Titre : Le Rappel / directeur gérant Albert Barbieux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1913-02-17
Contributeur : Barbieux, Albert. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328479063
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 79956 Nombre total de vues : 79956
Description : 17 février 1913 17 février 1913
Description : 1913/02/17 (N15710). 1913/02/17 (N15710).
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7548218k
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-43
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 23/01/2013
2
LUNDI 17 FEVRIER 1913
considérait l'école normale comme la sour-
ce essentielle,sinon unique, du recrutement
'du personnel primaire.
Et, de fait, nous voyons, dès les premiè-
ires années, le nombre des candidats qui
se présentent et le nombre de ceux qui
sont admis suffire largement aux besoins.
L'Administration avait beaucoup plus de
ipostulants que de place vacantes, et les
postulants n'y pouvaient arriver qu'en pas-
gant par l'école normale.
Cette situation s'est peu à peu, mais pro-
fondément modifiée..
D'abord, par suite (Terreurs et d'inadvear
tances dont le détail nous entraînerait trop
loin, l'école normale a perdu en partie son
Tôle régulateur. iPuis sont survenus dés
changements législatifs qui ont eu sur son
recrutement et sur sa popularité une ré-
percussion immédiate.
Ferdinand BUISSON,
Député de la Seine.
- ■■
Conseil des Ministres
Les ministres et sous-secrétaires d'Etat
se sont réunis hier matin, en conseil, à
l'Elysée, sous la présidence de M. Fallières.
Le ministre des Affaires étrangères a
entretenu le Conseil de la situation exté-
rieure. Il a fait connaître que la conven-
tion d'arbitrage de 1908, passée avec les
Etats-Unis, venait d'être prolongée pour
cinq ans.
Le ministre de la Marine et le ministre
idu Commerce ont été chargés de convo-
quer des délégués des fabricants de con-
serves et des pêcheurs sardiniers, en vue
de rechercher les bases d'un accord.
Le ministre du Travail a soumis au Con-
seil, d'après les renseignements des pré-
fets, la statistique des assurés de la loi sur
les retraites, à la date du 1er janvier 1913.
A la fin du conseil, qui était le dernier
du septennat de M, Fallières, M. Briand
l'a assuré de l'affection déférente que tous
ses collaborateurs conserveront pour sa
personne.
Le président de la République, en quel-
ques mots émus, a remercié M. Briand.
Le prochain conseil
M. Raymond Poincaré présidera mardi,
pour la première fois, la réunion du con.
seil des ministres. Ce conseil se tiendra à;
l'Elysée après la transmission des pou-
voirs.
, Les membres du gouvernement se réu,
niront à nouveau sous sa présidence, jeu-
di prochain. M. Raymond Poincaré leur
donnera communication, au cours de cette
réunion, du message qu'il adressera le
jour même au Sénat et à la Chambre des
députés.
La Loi des Retraites ouvrières
——
M. René Besnard, ministre du Travail,
a soumis au Conseil, d'après les renseigne-
ments des préfets, la statistique des assu-
rés de la loi sur les retraites à la date du
1er janvier 1913.
Il résulte des chiffres fournis pour cha-
que préfecture que le nombre des assurés
inscrits sur les listes, à titre obligatoire,
est actuellement de 7,077,350, en augmenta-
tion de 79,361 sur les chiffres du 1er octobre
1912.
Les assurés facultatifs sont actuellement
au nombre 776,782, en augmentation de
.75,917 sur le chiffre atteint au 1er octobre
'dernier.
Quant au produit, pendant le dernier tri-
mestre 1912, de la vente des timbres-re-
traite, il a atteint le chiffre de 12,901,994'
francs 05.
Ce chiffre tient, d'ailleurs, aux achats
exceptionnels de timbres effectués par les
assurés de la période transitoire, qui ont
dû parfaire leurs versements sur -leurs car-
tes, avant de demander la liquidation de
leurs pensions.
—
Au Ministère - de la Justice
Le ministre de la Justice a reçu les mem-
bres du comité formé pour la révision du
procès de M. Lamarre, ex-secrétaire du
syndicat des machinistes, récemment con-
damné à deux ans de prison pour compli-
cité dans. un cambriolage de documents
commis au préjudice d'un syndicat con-
current.
- Les délégués du comité venaient remer-
'cier Je garde - des. Sceaux de la mesure
prise à l'égard de Lamarre qui, sur Jes
instructions de M. Louis Barthou, a été
extrait de la ip "rilson de Fresnes et trans-
féré à la Santé où il bénéficiera du régime
ioppliqué aux détenus politiques.
-
Ls fflonumsnf aux victimes
de la « République »
Moulins, 15 février. - Sur les ordres du
sous-secrétariat des Beaux-Arts, des disposi-
tions sont étudiées en vue de l'érection du
monument aux victimes de la catastrophe
idu dirigeable République.
L'inauguration de ce monument aura lieu
très probablement par les soins du prési-
'dent de la République lors du voyage qu'il
'doit faire à Vichy, en mai prochain, à l'oc-
casion de la fête fédérale des sociétés de
gymnastique.
La Révolution Mexicaine
——-
L'ancien président provisoire s'entremet
entre les deux présidents ennemis. -
La lutte contenue à Mexico.
UN COMMUNIQUE
La légat.ion du Mexique à Paris commu-
nique la. dépêche suivante :
« Le gouvernement a reçu de nouveaux
renforts venant des garnisons de l'intérieur.
Il dispose maitenant de 10.000 hommes d'in-
fanterie. Le feu de l'artillerie des rebelles
a été moins violent hier. »
LA PRESIDENCE MEXICAINE
New-York, 15 février. — Les journaux
publient les dépêches suivantes de Mexico:
M. de la Barra, l'ancien président provi-
soire, a quitté la légation d'Angleterre ù
il était réfugié et s'est rendu hier soir au
palais national et à l'arsenal en compa-
gnie du ministre d'Espagne. Il a exprimé au
président Madero et au général Diaz le dé-
sir général et l'espoir de voir cesser - les
hostilités.
Le président Madero se refuse à démis-
sionner, à moins que le Sénat l'exige.
Le général Huerta a donné hier, à six
heures du -soir, l'ordre aux troupes fédéra-
les de cesser le feu.
Une dépêche de Mexico publiée par le
Sun annonce que les troupes fédérales ont
recommencé à minuit leur attaque contre
le général Diaz et contre l'arsenal.
(VOIR EN DERNIERE HEURE)
•———
INFORMATIONS
M. Pomcare a manifesté son désir de visiter
un certain nombre d'établissements hospi tôliers
de Paris. Le président de la République se ren-
dra dès mercredi .prochain 19 février, il l'hôpi-
terl Saint-Antoine.
Un banquet a été offert, hier, dans les salons
du Grand-Hôtel, à M. Charles Tellier, « créateur
de l'industrie du froid », einsi que le proclama
■ Je premier Congrès international du froid tenu
a Paris en 190S.
La Vie Municipale
-
Les revendications des gaziers
La première Commission, après examen
définitif des revendications présentées par
les ouvriers gaziers, a émis un avis par
lequel les améliorations suivantes peuvent
être consenties, rétroactivement au premier
janvier 1913, d'accord entre la Société du
Gaz et l'Administration préfectorale, aux
catégories ci-après désignées du personnel
du gaz : -
1. Les ouvriers du service de l'éclairage
seront admis au bénéfice de la quatrième
classe des ouvriers d'Etat du service muni-
cipal de l'éclairage.
2. Aux chauffeurs de la distillation, il se-
ra alloué une prime de 0 fr. 50 centimes par
jour à ceux comptant de 2 à 7 années de
service ; une prime de un franc à ceux
comptant plus de sept années de service.
3. La prime allouée aux enteeurs de char-
bon est fixée à un franc.
4. Enfin, le salaire de maladie et de congé
des ouvriers charbonniers est fixé à huit
francs par jour.
De pjus, la Commission a émis un vœu à
la Société du Gaz, régisseur intéressé de la
Ville de Paris, pour qu'elle complète la me-
sure proposée au bénéfice des ouvriers du
service de l'éclairage par des avancements
individuels dans les deuxièmes classes ;
Que la Société du Gaz prenne les mesures
nécessaires pour faciliter l'accession des
'boucheurs de fuites aux classes supérieu-
res de leur cadre.
Enfin, qu'elle étudie les mesures suscep-
tibles d'améliorer la situation des garçons
de magasin, .sans préjudice pour le service.
L'ensemble des mesures comprises dans
Favis occasionneront une dépense annuelle
de 550.000 francs.
En raison de la réception du président de
la République qui doit avoir lieu le 18 cou-
rant à l'Hôtel de Ville, les bureaux de la
Caisse municipale seront fermés à partir
de midi.
Les versements exigibles sur les obliga-
tions de l'emprunt de 235 millions seront
reçus ce jour-là. non à l'Hôtel de Ville, mais
à Y Annexe de la Caisse municipale, boule-
vard, Morland, 17, de dix heures à quatre
heures.
ECHOS
La vente de charité en faveur de l'am-
vre de l'Allaitement Maternel aura lieu
demain lundi 17 et mardi 18 février, de 2 à
7 heures, au siège de l'œuvre, 9, rue Jean-
Baptiste-Dumas.
ww
La Ville de Paris organise pour le prin-
temps prochain, au Petit Palais, une ex-
position rétrospective de l'œuvre de Da-
vid et de ses élèves les plus connus : Gé-
rard. Gros, Ingres, Girodet, Isabey.
Elle fait appel aux musées et aux collec-
tionneurs qui voudront bien prêter les œu-
vres de ces maîtres qu'ils .possèdent.
LES BANDITS EN COUR D'ASSISES
Les témoins continuent à défiler et reprochent à la bande
- de nombreux cambriolages
On ne prévoyait pas pour l'audience
d'hier des débats bien passionnants. Aus-
si. les bancs des témoins étaient-ils rela-
tivement peu garnis.
La partie du fond de la salle .spéciale-
ment réservée, comme on sait, à ce que,
d'après la loi, on est convenu d'appeler le
« public », ne se trouvait occupée que par
quelques .gardes municipaux, des agents
de la Sûreté, et, accoudées négligemment
sur la balustrade, une demi-douzaine de
femmes, à la mise peu recherchée, sans
chapeau, et qui étaient loin d'apporter à
cette audience la note d'élégance que nous
étions habitués de voir depuis l'ouverture
des débats.
L'AUDIENCE
Les premières dépositions concernent
: Crozat .de Fleury ; les autres, Mme Mai-
trejean et Kilbatchiohe, à propos desquels
une discussion confuse s'engage. Chez eux,
on a saisi des armes qui, indubitable-
ment, ont été volées. Leur défenseur dé-
clare :
— De ces revolvers, nous revendiquons
toute la responsabilité.
Vient ensuite la déposition du détenu
Hue, condamné à cinq ans de travaux for-
cés.
Ce témoin de Moralité raconte qu'il re-
çut un jour, à Fresnes., la visite d'un « en-
voyé du ministère de l'Intérieur ». Ce mon-
sieur, raconte-t-il, m'apprit qu'il s'occupait
d'œuvres humanitaires, c'est-à-dire de
faire diminuer les peines des condamnés.
Nous causâmes philosophie.
« Il me demanda si je connaissais quel-
qu'un dans l'affaire de la rue Ordener,
c'est alors que j'écrivis au ministre de la
Justice une lettre — j'avais peur que mon
recours en grâce fut rejeté.
« J'ai accusé Carouy d'avoir été l'auteur
d'un vol. Je le regrette. Aujourd'hui je
parle en homme consciencieux et je dé-
clare avoir "menti !.
— Quand ? questionne le pro,curcur' gé-
néral.
Le forçat Jean-Joseph Hue dédaigne de
répondre.
L Incident
Mme Barbaz, de Nancy, soulève un nou-
vel incident en affirmant avoir vu Garnier
et Callemin manger et coucher chez Rei-
nert. M. Michel, au contraire, n'entendit
rien et ne vit personne. D'où confrontation,
dispute et nouvelle tempête.
Le président. — En voilà assez, vous pou-
v,ez retourner à Nancy, mais ne prenez pas
le même compartiment. (Explosion d'hila-
rité.)
On s occupe ensuite du vol de l'usine Fu-
mouze, dont un portefeuille-réclame fut- re-
trouvé sur Deboé ; de la bicyclette volée re-
trouvée chez Reinert.
Deux vols de la bande
On lit ensuite la déposition de M. Chau-
deron au sujet, de six bicyclettes qui lui
furent volées à Méru et dont l'une fut re-
trouvée chez Reinert, à qui la mère de
Dieudonné l'avait confiée. - M. Renaudin,
commissaire spécial à Hochefort, autrefois
à Nancy, dépose sur les mêmes faits.
On aborde les vois commis chez M. Dié-
mer, auquel fut dérobée entre autres, à
Nancy, une machinera écrire retrouvée au
domicile de Carouy, à Thorigny. Déposent
à cet effet, MM. Tournier, inspecteur de la
Sûreté générale ; Weil, négociant, et les
deux frères Magisson. L'un de ces der-
niers, M. Léon-Magisson, soldeur ù Thori-
gny, connaissait Carouy et DettweiHer. il
a assisté à Lagny à une conférence de Kil-
batchichs et vint une fois à l'Anarchie, où
il vit Mme. Maîtrejean.
D. — Est-ce de Carouy que vous tenez
la machine à écrire, volée à Nancy ?
R. — Je ne savais pas qu'elle était vo-
lée, Carouy me l'a remise en garantie- de »
175 francs qu'il me devait.
M" Zévaès. — N'avez-vous pas été con-
seiller municipal de Lagny?
M. Magisson. — Trois fois candidat mal-
heureux, tout- comme Me Zévaès, qui en
sait quelque chose. (Hilarité générale.)
Me Zévaès. — Que pensez-vous de Ca-
rouy ?
R. — C'était à ['époque le plus honnête
dets hommes. Il était d'une sobriété exem-
plaire..
M. Alfred-George-s. Magisson était, lui
aussi, en relations avec Carouy.
Il confirme la déposition de son frère
Louis.
Le cambriolage d'Alfortville
Le greffier Wilmès donne lecture dé, la
déposition à l'instruction du lieutenant
Bouzalguet, chez qui un cambriolage fut
pratiqué dans son pavillon d'Alfortville.
Le brigadier de gendarmerie Steinbruc-
ker fait le récit de l'arrestation de trois
individus à la gare de Maisohs-Alfort, et
fait connaître dans quelles circonstances
elle fut opérée et comment il fut menacé
par Carouy de son revolver au moment
où ce dernier parvenait à s'enfuir, après
avoir essuyé cependant, sans être atteint,
un coup de feu du brigadier Slètnbruc-
-
Néanmoins, ce dernier ne reconnaît pas
à l'audience d'une façon formelle Carouy.
Puis le gendarme ..Bl,aC'hère fait à fa
barre le même récit que son brigadier.
Le détenu Camboulieu vient affirmer
que le cambriolage d'Alfortville a été ac-
compli par Rabasae, Carouy et lui.,
Soudy intervient violemment :
— Et quand, tu tirais des coups de re-
volver BUI; nous, s.aud ?
Cette allusion, que personne ne com-
prend, se perd dans le vague.
Le témoin dit aussi qu'on apportait fré-
quemment des paquets à VAnarchie, où il
a habité pendant quelque temps. Mais il
ne peut pas dire si c'était toujours des
objets provenant de vols. -
Camboulieu reconnaît Callemin, à qui il
dit, en le fixant :
— Mais oui, c'est toi, on t'appelait Mou-
dray ou Raymond.
Callemin hausse les épaules et lui rit
au nez.
, Le témoin continue, en déclarant que ce
qu'il a vu à l'Anarchie, d'autres ont pu le
voir aussi.
Il semble désigner Mme Maîtrejean, qui
obtient cfë" lui la r-econnaislsance qu'elle a
) été plusieiurs fois à l'hôpital, notamment
quand le témoin a été arrêté, et qu'elle ne
se levait d'ordinaire que peu avant midi.
Camboulieu ajoute que jamais il n'a vu
de Boé à l'Anarchie, et que même il n'avait
jamais entendu parler de lui.
Kibaltchiche obtient tla même réponse
que- sa maîtresse et l'audience est levée.
Me François d'Assises.
fi L
Explosion dans une armurerie
-
MM. Touvy et Topin, âgés l'un et l'autre
d'une trentaine d'années exploitent rue La-
fayette, 72, à l'angle de la rue Saulnier, une
maison d'armes et munitions à l'enseigne :
« Manufactures réunies et articles de sport »
Ils occupent le magasin du rez-de-chaussée
et rentresol — cette pièce renfermant les
réserves de marchandises.
Hier matin, a 11 heures 5, M. Touvy s'é-
tait attardé quelques instants dans son bu-
reau. Il avait devant lui un kilogramme en-
viron de poudre pyroxylée, des plombs, des
douilles, et fabriquait des cartouches.
Soudain, une explosion se produisit. A
quoi doit-elle être attribuée ? Choc brus-
que ? Inflammation spontanée ? Impruden-
ce de fumeur ? On ne sait. En tout cas, la
déflagration fut violénte. d'autant plus vio-
lente que la poudre pyroxylée a une puis-
sance d'explosion quatre fois plus forte que
la poudre noire. A l'entresol, il y eut peu
de dégâts. Toutefois, les glaces furent bri-
sées et un commencement d'incendie se dé-
clara. Il fut d'ailleurs très rapidement
éteint par les pompiers. De même, au rez-
de-chaussée, toutes les glaces de la devan-
ture furent brisées.
Les débris ;en furent projetés violemment
sur la chaussée ; un passant, M. Prou, ci-
seleur, fut blessé à la tête, ainsi qu'une
marchande des quatre-saisons ; tous deux
reçurent des soins dans une pharmacie.
M. Topin a été brûlé grièvement aux
mains, ù. la figure, aux bras et à la poitrine.
Placé dans une automobile, il fut aussitôt
transporté à Lariboisière, où on l'admit
d'urgence.
————————————
A l'Instruction
Le patriarche escroc
Nit Bourdeaux, juge d'instruction, a confronté
hier, dans son cabinet et en présence de Me Sal-
mon, avocat, Hériot-Bunoust, l'ex-evêque chal-
dée n, sa. femme, l'ex-religieuse, avec les époux
Josserand.
Hériot a protesté contre *cs allégations des
époux Josserand et surtout de Mlle Bertin, dé-
clarant qu'il a toujours agi par ordre et que co
n'est qu'en vertu d'une procuration générale
qui lui fut consentie par Mme Josseramd, ex-
Mllo Berlin, qu'il avait réalisé toutes les opé-
rations qui lui sont aujourd'hui reprochées.
Les plaignants ont maintenu leurs dires et le
juge va faire examiner par un expert la comp-
tabilité et tous les papiers d'Hériot-Bunoust.
Préfet contre Maire
—-
Brest, 15 février. - Dans un récent arrê-
té, le maire de Brest avait rapporté un ar-
rêté pris en 1910 par la précédente muni-
cipalité interdisant les manifestations et
les attroupements sur la voie publique.
Le préfet du Finistère vient d'annuler la
nouvelle décision du maire de Brest. Il es-
time que rien ne motive la suppression des
mesures de police édictées en 1910, car cette
suppression pourrait être préjudiciable .au
-maintien de l'ordre, dans la ville de Brest.
NÉCROLOGIE
On innonce la mort :
Du général de division en retraite nréürt,
ancien commandant du 19* corps d'armée, âgé
de quatre-vingt-cinq ans.
'— Du général Logerot, ancien ministre de la
guerre, décédé a Bourg (Ain), à l'âge de quatre.
vingt-huit ans.
La Guerre en Crient
-
Les neutres sont autorisés à quitter Andri-
nople. — M. Danef va remettre à M.
Ghika la réponse de la Bulgarie
à la Roumanie
L'attention se porte de plus en plus
sur la capacité de résistance (VAndri-
nople. # Les assiégés font savoir qu'ils
pourraient tenir encore pendant plu-
sieurs mois. Les Bulgares contestent le
fait et croient à l'épuisement prochain
des provisions. Ils projettent donc de
prendre la ville par la famine.
Il est, d'autre part, visible que l'ar-
mée obsidionale ne fait pas d'efforts,
soit qu'elle escompte une capitulation
prochaine, soit que ses moyens d'artil-
lerie se trouvent insuffisants.
Si les assiégeants comptent sur l'é-
puisement des vivfes de l'adversaire,
les assiégés placent leur espoir dans
l'épuisement des munitions de l'agres-
seur.
I)u, côté de Tchataldia et 'de G.Ûlipoli,:
les positions des Ottomans restent for-
tes. Les Alliés piétinent sur place et
tergiversent.
On dit la Roumanie irritée et nous
ne tarderons pas à savoir si les propo-
sitions de M. Danef calmeront ou surex-
citeront cette irritation. La question de
Silistrie peut devenir aussi aiguë que
celle d'Andrinople. Mais, à tout pren-
dre,, il paraît difficile d'imaginer que le
gouvernement du roi Carol puisse en-
traîner le peuple roumain contre les
Bulgares.
Cette éventualité amènerait une in-
contestable tension. Mais il est de toute
évidence que la presse qui, déjà, pré-
sente des conclusions pessimistes, exa-
gère ou anticipe.
Il est trop tôt pour formuler une opi..
nion à cet égard.
Albert MILHAUD.
LA POPULATION NEUTRE
D'ANDRINOPLE
Londres. 15 février. — Une dépêche de
Sofia aux journaux dit que la Bulgarie per-
met. à environ trois cents étrangers et aux
consuls de quitter Andrinople.
On croit que quelques consuls resteront
à Andrinople dans le but d'empêcher le
gouverneur d'exécuter sa menace de mas-
sacrer 40,000 Bulgares, si la capitulation
devenait nécessaire.
TENTATIVES DE DEBARQUEMENT
TURC A RODOSTO
Constantza, 15 février. — On télégraphie
de Constantinople que le bruit court que
deux va-peurs transportant des troupes des-
tinees à être débarquées à Rodosto ont été
coulés par les projectiles de l'artillerie bul-
gare.
Deux autres steamers ont dû reprendre
le large en raison de l'intensité du feu de
l'ennemi.
LE CROISEUR a ASSAR »
EN PERDITION
Constantinople, 15 février. — Le croiseur
Assar-i-Tevfilc, qui s'est échoué près de
Midia, est complètement perdu. Tous les
membres de l'équipage ont été recueillis
par des canots de sauvetage.
Ce navire avait été envoyé dans la mer
Noir pour protéger le débarquement des
troupes ottomanes.
LES NEGOCIATIONS BULGARES
ET ROUMAINES
.Sofia, 15 février. — M. Danef doit remet-
tre cet après-midi à M. Ghika la repense
de la Bulgarie aux demandes formulées
par la Roumanie.
(VOIR EN DERNIERE lIEURE)
•4* J
Chronique Musicale
GAITE-LYRIQUE. — Francesca, drame
musical en 1 acte, de M. Emile Louvat,
musique de MM. Saturnin Fabre et Pier-
re Letorey.
Les lauriers du compositeur de Cavalle-
ria empêcheraient-ils certains jeunes au-
teurs de dormir ?. Francesca, l'œuvre
créée jeudi à la Gaité,nous inclinerait à le
croire ! 'C'est une histoire corse, sombre
et brutale, comme on pouvait s'y atten-
dre et qui prend suite après la Vendetta
de Jean Nouguès et les Trois Mages d'Isi-
dore de Lara, sans peut-être valoir ces deux
œuvres mouvementées. Le développement
du livret est à la fois trop prévu et trop
morcelé. De nombreuses maladresses, des
exagérations mélodramatiques étouffent
l'émotion et, souvent, provoquent le souri-
re. Les vers sont, en général, d'un prosaïs-
me sans chaleur, que ne rachète pas le
moindre joli détail, la moindre originale
image. C'est évidemment, un essai.
La musique, çà et là, ne manquerait pas
de charme mélodique, si elle n'avait trop
fréquemment le tort de procéder par brus-
ques à-coups, de négliger les transitions
et d'offrir un chapelet disparate d'airs très
inégaux. Car on y trouvera toute la « série n
des pages à effet (duos, imprécation, prière,
intermezzo), mais trop ostensiblement écri-
tes pour l'effet vocal, sans relief, sans nú.
cessité logique, et semées de réminiscences
ingénues. L'orchestration, discrète d'ordi-
naire et Jouablement ductile, sacrifie à
l'excès les' cuivres, les timbres, pour ne met,
tre guère à contribution que le quatuor à
cordes, la harpe et la flûte. Pour être com<
plet, signalons l'abus des unissons et de-ie
accompagnements en pizzicati ou en -,.stac4
cato.
Selon leur habitude, MM. Isola ont monté
avec le plus grand soin cet ouvrage, en
somme sympathique mais inexpérimenté.
De l'interprétation se détache Mlle Lise
d'Ajac qui a mis au service du rôle 'acca-
blant de Francesca son tempérament dra-
matique, son autorité scénique, sa science
vocale, et un organe pathétique et d'un fa-
cile élan. M. Alberti a vaillamment défendu
le personnage emphatique de Philippo qui,.
après avoir songer à Lescaut, devient sou.
dainement tragique.. sans cependant perdre
son « panache ». M.Raveau a ténorisé avec
agrément le rôle falot de Luigi. Félicitons
M. Archaimbaud qui a conduit avec une
remarquable précision et un heureux sens
des nuances l'excellente phalange des ins-
trumentistes de la Galté.
Par intérim :
Jean FERVAL.
:
Un Postier volait des mandats
-0 1 -
L'administration des postes et télégra-
phes s'apercevait, depuis quatre ans envi-
ron, de la disparition journalière de man-
dats et de lettres.
"Elle provoqua une enquête discrète qui
a abouti hier, par l'intermédiaire de M
Boutineau, commissaire de police du quar-
tier des Quinze-Vingts, à l'arrestation d'urt
facteur de la recette principale, Nicolas
Berrichon, âgé de quarante ans ; de sa
femme, née Angeline Forestier, et d'un
complice, ami de celle-ci, Gaston Courty.
Quand M. Boutineau se présenta hier
chez Courty, il trouva le facteur et ses
deux complices en train de « laver » des
mandats. Pris sur le fait, Berrichon avoua
tout.
Le nombre des lettres ainsi dérobées s'é:
IÔvlJraii à plusieurs milliers.
L'indélicat agent, sa femme et Courty ont
été envoyés au Dépôt.
• —
Chronique des Départements
(De notre correspondant parliculier)
DEUX SEVRES
NIORT. — Jeunesses laïques. — Une assembla
générale des membres actifs de la aection nior.
taise des J. L. a eu, lieu dans une salle de l'Hôtel
c e Ville.
L'assemblée a ratifié 'les projets et les déci-
sions de son bureau sortant, qui lui ont été
joumis pa.r le vice-prési-dlent Liiierx. Elle a ap-
prouvé avec enthousiasme l'organisation dus
grand meeting de « Défense et d'action laïque »
qui aura lieu sous ses auspices le dimanche
23 février courant, à 2 heures de l'après-midi,
salle du Manège, à Niort, et pour lequel sont
assurés la présidence de l'éminent ami des Jeu-
nesses laïques, Lucien-Victor .M'e:uni.er, membre
de leuir' comité d'honneur, rédacteur en chef d,a
la France du Sud-Ouest, et le concours des ca-
marades : Paul-Hyacinthe Loyson, membre du
comité parisien d'action et de propagande des
J. L., directeur des Droits de l'Homme ; Roger
Bruon, avocat il Saint-Nazaire, ancien président
de la J. L. N. : Guyart, avocat et conseiller mu-
nicipal à La Roche sur-Yon ; un délégué de la
Ligue de Défense laïque et républicaine des che-
mins "de fer français, tous militants jeutaes laï-
ques appartenant aux différentes nuances do
l'opinJon républicaine de gauche et d'ex tréma
gauche.
- Sur la proposition du camarade Lhierx, faite
au nom du bureau tout entier, l'assemblée a
tout d'abord acclamé président d'honneur le ca-
marade Roger Bruon ; elle a élu ensuite pour le
remplacer comme président actif le camarade
Auguste Coynault.
Après quelques mots de remerciements du
nouveau président, qui est très applaudi, le bu-
reau a été ainsi complété :
Vice-présidents : A. Lhierx et M. Sauquet ;
secrétaire, J. Bouin : secrétaire adjoint : M. Cui-
sinier : trésorier : A. Tavard ; trésorier adjoint :
G. Savin ; bibliothécaire : E. Mottu.
A L'EXTÉRIEUR
1 c
LES MOINES ESPAGNOLS SAC AU DOS
Madrid, 15 février. — Un décret appelle
sous les drapeaux les ecclésiastiques ap-
partenant aux associations religieuses.
Cette décision, sans précédent dans les
annales de l'Espagne, soulève de violentes
protestations dans la presse conserva-
tl ice. -
LE CAS DU CAID GUELLOULI
Berlin, 15 février. — Après un échange
d'explications amicales, le gouvernement
allemand s'est rangé au point de vue du
gouvernement français en ce qui concerne
l'affaire Guellouli.
On sait que cet ex-caïd, iprincipail au-
teur de la rébellion de Mogador, se préva-
lait auprès des autorités françaises' de sa
qualité de protégé allemand. Il a été ra-
mené à Casablanca par le général d'Es-
pérey et de là embarqué pour l'Algérie, où
il sera vrals'emblahment traduit devant
un conseil de guerre.
Pour vous
Jfle§dan)e$,
la Jftodel
J'ai déjà parlé dans un précédent cour-
rier des bals costumés.
Je vais aujourd'hui donner d'autres in-
dications en ce qui concerne ces bals.
D'abord, je parlerai pour les femmes
jeunes et minces et aussi pour les jeunes
filles.
La vogue est actuellement aux bals cos-
tumés où il n'entre qu'un seul genre de-
costume.
C'est-à-dire qu'il sera ou oriental ou
liord-américain, ou brésilien, etc.
C'est une convention à établir entre amis
et connaissances, et les cartes d'invita-
tion mentionnent généralement le costume
à. adopter. Beaucoup de Moldaves, natu-
rellement, mais aussi beaucoup de costu-
mes chinois, et c'est la note la plus récen-
te de ces temps-ci.
Voici donc un très beau costume dans
* Je genre :
Il se compose d'une culotte bouffante en
satin bleu ciel constellée d'oiseaux et de
fleurs asiatiques, en broderies d'argent.
Le détail des fleurs est en paillettes de
mille couleurs, ainsi que les plumes des
oiseaux, qui ressortent de façon vraiment
féerique.
Cette culotte est doublée de satin rose
vif au bas avec un dépassant de ce sa-
Sn
fille est fermée à la cheville sous une
large bague d'or incrustée de pierreries.
La robe est longue et retombe jusqu'au
mollet.
Elle est également en satin bleu pâle et
doublée de très beau satin rose vif.
Les mêmes fleurs et les mêmes oiseaux
de la culotte se retrouvent sur cette robe,
qui est serrée à la taille par une ceinture *
rose à broderies de soie verte et jaune et
terminée par un gland d'or à chaque pan.
\Avec ce costume, on portera la coiffure
■très relevée et fixée par quatre grandes'
épingles d'or et de pierreries.
Pour les très jeunes femmes et les jeu-
nes filles, cette reproduction du costume,
natjonal chinois sera très joli.
* On portera aussi le costume persan.,
En voile lamé d'argent, d'or et même de
I pierres de couleur, on fait des reproduc-
tions merveilleuses des costumes des prin- i
ces et princesses des Mille. et une Nuits.
Pour une femme jeune, ce modèle sera desi
plus seyants.
Il .est en tulle très fin, blanc, lamé d'or, ¡
sur transparent de mousseline de soie'
,vieux rose. ,
La mousseline 4 de soie est brodée de
fleurs et de papillons en soies de diverses'
couleurs où le rouge et le violet domi-
nent.
C'est une culotte bouffante sur laquelle;
se drape une longue robe de tulle lamé'
d'un or très fin et brillant qui, de loin,
donne l'illusion d'une pluie d'or.
Quelques éclats de pierres de couleur"
verts, rouges, violets, jaunes, Meus, etc.,:
donnent à l'ensemble de cette toilette un;
aspect vraiment extraordinaire et rappe"
lant les costumes du légendaire Ali-BabIl.,
- La jupp ou plutôt la longue tunique de'
tulle est retenue à la taille par une longue;
bande d'or d'environ cinq centimètres.
Cette bande s'enroule autour du buste
jusqu'aux hanches.
Avec ce costume, on mettra la chaussu-
re persane à bout pointu et relevé, Riche
turban et. voile de tulle encadré de riche
dentelle.
Toute la beauté réside dans la richesse
de l'aigrette ou des bijoux qui entourent le
turban.
Pour les femmes ayant passé la qua-
rantaine, je conseillerai le costume Louis
XIII, si avantageux et si somptueux.
Pour celles qui sont .fortes, voici plu-
sieurs modèles très élégants et très jolis.
C'est d'abord la longue robe moyen-
âgeuse en bure blanche ou brune, simple-
ment bordée d'une bande d'hermine. Les
manches à « ailes » bordées également
d'hermine sont absolument collantes et à
['o.s houillonnés.
Une aumônière très riche, retenue autour
r ùe la taille et des hanches par une corde-
lière d'or ou d'argent, descend jusqu'aux
genoux.
Le hennin plat ou à pointe est toujours
accompagné du voile de tulle ou de den-
telle.
Le second modèle est un Henri III en
velours noir, à longue tratne et à coller
.rette Ú tuyaux.
Le troisième est une ribaude.
La robe est en satin feuille morte re-
! troussée sur une double jupe en taffetas
rouge vif.
Ces haillons en satin feuille morte re-
tombent sur cette xjspe de taffetas. Le
i corsage très ajusté en satin feuille morte
est ouvert à gauche jusque sous le bras,
sur un panneau de taffetas rouge.
Le manteau déchiqueté du bas en drap
très fin « terre de Sienne » est rejeté sur
l'épaule gauche.
Large chapeau, en feutre feuille morte,
i relevé hardiment devant, et traversé de
deux longues plumes couteaux rougo^écsuS»-
latè.
Bas de soie rouges.
Souliers de daim naturel à boucles d'ar-
gent.
A présent, parlons un peu, mesdames,
des toilettes de ville.
r Un changement progressif et radical s'o-
père actuellement dans la coupe de nos
vêtement.s d'abord et ensuite dans leuér
arrangement.
On ne voit presque plus dans les réu-
nions mondaines ou sportives, de costu-
mes complets.
Tout est dépareillé !
La jupe est bleue, quand le vêtement
est rouge, elle est rouge, quand la jaquette
est noire.
C'est une révolution complète dans l'or-
ganisation de la mode.
La jupe, qui a toujours tendance à s'é-
largir, ne fait dans ce sens que de très
petits progrès.
Si elle s'élargit, c'est du haut. ; car avec
les drapés, les relevés et roulottés, elle
prend des proportions inquiétantes quant
-à l'esthétique en épaisissant la silhouette,
mais le bas reste toujours à peu de chose
près le même.
Pour le soir, beaucoup de dentelles. On
:fait des toilettes entières dans lesquelles
sont réunis toutes les variétés de points,
:ce qui forme un ensemble des plus réus-
sis.
On relève les bouts de dentelles, les re-
troussis de tulle avec des agrafes de simi-
lis ou de grosses fleurs de soies ou de sa-
tin.
Les corsages dont le décolletage prend
des allures 1830 sont entourés de guirlan-
des de fleurs de satin et de soie.
C'es-t jeune et d'une charmante allure.
Les berthes de dentelles et de mousse-
line entourent souvent le décolleté des
corsages de théâtres et du soir, de même
les volants de dentelles s'enroulent de
nouveau au bas des robes.
Chaque volant est monté sur froncé et
la tôte est dissimulée sous un guirlande
de fines fleurs de satin au feuillage do
satin égulement.
Les souliers à hauts talons conservent.
leur vogue pour le soir et le théâtre. Les
talons sont clodtés de similis et de larges
boucles retiennent les bouffettes, choux et
palmes de rubans.
Dans. les cheveux, un simple cercle de
similis, une guirlande de fleurs, une bro-
che en diamants ou une. aigrette de héron
ou de paradis et c'est tout.
Plus de larges rubans d'or ou d'argent,
plus de bandeaux rutilants, plus de plu-
mes ébouriffées et encombrantes.
Comme bijoux : aux oreilles de longs
pendants anciens en or et pierreries, en
corail, en perles fines et brillants ou en
émaux finement montés.
Les parures byzantines sont très re-
cherchées et coûtent d'ailleurs très cher.
Aux bras, de lourds bracelets d'or.dca
esclaves, des chaînes incrustées de pier-
res ou d'émaux.
Au cou. des colliers finement ciselés.
tout en or, ou en brillants, quelques rangs
de perles fines qui valent chacun une for-
tune.
Aux doigts : de belles bagues ancien-
nes, camées encerclés de brillants, d'é-
meraudes ou de saphirs.
Beaucoup d'améthystes et de périots.
Au petit doigt, la bague en or jaunc,oU:
vert. avec les vers célèbres de Rosemonde
,Gérard,
C'est une profusion de pierres, d'or et
de choses très belles, comme au bon vieux
temps, où nos aïeules relevaient l'éclat de
leur beauté par de ravissants jyaux, tous
plus beaux, plus fin et plus somptueux les
uns que les autres !
Henriette DANGEVILLE.
MES REPONSES
Alice Brantôme, à Niort. - Le tulle si
\nellioie en le faisant tremper pendant 3
ou 4 heures dans une eau très savonneu-
se. Retirer, passer à l'cali claire et repnsi
ser mouillé entre deux flanelles bhmchcs.
— II. D.
LUNDI 17 FEVRIER 1913
considérait l'école normale comme la sour-
ce essentielle,sinon unique, du recrutement
'du personnel primaire.
Et, de fait, nous voyons, dès les premiè-
ires années, le nombre des candidats qui
se présentent et le nombre de ceux qui
sont admis suffire largement aux besoins.
L'Administration avait beaucoup plus de
ipostulants que de place vacantes, et les
postulants n'y pouvaient arriver qu'en pas-
gant par l'école normale.
Cette situation s'est peu à peu, mais pro-
fondément modifiée..
D'abord, par suite (Terreurs et d'inadvear
tances dont le détail nous entraînerait trop
loin, l'école normale a perdu en partie son
Tôle régulateur. iPuis sont survenus dés
changements législatifs qui ont eu sur son
recrutement et sur sa popularité une ré-
percussion immédiate.
Ferdinand BUISSON,
Député de la Seine.
- ■■
Conseil des Ministres
Les ministres et sous-secrétaires d'Etat
se sont réunis hier matin, en conseil, à
l'Elysée, sous la présidence de M. Fallières.
Le ministre des Affaires étrangères a
entretenu le Conseil de la situation exté-
rieure. Il a fait connaître que la conven-
tion d'arbitrage de 1908, passée avec les
Etats-Unis, venait d'être prolongée pour
cinq ans.
Le ministre de la Marine et le ministre
idu Commerce ont été chargés de convo-
quer des délégués des fabricants de con-
serves et des pêcheurs sardiniers, en vue
de rechercher les bases d'un accord.
Le ministre du Travail a soumis au Con-
seil, d'après les renseignements des pré-
fets, la statistique des assurés de la loi sur
les retraites, à la date du 1er janvier 1913.
A la fin du conseil, qui était le dernier
du septennat de M, Fallières, M. Briand
l'a assuré de l'affection déférente que tous
ses collaborateurs conserveront pour sa
personne.
Le président de la République, en quel-
ques mots émus, a remercié M. Briand.
Le prochain conseil
M. Raymond Poincaré présidera mardi,
pour la première fois, la réunion du con.
seil des ministres. Ce conseil se tiendra à;
l'Elysée après la transmission des pou-
voirs.
, Les membres du gouvernement se réu,
niront à nouveau sous sa présidence, jeu-
di prochain. M. Raymond Poincaré leur
donnera communication, au cours de cette
réunion, du message qu'il adressera le
jour même au Sénat et à la Chambre des
députés.
La Loi des Retraites ouvrières
——
M. René Besnard, ministre du Travail,
a soumis au Conseil, d'après les renseigne-
ments des préfets, la statistique des assu-
rés de la loi sur les retraites à la date du
1er janvier 1913.
Il résulte des chiffres fournis pour cha-
que préfecture que le nombre des assurés
inscrits sur les listes, à titre obligatoire,
est actuellement de 7,077,350, en augmenta-
tion de 79,361 sur les chiffres du 1er octobre
1912.
Les assurés facultatifs sont actuellement
au nombre 776,782, en augmentation de
.75,917 sur le chiffre atteint au 1er octobre
'dernier.
Quant au produit, pendant le dernier tri-
mestre 1912, de la vente des timbres-re-
traite, il a atteint le chiffre de 12,901,994'
francs 05.
Ce chiffre tient, d'ailleurs, aux achats
exceptionnels de timbres effectués par les
assurés de la période transitoire, qui ont
dû parfaire leurs versements sur -leurs car-
tes, avant de demander la liquidation de
leurs pensions.
—
Au Ministère - de la Justice
Le ministre de la Justice a reçu les mem-
bres du comité formé pour la révision du
procès de M. Lamarre, ex-secrétaire du
syndicat des machinistes, récemment con-
damné à deux ans de prison pour compli-
cité dans. un cambriolage de documents
commis au préjudice d'un syndicat con-
current.
- Les délégués du comité venaient remer-
'cier Je garde - des. Sceaux de la mesure
prise à l'égard de Lamarre qui, sur Jes
instructions de M. Louis Barthou, a été
extrait de la ip "rilson de Fresnes et trans-
féré à la Santé où il bénéficiera du régime
ioppliqué aux détenus politiques.
-
Ls fflonumsnf aux victimes
de la « République »
Moulins, 15 février. - Sur les ordres du
sous-secrétariat des Beaux-Arts, des disposi-
tions sont étudiées en vue de l'érection du
monument aux victimes de la catastrophe
idu dirigeable République.
L'inauguration de ce monument aura lieu
très probablement par les soins du prési-
'dent de la République lors du voyage qu'il
'doit faire à Vichy, en mai prochain, à l'oc-
casion de la fête fédérale des sociétés de
gymnastique.
La Révolution Mexicaine
——-
L'ancien président provisoire s'entremet
entre les deux présidents ennemis. -
La lutte contenue à Mexico.
UN COMMUNIQUE
La légat.ion du Mexique à Paris commu-
nique la. dépêche suivante :
« Le gouvernement a reçu de nouveaux
renforts venant des garnisons de l'intérieur.
Il dispose maitenant de 10.000 hommes d'in-
fanterie. Le feu de l'artillerie des rebelles
a été moins violent hier. »
LA PRESIDENCE MEXICAINE
New-York, 15 février. — Les journaux
publient les dépêches suivantes de Mexico:
M. de la Barra, l'ancien président provi-
soire, a quitté la légation d'Angleterre ù
il était réfugié et s'est rendu hier soir au
palais national et à l'arsenal en compa-
gnie du ministre d'Espagne. Il a exprimé au
président Madero et au général Diaz le dé-
sir général et l'espoir de voir cesser - les
hostilités.
Le président Madero se refuse à démis-
sionner, à moins que le Sénat l'exige.
Le général Huerta a donné hier, à six
heures du -soir, l'ordre aux troupes fédéra-
les de cesser le feu.
Une dépêche de Mexico publiée par le
Sun annonce que les troupes fédérales ont
recommencé à minuit leur attaque contre
le général Diaz et contre l'arsenal.
(VOIR EN DERNIERE HEURE)
•———
INFORMATIONS
M. Pomcare a manifesté son désir de visiter
un certain nombre d'établissements hospi tôliers
de Paris. Le président de la République se ren-
dra dès mercredi .prochain 19 février, il l'hôpi-
terl Saint-Antoine.
Un banquet a été offert, hier, dans les salons
du Grand-Hôtel, à M. Charles Tellier, « créateur
de l'industrie du froid », einsi que le proclama
■ Je premier Congrès international du froid tenu
a Paris en 190S.
La Vie Municipale
-
Les revendications des gaziers
La première Commission, après examen
définitif des revendications présentées par
les ouvriers gaziers, a émis un avis par
lequel les améliorations suivantes peuvent
être consenties, rétroactivement au premier
janvier 1913, d'accord entre la Société du
Gaz et l'Administration préfectorale, aux
catégories ci-après désignées du personnel
du gaz : -
1. Les ouvriers du service de l'éclairage
seront admis au bénéfice de la quatrième
classe des ouvriers d'Etat du service muni-
cipal de l'éclairage.
2. Aux chauffeurs de la distillation, il se-
ra alloué une prime de 0 fr. 50 centimes par
jour à ceux comptant de 2 à 7 années de
service ; une prime de un franc à ceux
comptant plus de sept années de service.
3. La prime allouée aux enteeurs de char-
bon est fixée à un franc.
4. Enfin, le salaire de maladie et de congé
des ouvriers charbonniers est fixé à huit
francs par jour.
De pjus, la Commission a émis un vœu à
la Société du Gaz, régisseur intéressé de la
Ville de Paris, pour qu'elle complète la me-
sure proposée au bénéfice des ouvriers du
service de l'éclairage par des avancements
individuels dans les deuxièmes classes ;
Que la Société du Gaz prenne les mesures
nécessaires pour faciliter l'accession des
'boucheurs de fuites aux classes supérieu-
res de leur cadre.
Enfin, qu'elle étudie les mesures suscep-
tibles d'améliorer la situation des garçons
de magasin, .sans préjudice pour le service.
L'ensemble des mesures comprises dans
Favis occasionneront une dépense annuelle
de 550.000 francs.
En raison de la réception du président de
la République qui doit avoir lieu le 18 cou-
rant à l'Hôtel de Ville, les bureaux de la
Caisse municipale seront fermés à partir
de midi.
Les versements exigibles sur les obliga-
tions de l'emprunt de 235 millions seront
reçus ce jour-là. non à l'Hôtel de Ville, mais
à Y Annexe de la Caisse municipale, boule-
vard, Morland, 17, de dix heures à quatre
heures.
ECHOS
La vente de charité en faveur de l'am-
vre de l'Allaitement Maternel aura lieu
demain lundi 17 et mardi 18 février, de 2 à
7 heures, au siège de l'œuvre, 9, rue Jean-
Baptiste-Dumas.
ww
La Ville de Paris organise pour le prin-
temps prochain, au Petit Palais, une ex-
position rétrospective de l'œuvre de Da-
vid et de ses élèves les plus connus : Gé-
rard. Gros, Ingres, Girodet, Isabey.
Elle fait appel aux musées et aux collec-
tionneurs qui voudront bien prêter les œu-
vres de ces maîtres qu'ils .possèdent.
LES BANDITS EN COUR D'ASSISES
Les témoins continuent à défiler et reprochent à la bande
- de nombreux cambriolages
On ne prévoyait pas pour l'audience
d'hier des débats bien passionnants. Aus-
si. les bancs des témoins étaient-ils rela-
tivement peu garnis.
La partie du fond de la salle .spéciale-
ment réservée, comme on sait, à ce que,
d'après la loi, on est convenu d'appeler le
« public », ne se trouvait occupée que par
quelques .gardes municipaux, des agents
de la Sûreté, et, accoudées négligemment
sur la balustrade, une demi-douzaine de
femmes, à la mise peu recherchée, sans
chapeau, et qui étaient loin d'apporter à
cette audience la note d'élégance que nous
étions habitués de voir depuis l'ouverture
des débats.
L'AUDIENCE
Les premières dépositions concernent
: Crozat .de Fleury ; les autres, Mme Mai-
trejean et Kilbatchiohe, à propos desquels
une discussion confuse s'engage. Chez eux,
on a saisi des armes qui, indubitable-
ment, ont été volées. Leur défenseur dé-
clare :
— De ces revolvers, nous revendiquons
toute la responsabilité.
Vient ensuite la déposition du détenu
Hue, condamné à cinq ans de travaux for-
cés.
Ce témoin de Moralité raconte qu'il re-
çut un jour, à Fresnes., la visite d'un « en-
voyé du ministère de l'Intérieur ». Ce mon-
sieur, raconte-t-il, m'apprit qu'il s'occupait
d'œuvres humanitaires, c'est-à-dire de
faire diminuer les peines des condamnés.
Nous causâmes philosophie.
« Il me demanda si je connaissais quel-
qu'un dans l'affaire de la rue Ordener,
c'est alors que j'écrivis au ministre de la
Justice une lettre — j'avais peur que mon
recours en grâce fut rejeté.
« J'ai accusé Carouy d'avoir été l'auteur
d'un vol. Je le regrette. Aujourd'hui je
parle en homme consciencieux et je dé-
clare avoir "menti !.
— Quand ? questionne le pro,curcur' gé-
néral.
Le forçat Jean-Joseph Hue dédaigne de
répondre.
L Incident
Mme Barbaz, de Nancy, soulève un nou-
vel incident en affirmant avoir vu Garnier
et Callemin manger et coucher chez Rei-
nert. M. Michel, au contraire, n'entendit
rien et ne vit personne. D'où confrontation,
dispute et nouvelle tempête.
Le président. — En voilà assez, vous pou-
v,ez retourner à Nancy, mais ne prenez pas
le même compartiment. (Explosion d'hila-
rité.)
On s occupe ensuite du vol de l'usine Fu-
mouze, dont un portefeuille-réclame fut- re-
trouvé sur Deboé ; de la bicyclette volée re-
trouvée chez Reinert.
Deux vols de la bande
On lit ensuite la déposition de M. Chau-
deron au sujet, de six bicyclettes qui lui
furent volées à Méru et dont l'une fut re-
trouvée chez Reinert, à qui la mère de
Dieudonné l'avait confiée. - M. Renaudin,
commissaire spécial à Hochefort, autrefois
à Nancy, dépose sur les mêmes faits.
On aborde les vois commis chez M. Dié-
mer, auquel fut dérobée entre autres, à
Nancy, une machinera écrire retrouvée au
domicile de Carouy, à Thorigny. Déposent
à cet effet, MM. Tournier, inspecteur de la
Sûreté générale ; Weil, négociant, et les
deux frères Magisson. L'un de ces der-
niers, M. Léon-Magisson, soldeur ù Thori-
gny, connaissait Carouy et DettweiHer. il
a assisté à Lagny à une conférence de Kil-
batchichs et vint une fois à l'Anarchie, où
il vit Mme. Maîtrejean.
D. — Est-ce de Carouy que vous tenez
la machine à écrire, volée à Nancy ?
R. — Je ne savais pas qu'elle était vo-
lée, Carouy me l'a remise en garantie- de »
175 francs qu'il me devait.
M" Zévaès. — N'avez-vous pas été con-
seiller municipal de Lagny?
M. Magisson. — Trois fois candidat mal-
heureux, tout- comme Me Zévaès, qui en
sait quelque chose. (Hilarité générale.)
Me Zévaès. — Que pensez-vous de Ca-
rouy ?
R. — C'était à ['époque le plus honnête
dets hommes. Il était d'une sobriété exem-
plaire..
M. Alfred-George-s. Magisson était, lui
aussi, en relations avec Carouy.
Il confirme la déposition de son frère
Louis.
Le cambriolage d'Alfortville
Le greffier Wilmès donne lecture dé, la
déposition à l'instruction du lieutenant
Bouzalguet, chez qui un cambriolage fut
pratiqué dans son pavillon d'Alfortville.
Le brigadier de gendarmerie Steinbruc-
ker fait le récit de l'arrestation de trois
individus à la gare de Maisohs-Alfort, et
fait connaître dans quelles circonstances
elle fut opérée et comment il fut menacé
par Carouy de son revolver au moment
où ce dernier parvenait à s'enfuir, après
avoir essuyé cependant, sans être atteint,
un coup de feu du brigadier Slètnbruc-
-
Néanmoins, ce dernier ne reconnaît pas
à l'audience d'une façon formelle Carouy.
Puis le gendarme ..Bl,aC'hère fait à fa
barre le même récit que son brigadier.
Le détenu Camboulieu vient affirmer
que le cambriolage d'Alfortville a été ac-
compli par Rabasae, Carouy et lui.,
Soudy intervient violemment :
— Et quand, tu tirais des coups de re-
volver BUI; nous, s.aud ?
Cette allusion, que personne ne com-
prend, se perd dans le vague.
Le témoin dit aussi qu'on apportait fré-
quemment des paquets à VAnarchie, où il
a habité pendant quelque temps. Mais il
ne peut pas dire si c'était toujours des
objets provenant de vols. -
Camboulieu reconnaît Callemin, à qui il
dit, en le fixant :
— Mais oui, c'est toi, on t'appelait Mou-
dray ou Raymond.
Callemin hausse les épaules et lui rit
au nez.
, Le témoin continue, en déclarant que ce
qu'il a vu à l'Anarchie, d'autres ont pu le
voir aussi.
Il semble désigner Mme Maîtrejean, qui
obtient cfë" lui la r-econnaislsance qu'elle a
) été plusieiurs fois à l'hôpital, notamment
quand le témoin a été arrêté, et qu'elle ne
se levait d'ordinaire que peu avant midi.
Camboulieu ajoute que jamais il n'a vu
de Boé à l'Anarchie, et que même il n'avait
jamais entendu parler de lui.
Kibaltchiche obtient tla même réponse
que- sa maîtresse et l'audience est levée.
Me François d'Assises.
fi L
Explosion dans une armurerie
-
MM. Touvy et Topin, âgés l'un et l'autre
d'une trentaine d'années exploitent rue La-
fayette, 72, à l'angle de la rue Saulnier, une
maison d'armes et munitions à l'enseigne :
« Manufactures réunies et articles de sport »
Ils occupent le magasin du rez-de-chaussée
et rentresol — cette pièce renfermant les
réserves de marchandises.
Hier matin, a 11 heures 5, M. Touvy s'é-
tait attardé quelques instants dans son bu-
reau. Il avait devant lui un kilogramme en-
viron de poudre pyroxylée, des plombs, des
douilles, et fabriquait des cartouches.
Soudain, une explosion se produisit. A
quoi doit-elle être attribuée ? Choc brus-
que ? Inflammation spontanée ? Impruden-
ce de fumeur ? On ne sait. En tout cas, la
déflagration fut violénte. d'autant plus vio-
lente que la poudre pyroxylée a une puis-
sance d'explosion quatre fois plus forte que
la poudre noire. A l'entresol, il y eut peu
de dégâts. Toutefois, les glaces furent bri-
sées et un commencement d'incendie se dé-
clara. Il fut d'ailleurs très rapidement
éteint par les pompiers. De même, au rez-
de-chaussée, toutes les glaces de la devan-
ture furent brisées.
Les débris ;en furent projetés violemment
sur la chaussée ; un passant, M. Prou, ci-
seleur, fut blessé à la tête, ainsi qu'une
marchande des quatre-saisons ; tous deux
reçurent des soins dans une pharmacie.
M. Topin a été brûlé grièvement aux
mains, ù. la figure, aux bras et à la poitrine.
Placé dans une automobile, il fut aussitôt
transporté à Lariboisière, où on l'admit
d'urgence.
————————————
A l'Instruction
Le patriarche escroc
Nit Bourdeaux, juge d'instruction, a confronté
hier, dans son cabinet et en présence de Me Sal-
mon, avocat, Hériot-Bunoust, l'ex-evêque chal-
dée n, sa. femme, l'ex-religieuse, avec les époux
Josserand.
Hériot a protesté contre *cs allégations des
époux Josserand et surtout de Mlle Bertin, dé-
clarant qu'il a toujours agi par ordre et que co
n'est qu'en vertu d'une procuration générale
qui lui fut consentie par Mme Josseramd, ex-
Mllo Berlin, qu'il avait réalisé toutes les opé-
rations qui lui sont aujourd'hui reprochées.
Les plaignants ont maintenu leurs dires et le
juge va faire examiner par un expert la comp-
tabilité et tous les papiers d'Hériot-Bunoust.
Préfet contre Maire
—-
Brest, 15 février. - Dans un récent arrê-
té, le maire de Brest avait rapporté un ar-
rêté pris en 1910 par la précédente muni-
cipalité interdisant les manifestations et
les attroupements sur la voie publique.
Le préfet du Finistère vient d'annuler la
nouvelle décision du maire de Brest. Il es-
time que rien ne motive la suppression des
mesures de police édictées en 1910, car cette
suppression pourrait être préjudiciable .au
-maintien de l'ordre, dans la ville de Brest.
NÉCROLOGIE
On innonce la mort :
Du général de division en retraite nréürt,
ancien commandant du 19* corps d'armée, âgé
de quatre-vingt-cinq ans.
'— Du général Logerot, ancien ministre de la
guerre, décédé a Bourg (Ain), à l'âge de quatre.
vingt-huit ans.
La Guerre en Crient
-
Les neutres sont autorisés à quitter Andri-
nople. — M. Danef va remettre à M.
Ghika la réponse de la Bulgarie
à la Roumanie
L'attention se porte de plus en plus
sur la capacité de résistance (VAndri-
nople. # Les assiégés font savoir qu'ils
pourraient tenir encore pendant plu-
sieurs mois. Les Bulgares contestent le
fait et croient à l'épuisement prochain
des provisions. Ils projettent donc de
prendre la ville par la famine.
Il est, d'autre part, visible que l'ar-
mée obsidionale ne fait pas d'efforts,
soit qu'elle escompte une capitulation
prochaine, soit que ses moyens d'artil-
lerie se trouvent insuffisants.
Si les assiégeants comptent sur l'é-
puisement des vivfes de l'adversaire,
les assiégés placent leur espoir dans
l'épuisement des munitions de l'agres-
seur.
I)u, côté de Tchataldia et 'de G.Ûlipoli,:
les positions des Ottomans restent for-
tes. Les Alliés piétinent sur place et
tergiversent.
On dit la Roumanie irritée et nous
ne tarderons pas à savoir si les propo-
sitions de M. Danef calmeront ou surex-
citeront cette irritation. La question de
Silistrie peut devenir aussi aiguë que
celle d'Andrinople. Mais, à tout pren-
dre,, il paraît difficile d'imaginer que le
gouvernement du roi Carol puisse en-
traîner le peuple roumain contre les
Bulgares.
Cette éventualité amènerait une in-
contestable tension. Mais il est de toute
évidence que la presse qui, déjà, pré-
sente des conclusions pessimistes, exa-
gère ou anticipe.
Il est trop tôt pour formuler une opi..
nion à cet égard.
Albert MILHAUD.
LA POPULATION NEUTRE
D'ANDRINOPLE
Londres. 15 février. — Une dépêche de
Sofia aux journaux dit que la Bulgarie per-
met. à environ trois cents étrangers et aux
consuls de quitter Andrinople.
On croit que quelques consuls resteront
à Andrinople dans le but d'empêcher le
gouverneur d'exécuter sa menace de mas-
sacrer 40,000 Bulgares, si la capitulation
devenait nécessaire.
TENTATIVES DE DEBARQUEMENT
TURC A RODOSTO
Constantza, 15 février. — On télégraphie
de Constantinople que le bruit court que
deux va-peurs transportant des troupes des-
tinees à être débarquées à Rodosto ont été
coulés par les projectiles de l'artillerie bul-
gare.
Deux autres steamers ont dû reprendre
le large en raison de l'intensité du feu de
l'ennemi.
LE CROISEUR a ASSAR »
EN PERDITION
Constantinople, 15 février. — Le croiseur
Assar-i-Tevfilc, qui s'est échoué près de
Midia, est complètement perdu. Tous les
membres de l'équipage ont été recueillis
par des canots de sauvetage.
Ce navire avait été envoyé dans la mer
Noir pour protéger le débarquement des
troupes ottomanes.
LES NEGOCIATIONS BULGARES
ET ROUMAINES
.Sofia, 15 février. — M. Danef doit remet-
tre cet après-midi à M. Ghika la repense
de la Bulgarie aux demandes formulées
par la Roumanie.
(VOIR EN DERNIERE lIEURE)
•4* J
Chronique Musicale
GAITE-LYRIQUE. — Francesca, drame
musical en 1 acte, de M. Emile Louvat,
musique de MM. Saturnin Fabre et Pier-
re Letorey.
Les lauriers du compositeur de Cavalle-
ria empêcheraient-ils certains jeunes au-
teurs de dormir ?. Francesca, l'œuvre
créée jeudi à la Gaité,nous inclinerait à le
croire ! 'C'est une histoire corse, sombre
et brutale, comme on pouvait s'y atten-
dre et qui prend suite après la Vendetta
de Jean Nouguès et les Trois Mages d'Isi-
dore de Lara, sans peut-être valoir ces deux
œuvres mouvementées. Le développement
du livret est à la fois trop prévu et trop
morcelé. De nombreuses maladresses, des
exagérations mélodramatiques étouffent
l'émotion et, souvent, provoquent le souri-
re. Les vers sont, en général, d'un prosaïs-
me sans chaleur, que ne rachète pas le
moindre joli détail, la moindre originale
image. C'est évidemment, un essai.
La musique, çà et là, ne manquerait pas
de charme mélodique, si elle n'avait trop
fréquemment le tort de procéder par brus-
ques à-coups, de négliger les transitions
et d'offrir un chapelet disparate d'airs très
inégaux. Car on y trouvera toute la « série n
des pages à effet (duos, imprécation, prière,
intermezzo), mais trop ostensiblement écri-
tes pour l'effet vocal, sans relief, sans nú.
cessité logique, et semées de réminiscences
ingénues. L'orchestration, discrète d'ordi-
naire et Jouablement ductile, sacrifie à
l'excès les' cuivres, les timbres, pour ne met,
tre guère à contribution que le quatuor à
cordes, la harpe et la flûte. Pour être com<
plet, signalons l'abus des unissons et de-ie
accompagnements en pizzicati ou en -,.stac4
cato.
Selon leur habitude, MM. Isola ont monté
avec le plus grand soin cet ouvrage, en
somme sympathique mais inexpérimenté.
De l'interprétation se détache Mlle Lise
d'Ajac qui a mis au service du rôle 'acca-
blant de Francesca son tempérament dra-
matique, son autorité scénique, sa science
vocale, et un organe pathétique et d'un fa-
cile élan. M. Alberti a vaillamment défendu
le personnage emphatique de Philippo qui,.
après avoir songer à Lescaut, devient sou.
dainement tragique.. sans cependant perdre
son « panache ». M.Raveau a ténorisé avec
agrément le rôle falot de Luigi. Félicitons
M. Archaimbaud qui a conduit avec une
remarquable précision et un heureux sens
des nuances l'excellente phalange des ins-
trumentistes de la Galté.
Par intérim :
Jean FERVAL.
:
Un Postier volait des mandats
-0 1 -
L'administration des postes et télégra-
phes s'apercevait, depuis quatre ans envi-
ron, de la disparition journalière de man-
dats et de lettres.
"Elle provoqua une enquête discrète qui
a abouti hier, par l'intermédiaire de M
Boutineau, commissaire de police du quar-
tier des Quinze-Vingts, à l'arrestation d'urt
facteur de la recette principale, Nicolas
Berrichon, âgé de quarante ans ; de sa
femme, née Angeline Forestier, et d'un
complice, ami de celle-ci, Gaston Courty.
Quand M. Boutineau se présenta hier
chez Courty, il trouva le facteur et ses
deux complices en train de « laver » des
mandats. Pris sur le fait, Berrichon avoua
tout.
Le nombre des lettres ainsi dérobées s'é:
IÔvlJraii à plusieurs milliers.
L'indélicat agent, sa femme et Courty ont
été envoyés au Dépôt.
• —
Chronique des Départements
(De notre correspondant parliculier)
DEUX SEVRES
NIORT. — Jeunesses laïques. — Une assembla
générale des membres actifs de la aection nior.
taise des J. L. a eu, lieu dans une salle de l'Hôtel
c e Ville.
L'assemblée a ratifié 'les projets et les déci-
sions de son bureau sortant, qui lui ont été
joumis pa.r le vice-prési-dlent Liiierx. Elle a ap-
prouvé avec enthousiasme l'organisation dus
grand meeting de « Défense et d'action laïque »
qui aura lieu sous ses auspices le dimanche
23 février courant, à 2 heures de l'après-midi,
salle du Manège, à Niort, et pour lequel sont
assurés la présidence de l'éminent ami des Jeu-
nesses laïques, Lucien-Victor .M'e:uni.er, membre
de leuir' comité d'honneur, rédacteur en chef d,a
la France du Sud-Ouest, et le concours des ca-
marades : Paul-Hyacinthe Loyson, membre du
comité parisien d'action et de propagande des
J. L., directeur des Droits de l'Homme ; Roger
Bruon, avocat il Saint-Nazaire, ancien président
de la J. L. N. : Guyart, avocat et conseiller mu-
nicipal à La Roche sur-Yon ; un délégué de la
Ligue de Défense laïque et républicaine des che-
mins "de fer français, tous militants jeutaes laï-
ques appartenant aux différentes nuances do
l'opinJon républicaine de gauche et d'ex tréma
gauche.
- Sur la proposition du camarade Lhierx, faite
au nom du bureau tout entier, l'assemblée a
tout d'abord acclamé président d'honneur le ca-
marade Roger Bruon ; elle a élu ensuite pour le
remplacer comme président actif le camarade
Auguste Coynault.
Après quelques mots de remerciements du
nouveau président, qui est très applaudi, le bu-
reau a été ainsi complété :
Vice-présidents : A. Lhierx et M. Sauquet ;
secrétaire, J. Bouin : secrétaire adjoint : M. Cui-
sinier : trésorier : A. Tavard ; trésorier adjoint :
G. Savin ; bibliothécaire : E. Mottu.
A L'EXTÉRIEUR
1 c
LES MOINES ESPAGNOLS SAC AU DOS
Madrid, 15 février. — Un décret appelle
sous les drapeaux les ecclésiastiques ap-
partenant aux associations religieuses.
Cette décision, sans précédent dans les
annales de l'Espagne, soulève de violentes
protestations dans la presse conserva-
tl ice. -
LE CAS DU CAID GUELLOULI
Berlin, 15 février. — Après un échange
d'explications amicales, le gouvernement
allemand s'est rangé au point de vue du
gouvernement français en ce qui concerne
l'affaire Guellouli.
On sait que cet ex-caïd, iprincipail au-
teur de la rébellion de Mogador, se préva-
lait auprès des autorités françaises' de sa
qualité de protégé allemand. Il a été ra-
mené à Casablanca par le général d'Es-
pérey et de là embarqué pour l'Algérie, où
il sera vrals'emblahment traduit devant
un conseil de guerre.
Pour vous
Jfle§dan)e$,
la Jftodel
J'ai déjà parlé dans un précédent cour-
rier des bals costumés.
Je vais aujourd'hui donner d'autres in-
dications en ce qui concerne ces bals.
D'abord, je parlerai pour les femmes
jeunes et minces et aussi pour les jeunes
filles.
La vogue est actuellement aux bals cos-
tumés où il n'entre qu'un seul genre de-
costume.
C'est-à-dire qu'il sera ou oriental ou
liord-américain, ou brésilien, etc.
C'est une convention à établir entre amis
et connaissances, et les cartes d'invita-
tion mentionnent généralement le costume
à. adopter. Beaucoup de Moldaves, natu-
rellement, mais aussi beaucoup de costu-
mes chinois, et c'est la note la plus récen-
te de ces temps-ci.
Voici donc un très beau costume dans
* Je genre :
Il se compose d'une culotte bouffante en
satin bleu ciel constellée d'oiseaux et de
fleurs asiatiques, en broderies d'argent.
Le détail des fleurs est en paillettes de
mille couleurs, ainsi que les plumes des
oiseaux, qui ressortent de façon vraiment
féerique.
Cette culotte est doublée de satin rose
vif au bas avec un dépassant de ce sa-
Sn
fille est fermée à la cheville sous une
large bague d'or incrustée de pierreries.
La robe est longue et retombe jusqu'au
mollet.
Elle est également en satin bleu pâle et
doublée de très beau satin rose vif.
Les mêmes fleurs et les mêmes oiseaux
de la culotte se retrouvent sur cette robe,
qui est serrée à la taille par une ceinture *
rose à broderies de soie verte et jaune et
terminée par un gland d'or à chaque pan.
\Avec ce costume, on portera la coiffure
■très relevée et fixée par quatre grandes'
épingles d'or et de pierreries.
Pour les très jeunes femmes et les jeu-
nes filles, cette reproduction du costume,
natjonal chinois sera très joli.
* On portera aussi le costume persan.,
En voile lamé d'argent, d'or et même de
I pierres de couleur, on fait des reproduc-
tions merveilleuses des costumes des prin- i
ces et princesses des Mille. et une Nuits.
Pour une femme jeune, ce modèle sera desi
plus seyants.
Il .est en tulle très fin, blanc, lamé d'or, ¡
sur transparent de mousseline de soie'
,vieux rose. ,
La mousseline 4 de soie est brodée de
fleurs et de papillons en soies de diverses'
couleurs où le rouge et le violet domi-
nent.
C'est une culotte bouffante sur laquelle;
se drape une longue robe de tulle lamé'
d'un or très fin et brillant qui, de loin,
donne l'illusion d'une pluie d'or.
Quelques éclats de pierres de couleur"
verts, rouges, violets, jaunes, Meus, etc.,:
donnent à l'ensemble de cette toilette un;
aspect vraiment extraordinaire et rappe"
lant les costumes du légendaire Ali-BabIl.,
- La jupp ou plutôt la longue tunique de'
tulle est retenue à la taille par une longue;
bande d'or d'environ cinq centimètres.
Cette bande s'enroule autour du buste
jusqu'aux hanches.
Avec ce costume, on mettra la chaussu-
re persane à bout pointu et relevé, Riche
turban et. voile de tulle encadré de riche
dentelle.
Toute la beauté réside dans la richesse
de l'aigrette ou des bijoux qui entourent le
turban.
Pour les femmes ayant passé la qua-
rantaine, je conseillerai le costume Louis
XIII, si avantageux et si somptueux.
Pour celles qui sont .fortes, voici plu-
sieurs modèles très élégants et très jolis.
C'est d'abord la longue robe moyen-
âgeuse en bure blanche ou brune, simple-
ment bordée d'une bande d'hermine. Les
manches à « ailes » bordées également
d'hermine sont absolument collantes et à
['o.s houillonnés.
Une aumônière très riche, retenue autour
r ùe la taille et des hanches par une corde-
lière d'or ou d'argent, descend jusqu'aux
genoux.
Le hennin plat ou à pointe est toujours
accompagné du voile de tulle ou de den-
telle.
Le second modèle est un Henri III en
velours noir, à longue tratne et à coller
.rette Ú tuyaux.
Le troisième est une ribaude.
La robe est en satin feuille morte re-
! troussée sur une double jupe en taffetas
rouge vif.
Ces haillons en satin feuille morte re-
tombent sur cette xjspe de taffetas. Le
i corsage très ajusté en satin feuille morte
est ouvert à gauche jusque sous le bras,
sur un panneau de taffetas rouge.
Le manteau déchiqueté du bas en drap
très fin « terre de Sienne » est rejeté sur
l'épaule gauche.
Large chapeau, en feutre feuille morte,
i relevé hardiment devant, et traversé de
deux longues plumes couteaux rougo^écsuS»-
latè.
Bas de soie rouges.
Souliers de daim naturel à boucles d'ar-
gent.
A présent, parlons un peu, mesdames,
des toilettes de ville.
r Un changement progressif et radical s'o-
père actuellement dans la coupe de nos
vêtement.s d'abord et ensuite dans leuér
arrangement.
On ne voit presque plus dans les réu-
nions mondaines ou sportives, de costu-
mes complets.
Tout est dépareillé !
La jupe est bleue, quand le vêtement
est rouge, elle est rouge, quand la jaquette
est noire.
C'est une révolution complète dans l'or-
ganisation de la mode.
La jupe, qui a toujours tendance à s'é-
largir, ne fait dans ce sens que de très
petits progrès.
Si elle s'élargit, c'est du haut. ; car avec
les drapés, les relevés et roulottés, elle
prend des proportions inquiétantes quant
-à l'esthétique en épaisissant la silhouette,
mais le bas reste toujours à peu de chose
près le même.
Pour le soir, beaucoup de dentelles. On
:fait des toilettes entières dans lesquelles
sont réunis toutes les variétés de points,
:ce qui forme un ensemble des plus réus-
sis.
On relève les bouts de dentelles, les re-
troussis de tulle avec des agrafes de simi-
lis ou de grosses fleurs de soies ou de sa-
tin.
Les corsages dont le décolletage prend
des allures 1830 sont entourés de guirlan-
des de fleurs de satin et de soie.
C'es-t jeune et d'une charmante allure.
Les berthes de dentelles et de mousse-
line entourent souvent le décolleté des
corsages de théâtres et du soir, de même
les volants de dentelles s'enroulent de
nouveau au bas des robes.
Chaque volant est monté sur froncé et
la tôte est dissimulée sous un guirlande
de fines fleurs de satin au feuillage do
satin égulement.
Les souliers à hauts talons conservent.
leur vogue pour le soir et le théâtre. Les
talons sont clodtés de similis et de larges
boucles retiennent les bouffettes, choux et
palmes de rubans.
Dans. les cheveux, un simple cercle de
similis, une guirlande de fleurs, une bro-
che en diamants ou une. aigrette de héron
ou de paradis et c'est tout.
Plus de larges rubans d'or ou d'argent,
plus de bandeaux rutilants, plus de plu-
mes ébouriffées et encombrantes.
Comme bijoux : aux oreilles de longs
pendants anciens en or et pierreries, en
corail, en perles fines et brillants ou en
émaux finement montés.
Les parures byzantines sont très re-
cherchées et coûtent d'ailleurs très cher.
Aux bras, de lourds bracelets d'or.dca
esclaves, des chaînes incrustées de pier-
res ou d'émaux.
Au cou. des colliers finement ciselés.
tout en or, ou en brillants, quelques rangs
de perles fines qui valent chacun une for-
tune.
Aux doigts : de belles bagues ancien-
nes, camées encerclés de brillants, d'é-
meraudes ou de saphirs.
Beaucoup d'améthystes et de périots.
Au petit doigt, la bague en or jaunc,oU:
vert. avec les vers célèbres de Rosemonde
,Gérard,
C'est une profusion de pierres, d'or et
de choses très belles, comme au bon vieux
temps, où nos aïeules relevaient l'éclat de
leur beauté par de ravissants jyaux, tous
plus beaux, plus fin et plus somptueux les
uns que les autres !
Henriette DANGEVILLE.
MES REPONSES
Alice Brantôme, à Niort. - Le tulle si
\nellioie en le faisant tremper pendant 3
ou 4 heures dans une eau très savonneu-
se. Retirer, passer à l'cali claire et repnsi
ser mouillé entre deux flanelles bhmchcs.
— II. D.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 98.5%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 98.5%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 2/6
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k7548218k/f2.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k7548218k/f2.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k7548218k/f2.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k7548218k/f2.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k7548218k
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k7548218k
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k7548218k/f2.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest