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Gallica
La Bibliothèque numérique
de la BnF et de ses partenaires

Les partenaires de Gallica en vidéo

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11 février 2016

Retrouvez en vidéo 12 institutions partenaires de Gallica, qui ont numérisé en coopération avec la BnF des collections riches et variées, complémentaires de celles de la BnF et désormais accessibles en ligne sur Gallica.

En 2011, la politique de coopération numérique de la BnF se voit dotée d’un nouveau levier : les marchés de numérisation des imprimés financés par le Centre National du Livre (CNL) ne sont plus réservés au seul fonds de la Bnf mais intègrent pour un tiers de leur production des documents issus d’autres institutions françaises. Cette opportunité va permettre d’enrichir Gallica d’ici à 2017 de plus de 14 millions de pages provenant d’une centaine de bibliothèques françaises. Au-delà de l’apport quantitatif avéré et conséquent, ce dispositif met en lumière une vertu constitutive de la coopération numérique : la diversité des acteurs et la richesse du patrimoine écrit francophone.

Pour illustrer cela, la BnF a produit une série de courtes vidéos, l’aventure de la numérisation, qui présente une douzaine d’institutions ayant prêté des documents pour leur intégration dans le marché de numérisation entre 2011 et 2014. De la Roche-sur-Yon en passant par la Savoie et en pénétrant dans des lieux souvent méconnus du grand public comme la bibliothèque de la Cour de Cassation ou bien celle de l’Académie de Médecine, ces témoignages permettent de mieux comprendre les objectifs communs qui conduisent à de tels partenariats. Il s’agit en effet de porter à la connaissance du citoyen des ressources parfois difficilement accessibles et dans le même temps d’offrir, grâce à cette version numérique, un support supplémentaire de conservation de documents parfois trop fragiles pour être communiquer régulièrement.

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Cour de Cassation (Wikicommons, CC-BY- Daniel Vorndran) et Académie nationale de Médecine (Wikicommons, CC-BY-KoS)

Cette mutualisation des moyens en à peine trois ans permet d’enrichir Gallica de nouveaux corpus. En lien étroit avec la Direction des Collections de la BnF, des ensembles documentaires voient le jour dans Gallica au fil de l’eau de cette numérisation de masse. La politique documentaire qui accompagne ce dispositif répond à plusieurs critères. Elle doit répondre à des axes thématiques initiés dans le cadre de programmes de numérisation spécifique comme par exemple celui des sociétés savantes locales et régionales copiloté par la BnF et le CTHS ou bien encore la numérisation des imprimés relatifs au patrimoine équestre, projet impulsé dès 2009 par le Ministère de la Culture et de la Communication afin de regrouper et de structurer grâce à la dématérialisation ce patrimoine éparse. Ces ressources bénéficient d’accès dédiés sur Gallica.
Il est nécessaire de mettre en lumière des ensembles documentaires spécifiques à l’histoire de la constitution d’une bibliothèque et ce, sur plusieurs registres. Etienne Rouziès révèle  non sans humour une anecdote dans cette vidéo  en présentant la revue estudiantine Limoges-Cascadeur. Une approche scientifique est choisie pour introduire la collection des annales du Bureau des Longitudes de L’Observatoire avec le témoignage de James Lequeux.

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Limoges-Cascadeur

Cette entreprise de numérisation offre une meilleure qualité numérique à des documents qui avaient été mis en ligne dans les premières années de Gallica où la technologie ne permettait pas encore une numérisation en couleurs, en 400 dpi et en mode texte. Ainsi, les livres de Jeunesse, notamment ceux de Benjamin Rabier conservés à la Bibliothèque de la Roche-sur-Yon ou issus des fonds de la Médiathèque Françoise Sagan, sont visibles avec tous leurs atouts chromatiques. De même, des documents scientifiques comme celui de l’INRA, le Répertoire de couleurs pour aider à la détermination des couleurs des fleurs, des feuillages et des fruits publié par la Société française des chrysanthémistes et René Oberthür, prend tout son sens dans une numérisation de qualité.

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Gédéon dans la forêt / Benjamin Rabier

Ce type de projet de coopération permet aussi de combler les lacunes des collections numérisées par la BnF. En effet, les bibliothèques partenaires de Gallica apportent fréquemment des compléments aux titres de périodiques de la BnF numérisés, et ce dans des proportions très variables. Un projet qui fédère une pluralité d’acteurs permet au détour des expertises réalisées sur les fonds d’imprimés des bibliothèques participantes de détecter des documents en bon état.  Par exemple, la bibliothèque de Météo-France a permis d’offrir une collection complète des Annales de chimie de 1789.

La coopération numérique qu’illustre cette douzaine de vidéos est passionnante : en s’appuyant sur un processus industriel (les marchés de masse de la BnF), elle permet de découvrir ou de redécouvrir des documents conservés par des bibliothèques de nature différente (institutionnelle comme celles de l’INSEE ou du ministère des affaires étrangères et européennes, universitaire comme la BDIC ou la Bibliothèque Cujas) dans plusieurs régions de France. Grâce à leur dématérialisation réalisée de manière concertée avec la BnF et ses partenaires, ces milliers de documents sont mis à disposition sur Gallica pour favoriser des exploitations inédites ou des réappropriations savoureuses par les Gallicanautes. L’aventure de la numérisation ne fait que commencer…

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