Titre : Le Potard : organe indépendant des aides-pharmaciens
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1906-12-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32841623d
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 860 Nombre total de vues : 860
Description : 01 décembre 1906 01 décembre 1906
Description : 1906/12/01 (N41). 1906/12/01 (N41).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k956086q
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-50481
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/12/2011
Deuxième Année. — N° 41
«c I/In ion et la Concorde font la Force »
Samedi, 1 er Décmbre 1900
ORGANE INDEPENDANT DES AIDES-PHARMACIENS
ABONNEMENT
UN AN * 5 francs 4
SIX MOIS 3 * X
l
RÉDACTION ET ADMINISTRATION
ALGER — 30, HU© Henri-Martin — ALGER
!
Les manuscrits non insérés
ne seront pas rendus
MENTALITÉ
PHARMACEUTIQUE
Ceux qui, plus tard, écriront l’his
toire de la pharmacie de notre période,
ne comprendront rien à l’effondre
ment actuel, s’ils ne connaissent pas la
mentalité des professionnels de notre
génération.
Voilà déjà 23 ans, j’ai étudié de
très près cinq générations d’étudiants.
C’était encore le beau temps, dans nos
régions. La grande majorité refusait
tout effort scientifique parce pour ven
dre de l’onguent gris, on en savait tou
jours assez. La bibliothèque de l’étu
diant en pharmacie était généralement
pauvre : 4 ou 5 traités démodés, et
rien autre. Acquérir un solide bagage
scientifique, c’était presque du Don
Quichottisme, dont les malins en majo
rité, ne se sentaient pas" capables.
Nos patrons, nos maîtres du stage,
par conséquent la génération qui nous
a précédés, étaient un peu cause de
cette résistance. Leur instruction, pour
la plupart, étaient plutôt bornée et
tous leurs efforts professionnels avaient
maladroitement évolué sur le terrain
commercial, avec une vantardise stu
pide quand il s’agissait des bénéfices,
divulgués aux amis ou même au pu
blic.
Nous sommes très orgueilleux de
nos gloires scientifiques, mais il est
juste de reconnaître qu’en dehors des
membres de l’enseignement, les sa
vants professionnels n’ont guère existé
que dans le premier tiers du XIX e siè
cle, après quoi la décadenc s’est accen
tuée. Les laboratoires supprimés, la
boutique devenait un milieu essentiel
lement déprimant pour les intelligen
ces ; la littérature de l’époque, depuis
Homais jusqu’à Bézuquet, reproduit
comme un fidèle miroir, notre triste
mine dans la Comédie sociale.
Ni vrais savants, ni bons commer
çants, telle est la situation vraie des
pharmaciens de notre période. C’est ce
qu’on appelle un terme de passage, une
de ces situations équivoques dans la
quelle l’animal, l’individu, la collecti
vité ne possèdent ni les moyens de dé
fense, de tenue des ancêtres, ni les
qualités du successeur transformé, per
fectionné.
C’est ce qui explique que dans une
profession scientifique, jadis respecta
ble, ait pu naître cette honte profes
sionnelle, le bazar pharmaceutique.
**#
Ce n’est pas seulement l'institution
de la pharmacie commerciale qui appa
raît comme une déviation monstrueuse,
étant donné le caractère scientifique
du diplôme obligatoire. On est surtout
dérouté, écœuré en présence de ces mé
thodes d'achalandage, et de la facilité avec
laquelle les titulaires de ces maisons fou
lent aux pieds tout ce qui constitue la tra
dition, la déontologie professionnelle, le
respect des confrères et de soi-même. Nul
de nous na pu lire sans éprouver plus de
honte que de colère, les boniments de ceux
qui se vantent « de ne pas se respecter du
tout » en vendant au rabais, souvent à
perte, ce qui rapporte un bénéfice modeste
au pharmacien soucieux de gagner honora
blement sa vie, au pharmacien « qui se
respecte ».
Cette catégorie de professionnels a
fourni à la science l’invention des
boîtes à ordonnance», l’adaptation des
cors de chasse et des bicyclettes au
racolage des malades, tout l’attirail
d’une piraterie moderne. D’eux -mêmes,
bien volontairement, ils se classent en
dehors de a famille pharmaceutique.
Je n’ignore pas que les rabaisiens
ne méritent pas le même mépris. 11 y
a parmi eux d’anciens frères d’armes.
Dans certaines villes le ou les rabai
siens ont signé et observent loyale
ment l’entente pour la fermeture du
dimanche. Dans nos rangs se trouvent
aujourd’hui des rabaisiens de demain.
Que de trahisons, hélas, que d’aucuns
prétendent excusables par la nécessité,
par l’illusion de sortir du gâchis dans
lequel tous nous nous débattons.
11 est probable que la pharmacie com
merciale, du moins dans les villes de
moyenne importance, sombrera à son
tour sous l’action combinée de ses
grands frais généraux et de ses para
sites. Le rabais sur les médicaments
n’a pas augmenté la consommation,
qui diminue au contraire sous des in
fluences multiples (sérums, vulgarisa
tion, hygiène, mode, etc.). Et, d’autre
part, le rabais est généralisé. On ne
peut affirmer que la scission restera
aussi profonde entre deux ordres pro
fessionnels ; mais pour l’instant, nous
ne pouvons qu’applaudir sans réserve
à la déclaration de notre sympathique
président, M. Vaudin : « L’Association
générale n’accepterait à aucun prix
ceux qui, oubliant leurs devoirs envers
leurs confrères, pratiquent l’exercice
de la pharmacie dans des conditions
déplorables... »
Une corporation à ce point ruinée et
avilie par les agissements de certains
de ses membres d vait être facilement
la proie des parasites externes et inter
nes, et connaître toutes les calamités.
Au dehors, on nous a tout pris ^ les
eaux minérales, les accessoires, les
analyses, aussi bien les analyses des
matières alimentaires et commerciales
que les analyses médicales, sauf de
très rares exceptions. Il a fallu un
effort colossal pour faire rentrer un
pharmacien dans les commissions sani
taires. De l’armée, on supprimerait
plutôt les pharmaciens que les chefs de
musique. Dans un procès bien malheu
reux, un de nos syndicats n’a pu obte
nir parmi les trois experts désignés
pour dire si un produit était oui ou
non pharmaceutique, la désignation
d’un professeur de l’Ecole de pharma
cie. Les compagnies d’assurances, les
mutualistes, les côopéfateurs philan
thropes, ont pour premier souci la
haine et le mépris du pharmacien.
A l’intérieur, la mauvaise herbe a
tout envahi. Les farceurs, les charla
tans drainent nos recettes, encombrent
♦SI
LE POTARD
vous recommande tout particulièrement
CExposition et la Mise en Vente de
"\
DIAMANTS, PERLES & PIERRES FINES
de là -Maison Si. \IVi:T
ALGER
Bagues :
Marquises, Sarah-Bernhardt, Trèfles, Jumelles, etc...
Dormeuses Brillants î
Solitaires, Froufrous, Entourages, etc...
TOUS NOS DIAMANTS SONT PURS ET SANS DÉFAUTS
Expéditions dans toute l’Algérie
E. IfIVET, Expert-aGréè
nos armoires de leurs produits. C’est
la grande plaie. La pharmacie en
mourra sûrement.
Tous ceux qui par tempérameut ont
voulu combattre quand même, tous,
dis-je, ont noté comme cause primor
diale d’impuissance de notre corpora
tion la dépression mentale du pharma
ciens, comportant indifférence, inertie,-
absence d’initiative, scepticisme.
Toute l’activité dont on est capable
chez nous se manifeste dans l’art du
rabais. Je connais de bons confrères,
très instruits, mais très pharmaciens,
qui n’ont jamais pu imaginer que de
nouveaux rabais, qui, cependant, ne
les ont pas amenés au succès, mais
plutôt à l’esclavage et au piétinement.
Lorsque nous expliquons nos petites
affaires à des commerçants sérieux,
qui veulent bien y prêter par curiosité,
quelque attention, ils sont ébahis, stu
péfaits de notre commerce de détail 1
En général, ils nous plaignent, non
sans ironie. J’ai beaucoup goûté les
raisons de la campagne risquée contre
nous par les bourieliers-bandagistes.
On nous reproche surtout « de vendre
des bandages à un prix insuffisamment
élevé, de gâcher l’article, en un mot ».
En vérité, ils nont pas tort !
Nous avons tous constaté très sou
vent que pour certaines manipulations
ennuyeuses nos honoraires sont très
inférieurs à ceux des portefaix.
Actuellement on fonde de grandes
espérances sur le retour des analyses
et des expertises dans nos laboratoires.
Et d’abord la plupart des laboratoires
sont encombrés de spécialités. Les dé
logera-t-on ? Mais admettons que l’évo
lution heureuse s’effectue. L’analyse,
aux tarifs actuels est un peu lucrative,
à la condition de maintenir ces tarifs...
et de faire autre chose à côté. Mais
que deviendront ces tarifs lorsqu’ils
seront appliqués par de nombreux
pharmaciens. J’ai bien peur de les voir
s’effondrer, j’ai des raisons de le crain
dre.
Voyez ce que sont devenues les ana
lyses d’urines chez les rabaisiens et
même chez beaucoup de bons confrères!
J’en connais parmi ces derniers qui,
loin de chercher à maintenir les prix
se sont évertués à les réduire sans
cesse, par le fait de cette mentalité
professionnelle dont je m’occupe dans
cet article. Pour vingt sous, pour qua
rante sous, pour rien du tont, on a l’air
très heureux de renifler l’urine du
client ! Au nouveau diplôme, les rabai
siens emprunteront un nouvean truc
d’achalandage. Je lisais, voici un mois,
dans un de nos périodiques ; « On
demande un chimiste ! » chez un des
plus célèbres bazardiers d’un départe
ment limitrophe. Que veut-il en faire
♦ «
PRODUITS # CAP1CAP.TIM •
«c I/In ion et la Concorde font la Force »
Samedi, 1 er Décmbre 1900
ORGANE INDEPENDANT DES AIDES-PHARMACIENS
ABONNEMENT
UN AN * 5 francs 4
SIX MOIS 3 * X
l
RÉDACTION ET ADMINISTRATION
ALGER — 30, HU© Henri-Martin — ALGER
!
Les manuscrits non insérés
ne seront pas rendus
MENTALITÉ
PHARMACEUTIQUE
Ceux qui, plus tard, écriront l’his
toire de la pharmacie de notre période,
ne comprendront rien à l’effondre
ment actuel, s’ils ne connaissent pas la
mentalité des professionnels de notre
génération.
Voilà déjà 23 ans, j’ai étudié de
très près cinq générations d’étudiants.
C’était encore le beau temps, dans nos
régions. La grande majorité refusait
tout effort scientifique parce pour ven
dre de l’onguent gris, on en savait tou
jours assez. La bibliothèque de l’étu
diant en pharmacie était généralement
pauvre : 4 ou 5 traités démodés, et
rien autre. Acquérir un solide bagage
scientifique, c’était presque du Don
Quichottisme, dont les malins en majo
rité, ne se sentaient pas" capables.
Nos patrons, nos maîtres du stage,
par conséquent la génération qui nous
a précédés, étaient un peu cause de
cette résistance. Leur instruction, pour
la plupart, étaient plutôt bornée et
tous leurs efforts professionnels avaient
maladroitement évolué sur le terrain
commercial, avec une vantardise stu
pide quand il s’agissait des bénéfices,
divulgués aux amis ou même au pu
blic.
Nous sommes très orgueilleux de
nos gloires scientifiques, mais il est
juste de reconnaître qu’en dehors des
membres de l’enseignement, les sa
vants professionnels n’ont guère existé
que dans le premier tiers du XIX e siè
cle, après quoi la décadenc s’est accen
tuée. Les laboratoires supprimés, la
boutique devenait un milieu essentiel
lement déprimant pour les intelligen
ces ; la littérature de l’époque, depuis
Homais jusqu’à Bézuquet, reproduit
comme un fidèle miroir, notre triste
mine dans la Comédie sociale.
Ni vrais savants, ni bons commer
çants, telle est la situation vraie des
pharmaciens de notre période. C’est ce
qu’on appelle un terme de passage, une
de ces situations équivoques dans la
quelle l’animal, l’individu, la collecti
vité ne possèdent ni les moyens de dé
fense, de tenue des ancêtres, ni les
qualités du successeur transformé, per
fectionné.
C’est ce qui explique que dans une
profession scientifique, jadis respecta
ble, ait pu naître cette honte profes
sionnelle, le bazar pharmaceutique.
**#
Ce n’est pas seulement l'institution
de la pharmacie commerciale qui appa
raît comme une déviation monstrueuse,
étant donné le caractère scientifique
du diplôme obligatoire. On est surtout
dérouté, écœuré en présence de ces mé
thodes d'achalandage, et de la facilité avec
laquelle les titulaires de ces maisons fou
lent aux pieds tout ce qui constitue la tra
dition, la déontologie professionnelle, le
respect des confrères et de soi-même. Nul
de nous na pu lire sans éprouver plus de
honte que de colère, les boniments de ceux
qui se vantent « de ne pas se respecter du
tout » en vendant au rabais, souvent à
perte, ce qui rapporte un bénéfice modeste
au pharmacien soucieux de gagner honora
blement sa vie, au pharmacien « qui se
respecte ».
Cette catégorie de professionnels a
fourni à la science l’invention des
boîtes à ordonnance», l’adaptation des
cors de chasse et des bicyclettes au
racolage des malades, tout l’attirail
d’une piraterie moderne. D’eux -mêmes,
bien volontairement, ils se classent en
dehors de a famille pharmaceutique.
Je n’ignore pas que les rabaisiens
ne méritent pas le même mépris. 11 y
a parmi eux d’anciens frères d’armes.
Dans certaines villes le ou les rabai
siens ont signé et observent loyale
ment l’entente pour la fermeture du
dimanche. Dans nos rangs se trouvent
aujourd’hui des rabaisiens de demain.
Que de trahisons, hélas, que d’aucuns
prétendent excusables par la nécessité,
par l’illusion de sortir du gâchis dans
lequel tous nous nous débattons.
11 est probable que la pharmacie com
merciale, du moins dans les villes de
moyenne importance, sombrera à son
tour sous l’action combinée de ses
grands frais généraux et de ses para
sites. Le rabais sur les médicaments
n’a pas augmenté la consommation,
qui diminue au contraire sous des in
fluences multiples (sérums, vulgarisa
tion, hygiène, mode, etc.). Et, d’autre
part, le rabais est généralisé. On ne
peut affirmer que la scission restera
aussi profonde entre deux ordres pro
fessionnels ; mais pour l’instant, nous
ne pouvons qu’applaudir sans réserve
à la déclaration de notre sympathique
président, M. Vaudin : « L’Association
générale n’accepterait à aucun prix
ceux qui, oubliant leurs devoirs envers
leurs confrères, pratiquent l’exercice
de la pharmacie dans des conditions
déplorables... »
Une corporation à ce point ruinée et
avilie par les agissements de certains
de ses membres d vait être facilement
la proie des parasites externes et inter
nes, et connaître toutes les calamités.
Au dehors, on nous a tout pris ^ les
eaux minérales, les accessoires, les
analyses, aussi bien les analyses des
matières alimentaires et commerciales
que les analyses médicales, sauf de
très rares exceptions. Il a fallu un
effort colossal pour faire rentrer un
pharmacien dans les commissions sani
taires. De l’armée, on supprimerait
plutôt les pharmaciens que les chefs de
musique. Dans un procès bien malheu
reux, un de nos syndicats n’a pu obte
nir parmi les trois experts désignés
pour dire si un produit était oui ou
non pharmaceutique, la désignation
d’un professeur de l’Ecole de pharma
cie. Les compagnies d’assurances, les
mutualistes, les côopéfateurs philan
thropes, ont pour premier souci la
haine et le mépris du pharmacien.
A l’intérieur, la mauvaise herbe a
tout envahi. Les farceurs, les charla
tans drainent nos recettes, encombrent
♦SI
LE POTARD
vous recommande tout particulièrement
CExposition et la Mise en Vente de
"\
DIAMANTS, PERLES & PIERRES FINES
de là -Maison Si. \IVi:T
ALGER
Marquises, Sarah-Bernhardt, Trèfles, Jumelles, etc...
Dormeuses Brillants î
Solitaires, Froufrous, Entourages, etc...
TOUS NOS DIAMANTS SONT PURS ET SANS DÉFAUTS
Expéditions dans toute l’Algérie
E. IfIVET, Expert-aGréè
nos armoires de leurs produits. C’est
la grande plaie. La pharmacie en
mourra sûrement.
Tous ceux qui par tempérameut ont
voulu combattre quand même, tous,
dis-je, ont noté comme cause primor
diale d’impuissance de notre corpora
tion la dépression mentale du pharma
ciens, comportant indifférence, inertie,-
absence d’initiative, scepticisme.
Toute l’activité dont on est capable
chez nous se manifeste dans l’art du
rabais. Je connais de bons confrères,
très instruits, mais très pharmaciens,
qui n’ont jamais pu imaginer que de
nouveaux rabais, qui, cependant, ne
les ont pas amenés au succès, mais
plutôt à l’esclavage et au piétinement.
Lorsque nous expliquons nos petites
affaires à des commerçants sérieux,
qui veulent bien y prêter par curiosité,
quelque attention, ils sont ébahis, stu
péfaits de notre commerce de détail 1
En général, ils nous plaignent, non
sans ironie. J’ai beaucoup goûté les
raisons de la campagne risquée contre
nous par les bourieliers-bandagistes.
On nous reproche surtout « de vendre
des bandages à un prix insuffisamment
élevé, de gâcher l’article, en un mot ».
En vérité, ils nont pas tort !
Nous avons tous constaté très sou
vent que pour certaines manipulations
ennuyeuses nos honoraires sont très
inférieurs à ceux des portefaix.
Actuellement on fonde de grandes
espérances sur le retour des analyses
et des expertises dans nos laboratoires.
Et d’abord la plupart des laboratoires
sont encombrés de spécialités. Les dé
logera-t-on ? Mais admettons que l’évo
lution heureuse s’effectue. L’analyse,
aux tarifs actuels est un peu lucrative,
à la condition de maintenir ces tarifs...
et de faire autre chose à côté. Mais
que deviendront ces tarifs lorsqu’ils
seront appliqués par de nombreux
pharmaciens. J’ai bien peur de les voir
s’effondrer, j’ai des raisons de le crain
dre.
Voyez ce que sont devenues les ana
lyses d’urines chez les rabaisiens et
même chez beaucoup de bons confrères!
J’en connais parmi ces derniers qui,
loin de chercher à maintenir les prix
se sont évertués à les réduire sans
cesse, par le fait de cette mentalité
professionnelle dont je m’occupe dans
cet article. Pour vingt sous, pour qua
rante sous, pour rien du tont, on a l’air
très heureux de renifler l’urine du
client ! Au nouveau diplôme, les rabai
siens emprunteront un nouvean truc
d’achalandage. Je lisais, voici un mois,
dans un de nos périodiques ; « On
demande un chimiste ! » chez un des
plus célèbres bazardiers d’un départe
ment limitrophe. Que veut-il en faire
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