18
ANT
APH
APO
bre b dont a est le logarithme. Dodron a publié le
premier une table d'antilogarithmes, The Antilo-
garithmic canon, 4742.
f ANTILOGOUMENES (an-ti-lo-gou-mè-n'), s.
m. pl. Se dit, depuis Eusèbe, dans son Histoire de
l'Église, des livres bibliques qui ont été contestés.
— ÉTYM. 'AvTiXoYOÛ|ieva (ii6>.!a, livres contre-
dits, participe passif pluriel de àvtiXoYÉto, contre-
dire, de àvTiXofo;, contredisant, de àv-ti, contre, et
XéyiD, dire.
T ANTIMINISTÉRIEL, ELLE (an-ti-mi-ni-sté-ri-èl,
è-1'), odj. Terme de politique parlementaire. Qui
n'est pas ministériel, qui s'oppose à la politique
du ministère.
-f ANTIMONARCHIQUE. Ajoutez :— REM. Ce mot
n'est pas tout à fait aussi néologique qu'on le croi-
rait. Voyez cet exemple : Il nous souffle un vent
philosophique de gouvernement libre et anti-
monarchique, D'ARGENSON, Mémoires, dans le jour-
nal le Soir, 22 janv. 1873, 3* col.
ANTIMONIAL. Ajoutez : \\ 3° Lors du débat sur
l'antimoine, au XVIIe siècle, les antimoniaux, les
partisans de l'antimoine. M. Merlet dit que ce sont
les antimoniaux de notre faculté [faculté de méde-
cine] qui en ont payé l'impression [d'un pamphlet
pour faire dépit à M. Riolan et à moi-même], GUI
PATIN, Lett. t. II, p. 137.
| ANTIMORAL, ALE (an-ti-mo-ral, ra-l'), adj.
Qui est opposé aux règles de la morale. Les doc-
trines sociales et antimorales, le National, 7 août
4876, 4" page, 3" col.
— SYN. ANTIMORAL. IMMORAL. Ces deux mots ne
sont pas tout à fait synonymes. Immoral exprime
une violation de la morale, et indique quelque
chose digne de flétrissure. Antimoral exprime une
opposition à la morale reçue, et indique une ten-
dance à l'écarter comme chose vieillie.
f ANTINOMIANISME (an-ti-no-mi-a-ni-sm'), s.
m. Nom donné, dans l'Église protestante, à la
doctrine qui enseigne qu'il est resté dans l'homme
assez de bonté morale pour saisir le bien par
amour pour Jésus-Christ, sans la crainte de la loi
et de l'enfer (BERTHOUD). L'antinomianisme, qui a
été l'une des faiblesses de notre réveil, ALEX. VI-
NET, Liberté religieuse el questions ecclésiastiques.
— ÉTYM. Le mot d'antinomianisme est devenu
presque général chez les réformés de langue fran-
çaise d'après antinomien, et non pas d'après le
mot latin qui aurait donné antinomisme (NITZSCH,
De antinomismo Agricolae). Agricola, professeur à
Wittemberg et prédicateur à la cour de Berlin, est
l'auteur de l'antinomianisme; mais il s'humilia
volontairement devant les censures de Luther, qui
l'accusait d'anéantir la loi morale (BERTHOUD.)
t ANTI-OBÉSIQUE (an-ti-o-bé-zi-k'), adj. Qui
s'oppose à l'obésité. Le régime anti-obésique est
indiqué par la cause la plus commune et la plus
active de l'obésité, BRILLAT-SAVARIN, Physiol. du
goût, Méd. XXII.
— ÉTYM. Anti...., et obèse.
t ANTIOPE (an-ti-o-p')? s. f. || 1° Dans la mytho-
logie, nom de femme qui no figure dans Homère
que comme mère d'Amphion et de Zéthus. || 2° La
90° planète télescopique, découverte par M. Xu-
ther.
t ANTIPODIQUE (an-ti-po-di-k'), adj. Qui a
rapport aux antipodes. |l Fig. Qui est opposé, con-
traire. Pour l'histoire des peintres, où les gra-
veurs eurent à traduire Raphaël et Titien, Pous-
sin et Velasquez,— des talents presque antipodiques
— quelle variété de travail ne faut-il pas?... BUR-
GER, Salons de 1861 à 1868, t. 1, p. 82. Ce que
Courbet représente dans l'école contemporaine,
c'est un franc naturalisme, absolument antipodi-
que aux manières prétentieuses et fausses des
peintres récemment adoptés par un monde frivole,
ID. ib. t. II, p. 279.
ANTIQUAIRE. Ajoutez : || 3° Recueil d'antiqui-
tés. Quelques livres ont été publiés sous ce titre
au XVIIe siècle, notamment l'Antiquaire de la ville
d'Alençon, 1685, in-12.
— REM. Antiquaire au sens de docte en antiqui-
tés est plus ancien que les exemples ne le feraient
croire. C'est un homme docte et en réputation
de grand antiquaire, CORN. Lexique, éd. Marty-
Laveaux.
ANTIQUE. Ajoutez : || 8° S. f. Terme de lapi-
daire. Pierre composée de plusieurs couches,
comme le sont ordinairement les onyx, représen-
tant un sujet quelconque exécuté par un graveur
d'un talent incontestable, son grec, italien, alle-
mand, anglais ou français, etc. CHRITEN, Art du
lapidaire, p. 289.
ANTIQUITÉ. Ajoutez : || 5° Il s'est dit pour vieil-
lesse. Mon âge, mon antiquité, la simplicité de
mes sentiments.... me donnaient cette confiance,'
BOSS. Relation sur le quiétisme. On se cache de ce-
lui qui par son antiquité était à la tête, ID. Remar-
que sur la réponse [de Fénelon] à la relation sur
le quiétisme. Mon antiquité ne me permet plus d'en-
tretenir la compagnie au delà de neuf heures, Mme DE
COULANGES, Lett. à Mme de Grignan, 3 mars 1704.
|| Cet emploi a cessé d'être en usage.
f ANTIRÉGLEMENTAIRE (an-ti-ré-gle-man-tê-
r'), adj. Qui est opposé au règlement. Je ne dois
pas laisser pousser plus loin cet incident antiré-
glementaire, Joum. Offic. 30 juin 1876, p. 4665,
2e col.
t ANTISOMNIFÈRE (an-ti-so-mni-fè-r'), adj.
Qui combat les somnifères. || S. m. Antidote contre
les somnifères. Le sultan, frappé de l'observation
de Mirzoza, se précautionna d'un antisomnifère
des plus violents, DIDEROT, Bijoux indiscrets, II, 13.
[ ANTISYSTEME (an-ti-si-stê-m'), S. m. Système
financier opposé au système de Law, dit par excel-
lence le Système. iL [Boisguillebert] n'a pas même
de système à lui, à une époque où tout le monde
en confectionne, à la veille du jour où le Système
et l'Antisystème viendront à tour de rôle boule-
verser la France, HORN, l'Écon. polit, avant les
physiocrates, ch. iv.
f ANTITONNERRE. Ajoutez : J'ai un antitonnerre
à Ferney dans mon jardin, VOLT. Lett. d'Argental,
8 mars 1776.
t ANTOISER. — REM. Antoiser n'est sans doute
qu'une orthographe incorrecte pour entoiser, qui
est dans le Dictionnaire.
f ANTRUSTIONNAT (an-tru-sti-o-na), s. m.
Qualité, fonction d'antrustion. Nous ne croyons
pas qu'on doive assimiler l'antrustionnat à une in-
stitution, FÉLIX ROCQUAIN, les Germains en Gaule,
Rev. polit, et littér. 27 mars 1876.
— ÉTYM. Voy. ANTRUSTIONS.
ANXIÉTÉ. Ajoutez . —REM. Ce mot semblait
étrange à Balzac, qui écrit le 25 février 1624 (voy.
p. 30 du t. I de l'édit. in-f° 1665) : Si, pour enten-
dre une langue, il fallait en apprendre deux, etque
l'anxiété, la décrépitude et les irritaments du dés-
espoir me fussent des paroles familières.
f ANXIEUX. H Fig. Songez que nous chantions les
fleurs et les amours Dans un âge plein d'ombre,
au mortel bruit des armes, Pour des coeurs anxieux
que ce bruit rendait sourds, SULLY-PRUDHOMME,
Aux poètes futurs, Rev. des Veux-Mondes, 1er avr.
1873, p. 735.
t AOÛTAGE a-ou-ta-j'), s. m. Le temps de la
moisson. Ab ! quand reviendra l'aoûtage, Je rever-
rai mon beau village, A. DE VIGNY.
f APAPELARDIR. Ajoutez : — HIST. XIIIe s. Li
papelart le mont [monde] honissent ; Papelart s'a-
papelardissent, Por estre abbé, evesque ou pape,
GAUTIER DE COINCY, Hist. de sainte Léocade, v. 1543.
t APATELAGE (a-pa-te-la-j'), s. m. Terme de
jardinage usité dans le Nord. Application d'engrais
liquide au pied de chaque plante, dans une rigole
pratiquée autour de la racine.
t APÉRITEUR (a-pé-ri-teur), s. m. Mot dont le
sens est expliqué dans cet exemple : Si.... le con-
trat [d'assurance] est souscrit par plusieurs sociétés,
compagnies ou assureurs, le montant intégral de
la taxe est perçu par le premier signataire, dési-
gné sous le nom d'apériteur de la police, Décret
du 25 nov. 1871, tit. 1er, art. 1er, p. 4, dans Journ.
Offic. 26 nov. 1871, p. 4637, 2e col.
— ÉTYM. Lat. aperire, ouvrir.
f APETISSE (a-pe-ti-s'), s. f. Terme de tricot.
Synonyme de rapetisse (voy. ce mot, au Supplé-
ment).
APETISSER. || 2° V. n. Ajoutez : Pourquoi, tou-
jours apetissant, De lune [un fromage | devient-il
croissant? SAINT-AMANT, (Eut), t. I, p. 156, édit.
JANET.
t APHASIE (a-fa-zie), s. f. Terme de médecine.
Abolition du langage articulé malgré la persis-
tance de la faculté d'expression, de la voix, de l'au-
dition, des contractions volontaires des muscles du
larynx et de la face.
— ÉTYM. 'Aç«t APHASIQUE (a-fa-zi-k'), adj. Qui est affecté
d'aphasie. Beaucoup d'entre eux [les idiots de Bi-
cêtre] sont aphasiques, c'est-à-dire ne peuvent par-
ler, MAXIME DU CAMP, Rev. des Deux-Mondes, 1er nov.
1872, p. 63.
t APHÉRÈSE, ÉE (a-fé-rè-zé, zée), adj. Terme
de grammaire. Qui a subi une aphérèse. Les noms
propres comme Belin, Blin, etc. sont des formes
aphérésées de noms tels que Lembelin et Robelin,
H. GAIDOZ, Rev. des cours litt. 1872, p. 331.
t APHIS (a-fis'), s. m. Nom scientifique du pu-
ceron. Les houblons ont été envahis par des my-
riades de pucerons, et il est à craindre qu'en raison
de l'état maladif des plantes, causé par le froid et
la gelée, l'aphis ne vienne à s'étendre, cette peste,
d'après ce qu'on assure, ayant déjà fait son appa-
rition dans divers districts, Joum. offic. 30 mai
1874, p. 3616, 2e col.
t APHTHONGIE (a-fton-jie), s. f. Perte de la fa-
culté de produire des sons.
— ÉTYM. 'A privatif, et ÇSOYYO«, son.
t APICOLE (a-pi-ko-l'), adj. Qui a rapport à l'api-
culture. Produits des abeilles bruts et appliqués ;
ruches et autres appareils apicoles, Journ. offic.
18 août 1874, p. 6949, 2e col.
— ÉTYM. Lat. apis, abeille, et colere, cultiver.
t APIÉGER (S') (a-pié-jé; pié prend un accent
grave quand la syllabe est muette, excepté au futur
et au conditionnel : il s'apiégera), v. réfl. Se dit,
dans l'arrondissement de Bayeux, des oiseaux qui
reviennent habituellement à un endroit. Une hi-
rondelle s'est apiégée à ma fenêtre.
— ÉTYM. À, et piége.
APITOYER. Ajoutez : — HIST. XVe s. Auxquelles
paroles le duc se appitoya si que on luy veoit les
larmes aux yeux, MONSTREL. Chron. t. III, f° 418,
verso.
t APLAIGNEUR (a-plè-gneur), s. m. Ouvrier qui
aplaigne.
t APLANÉTIQUE (a-pla-né-ti-k'), adj. Terme de
géométrie. Surface aplanétique, surface qui li-
mite un milieu réfringent, et telle que les rayons
lumineux issus d'un même point vont rigoureu-
sement concourir en un même foyer. || On trouve
aussi aplanatique (ce qui est mauvais). Lister, en
1830 (Philos, transactions, Londres, in-4°, p. 187),
montra que, pour chaque lentille composée de flint
et de crown, il n'y a que deux points, qu'il nomma
points locaux aplanatiques, où disparaît toute
aberration quand on y place un objet.
— ÉTYM. 'AïO.otvrïro;, qui n'a pas d'aberration, de
à privatif, et îiV.âvni, aberration.
f APLATISSEUR. Ajoutez : || 2° Aplatisseur de
cornes, profession qui consiste à amollir, fendre et
aplatir les cornes de buffle ; c'est un des métiers
de Paris.
APLOMB. Ajoutes : || 7° Terme d'équitation. Les
aplombs d'un cheval, la juste répartition du poids
du corps sur les quatre membres.
— HIST. XIIe s. Li mur sunt haut et fort, de qua-
riaus à plon mis, li Romans d'Alixandre, p. 603.
f APOCALE (a-po-ka-l'), s. m. Sorte de squale
Le côté réaliste de ce tableau poétique était dû à
l'abominable odeur d'huile d'apocale, dont l'air
était imprégné ; l'apocale est le requin des mers
glaciales, on le prend avec des émérillons par des
profondeurs de 600 à 600 mètres, G. ARAGON, Un
voyage en Islande, dans Rev. des Deux-Mondes,
15 oct. 1875.
APOCRYPHE. Ajoutez : — REM. Chapelle (lettre
III au duc de Nevers) a écrit apocrif : Mais c'est
ici, comme ailleurs, grand dommage Qu'un si beau
conte on répute apocrif.
— HIST. Ajoutez : XIIIe s. Cil qui plain sont tout
de tosique [poison], Adonc si dient qu'autentique
Ne vrai ne sunt pas si miracle [de la sainte Vierge];
Pour mettre encontre aucun obstacle, Dient que
tout sont apocrife, GAUTIER DE COINCY, les Miracles
de la sainte Vierge, p. 176 (abbé POQUET).
f APOCRYPHITÉ (a-po-cri-fi-té), s. f. Qualité
d'apocryphe, caractère apocryphe. Les divers par-
tis, se démontrant réciproquement des contradic-
tions, des invraisemblances, des apocryphités....
VOLNEY, Ruines, XXI.
APOGÉE. || 3° Ajoutez : C'étaient les fleurs de
rhétorique de cet heureux siècle [XVIe].... le zé-
nith de la vertu, le solstice de l'honneur et l'apo-
gée de la gloire, BALZ. Dissert. crit. 8.
t APOLAIRE (a-po-lê-r'), adj. Terme didactique.
Qui n'a pas de pôle. La moelle épinière a des cel-
lules apolaires, unipolaires, bipolaires, multipo-
laires.
APOLLON. Ajoutez : || 2° Nom d'un papillon.
L'apollon est facile à prendre ; il vole surtout sur
les croupes des escarpements, il se pose souvent
dans les pierrailles, CARTERON, Premières chasses,
Papillons et oiseaux, p. 61 , Hetzel, 1866.
t 2. APOLLONIEN, IENNE (a-po-lo-nien, niè-n'),
odj. Néologisme. Qui a un caractère, une appa-
rence d'Apollon. Raoul Spifame.... recommanda à
Claude Vignet de voiler encore les rayons de sa
ANT
APH
APO
bre b dont a est le logarithme. Dodron a publié le
premier une table d'antilogarithmes, The Antilo-
garithmic canon, 4742.
f ANTILOGOUMENES (an-ti-lo-gou-mè-n'), s.
m. pl. Se dit, depuis Eusèbe, dans son Histoire de
l'Église, des livres bibliques qui ont été contestés.
— ÉTYM. 'AvTiXoYOÛ|ieva (ii6>.!a, livres contre-
dits, participe passif pluriel de àvtiXoYÉto, contre-
dire, de àvTiXofo;, contredisant, de àv-ti, contre, et
XéyiD, dire.
T ANTIMINISTÉRIEL, ELLE (an-ti-mi-ni-sté-ri-èl,
è-1'), odj. Terme de politique parlementaire. Qui
n'est pas ministériel, qui s'oppose à la politique
du ministère.
-f ANTIMONARCHIQUE. Ajoutez :— REM. Ce mot
n'est pas tout à fait aussi néologique qu'on le croi-
rait. Voyez cet exemple : Il nous souffle un vent
philosophique de gouvernement libre et anti-
monarchique, D'ARGENSON, Mémoires, dans le jour-
nal le Soir, 22 janv. 1873, 3* col.
ANTIMONIAL. Ajoutez : \\ 3° Lors du débat sur
l'antimoine, au XVIIe siècle, les antimoniaux, les
partisans de l'antimoine. M. Merlet dit que ce sont
les antimoniaux de notre faculté [faculté de méde-
cine] qui en ont payé l'impression [d'un pamphlet
pour faire dépit à M. Riolan et à moi-même], GUI
PATIN, Lett. t. II, p. 137.
| ANTIMORAL, ALE (an-ti-mo-ral, ra-l'), adj.
Qui est opposé aux règles de la morale. Les doc-
trines sociales et antimorales, le National, 7 août
4876, 4" page, 3" col.
— SYN. ANTIMORAL. IMMORAL. Ces deux mots ne
sont pas tout à fait synonymes. Immoral exprime
une violation de la morale, et indique quelque
chose digne de flétrissure. Antimoral exprime une
opposition à la morale reçue, et indique une ten-
dance à l'écarter comme chose vieillie.
f ANTINOMIANISME (an-ti-no-mi-a-ni-sm'), s.
m. Nom donné, dans l'Église protestante, à la
doctrine qui enseigne qu'il est resté dans l'homme
assez de bonté morale pour saisir le bien par
amour pour Jésus-Christ, sans la crainte de la loi
et de l'enfer (BERTHOUD). L'antinomianisme, qui a
été l'une des faiblesses de notre réveil, ALEX. VI-
NET, Liberté religieuse el questions ecclésiastiques.
— ÉTYM. Le mot d'antinomianisme est devenu
presque général chez les réformés de langue fran-
çaise d'après antinomien, et non pas d'après le
mot latin qui aurait donné antinomisme (NITZSCH,
De antinomismo Agricolae). Agricola, professeur à
Wittemberg et prédicateur à la cour de Berlin, est
l'auteur de l'antinomianisme; mais il s'humilia
volontairement devant les censures de Luther, qui
l'accusait d'anéantir la loi morale (BERTHOUD.)
t ANTI-OBÉSIQUE (an-ti-o-bé-zi-k'), adj. Qui
s'oppose à l'obésité. Le régime anti-obésique est
indiqué par la cause la plus commune et la plus
active de l'obésité, BRILLAT-SAVARIN, Physiol. du
goût, Méd. XXII.
— ÉTYM. Anti...., et obèse.
t ANTIOPE (an-ti-o-p')? s. f. || 1° Dans la mytho-
logie, nom de femme qui no figure dans Homère
que comme mère d'Amphion et de Zéthus. || 2° La
90° planète télescopique, découverte par M. Xu-
ther.
t ANTIPODIQUE (an-ti-po-di-k'), adj. Qui a
rapport aux antipodes. |l Fig. Qui est opposé, con-
traire. Pour l'histoire des peintres, où les gra-
veurs eurent à traduire Raphaël et Titien, Pous-
sin et Velasquez,— des talents presque antipodiques
— quelle variété de travail ne faut-il pas?... BUR-
GER, Salons de 1861 à 1868, t. 1, p. 82. Ce que
Courbet représente dans l'école contemporaine,
c'est un franc naturalisme, absolument antipodi-
que aux manières prétentieuses et fausses des
peintres récemment adoptés par un monde frivole,
ID. ib. t. II, p. 279.
ANTIQUAIRE. Ajoutez : || 3° Recueil d'antiqui-
tés. Quelques livres ont été publiés sous ce titre
au XVIIe siècle, notamment l'Antiquaire de la ville
d'Alençon, 1685, in-12.
— REM. Antiquaire au sens de docte en antiqui-
tés est plus ancien que les exemples ne le feraient
croire. C'est un homme docte et en réputation
de grand antiquaire, CORN. Lexique, éd. Marty-
Laveaux.
ANTIQUE. Ajoutez : || 8° S. f. Terme de lapi-
daire. Pierre composée de plusieurs couches,
comme le sont ordinairement les onyx, représen-
tant un sujet quelconque exécuté par un graveur
d'un talent incontestable, son grec, italien, alle-
mand, anglais ou français, etc. CHRITEN, Art du
lapidaire, p. 289.
ANTIQUITÉ. Ajoutez : || 5° Il s'est dit pour vieil-
lesse. Mon âge, mon antiquité, la simplicité de
mes sentiments.... me donnaient cette confiance,'
BOSS. Relation sur le quiétisme. On se cache de ce-
lui qui par son antiquité était à la tête, ID. Remar-
que sur la réponse [de Fénelon] à la relation sur
le quiétisme. Mon antiquité ne me permet plus d'en-
tretenir la compagnie au delà de neuf heures, Mme DE
COULANGES, Lett. à Mme de Grignan, 3 mars 1704.
|| Cet emploi a cessé d'être en usage.
f ANTIRÉGLEMENTAIRE (an-ti-ré-gle-man-tê-
r'), adj. Qui est opposé au règlement. Je ne dois
pas laisser pousser plus loin cet incident antiré-
glementaire, Joum. Offic. 30 juin 1876, p. 4665,
2e col.
t ANTISOMNIFÈRE (an-ti-so-mni-fè-r'), adj.
Qui combat les somnifères. || S. m. Antidote contre
les somnifères. Le sultan, frappé de l'observation
de Mirzoza, se précautionna d'un antisomnifère
des plus violents, DIDEROT, Bijoux indiscrets, II, 13.
[ ANTISYSTEME (an-ti-si-stê-m'), S. m. Système
financier opposé au système de Law, dit par excel-
lence le Système. iL [Boisguillebert] n'a pas même
de système à lui, à une époque où tout le monde
en confectionne, à la veille du jour où le Système
et l'Antisystème viendront à tour de rôle boule-
verser la France, HORN, l'Écon. polit, avant les
physiocrates, ch. iv.
f ANTITONNERRE. Ajoutez : J'ai un antitonnerre
à Ferney dans mon jardin, VOLT. Lett. d'Argental,
8 mars 1776.
t ANTOISER. — REM. Antoiser n'est sans doute
qu'une orthographe incorrecte pour entoiser, qui
est dans le Dictionnaire.
f ANTRUSTIONNAT (an-tru-sti-o-na), s. m.
Qualité, fonction d'antrustion. Nous ne croyons
pas qu'on doive assimiler l'antrustionnat à une in-
stitution, FÉLIX ROCQUAIN, les Germains en Gaule,
Rev. polit, et littér. 27 mars 1876.
— ÉTYM. Voy. ANTRUSTIONS.
ANXIÉTÉ. Ajoutez . —REM. Ce mot semblait
étrange à Balzac, qui écrit le 25 février 1624 (voy.
p. 30 du t. I de l'édit. in-f° 1665) : Si, pour enten-
dre une langue, il fallait en apprendre deux, etque
l'anxiété, la décrépitude et les irritaments du dés-
espoir me fussent des paroles familières.
f ANXIEUX. H Fig. Songez que nous chantions les
fleurs et les amours Dans un âge plein d'ombre,
au mortel bruit des armes, Pour des coeurs anxieux
que ce bruit rendait sourds, SULLY-PRUDHOMME,
Aux poètes futurs, Rev. des Veux-Mondes, 1er avr.
1873, p. 735.
t AOÛTAGE a-ou-ta-j'), s. m. Le temps de la
moisson. Ab ! quand reviendra l'aoûtage, Je rever-
rai mon beau village, A. DE VIGNY.
f APAPELARDIR. Ajoutez : — HIST. XIIIe s. Li
papelart le mont [monde] honissent ; Papelart s'a-
papelardissent, Por estre abbé, evesque ou pape,
GAUTIER DE COINCY, Hist. de sainte Léocade, v. 1543.
t APATELAGE (a-pa-te-la-j'), s. m. Terme de
jardinage usité dans le Nord. Application d'engrais
liquide au pied de chaque plante, dans une rigole
pratiquée autour de la racine.
t APÉRITEUR (a-pé-ri-teur), s. m. Mot dont le
sens est expliqué dans cet exemple : Si.... le con-
trat [d'assurance] est souscrit par plusieurs sociétés,
compagnies ou assureurs, le montant intégral de
la taxe est perçu par le premier signataire, dési-
gné sous le nom d'apériteur de la police, Décret
du 25 nov. 1871, tit. 1er, art. 1er, p. 4, dans Journ.
Offic. 26 nov. 1871, p. 4637, 2e col.
— ÉTYM. Lat. aperire, ouvrir.
f APETISSE (a-pe-ti-s'), s. f. Terme de tricot.
Synonyme de rapetisse (voy. ce mot, au Supplé-
ment).
APETISSER. || 2° V. n. Ajoutez : Pourquoi, tou-
jours apetissant, De lune [un fromage | devient-il
croissant? SAINT-AMANT, (Eut), t. I, p. 156, édit.
JANET.
t APHASIE (a-fa-zie), s. f. Terme de médecine.
Abolition du langage articulé malgré la persis-
tance de la faculté d'expression, de la voix, de l'au-
dition, des contractions volontaires des muscles du
larynx et de la face.
— ÉTYM. 'Aç«t APHASIQUE (a-fa-zi-k'), adj. Qui est affecté
d'aphasie. Beaucoup d'entre eux [les idiots de Bi-
cêtre] sont aphasiques, c'est-à-dire ne peuvent par-
ler, MAXIME DU CAMP, Rev. des Deux-Mondes, 1er nov.
1872, p. 63.
t APHÉRÈSE, ÉE (a-fé-rè-zé, zée), adj. Terme
de grammaire. Qui a subi une aphérèse. Les noms
propres comme Belin, Blin, etc. sont des formes
aphérésées de noms tels que Lembelin et Robelin,
H. GAIDOZ, Rev. des cours litt. 1872, p. 331.
t APHIS (a-fis'), s. m. Nom scientifique du pu-
ceron. Les houblons ont été envahis par des my-
riades de pucerons, et il est à craindre qu'en raison
de l'état maladif des plantes, causé par le froid et
la gelée, l'aphis ne vienne à s'étendre, cette peste,
d'après ce qu'on assure, ayant déjà fait son appa-
rition dans divers districts, Joum. offic. 30 mai
1874, p. 3616, 2e col.
t APHTHONGIE (a-fton-jie), s. f. Perte de la fa-
culté de produire des sons.
— ÉTYM. 'A privatif, et ÇSOYYO«, son.
t APICOLE (a-pi-ko-l'), adj. Qui a rapport à l'api-
culture. Produits des abeilles bruts et appliqués ;
ruches et autres appareils apicoles, Journ. offic.
18 août 1874, p. 6949, 2e col.
— ÉTYM. Lat. apis, abeille, et colere, cultiver.
t APIÉGER (S') (a-pié-jé; pié prend un accent
grave quand la syllabe est muette, excepté au futur
et au conditionnel : il s'apiégera), v. réfl. Se dit,
dans l'arrondissement de Bayeux, des oiseaux qui
reviennent habituellement à un endroit. Une hi-
rondelle s'est apiégée à ma fenêtre.
— ÉTYM. À, et piége.
APITOYER. Ajoutez : — HIST. XVe s. Auxquelles
paroles le duc se appitoya si que on luy veoit les
larmes aux yeux, MONSTREL. Chron. t. III, f° 418,
verso.
t APLAIGNEUR (a-plè-gneur), s. m. Ouvrier qui
aplaigne.
t APLANÉTIQUE (a-pla-né-ti-k'), adj. Terme de
géométrie. Surface aplanétique, surface qui li-
mite un milieu réfringent, et telle que les rayons
lumineux issus d'un même point vont rigoureu-
sement concourir en un même foyer. || On trouve
aussi aplanatique (ce qui est mauvais). Lister, en
1830 (Philos, transactions, Londres, in-4°, p. 187),
montra que, pour chaque lentille composée de flint
et de crown, il n'y a que deux points, qu'il nomma
points locaux aplanatiques, où disparaît toute
aberration quand on y place un objet.
— ÉTYM. 'AïO.otvrïro;, qui n'a pas d'aberration, de
à privatif, et îiV.âvni, aberration.
f APLATISSEUR. Ajoutez : || 2° Aplatisseur de
cornes, profession qui consiste à amollir, fendre et
aplatir les cornes de buffle ; c'est un des métiers
de Paris.
APLOMB. Ajoutes : || 7° Terme d'équitation. Les
aplombs d'un cheval, la juste répartition du poids
du corps sur les quatre membres.
— HIST. XIIe s. Li mur sunt haut et fort, de qua-
riaus à plon mis, li Romans d'Alixandre, p. 603.
f APOCALE (a-po-ka-l'), s. m. Sorte de squale
Le côté réaliste de ce tableau poétique était dû à
l'abominable odeur d'huile d'apocale, dont l'air
était imprégné ; l'apocale est le requin des mers
glaciales, on le prend avec des émérillons par des
profondeurs de 600 à 600 mètres, G. ARAGON, Un
voyage en Islande, dans Rev. des Deux-Mondes,
15 oct. 1875.
APOCRYPHE. Ajoutez : — REM. Chapelle (lettre
III au duc de Nevers) a écrit apocrif : Mais c'est
ici, comme ailleurs, grand dommage Qu'un si beau
conte on répute apocrif.
— HIST. Ajoutez : XIIIe s. Cil qui plain sont tout
de tosique [poison], Adonc si dient qu'autentique
Ne vrai ne sunt pas si miracle [de la sainte Vierge];
Pour mettre encontre aucun obstacle, Dient que
tout sont apocrife, GAUTIER DE COINCY, les Miracles
de la sainte Vierge, p. 176 (abbé POQUET).
f APOCRYPHITÉ (a-po-cri-fi-té), s. f. Qualité
d'apocryphe, caractère apocryphe. Les divers par-
tis, se démontrant réciproquement des contradic-
tions, des invraisemblances, des apocryphités....
VOLNEY, Ruines, XXI.
APOGÉE. || 3° Ajoutez : C'étaient les fleurs de
rhétorique de cet heureux siècle [XVIe].... le zé-
nith de la vertu, le solstice de l'honneur et l'apo-
gée de la gloire, BALZ. Dissert. crit. 8.
t APOLAIRE (a-po-lê-r'), adj. Terme didactique.
Qui n'a pas de pôle. La moelle épinière a des cel-
lules apolaires, unipolaires, bipolaires, multipo-
laires.
APOLLON. Ajoutez : || 2° Nom d'un papillon.
L'apollon est facile à prendre ; il vole surtout sur
les croupes des escarpements, il se pose souvent
dans les pierrailles, CARTERON, Premières chasses,
Papillons et oiseaux, p. 61 , Hetzel, 1866.
t 2. APOLLONIEN, IENNE (a-po-lo-nien, niè-n'),
odj. Néologisme. Qui a un caractère, une appa-
rence d'Apollon. Raoul Spifame.... recommanda à
Claude Vignet de voiler encore les rayons de sa
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