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Titre : Revue d'histoire rédigée à l'État-major de l'armée, Section historique
Auteur : France. Etat-major des armées. Service historique
Éditeur : Chapelot (Paris)
Date d'édition : 1901-1914
Type : texte,publication en série imprimée
Langue : Français
Format : application/pdf
Identifiant : ark:/12148/cb32856856b/date
Identifiant : ISSN 19546564
Source : Bibliothèque nationale de France, 8 V 6120 bis
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32856856b
Description : Périodicité : Mensuel
Description : Etat de collection : A3, vol. 3, n° 1 (janv. 1901)-a17, vol. n° 167 (juin 1938)
Provenance : bnf.fr
Date de mise en ligne : 14/01/2009
fontenoy: 74 pages found
p.226 (3)
LES CAMPAGNES DU MARECHAL DE SAXE. ND 80. chaussée de Leuze en suit la crête, qui s'abaisse en pente douce de l'Est à l'Ouest. Le champ de bataille de Fontenoy remplit l'espace compris entre cette crête et la vallée de l'Escaut. Il est dominé par l'étroit plateau jadis boisé, découvert aujourd'hui
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la position des Français, devait rompre les formations de marche des alliés; il y a aussi un ruisseau qui traverse ce village. Ce ravin eut pourtant l'avantage, étant à couvert du feu des Français, de permettre aux bataillons repoussés et débandés des alliés de se reformer. n Fontenoy, comme beaucoup
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sa droite à Antoing, formait derrière Fontenoy un angle droit. C'était le point faible de la disposition. On avait dû passer sur cet inconvénient plutôt que d'occuper cn arrière une ligne droite entièrement dépourvue de points d'appui. Nous retrouvons là l'une des idées fondamentales du maréchal de Saxe
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LA CAMPAGNE DE 1743. 2S9 soirée du 10, que la droite de cette forteresse improvisée n'était pas assez bien flanquée, et l'on y fit trois petites redoutes, deux à proximité de Fontenoy, la troisième à mi-chemin d'Antoing. An dire de d'Espagnac, on avait cru, à la suite d'une reconnaissance
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de la hauteur qui borde la rive droite de l'Escaut dans cette partie cette rivière forme deux bras vis-à-vis Antoing. L'Escaut se trouvant alors retenu aux écluses de Tournai, inondait son vallon jusqu'au delà de Gondé Il n'était guère possible aux Hollandais de pénétrer entre Antoing et Fontenoy retranchés
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LA CAMPAGNE DE 1748. 231 quatre pièces devant le régiment de Crillon. Elles croisaient leurs feux sur le plateau, et le battaient jusqu'à â proximité de Fontenoy. Un détail des plus intéressants, au point de vue de l'artillerie, est la batterie de gros calibre qui fut placée au moulin de Calonne
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'1 LES CAMPAGNES i)TJ MARÉCHAL DE SAXE. N° 50* Le maréchal de Saxe, ennemi résolu des lignes continues, et confiant dans la force des deux énormes bastions formés par Antoing et Fontenoy, n'avait garni l'intervalle qu'avec "«trois régiments de dragons pied a terre, qui appuyaient leur droite
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N'M. LA.CAMPASNEDE 74:). cents pas derrière Fontenoy, sa gauche entre la Justice d'Antoing et les recloutes du bois de Barry. La seconde ligne, à cinq cents pas de la première, avait sa droite derrière Crillon, et sa gauche, devant Notre-Dame-auxBois. Les carabiniers étaient plus en arrière encore
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N*e0. I.ASA.MPA6NEDE M6. notre front, et d'avoir « oublié )) d'en placer entre Fontenoy et ]e bois de Barry. Le maréchal de Saxe ne pensait pas, à coup sûr, que ses troupes fussent incapables de soutenir le choc des ennemis en rase campagne sans redoutes, et les trois groupes d'ouvrages
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deux bataillons. Il lui en envoya deux autres, un de highianders (Sempill), et celui de Xastrow (hanovrien). A en croire une lettre de Ligonier, l'intention du général anglais était de faire enlever les redoutes du bois de Barry par Ingoldsby, pendant que Waldeci~ s'emparerait de Fontenoy; le gros
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lieu de s'avancer entre le b'ois et Fontenoy avec vingt et un bataillons, dont le tiers tout au plus pouvait faire usage de ses armes, il aurait été logique de détacher encore une dizaine de bataillons dans le bois de Barry si l'on tenait à enlever d'abord nos deux redoutes. Du reste, si tant est
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il réitéra ses ordres dans les termes les plus véhéments. Le prince de Waldeck avait prévenu les Anglais qu'i) était prêt, et il se portait à l'attaque de Fontenoy. Il les pressait de suivre le mouvement. Il avait chargé le général Cronstrom d'enlever, avec les huit bataillons de la gauche, les trois
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très mollement, ou plutôt s'arrêta dès les premiers pas. D'après le prince de Waldeck, le feu des redoutes et du flanc droit de Fontenoy l'aurait immobilisée, et fait appuyer un peu à gauche. Il s'y porta lui-même pour l'entraîner, mais en vain. Quant à la cavalerie, elle ne bougea guère. Vers 10
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des Anglais, « propos de gens faschez qui sont la monnaie courante des relations entre alliés après un échec, nous tronvons dans les récits français la constatation formelle que « ni Fontenoy ni Antoing n'ont été attaqués avec la vivacité qu'on doit à des retranchements et à des ravins M, et, ce qui est
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, s'arrêta, et ouvrit un feu à mitraille des plus intenses. II était un peu plus de 9 heures. Le comte de Chabannes, qui commandait d'abord à Fontenoy, avait été appelé à la tête de la brigade des gardes; le duc de Biron, prenant le commandement dans le village, avait fait avancer un bataillon
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LES CAMPAGNES DU'MARECHAL DE SAXH. ~N' 8C. prime abord par le feu de nos batteries, et put constater qu'Antoing ne courait aucun danger sérieux mais l'ennemi paraissant vouloir renouveler ses efforts sur Fontenoy, le Maréchal, qui tenait à ce poste plus qu'à tout autre. fit passer les brigades
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LA CAMPAGNE DE 7M. M? front retranché se trouvait sur la hauteur et découvrant bien le terrain en avant. Le front de Fontenoy était aussi enveloppé d'un retranchement, qui aurait battu les Hollandais en flanc s'ils avaient voulu pénétrer entre ce village et celui d'Antoing, ces deux villages
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du siège de ce cote-c!. Le Roi a été reconnaître le champ de bataille. La droite au-dessus d'Antoing, à Fontenoy, où on a établi deux redoutes; la gauche au-dessus de Wal'chin,- à la Justice de Lcuzc, Gaurain, Ru.mecroix, Notre-Dameaux-Rois; laréserve au pied du montde la Trinité dont était le régiment
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?60. LA.CAMPA.&NEDE4746. Ïl y avait, devant le front de la droite, un retranchement autour d'Antoing, dans lequel on a mis la brigade de Piémont., et trois redoutes dans l'intervalle jusqu'à Fontenoy qui était aussi retranché; la gauche s'étendait jusqu'à une partie du bois de Barry~ d y avait deux
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LES CAMPAGNES DU MARÉCHAL DE SAXE N* 60. Ceux d'Angleterre sont milord Albemarte, milord Crawford. L'objet est l'échange de M. de Helle-tsie on ne veut pas renvoyer les prisonniers faits a la bataille de Fontenoy, à moins que les Anglais n'exécutent le Cartel pour M. de Belle-Isle. Il est parti
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. Ainsi je 8lli~ bien ai=e dans qua~rante an'3, en Jetant les yeux sur les ecri~~ de me défendre de la contngioû dont je ne serais peut-être pas plus exempt qu'un autre. L'esprit se lassant volontiers de c.ontLedire Il pour lui une "Voix aussi générale que celle ;qui parlera de la bataille de Fontenoy
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de bons avis, fut obligé de se )RpIiGr, en avertissant que les ennemis, ayant quitté C~mbrou, seraient bientôt sur }JOl1S. Le Roi arriva le 8, il n'était plus temps de délibérer: on mauda. Ja cavaletie qui se rendit le même jour dans la plaine de Fontenoy~ on envoya des courriers tout ce qui restait
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ét6 lu, it ne lui fut répondu ni oui ni non; comme il est actif et vigda.nt.il il apprit que la brigade Dauphin-Infanterie avait ordre de se porter en avant du corps de la cavalerie au village de Fontenoy, ce qui, étant relatif à son mémoire, lui fit connaître que l'on suivait son avi
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si première ligne dans un ordre de bataille droit passimt par Fontenoy et aboutissant aux bois de Earry, dont les abatis et une redoute, gardée par un baîallton, appuyaient notre gauche. Celte disposition était spacieuse, elle est belle sur la eR1'te qui ne représente que de la plaine dans laquelle
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n'ont pas imaginé furent d'un troisième avis c'était d'abaadonnef Fontenoy et de se former, depuis Antoing jusqu'aux bon de Barry, en ligne droite. U ne fut pas difficile au comte d'Estrëes de montrer encore la faiblesse de CB nouvel ordre qui, lais-sanll'ennemi maitre d'un poste ac,commo~16 "Vis-à-vis notre
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les redoutes de Fontenoy, et rautre faisait mine d'en vouloir à Antoing. Le nouveau mouvement obligea a tirer deux brigades de la cavalerie de la droite de la prem)~re et seconde lignes pour garnir le flanc que les dragons avaient d'abord couverte mais ~u'Us ne couvraient plus, s'étant rapprochés
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, au lieu de nous attaquer en plaine, nous eût attaqué par le mont de La Trimte, ou bien si, en nous attaquant par Fontenoy, il eut pousse 2,000 ou 3,000 hommes à la tête des bois de Darry et de Brcuze, du côté de _Ramecroix et de Rumigrues et de la TrLnrté, ce que nous eussions été obligés de laisser
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, à couvrir la retraite, peut-être même à rétablir l'affaire, d'autant mieux qu'elles eussent ôté toute inquiétude pour les parties que l'armée avait abandonnées pour se porter à Fontenoy. 11 ri est peut-être jamais arrivé à un général de réussir sans l'une ou l'autre, des précautions
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des précautions sages j on n'en fit aucun sans canon. Je crois que l'on pouvait s'en dispenser~ attendu la nature du pays très couvert dans ues pfu'tifs mais il avait trop bien servi à Fontenoy pour ne pas le mettre de toutes les fêtes. La suspension d'armes accordée à la citadelle étant finie, et les États-
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, on vit brûler quelques maisons en avant de Fontenoy, qu'on avait ordonné d'incendier lorsqu'on verrait déboucher les ennemis pour attaquer ce village relranché. On vit bien qu'ils ne pourraient attaquer ce jour-là. Pendant la nuit, ils firent leurs dispositions, et la canonnade commença à A heures
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qu'on en eut, les équipages furent renvoyés le 7, tout de suite, M. le maréchal le Saxe alla examiner le terrain en avant et résolut de n'aller qu'à une très petite lieue en avant de la place, choisissant son champ de bataille à hauteur d'Antoing, qui fermait notre droite, la ligne passant à Fontenoy
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avait très peu d'Autrichiens. L'ennemi, avant fait ses dispositions, attaqua avec une fermelé admirable et avec un feu de mousqueterie et de canon des plus furieux il s'avança même si avant qu'il perça entre Fontenoy et les redoutes de la gauche qui lui faisaient un feu des mieux fournis; comme
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derrière Fonteuoy et à la droite de la brigade du Roi. Une redoute sur l'angle formé par le 3e bataillon de Dicsbach, de la brigade de Bettens, et par le 1CI dit Roi, où il y avait huit pièces de canon. Le Village de Fontenoy en avant de la droite de la brigade dit Roi, presque sur l'angle, était
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et autrichiennes, était appuyée au bois de Barry, formée sur deux lignes, la gauche au village de Fontenoy sans le dépasser. Les troupes hollandaises appuyaient leur droite à la gauche des Anglais, s'étendant jusqu'au village de Péronne, leur cavalerie en bataille sur le haut de la plaine d'Antoing, à
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le (10)? du haut Escaut, le Roi m'a ordonné de faire passer la partie de l'armée qui était à La rive gauche de l'Escaut où je l'ai formée comme je l'avais projeté, la droite de l'infanterie à Antoing, le centre au village de Fontenoy qui est traversé par un ravin et la gauche en venant en équerre à
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LES CAMPAGNES DU MARECHAL DE SAXE. N« ù'O, Derrière cette ligned'infanterie, j'ai placé la cavalerie sur deux lignes, appuyant la droite à l'infanterie, entre le village de Fontenoy et Antoing et la gauche à la chapelle de Notre-Dame-des-Bois. Le terrain va en pente douce depuis Antoing, Fontenoy
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N» 60. LA CAMPAGNE DE 1745. Fontenoy qui était le point capital. Le canon qui était dedans et auprès de la redoute de la gauche contenait pendant ce temps-là, à coups de canon, toute la cavalerie anglaise qui soutenait cette infanterie et y a causé une grande perte. Enfin, voyant notre Maison
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. LES CAMPAGNES DU MARECHAL DE SAXE LA CAMPAGNE DE 1T45 PREMIERE PARTIE. FONTENOY. CHAPITRE IX. LA COLONNE ANGLAISE ET LES GARDES. Comme M. de Bauffremont complimentait Maurice de Saxe sur l'échec infligé à l'armée hollandaise a Tout n'est pas dit, Monsieur, répondit le Maréchal allons aux Anglais, ils seront
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de Barry, en envoya trois à Waldeck pour renforcer l'attaque de Fontenoy, et s'ébranla sans plus de dispositions. Il se réservait de diriger les troupes nécessaires contre les redoutes du bois de Barry quand il arriverait à hauteur de ces dernières. `' « Nos deux lignes étaient rangées dans le plus bel
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N"M. LA.CAMPA9XEDE4M6. Malgré les protestations de Kœmgsegg et de Ligonier, le duc de Cumberland tint à charger en tête de son infanterie. « M. le prince de Waldeck s'ébranla en même temps pour attaquer Fontenoy, dit le -général Ligonier, et dans cette marche le feu du canon fut terrible
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de Fontenoy et celui de la redoute. M Les Français faisaient sur eile un feu terrible, ouvrant des tranchées dans la masse des Anglais, qui avançaient de la manière la plus calme et la plus résolue, en dépit des pertes et d'un désordre inévitable, et qui réservèrent leur feu jusqu'à 30 mètres de la ligne
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qui a ordonné le mouvement, le comte de Chabannes-11 s'exprime ainsi dans la relation qu'il a rédigée « M. de Chabannes, qui commandait ces deux brigades (les Gardes et Aubeterre), voyant la supériorité des ennemis d'autant plus grande que, lors de l'attaque de Fontenoy, les brigades de Royal
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1 LES CAMPAGNES DU MARÉCHAL DE SAXE. ? M que de la cavalerie, qui était à 300 pas de lui, courut promptement demander à M. le duc de Biron un bataillon du régiment du Roi pour l'avancer sur la gauche du village de Fontenoy afin de le soutenir et charger, s'il se pouvait, l'ennemi en flanc, tandis
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N"51. LA.CAMPAerNEDB M6. que Voltaire a fait connaître au monde entier. Son caractère uu peu théâtral le rend suspect, mais la presque unanimité des témoignages contemporains ne permet pas de le mettre en doute. f Les deux lignes, de la redoute à Fontenoy, étant formées maigre le feu de notre
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! » (Lettre sur la bataille de Foutenoy.) Le grave M. de Brézé, qui reproduit généralement la relation officielle, dit que « la brigade des Gardes ayant très promptement p]ié (pour se servir d'un terme honnête), nos ad'aires commencère.nt à aller fort mal ». (2) Lettre sur la bataille de Fontenoy.
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LES CAMPAGNES DU MARÉCHAL DE SAXE, N* 51. cette époque, une charge de cavalerie ne pouvait rien contre une ligne d'infanterie suffisamment disciplinée la cavalerie française à Fontenoy, comme celle des Russes à Balaclava, dut tourner bride à vingt pas des fusils anglais; elle revint, décimée
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pas par delà le fort et le village, et nous fûmes mattres du champ de bataille jusque dans leur camp; mais les troupes hollandaises, quoique favorisées du feu de nos batteries et soutenues par deux bataillons anglais, que Son Altesse Royale envoya pour insulter Fontenoy par notre côté, n'ayant pu réussir
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N'S). LA CAMPAGNE DE 1746. Un autre auteur, celui de la Lettre sur la bataille de Fontenoy conservée à Nancy, s'exprime de même « Le maréchal de Noailles était persuadé que nous étions battus. Tous les officiers généraux affectés à des troupes particulières pensaient de même, et le Roi, avec
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LES CAMPAGNES DU MARECHAL DE SAXE. N»l S1 comte Loss, était dans la tranquillité que doit avoir un général. « II n'avait d'inquiétude que pour le lloi », dit aussi d'Espagnac. Au moment où les Anglais furent assez près de Fontenoy pour que leurs boulets vinssent frapper la terre autour du Roi
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, l'organisation de la position; il a tout sauvé en déployant huit escadrons le matin de la bataille; c'est grâce à lui qu'on a tenu dans Fontenoy, dont les défenseurs ne l'ont pas vu. Plus loin, Biron a sauvé Antoing, que personne ne menaçait, Puis c'est Richelieu qui veut avoir la gloire de l'attaque
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aussi dans ce fait que, treize années avant Fontenoy, il en avait prévu les dispositions et le succès dans ses Rêveries; qu'avant de quitter Paris, il avait déjà discerné le mode de défense qu'il voulait adopter; enfin que le terrain avait été choisi par lui pour y livrer précisément la bataille telle
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Ko 51 LA CAMPAGNE DE 47SS. Fontenoy et Antoing; devant ce dernier village, il ne se trouvait que de la cavalerie, incapable de forcer un poste aussi solide. C'eût été une faute grave que de laisser là les neuf bataillons de Piémont et de Crillon, tandis que le sort de la journée se décidait au Nord
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LES CAMPAGNES DO MARÉCHAL DE SAXE. N° 81. pas pour l'attaque décisive. Ce beau régiment resta donc inutile dans Antoing, pendant qu'on se battait à Fontenoy. Le Maréchal voulait, disent Valfons et d'Espagnac, que Piémont couvrit la retraite du Roi. Mais c'était à Antoing qu'il la couvrait, et non à
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le village de Fontenoy, pour prendre notre infanterie qui y était, en flanc et en queue sur ce mouvement, je les chargeai avec la gauche de ma première ligne de cavalerie, ce qui les obligea à s'arrêter. Ils couvrirent leur flanc d'un bataillon, ce qui nous présentait une espèce de bataillon carré long
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bataillons, se sont repliées chacune en trois parties, trois bataillons restant lace en avant, et trois se repliant en arrière, face à Fontenoy ou au bois. Il devait y avoir 200 à 250 pas d'une ligne à l'autre, de façon qu'il s'y trouva le front nécessaire à trois bataillons (1 ). Dès ce moment
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de Fontenoy, pendant qu'il envoyait ordre à d'autres troupes (2) de l'envelopper par notre gauche sous la protection de la redoute. La droite exécuta les ordres un peu trop promptement, de sorte que l'ennemi, en sûreté du côté de notre gauche, qui ne s'était pas encore ébranlée, tourna tout son feu sur
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-il son opinion faite d'avance à ce sujet ? « Cette attaque, qui n'avait d'objet que de contenir l'ennemi et l'empêcher d'attaquer le village de Fontenoy et les redoutes, où les ennemis auraient pu appuyer la droite et la gauche de leur armée, n'eut pas d'autre succès que celui qu'on s'était proposé
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ce général, plein de bontés pour lui, et du désir de l'instruire, lui faisait part de ses moyens et de ses observations sur les manœuvres des ennemis.) Tant que l'ennemi n'avait pas pris Fontenoy ou la redoute, ses succès dans le centre lui étaient désavantageux, étant sans point d'appui; plus
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, cet appât d'avantages continuels dont on l'amusait l'empêchait de réfléchir qu'il ne pouvait gagner la bataille s'il ne se rendait maître de Fontenoy ou de la redoute, et qu'il devait pour cela s'ouvrir dans le centre du front de son carré, afin d'avancer sa cavalerie dans la plaine et de protéger
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PIÈCES JUSTIFICATIVES Extrait d'une, ietire du maréchal de Saxe au chevalier Folard, datée du camp de Barst, le i 8 juillet i745. Parlons un peu de la colonne à laquelle vous revenez toujours. Le hasard a produit celle que les Anglais ont faite à la bataille de Fontenoy; ils nous ont attaqués
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la garnison, qui consiste en 8,000 ou 10,000 hommes, M. de Brézé avec 24 bataillons et 42 escadrons. Nous allons reprendre demain cette occupation. Lettre sur la batallie de Fontenoy (1) Devant Tonroay, 23 mai 474S. Il m'est bien défendu d'écrire, mais mon amitié pour vous se moque de l'ordonnance, mon cher
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extraordinaires au centre de l'attaque contre le village de Fontenoy et la redoute à la tête de la laugue de bois, elle en a été repoussée trois fois, et enfin, à la dernière, presque rebutée, on a fait marcher le corps de résen qui était resté avec le Roi, et qui était composé de sa Maison
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de Fontenoy (I). Samedi, 14 mai 1745. Madame votre mère a été modérée dans sa capitation suivant ses souhaits. M. de Polisy vous ayant mandé les premières nouvelles de l'action qu'il y a eu près Tournai, j'ai cru devoir attendre les détails pour vous en faire part. On a commencé à se canonner sur les 5
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guidon le 10, tué le 11. M. de Saxe, 3l la disposition duquel on doit le gain de la bataille, la main effleurée. Le Roi et le Dauphin, du plus grand sangfroid que l'on puisse s'imaginer. L'ouvrage à cornes est pris, on travaille à la descente du fossé. Lettre sur la bataille de Fontenoy (i). An camp
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LES CAMPAGNES DU MARÉCHAL DE SAXE. N° 51. Lettre sur la bataille de Fontenoy {\). 41 moi. Vous recevrez sans doute aujourd'hui, Monsieur, des relations de la bataille dont je vous ai envoyé le précis par l'ordinaire dernier. Celle-ci est pour vous parler de la part que M. le due de Richelieu a eue
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du profond respect avec lequel j'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. GuiBAt fils. Lettre sur la bataille de Fontenoy. Sous Tournai, 11 mai. Ma chère sœur, sur les avis que le Roi eut de Douai, le lendemain de notre départ, que le duc de Cumberland voulait
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K° 51. LA CAMPAGNE DE *745. Lettre sur la bataille de Fontenoy. Du camp de Fontenoy, M mai. La bataille a été des plus sanglantes et indécise pendant quelque temps, les Gardes françaises ayant plié et rompu la cavalerie dans leur fuite. M. de- Richelieu a rétabli le tout en se mettant à la tète
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de Fontenoy. Les Hollandais, appuyant leur droite à la gauche des Anglais, s'étendaient jusqu'au village de Péronne, leur cavalerie en bataille sous le haut de la plaine d'Aatoing-, à la portée du canon, avec quatre batteries de canon et une de bombes en avant d'eux; ils avaient fait filer
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N" Si. IA CAMPAGNE DE 1745. de Fontenoy et en môme temps firent face aux troupes de notre gauche par celles de leur dioite. La brigade du Dauphin, soutenue de celles du Roi, d'Aubeterre, de la Couronne et de Royal, tint bon dans le village; les ennemis, pendant plus d'une heure, se soutinrent dans
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au Ministre de la guerre. ïouraay, 16 février 1746. Le sieur Nicolas Petit, fermier à Fontenoy, qui a aidé M. d'Àubeterre à la prise d'Antoing et a servi de guide à Sa Majesté toute la journée à la bataille dudit Fontenoy et deux jours ensuite, lorsque Sadite Majesté est allée observer les endroits
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LES CAMPAGNES DU MARÉCHAL DE SAXE. fi »̃ ÏH M. de SêcluiUes au comte d'Argenson. Garni, 7 mars 1746. J'ai l'honneur de vous renvoyer le plaoet du nommé Petit que vou-s m'avez adressé le 4 du mois dernier. Il prétend qu'il a servi de guile au Roi pendant la bataille de Fontenoy et il en rapporte
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LES CAMPAGNES DU MARECHAL DU SAXH. N° 51 ♦ Mémoire de la pétition des pièces de canon de l'armée hollandaise dans la bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745. (lennns Béginwats. de 6. (ie S. Obus. Gardes, aile gauche 6 2 2 Entre les bataillons d'Aylva et la Lippe. » 4 » Entre les régiments de Sturler
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en AUemagnn. 3.53 Sidi-Brahim. 85 ~2, 638 La guerre de 4870.1871 Journée du 18 août en Lorraine 403 Bulletin bibliographique. Ë-)7, ~8, G82 CARTES ET CROQUIS HORS TEXTE. Les campagnes du maréchal de Saxe Carte du champ de bataille de Fontenoy, au 1/20,000=. La campagne de 4800 en Allemagne Carte n° 2 Plan
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Les Campagnes du Maréchal de Saxe (à suivre) 22S La Campagne de 1794 à l'armée du Nord (à suivre) 299 La Campagne de 1800 en Allemagne (à suivre). 353 Sidi-Brahim (à suivr?) 412 Bulletin bibliographique. Les Campagnes du Maréchal de Saxe Carte du champ de bataille de Fontenoy, au 1/20. 000e