Informations détaillées

Titre : 
Gautier de Coinci, Miracles de Nostre Dame(Livres I et II); Saluts de Notre Dame ; Prières à Notre Dame ; Prière à Dieu .

Date d'édition : 
1328-1332

Type : 
manuscrit

Langue : 
Français

Format : 
Paris. - Écriture gothique. - La décoration du manuscrit a été attribuée à Jean Pucelle (déc. 1334), artiste dont le nom est cité au nombre des enlumineurs parisiens à partir de 1320 : cf. Rouse, II, p. 83-84. On lui doit notamment la décoration du Bréviaire de Belleville (Bnf., Latin 10483-10484), de la Bible de Robert de Billyng (BnF, ms. latin 11935) et du Livre d’Heures de Jeanne d’Evreux (New York, Cloister Museum, Acc. 54. 1.2) cf. Fastes du gothique…, p. 434. Le manuscrit, richement décoré, a été sans doute exécuté pour la reine Jeanne de Bourgogne, représentée en prières aux ff. 232v, 235v, 238v, 241, 242 et 243v. Il s’agit de l’une des dernières œuvres de l’artiste qui décéda en 1334. Illustrant 66 miracles de la Vierge, le cycle iconographique fait défiler devant nos yeux des personnages appartenant à toutes les classes de la société. Ses représentations d’architecture intérieure et extérieure reflètent l’influence italienne que l’artiste retira d’un voyage dans la Péninsule : cf. ff. 4 et 70v (Avril, L’enluminure à la cour de France…, fig. V et VI). « L’exécution un peu pâteuse de certaines scènes, les tonalités sombre et riches, rehaussées par endroits de vifs accents de lumière, sont un aspect nouveau de l’art de Pucelle » (Avril, ibid., p. 19). L’illustration comporte une peinture pleine page (f. Av) divisée en trois colonnes, fragmentées en 3 compartiments pour les col. de droite et de gauche, en 2 compartiments pour la col. centrale (cf. légendes et détail dans Poquet, Les miracles de la sainte Vierge) et 77 images de la largeur d’une colonne d’écriture. Légende des peintures d’après la base mandragore.bnf.fr : F. Av (page frontispice) : Vierge à l’enfant assise sur le trône de Salomon, entourée de sept colombes symbolisant les sept dons du Saint Esprit ; crucifixion (col. centrale) ; apôtres et prophètes avec leurs écrits sur des phylactères (compartiments supérieurs des colonnes latérales) ; allégories des vertus (compartiments centraux des col. latérales) ; lions sur un escalier se rapportant selon l’abbé Poquet aux versets 18-20 du Livre des Rois (compartiments inférieurs). – F. 2 : Gautier de Coincy dictant. – F. 4 : Gautier de Coincy lisant. – F. 8v : miracle de Notre-Dame : Théophile. – F. 21 : vision de s. Ildefonse. – F. 29v : miracle de Notre-Dame : homme pieux accusé d'hypocrisie. – F. 35 : miracle de Notre-Dame un enfant juif sauvé du brasier. – F. 36 : miracle de Notre-Dame : l’icône de Byzance. – F. 37 : miracle de Notre-Dame : le prêtre simple. – F. 37v : miracle de Notre Dame: le clerc de Chartres. – F. 38v : miracle de Notre Dame: le moine ivre. – F. 39v : miracle de Notre Dame: le clerc malade. – F.41 : miracle de Notre Dame: la mère incestueuse. – F. 45v : miracle de Notre Dame: le diacre et le riche. – F. 49 : miracle de Notre Dame: l'abbesse grosse. – F. 51v : miracle de Notre Dame: l'enfant à l'anneau. – F. 52v : miracle de Notre Dame: l'enfant voué à Satan. – F. 55v : miracle de Notre Dame: les cinq psaumes transformés en roses sur la bouche d’un moine après sa mort. – F. 56 : miracle de Notre Dame: le moine de Cologne. – F. 57v : miracle de Notre Dame: Girart se tuant sur la route de Saint-Jacques. – F. 59 : miracle de Notre Dame: la moniale tentée. – F. 60v : miracle de Notre Dame: le moine de Pavie. – F. 61v : miracle de Notre Dame: le chevalier repenti. – F. 63 : miracle de Notre Dame: la Vierge apparaissant à une religieuse et diminuant le nombre des Ave Maria qu’elle récitait. – F. 65 : miracle de Notre Dame : la vierge délivrant le larron du gibet. – F. 66 : miracle de Notre Dame: visite de la Vierge au sacristain. – F. 67v : miracle de Notre Dame: le sarrasin converti. – F. 69v : miracle de Notre Dame: l'épouse et la maîtresse. – F. 70v : miracle de Notre Dame: le siège d'Avernon. – F.72 : miracle de Notre Dame :la Vierge secourant un abbé et ses moines naviguant. – F. 73 : miracle de Notre Dame: s. Bonet, évêque de Clermont. – F. 75 : miracle de Notre Dame: le paroissien excommunié. – F. 80v : miracle de Notre Dame: Satan servant le dîner d’un homme riche. – F. 82v : miracle de Notre Dame: le clerc de Chartres. – F. 84v : miracle de Notre Dame: guérison du moine malade. – F. 86v : miracle de Notre Dame: apparition de la Vierge à un chevalier en prière. – F. 89 : miracle de Notre Dame: le sacristain ressuscité. – F. 93 : miracle de Notre Dame : enlèvement de la nonne. – F. 96v : Gautier de Coincy présentant son livre. – F. 97 : prière dans une église. – F.105 : vol des reliques de s. Léocadie. – F. 110 : Gautier de Coincy se lamentant. – F. 111 : invention de s. Léocadie. – F. 111v : miracle de s. Léocadie. – F. 112v (début de la seconde partie des miracles de Notre Dame) : miracle de Notre Dame: l'impératrice diffamée. – F. 119 : miracle de Notre Dame: l'impératrice diffamée. – F. 143 : abbé exhortant des moniales. – F. 149v : mort de Julien l'Apostat. – F. 154v : miracle de Notre Dame : le siège de Byzance. – F. 156 : miracle de Notre Dame: l'enfant anglais. – F. 160v : miracle de Notre Dame: l'orfèvre d'Arras. – F. 165v : miracle de Notre Dame: le gageur du Christ. – F. 169 : miracle de Notre Dame: Pierre et Étienne. – F. 172 : miracle de Notre Dame: le pieux laboureur. – F. 175 : miracle de Notre Dame: Pierre Ivern, cierge descendant sur la viole devant l’image de la Vierge. – F. 177v : miracle de Notre Dame: les malades à Soissons. – F. 179 : miracle de Notre Dame: guérison du bouvier. – F. 181 : miracle de Notre Dame: guérison de Gondrée atteinte du mal des ardents. – F. 185v : miracle de Notre Dame: guérison de Robert de Jouy. – F. 188v : miracle de Notre Dame: l'homicide de Laon. – F. 193v : miracle de Notre Dame: apparition de la Vierge à la pucelle d'Arras. – F. 197v : miracle de Notre Dame : sauvetage d’un pèlerin se noyant. – F. 200v : miracle de Notre Dame : le chanoine de Pise. – F.206 : miracle de Notre Dame: l'icône de Sardenay. – F. 212v : miracle de Notre Dame : l'icône voilée. – F. 214v (fin des miracles de Notre Dame du second Livre) : Gautier de Coincy envoyant son livre ; Robert de Dive, abbé de Saint-Éloi de Noyon, recevant le livre. – F. 215v (fin du second Livre des Miracles, début du Despit du monde) : scène de présentation de son livre par Gautier de Coincy. – F. 231v (fin du livre) : Gautier de Coincy priant la Vierge à l’enfant. – F. 232 (début de l’Ave Maria) : Annonciation. – F. 232v : Jeanne de Bourgogne priant la Vierge à l’enfant. – F. 232v : Jeanne de Bourgogne priant la Vierge à l’enfant. – F. 234 : Philippe VI de Valois priant la Vierge à l’enfant. – F. 235v : Jeanne de Bourgogne priant la Vierge à l’enfant. – F. 237 : Philippe VI de Valois priant la Vierge à l’enfant. – F. 238v : Jeanne de Bourgogne priant la Vierge à l’enfant. – F. 241 : Jeanne de Bourgogne priant la Vierge à l’enfant. – F 242 : Jeanne de Bourgogne priant la Vierge à l’enfant. – F. 242v : Philippe VI de Valois priant la vierge à l’enfant. – F. 243v : Jeanne de Bourgogne priant devant le Dieu créateur. Décoration secondaire luxueuse: Encadrements vignettés. Initiales vignettées (6-7 lignes) à prolongements marginaux introduisant le texte de chaque miracle et des différentes divisions du ms. – Initiales vignettées (2 lignes) à prolongements marginaux marquant le changement des laisses. – Lettrines filigranées (1 ligne) alternativement champies et bleues au début des rubriques de la table. Ff. 232-238v : texte de l’Ave Maria inscrit en majuscules or filigranées rouge et bleu dans des bandeaux, au-dessus de la peinture correspondante. - Parchemin. - 244 ff., précédés de 2 gardes parchemin A, B et d’1 garde papier ; suivis d’1 garde papier. F. 244 blanc. Peinture pleine page sur le verso du f. A. Poème en l’honneur de la Vierge (écriture moderne) sur le recto du f. B. Lettre de Léopold Delisle (17 oct. 1904) au supérieur du séminaire de Soissons collée sur le recto de la garde papier du plat supérieure. - 335 x 240 mm (justification :230 x 150 mm). - 32 cahiers de 8 ff. à l’exception du 1er cahier composé des deux feuillets de garde, des 5e, 29e et 32e cahiers comportant 6 ff. et du 30e cahier formé de 10 ff. : 12 (A, B), 28 (ff. 1-8), 38 (ff. 9-16), 48 (ff. 17-24), 56 (ff. 25-30), 68 (ff. 31-38), 78 (ff. 39-46), 88 (ff. 47-54), 98 (ff. 55-62), 108 (ff. 63-70), 118 (ff. 71-78), 128 (ff. 79-86), 138 (ff. 87-92), 148 (ff. 95-102), 158 (ff. 103-110), 168 (ff. 111-118), 178 (ff. 119-126), 188 (ff. 127-134), 198 (ff. 135-142), 208 (ff. 143-150), 218 (ff. 151-158), 228 (ff. 159-166), 238 (ff. 167-174), 248 (ff. 175-182), 258 (ff. 183-190), 268 (ff. 191-198), 278 (ff. 199-206), 288 (ff. 207-214), 296 (ff. 215-220), 3010 (ff. 221-230), 318 (ff. 231-238), 326 (ff. 239-244). - Réclames à l’encre brune. – Foliotation moderne imprimée. – Rubriques de la table (f. 1r-v) correspondant aux titres rubriqués introduisant chaque miracle. Explicit rubriqués. – Majuscules rehaussées à l’encre ocre. – F. 104 blanc (fin de la 1. - ère. - partie des. - Miracles de Notre Dame. - , début des miracles de s. Léocadie), f. 118vb blanc (fin du prologue de la 2. - e. - partie des Miracles), f. 231vb blanc (fin du. - Livre des Miracles. - , début de l’. - Ave Maria. - ). - Mise en page :. - La mise en page est luxueuse. Texte inscrit sur deux colonnes de 42 vers. Parties notées (ff. 4v-8, 101v-103v, f. 111-112, 113-118, 240. cf. - supra. - décoration secondaire. - Annotations marginales en latin, très soignées, en écriture gothique, introduites par une lettrine filigranée bleue ou champie. Les noms des auteurs-sources sont rubriqués (ff. 2-17v), puis soulignés à l’encre rouge (ff. 18-206v). Bouts-de-ligne. Majuscules rehaussées à l’encre rouge : cf. Väänänen. - Glose marginales des Miracles de Gautier de Coinci. - , Helsinki, 1945. - La table qui a été copiée au f. 1r-v annonce aux n. - os. - .LXVI. - us. - -.LXXXI. - us. - la vie et la passion de saintes qui n’ont pas été insérées dans le volume : elle a été, vraisemblablement, transcrite d’après un autre modèle : « Ci comencent les vies de saintes (. - rubr. - .) ». Y sont citées les vies et passions de s. Katherine, Agnes, Cretine, Agace, Luce, Magdalene, l’Egyptiane s. Cecile, s. Anastasie, s. Genevieve, s. Tecle, s. Honorine, s. Marguerite, s. Justine, la conversion de s. Cyprien et sa passion, la passion de s. Justine. - F. B : poème en l’honneur du soulier de la Vierge, relique conservée à l’abbaye Notre-Dame de Soissons, dont Henriette de Lorraine, propriétaire de l’ouvrage fut abbesse (écriture XVII. - e. - s.) : « Au sainct soulier de la vierge. Soulier, ce pied divin que tu couvrois jadis, / S’environne a present du croissant de la lune. / S’il regle de ses pas le cours de ma fortune / Tu conduiras les miens devers le paradis. /. - Ipsa conteret caput tuum. - / Effroy des ames et des yeux, / Demons, je vous offre la guerre. / Ma reine, en montant sur les cieux, / M’a laissé son soulier en terre. / En vain, vous menacez de flames et de fer. / D’un coup de ce soulier, je renverse l’enfer ». - Réglure à la mine de plomb. - Reliure anciennement de soie rose et verte à décor floral (XVIIe s. ?). Le dos a gardé le motif ancien ; les plats ont été recouverts d'une autre protection de soie verte. - Timbre ovale de la « Bibliothèque nationale. Mss » (Troisième République) sur chaque feuillet du ms

Description : 
Contenu : Le ms se divise en deux livres plus ou moins symétriques. Tous deux commencent pr un, prologue suivi de 7 chansons. Suivent les miracles. Appendus au Livre I, sont trois poèmes en l’honneur de sainte Léocade, et au second les Saluts de Notre Dame, avec leur prologue, une chanson et 4 prières : cf. Koenig, I, p. VIII. Trois poèmes du début du Livre I sont retranscrits à la fin du même livre : « Amours qui bien set enchanter » (f. 4v/103) ; « Qui que face rotruenge novele.. ; » (f. 5/101v) ; « Royne celeste … » (f. 5/102v). Le ms a été doté du sigle S par les différents éditeurs. Il a servi de ms. de base à l’édition de l’abbé Poquet. Koenig lui a préféré L (BNF, Fr. 22928) dont la version est meilleure. F. 1r-v. Table du contenu, contenant 16 rubriques sur la vie et passions de saintes qui n’ont pas été transcrites dans le volume (.LXVIus-.LXXXI.us)». F. 2-4v. [Prologues]. F. 2-4. [1er Prologue]. « A la loenge et a la gloire / En ramembrance et en memoire / De la roine et de la dame / Cui je commant mon cors et m’ame …-… Pour ses miracles biau rimer / La langue Gautier de Coinsi / Qui pour s’amour commence einsi ». – F. 4r-v. [2e Prologue]. « Ainz qu’ovrir vueille le grant livre / Qui mout me donne et moult me livre …-…Tuit cil qui chantent son douz chant / Or escoutez comment j’en chant » (Poquet, 3-14 ; Koenig, I, 1-23). F. 4v-8v. [Chansons]. F. 4v. « Amours qui bien set enchanter … » (cf. f. 103). – F. 5. « Qui que face rotruenge novele … » (cf. f. 101v). – F. 5. « Royne celeste buer fusses / tu nee … » (cf. f. 102). – F. 5v. « Talenz m’est pris orendroit / qu’a mout haut ton… ». – F. 6. « Efforcier m’estuet ma / voiz… ». – F. 6v. « Quant ces flouretes flour voi… ». – F. 6v. « Pour confort mon cuer et / mon courage… » (Poquet, 11-26). – F. 7v. Ave gloriosa virginum regina… » (Poquet, 755; Koenig, 24-49). F. 8v-111v. [Miracles Notre-Dame, Livre I]. « Ci commencent les Miracles de Nostre Dame. Premierement de Theophile. .I. (rubr.) ». F. 8v-21. [Miracle de Theophile]. « Pour ceus esbatre et deporter, Qui se deportent emporter ...-…Moult tost rompra cordons et cordes / Et fera toutes les concordes » (Poquet, 29-74 ; Koenig, I, 50-176 ; Garnier, 72-196). F. 21-35. « De saint Hyldefonde, arcevesque / De Tholete (rubr.) ». « Un arcevesque out a Tholete/ Qui mena vie sainte et nete : / Hyldefonsus estoit nommez …-… Por ce nous doivent tuit li membre / Souzlever quant de lui nous membre » (Poquet, 77-106; Koenig, II, 5-94). F. 29r-v. « Ci devise des papelars et des begins (rubr.) ». « Des preudommes ne di pas fi, / Ainçoins les lo et magnefi… » (omis dans l’éd. de Poquet). F. 35-36. « Du filz au juif qui a Borges fu delivré du brasier par le miracle Nostre Dame (rubr.) ». «A Bourges, ce truis lisant / D’un juif verriers mesdisant …-… S’estoie roys pour toute roie / Un seul durer je n’en l’airoie » (Poquet, 283-286; Koenig, II, 95-100). F. 36r-v. « Comment saint Jeroime raconte de l’ymage Nostre Dame que le juif geta en la chambre coie (rubr.) ». « Un biau miracle nous recite / sainz Jeroimes qui nous escite …-…Por ce sunt il tout enfondu, / Flestri, froncié, fade et fondu » (Poquet, 423-426 ; Koenig, II, 101-104). F. 36v-37v. « Du prestre que Nostre Dame deffendi de l’injure que son evesque li vouloit faire por ce que il ne savoit chanter que une messe de Nostre Dame (rubr.) ». « Un miracle, truis, d’un prouvoire, / Qui la puissant mere de gloire …-… que cil qui de bon cuer les chante / Le deable endort et enchante » (Poquet, 323-326 ; Koenig, II, 105-108). F. 37v-38v. « Du cler de Chartres en qui bouche .V. roses furent trouvees, quant il deffouy du fossé (rubr.) ». « A Chartres fu, ce truis, un clers. / Orgueilleus estoit et despers …-…A lui servir a riche emploite / Son esploit fait qui s’en esploite » (Poquet, 297-300 ; Koenig, II, 109-113). F. 38v-39v. « Du moine que Nostre Dame deffendi du deable qui le vouloit tuer en guise de lion (rubr.) ». « Uns moines fu d’une abbeie, / Qui ma dame sainte Marie …-… A luxure est moult tost livrez / qui n’est d’ivresce delivrez » ( Poquet, 328-332 ; Koenig, II, 114-121). F. 39v-40v. « Comment Nostre Dame guari un clerc de son let, qui trop griement estoit malades (rubr.) ». « Pour plusieurs genz plus enflammer / Et Nostre Dame miex amer …-… Cil qui sa cointe mere a cointe / Nule acointance n’est si cointe » (Poquet, 341-346 ; Koenig, II, 122-129). F. 40v-45. « De une noble dame de Rome, que le deable acusa a l’empereeur comment ele avoit eu un enfant de son filz, et comment ele murtri l’enfant qu’ele avoit eu de son filz (rubr.) ». « Un hault miracle moult piteus / Douz a oïr et deliteus …-… Seront li pois de la puree / Qui iert ou puis d’enfer puree » (omis par Poquet ; Koenig, II, 130-157). F. 43-49. « Le miracle du riche homme / Et de la povre vielleté (rubr.) ». « Tuit li miracles Nostre Dame / Sont si piteus et douz par m’ame …-… Que tuit de male mort morrunt / Chastient s’en cil qui morrunt » (Poquet, 429-442 ; Koenig, II, 158-180). F. 49-51v. « D’une abeesse que Nostre Dame deffendi de grant angoisse par sa pitié (rubr.) ». « Une abbeesse fu jadis / Qui la dame de paradis …-… Sa douce mere tiex nous face / Qu’en paradis voions sa face » (omis par Poquet ; Koenig, II, 181-196). F. 51v-52v. « Du clerc qui mist l’anel ou doi Nostre Dame (rubr.) ». « Tenez silence ; bele gent. / Un miracle qui est moult gent …-…Si nous marions a Marie / Qui ses amis es ciex marie » (Poquet, 355-360 ; Koenig, II, 197-204). F. 52v-55v. « De l’enfant que le deable en vouloit porter (rubr.) ». « Entendez tuit, faites silence / Ni a si fol que cil en ce / Que je dirai …-… Or doint Diex que ne le fausommes / Et bons nous face le faus sommes » (Poquet, 443-454 ; Koenig, II, 205-223). F. 55v-56. « Des cinc roses qui furent trouvees en la bouche du moine aprés sa mort (rubr.) ». « Un brief miracle moult aoine / Conter vous weil d’un simple moine …-… Diex doint chascuns de nous la serve / Tant que sa douce amour deserve » (Poquet, 359-362 ; Koenig, II, 224-226). F. 56-57v. « D’un moine resuscité de l’une et de l’autre mort par (deserte : exponctué) la deserte Nostre Dame (rubr.) ». « Si com mon livre me tesmoigne / A saint Pierre devant Coloigne …-… Quar n’est pas si tost mau baillie / L’ame en cloistre com en baillie » (Poquet, 455-460 ; Koenig, II, 227-236). F. 57v-59. « De Girart qui s’ocist par le deceuement au deable, com il aloit a Saint Jaque (rubr.) ». « Un biau miracle vous weil dire / Qu’en son tempoire fist escrire …-… D’enfer touz nous destournera / Et touz ou ciel nous tornera » (Poquet, 291-296 ; Koenig, II, 237-245). F. 59-60v. « De la nonnain que Nostre Dame delivra de grant blasme et de grant poine (rubr.) ». « Mes livres me dit et revele / D’une nonnain qui moult fu bele …-… De lui ne fait mie despense / Celui qui a tel espous pense » (Poquet, 475-480 ; Koenig, II, 246-254). F. 60v-61v. « Du moine qui onques ne fist as heures de Nostre Dame et por ce fu il sauf (rubr.) ». « En escript truis qu’en l’abbeie / De Saint Sauveur de Pavie …-… Ou se reposent cil et sient / Qui font les choses qui li sient (Poquet, 489-492 ; Koenig, II, 255-260). F. 61v-63. « Du chevalier a cui la volenté fu contee pour fait aprés sa mort (rubr.) ». « A ceus qui aimment doucement, / La mere au douz roy qui ne ment …-… Sa sainte Eglise ne raportent / Ce qu’a force et a tort enportent » (Poquet, 493- 500 ; Koenig, II, 261-272). F. 63-65. « De la nonnain a cui Nostre Dame abreja son Ave Maria (rubr.) ». « A la loenge de la virge / Qui Dieu porta, me ratier ge …-… Bien doit de nous estre honouree / Quant ele est des angres aouree » (Poquet, 481-488). F. 65-66. « Du larron que Nostre Dame soustint par .III. jours as fourches pendant et (delim : exponctué) le delivra de mort (rubr.) ». « Ci aprés vueil metre en brief / Un miracle et court et brief …-… Nus desconforz ne desconforte / Celui qui tes confors conforte » (Poquet, 501-504 ; Koenig, II, 285-290). F. 66-67v. « Du secrestain que Nostre Dame visita (rubr.) ». « Se prés de moi vous voulés traire / Ja vous vorrai dire et retraire …-… En joies qui sanz fin durront / Qui a servir bien l’endurront » (Poquet, 333-340; Koenig, III, 11-22). F. 67v-69. « Le miracle du sarrazin qui aoura l’ymage Nostre Dame (rubr.) ». « Queques d’oïr este en grant, / Oés un miracle moult grant …-…Diex nous i doinst touz atorner / Por faire a joie sejorner » (Poquet, 505-512; Koeing, III, 23-33). F. 69-70v. « Des deus fames qui s’entrehaoient, que Nostre Dame racorda (rubr.) ». « Queque talent avez d’oïr / Conter vous weil, pour resjoir …-… Qui vont sa mere saluant / Chascun lo que c’est salu hant » (Poquet, 511-516 ; Koenig, III, 35-41). F. 70v-71v. « Le miracle comment Nostre Dame fu serve d’un quarrel ou genoil (rubr.) ». « En escript, truis queprés d’Orliens / Un chastel a, ou moult de biens ...-… Sachiez qu’entour li saint umbre a / Quant Diex en son cors s'aumbra » ( Poquet, 275-280 ; Koenig, III, 42-50). F. 71v-73. « D’un abbé et ses compaignons et autres / Genz qui Nostre Dame secourut / En la mer (rubr.) ». « Entendez tuit et cler et lai, / Dire vous vueil sanz nul delai …-… Quar du ciel es fenestre et porte / Buer fu portez qui s’i deporte » (Poquet, 517-522 ; Koenig, III, 51-59). F. 73-75. « De saint Bon qui fu evesque / De Clermont (rubr.) ». « Queque volentez me semont / D’un saint evesque de Clermont …-…Bien est gardé quanqu’ele garde / Aprés Dieu n’est si gardant garde » (Poquet, 303-310 ; Koenig, III, 60-73). F. 75-80v. « Le miracle de l’excommenié qui ne / Povait trouver qui l’asousist (rubr.) ». « Un miracle weil reciter / qui durement doit esciter …-… Que Dieu ne le tenist por sot / Se ses cors, s’ame amer ne sot » (Poquet, 575-592 ; Koenig, III, 74-106). F. 80v-82v. « Du riche homme a cui le deable / Servi par .VII. anz por lui decevoir (rubr.) ». « Pour ce qu’oiseuse est morz a l’ame, / En aucun dit de Nostre Dame …-… Se j’ai loisir et se je puis / Un biau miracle que j’en truis » (Poquet, 523-532 ; Koenig, III, 107-120). F. 82v-84v. « Du clerc a qui on trouva une rose / En la bouche aprés sa mort (rubr.) ». « Il fu uns clers, uns damoiseaus, / Qui le cuer out si plain d’oiseaus …-… A touz ses besoins secourra / Celui qui de cuer y courra » (Poquet, 363-370 ; Koenig, III, 121-133). F. 84v-86v. « Du moine que Nostre Dame gueri de son let (rubr.) ». « Biens est que nous le bien dions / Car male collocutions …-… Sainz Esperis le nous apraigne / Et de s’amor touz nous espraigne » (Poquet, 347-354 ; Koenig, III, 134-146). F. 86v-89. « D’un chevalier a qui Nostre Dame / S’apparut quant il oroit (rubr.) ». « Il fu, ce truis, uns chevaliers / Joennes et biaus, cointes et fiers …-…Tuit cil, Dame, qui bien t’enbracent, / Bon bracement aus ames bracent (Poquet, 533-542 ; Koenig, III, 150-164). F. 89-93. « Du moine que Nostre Dame resuscita, qui estoit peris par son pechié (rubr.) ». « Cele en qui prist humanité / Li puissanz roys de verité …-… Plungiez et enbourbez sera, / Touz jours com Boz bourbetera » (Poquet, 461-474 : les deux derniers vers manquent chez Poquet; Koenig, III, 165-190). F. 93-96v. « De la nonnain qui lessa s’abbeie et s‘en ala au siecle (rubr.) ». « A la gloire la glorieuse, / une merveille merveilleuse …-… Et seront tant com Diex durra, / Beneois soit qui l’endurra » (omis par Poquet; Koenig, III, 191-212). F. 96v-101v. « De la doutance, / De la mort / Et de la chetiveté du monde (rubr.) ». « Gautiers qui est de cors et d’ame / Sers a touz les sers Nostre Dame …-… A cest vers ci mon livre fin. /Diex nous maint touz / A bonne fin. Amen » (Poquet, 689-706 ; Koenig, IV, 439-543). Le texte est transcrit à la fin du Livre II dans L. On le retoruve, demême, dans S aux ff. 215v-231, sous le titre "Du despit du monde". F. 101v-104. [Chansons]. F. 101v. « Qui que face rotruenge nouvele » (cf. f. 5, et Poquet 15). – F. 102v. « Royne celeste buer fusses tu nee » (cf. f. 5, et Poquet, 15). – F. 103. « Pour la pucele en chantant » (cf. f. 115). – F. 103. « Amours qui bien ses enchanter » (cf. f. 4v). – F. 103v. « Entendez tuit ensemble et li clerc et li lai » (cf. f. 240, et Poquet, 753). F. 104. « Hoc opus expletur, deitati gloria detur / Et matri Domini que nostro sit pia fini ». F. 105-112. [Miracle de sainte Léocade]. F. 105-110. « Comment sainte Leochade fu trouvee (rubr.). – F. 110-111. « Comment le corps de sainte Leochade fu parduz (rubr.) » (cantique noté). – F. 111r-v. « Commen le cors sainte Leochade fu retrouvez (rubr.) » (cantique noté). – F. 111v-112. « Coment sainte Leochade par sa priere deffendi tout le païs de la foudre (rubr.) (cantique noté) (Poquet, 111-138; Koenig, III, 214-261). F. 113-215v. [Miracles de Nostre Dame, Livre II]. F. 112v-114v. [Prologue]. « Ci aprez commence le prologue des miracles de Nostre Dame en la seconde partie (rubr.) ». « A saint Maarc ou biau livraire / Truis un biau livre donc biau traire …-… Or entendez par grant deport / Comment por lui je me deport » (Poquet, 365-384; Koenig, III,265-280). F. 115-118v. [Cantiques notés]. F. 115r-v. « Pour la pucele en chantant… » (cf. f. 103 ; Poquet, 385 ; Koenig, III, 281-282). – F. 115v-116. « Mere Dieu, Virge senee nee… » (omis par Poquet ; Koenig, III, 283-285). – F. 116r-v. « S’amour dont sui espris… » (Poquet, 387-390 ; Koenig, III, 286-288). – F. 116v-117. « D’une amour qu’oïe et serie… » (Poquet, 391-393 ; Koenig, III, 289-291). – F. 117r-v. « Hui matin a la journee… » (Poquet, 389-392; Koenig, 292-296). – F. 117v-118. « Ja pour yver, pour noif, / ne pour gelee… » (Poquet, 393-395 ; Koenig, III, 297-299). – F. 118r-v. « Ma viele vieler veut un / biau son… » (Poquet, 385-388 ; Koenig, 300-302). F. 119-142v. « De l’empereris de Romme, qui garda chastee en moult temptacions (rubr.) ». « As sages dit et fait savoir / Li sages livres de savoir …-… Un petitet de mon froument / Vueil a semer et de ma nonne / Par encor vueil de ma nonne ». « Ici fenist le miracle de l’empereris (rubr.) » (omis par Poquet ; Koenig, III, 303-459). F. 142v-149v. [De la chastee aus nonnains]. F. 142v-143. [Prologue]. « Et me prent ici m’aart / Grant volentez par saint Maart …-… Et cest vil siecle seurmonter / Qu’en paradis puissons monter. Amen ». – F.143-149v. « De la chastee aus nonains (rubr.) ». « Vous, damoiseles, et vous, dames / Qui de cuer et de cors et d’ames …-…Vous et lui doint bone vie / Et sa douce compaignie / Per eterna secula. Amen » (Poquet, 707-734 ; Koenig, III, 460-505). F. 149v-154v. « Le miracle de saint Basile (rubr.) ». « Un miracle trop merveilleus / Qui les princes trop orgueilleus / Poindre doit moult et esciter …-…La ou Diex maint lassus amont / Ta grant douceur touz jours nous y mont » (Poquet, 399-416 ; Koenig, IV, 1-30). F. 154v-156. « Comment Nostre Dame deffendi la cité de Costentinnoble (rubr.). « Au tens que de la cité noble / Qui nommee est Costentinnoble …-… Ains est honnis au chief du tour / Cil qui de toi ne fait sa tour » (Poquet, 417-422 ; Koenig, IV, 31-41). F. 156-160v. « De l’enfant que Nostre /Dame resuscita, qui / Chantoit le respons / Gaude Maria (rubr.) ». « Sainte Escriture nous esclaire / Com doit couvrir et com doit taire / Les secrez le roy et celer …-…Et nous touz aussi y escit ; / Or, aus autres, finez est cit » (Poquet, 557-572 ; Koenig, IV, 42-72). F. 160v-165v. « Les miracles de la fiertre de Loon / Et du cyerge qui y aluma (rubr.) ». « Assez savez qu’assez lo on / La bele eglise de Loon / Et en a droit riche est et bele …-… Si grant douceur si bien nous duie / Qu’au port du ciel touz nous conduie ». – F. 161. « Des marcheans qui donnerent l’offrende / Nostre Dame et puis li retolirent (rubr.) ». – F. 162. « De la laine aus marcheans qui fu arse (rubr.) ». – F. 162. « Comment la fiertre fu boutee hors de l’eglise (rubr.) ». – F. 163v. « Comment le dragon arst l’eglyse et toute la vile (rubr.) » (Poquet, 209-232 ; Koenig, IV, 73-109). F. 165v-169. « Du juif qui prist en gage / L’Ymage Nostre Dame (rubr.) ». « Tant truis escrit, foi que doit m’ame, / De douz miracles Nostre Dame …-… Mais siecles riens ne guerredonne / Por ce est trop foux qui trop li donne » (Poquet, 543-536 ; Koenig, IV, 110-133). F. 169-172. « Des deus freres qui furent a Romme (rubr.) ». « Li bons livraires vieut cerchier / Et les bons livres reverchier …-… Por ce que tout guilent et boulent / En enfer ardent tuit et boulent » (Poquet, 593-604 ; Koenig, IV, 134-153). F. 172-175. « Du vilain qui a grant poinne savoit / La moitié de son Ave Maria (rubr.) ». « Conter vous veil sans nul delai, / Un miracle d’un homme lai …-… aus et nous doint tel batement / Du ciel aions l’esbatement » (Poquet, 617-628 ; Koenig, IV, 154-174). F. 175-177v. « Du cyerge qui decendi sus la viele au / Vieleur devant l’ymage Nostre Dame (rubr.) ». « La douce mere au createur / a l’eglise a Roche Amadeur …-… Tes cordes se descorderont / Si qu’au cors Dieu t’acorderont » (Poquet, 315-322 ; Koenig, IV, 175-189). F. 177v-188v. « Les miracles Nostre Dame de Soissons (rubr.) ». F. 177v. [Prologue]. « Se Diex m’ait huy et demain, / Tant miracles me vient a main a main …-…De ces flaons et de ses miches, / Mes sires saint Maart, li riches ». – F. 177v-179. « De l’enfant qui fu ravi en avision (rubr.) ». « Quant a Soissons tant de genz vindrent …-… Que quant venra au definer / De fine fin puissent finer ». – F. 179-181. « Du bouvier puni et gari (rubr.) ». « Ici aprés weil remoller / Un miracle du saint soller …-… Car plus est foz que fole muse / Amusez est qui ainsi muse ». – F. 181-185v. « De la fame qui recouvra son nés qu’elle avoit perdu (rubr.) ». « Ançois que fors du livre issons / Des miracles qui a Soissons …-… Ce seroit certes moult bons cous / Maufez leur rompe a touz les cous ». – F. 185v-188v. « Comment Nostre Dame guari celui qui avoit le pié perdu (rubr.) ». « Qui vieut oïr vers moi se traie, / Talent me prent qu’encor retraie …-… Por Dieu chascun si si aerde / Que de s’amour jor et mout arde » (Poquet, 145-190 ; Koenig, IV, 190-264). F. 188v-193. « De une fame / De Loon qui / Fu delivree / Du feu par / Le miracle / Nostre Dame (rubr.) ». « Cele qui est de tel maniere / Que de touz biens faire est maniere …-… Loons la tuit, loons, loons, / Bien le nous loe ici, loons » (Poquet, 237-256 ; Koenig, IV, 265-294). F. 193-197v. « De la pucele d’Arras a qui Nostre Dame s’aparut (rubr.) ». « Mes livres me dit et narraz / Qu’en la riche cité d’Arras …-… Qui veut a Dieu trouver la sente / A bien sa Mere amer s’asente » (Poquet, 261-274 ; Koenig, IV, 295-320). F. 197v-200v. « Comment uns hons noié en la mer / Fu délivré par l’ayde Nostre Dame (rubr.) ». « Qui veut oïr, qui veut entendre / En quel maniere set deffendre …-… En paradis ariveront / Cil qui la bien la serviront » (Poquet, 605-616 ; Koenig, IV, 321-339). F. 200v-206. « Du clerc qui fame espousa / Et puis la lessa (rubr.) ». « Vous qui amez de cuer entier / La fleur de lis et d’englentier …-… Alons nous y tost garitant, / Ainz garite ne gari tant » (Poquet, 631-648 ; Koenig, IV, 340-377). F. 206-211v. « Le miracle Nostre Dame de Sardinay (rubr.) ». « A la loenge de la dame / De l’esmeraude et de la gemme …-… Et termine cil qui s’estuve / Auques souvent en tel estuve » (Poquet, 649-667 ; Koenig, IV, 378).F. 211v-212v. [De un moine de Chartrose : le miracle n’est pas introduit par une rubrique]. « Il fu un moine de Chartreuse / Qui la Virge, la Diu espeuse …- … Vooir poissons sine fine. Amen / Amen, Amen. Ci ai finé » (Poquet, 649-672 ; Koenig, IV). F. 212v-214. « Le miracle Nostre Dame de Sardenay (rubr.) ». « A Bisance la cité noble / Qui dite or est Costentinoble …-… Que chascuns se doit déporter, / En lui tenir et comporter » (Poquet, 671-680 ; Koenig, IV, 418-430). F. 214-215v. [Épilogue]. « Ici fenissent les miracles Nostre Dame du second Livre (rubr.) ». « Qui ces miracles a leuz / Bien est chaitiz, bien durfeuz …-… Que ne li puet riens nee estordre / Maint poing a fet batre et detordre ». « Ci fenit le secont Livre des miracles Nostre Dame (rubr.) » (Poquet, 681-686 ; Koenig, IV, 431-438). F. 215v-231. «Et commance du Despit du monde (rubr.) ». « Gautier qui est de cors et d’ame / Sers a touz les sers Notre Dame …-… A cest vers ci mon livre fin / Touz nous maint Diex a bone fin » (Poquet, 685-705 ; Koenig, IV, 439-543). Le poème commence et finit comme celui qui est intitulé « De la doutance de la mort et de la chetiveté du monde » (ff. 96v-101v). Il est cependant plus développé, le premier poème comprenant environ 788 vers, tandis que ce dernier en compte près de 2714 : cf. Delisle, Recherches, I, p. 301. F. 231v. « A la fin de cest livre ou j’ai pené jour maint, / Saluer vueil la dame ou toute douceur maint. / A sa douceur depri doucement que tant maint, / Que bone fin me doint et que m’ame ou ciel maint. / Amen, Amen, Amen » (Poquet, 733). F. 231v-243. [Saluts de Notre Dame]. F. 231v. [Prologue]. « A la fin de cest livre ou j’ai pené jour maint, / Saluer vueil la dame ou toute douceur maint. / A sa douceur depri doucement que tant maint, / Que bone fin me doint et que m’ame ou ciel maint. / Amen, Amen, Amen » (Poquet, 733).–F. 232r-v. [Prologue]. « Ave. Maria. gracia. plena. Dominus. tecum. benedicta tu. in mulieribus. et. benedictus. fructus. ventris. tui. Amen (titre en bandeau surmontant la peinture) ». « De par la mere Dieu cent / mile foiz salu ...-… Ce puist estre a mon preu / et a vostre salu. Amen ». – F. 232v-234. « Ave Maria (titre) ». « Ave, Dame de gloire, ave des angres …-… Tes douz filz par tes preces nous doint metre a sa destre ». – F. 234-235v. « Gracia plena (titre) ». « Ave a cui li angres dist : plena gracia …-… Moi et touz pecheurs a ton douz Fil acorde. Amen ». – F. 235v-237. « Dominus tecum (titre) ». « Ave a cui li angres dist Dominus tecum …-… Qu’en paradis voier puissons sa clere face ». – F. 237-238v. « Benedicta. tu. in mulieribus (titre) ». « Ave a cui les angres dist Benedicta tu …-… Aus et moi a la gloire de paradis adresce ». – F. 238v-240. « Et. benedictus. fructus. ventris. tui. Amen (titre) ». « Ave, fructus ventris tui soit benoiz …-… En la croiz devia. Ci fine ton salu le prieur de Vi a. » (Poquet, 737-753 ; Koenig, IV, 544-574). F. 240r-v. [Chanson]. « Entendez tuit ensemble et li clerc et li lai …-… Sa chançon ci finee, le prieur de Vi a. Eve (cf. f. 103v ; Poquet, 753-755 ; Koenig, IV, 575-579). F. 241-243. [Prières à Notre Dame]. F. 241-242. « Gemme resplendissant, / royne glorieuse …-… Par sa tres grant douceur / Qu’a bone fin me maint. Amen » (Poquet, 757-761 ; Koenig, IV, 580-584). – F. 242r-v. « Marie, mere de concorde / A Jhesu Crist ton filz m’acorde …-… Le roy qui n’aura finement / Venir me face a bone fin. Amen » (omis par Poquet ; Koenig, IV, 585-588). F. 243. [Les cinq joies Nostre Dame]. « Dame de paradis, / dame de tout le monde …-… Qu’aions la fine joie / qui n’aura finement. / Amen. Amen. Amen » (Poquet, 761-762 ; Koenig, IV, 589-590). F. 243v. [Prière à Dieu]. « Douz Diex qui sanz fin ies / et sans inition …-… La mort perpetuel / et la dampnation / Ubi erit fletus et stridor dentium. Amen » (Poquet, 763 ; Koenig, IV, 591-592). « Ci fenissent les miracles Nostre Dame ».

Description : 
Le ms. fut exécuté pour la reine Jeanne de Bourgogne, qui est représentée dans plusieurs vignettes peintes à la fin du volume. La date exacte de sa composition a été controversée. Pour Christian de Mérindol, l’ouvrage fut commandé lors de la fondation d’une chapelle royale, en septembre 1329, au Gué-de-Maulny (« Le livre peint », cité par Black, p. 271). Anna Russakoff suggère d’autres hypothèses : le couronnement de Philippe VI et de Jeanne en1332 (Imaging the miraculous…, p. 258-259), le mariage de Bonne de Luxembourg avec le duc de Normandie en 1332. Pour Alison Stones, le ms. fut exécuté autour de 1329 (« Notes of the Artist Content », dans Gautier de Coinci: miracles, music and manuscripts, p. 91). La notice qui est consacrée au manuscrit dans l’inventaire de la librairie du Louvre incite à penser qu’il fut confisqué à Jean le Bon par les Anglais à la bataille de Poitiers en 1356 : « Les miracles de Nostre Dame, rymés, couvert de veluyau ynde, et furent racheteez des Anglais » : BnF., Français 2700, f. 9v, n° 153 [inv. A] et Bnf., Baluze, 397, f. 4 n°154 [inv. B]. Il fut racheté par Charles V et placé dans la Librairie du Louvre. Le récolement fait en 1411 [inv. C] indique que le volume fut cédé par Charles VI à Jean duc de Berry : « Les Miracles Notre Dame rymez, couvert de veluyau inde et fermouers, rachatez des Anglois, bien escripz et historiez. Addition : lequel livre fu baillié a monseigneur de Berry, comme appert par lettre signee R » (BnF. Français 2700, f. 43, n° 45). Le manuscrit est, en effet, répertorié sous le n° 946, dans l’inventaire de la Librairie de Jean duc de Berry établi en 1413 : « Item un Livre des miracles Nostre Dame, escript en françoys, de lettre de fourme, et noté en aucuns lieux ; et au commancement du second fueillet a escript : comment que ; et est couvert de viez veluiau violet, doublé de tiercelin vermeil ; et fermant a deux fermouers d’argent dorez, esmaillez aux armes de France ; lequel mondit seigneur a eu du roy (Guiffrey, Inventaires de Jean duc de Berry, I, p. 248, n° 946). Il est répertorié sous le n° 542 dans les comptes établis par le trésorier Jean Lebourne à la mort de Jean de Berry (Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 841, n° 542). Il fut alors prisé 30 livres tournois. L’incipit du deuxième feuillet figure à la première ligne du f. 3 (2e f. après la table) : « Comment que die [Evan. ou Eve…] ». Au bas du f. 243v, se devine à la lampe de wood la signature de Jean de Berry, soigneusement grattée : « Ce livre est au duc de Berry. – JEHAN ». À la mort du duc de Berry, le volume fut vendu par les exécuteurs testamentaires et on perdit sa trace jusqu’au milieu du XVIIe siècle. En 1645, il faisait partie de la bibliothèque d’Henriette de Lorraine, abbesse de Soissons. Le f. A porte ces mots à peine visibles aujourd’hui : « A tres haulte, tres illustre, tres vertueuse princes[se] H[enri]ette de ( ?) [Lorraine ?...] tres glorieuse vierge,mere de Jhesu, du precieux soulier de la[quelle…] (suite illisible). Au bas du f. une inscription a été raturée : « Ce livre appartient a son Altesse madame de Lorraine […], abbesse de ce monastère ». Cette appartenance est confirmée par dom Michel Germain qui écrivit avoir vu entre les mains de l’abbesse de Notre Dame de Soissons « un livre manuscrit dont l’écriture est ancienne de près de cinq cents ans, et contenant les vers de Gautier de Coincy touchant les miracles de la sainte Vierge, dont ceux qui sont arrivés à Soissons font la meilleure partie et sont représentés avec des tailles douces fort agréables » (Histoire de l’abbaye royale de Notre-Dame de Soissons, Paris, 1675, p. 287 , cité par Delisle, Recherches…, I, p. 287-288). Sur la page de garde B, texte évoquant le saint soulier de la Vierge, relique qui était conservée à l’abbaye notre-Dame de Soissons. On ignore comment le ms. sortit de l’abbaye Notre-Dame pour entrer par la suite dans la bibliothèque du séminaire de Soissons. En 1904, le supérieur du séminaire prêta le volume pour l’Exposition des Primitifs français et Léopold Delisle put en faire un examen attentif, ainsi que l’indique sa lettre insérée au début du volume (garde papier) : cf. Delisle, Recherches…, I, p. 285-305. Le ms. fut déposé en 1940 par Mgr. Mennechet, à la Bibliothèque nationale : cf. Ph. Lauer, Catalogue des Nouvelles acquisitions latines et française du département des Manuscrits pendant les années 1936-1940, Paris, 1941, p. 8 et fit désormais partie du fonds des Nouvelles acquisitions françaises sous la cote 24541.Ancienne cote inscrite sur le volume : « FR. Nouv. acq. 24541 » (contregarde du plat supérieur, garde papier au début du volume).

Droits : 
domaine public

Identifiant : 
ark:/12148/btv1b6000451c

Source : 
Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, NAF 24541

Provenance : 
Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 
09/10/2009


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