Titre : Les Ailes : journal hebdomadaire de la locomotion aérienne / directeur, rédacteur en chef, Georges Houard
Éditeur : [s.n. ?] (Paris)
Date d'édition : 1931-12-17
Contributeur : Houard, Georges (1893-1964). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326846379
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12981 Nombre total de vues : 12981
Description : 17 décembre 1931 17 décembre 1931
Description : 1931/12/17 (A11,N548). 1931/12/17 (A11,N548).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65557972
Source : Musée Air France, 2013-273367
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/10/2013
12 LES AILES
N" 548. - 17-12-31.
LES MOTEURS DAVIATION
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I Accident d'avion, Descente en Flammes II
M ^roTieRieit 90 fols sur 100 : d'un collier desserré, FUITE b I
t ^L_ i D'ESSENCE; d'an attache-fil décroché, étincelle, INCENDIE. M
N t ~~J MECANICIENS, PILOTES, PASSAGERS, I
f \l pour votre SECURITE ABSOLUE, f I
f V nlces le COLLIER PC et l'ATTACHE-FIL PQ ( J A
homologués et classés t. par le S.T.I.Aé. V J J *
~~—~" Attention au montage. Demandez échantillon gratuit à W
MM MQHIifiC Etab. P C, 84. avenue Edouard-Vaillant. Billancourt (Seine) Maav- NonUy
iii Jra-
sun LES TERRAINS
D'aérodrome en aérodrome
A AGEN
IIHIIHIIIIlMtll
A l'école Le Folcavez, installée sur le ter-
rain de la Garenne, les élèves s'entraînent
régulièrement sous la conduite du moniteur
Liaudet. MM. Pasquier, Blanc et Courtès sont
sur le point d'être lâchés.
De son côté, Le Foicavez donne de nombreux
baptêmes sur l'un des avions Moth-Gipsy de
l'école. A signaler le passage de M. Sirvin, se
rendant, avec son Moth-Gipsy, de Toulouse à
Bergerac.
A MEAULTE
Le temps s'étant un peu amélioré, les pilotes
Parent et Duroyon ont réceptionné un lot de
Potez 25 A-2, à moteur Renault, et un lot de
Potez T.O.E. à moteur Lorraine S. G. A. Les
contre-réceptions de ces appareils ont été assu-
rées par les adjudants-chefs Rinn et Goret ;
quelques-uns d'entre eux ont été convoyés à
Romorantin et àt Etampes.
Au Groupe Technique, l'avion Potez 50 à
moteur Hispano-Suiza a réalisé, au cours d'un
essai, la vitesse de 261 km.-h.
Les avions Potez 36, à moteur Potez 6-Ab,
sont régulièrement utilisés à Méaulte.
L'école de pilotage fonctionne normalement;
les élèves en cours d'instruction font de grands
progrès.
A VILLACOUBLAY
"H"",,,,.. H MiMHIII II*
L'aérodrome a reçu, au cours de ces derniers
jours, de nombreuses visites qui ont modifié
son aspect habituel. Ce fut, tout d'abord, la
grande revue des prototypes qui a été passée,
l'autre mardi, par les groupes parlementaires
de la Chambre et du Sénat. Le Ministre de
l'Air, les généraux Poli-Marchetti et Féquant,
ainsi que M. Caquot, servaient de guides aux
visiteurs. Une centaine d'appareils, dont le
gros trimoteur D.B.70, venu spécialement de
Bordeaux, étaient alignés à cette occasion sur
toute la longueur du terrain.
Cette semaine, enfin, le Président de la Ré-
publique est venu assister à des présentations
en vol de nos modèles les plus récents.
Par ailleurs, on peut noter la présentation
du monoplan Farman F.211 quadrimoteur à
la Commission d'Examen et les premiers vols
du monoplan à ailes basses Pierre de Viscaya;
cet appareil est équipé d'un moteur Salmson
de 95 CV. Il a effectué, sous la conduite de
Delmotte, des essais très réussis. De son côté,
Descamps a emmené vingt-quatre passagers à
bord du trimoteur D.B.70 S.G.A.
Le « Jockey » Morane-Saulnier 224, à mo-
teur Gnome-Rhône-Jupiter, a permis au pilote
Lacombe, du Groupe des Avions Nouveaux,
d'exécuter deux belles montées à 10.500 et à
11.000 mètres. A signaler également les essais
du Bernard commercial à trois moteurs
Gnome-Rhône K-7 et du Nieuport 622 à mo-
teur Hispano-Suiza pourvu d'un compresseur
Farman.
Du côté des réceptions, les livraisons de
Wibault marins, de Lorraine-Hanriot 431, de
Lioré-et-Olivier et de Nieuport se sont nor-
malement effectuées.
A TOUSSUS LE-NOBLE
HmuiiiinnmHumiMiiMimnMum—Mmw
A l'école militaire, les boursiers de l'Etat
vont terminer incessamment leurs vols de per-
fectionnement.
Parmi les candidats au brevet de tourisme,
M. Roger Gnyot a passé dans de bonnes con-
ditions les épreuves pratiques et a subi avec
succès son examen technique; M. Rajan est
également sur le point de terminer son appren-
tissage; les autres candidats, dont un nouvel
inscrit, M. d'Estailleur-Chanteraine, poursui-
vent leur instruction en double commande
avec les moniteurs Freton et Moreau.
Au P.S.V., le commandant Langlois a exé-
cuté de nombreux vols d'entraînement.
Mlle Sébastienne Guyot a effectué plusieurs
heures d'entraînement sur F-234. MM. Kellner,
Quémin, Lesourd, Karp, Métayer et Weiller
ont également effectué quelques promenades
aux environs de l'aérodrome, sur leurs avions
personnels Farman F-203, F-202, F-231 et
F-291.
Plusieurs Goliath F-168 ont été réceptionnés
par les soins du chef-pilote Coupet et de
Burtin, puis livrés à l'Entrepôt Général d'Orly.
A LILLE-FLERS
1"111111111111111111' '"111111'"1111
Malgré le temps, particulièrement mauvais
dans la région du Nord, les membres du Club
d'Avions Légers des Flandres ont totalisé
90 heures 40 minutes de vol pendant le mois
de novembre.
Quelques petits voyages ont été effectués
par MM. Huet et Delemer, de Lille à Berck
et retour; par MM. Claeyssens et Chaillon, sur
le circuit Flers, Valenciennes, Ostende, Valen-
ciennes, Flers, Saint-Omer et retour; par
M. Liagre, de Flers à Paris et retour; enfin,
par M. Vanlaer, à Londres, Lymphe, Saint-
Inglevert et retour.
Les membres du club disputeront d'ici la
fin de l'année une petite épreuve amicale qui
consistera à parcourir dans le meilleur temps
le circuit Fiers, Arras, Douai, Valenciennes,
Flers.
L'ARBRE DE NOEL DE LA L.Aé.F.
IL AURA LIEU DIMANCHE A LA MAISON
DE LA MUTUALITE
La Ligue Aéronautique de France a 'orga-
nisé un arbre de Noël pour les Orphelins, de
l'Aviation. Cette fête de bienfaisance aura -
lieu, comme nous l'avons annoncé, dimanche
prochain, 20 décembre, à Paris, à la Maison
de la Mutualité.
Elle débutera à 13 h. 45, par un concert,
auquel les artistes suivants prêteront leur
concours : Francisque Darcieux, Adrienne
Gallon, Cambon, Reine Prévost, Desax Jean
Maugier. Le concert sera suivi de la présen-
tation du film « Gloria ».
La distribution des jouets aux orphelins
aura lieu ensuite.
Cette belle fête es]. placée sous la présidence
de M. J.-L. Dumesnil, ministre de l'Air, et de
M. Etienne Riché, sous-secrétaire dEtat. -
On trouvera des billets à 5, 10 et 20 francs,
aux bureaux de la Ligue Aéronautique de
France, 18, avenue Emmanuel-III.
A COUPS DE CISEAUX
Ce qu'écrivent les autres
Le fait de reproduire, sous cette rubrique, quelques opinions carac-
téristiques de nos confrères ne signifie nullement que ces opinions
- soient les nôtres. Mais nous pensons qu'il y a, dans la presse,
certains propos que les lecteurs des « AILES » ne doivent pas ignorer
LE COQUETIER D'HONNEUR
Çà gaze tout à fait bien et jamais
mes contemporains n'ont dit au-
tant de. bêtises. Aujourd'hui,
grand choix à tous les rayons; la
crise générale n'atteint pas les
membres de l'A. A. P. P., et notre chronique
hebdomadaire prospère de jour en jour.
Commençons par le Midi, ça nous réchauf-
fera un peu. LE PETIT MARSEILLAIS, relatant
avec lyrisme, l'arrivée de M. Paul Reynaud,
à Marignane, sur le C.A.M.S. de l'Air-
Orient, écrit :
L'appareil tourne, tombe doucement et
amerrit avec une rare perfection. Une vedette
part le prendre en remorque et l'amène au
ponton. Tout l'équipage de l'hydravion est
dehors, debout sur la carlingue ou sur les
haubans.
Sur les haubans! Boufre, tu parles d'une
position sociale!
Le même PETIT MARSEILLAIS (deux fois
cité), décrit ainsi l'accident du Fokker de
la ligne des Indes :
Il a roulé sur une très longue distance, a
fait un bond énorme et est retombé sur le
terrain, dont l'état laisse beaucoup à désirer,
surtout lors de la moisson.
Cette culture intensive sur l'aérodrome de
Bangkok ne me dit rien qui vaille. A moins
qu'il ne s'agisse de la mousson, ce qui n'est
pas tout à fait la même chose.
L'invention de M. Sauvant qui veut, de
800 mètres d'altitude, se précipiter sur le
SLII avec un avion muni d'un petit système
de sécurité idoine et ad boc, excite violem-
ment les passions journalistiques.
LA CROIX DES JEUNES GENS nous donne
des détails circonstanciés. Le principe
d'abord :
A l'origine de l'invention se trouve cette
expérience de physique amusante, qui con-
siste à introduire dans un œuf d'autruche un
œuf de poule et à jeter le tout à terre. L'œuf
de poule sont toujours intact de l'aventure.
)
Outre que l'œuf d'autruche est assez dif-
ficile à se procurer, je ne vois comment on
peut réussir l'opération, à moins de faire
venir l'œuf de poule « de fonderie », ce qui
représente des croisements assez compliqués.
L'appareil de M. Sauvant est aujourd'hui
prêt. La carlingue, dans laquelle sont placés
de puissants amortisseurs à huile et à double
paroi (f) peut, au moment de la chute se
clore automatiquement (??)
Drôle de mécanique, surtout lorsque l'on
lit dans LE MATIN, la description suivante :
La photographie que nous donnons repré-
sente M. Albert Sauvant près de son avion,
où l'on distingue la cabine, qui ressemble un
peu à la passerelle du commandant d'un
navire.
En somme, si j'ai bien compris, la passe-
relle a clôture automatique, c'est l'œuf d'au-
truche, et M. Albert Sauvant, c'est l'œuf de
poule.
C'est dit, c'est décidé, c'est définitif.
EXCELSIOR est fâché avec les chiffres. Dans
le même numéro, à la même page, j'ai pu
lire ceci :
L'aviateur australien Bert Hinkler, qui
réussit la traversée de l'Atlantique Sud, à
bord d'un avion de tourisme 12 CV, est
arrivé hier après-midi, à 14 heures, - à l'aéro-
drome de Hanworth.
Puis, à 24 cm. au S.-S.-E., ceci :
On n'a sans doute pas oublié l'exploit du
yacht américain « Daurade », gagnant de
la course croisière de l'Atlantique qui tra-
versa l'Atlantique Nord en 17 heures.
Ça fait du 300 km. à l'heure. Tous les
records sont battus!
L'AMI DU PEUPLE nous révèle qu'un Sué-
dois a construit un appareil pharamineux et
autogiratoire :
Avec cet appareil, aucune piste d'envol ou
d'atterrissage n'est nécessaire. Sa voilure
tournante a une envergure d'environ onze
mètres. La plus grande largeur de l'appa-
reil ne dépassera pas de cinq à six mètres.
Cela me semble assez difficile avec une
hélice de rI mètres de diamètre.
LE JOURNAL DE L'AÉRONAUTIQUE signale de
très curieux essais italiens :
La Société Breda exécute des essais sur
Breda-15 de tourisme muni du moteur Isotta
Fraschini « Asso 80 », à cylindres invertis,
ce qui permet une visibilité complète au
pilote et augmente la vitesse de l'appareil.
Ce moteur doit être assez curieux à voir
fonctionner.
LE PATRIOTE DES PYRÉNÉES, à propos d'un
accident, écrit :
Un avion de chasse de l'aéroport d'Aviano,
piloté par le lieutenant Cortinovi, a capoté.
Le pilote qui ne s'est pas servi de son para-
chute, a été tué.
Sans doute, parce que le capotage a été
trop rapide.
Un confrère qui va fort, c'est Maurice
Bourdet, qui, dans LE PETIT PARISIEN, fait
passer les ingénieurs pour des poivrots.
Le prototype est une sorte d'enfant-mar-
tyr, upi Poil-dr-Carotte de l'aéronautique.
Conçu dans l'ivresse, il ne tarde pas, dès sa
naissance, à éprouver la méfiance et l'hos-
tilité des hommes.
Quelques jours après, Maurice Bourdet ré-
cidive ; sans aucun doute, il tient à amélio-
rer son classement dans notre championnat,
puisqu'il annonce froidement, c'est le cas
de le dire, que.-
Costes, quand il s'aperçoit, cinq minutes
après son départ du Bourget, que son es-
sence est gelée, a le sang-froid de coucher
son Bréguet à quelques mètres d'une voie
ferrée.
Ce jour-là, il faisait tellement froid que
le thermomètre en patinait.
Yves Krier, dans PARIS-MIDI, va encore
plus fort en accordant aux pilotes des pas-
sions anormales :
Tant de ses aînés, comme lui servants fi-
dèles des Ailes terribles, ont payé de leur vie
cet amour inhumain.
Il est vrai qu'Yves Krier prend Détroyat
pour un cheval, puisqu'il écrit :
Détroyat m'entraîne dans son box sur les
murs duquel bien des vedettes parisiennes
ont signé leur nom. Nous trinquons avec 'un
verre de porto.
Mais il sera beaucoup pardonné à Yves
Krier. car il nous donne d'excellentes nou-
.)MM.
velles de notre grand Michel Détroyat, qui
va aussi bien que possible et qui compte
bientôt reprendre son service actif.
Enfin, après un témoignage de satisfac-
tion à LA CROIX, pour avoir publié sous la
même rubrique la chute d'un avion postal
et trois catastrophes, sans donner plus d'im-
portance à la première qu'aux trois autres,
nous terminerons en signalant à notre con-
frère Vu un tout petit anachronisme :
Mme Maryse Bastié .vient de battre le
record du monde de distance en ligne droite
pour avions légers. La voici dans son avion
au moment de prendre le départ.
Or, l'image qui accompagne cette légende
montre Maryse Bastié, toute souriante dans
la carlingue. d'un vieux G-3. Vu a quel-
ques années de retard.
Je remercie mes très honorés collègues de
l'Association Amicale des Pêcheurs de
Perles de leur belle activité. Frottons-nous
les mains ; mais ayons l'œil ouvert et le ci-
seau toujours prêt. Pour cette semaine, la
séance est terminée.
PRENEZ GARDE A L'AEROPEINTURE
Au fond, j'aime beaucoup les artistes qui
ont le cerveau en ébullition, à condition, bien
entendu, que je comprenne ce qu'ils disent.
Aussi, accueillerai-je dans la Revue de Presse
ces déclarations enflammées d'un disciple de
Marinetti, parues dans l'EQUERRE, de Liège :
La peinture, art statique, mort trompe-
l'œil, renfermera à présent le double mouve-
ment de l'aéroplane et de la main du pein-
tre qui maniera le crayon et le pinceau. Le
temps et l'espace sont pulvérisés par la cons-
tatation foudroyante que la terre s'enfuit à
toute vitesse sous l'avion immobile.
De longs jets de poésie vinrent à nous,
poète, en plein vol, bien touché par cette
artillerie insensée. De larges nappes plas-
tiques s'étaleront sur la toile ou le fibro-ci-
ment de l'aéropeintre. Va-et-vient de la vé-
rité lyrique.
L'avion comme la machine en général n'a .■
pas encore livré son dernier secret. Un ma-
gnétisme en émane qui travaille l'homme pré-
destiné aux souples accents de la poésie, aux
rythmes vrais du temps, le façonne et le rend
méconnaissable.
Pour la large nappe plastique, passe en-
core ; mais pour les longs jets de poésie, je
ne marche plus. C'est trop dangereux.
WING.
N" 548. - 17-12-31.
LES MOTEURS DAVIATION
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I Accident d'avion, Descente en Flammes II
M ^roTieRieit 90 fols sur 100 : d'un collier desserré, FUITE b I
t ^L_ i D'ESSENCE; d'an attache-fil décroché, étincelle, INCENDIE. M
N t ~~J MECANICIENS, PILOTES, PASSAGERS, I
f \l pour votre SECURITE ABSOLUE, f I
f V nlces le COLLIER PC et l'ATTACHE-FIL PQ ( J A
homologués et classés t. par le S.T.I.Aé. V J J *
~~—~" Attention au montage. Demandez échantillon gratuit à W
MM MQHIifiC Etab. P C, 84. avenue Edouard-Vaillant. Billancourt (Seine) Maav- NonUy
iii Jra-
sun LES TERRAINS
D'aérodrome en aérodrome
A AGEN
IIHIIHIIIIlMtll
A l'école Le Folcavez, installée sur le ter-
rain de la Garenne, les élèves s'entraînent
régulièrement sous la conduite du moniteur
Liaudet. MM. Pasquier, Blanc et Courtès sont
sur le point d'être lâchés.
De son côté, Le Foicavez donne de nombreux
baptêmes sur l'un des avions Moth-Gipsy de
l'école. A signaler le passage de M. Sirvin, se
rendant, avec son Moth-Gipsy, de Toulouse à
Bergerac.
A MEAULTE
Le temps s'étant un peu amélioré, les pilotes
Parent et Duroyon ont réceptionné un lot de
Potez 25 A-2, à moteur Renault, et un lot de
Potez T.O.E. à moteur Lorraine S. G. A. Les
contre-réceptions de ces appareils ont été assu-
rées par les adjudants-chefs Rinn et Goret ;
quelques-uns d'entre eux ont été convoyés à
Romorantin et àt Etampes.
Au Groupe Technique, l'avion Potez 50 à
moteur Hispano-Suiza a réalisé, au cours d'un
essai, la vitesse de 261 km.-h.
Les avions Potez 36, à moteur Potez 6-Ab,
sont régulièrement utilisés à Méaulte.
L'école de pilotage fonctionne normalement;
les élèves en cours d'instruction font de grands
progrès.
A VILLACOUBLAY
"H"",,,,.. H MiMHIII II*
L'aérodrome a reçu, au cours de ces derniers
jours, de nombreuses visites qui ont modifié
son aspect habituel. Ce fut, tout d'abord, la
grande revue des prototypes qui a été passée,
l'autre mardi, par les groupes parlementaires
de la Chambre et du Sénat. Le Ministre de
l'Air, les généraux Poli-Marchetti et Féquant,
ainsi que M. Caquot, servaient de guides aux
visiteurs. Une centaine d'appareils, dont le
gros trimoteur D.B.70, venu spécialement de
Bordeaux, étaient alignés à cette occasion sur
toute la longueur du terrain.
Cette semaine, enfin, le Président de la Ré-
publique est venu assister à des présentations
en vol de nos modèles les plus récents.
Par ailleurs, on peut noter la présentation
du monoplan Farman F.211 quadrimoteur à
la Commission d'Examen et les premiers vols
du monoplan à ailes basses Pierre de Viscaya;
cet appareil est équipé d'un moteur Salmson
de 95 CV. Il a effectué, sous la conduite de
Delmotte, des essais très réussis. De son côté,
Descamps a emmené vingt-quatre passagers à
bord du trimoteur D.B.70 S.G.A.
Le « Jockey » Morane-Saulnier 224, à mo-
teur Gnome-Rhône-Jupiter, a permis au pilote
Lacombe, du Groupe des Avions Nouveaux,
d'exécuter deux belles montées à 10.500 et à
11.000 mètres. A signaler également les essais
du Bernard commercial à trois moteurs
Gnome-Rhône K-7 et du Nieuport 622 à mo-
teur Hispano-Suiza pourvu d'un compresseur
Farman.
Du côté des réceptions, les livraisons de
Wibault marins, de Lorraine-Hanriot 431, de
Lioré-et-Olivier et de Nieuport se sont nor-
malement effectuées.
A TOUSSUS LE-NOBLE
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A l'école militaire, les boursiers de l'Etat
vont terminer incessamment leurs vols de per-
fectionnement.
Parmi les candidats au brevet de tourisme,
M. Roger Gnyot a passé dans de bonnes con-
ditions les épreuves pratiques et a subi avec
succès son examen technique; M. Rajan est
également sur le point de terminer son appren-
tissage; les autres candidats, dont un nouvel
inscrit, M. d'Estailleur-Chanteraine, poursui-
vent leur instruction en double commande
avec les moniteurs Freton et Moreau.
Au P.S.V., le commandant Langlois a exé-
cuté de nombreux vols d'entraînement.
Mlle Sébastienne Guyot a effectué plusieurs
heures d'entraînement sur F-234. MM. Kellner,
Quémin, Lesourd, Karp, Métayer et Weiller
ont également effectué quelques promenades
aux environs de l'aérodrome, sur leurs avions
personnels Farman F-203, F-202, F-231 et
F-291.
Plusieurs Goliath F-168 ont été réceptionnés
par les soins du chef-pilote Coupet et de
Burtin, puis livrés à l'Entrepôt Général d'Orly.
A LILLE-FLERS
1"111111111111111111' '"111111'"1111
Malgré le temps, particulièrement mauvais
dans la région du Nord, les membres du Club
d'Avions Légers des Flandres ont totalisé
90 heures 40 minutes de vol pendant le mois
de novembre.
Quelques petits voyages ont été effectués
par MM. Huet et Delemer, de Lille à Berck
et retour; par MM. Claeyssens et Chaillon, sur
le circuit Flers, Valenciennes, Ostende, Valen-
ciennes, Flers, Saint-Omer et retour; par
M. Liagre, de Flers à Paris et retour; enfin,
par M. Vanlaer, à Londres, Lymphe, Saint-
Inglevert et retour.
Les membres du club disputeront d'ici la
fin de l'année une petite épreuve amicale qui
consistera à parcourir dans le meilleur temps
le circuit Fiers, Arras, Douai, Valenciennes,
Flers.
L'ARBRE DE NOEL DE LA L.Aé.F.
IL AURA LIEU DIMANCHE A LA MAISON
DE LA MUTUALITE
La Ligue Aéronautique de France a 'orga-
nisé un arbre de Noël pour les Orphelins, de
l'Aviation. Cette fête de bienfaisance aura -
lieu, comme nous l'avons annoncé, dimanche
prochain, 20 décembre, à Paris, à la Maison
de la Mutualité.
Elle débutera à 13 h. 45, par un concert,
auquel les artistes suivants prêteront leur
concours : Francisque Darcieux, Adrienne
Gallon, Cambon, Reine Prévost, Desax Jean
Maugier. Le concert sera suivi de la présen-
tation du film « Gloria ».
La distribution des jouets aux orphelins
aura lieu ensuite.
Cette belle fête es]. placée sous la présidence
de M. J.-L. Dumesnil, ministre de l'Air, et de
M. Etienne Riché, sous-secrétaire dEtat. -
On trouvera des billets à 5, 10 et 20 francs,
aux bureaux de la Ligue Aéronautique de
France, 18, avenue Emmanuel-III.
A COUPS DE CISEAUX
Ce qu'écrivent les autres
Le fait de reproduire, sous cette rubrique, quelques opinions carac-
téristiques de nos confrères ne signifie nullement que ces opinions
- soient les nôtres. Mais nous pensons qu'il y a, dans la presse,
certains propos que les lecteurs des « AILES » ne doivent pas ignorer
LE COQUETIER D'HONNEUR
Çà gaze tout à fait bien et jamais
mes contemporains n'ont dit au-
tant de. bêtises. Aujourd'hui,
grand choix à tous les rayons; la
crise générale n'atteint pas les
membres de l'A. A. P. P., et notre chronique
hebdomadaire prospère de jour en jour.
Commençons par le Midi, ça nous réchauf-
fera un peu. LE PETIT MARSEILLAIS, relatant
avec lyrisme, l'arrivée de M. Paul Reynaud,
à Marignane, sur le C.A.M.S. de l'Air-
Orient, écrit :
L'appareil tourne, tombe doucement et
amerrit avec une rare perfection. Une vedette
part le prendre en remorque et l'amène au
ponton. Tout l'équipage de l'hydravion est
dehors, debout sur la carlingue ou sur les
haubans.
Sur les haubans! Boufre, tu parles d'une
position sociale!
Le même PETIT MARSEILLAIS (deux fois
cité), décrit ainsi l'accident du Fokker de
la ligne des Indes :
Il a roulé sur une très longue distance, a
fait un bond énorme et est retombé sur le
terrain, dont l'état laisse beaucoup à désirer,
surtout lors de la moisson.
Cette culture intensive sur l'aérodrome de
Bangkok ne me dit rien qui vaille. A moins
qu'il ne s'agisse de la mousson, ce qui n'est
pas tout à fait la même chose.
L'invention de M. Sauvant qui veut, de
800 mètres d'altitude, se précipiter sur le
SLII avec un avion muni d'un petit système
de sécurité idoine et ad boc, excite violem-
ment les passions journalistiques.
LA CROIX DES JEUNES GENS nous donne
des détails circonstanciés. Le principe
d'abord :
A l'origine de l'invention se trouve cette
expérience de physique amusante, qui con-
siste à introduire dans un œuf d'autruche un
œuf de poule et à jeter le tout à terre. L'œuf
de poule sont toujours intact de l'aventure.
)
Outre que l'œuf d'autruche est assez dif-
ficile à se procurer, je ne vois comment on
peut réussir l'opération, à moins de faire
venir l'œuf de poule « de fonderie », ce qui
représente des croisements assez compliqués.
L'appareil de M. Sauvant est aujourd'hui
prêt. La carlingue, dans laquelle sont placés
de puissants amortisseurs à huile et à double
paroi (f) peut, au moment de la chute se
clore automatiquement (??)
Drôle de mécanique, surtout lorsque l'on
lit dans LE MATIN, la description suivante :
La photographie que nous donnons repré-
sente M. Albert Sauvant près de son avion,
où l'on distingue la cabine, qui ressemble un
peu à la passerelle du commandant d'un
navire.
En somme, si j'ai bien compris, la passe-
relle a clôture automatique, c'est l'œuf d'au-
truche, et M. Albert Sauvant, c'est l'œuf de
poule.
C'est dit, c'est décidé, c'est définitif.
EXCELSIOR est fâché avec les chiffres. Dans
le même numéro, à la même page, j'ai pu
lire ceci :
L'aviateur australien Bert Hinkler, qui
réussit la traversée de l'Atlantique Sud, à
bord d'un avion de tourisme 12 CV, est
arrivé hier après-midi, à 14 heures, - à l'aéro-
drome de Hanworth.
Puis, à 24 cm. au S.-S.-E., ceci :
On n'a sans doute pas oublié l'exploit du
yacht américain « Daurade », gagnant de
la course croisière de l'Atlantique qui tra-
versa l'Atlantique Nord en 17 heures.
Ça fait du 300 km. à l'heure. Tous les
records sont battus!
L'AMI DU PEUPLE nous révèle qu'un Sué-
dois a construit un appareil pharamineux et
autogiratoire :
Avec cet appareil, aucune piste d'envol ou
d'atterrissage n'est nécessaire. Sa voilure
tournante a une envergure d'environ onze
mètres. La plus grande largeur de l'appa-
reil ne dépassera pas de cinq à six mètres.
Cela me semble assez difficile avec une
hélice de rI mètres de diamètre.
LE JOURNAL DE L'AÉRONAUTIQUE signale de
très curieux essais italiens :
La Société Breda exécute des essais sur
Breda-15 de tourisme muni du moteur Isotta
Fraschini « Asso 80 », à cylindres invertis,
ce qui permet une visibilité complète au
pilote et augmente la vitesse de l'appareil.
Ce moteur doit être assez curieux à voir
fonctionner.
LE PATRIOTE DES PYRÉNÉES, à propos d'un
accident, écrit :
Un avion de chasse de l'aéroport d'Aviano,
piloté par le lieutenant Cortinovi, a capoté.
Le pilote qui ne s'est pas servi de son para-
chute, a été tué.
Sans doute, parce que le capotage a été
trop rapide.
Un confrère qui va fort, c'est Maurice
Bourdet, qui, dans LE PETIT PARISIEN, fait
passer les ingénieurs pour des poivrots.
Le prototype est une sorte d'enfant-mar-
tyr, upi Poil-dr-Carotte de l'aéronautique.
Conçu dans l'ivresse, il ne tarde pas, dès sa
naissance, à éprouver la méfiance et l'hos-
tilité des hommes.
Quelques jours après, Maurice Bourdet ré-
cidive ; sans aucun doute, il tient à amélio-
rer son classement dans notre championnat,
puisqu'il annonce froidement, c'est le cas
de le dire, que.-
Costes, quand il s'aperçoit, cinq minutes
après son départ du Bourget, que son es-
sence est gelée, a le sang-froid de coucher
son Bréguet à quelques mètres d'une voie
ferrée.
Ce jour-là, il faisait tellement froid que
le thermomètre en patinait.
Yves Krier, dans PARIS-MIDI, va encore
plus fort en accordant aux pilotes des pas-
sions anormales :
Tant de ses aînés, comme lui servants fi-
dèles des Ailes terribles, ont payé de leur vie
cet amour inhumain.
Il est vrai qu'Yves Krier prend Détroyat
pour un cheval, puisqu'il écrit :
Détroyat m'entraîne dans son box sur les
murs duquel bien des vedettes parisiennes
ont signé leur nom. Nous trinquons avec 'un
verre de porto.
Mais il sera beaucoup pardonné à Yves
Krier. car il nous donne d'excellentes nou-
.)MM.
velles de notre grand Michel Détroyat, qui
va aussi bien que possible et qui compte
bientôt reprendre son service actif.
Enfin, après un témoignage de satisfac-
tion à LA CROIX, pour avoir publié sous la
même rubrique la chute d'un avion postal
et trois catastrophes, sans donner plus d'im-
portance à la première qu'aux trois autres,
nous terminerons en signalant à notre con-
frère Vu un tout petit anachronisme :
Mme Maryse Bastié .vient de battre le
record du monde de distance en ligne droite
pour avions légers. La voici dans son avion
au moment de prendre le départ.
Or, l'image qui accompagne cette légende
montre Maryse Bastié, toute souriante dans
la carlingue. d'un vieux G-3. Vu a quel-
ques années de retard.
Je remercie mes très honorés collègues de
l'Association Amicale des Pêcheurs de
Perles de leur belle activité. Frottons-nous
les mains ; mais ayons l'œil ouvert et le ci-
seau toujours prêt. Pour cette semaine, la
séance est terminée.
PRENEZ GARDE A L'AEROPEINTURE
Au fond, j'aime beaucoup les artistes qui
ont le cerveau en ébullition, à condition, bien
entendu, que je comprenne ce qu'ils disent.
Aussi, accueillerai-je dans la Revue de Presse
ces déclarations enflammées d'un disciple de
Marinetti, parues dans l'EQUERRE, de Liège :
La peinture, art statique, mort trompe-
l'œil, renfermera à présent le double mouve-
ment de l'aéroplane et de la main du pein-
tre qui maniera le crayon et le pinceau. Le
temps et l'espace sont pulvérisés par la cons-
tatation foudroyante que la terre s'enfuit à
toute vitesse sous l'avion immobile.
De longs jets de poésie vinrent à nous,
poète, en plein vol, bien touché par cette
artillerie insensée. De larges nappes plas-
tiques s'étaleront sur la toile ou le fibro-ci-
ment de l'aéropeintre. Va-et-vient de la vé-
rité lyrique.
L'avion comme la machine en général n'a .■
pas encore livré son dernier secret. Un ma-
gnétisme en émane qui travaille l'homme pré-
destiné aux souples accents de la poésie, aux
rythmes vrais du temps, le façonne et le rend
méconnaissable.
Pour la large nappe plastique, passe en-
core ; mais pour les longs jets de poésie, je
ne marche plus. C'est trop dangereux.
WING.
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