Titre : Les Ailes : journal hebdomadaire de la locomotion aérienne / directeur, rédacteur en chef, Georges Houard
Éditeur : [s.n. ?] (Paris)
Date d'édition : 1928-05-31
Contributeur : Houard, Georges (1893-1964). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326846379
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12981 Nombre total de vues : 12981
Description : 31 mai 1928 31 mai 1928
Description : 1928/05/31 (A8,N363). 1928/05/31 (A8,N363).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6568394n
Source : Musée Air France, 2013-273367
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 09/12/2013
8* 363. 31-5-28.
LES AILES
S
SOUS LES COCARDES
LA POLITIQUE AÉRIENNE DE LA FRANCE
Deuxième objection :
La Superposition
Notre Volonté
On a lu, dans le dernier numéro des
lies, la thèse exprimée par .M. Pierre
CoIIloz, le distingué directeur des Etudes
éronautiques, au sujet de la constitution
U Ministère de l'Air. Cette thèse ne me
?I()nne qu'une satisfaction moyenne, car
a conciliation d'intérêts, que j'estime
Momentanés et secondaires, ne me fait
P'Qs perdre la vision du but.
t Les Ailes savent en effet ce qu'elles veu-
lent. Elles veulent le Ministère de l'Air
intégral qui, par conséquent, disposera
de tous les crédits aéronautiques, admi-
Ilistrera, instruira les aviations militaires
et navales, et (dirigera la navigation
Arienne publique. Elles ont étudié son
Mécanisme, démonté tous ses rouages :
leurs conclusions sont péremptoires :
ieule cette organisation permettra à
l'Aéronautique française de vivre sa
braie vie.
Pour l'instant, les cartes sont savam-
ment brouillées.
, Ainsi, je lis et j'entends dire que la
19 superposition » d'une Aviation indé-
pendante à l'Aviation de l'Armée et à
celle de la Marine, exigerait en temps de
Paix l'entente, difficile à réaliser, de trois
Ministres (Guerre, Marine, Air), de trois
Chefs d'Etat-Major et de trois Chefs de
l'Aviation. En temps de guerre, à ces
autorités se joindraient les généralis-
simes de terre et de mer.
A cette perspective, les bons apôtres
lui s'ingénient à nier l'utilité d'un Minis-
tère de l'Air se voilent la face, une sainte
émotion étreint leur cœur, mais ce n'est
qu'une feinte. Il faut percer à jour la ma-
noeuvre. ",.,
Querelle de mots
D'abord j'engage fort nos amis et les
Jeunes écrivains1 que les études aéronau-
tiques passionnent, à rayer pour tou-
Jours de leur vocabulaire le terme : avia-
tion indépendante. J'ai plusieurs raisons.
Ce terme est une arme-massue dont on
Ose et abuse pour faire échouer les réfor-
mes nécessaires.
Voilà bien, dit-on, une manifestation
flïe ce déplorable esprit des aviateurs :
aviation indépendante ! Qu'est-ce que
cette chose ? De l'indépendance ! Tou-
Jours de l'indépendance ! Ces gens ne
sont pas sérieux ; une solide tutelle,
voilà ce qui leur faut ! Que viennent-ih
nous parler d'aviation indépendante.
Ce terme nous a fait du tort, croyez.
tnoi, et d'ailleurs il a été inventé par nos
adversaires, car il exprime mal une idée
Juste.
Les aviateurs navigants dont je m'ho
nore de traduire l'opinion sur les pro-
blèmes du jour, n'ont nullement le désir
de voir les forces aériennes placées en
marge du système de défense constitué
par l'armée terrestre et l'armée navale.
Mais dans ce système, l'aviation doit être
Une partie divisée en deux spécialités
générales : l'Aéronautique de défense du
territoire et l'Aéronautique de renseigne-
ment ou, si l'on veut, de coopération avec
l'armée et la flotte.
La première est placée, en temps de
paix comme en temps de guerre, sous les
ordres d'un commandant en chef. La
seconde est mise, pour l'emploi tactique,
en temps de paix comme en temps de
guerre, à la disposition complète des Mi-
nistres de la Guerre et Ide la Marine. Elle
est en somme détachée du Ministère de
l'Air, qui continue à l'administrer, à l'ins-
truire et à la doter techniquement.
L'Aéronautique de défense du terri-
toire, voilà donc le terme qu'il faut pré-
férer à « Armée de l'Air » ou « Aviation
indépendante ». Sa signification militaire
est plus exacte ; il définit parfaitement
l'ensemble de moyens : aviation, D. C. A..
Aérostation, dirigeables, police civile,
etc., qu'il faut mettre en œuvre pour
conduire la bataille aérienne et protéger
le territoire national.
J'ajoute qu'il me paraît politiquement
juste. L'Etranger ne saurait en effet nous
accuser de bellicisme, si nous consacroirs
quelque soin à une aviation de défense
et de représaille.
Aussi bien, lorsque les bons apôtres
vitupèrent l'organisation du Ministère
intégral, ils se gardent d'évoquer l'ensem-
ble du problème de défense territoriale
posé par l'intervention des masses aérien-
nes. Ils ne visent que l'aviation de com-
bat, élément non indépendant, disent-ils,
de la Réserve Générale du Commandant
en chef de l'Armée.
Quel Chef?
Or, en l'état actuel des choses, qui
assurera en temps de guerre la direction
effective de la (défense aérienne de la
France métropolitaine et coloniale ? Ce
sont : le généralissime pour la zone des
armées ; l'amiral chef de la flotte pour
les attaques faites en haute mer, le Mi-
nistre de la Guerre pour la zone de l'in-
térieur, celui de la Marine pour la défense
côtière, celui des Colonies et des Affaires
Etrangères pour les colonies et les pro-
tectorats ; le Ministre de l'Intérieur pour
la protection des civils et les mesures de
police. Et je ne suis pas sûr que les Tra-
vaux Publics n'aient à protéger les ouvra-
ges d'art.
Un tel système est invraisemblable,
mais comme ancun Français np frémit.
il convient sans (doute de le trouver ex-
cellent. D'ailleurs, il fournit des places et
permet aux augures de palabrer.
Toutefois que l'on ne vienne point me
parler du danger des superpositions nou-
velles, car il est impossible de superposer
davantage.
Un Ministre de l'Air seul responsable,
secondé par un Chef d'Etat-Major de
l'Aéronautique de défense du territoire,
et par un état-major d'aviateurs, serait
un simplificateur, donc un gêneur.
Pas de gêneurs !
André MORVAN.
Aéronautique militaire
lb Le colonel Armengaud, commandant le
17me Rgt., vient d'être élevé au grade de gé-
néral de brigade.
Ob Le capitaine Olivier, détaché à la direc-
tion de l'aéronautique, est affecté au 1**
groupe d'ouvriers.
0 Le capitaine Mailloux, de l'école d'appli-
eation de l'aéronautique, passe au 3e groupe
d'ouvriers.
90 Le capitaine Dire, de l'école d'Istres,
est détaché au! contrôle de l'éc'ole civile de
Nîmes.
fb Le capitaine Chelle, du 1er groupe d'ou-
vriers, va rejoindre au Levant le 398 Rgt.
10 Le capitaine Bretonnière, du 4* groupe
d'ouvriers, remplira à cette formation les
fonctions de chargé du matériel.
* Le lieutenant Bernard passe de l'école
iravord à l'école d'application de l'aértmau-
tique.
W Les lieutenants Prost et Richard sont
hommes à l'entrepôt du matériel d'aérosta-
JlOD à Chalais-Meudon.
0 Le lieutenant Brion, dm 28 groupe d'ou-
hiers, va rejoindre le 388 Rgt.
0 Les sous-lieutenants de réserve Chovard,
du 33e Rgt, et Adam, du 348 Rgt, sont auto-
risés à servir en activité pendant une nou-
velle période d'une année.
Aéronautique maritime
0 Le capitaine de frégate Trucy, de Tou-
lon, commandera, à partir du 2 Juillet,
l'Aéronautique çiaritime de la 3* région.
fb Le Médecin de première classe Ragot, de
Toulon, vient d'être nommé au Centre de
Marignane. * a
L'AVIATION AUX CHAMPS
LIS MILITAMES DE 1921
Comme les années précédentes, trois gran-
des épreuves seront réservées, en 1928, aux
équipages militaires. Ce sont la Coupe Mi-
chelin, la Coupe Zénith des avions de
chasse, la Coupe Zénith des avions de bom-
bardement de nuit. Que les généreux dona-
teurs en soient remerciés.
Nous commençons aujourd'hui la publica-
tion des règlements, puis je me permettrai
de les commenter. Mais je tiens à dire dès
maintenant, qu'ils marquent un progrès cer-
LES VAINQUEURS DU CHALLENGE DE GRAMONT
Voici une première série de gagnants du Challenge de Gramont. De gauche à droite : le
tergent-major Lefèvre, de la 6* escadrille du 228 Régiment d'aviation ; le sergent pilote
Verpillot, du 5*. Groupe d'Ouvriers d'Aviation, d'Avord ; le sergent Arin, de la 7* esca-
drille du 2* Régiment d'aviation. :.;
Le, bi-moteur C. A. M. S., avec lequel le Lieutenant de Vaisseau Paris doit s'élancer sur l'Atlantique.
tain sur les errements que j'ai vivement
critiqués ici-même à diverses reprises. Les
Ailes ont été entendues ; d'ailleurs, elles
traduisaient l'opinion générale et leur voix
n'était que celle du bon sens.
Ces règlements ne sont pas parfaits et
j'aurai à dire pourquoi ; rien n'est parfait'
en ce monde ! Néanmoins, les épreuves se-
ront d'un haut intérêt, et Les Ailes les
suivront avec l'attention qu'elles méritent.
0
1° La Coupe Zénith des chasseurs.
Voici la disposition essentielle du règle-
ment :
Concurrents qualifiés. — Le Military Ze-
nith des avions de chasse est ouvert à 6 es-
cadrilles de 6 avions chacune.
La désignation des escadrilles sera faite
par la Direction de l'Aéronautique Militaire.
Les avions autorisés à prendre part au
Military 1928 sont les Nieuports 29 et les
Gourdou-Leseurre 32 G.
Conditions générales. — Le Military Zé-
nith comportera une épreuve de montée et
une épreuve de vitesse sur un aircuit.
Toutes les épreuves devront ifcre courues
sur avions d'armes équâpés réglementaire-
ment, c'est-à-dire avec parachutes et mi-
trailleuses, mais sans cartouches. Ces avions
devront être utilisés sans aucune modifica-
tion. *
Réparations. — Les réparations sont auto-
risées, même pendant le temps neutralisé de
l'épreuve de vitesse.
Date des épreuves. — Les épreuves auront
lieu au jour choisi par les chefs d'escadril-
les pendant une période de deux mois com-
mençant le 1er Juin.
Handicap. — Afin d'égaliser les chances
des concurrents, il sera déduit 29 minutes
du temps de l'épreuve de vitesse des esca-
drilles Nieuport 29 et 5 minutes du temps
moyen de montée de ces escadrilles. Ces dé-
ductions sur les temps seront faites avant
les pénalisations éventuelles.
Exécution des épreuves. — a) Epreuve de
montée à 5.500 mètres : elle sera effectuée
au cours du circuit de vitesse.
Elle pourra être renouvelée, individuelle-
ment ou non, par les avions n'ayant pas
réussi l'épreuve. Pour chaque avion, la meil-
leure montée seule sera retenue.
Les montées seront contrôlées par des ba-
rographes enregistreurs. Chaque avion por-
tera un barographe, plombé avant le départ
par les soins du commissaire. Les baro-
graphes seront étalonnés avant les épreu..
ves (1).
Après l'épreuve, les feuilles d'étalonnage et
les diagrammes seront envoyés par les soins
des commissaires à la Commission d'Avia-
tion de l'Aéro-Club de France.
Epreuve de vitesse. — Cette épreuve com-
portera le parcours, dans un sens quelcon-
que, du circuit suivant :
1° Strasbourg-Metz 133 km. 840
2° Metz-Le Bourget 271 — 780
3° Le Bourget - Chateau-
roux. 241 — 840
4° Chateauroux-Lyoû. 272 — 390
5" Lyon-Dijon. 171 — 640
6° Dijon-Strasbourg 246 — 640
Total 1.338 — 130
8.8
Nous prions très vivement les Chefs de
Corps ou les Chefs d'Escadrilles de nous fai-
re connaître la composition exacte des esca-
drilles engagées. Les pilotes seront à la pei-
ne, nous voulons qu'ils soient à l'honneur.
Car une telle épreuve sera particulièrement
significative, si, comme il faut l'espérer, la
sélection est opérée sur l'ensemble des es-
cadrilles du régiment ou du groupe de
chasse, et surtout si l'escadrille désignée
n'est pas constituée pour Je besoin de la
cause.
Il faudra que les Commissaires de l'Aéro-
Club exigent un extrait du contrôle nomina-
tif, sinon, gare à la fraude.
(A suivre). * A. M.
� _.i.lJ.aoil
8 •
L'équipe du 11* Régiment
dans la Coupe Michelin
M
Le 11* Régiment d'Aviation,, le beau régi-
ment de Metz, a sélectionné, pour le repré-
senter dans l'épreuve individuelle qu'est la
Coupe Michelin, ses meilleralrs pilotes, à sa-
voir : le Capitaine Delaitre, le Capitaine
Viquier, le Capitaine Brochon, l'Adjudant-
Chef Rollant et les frères Duchange.
L'équipe du 12* Régiment
De son côté, le 12* Régiment d'Aviation de
, Neustadt a composé ses équipes de la ma-
nière suivante : le Lieutenant Duthu, le
sous-lieutenant Bisch, l'Adjudant-chef De-
dieu et l'Adjudant-Chef Brauin.
• 1
8
Voilà des noms que nos lecteurs vont sui-
vre. Mais nous voudrions connaître aussi les
noms des passagers, inséparables des pilotes.
Nous ne cesserons jamais, en effet, d'insis-
ter sur la nécessité de constituer, en tout et
pour tant, des équipages. Il famt absolument
que cette notion, féconde entre toutes, prenne
corps dans l'Aviation française.
(1) L'unité de temps sera la minute. Tou-
te minute entamée sera comptée pour une
unité.
LES AILES S'OUVRENT
L'HYDRAVION TRANSATLANTIQUE C.A.M.S.
type 54, à deux moteurs Hispano-Suiza ou Il Jupiter *
L'hydravion établi par les Chantiers Aéro-
Maritimes de la Seine en vue de la traversée
aérienne de l'Atlantique dérive de l'appareil
commercial, type 51, dont nous avions
signalé, en Septembre dernier, les brillan-
tes qualités.
Cet hydravion, le C. A. M. S. 54, a été ren-
forcé pour lui permettre d'enlever, avec un
coefficient suffisant de sécurité, l'énorme
charge utile de 4.110 kilos qui comprend,
outre l'équipage, la provision de carburant
nécessaire pour assurer un rayon d'action
de 4.300 kms.
Avec cette charge, et équipé avec deux
moteurs Hispano-Suiza de 500 CV., le C. A.
M. S. 54 a réalisé de très bonnes perfor-
mances. Pour des raisons particulières, les
deux groupes moto-propulseurs ont été
munis, par la suite, de deux moteurs
« Jupiter », démultipliés, de 480 CV. C'est
avec «es moteurs que le lieutenant de vais-
seau Paris et l'ingénieur Hurel ont gagné
Saint-Raphaël, par la voie des airs où se
poursuit actuellement, dans les meilleurs
conditions, la mise au point définitive de cet
intéressant appareil.
Voilure. — La voilure de l'hydravion C. A.
M. S. 54 diffère peu de celle du type 51. Elle
S2 compose de deux plans, d'égale envergure
et de même profondeur.
L'aile supérieure, en trois parties, est
horizontale. Les plans inférieurs se compo-
sent de deux surfaces symétriques raccor-
dées, de part et d'autre de la coque, à deux
portions d'ailes qui y sont assujetties par
des contrefiches.
La construction est en bois, les longerons
sont constitués par des caissons à semelles
de spruce avec âmes formées de deux épais-
seurs de spruce collées. Les nervures, avec
semelles de section en double T, ont une
âme en contre-plaqué ajouré renforcée par
des montants et des diagonales en peuplier
ou en spruce. La structure des plans se ter-
mine, du côté du plan central et des por-
tions de raccordement des ailes inférieures,
par des caissons formés de deux nervures
renforcées réunies par un contreplaqué
cloué sur leur semelle. Du côté extérieur, les
plans se terminent par un arêtier en peu-
plier toupillé.
Leur haubannage intérieur comporte des
entretoises, en spruce, formant caissons et
un croisillonnement en corde à piano et hau-
bans ronds.
Les ailes, inférieures et supérieures, sont
inunies de deux ailerons à chacune de leurs
extrémités. Ces ailerons sont commandés
par des câbles séparés mais conjugués. Les
ailerons supérieurs et inférieurs sont réu-
nis par des haubans fuselés.
Le recouvrement des surfaces est en toile.
Coque. — Nous ne nous étendrons pas sur
la construction de la coque du C. A. M. S. 54
qui est identique à celle du type 51.
Rappelons, cependant, que ce e coque, h
double redan, possède un fond très amorti.
Son aménagement, pour la traversée de
l'Atlantique, comporte, à l'avant, une soute
étanche destiné à renfermer le matériel dp
bord et de navigation maritime.
Le poste de pilotage, à double commande
côte-à-côte, est installé à la suite, en con-
duite intérieure. Il est abondamment éclairé
par de larges glaces. Au-dessus des sièges se
trouvent deux panneaux mobiles, à rideaux,
qui servent de portes d'accès à l'intérieur de
la coque.
Derrière le compartiment des pilotes, se
trouve, sur une table, un poste de T. S. P.
permettant la réception et l'émission, en vol
et sur la mer, ainsi, qu'une station radio-
goniométrique avec son cadre. Sur la table
est placé le moteur de démarrage, moteur
chargé également d'entraîner l'alternateur
du poste de T. S. F. L'antenne de vol, fixée
sur un moulinet, consiste en un fil plombé
qui traverse le fond de la coque par une
trappe étanche refermée après usage. L'an-
tenne utilisée lorsque l'avion a améri, se
compose d'un mât en tubes, normalement à.
demeure dans la coque, qui peut mainteni
tendus quatre brins fixés sur le plan supé-
rieur par l'intermédiaire de sandows. Une
batterie d'accus est prévue pour suppléer à
la défaillance possible de l'alternateur.
Dans ce même compartiment, mais, sur
le flanc opposé de la coque, un pupitre per-
mettra au navigateur d'écrire ou de consul-
ter commodément une carte. Ce pupitre est
creux pour contenir, dans son épaisseur, les
différents documents emportés.
Le compartiment suivant est occupé par
les réservoirs, au nombre de huit, qui sont
fixés de part et d'autre d'un couloir oen-
tral. Ce compartiment est pourvu de deux
portes étanches, à ouverture rapide, desti-
nées à éviter la propagation des vapeurs
d'essence.
Enfin, au-delà des réservoirs, se trouvent,
d'un côté, un lit de repos et, de l'autre, un
cabinet de toilette. Derrière et jusqu'à l'es-
tambot, la coque forme une soute vide dont
l'accès est facile, grâce à une trappe, à rideall
coulissant, située sur le pont.
Les empennages du type 54 ne présentent
pas de particularités spéciales.
Groupes moto-propulseurs. — Les grou-
pes moto-propulseurs sont placés, en tan-
dem, immédiatement seus le plan supérieur,
sur un support fixé sur les cloisons princi-
pales de la coque.
Ce support-peut recevoir des bâtis-moteur#
LES AILES
S
SOUS LES COCARDES
LA POLITIQUE AÉRIENNE DE LA FRANCE
Deuxième objection :
La Superposition
Notre Volonté
On a lu, dans le dernier numéro des
lies, la thèse exprimée par .M. Pierre
CoIIloz, le distingué directeur des Etudes
éronautiques, au sujet de la constitution
U Ministère de l'Air. Cette thèse ne me
?I()nne qu'une satisfaction moyenne, car
a conciliation d'intérêts, que j'estime
Momentanés et secondaires, ne me fait
P'Qs perdre la vision du but.
t Les Ailes savent en effet ce qu'elles veu-
lent. Elles veulent le Ministère de l'Air
intégral qui, par conséquent, disposera
de tous les crédits aéronautiques, admi-
Ilistrera, instruira les aviations militaires
et navales, et (dirigera la navigation
Arienne publique. Elles ont étudié son
Mécanisme, démonté tous ses rouages :
leurs conclusions sont péremptoires :
ieule cette organisation permettra à
l'Aéronautique française de vivre sa
braie vie.
Pour l'instant, les cartes sont savam-
ment brouillées.
, Ainsi, je lis et j'entends dire que la
19 superposition » d'une Aviation indé-
pendante à l'Aviation de l'Armée et à
celle de la Marine, exigerait en temps de
Paix l'entente, difficile à réaliser, de trois
Ministres (Guerre, Marine, Air), de trois
Chefs d'Etat-Major et de trois Chefs de
l'Aviation. En temps de guerre, à ces
autorités se joindraient les généralis-
simes de terre et de mer.
A cette perspective, les bons apôtres
lui s'ingénient à nier l'utilité d'un Minis-
tère de l'Air se voilent la face, une sainte
émotion étreint leur cœur, mais ce n'est
qu'une feinte. Il faut percer à jour la ma-
noeuvre. ",.,
Querelle de mots
D'abord j'engage fort nos amis et les
Jeunes écrivains1 que les études aéronau-
tiques passionnent, à rayer pour tou-
Jours de leur vocabulaire le terme : avia-
tion indépendante. J'ai plusieurs raisons.
Ce terme est une arme-massue dont on
Ose et abuse pour faire échouer les réfor-
mes nécessaires.
Voilà bien, dit-on, une manifestation
flïe ce déplorable esprit des aviateurs :
aviation indépendante ! Qu'est-ce que
cette chose ? De l'indépendance ! Tou-
Jours de l'indépendance ! Ces gens ne
sont pas sérieux ; une solide tutelle,
voilà ce qui leur faut ! Que viennent-ih
nous parler d'aviation indépendante.
Ce terme nous a fait du tort, croyez.
tnoi, et d'ailleurs il a été inventé par nos
adversaires, car il exprime mal une idée
Juste.
Les aviateurs navigants dont je m'ho
nore de traduire l'opinion sur les pro-
blèmes du jour, n'ont nullement le désir
de voir les forces aériennes placées en
marge du système de défense constitué
par l'armée terrestre et l'armée navale.
Mais dans ce système, l'aviation doit être
Une partie divisée en deux spécialités
générales : l'Aéronautique de défense du
territoire et l'Aéronautique de renseigne-
ment ou, si l'on veut, de coopération avec
l'armée et la flotte.
La première est placée, en temps de
paix comme en temps de guerre, sous les
ordres d'un commandant en chef. La
seconde est mise, pour l'emploi tactique,
en temps de paix comme en temps de
guerre, à la disposition complète des Mi-
nistres de la Guerre et Ide la Marine. Elle
est en somme détachée du Ministère de
l'Air, qui continue à l'administrer, à l'ins-
truire et à la doter techniquement.
L'Aéronautique de défense du terri-
toire, voilà donc le terme qu'il faut pré-
férer à « Armée de l'Air » ou « Aviation
indépendante ». Sa signification militaire
est plus exacte ; il définit parfaitement
l'ensemble de moyens : aviation, D. C. A..
Aérostation, dirigeables, police civile,
etc., qu'il faut mettre en œuvre pour
conduire la bataille aérienne et protéger
le territoire national.
J'ajoute qu'il me paraît politiquement
juste. L'Etranger ne saurait en effet nous
accuser de bellicisme, si nous consacroirs
quelque soin à une aviation de défense
et de représaille.
Aussi bien, lorsque les bons apôtres
vitupèrent l'organisation du Ministère
intégral, ils se gardent d'évoquer l'ensem-
ble du problème de défense territoriale
posé par l'intervention des masses aérien-
nes. Ils ne visent que l'aviation de com-
bat, élément non indépendant, disent-ils,
de la Réserve Générale du Commandant
en chef de l'Armée.
Quel Chef?
Or, en l'état actuel des choses, qui
assurera en temps de guerre la direction
effective de la (défense aérienne de la
France métropolitaine et coloniale ? Ce
sont : le généralissime pour la zone des
armées ; l'amiral chef de la flotte pour
les attaques faites en haute mer, le Mi-
nistre de la Guerre pour la zone de l'in-
térieur, celui de la Marine pour la défense
côtière, celui des Colonies et des Affaires
Etrangères pour les colonies et les pro-
tectorats ; le Ministre de l'Intérieur pour
la protection des civils et les mesures de
police. Et je ne suis pas sûr que les Tra-
vaux Publics n'aient à protéger les ouvra-
ges d'art.
Un tel système est invraisemblable,
mais comme ancun Français np frémit.
il convient sans (doute de le trouver ex-
cellent. D'ailleurs, il fournit des places et
permet aux augures de palabrer.
Toutefois que l'on ne vienne point me
parler du danger des superpositions nou-
velles, car il est impossible de superposer
davantage.
Un Ministre de l'Air seul responsable,
secondé par un Chef d'Etat-Major de
l'Aéronautique de défense du territoire,
et par un état-major d'aviateurs, serait
un simplificateur, donc un gêneur.
Pas de gêneurs !
André MORVAN.
Aéronautique militaire
lb Le colonel Armengaud, commandant le
17me Rgt., vient d'être élevé au grade de gé-
néral de brigade.
Ob Le capitaine Olivier, détaché à la direc-
tion de l'aéronautique, est affecté au 1**
groupe d'ouvriers.
0 Le capitaine Mailloux, de l'école d'appli-
eation de l'aéronautique, passe au 3e groupe
d'ouvriers.
90 Le capitaine Dire, de l'école d'Istres,
est détaché au! contrôle de l'éc'ole civile de
Nîmes.
fb Le capitaine Chelle, du 1er groupe d'ou-
vriers, va rejoindre au Levant le 398 Rgt.
10 Le capitaine Bretonnière, du 4* groupe
d'ouvriers, remplira à cette formation les
fonctions de chargé du matériel.
* Le lieutenant Bernard passe de l'école
iravord à l'école d'application de l'aértmau-
tique.
W Les lieutenants Prost et Richard sont
hommes à l'entrepôt du matériel d'aérosta-
JlOD à Chalais-Meudon.
0 Le lieutenant Brion, dm 28 groupe d'ou-
hiers, va rejoindre le 388 Rgt.
0 Les sous-lieutenants de réserve Chovard,
du 33e Rgt, et Adam, du 348 Rgt, sont auto-
risés à servir en activité pendant une nou-
velle période d'une année.
Aéronautique maritime
0 Le capitaine de frégate Trucy, de Tou-
lon, commandera, à partir du 2 Juillet,
l'Aéronautique çiaritime de la 3* région.
fb Le Médecin de première classe Ragot, de
Toulon, vient d'être nommé au Centre de
Marignane. * a
L'AVIATION AUX CHAMPS
LIS MILITAMES DE 1921
Comme les années précédentes, trois gran-
des épreuves seront réservées, en 1928, aux
équipages militaires. Ce sont la Coupe Mi-
chelin, la Coupe Zénith des avions de
chasse, la Coupe Zénith des avions de bom-
bardement de nuit. Que les généreux dona-
teurs en soient remerciés.
Nous commençons aujourd'hui la publica-
tion des règlements, puis je me permettrai
de les commenter. Mais je tiens à dire dès
maintenant, qu'ils marquent un progrès cer-
LES VAINQUEURS DU CHALLENGE DE GRAMONT
Voici une première série de gagnants du Challenge de Gramont. De gauche à droite : le
tergent-major Lefèvre, de la 6* escadrille du 228 Régiment d'aviation ; le sergent pilote
Verpillot, du 5*. Groupe d'Ouvriers d'Aviation, d'Avord ; le sergent Arin, de la 7* esca-
drille du 2* Régiment d'aviation. :.;
Le, bi-moteur C. A. M. S., avec lequel le Lieutenant de Vaisseau Paris doit s'élancer sur l'Atlantique.
tain sur les errements que j'ai vivement
critiqués ici-même à diverses reprises. Les
Ailes ont été entendues ; d'ailleurs, elles
traduisaient l'opinion générale et leur voix
n'était que celle du bon sens.
Ces règlements ne sont pas parfaits et
j'aurai à dire pourquoi ; rien n'est parfait'
en ce monde ! Néanmoins, les épreuves se-
ront d'un haut intérêt, et Les Ailes les
suivront avec l'attention qu'elles méritent.
0
1° La Coupe Zénith des chasseurs.
Voici la disposition essentielle du règle-
ment :
Concurrents qualifiés. — Le Military Ze-
nith des avions de chasse est ouvert à 6 es-
cadrilles de 6 avions chacune.
La désignation des escadrilles sera faite
par la Direction de l'Aéronautique Militaire.
Les avions autorisés à prendre part au
Military 1928 sont les Nieuports 29 et les
Gourdou-Leseurre 32 G.
Conditions générales. — Le Military Zé-
nith comportera une épreuve de montée et
une épreuve de vitesse sur un aircuit.
Toutes les épreuves devront ifcre courues
sur avions d'armes équâpés réglementaire-
ment, c'est-à-dire avec parachutes et mi-
trailleuses, mais sans cartouches. Ces avions
devront être utilisés sans aucune modifica-
tion. *
Réparations. — Les réparations sont auto-
risées, même pendant le temps neutralisé de
l'épreuve de vitesse.
Date des épreuves. — Les épreuves auront
lieu au jour choisi par les chefs d'escadril-
les pendant une période de deux mois com-
mençant le 1er Juin.
Handicap. — Afin d'égaliser les chances
des concurrents, il sera déduit 29 minutes
du temps de l'épreuve de vitesse des esca-
drilles Nieuport 29 et 5 minutes du temps
moyen de montée de ces escadrilles. Ces dé-
ductions sur les temps seront faites avant
les pénalisations éventuelles.
Exécution des épreuves. — a) Epreuve de
montée à 5.500 mètres : elle sera effectuée
au cours du circuit de vitesse.
Elle pourra être renouvelée, individuelle-
ment ou non, par les avions n'ayant pas
réussi l'épreuve. Pour chaque avion, la meil-
leure montée seule sera retenue.
Les montées seront contrôlées par des ba-
rographes enregistreurs. Chaque avion por-
tera un barographe, plombé avant le départ
par les soins du commissaire. Les baro-
graphes seront étalonnés avant les épreu..
ves (1).
Après l'épreuve, les feuilles d'étalonnage et
les diagrammes seront envoyés par les soins
des commissaires à la Commission d'Avia-
tion de l'Aéro-Club de France.
Epreuve de vitesse. — Cette épreuve com-
portera le parcours, dans un sens quelcon-
que, du circuit suivant :
1° Strasbourg-Metz 133 km. 840
2° Metz-Le Bourget 271 — 780
3° Le Bourget - Chateau-
roux. 241 — 840
4° Chateauroux-Lyoû. 272 — 390
5" Lyon-Dijon. 171 — 640
6° Dijon-Strasbourg 246 — 640
Total 1.338 — 130
8.8
Nous prions très vivement les Chefs de
Corps ou les Chefs d'Escadrilles de nous fai-
re connaître la composition exacte des esca-
drilles engagées. Les pilotes seront à la pei-
ne, nous voulons qu'ils soient à l'honneur.
Car une telle épreuve sera particulièrement
significative, si, comme il faut l'espérer, la
sélection est opérée sur l'ensemble des es-
cadrilles du régiment ou du groupe de
chasse, et surtout si l'escadrille désignée
n'est pas constituée pour Je besoin de la
cause.
Il faudra que les Commissaires de l'Aéro-
Club exigent un extrait du contrôle nomina-
tif, sinon, gare à la fraude.
(A suivre). * A. M.
� _.i.lJ.aoil
8 •
L'équipe du 11* Régiment
dans la Coupe Michelin
M
Le 11* Régiment d'Aviation,, le beau régi-
ment de Metz, a sélectionné, pour le repré-
senter dans l'épreuve individuelle qu'est la
Coupe Michelin, ses meilleralrs pilotes, à sa-
voir : le Capitaine Delaitre, le Capitaine
Viquier, le Capitaine Brochon, l'Adjudant-
Chef Rollant et les frères Duchange.
L'équipe du 12* Régiment
De son côté, le 12* Régiment d'Aviation de
, Neustadt a composé ses équipes de la ma-
nière suivante : le Lieutenant Duthu, le
sous-lieutenant Bisch, l'Adjudant-chef De-
dieu et l'Adjudant-Chef Brauin.
• 1
8
Voilà des noms que nos lecteurs vont sui-
vre. Mais nous voudrions connaître aussi les
noms des passagers, inséparables des pilotes.
Nous ne cesserons jamais, en effet, d'insis-
ter sur la nécessité de constituer, en tout et
pour tant, des équipages. Il famt absolument
que cette notion, féconde entre toutes, prenne
corps dans l'Aviation française.
(1) L'unité de temps sera la minute. Tou-
te minute entamée sera comptée pour une
unité.
LES AILES S'OUVRENT
L'HYDRAVION TRANSATLANTIQUE C.A.M.S.
type 54, à deux moteurs Hispano-Suiza ou Il Jupiter *
L'hydravion établi par les Chantiers Aéro-
Maritimes de la Seine en vue de la traversée
aérienne de l'Atlantique dérive de l'appareil
commercial, type 51, dont nous avions
signalé, en Septembre dernier, les brillan-
tes qualités.
Cet hydravion, le C. A. M. S. 54, a été ren-
forcé pour lui permettre d'enlever, avec un
coefficient suffisant de sécurité, l'énorme
charge utile de 4.110 kilos qui comprend,
outre l'équipage, la provision de carburant
nécessaire pour assurer un rayon d'action
de 4.300 kms.
Avec cette charge, et équipé avec deux
moteurs Hispano-Suiza de 500 CV., le C. A.
M. S. 54 a réalisé de très bonnes perfor-
mances. Pour des raisons particulières, les
deux groupes moto-propulseurs ont été
munis, par la suite, de deux moteurs
« Jupiter », démultipliés, de 480 CV. C'est
avec «es moteurs que le lieutenant de vais-
seau Paris et l'ingénieur Hurel ont gagné
Saint-Raphaël, par la voie des airs où se
poursuit actuellement, dans les meilleurs
conditions, la mise au point définitive de cet
intéressant appareil.
Voilure. — La voilure de l'hydravion C. A.
M. S. 54 diffère peu de celle du type 51. Elle
S2 compose de deux plans, d'égale envergure
et de même profondeur.
L'aile supérieure, en trois parties, est
horizontale. Les plans inférieurs se compo-
sent de deux surfaces symétriques raccor-
dées, de part et d'autre de la coque, à deux
portions d'ailes qui y sont assujetties par
des contrefiches.
La construction est en bois, les longerons
sont constitués par des caissons à semelles
de spruce avec âmes formées de deux épais-
seurs de spruce collées. Les nervures, avec
semelles de section en double T, ont une
âme en contre-plaqué ajouré renforcée par
des montants et des diagonales en peuplier
ou en spruce. La structure des plans se ter-
mine, du côté du plan central et des por-
tions de raccordement des ailes inférieures,
par des caissons formés de deux nervures
renforcées réunies par un contreplaqué
cloué sur leur semelle. Du côté extérieur, les
plans se terminent par un arêtier en peu-
plier toupillé.
Leur haubannage intérieur comporte des
entretoises, en spruce, formant caissons et
un croisillonnement en corde à piano et hau-
bans ronds.
Les ailes, inférieures et supérieures, sont
inunies de deux ailerons à chacune de leurs
extrémités. Ces ailerons sont commandés
par des câbles séparés mais conjugués. Les
ailerons supérieurs et inférieurs sont réu-
nis par des haubans fuselés.
Le recouvrement des surfaces est en toile.
Coque. — Nous ne nous étendrons pas sur
la construction de la coque du C. A. M. S. 54
qui est identique à celle du type 51.
Rappelons, cependant, que ce e coque, h
double redan, possède un fond très amorti.
Son aménagement, pour la traversée de
l'Atlantique, comporte, à l'avant, une soute
étanche destiné à renfermer le matériel dp
bord et de navigation maritime.
Le poste de pilotage, à double commande
côte-à-côte, est installé à la suite, en con-
duite intérieure. Il est abondamment éclairé
par de larges glaces. Au-dessus des sièges se
trouvent deux panneaux mobiles, à rideaux,
qui servent de portes d'accès à l'intérieur de
la coque.
Derrière le compartiment des pilotes, se
trouve, sur une table, un poste de T. S. P.
permettant la réception et l'émission, en vol
et sur la mer, ainsi, qu'une station radio-
goniométrique avec son cadre. Sur la table
est placé le moteur de démarrage, moteur
chargé également d'entraîner l'alternateur
du poste de T. S. F. L'antenne de vol, fixée
sur un moulinet, consiste en un fil plombé
qui traverse le fond de la coque par une
trappe étanche refermée après usage. L'an-
tenne utilisée lorsque l'avion a améri, se
compose d'un mât en tubes, normalement à.
demeure dans la coque, qui peut mainteni
tendus quatre brins fixés sur le plan supé-
rieur par l'intermédiaire de sandows. Une
batterie d'accus est prévue pour suppléer à
la défaillance possible de l'alternateur.
Dans ce même compartiment, mais, sur
le flanc opposé de la coque, un pupitre per-
mettra au navigateur d'écrire ou de consul-
ter commodément une carte. Ce pupitre est
creux pour contenir, dans son épaisseur, les
différents documents emportés.
Le compartiment suivant est occupé par
les réservoirs, au nombre de huit, qui sont
fixés de part et d'autre d'un couloir oen-
tral. Ce compartiment est pourvu de deux
portes étanches, à ouverture rapide, desti-
nées à éviter la propagation des vapeurs
d'essence.
Enfin, au-delà des réservoirs, se trouvent,
d'un côté, un lit de repos et, de l'autre, un
cabinet de toilette. Derrière et jusqu'à l'es-
tambot, la coque forme une soute vide dont
l'accès est facile, grâce à une trappe, à rideall
coulissant, située sur le pont.
Les empennages du type 54 ne présentent
pas de particularités spéciales.
Groupes moto-propulseurs. — Les grou-
pes moto-propulseurs sont placés, en tan-
dem, immédiatement seus le plan supérieur,
sur un support fixé sur les cloisons princi-
pales de la coque.
Ce support-peut recevoir des bâtis-moteur#
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.79%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.79%.
- Auteurs similaires Bibliothèques d'Orient Bibliothèques d'Orient /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BbLevt0"Collections de l’École nationale des ponts et chaussées Collections de l’École nationale des ponts et chaussées /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPC000"
-
-
Page
chiffre de pagination vue 5/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6568394n/f5.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6568394n/f5.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6568394n/f5.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k6568394n/f5.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6568394n
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6568394n
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k6568394n/f5.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest