Titre : L'Illustration théâtrale : comédies, fééries, opéras, vaudevilles, tragédies, concerts, ballets / [gérant : Ch. Jacquemet]
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1885-01-20
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327885313
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 417 Nombre total de vues : 417
Description : 20 janvier 1885 20 janvier 1885
Description : 1885/01/20 (A2,N3). 1885/01/20 (A2,N3).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6232187d
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, FOL-YF-67
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 27/08/2012
12 L'ILLUSTRATION THÉATRALE
EUGÈNE LETERRIER
r «a, osfaeyTKa. n
J
L vient de mourh' dans la force de l'âge un au-
teur dramatique dont les grands succès, Giro-
flé-Girofla, la Camaryo, le Jour et la Nuit, la
Marjolaine et surtout la Petite Mariée, datent d'hier.
n m'appartient doublement de parler de lui, d'abord
parce qu'il avait acquis sa notoriété dans le genre
de l'opérette, en contribuant plus que personne à la
ramener dans les voies de l'opéra-comique, et puis
parce que j'étais son plus ancien ami. L'amitjé qui
nous unissait datait de notre naissance et nous avions
été élevés ensemble, nos familles étant intimement
liées.
Stépbane-Eugène Leterrier, qui est mort le 22 dé-
cembre 1884, à Maisons-Lafitte. était né à Paris, le
15 mai 1842 Il était le fils d'un professeur libre,
esprit délicat, voué tout ent ier au culte des belles
lettres, et c'est sûrement de lui qu'il tenait un goût
très vif pour la lecture, l'amour de toutes les choses
littéraires et ce tour spirituel du couplet, amenant
à souhait la pointe finale, qu'on retrouve à un si
haut degré dans toutes ses pièces et qui servait si
bien les compositeurs. Le temps des classes venu,
Eugène suivit les cours du lycée Charlemagne comme
externe libre, et moi, son cadet de trois ans, j'en-
trai à l'institution Verdot qui me conduisait au
même lycée. Il fut amené de la sorte à voir souvent
plusieurs de mes nouveaux camarades de pension,
parmi lesquels était Albert Vanloo. Voilà comment
s'est formée cette association fidèle entre toutes,
presque unique au théâtre et que la mort seule a pu
briser.
Mais ce fut seulement après le temps des études
passé que Leterrier et Vanloo se lièrent de solide
amitié. Leterrier, pour plaire à son père, avait suivi
pendant un an les cours de l'école des Chartes, puis
il était entré dans les bureaux de l' Hôtel-de- Ville où
il lit, pendant douze ou treize ans, un assez fantai-
siste employé. Sa vocation dramatique, en réalité,
fut surtout développée par de longues causeries
att chantes avec son cousin germain Alfred Duruet
par les premiers succès d'auteur de celui-ci. Mes
deux amis commencèrent le plus modestement du
monde en donnant, en novembre !*IV7, un petit vau-
deville au boui-boui des Folies-Saint-Antoine. sur
les bords du canal. De leurs pièces d'avant la guerre
et de celles qui vinrent immédiatement après,
autant vaut ne pas en parler : ce sont œuvres dj
débutants qui se font la main. Ce fut pour eux un
moment difficile à passer. Ils eurent alors la bonne
chance d'entrer au Figaro où ils apportaient leur
écho de chaque jour, où ils aidaient chaque soir
M. Arnold Mortier, le Monsieur de l'orchestre, à
écrire ses premières Soirées, d'une nouveauté si
piquante. Enfin un éclatant succès récompensa tant
d'efforts et Giroflé-Girofla, revenant de Bruxelles
ainsi qu'en était revenue la Fille Angot, mit en pleine
lumière ces deux noms réunis : Leterrier et Vanloo.
Il y a juste dix ans de cela.
Ces deux noms étaient asociés pour la première
fois à celui de Charles Lecocq. Si jamais auteurs
étaient faits pour se convenir, c'étaient bien ceux-
là. et tous les trois le sentirent, car jamais les deux
librettistes n'eurent de plus retentissants succès
qu'avec M. Lecocq et jamais ce dernier n'eut avec
d'autres auteurs une série pareille à celle-ci : Giro-
leà. IJJtu*if*' io "!! }l':';''IIII,,.,, ItH'é, t) MttisiiHs-I.iifiitti'.
Photographie do l'iiNAiiiiiii.
flé-Girofla, la Petite Mariée, la Marjolaine et la
Cainargo, en attendant le Jour et la Nuit. Ltt Petite
Mariée est l'œuvre-type en ce genre et demeurera
le modèle — avant le Petit Duc qu'elle a précédé de
trois ans — de l'opérette élégante et distinguée,
échappant aux grossièretés où elle s'était complue
et s'élevant jusqu'au niveau de l'opéra-comique. Il
en faut louer le musicien d'abord, mais aussi ses
collaborateurs, dont la rare entente de la scène et
l'habileté à traiter délicatement des situations diffi-
ciles le servaient à merveille et mettaient bien sa
musique en valeur. On a remarqué ces jours-ci que
Leterrier, plus MM. Lecocq et Vanloo avaient succes-
sivement sauvé deux théâtres en détresse en y ins-
tallant l'opérette de bon ton comme ils la compre-
naient : d'abord la Henaissance avec Giroflé-Girofla,
puis les Nouveautés avec le Jour et la Nuit. Le
rapprochement est curieux, mais incomplet. Il faut
ajouter qu'ils firent, du même coup, la fortune de
deux actrices, d'abord en exigeant que leur Giroflé-
Girofla. fût créé par une doublure inconnue, du nom
de Jeanne Granier, puis en allant chercher Mlle
Ugalde à l'Opéra-Comique, où elle végétait, pour lui
faire chanter le Jour et la Nuit. L'auraient-elles donc
oublié?
Leterrier, pour ne plus parler que de lui, ne
tenait pas autrement à l'opérette; mais l'opérette
ne lâchait pas sa proie et il y devait toujours reve-
nir pour fournir le livret de l'Étoile à M. Cliabrier,
celui du Beau Nicolas à M. Lacome, le Droit d'aînesse
à M. Chassaigne, à M. de Lajarte enfin le Roi de
Carreau. Il aurait cependant désiré se vouer davan-
tage à la comédie. Il donnait les Maniaques au
< iymnase, aux Variétés la Guiyne, au Palais-Royal
le Huis elos et Papa, deux pièces pleines de verve et
d'entrain; mais la féerie et la revue exigeaient
aussi leur tour, et, secondé par M. Arnold Mortier,
il écrivait pour la Gaîté le Voyage dans la lune avec
Offenhach, à la Porte-Saint-Martin l'Arbre de Noël
avec M. Lecocq, et la joyeuse revue de Rataplan aux
Variétés. Quand le mal l'a pris, il venait de termi-
ner la transformation de son Petit Poucet d'avant
la guerre en grande féerie pour la Gaîté. et son der-
nier travail, alors qu'il n'y voyait presque plus, a
été de se faire lire par sa femme et de corriger de
tête le livret bâti par Vanloo sur une charmante
pièce de Mélesville et Dumanoir, Carlo et Carlin,
qu'ils avaient obtenu la permission de traiter en
opéra- comique. Et ce travail les captivaient, tant
ils avaient à cœur de ne pas se montrer indignes des
deux auteurs célèbres avec lesquels il leur était
donné de s'associer.
Leterrier meurt à quarante-deux ans, et tout le
monde a déploré la perte de ce garçon de cœur, peu
encombrant de sa personne, vivant toujours à la
campagne et fuyant presque les théâtres de Paris.
Pour qu'il fût loué comme il méritait de l'être, il m'a
suffi de laisser parler avant moi tous ceux qui
l'avaient connu moins que moi; mais ma vieille
amitié ne pouvait rester silencieuse, et je me devais
au moins de souligner les regrets unanimes provo-
qués par cette mort si prompte.
C'est ce que j'ai fait.
ADOLPHE JULLIEN.
ECHOS UTILES
A louer bel ATELIER d'ARTISTE avec logement, dou-
ble jour, plein nord, 1.100 fr. Avenue Suffren, 150.
Leçons de maintien, diction, déclamation pour
théâtre, de 1 heure à 5 heures, 20 fr. par mois, M™" Le-
clerc Iî., rue de Morée,
COSMÉTIQUE AU RAISIN
Pour les GERÇURES des LÈVRES
Pierlot, 55, rue Bonaparte. La boîte, 2 bâtons, fo 1 fr. mi
LEÇONS particulières (latin, français, etc.) pour tout
âge, jeune professeur, marié, bachelier ès-lettres; se
rendrait à ùomieilc. Ecrire ou s'adresser à M. Fvaneois,
10, rue de Paradis-Poissonnière.
Avis aux Dames artistes
Deux dames, ayant, tenu un cours d'instruction de
jeunes filles du monde, désirent prendre une ou deux
jeunes filles pensionnaires.
Ces jeunes filles auront les meilleurs maîtres de
dessin, musique, langues étrangères. S'adresser 1)0,
boulevard de Courcelles.
Institutions, Cours et Leçons
MRAIIN a rendu l'étude de la musique très attrayante.
m. Des la première leçon, on improvise sur le piano,
on transpose, on prélude, on accompagne des chants, etc.
Leçon d'essai, rue Milton, 22, à Paris. Méthode élémen-
taire, 3 francs.
rilHDCl lilfIjIlkJ trltlltiil TI lTV PIANO ET SOLFÈGE. — M""
'J"U 11 1 Ul 1 LEOUAN», 2, r. de Turenne.
Cours spécial de dictée et théorie musicales. (On s'in-
scrit tous les jours.)
LIBRAIRIE DE FIRMIN-DIDOT & CIE
IMI'lUMin ilS DE 1,'lNSTITI T, HI'E JACOII, 5(5
ARTHUR POUGIN
DICTIONNAIRE
HISTORIQtE ET PITTORESqUE
DU THEATRE
ET DES AITS QUI S'Y RATTACHENT
POICTI'JI I:, MUMYRIC, I>ANSE, PANTOMIME, I>I!:COII, COSTI.'MR, MAUIIINF.IUE,
ACltOIIVITfeMK
JKI.'X ANTIVI KS, SIM:< TA< l.i:s l'OIIAISS,
IÏIVEIÎTIsSEMKNÎS SCKNKJI'KS , l'KTKS Pl lll.lyl T.S , lli;.l(ll'lf«AM'ES
Poi'l i.AHir.s, Clllliorsl-Ls, i oi'Hsl>, Toi IINOIS, ETC., KTC., F.ÏC.
Ouvrage illustré de 400 gravures et de 8 chromolithographies
Prix : Itruclié, 'IO francs. — Relié, C50 francs
(HJPUS DE DANSE, M. et PAl'L, professeurs du
A casino de Dieppi-, l't, rue du Eaubourg-Saint-llonoré.
TRÈS lil-AI X COSTUMES à :!:!a fr. ; GARNIS ASTRAKAN,
I 250 fr. ; TRÈS RICHES TOILETTES. MAISON DEVAUX,
18, rue des Pyramides, au premier.
SIX MOIS IDE CRÉDIT
A toute personne solvable
w rt nnr.f
VIN DE BORDEAUX
iu:ndu HN Col VE
Au prix de ÎOO francs la pièce
S'adresser à M. NORMAND, 24, rue du Simplon
Momie OCCMNIOM.
A vendre ou à louer une belle propriété à 30 minutes
de Paris, gare Saint-Lazare, situation et vues magnifi-
ques. S'adresser au bureau du journal.
t VENDRE un très bon PIANO, presque Heuf. Prix mo-
A déré. S ad. à M. Freuihveiler, HU, boulevard Barbes.
EUGÈNE LETERRIER
r «a, osfaeyTKa. n
J
L vient de mourh' dans la force de l'âge un au-
teur dramatique dont les grands succès, Giro-
flé-Girofla, la Camaryo, le Jour et la Nuit, la
Marjolaine et surtout la Petite Mariée, datent d'hier.
n m'appartient doublement de parler de lui, d'abord
parce qu'il avait acquis sa notoriété dans le genre
de l'opérette, en contribuant plus que personne à la
ramener dans les voies de l'opéra-comique, et puis
parce que j'étais son plus ancien ami. L'amitjé qui
nous unissait datait de notre naissance et nous avions
été élevés ensemble, nos familles étant intimement
liées.
Stépbane-Eugène Leterrier, qui est mort le 22 dé-
cembre 1884, à Maisons-Lafitte. était né à Paris, le
15 mai 1842 Il était le fils d'un professeur libre,
esprit délicat, voué tout ent ier au culte des belles
lettres, et c'est sûrement de lui qu'il tenait un goût
très vif pour la lecture, l'amour de toutes les choses
littéraires et ce tour spirituel du couplet, amenant
à souhait la pointe finale, qu'on retrouve à un si
haut degré dans toutes ses pièces et qui servait si
bien les compositeurs. Le temps des classes venu,
Eugène suivit les cours du lycée Charlemagne comme
externe libre, et moi, son cadet de trois ans, j'en-
trai à l'institution Verdot qui me conduisait au
même lycée. Il fut amené de la sorte à voir souvent
plusieurs de mes nouveaux camarades de pension,
parmi lesquels était Albert Vanloo. Voilà comment
s'est formée cette association fidèle entre toutes,
presque unique au théâtre et que la mort seule a pu
briser.
Mais ce fut seulement après le temps des études
passé que Leterrier et Vanloo se lièrent de solide
amitié. Leterrier, pour plaire à son père, avait suivi
pendant un an les cours de l'école des Chartes, puis
il était entré dans les bureaux de l' Hôtel-de- Ville où
il lit, pendant douze ou treize ans, un assez fantai-
siste employé. Sa vocation dramatique, en réalité,
fut surtout développée par de longues causeries
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par les premiers succès d'auteur de celui-ci. Mes
deux amis commencèrent le plus modestement du
monde en donnant, en novembre !*IV7, un petit vau-
deville au boui-boui des Folies-Saint-Antoine. sur
les bords du canal. De leurs pièces d'avant la guerre
et de celles qui vinrent immédiatement après,
autant vaut ne pas en parler : ce sont œuvres dj
débutants qui se font la main. Ce fut pour eux un
moment difficile à passer. Ils eurent alors la bonne
chance d'entrer au Figaro où ils apportaient leur
écho de chaque jour, où ils aidaient chaque soir
M. Arnold Mortier, le Monsieur de l'orchestre, à
écrire ses premières Soirées, d'une nouveauté si
piquante. Enfin un éclatant succès récompensa tant
d'efforts et Giroflé-Girofla, revenant de Bruxelles
ainsi qu'en était revenue la Fille Angot, mit en pleine
lumière ces deux noms réunis : Leterrier et Vanloo.
Il y a juste dix ans de cela.
Ces deux noms étaient asociés pour la première
fois à celui de Charles Lecocq. Si jamais auteurs
étaient faits pour se convenir, c'étaient bien ceux-
là. et tous les trois le sentirent, car jamais les deux
librettistes n'eurent de plus retentissants succès
qu'avec M. Lecocq et jamais ce dernier n'eut avec
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leà. IJ
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trois ans — de l'opérette élégante et distinguée,
échappant aux grossièretés où elle s'était complue
et s'élevant jusqu'au niveau de l'opéra-comique. Il
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de Jeanne Granier, puis en allant chercher Mlle
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nier travail, alors qu'il n'y voyait presque plus, a
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qu'ils avaient obtenu la permission de traiter en
opéra- comique. Et ce travail les captivaient, tant
ils avaient à cœur de ne pas se montrer indignes des
deux auteurs célèbres avec lesquels il leur était
donné de s'associer.
Leterrier meurt à quarante-deux ans, et tout le
monde a déploré la perte de ce garçon de cœur, peu
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campagne et fuyant presque les théâtres de Paris.
Pour qu'il fût loué comme il méritait de l'être, il m'a
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l'avaient connu moins que moi; mais ma vieille
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au moins de souligner les regrets unanimes provo-
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C'est ce que j'ai fait.
ADOLPHE JULLIEN.
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âge, jeune professeur, marié, bachelier ès-lettres; se
rendrait à ùomieilc. Ecrire ou s'adresser à M. Fvaneois,
10, rue de Paradis-Poissonnière.
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Deux dames, ayant, tenu un cours d'instruction de
jeunes filles du monde, désirent prendre une ou deux
jeunes filles pensionnaires.
Ces jeunes filles auront les meilleurs maîtres de
dessin, musique, langues étrangères. S'adresser 1)0,
boulevard de Courcelles.
Institutions, Cours et Leçons
MRAIIN a rendu l'étude de la musique très attrayante.
m. Des la première leçon, on improvise sur le piano,
on transpose, on prélude, on accompagne des chants, etc.
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taire, 3 francs.
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ET DES AITS QUI S'Y RATTACHENT
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