Titre : Les Ailes : journal hebdomadaire de la locomotion aérienne / directeur, rédacteur en chef, Georges Houard
Éditeur : [s.n. ?] (Paris)
Date d'édition : 1927-01-27
Contributeur : Houard, Georges (1893-1964). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326846379
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 27 janvier 1927 27 janvier 1927
Description : 1927/01/27 (A7,N293). 1927/01/27 (A7,N293).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6568325d
Source : Musée Air France, 2013-273367
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 09/12/2013
LES AlLlfS
3
ii — SOUS LES COCARDES
SOUS LE SIGNE J
',-.A l, ,'" DU llCIEU R
^tiî^fialic^? autruchè.
1 1'( éfial' autruche. l'activité
'diifa SC!?nie sont ^es.faits posi-
du fascisme sont des faits posi-
ùSéquenel1 dun certain nombre de
eticpc îr nferr,ationales.
H i 9 est cani
ranpA k!6' QU e^e le veuille ou
rajle- e-béate, pacifiste et jobarde
ve p acée face à la hache et aux
ire • du iifJ,tur romain. Pas de quoi
ye GUS
li e (Jesr e '•••
?0tif'terra^ grande puissance git
'It Iterran ee. L'avenir l'affirmera de
façons ,
M.Mussolini pour lequel j'ai de l'ad -
- ,a point fait de confi-
Ion il ne MIa point fait de confi-
Il ne m'a poin t dit qu'il prépa-
une
une guerre.Il en prépare une
ï^eUHrt OU plutôt, le prodigieux
réparait u qu 11 est, agit comme s'il en
°nlh ne. est agit comme s'il en
, te q ,
s COntre !? Pas contre l'Angleterre,
contre l'Allemagne sans -
uCs ni Onqtérir. la terre aride des
es pi mA
W ves les Relies montagnes
,"Ie M. MUsolini est un homme
'I nouveaux, il prépare avec
la ouveaux. il prépare anc
[f^'le Be^err® aérienne. Son acco-
;epenù;ernardi en est le symbole. ,
eJe; Ly nt qUe nos amis de Marseille
[S,6, l'a via ce s'affolent pas- Pour
Sii^re n française n'a rien à
l'aviation italienne.,
-e de ^r'nc'Pes d'emploi que
IU le a eUvre, nombre de mesures-
'^I|C' llppll* que sont chez nous clas-
| ,
les institutions de l'aéronautique
ne ont en elles une énergie
supérieure. C'est ce fait que je
: meUre en lumière. !
e
hWk i',aiie
It Q 1 e '1
ll S que' 1 est apparu à de bons
que i a Concentration des moyens
IiQn les etandement unique sont lois;
(C'rqode eertines de toute organi-
! eSt ru P.
sSe îlefoïirce que ces lois constituent
Q/Cbe ule capable de donner à la
tirique et technique l'am-
Oljl1 die Par la guerre aérienne
%'(le 1 °T)ner par surcroît, aux
'if .^6$, 6 1 'utilisation des forces; de
l ^d 8 SolUt'0ns totales que le Minis-
'f Api.?nautique a été créé.
jUïl maître impérieux s'est
S^dr e et du coup, les particu-
mes,les routines des administra-
A'Vajp 2s® ^nt effondrés.
it1 réS Se sont efJond rés.
résultat à mon sens que le
i.vW 6111 d'hommes que le titré,
1 tet à et la forme du galon diffé-
iîd,l' lon gu© jusqu'au point de 1
otte ans gloire, étrangers les uns
h s
'tii, re- 0,rinies loin du compte en
,:er'!\Ut -
la vie intime, paperas-
c^0 n,/'re et paresseuse de l'a-
QfTic; pour apprendre com-
!te r bon pmu apprendre com-
.s volontés sont étouffées
I:¡ ba r°,s;d'un dossier, comment
Qh e dossier, comment
énrasculée par l'inertie
l S er la vindicte jalouse des
t t'a h
gutr 4ee 11 les ministères se font
III eQ}en PolJe. une gentille guerre à
At sous le couvert de « l'es-
r I» égoClen » qui, étroit et féroce-
'Q e, cte, sans chaleur. et sans
"Nf cOnf' sans chaleur, et sans
Ipj ence a tout faire plier
rè un mauvais d'ailleurs.
;tle4 le, i î ûhon est décrétée?. Fou-
eQ e et Pasionnée, une guerre
û'Vk^&s maritime - celle-là seu-
cas que j'évoque - se
heure.
Vrjus e e ez nous?.
,;I de t iénorme salade de quatre
e terre, de mer, de l'air ter-
¡ I des aIr maritime, salade des,
X h^e8cn Stre"ordres lancés par une;
Qe e lan e de services ne parlant pas
me langue 1 y
1 'ou Rue?.
,et us la Marine demander )
i!\^ le» Escadrilles du.Maroc pour
les scadrilles du Maroc pour
tm tttd, les six heures la base de
et le chef de l'aéroport de.
h6lltailt| comptant et re-
,\OUr ctares et les ares de son
et pour Presenter sa facture à lat
A Présenter sa facture à lai
j~t*~ la verve géniale d'un.
Po Uu évoquer les scènes bur-
Ji,lt Q Qbsol eUres tragiques !
dei! {)et¡ Qe- certitude que chacun
guerre poursoi et qu'une
It
h Aç Plus1 i~ héroïsme des enfants de.
\Si e Sv
Vu* stème « D » 'et les ciseaux
de dame Censure seraient
ver la face. A quel prix ?.:,
A.. •
'^C^Ptf6 l'organisation tactique,
Jtau6 inrifns s'opposent. La flotté
i¡¡1.. Enependante de l'Italie n'est
Ilq.l, le Eli 6 le sera en 1930-32 au plus
lVi \* Cn?]Prendra alors 80 esca-
itt,è pt kr, es en grandes unités
1en graudes unités
Ces 0llstamment sur le pied de
Ces escadrilles sont formelle.
i'q N cOlt} es à conduire pour leur
l'offensive aérienne. Une
'Id Q Ít\1 es escadrilles dites « de
I eQ tir )tlhaire » travailleraient au
Ii decées et de la marine.
II e entnPIrable chez nous où la
e s'éloigne nettement
4r1 e dtitlte 11 d'une flotte d'attaque
I(tdelQ' Car., maIgre l'extraordi-
ellt de la division aérienne
iV. étnde guerre, il est entendu
l.:
que les deux divisions actuellement
constituées ne sont que des organes du
temps de paix.
En cherchant bien à travers une
réglementation incertaine et confuse,
l'on trouverait, certes, une réserve géné-
rale d'aviation gardée à la disposition
du Commandant en Chef, mais elle est
destinée à renforcer l'aviation orga-
nique des arméçs.
L'organisation italienne est la bonne
parce qu'elle est basée sur la logique
des expériences du passé comme sur la
prévision, humainement possible, des
conditions de la guerre future.
La nôtre repose autant sur des ques-
tions de personnes, de places à donner,
de grades à créer, que sur le souci d'u-
tiliser à plein rendement le redoutable
engin de guerre qu'est l'avion.
On a constituéen France des divisions,
des brigades, des régiments informes,
hybrides et parfaitement amorphes
dans le domaine de l'emploi tactique,
Du groupe à la division, toutes les
formations éclateraient dès la première
heure comme une bulle de savon,
seraient volatilisées, dispersées dans les
armées. Et il en serait fini des liens
de la camaraderie et du commandement
si péniblement entretenus en temps de
paix
Sans vouloir tenir compte des ensei-
gnements les plus probants de la der-
nière guerre, à savoir qu'il convient de
spécialiser les moyens dans le cadre de
missions tactiques déterminées, ou a
voulu absolument faire entrer l'aviation
dans les formations centenaires, de
l'armée de terre. On a méprisé la limite
que les faits imposaient à cette concep-
tion.
Je démontrerai un jour d'une manière
irréfutable que l'organisation actuelle
de l'aéronautique française aboutirait, à
la mobilisation, à un gâchis sans non, à
un désordre infiniment préjudiciable au
succès des opérations. - -
Je montrerai combien elle est dispen-
dieuse pour le budget de t Etat et qu'elle
constitue une inconcevable gageure
contre laquelle nul n'a encore osé
élever la voix.
Car il pourrait lui en cuire !.
André MORVAN.
Aéronautique militaire.
# Le commandant Chapelet, détaché à 'n
Direction Générale tic l'Aéroii aiiiiqtle (ministère
du Commerce) a été nommé chef du 2e Bureau,
à la lête duquel il remplace désonnais le Mft;-
tenant-colonel Biaise, appelé à: d'autres fonc-
t ions.
L'adjudant Maury, pilote an 39e régi-
ment, blessé grièvement e h Syrie le 14 mai 1920
au cours d'un service aérien commandé, vient
de recevoir la médaille militairc.
Aéronautique maritime;
la L'Enst igne de Vaisseau Anfray csl nommé
second de l'escadrille 5 C 1-au Centre d'Avia-
tion Maritime de Palyvestre.
0 L'Enseigne de vaisseau Saint-Rcquicr est
chargé des moteurs d'aviation au cours des;
moteurs iioiiveaiix, àttouloii,
t
L'AVANCEMENT DANS L'AVIATION
Quelques chiffres
Veut-on savoir l'âge qu'avaient à l'armistice
quelques-uns des organisateurs ou des chefs les
plus vivants, les p'us vigoureux de notre avia-
tion de guerre ? Voici :
Les généraux de Vau'gcmbnt etBarès : 46 ans;
de Goys : 42; Pujo : 40 ; le regretté colonel
Casse : 39 ; de Marau court, Picard, De nain,
Cheutin : 38; Gérard : 4i, etc., etc. La liste en
serait longue. 1
Les uns occupaient des postes louTds de res-
ponsabilités ou ils commandaient une division,
une .brigade, d'autres une aéronautique d'armée,
une escadre. ;
une escadre.
Et nous passons les nombreux commande-'
dants d'aéronautiques de C.A. qui n'avaient
pas 35 ans, les chefs d'escadrille qui n'en avaient
pas 25 1 Quant aux « as » innombrables de la
chasse, du bombardement, de l'observation :
dés enfants I. Leurs émules sont actuellement
en sixième rang dans une vague escadrille ou
enterrés dans un service « où il ne faut pas vo'er
pour être bien vu J. :
Tous ces hommes de la grande guerre, unis
par le cœur, unis par l'esprit, volaient, orga-
nisaient, se montraient objectifs, audacieux et
tonnaient, avec quelle Violence et quel sel,
contre les vieilles barbes de l'arrière qui faisaient
la guerre avec des « cosinus » ou dans les innom-
brab'es « Café du Commerce » de la rue Saint-
Dominique.
Mais ce qui était bon pour la guerre ne l'est
plus pour la paix.
Conclusion : si nos amis du Parlement n'y
prennent garde et que la guerre éclate dans
quinze ans, pas un commandant d'aéronautique
d'armée - fonction capitale - aura moins de
55 ans d'âge. Quant à ceux que le destin aura
placé à la tête d'une division eu d'une brigade,
ils. auront entre 55 et 63 ans.
Comme dé juste, après trois mois d'opéra-
lion, on les m limogera ». — Alors ?
Alors, Limoges s'étale toujours paresseuse-
ment sur les rives de la Vienne, mais c'est se on t
à ne dévoiler qu'à la mobilisation. Ne'le révélez
pas.
Dites-vous que s'il est parfois plus simple
et plus commode d'acheter « Les Ailes » chez
le marchand de journaux l'abonnement,
par contré, est le seul moyen d'assurer la
prospérité du journal.
UNE FEMME DANS L'AVIATION
Mlle Sébastienne Ouyot, ingénieur
Interviewer M"e Guyot n'est pas précisément
commode. Elle se refuse absolument à déclarer
quoi que ce soit, se drape dans une modestie
qui serait admirable si elle ne gênait considé-
rablement notre souci d'informateur.
- Voyons, chère Mademoiselle, un bon mou-
vement, nous - ne vous interrogerons ni sur la
composition de votre petit déjeuner, ni sur
votre goût-peur les «as » du cinéma. Notre-but
est louable. Il s'agit en l'espèce de montrer au
monde aéronautique ce que peut une femme
lorsqu'elle le veut fermement et'que des pro-
fessions qui, jusqu'alors étaient l'apanage du'
sexe fort, peuvent parfaitement réussir au sexe
dit — bien à tort du reste - faible.
- Vous avez préparé Centrale, y avez été
admise. De ces belles années ne vous reste-t-il
pas un souvenir particulièrement vivace. Non ?
Rien. L'étude soutenue. Le travail ca'me, la
connaissance d'une technologie barbare, d'un
monde de mécanisme où se mélangent harmo-
nieusement le planétaire de Watt, la came à
plateau, l'excentrique à collier.
— Après ces trois années de vie universi-
taire, vous vous lancez dans la vie industrielle.
Votre début fût pour la construction métal-
lique. Bien lourds et bien standardisas pour
vous, les ponts à la tonne et les fermes-au kilo-
mètre 1 Vous vouliez de l'étude, des rec]¡erchÚ.,
Plaît-il ? Je croyais que vous m'inter-
rompiez. Puisqu'il n'en est rien et tout ce préam-
bule étant exposé, pénétrons dans votre car-
rière aéronautique.
— Vous débutez dans une branche bien
ingrate : l'hélice. Ingrate parce que ce bout de
bois que le moteur fait virevolter n'a comme
organes pour faire connaître ses impressions,
que Je compte-tours, la montre, l'altimètre.
Allez-donc vous débrouiller avec ces données
confuses 1 Vous démêlez avec une facilité déri..
soire tous ces paramètres enchevêtrés, rognez
3-centimètres sur le diamètre, allongez un pcuf
le pas et plongez le tout pendant quelques insj
tants dans l'atmosphère standard. Le propul-,
seur est adapté.
- H. r r^ r
-, Vous estimez que c'est simple 1 Libre à
Mlle Sibaslienne Guyot.
vous, quant à nioi, je suis resté longtemps aba-
sourdi devant l'inconclvable aisance avec la-
quelle vous faisiez gagner 30 tpurs à une hélice
rébarbative qui s'obstinait ,il ne. pas déprsser
1.420. t ; i ; v.
— Oui, n'est-ce pas ? Nous sommes parfai-
tement d'accord. Pourtant, l'hélice mène à
l'avion. Voilà un beau domaine où vous vous
êtes trouvée à l'aise tout de suite. L'Aérody-
namique n'eût bientôt plus lien à vous refuser.
Tourbillons de Karman, sillage, viscosité, tur-
bulance devinrent de vieilles connaissances.
M Joukowsky et M. Prandtl livrèrent les secr:ts
qu'ils dissimulent au vulgaire sous des formules
compliquées avec des porte-manteaux dans
tous les coins, des intégrations à tous les étages.
- Certainement, enfance que tout cela 1 Et
les cours à la Sorbonne de M. le Président, la
recherche de la vérité aérodynamique une et
indivisible, les cahiers bourrés de notes.
— •••
- Théorie, dites-vous 1 Causons donc réali-
sation. Vos goûts personnels ? Biplans ? Poly-
plans ? Multiplans ? Sesquiplans ?
— Monoplan, n'est-ce pas et sans haubans
encore. De l'allongement ? Le plus possible. Te
la finesse ? Évidemment.
— Aérodynamicienne d'avant-garde, par-
sons à un antre sujet si vous m'y'autorisez. Un
avion c'est gentil sur le papier, cela devient'
beau à i'ateMer, c'est sublime en plein vol.
— Parfait. Survolons sans nous ^ttarder les'
épures où vous menez par le bout dii nez M. Clr-
peyron. Voyez, il vous suit fidèlement lè long
de tous les appuis. Evitons MM, Rankine et
Eu'er qui se disputent une compression aH-"
gieuse et anivons à l'atelier. Bois ou métal?
- Spruce, hêtre, duralumin, acier ?
- :.-
— Half and half alors, ou mieux, acier spé-
cial à 200 kgs. C'est délicat. C'est peut-être
un secret. Je n'insiste pas. Du reste mon en-
quête est presque linie. Un dernier mot. Aime-
riez-vous piloter? — Oui, n'est-ce pas? Vos
yeux brillent. S'affranchir du sol, voguer en
plein ciel sur un bel oiseau mécanique, avec un
centre de gravité qui iie se déplacerait pas de
trop, voilà qui serait agréable èt qui vous dé-
basserait en fin de votre persécuteur :
L'Enquêteur des Ailes
LEBAiLqES l'OUVREN«T' i
.- - - - f
j-. .,,, -. + ., ., '--'1 -
i , j' » 1 1- « ?^L V* :. r ::.
L'AVION BÈCHEREAU C2
biplace dé ccmbat, moteur Salmson 500 ev 1
l ,! t ï m
Le nom de l'ingériieur Béchereau est intinie-
ment lié aux progrès réa'isés par la navigation
aérienne. C'est avec son monoplan, le De )er-
dussin, qu'à l'époque, tous les records de vitesse
furent battrs par Prévost.
Après une éclipse d'assez longue durée,
M. Béchereau se remit à l'aviation en réalisant
un avion de vitesse qui fût expérimenté avec
succès, à Istres, par le lieutenant Féiigoule.
De cet appareil d'expérience est sorli J'avion
de combat biplace que l'on a pu voir au dernier
- -. Le biplace de conibul tit'cJiert(JU-Sul:i:?(>n :Jt,t¡ CV
Salon où il était exposé, dalis le stand de ia'
S.R.A.P., à côté du fuselage d'une limousine
commerciale du" mêtne ingféniéïff.'
La S.R.A.P. est une société, en formation,
pour la réalisation d'avions prototypes, qui
s'fcst assurée le concours technique de M. Bé-
chereau et l'exclusivité de ses brevets aéronau-
tiques.
'; : : - C
VOILURE. --L Le biplace de combat, Béche-
reau est un monop'an à ai!e mince légèrement
surélevée.
Celte aile evt en deux parties rattachées par
une cabane métallique., au-dessus (lu - fuselage. ,
A cet endroit,; le plan est àmincTet réduit sën-
sibVment à une- profondeur correspondant à
l'écartement des longerons, ceci pour augmenter
la visilti ité «lu pilote. L'aile affrété,--vue de
face, un légerj dièdre latéral vers le bas et, en
plan, une flèche longitudinale peu prononcée.
Elle est dotée d'ai'erons, sans compensa-
tion, peu profônds mais qui s'étendent sur toute
l'envergure. Lé^uîc rrtm sont commandés,"eh''
torsior, par des tubes.
La faible épaisseur du profil a nécessité une
mâture assez importance, ne laissant qu'un
insignifiant porte à faux à la voilure. Elle com-
porte, pour chaque demi-cellule, deux mon-
tants métalliques, fixés obliquement, de j'al-
terri eseur aux longerons de l'ai'e. Ces montants
sont controvenlés, pour palier aux efforts en
flexion, par deux contre fiches. En outre, des
points de fixation de ces contre fiches partent
deux autres montants obliques qui viennent
se ixer à j'ossature du flFelage, aux points cor-
respondants aux" attaches des jambes de l'at
terrisseur. Chaque paire de mâts est cro'sil-
lohnée par des câb'es d'acier. : • *
Le ntatériau utilisé pour la construction est
le bois. L'ossature dej'ai'.e est constituée par
deux longerons en spruce, de profil en I, ren-
forcé de chaque tcMé par du contreplaqué. Les
nervures sont enjsapin et en contreplaqué : elles
sont très rapprochées les unes des autres pour
assurer la permanence du profil. Le contre-
ventement intérieur est assuré par des nervures
de compression en bois composées, avec lattes
extérieures en frêne, et par des cordes à piano
La partie supérieure (Iti bord d'attaque est re-
couverte de cortreplaqué: la totalité de la
voilure est normâlèmènt, en toitm.
FusEtAcfE. Le Juseïage de-1 avion Béche-
reau, type C 2, a été spécialement étudié pour
recevoir le moteur Salmson en étoile. x
Il est constitué par une structure formée de
— t",. (orq .-\- ", '-'t,. - i <
quatre longerons,' en bois composés, réun's
par des montants et des travérsés. Ces longe-
rons supportent, en bout, la tôle de nxation".
du moteur et sont prolongés par une partie
métallique croisillonnée.
> Des couples et des lisses, rrouverbJle "t^ile
assurent le bon profilage de la* partie extérieure
arrière du fuselage. — * 4 - ,
L'habitacle du pilote est disposé- sous l'aile,
à la hauteur du longeron arrière de la voilure.
Une large échancrure permet d'y accéder. Am'
sitôt à la suite se trouve le poste du mitrai'-
leur qui est équipé d'une tourelle..
L'empennage est composé d'un plan fixe
réglable au sol. Ce p!an est constitué, comme la
voilure, par deux longerons supportant des uer-
vures très rapprochées. Un petit mât le main-
client «le chaque côté du fuselage.--Le gouver-
nail de profondeur, qui est articulé à la sui'e
du plan fixe, n'e'"t- pas compensé. Il est com-
mandé par des câblés doubles.-
L'empennage vertical, à profil mince, com-
porte une dérive, venue de construction av< c
la csrrosSerie-r-ffltr tiérive fait suite à l'appi i
tête du mitrailleur. L'empennage est haubanné
par deux eab'es qui vont se fixer aux ferrures
de raccordement d/s mj^s ïlti, p»a.n fixe. Le gou-
vernail de direclion trnpézoïdal est éga'imrnt
sans ccm pensai ion.
f.nnt~)i: ;RPUU;EUR. - Le moteur
un Salmson C.M. 18 à refroidissement par eau,
est monté sen.ib'ement à l'aplomb du bord
d'attaque de rare.*—"* --
L'arbre porte-hélice est allongé; il passe au
milieu d'un radiateur frontal, genre nids
«l'abeil'es.- -* - t v.^
Toute la partie avant du fuselage est recou-
verte d'un capot métallique amovible.
TRAIN D'ATTERRISSAGE. — Le train d'at-
terrissage. a une voie d'environ 3 mètres. Il
est constitué par des panneaux en bois com-
posés et découpés en V. Ces panneaux sont
entretoisés par un plan métallique porteur, lui-
même haubannè en son mitan par deux V nié-
t--ariqrres raccordés ait fuselage.
L'essieu est en deux parties reliées aux pan-
IleaIl par des amortisseurs Béchereau. Ces
amortisseurs sont formés par 24-brins de san-
dows terminés à leurs extrémités par des
attaches qui permettent de les remplacer iso"
lément.
C\RACTÉRtSTtQURS GÉNÉRALES :
Envergure totale : 14 m. 60 ;
Longueur totale : 10 mètres ;
Hauteur totale : 3 mètres ;
Profondeur moyenne de l'aile : 2 m. 20 ;
Surface portante: 35 mètres carrés ;
Poids du planeur : 720 kgs ;
* Poids -du groupe moto-propulseur : 838 kgs ;
Poids à vide : 1.558 kgs ;
Poids enlevér:802 kgs; ; « )
Poids total, en charge : 2.360 kgs ;
Charge au mètre carré : 67 kgs 420 ;
Charge au cheval : 4 kgs 720;
3
ii — SOUS LES COCARDES
SOUS LE SIGNE J
',-.A l, ,'" DU llCIEU R
^tiî^fialic^? autruchè.
1 1'( éfial' autruche. l'activité
'diifa SC!?nie sont ^es.faits posi-
du fascisme sont des faits posi-
ùSéquenel1 dun certain nombre de
eticpc îr nferr,ationales.
H i 9 est cani
ranpA k!6' QU e^e le veuille ou
rajle- e-béate, pacifiste et jobarde
ve p acée face à la hache et aux
ire • du iifJ,tur romain. Pas de quoi
ye GUS
li e (Jesr e '•••
?0tif'terra^ grande puissance git
'It Iterran ee. L'avenir l'affirmera de
façons ,
M.Mussolini pour lequel j'ai de l'ad -
- ,a point fait de confi-
Ion il ne MIa point fait de confi-
Il ne m'a poin t dit qu'il prépa-
une
une guerre.Il en prépare une
ï^eUHrt OU plutôt, le prodigieux
réparait u qu 11 est, agit comme s'il en
°nlh ne. est agit comme s'il en
, te q ,
s COntre !? Pas contre l'Angleterre,
contre l'Allemagne sans -
uCs ni Onqtérir. la terre aride des
es pi mA
W ves les Relies montagnes
,"Ie M. MUsolini est un homme
'I nouveaux, il prépare avec
la ouveaux. il prépare anc
[f^'le Be^err® aérienne. Son acco-
;epenù;ernardi en est le symbole. ,
eJe; Ly nt qUe nos amis de Marseille
[S,6, l'a via ce s'affolent pas- Pour
Sii^re n française n'a rien à
l'aviation italienne.,
-e de ^r'nc'Pes d'emploi que
IU le a eUvre, nombre de mesures-
'^I|C' llppll* que sont chez nous clas-
| ,
les institutions de l'aéronautique
ne ont en elles une énergie
supérieure. C'est ce fait que je
: meUre en lumière. !
e
hWk i',aiie
It Q 1 e '1
ll S que' 1 est apparu à de bons
que i a Concentration des moyens
IiQn les etandement unique sont lois;
(C'rqode eertines de toute organi-
! eSt ru P.
sSe îlefoïirce que ces lois constituent
Q/Cbe ule capable de donner à la
tirique et technique l'am-
Oljl1 die Par la guerre aérienne
%'(le 1 °T)ner par surcroît, aux
'if .^6$, 6 1 'utilisation des forces; de
l ^d 8 SolUt'0ns totales que le Minis-
'f Api.?nautique a été créé.
jUïl maître impérieux s'est
S^dr e et du coup, les particu-
mes,les routines des administra-
A'Vajp 2s® ^nt effondrés.
it1 réS Se sont efJond rés.
résultat à mon sens que le
i.vW 6111 d'hommes que le titré,
1 tet à et la forme du galon diffé-
iîd,l' lon gu© jusqu'au point de 1
otte ans gloire, étrangers les uns
h s
'tii, re- 0,rinies loin du compte en
,:er'!\Ut -
la vie intime, paperas-
c^0 n,/'re et paresseuse de l'a-
QfTic; pour apprendre com-
!te r bon pmu apprendre com-
.s volontés sont étouffées
I:¡ ba r°,s;d'un dossier, comment
Qh e dossier, comment
énrasculée par l'inertie
l S er la vindicte jalouse des
t t'a h
gutr 4ee 11 les ministères se font
III eQ}en PolJe. une gentille guerre à
At sous le couvert de « l'es-
r I» égoClen » qui, étroit et féroce-
'Q e, cte, sans chaleur. et sans
"Nf cOnf' sans chaleur, et sans
Ipj ence a tout faire plier
rè un mauvais d'ailleurs.
;tle4 le, i î ûhon est décrétée?. Fou-
eQ e et Pasionnée, une guerre
û'Vk^&s maritime - celle-là seu-
cas que j'évoque - se
heure.
Vrjus e e ez nous?.
,;I de t iénorme salade de quatre
e terre, de mer, de l'air ter-
¡ I des aIr maritime, salade des,
X h^e8cn Stre"ordres lancés par une;
Qe e lan e de services ne parlant pas
me langue 1 y
1 'ou Rue?.
,et us la Marine demander )
i!\^ le» Escadrilles du.Maroc pour
les scadrilles du Maroc pour
tm tttd, les six heures la base de
et le chef de l'aéroport de.
h6lltailt| comptant et re-
,\OUr ctares et les ares de son
et pour Presenter sa facture à lat
A Présenter sa facture à lai
j~t*~ la verve géniale d'un.
Po Uu évoquer les scènes bur-
Ji,lt Q Qbsol eUres tragiques !
dei! {)et¡ Qe- certitude que chacun
guerre poursoi et qu'une
It
h Aç Plus1 i~ héroïsme des enfants de.
\Si e Sv
Vu* stème « D » 'et les ciseaux
de dame Censure seraient
ver la face. A quel prix ?.:,
A.. •
'^C^Ptf6 l'organisation tactique,
Jtau6 inrifns s'opposent. La flotté
i¡¡1.. Enependante de l'Italie n'est
Ilq.l, le Eli 6 le sera en 1930-32 au plus
lVi \* Cn?]Prendra alors 80 esca-
itt,è pt kr, es en grandes unités
1en graudes unités
Ces 0llstamment sur le pied de
Ces escadrilles sont formelle.
i'q N cOlt} es à conduire pour leur
l'offensive aérienne. Une
'Id Q Ít\1 es escadrilles dites « de
I eQ tir )tlhaire » travailleraient au
Ii decées et de la marine.
II e entnPIrable chez nous où la
e s'éloigne nettement
4r1 e dtitlte 11 d'une flotte d'attaque
I(tdelQ' Car., maIgre l'extraordi-
ellt de la division aérienne
iV. étnde guerre, il est entendu
l.:
que les deux divisions actuellement
constituées ne sont que des organes du
temps de paix.
En cherchant bien à travers une
réglementation incertaine et confuse,
l'on trouverait, certes, une réserve géné-
rale d'aviation gardée à la disposition
du Commandant en Chef, mais elle est
destinée à renforcer l'aviation orga-
nique des arméçs.
L'organisation italienne est la bonne
parce qu'elle est basée sur la logique
des expériences du passé comme sur la
prévision, humainement possible, des
conditions de la guerre future.
La nôtre repose autant sur des ques-
tions de personnes, de places à donner,
de grades à créer, que sur le souci d'u-
tiliser à plein rendement le redoutable
engin de guerre qu'est l'avion.
On a constituéen France des divisions,
des brigades, des régiments informes,
hybrides et parfaitement amorphes
dans le domaine de l'emploi tactique,
Du groupe à la division, toutes les
formations éclateraient dès la première
heure comme une bulle de savon,
seraient volatilisées, dispersées dans les
armées. Et il en serait fini des liens
de la camaraderie et du commandement
si péniblement entretenus en temps de
paix
Sans vouloir tenir compte des ensei-
gnements les plus probants de la der-
nière guerre, à savoir qu'il convient de
spécialiser les moyens dans le cadre de
missions tactiques déterminées, ou a
voulu absolument faire entrer l'aviation
dans les formations centenaires, de
l'armée de terre. On a méprisé la limite
que les faits imposaient à cette concep-
tion.
Je démontrerai un jour d'une manière
irréfutable que l'organisation actuelle
de l'aéronautique française aboutirait, à
la mobilisation, à un gâchis sans non, à
un désordre infiniment préjudiciable au
succès des opérations. - -
Je montrerai combien elle est dispen-
dieuse pour le budget de t Etat et qu'elle
constitue une inconcevable gageure
contre laquelle nul n'a encore osé
élever la voix.
Car il pourrait lui en cuire !.
André MORVAN.
Aéronautique militaire.
# Le commandant Chapelet, détaché à 'n
Direction Générale tic l'Aéroii aiiiiqtle (ministère
du Commerce) a été nommé chef du 2e Bureau,
à la lête duquel il remplace désonnais le Mft;-
tenant-colonel Biaise, appelé à: d'autres fonc-
t ions.
L'adjudant Maury, pilote an 39e régi-
ment, blessé grièvement e h Syrie le 14 mai 1920
au cours d'un service aérien commandé, vient
de recevoir la médaille militairc.
Aéronautique maritime;
la L'Enst igne de Vaisseau Anfray csl nommé
second de l'escadrille 5 C 1-au Centre d'Avia-
tion Maritime de Palyvestre.
0 L'Enseigne de vaisseau Saint-Rcquicr est
chargé des moteurs d'aviation au cours des;
moteurs iioiiveaiix, àttouloii,
t
L'AVANCEMENT DANS L'AVIATION
Quelques chiffres
Veut-on savoir l'âge qu'avaient à l'armistice
quelques-uns des organisateurs ou des chefs les
plus vivants, les p'us vigoureux de notre avia-
tion de guerre ? Voici :
Les généraux de Vau'gcmbnt etBarès : 46 ans;
de Goys : 42; Pujo : 40 ; le regretté colonel
Casse : 39 ; de Marau court, Picard, De nain,
Cheutin : 38; Gérard : 4i, etc., etc. La liste en
serait longue. 1
Les uns occupaient des postes louTds de res-
ponsabilités ou ils commandaient une division,
une .brigade, d'autres une aéronautique d'armée,
une escadre. ;
une escadre.
Et nous passons les nombreux commande-'
dants d'aéronautiques de C.A. qui n'avaient
pas 35 ans, les chefs d'escadrille qui n'en avaient
pas 25 1 Quant aux « as » innombrables de la
chasse, du bombardement, de l'observation :
dés enfants I. Leurs émules sont actuellement
en sixième rang dans une vague escadrille ou
enterrés dans un service « où il ne faut pas vo'er
pour être bien vu J. :
Tous ces hommes de la grande guerre, unis
par le cœur, unis par l'esprit, volaient, orga-
nisaient, se montraient objectifs, audacieux et
tonnaient, avec quelle Violence et quel sel,
contre les vieilles barbes de l'arrière qui faisaient
la guerre avec des « cosinus » ou dans les innom-
brab'es « Café du Commerce » de la rue Saint-
Dominique.
Mais ce qui était bon pour la guerre ne l'est
plus pour la paix.
Conclusion : si nos amis du Parlement n'y
prennent garde et que la guerre éclate dans
quinze ans, pas un commandant d'aéronautique
d'armée - fonction capitale - aura moins de
55 ans d'âge. Quant à ceux que le destin aura
placé à la tête d'une division eu d'une brigade,
ils. auront entre 55 et 63 ans.
Comme dé juste, après trois mois d'opéra-
lion, on les m limogera ». — Alors ?
Alors, Limoges s'étale toujours paresseuse-
ment sur les rives de la Vienne, mais c'est se on t
à ne dévoiler qu'à la mobilisation. Ne'le révélez
pas.
Dites-vous que s'il est parfois plus simple
et plus commode d'acheter « Les Ailes » chez
le marchand de journaux l'abonnement,
par contré, est le seul moyen d'assurer la
prospérité du journal.
UNE FEMME DANS L'AVIATION
Mlle Sébastienne Ouyot, ingénieur
Interviewer M"e Guyot n'est pas précisément
commode. Elle se refuse absolument à déclarer
quoi que ce soit, se drape dans une modestie
qui serait admirable si elle ne gênait considé-
rablement notre souci d'informateur.
- Voyons, chère Mademoiselle, un bon mou-
vement, nous - ne vous interrogerons ni sur la
composition de votre petit déjeuner, ni sur
votre goût-peur les «as » du cinéma. Notre-but
est louable. Il s'agit en l'espèce de montrer au
monde aéronautique ce que peut une femme
lorsqu'elle le veut fermement et'que des pro-
fessions qui, jusqu'alors étaient l'apanage du'
sexe fort, peuvent parfaitement réussir au sexe
dit — bien à tort du reste - faible.
- Vous avez préparé Centrale, y avez été
admise. De ces belles années ne vous reste-t-il
pas un souvenir particulièrement vivace. Non ?
Rien. L'étude soutenue. Le travail ca'me, la
connaissance d'une technologie barbare, d'un
monde de mécanisme où se mélangent harmo-
nieusement le planétaire de Watt, la came à
plateau, l'excentrique à collier.
— Après ces trois années de vie universi-
taire, vous vous lancez dans la vie industrielle.
Votre début fût pour la construction métal-
lique. Bien lourds et bien standardisas pour
vous, les ponts à la tonne et les fermes-au kilo-
mètre 1 Vous vouliez de l'étude, des rec]¡erchÚ.,
Plaît-il ? Je croyais que vous m'inter-
rompiez. Puisqu'il n'en est rien et tout ce préam-
bule étant exposé, pénétrons dans votre car-
rière aéronautique.
— Vous débutez dans une branche bien
ingrate : l'hélice. Ingrate parce que ce bout de
bois que le moteur fait virevolter n'a comme
organes pour faire connaître ses impressions,
que Je compte-tours, la montre, l'altimètre.
Allez-donc vous débrouiller avec ces données
confuses 1 Vous démêlez avec une facilité déri..
soire tous ces paramètres enchevêtrés, rognez
3-centimètres sur le diamètre, allongez un pcuf
le pas et plongez le tout pendant quelques insj
tants dans l'atmosphère standard. Le propul-,
seur est adapté.
- H. r r^ r
-, Vous estimez que c'est simple 1 Libre à
Mlle Sibaslienne Guyot.
vous, quant à nioi, je suis resté longtemps aba-
sourdi devant l'inconclvable aisance avec la-
quelle vous faisiez gagner 30 tpurs à une hélice
rébarbative qui s'obstinait ,il ne. pas déprsser
1.420. t ; i ; v.
— Oui, n'est-ce pas ? Nous sommes parfai-
tement d'accord. Pourtant, l'hélice mène à
l'avion. Voilà un beau domaine où vous vous
êtes trouvée à l'aise tout de suite. L'Aérody-
namique n'eût bientôt plus lien à vous refuser.
Tourbillons de Karman, sillage, viscosité, tur-
bulance devinrent de vieilles connaissances.
M Joukowsky et M. Prandtl livrèrent les secr:ts
qu'ils dissimulent au vulgaire sous des formules
compliquées avec des porte-manteaux dans
tous les coins, des intégrations à tous les étages.
- Certainement, enfance que tout cela 1 Et
les cours à la Sorbonne de M. le Président, la
recherche de la vérité aérodynamique une et
indivisible, les cahiers bourrés de notes.
— •••
- Théorie, dites-vous 1 Causons donc réali-
sation. Vos goûts personnels ? Biplans ? Poly-
plans ? Multiplans ? Sesquiplans ?
— Monoplan, n'est-ce pas et sans haubans
encore. De l'allongement ? Le plus possible. Te
la finesse ? Évidemment.
— Aérodynamicienne d'avant-garde, par-
sons à un antre sujet si vous m'y'autorisez. Un
avion c'est gentil sur le papier, cela devient'
beau à i'ateMer, c'est sublime en plein vol.
— Parfait. Survolons sans nous ^ttarder les'
épures où vous menez par le bout dii nez M. Clr-
peyron. Voyez, il vous suit fidèlement lè long
de tous les appuis. Evitons MM, Rankine et
Eu'er qui se disputent une compression aH-"
gieuse et anivons à l'atelier. Bois ou métal?
- Spruce, hêtre, duralumin, acier ?
- :.-
— Half and half alors, ou mieux, acier spé-
cial à 200 kgs. C'est délicat. C'est peut-être
un secret. Je n'insiste pas. Du reste mon en-
quête est presque linie. Un dernier mot. Aime-
riez-vous piloter? — Oui, n'est-ce pas? Vos
yeux brillent. S'affranchir du sol, voguer en
plein ciel sur un bel oiseau mécanique, avec un
centre de gravité qui iie se déplacerait pas de
trop, voilà qui serait agréable èt qui vous dé-
basserait en fin de votre persécuteur :
L'Enquêteur des Ailes
LEBAiLqES l'OUVREN«T' i
.- - - - f
j-. .,,, -. + ., ., '--'1 -
i , j' » 1 1- « ?^L V* :. r ::.
L'AVION BÈCHEREAU C2
biplace dé ccmbat, moteur Salmson 500 ev 1
l ,! t ï m
Le nom de l'ingériieur Béchereau est intinie-
ment lié aux progrès réa'isés par la navigation
aérienne. C'est avec son monoplan, le De )er-
dussin, qu'à l'époque, tous les records de vitesse
furent battrs par Prévost.
Après une éclipse d'assez longue durée,
M. Béchereau se remit à l'aviation en réalisant
un avion de vitesse qui fût expérimenté avec
succès, à Istres, par le lieutenant Féiigoule.
De cet appareil d'expérience est sorli J'avion
de combat biplace que l'on a pu voir au dernier
- -. Le biplace de conibul tit'cJiert(JU-Sul:i:?(>n :Jt,t¡ CV
Salon où il était exposé, dalis le stand de ia'
S.R.A.P., à côté du fuselage d'une limousine
commerciale du" mêtne ingféniéïff.'
La S.R.A.P. est une société, en formation,
pour la réalisation d'avions prototypes, qui
s'fcst assurée le concours technique de M. Bé-
chereau et l'exclusivité de ses brevets aéronau-
tiques.
'; : : - C
VOILURE. --L Le biplace de combat, Béche-
reau est un monop'an à ai!e mince légèrement
surélevée.
Celte aile evt en deux parties rattachées par
une cabane métallique., au-dessus (lu - fuselage. ,
A cet endroit,; le plan est àmincTet réduit sën-
sibVment à une- profondeur correspondant à
l'écartement des longerons, ceci pour augmenter
la visilti ité «lu pilote. L'aile affrété,--vue de
face, un légerj dièdre latéral vers le bas et, en
plan, une flèche longitudinale peu prononcée.
Elle est dotée d'ai'erons, sans compensa-
tion, peu profônds mais qui s'étendent sur toute
l'envergure. Lé^uîc rrtm sont commandés,"eh''
torsior, par des tubes.
La faible épaisseur du profil a nécessité une
mâture assez importance, ne laissant qu'un
insignifiant porte à faux à la voilure. Elle com-
porte, pour chaque demi-cellule, deux mon-
tants métalliques, fixés obliquement, de j'al-
terri eseur aux longerons de l'ai'e. Ces montants
sont controvenlés, pour palier aux efforts en
flexion, par deux contre fiches. En outre, des
points de fixation de ces contre fiches partent
deux autres montants obliques qui viennent
se ixer à j'ossature du flFelage, aux points cor-
respondants aux" attaches des jambes de l'at
terrisseur. Chaque paire de mâts est cro'sil-
lohnée par des câb'es d'acier. : • *
Le ntatériau utilisé pour la construction est
le bois. L'ossature dej'ai'.e est constituée par
deux longerons en spruce, de profil en I, ren-
forcé de chaque tcMé par du contreplaqué. Les
nervures sont enjsapin et en contreplaqué : elles
sont très rapprochées les unes des autres pour
assurer la permanence du profil. Le contre-
ventement intérieur est assuré par des nervures
de compression en bois composées, avec lattes
extérieures en frêne, et par des cordes à piano
La partie supérieure (Iti bord d'attaque est re-
couverte de cortreplaqué: la totalité de la
voilure est normâlèmènt, en toitm.
FusEtAcfE. Le Juseïage de-1 avion Béche-
reau, type C 2, a été spécialement étudié pour
recevoir le moteur Salmson en étoile. x
Il est constitué par une structure formée de
— t",. (orq .-\- ", '-'t,. - i <
quatre longerons,' en bois composés, réun's
par des montants et des travérsés. Ces longe-
rons supportent, en bout, la tôle de nxation".
du moteur et sont prolongés par une partie
métallique croisillonnée.
> Des couples et des lisses, rrouverbJle "t^ile
assurent le bon profilage de la* partie extérieure
arrière du fuselage. — * 4 - ,
L'habitacle du pilote est disposé- sous l'aile,
à la hauteur du longeron arrière de la voilure.
Une large échancrure permet d'y accéder. Am'
sitôt à la suite se trouve le poste du mitrai'-
leur qui est équipé d'une tourelle..
L'empennage est composé d'un plan fixe
réglable au sol. Ce p!an est constitué, comme la
voilure, par deux longerons supportant des uer-
vures très rapprochées. Un petit mât le main-
client «le chaque côté du fuselage.--Le gouver-
nail de profondeur, qui est articulé à la sui'e
du plan fixe, n'e'"t- pas compensé. Il est com-
mandé par des câblés doubles.-
L'empennage vertical, à profil mince, com-
porte une dérive, venue de construction av< c
la csrrosSerie-r-ffltr tiérive fait suite à l'appi i
tête du mitrailleur. L'empennage est haubanné
par deux eab'es qui vont se fixer aux ferrures
de raccordement d/s mj^s ïlti, p»a.n fixe. Le gou-
vernail de direclion trnpézoïdal est éga'imrnt
sans ccm pensai ion.
f.nnt~)i: ;RPUU;EUR. - Le moteur
un Salmson C.M. 18 à refroidissement par eau,
est monté sen.ib'ement à l'aplomb du bord
d'attaque de rare.*—"* --
L'arbre porte-hélice est allongé; il passe au
milieu d'un radiateur frontal, genre nids
«l'abeil'es.- -* - t v.^
Toute la partie avant du fuselage est recou-
verte d'un capot métallique amovible.
TRAIN D'ATTERRISSAGE. — Le train d'at-
terrissage. a une voie d'environ 3 mètres. Il
est constitué par des panneaux en bois com-
posés et découpés en V. Ces panneaux sont
entretoisés par un plan métallique porteur, lui-
même haubannè en son mitan par deux V nié-
t--ariqrres raccordés ait fuselage.
L'essieu est en deux parties reliées aux pan-
IleaIl par des amortisseurs Béchereau. Ces
amortisseurs sont formés par 24-brins de san-
dows terminés à leurs extrémités par des
attaches qui permettent de les remplacer iso"
lément.
C\RACTÉRtSTtQURS GÉNÉRALES :
Envergure totale : 14 m. 60 ;
Longueur totale : 10 mètres ;
Hauteur totale : 3 mètres ;
Profondeur moyenne de l'aile : 2 m. 20 ;
Surface portante: 35 mètres carrés ;
Poids du planeur : 720 kgs ;
* Poids -du groupe moto-propulseur : 838 kgs ;
Poids à vide : 1.558 kgs ;
Poids enlevér:802 kgs; ; « )
Poids total, en charge : 2.360 kgs ;
Charge au mètre carré : 67 kgs 420 ;
Charge au cheval : 4 kgs 720;
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