétales de ces fleurs qui ornent et embaument vos autels, il y a le meilleur des coeurs qui sont ici.

Au reposoir du Pliage, c'est une immense niche rose et blanche symbole d'amour et de pureté d'un travail exquis, qui porte, sous la forme de roses blanches et d'écussons de même couleur, les 150 perles et les 15 mystères dû Rosaire, déroulés autour d'une délicieuse statue de la Reine des cieux, véritable sanctuaire où il était particulièrement doux et bon de recevoir labénédiction du Sauveur!

__̃

Nos amis défunts

Mme Gaston de Tinsoau, à Nancy, abonnée a La Croix, au Pèlerin à la Vie des Saints, dévouée aux. œuvres.

Dubost Pierre, âgé de 81 ans, a Bessay (Allier).

1>

Recommandatiqn

Un curé du diocèse de Montauban, menacé de perdre la vue, et sur le point de subir une opération se iecommande aux prières des lecteurs de La Croix. Il implore le Sacré-Cœur et saint Antoine afin de ne pas être forcé de quitter la chère paroisse où il est depuis 40 ans.

étonnée et presque irritée de le retrouver là, prèi d'elle, lui disant je ne sais quel rien impertinent à propos de GennM. Aussi, lui avait-elle donné Un congé qui, pour être tacite, n'en était pu moins significatif. Marganier connaissait tropbien sa fille pour s'y tromper.

Après avoir marché quelque temps, tous deux, en silence, le père dit

« Je n'avais pas la moindre envie de te l'impo- ser; mais tu l'as évincé un peu brutalement. Enfin, ne voudras-tu jamais épouser celui-là ou

un autre ? 2

Je ne sais, dit Carmen, mais je ne pense pas.

Pourquoi? » demanda Marganier qui le devinait bien.

Elle répondit simplement, d'une voix ordinaire et comme si elle parlait d'une chose indifférente « J'aime Léon Germes. »

Marganier serra d'une main crispée le pommeau de sa canne.

« Mais alors, dit-il, pourquoi, malheureuse enfant, ne l'as-tu pas épousé ?

Je ne pouvais pas recevoir le baptême, » dit Carmen, toujours du même accent tranquille et calme.

Elle pensait au dedans d'elle-même plus que jamais il m'est impossible d'être sa femme, et je crois que je l'aimerais longtemps Pourquoi en épouser un auire? Il me deviendrait odieux, et je n'en serais que plus malheureuse. Je resterni donc vieille fille, et si la vie devient ainsi trop solitaire et trop triste, eh bien, quand j'en aurai assez, je me tuerai, voilà tout. Puis, cette pensée de suicide la saisit davantage; elle était horriblement triste et désolée. Si j'en finissais tout de suite, se dit-elle. A quoi bon attendre î Cd tuivrej

P<wt,M»_


MADAGASCAR

MajuHga, 16 juin. (La dépêche suivante a

subi un retard dans le trajet entre le théâtre des opérations militaires et le bureau télégraphique de Majunga.

1 voici quelques détails sur l'occupation de Mevatanana

C««t la dimanche, 9 juin, dès la première batre. nue la première brigade a bombardé le fort de Mevatanana. L'ennemi a tenté d'abord de ré»wt«r. mais en»uite, fidèle à sa tactique habituelle, 11 a éracué la position avant d'être totalement irrreeU.

A il heures du matin, nos troupes occupaient JJfcvatauana elles y ont pris deux canons à tir rapide. Nous n'avons eu aucun tué; deux soldats oulement ont été légèrement blessés.

Les pertes des Hovas sont inconnues.

UNE PENSION

Quelle pension le régime maçonnique va-t-il accorder à la veuve du oolonel Gillon, père d'une nombreuse famille, et qui vient de mourir pour la Franoe à Madagascar, quand il en accorde de grasses et de lucratifs bureaux de tabac à des veuves d'oisifs, d'inconnus et de riches et une riche pension à Mme Bardeau ? '[

CHASSE AUX NOUVELLES Explosion d'an obus. Au polygone des Renardières, près Poitiers, pendant un tir rapide effectué, samedi, par des canonniers des 7e et 8° batteries du 33% deux gargousses placées dans un sac à munitions porté par le servant Beaumont, qui tenait aussi un obus, furent enflammées par une longue flamme s'échappant de la culasse d'une pièce.

Les gargousses et l'obus éclatèrent. Quatre soldats furent ble9St>s Beaumont, d'Aubigné (DeuxSèvresL au côté gauche, visage et mains brûlés; Delouche, brigadier, de Saint-Sauvant (Vienne), brûlé au visage et surtout aux mains; Gerfaud, arlificier, brûla à la main gauche et au visage, il habite à Geste (Maine-et-Loire); Bonnin, servant de Souche (Deux-Sèvres), blessures légères. Les blessés ont été conduits à l'hôpital. Crime mystérieux. A Montesson, sur la route de Saint-Germain à Paris, vivait une bonne vieille femme de 86 ans, qu'on appelait, à cause de sa bonhomie, « marraine » Betruret. Sa,medi soir, une de ses amies, Mme Cazeneuve, couturière, constatant que la porte et les volets étaient clos, courut chercher des voisins qui pénétrèrent avec elle chez la « marraine. » Au milieu d'un affreux désordre, de matelas épars, de vitres brisées, gisaient la malheureuse, deux filets de sang, ayant coulé de ses narines, avaient teint en rouge l'oreiller sur lequel reposait sa tête.

Un médecin conclut que la mort, provoquée par la slrangulation devait remonter à 20 heures. La victime était morte sans résistance, en plein sommeil; elle tenait encore dans sa main sa tabatière.

Le vol a été le mobile du crime.

Drame de la folie. Un drame horrible vient de se passer à Champnètery (Haute-Vienne. ) La femme Pancher, souffrant d'une maladie nerveuse, se montrait jalouse de l'amour témoigné à ses enfants par sa belle-soeur. Ellie disait qu'après sa mort ses deux filles âgées de 9 mois et de ans seraient malheureuses. Samedi, des voisins virent la femme Faucher jouer tranquillement avec ses enfants. Quelques minutes après, en acces de folie, elle les jetait dans un puits. Les pauvres petiteg se brisèrent le crâne. Après quoi la malheureuse se jeta dans le puits. d"où elle remonta par les trous creusés dans les parois. Elle alla sécher ses vêtements au feu. Interrogée par son mari, elle répondit qu'elle venait de noyer ses enfants. Les fillettes ont été retirées mortes.

L'âne, les carottes et les commissionnaires. Un fruitier de Belleville, allant aux Halles avec son âne et sa voiture, passant devant un tas de carottes, ne put s'empêcher d'en tirer quelques-unes; des agents le virent et le conduisirent au poste de la rue des Prouvaires avec son âne et sa voiture.

L'âne était tellement heureux dans la cour du commissariat, où les agents lui posèrent de la verdure, que lorsque non maître fut remis en liberté, lui refusa de partir.

On dut le porter dans la rue. Là, nouveau refus de marcher. Son conducteur le frappe, rien n'y fait. La foule s'émeute alors contre le fruiticr, qui disparaît.

Les agentf interviennent. Impossible de faire circuler maître Aliboron. Alors ils requièrent

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La barrioue. 15O fr. la demi-barriaue. 80 fr., fût compris. Franco de port. Trois mois de crédit.

14 rédaction de La Croix est tout à fait étrangère aux annonces qtqicbmwlk

^rr^rrr^n^t-KMB le UIUS, 28, rue Saim-L^are, Paris, Régisseur des annonces de «La Croix» et du « Pèlerin »

v (Havas.)

deux commissionnaires; on dételle l'âne, on le place sur la charrette, et les deux hommes conduisent la voiture et la bête à la fourrière. Empoisonné et étranglé par sa femme. Un vieillard de 71 ans,, Cazac, de l'Isle-en-Dodon (Haute-Garonne), vient d'être Victime d'abord d'une tentative d'empoisonnement et ensuite d'une tentative de strangulation de la part de sa femme.

Cette mégère lui administrait depuis quelque temds de fréquentes doses de poison, mais voyant que la mort ne venait pas assez vite; elle lui a enfoncé un mouchoir dans la bouche afin de l'étrangler. Le Parquet de Saint-Gaudens a fait arrêter cette misérable.

Le vieillard vit encore, mais on craint pour ses jours.

A propos de suicides d'enfants, La Croix de Limoges citait le 2 juin ce trait qui s'est passé à Lavareix (Creuse).

Quelques jours après, un enfant de huit ans, grondé parce qu'il avait manqué la classe ou fait le mauvais drôle à l'école. a essayé de se pendre La mère est heureusement arrivée assez tôt pour couper la corde.

Nous recommandons cet exemple au Journal des Instituteurs. Voilà des fruits de ses leçons. Pris pour an malfaiteur. Un douloureux événement s'est produit l'avant-dernière nuit à Grenoble, rue Marceline.

Un avocat, M. Bruno, fut réveillé en sursaut par le soldat Marchand, ordonnance d'un capitaine du 14e chasseurs qui se trompait de porte et frappait à coups redoublés.

L'ordonnance étant en civil, M. Bruno crut avoir affaire à un malfaiteur; il ouvrit sa fenêtre et, au moment où Marchand débouchait dans l'allée, il lui tira un coup de revolver. La balle pénétra dans l'épaule et alla se loger dans les reins.

L'état du militaire est désespéré.

Incendie d'une usine. De notre correspondant à Marvejols L'usine Frontpessilles-Marvejols, propriété de la famille Talamier, a été complètement détruite par un incendie, les pertes, couvertes par une assurance, sont de plus de 80000 francs.

NOTRE OBSERVATOIRE

icndi 17 jus

Pression. Le baromètre, à Paris, est à 762-»/ Il est peu éleva sur la Suèdç et la Russie.

Lo vent domine de l'E. en Franco et de l'O. sur la Baltique, U est faiblo on modéré.

Quelques pluie 3 sont tombées ou Autriche et sur !ei Payt- Bas.

On signaje dei orage en Algérie et à Biarritz.

La température était ce matin de -f- 14» à Paris, + 21° à Moscou, 4" -5" à Lagbouat, -f- W* an Pux-de-Dôme, -f- 8* au Ventoux, -f- 3» au Pie-du-Midi.

Probable. En France le tempo eat au beau, la température va monter et ao rapprocher de la normale. Quelques orages sont probnblos dans le Sud-Ouest.

La mer agitée à Duukerque, Calais, Brest, Sicié, belle à Boulogne, au Havre, Lorient, Mon cille, Nico, aux Sauguinaires.

DIRII IBIS NOUVELLES

Kiel, 17 juin. Les navires de guerre français le « Hoc'e » et le « Dupuy-deLôme » sont à l'ancre en deçà de l'île de Langeland.

Metz, 17 juin. Le « Lorrain annonce que, contrairement aux informations de plusieurs journaux, le D' Haas, député de Metz au Reicgstag, n'assistera pas aux fêtes d'inauguration du canal de Kiel.

Nimes, 17 juin, Les ouvriers italiens, employés aux Salins de Sylveréal, près de Saint-Gilles se sont mis en grève hier soir. Afin de parer à toute éventualité, plusieurs brigades de gendarmerie ont été envoyées sur les lieux.

CHAMBRE DES DEPUTES Séance du 17 juin 1895

Séance à 2 heures. M. de Mahy préside. On prend en considération une proposition de M. Bérard, interdisant, par analogie avec ce qui a lieu déjà pour les députés, le cumul du traitement de sénateurs avec le traitement de ministre. Une proposition modifiant la loi de 1889 sur le recrutement de l'armée en fixant à 27 ans au lieu de 26, pour les étudiants en droit, en médecine et en pharmacie, dispensés de 2 ans de service, l'époque à laquelle ils devront avoir obtenu le diplôme de docteur, est ensuite discutée. On a distribué aujourd'hui le rapport en trois volumes de 144, 145 et 553 pages, le rapport de M. Darlan, fait au nom de la Commission chargée d'examiner s'il y avait lieu de mettre en accusation M. Raynal, ancien ministre des Travaux publics, auteur des conventions avec les grandes Compagnies de Chemins de fer.

Le premier volume comprend le rapport proprement dit; le deuxième les rapports spéciaux et des documents divers le troisième les dépositions.

~x VBNTB chez tous les }..11!aA.IRBS R C H A N T E LA U Z E i

fv^rrr;ârs r- chantelauze ]

T r\TTTO \rXTTT son ENFANCE, ¡

LUI] IN XVI SA PRISON

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D'après des Documents Inédits des Archives nationales.

ftR~.K PIDOT & P". ~'DITBURB “) ~.)

f IRM.K PlDOT Ci., f DITBURS fo Jj grande m^ publiée en 1884.)

56, Rue Jacob, PARIS. a

COS38IOS,UNAN,28?RANCS

U A I/ËLYSÉE "Q'~T

LA REMISE DE LA CRQIXJEJAINT-ANOBÊ AU PRÉSIDENT

Aujourd'hui à ctpux heures a eu lieu, au Palais de l'Elysée, la remise-de l'ordre de Saint.André à M. F. Faure.

Le baron de Mohrenheim introduit auprès de M. F. Faure, a prononce l'allocution suivante <jn remettant à M. F, Eaure les- Insignes de l'Ordre de Saint-André

a Monsieur le Président,

» Au nom de l'empereur, mon auguste maître, j'ai l'extrême honneur de remettre à Votre Excellence les insignes des ordres impériaux que Sa Majesté vous prie d'accepter comme témoignage de sa haute amitié.

» Vous voudrez bien y reconnaître, Monsieur le président, un nouveau gage des sentiments dont Sa Majesté est invariablement animée pour la France et pour le chef vénéré qui personnifie avec tant d'autorité et d'élévation le caractère généreux et l'esprit pacifique de la grande nation qui l'a investi de ses pouvoirs.

» Je m'estime heureux, monsieur le président, d'avoir à constater, en cette mémorable circonstance, la continuité des relations si heureusement établies entre nos deux pays. »

Le président a répondu

a Monsieur l'ambassadeur,

» Je suis très heureux de recevoir de vos mains le gracieux message de S. M. l'empereur et les insignes des ordres impériaux.

« Je vous prie d'être, auprès de Sa Majesté, l'interprète des sentiments que m'inspire ce nouveau et précieux gage des sympathies dont, à l'exemple de son glorieux ère, elle est animée pour mon pays, et de l'amitié si heureusement existante entre les deux nations. »

CRÉDIT FONCIER DE FRANCE Bons de la Presse

Tirage du 15 juin 1895 5

Le n° 369 873 sera remboursé par 30 009 francs.

Le n° 399 831 sera remboursé par iQ 000 francs.

f.es huit numéros suivants seront remboursés chacun par S50 francs 5188, 21201, 35 199, 204 111, 337 089, 35511)3, 377 088, «3 Z79.

90 numéros remboursables à £00 francs chacun et 400 autres remboursables à 100 francs chacun seront publiés ultérieurement.

«.

VILLE DE PARIS EMPRUNT DE 1865 ISO" tirage. 15 juin 1895

Le n» iiïl 466 gagne 150 000 francs.

Le u- 258290 gagne 50000 fraucs.

Les 4 numéros suivants gagaenr chacun 10 000 frase* 81 373, 298145, 300 Ï57, 499 099.

Les 5 numéros suivants pragncnt chacun 5UO0 francs 49757, 7 088, 150 47S, 186 504, SOS 385.

t Les 10 numéros suivants gagnent chacun $0 000 francs 89 591, 88*1», 81004, 1H 580, 145 293, 189 121, 235 b*7, 403158, 465 420, 513 243.

CANAL DE PANAMA

Tirage du 15 juin 1895

Lo n° 835 F 53 gagne 250 000 francs.

Le n- 256 819 gaiçne ieOOO'1 francs.

Los n" 512192, 13 852 gagnent chacun 10 000 francs. Les deux numéros 4^0 5^1, 1025K45 gagnent 50UO francs. Les cin numéros 1 «71 948, 1321GÔS, 267 941, 118 SU, 1 2S2 443 gagnent 8000 francs. s.

59 numéros gagnant 1000 francs.

Compagnie du canal de Suez

Tirage des obn^ationn 5 Sont remboursas

Le n- 9488 par i»0 (100 francs.

Le n" tli 515 par 5 000 francs.

Le 151040 parJSOOO francs.

Le n* 13: 5J5 par S000 francs.

Le a' 11)0 135 par 5000 francs.

20 autres numéros sont rembonrsables à 9000 francs.

La Villette, le 17 juin 1895

8Hi!!IiIi5- a Prix_du_kilog. par qualité

ESPÈCES «^T"^? I h Vi™<>r^ûr" _Poi_d(jiI_^ nées dues S 1" I 3" d™ 2- Bœufs 2 163 1 904 350 1 54- 1 « 1 20 92 19 60 Vaches 713 613 225 1 54 1 H 1 20 92 70 60 Taureaux 210 190 375 1 30 1 Î0 1 15 78 66 58 Veaux 1433 1 2S2 80 2 20 2 OU 1 701 32 1 10 85 Moutons 12 74a 12 oOO 20 ï 15 1 95 1 76 1 29 1 07 88 Porc» 3 100 3 304 85 1 58 1 52 1 40 1 10 1 OOl 90

Peaux ae moutons rases i ir. ou a s ir.

1/2 laine 2 fr. à 3 fr.

Cours extrêmes des veaux On cote le kilojr. viande nette de 1 fr 50 à 2 fr. 40, ce qui établit la parité du kilog.jvit de[0 tr. 75 à 1 fr. 44.

Physionomie des ventes

Bœufs, roches, \taureaux. Vente bonne arec des prix en légère faveur.

Veaux. Tendance ferai».

Moutons. Vente bonne, par suite de l'uclmtt do la demande.

Porcs, Cour» atationnairat-

BULLETIN COMMERCIAL DU 17 JUIN

«UHCUlMfiiE» OlSTOSlBUi UV. PROCtUIKC UT, BLOICHSB «marquas 43,75 45,50 45,75 » 45,75 » Blés 18,75 20 » 80 » 20,25 80.Ï5 80,59 Seigles il,S » 11.50- 14,50- » Avoines 17 » 16,75 16.75 17 > 16,51) 16,75 B. de col». 49 » 48,75 » 49,85 H de lin 50 » » 49,75 50.25 49,75 50 Spiritueux. 31 » » 31,25 31,50 31,50 32 » Sucres 28,25 28,50 i 38,25 28,50 2a,25 »

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«LES CONTEMPORAINS » » « Eh bien! nous écrit-on, vous ne nous donnez jrftls de soldats! Donne? d*s soldats, copiait toujours à vof iecteursj » Dans ce cas, en voici un, et un célèbre, puisqu'il est le premier grenadier de France, le fameux La Tour d'Au* vergue. Son nom cet assez connu pour que nous n'en disions pas davantage ici, mais sera une joie pour nos lectevyrs de revoir cette figure chevaleresque du Bayard moderne.

Chaque semaine, une livr. illyst. do 16 pages in-8*, Ofr.lO; un», Qtt.Ps~iM ahoM4sdt)~<tnK,8[)r.Mk B0H$" MOTS

genconfigéf ça et U On nous écrit

Les meilleurs amis de La Croix sont en même temps les adversaires irréconciliables de l'arrêt d'action, mais non certes de la rédaction. Vous avez bien raison de ne pas accepter l'épithète de rallié, car quel animal plus facile à dévorer qu'un rat lié.] I C. L. Réponse. Continuez à Illuminer ce coin fantaisiste du journal.

CHEZ LE OOIFFEUR

Un monsieur demande un flacon d'eau pour faire repousser les cheveux spécialité de la maison merveilleuse mixture annoncée à grand fracas a la quatrième page des journaux et, s'apercevant que le garçon qui le sert est aussi chauve que le dôme de l'Institut, lui en exprime son étonnement.

Le commis, après une seconde d'hésitation « Je ne suis ici que depuis hier! »

Le Masque de Ffr.

C'est curieux; on ne peut plus donner des coups sans en recevoir; où allons-nous? '1

Sommaire du Suppléent de i La Croix » du numéro du 18 juin 1895

Comités pratiques. Dit Sainct-Mahé.

Poignée d'histoires. Chronique parisienne. Un livre par semaine. Les Œuvres de mer Ou Congrès des Cercles.

Bimétallisme Une lettre de M. Léon Say à M. Chabru.

« Le litre de poche du soldat, » Général du Bar ail. Les •propriétaires chrétiens.

Le pèlerinage national à Lourdes; première annonce.

La Belgique et le Congo. Etranger à vol d'oiseau.

Guerre et marine. Variété.

Etudes économiques et sociales Les programmes catholiques. Le Congrès des cercles catholiques (clôture); Discours de M. Harmel. Feuilleton « Sélim o, Ma. Bonin.

BOURSE DIJM7 JUIN

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Les personnes blessées connaissent la gêne que leur fait éprouver leur bandage qui tes fatigue, elles savent aussi qu'il il est bien dangereux de s'en passer; c'est donc faire, œuvre humanitaire que de leur expliquer le moyen de maintenir une hernie sans être gêné, et même de la guérir. Pour recevoir la mélhodn cachetée, envoyer un timbre de 15 cent. à 1. Solême» RIVIÈRE, Ex-C'de Sociétés de Médecins au MANS.

Demander et répandre le très utile oata logue de la BONNE PRESSE.

8, RUE FRAWJOIS I* ^CRIS