Titre : Les Ailes : journal hebdomadaire de la locomotion aérienne / directeur, rédacteur en chef, Georges Houard
Éditeur : [s.n. ?] (Paris)
Date d'édition : 1931-10-15
Contributeur : Houard, Georges (1893-1964). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326846379
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12981 Nombre total de vues : 12981
Description : 15 octobre 1931 15 octobre 1931
Description : 1931/10/15 (A11,N539). 1931/10/15 (A11,N539).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65557883
Source : Musée Air France, 2013-273367
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/10/2013
12
LES AILES
N° - 539. - 15-10-31 ---
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0.80 si
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- : ; ; -- C.0
'40 <~ -
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•••vVoç*.
- ~:. ~-
SUR LES TERRAINS
D'aérodrome en aérodrome
A MEAULTE
riiiiiiiiiMMtttiiiiiiiuaMi
En dépit des conditions atmosphériques assez
inégales, les pilotes Duroyon et Parant ont ré-
ceptionné une série d'avions Posez 25 à moteur
Renault; ces appareils ont été contre-réception-
nés par le lieutenant Rimbault et l'adjudant
Loriot.
D'autre part, quatre monoplans de tourisme
Potez 36 ont été également réceptionnés.
M. Mendel, accompagné de M. Hérissé, est venu
aussitôt prendre livraison de son avion ainsi
que MM. Mesian et Delloye, au nom de l'Aéru-
Club de Valenciennes. Les deux autres appa-
reils réceptionnés sont réservés à l'Aéro-Ciub
de Provence et à l'Aéro-Club de Chamonix.
Par ailleurs, de nombreux avions particuliers
viennent fréquemment se poser sur le terrain
de Méaulte pour s'y ravitailler, ou, simplement,
en amis, comme but de promenade.
A ORLY
Trois élèves ont passé leur brevet de pilote
de tourisme, la semaine dernière, à l'Ecole
du Club des « Jeunes Ailes Il. Ce sont MM. Mi-
chel, Rocha et Fernando.
Parmi les autres candidats, MM. Barbaroux,
Alban et Pesta volent seuls et MM. Diétrich,
Sibline, Marion, Calousdian, Bréban, Bouyguet,
Baise, Roeberle, Gasse, Mille, Laurens, Rigault,
Ferrand, Darzillière, Foressier, Besnard et de
Lemethe pousuivent leur entraînement; plu-
sieurs de ces élèves sont sur le point d'être
« lâchés ».
A VILLACOUBLAY
Ces derniers jours ont marqué, à Villacou-
blay, une recrudescence d'activité.
Chez Henry Potez, le pilote Lemoine pré-
sente au S.T.I.Aé., l'avion Potez 50 équipé
d'un moteur Lorraine Il Courlis Il de 600 CV
et différents prototypes de cette firme : un
monoplan 36 à moteur Potez, un trimoteur
colonial, etc.
Chez Lioré-et-Olivier, Schnée poursuit la pré-
sentation du biplan quadrimoteur et récep-
tionne des avions de bombardement, Le O. 20
Bn 3.
Chez Nieuport, on s'occupe des avions R.2,
des monoplans commerciaux types 540 et 740
tout en livrant quelques avions de série N.622
pour les Forces Aériennes et des limousines
N.391 pour la C.A.F.
Parmi les autres essais, il faut signaler les
sorties du Farman à aile basse F.230, équipé
d'un moteur Hispano-Suiza de 100 CV., du tri-
moteur de transport Bernard, de l'amphibie
Schreck 172 à moteur Gnome-Rhône K.7; des
monoplaces de chasse Dewortine, à moteur
Rolls-Royce et « Mistral-Major », etc.
Les réceptions d'avions neufs ou réparés se
poursuivent chez Breguet, par Signerin; chez
Lorraine-Hanriot, par Berthelin; aux Mureaux
A.II.l'. par Abraham. Les avions R.2 de divers
constructeurs ont également exécuté quelques
vols; un d'entre eu",-, le Latécoere 4ifu, a été
enuommage a la suite d'un mauvais départ.
De son côté, Morin. continue les essais du
monoplan commercial Loire-XL. Cet appareil
est un monoplan a aile haute haubanee par
deux paires de mats; l'acces ue sa cabine est
facilitée par de larges portes. A signaler, ega-
lement, l'amenagement uu poste de pilotage,
qui comporte une conduite intérieure garnie de
grandes et nombreuses baies virées.
A TUUSSuS-Lb-NOËLfc
iiiiimifiiiiititiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiniiiiiiiMiiiiii
Chez Farman, à l'école civile, M. Chang a
exceute dans de boanes conditions les ap^eu-
ves d'adresse et ~d'aunude du ureve. de tou-
risme; M. Tchi a été » tache.. et un nouvel
inscrit, M. Huy, a commencé son instruction.
Au pilotage sans vi&ibilue, M. Le Gan, de
la Compagnie Air-Union Aeronavale, a parfai-
tement réussi les épreuves et a obtenu son bre-
vet d'aptitude.
A l'école des boursiers, le per-tcctiuncment
des futurs pilotes militaires se pouruit régu-
lièrement sous la conduite des moniteurs bre-
ton et Moreau.
Le pilote liiuau a effectué, dans le courant
de la semaine, plusieurs missions photographi-
ques au-uessus de la région parisienne pour le
compte de la Société Gahus; il poursuit un
travail identique dans la région d'Orange.
Le pilote Bur.in, sur un avion F-200, s'est
rendu en compagnie de M. Micnaud dans les
régions de Rouen et de Troy - pour effectuer
également des relevés photographiques.
Le Capitaine Baradès est rentré avec son Far-
man-Hispano 201 au Centre de Toussus après
avoir suivi pendant quelques étapes les avions
du Concours National de Tourisme. Enfin, deux
Goliath Marine F-168 ont é.é livrés à Orly par
les pilotes Thuau et Burtin.
A GUYANCOURT
'11111"11111 nit. '11" Il Il 11111111
L'école de pilotage du Club de l'Avionnette
a reçu les inscriptions de MM. Musnier et
Guilllou. Les élèves en instruction poursuivent
activement leur entraînement; un d'entre eux,
M. Mascré, vient d'être lâché. De nombreux
membres brevetés effectuent de petits voyages
et se perfectionnent dans la navigation; parmi
les plus assidus, il faut citer Mme Louise
Bourbon-Chicoineau et MM. Bleustein, Ferrin,
Desteffanis - et - Henrard. ---
A COUPS DE CISEAUX
Ce qu'écrivent les autres
Le fait de reproduire, sous cette rubrique, quelques opinions carac-
teristiques de nos confrères ne signifie nullement que ces opinions
soient les nôtres. Mais nous pensons qu'il y a, dans la presse,
certains propos que les lecteurs des « AILES » ne doivent pas ignorer
LE COQUETIER D'HONNEUR
Mes bons amis, entendons-nous
bien. Ne peuvent prendre part au
grand championnat du Coquetier
d'honneur que les astuces ou les
erreurs des journalistes, et non les
fautes d'impression relevant seulement des
linos. Ainsi, la moyenne de 957 km., publiée
la semaine dernière par LES AILES, ne permet
pas l'attribution du coquetier, car tout le
monde a rétabli la moyenne de Stainforth :
657 km.-heure. Cela permettra, tout au plus,
à M. Soupault, notre vénéré imprimeur, de
nous offrir un byrrh-cassis pour laver cet
affront.
Par contre, et à titre d'exemple pour
illustrer ma thèse, j'inscris au palmarès de
l'épreuve LE PETIT RÉGIONAL DE L'YONNE,
peur avoir disposé, sous la photographie de
l'automobile sur rail de Michelin, la légende
suivante :
L'autogire à pneus sur rails a fait un essai
à grande vitesse sur le parcours Paris-
Deauville.
Voici un autre petite fantaisie, qui n'est
pas mauvaise non plus. Je l'ai trouvée dans
la revue L'EQUIPEMENT AUTOMOBILE, sous la
signature de M. Alexis de Sakhnoffsky, qui,
s'il est très fort dans la partie « automo-
bile », semble avoir de singulières idées sur
l'aviation.
La surface portante des avions de vitesse
étant très restreinte, cela oblige, pour obte-
nir un coefficient de sécurité suffisant, à des
vitesses fantastiques indispensables, surtout
à l'atterrissage. On note également les di-
mensions exagérées des flotteurs employés
sur tous les avions de grande vitesse.
Et cela continue par des considérations
artistiques et colorées sur l'aérodynamique :
Enfin, notons que le profilage des lignes
de cylindres peut être accentué par une com-
binaison de couleur adéquate, créant un léger
contraste et rendant inutiles toutes moulures
ou autres ornements. Que l'on compare les
lignes de cet engin idéa,l à ceux de la plu-
part des avions moyens dits de sport, et l'on
se rendra compte de combien ils sont anti-
fuyants à la suite d'un profilage où le côté
artistique a été totalement ignoré ou négligé.
L'ami C.-G. Grey vient à notre secours
pour compléter la rubrique, et je lui dois
deux savoureuses histoires. Les voici, telles
qu'elles ont été traduites de THE AERO-
PLANE :
Une revue rapporte une histoire, conve-
nablement intitulée « Le Gratte-ciel ». De
ce chef-d'œuvre d'invention, nous notons
très exactement ce qui suit :
v L'avion postal passa au-dessus des têtes;
ils entendirent le chant puissant du moteur,
le battement des grandes ailes. »
L'expert aéronautique qui a écrit cela a
sans doute oublié qu'il s'adressait à des lec-
teurs qui n'étaient pas des techniciens, et il
a omis d'expliquer que la vibration des ailes
est un phénomène tout à fait normal chez les
avions postaux, mais qui est bien différent
du c buffeting », qui est un battement
anormal de la queue, lequel, à son tour, ne
doit pas être confondu avec le < buffetee-
ring », qui est l'art séculaire de s'ouvrir un
chemin jusqu'au buffet, en jouant des coudes,
peur y boire quelque bière ou quelque li-
queur et se fondre prestement de nouveau
dens la foule.
Très joli ! Le malheur, c'est que nous
n'avons pu rendre certaines trouvailles de
C.-G. Grey, qui sont proprement intradui-
sibles. La deuxième histoire est également
très savoureuse.
Un autre étrange phénomène, récemment
rapporté par la presse quotidienne, semblait
d'abord une survivance de la Magie. Le
titre disait : « Pilote du manche à oalai. —
Jeune fille de dix-neuf ans. — Vole seule
après deux heures trente d'instruction. »
L'article annonçait que la jeune fille avait
eu, il y a quelque temps, « le sens de l'air »
(nos ancêtres auraient dit qu'elle était pos-
sédée du diable), et qu'elle avait appris elle-
même la théorie du vol avec un véritable
manche à balai. Après un entraînement in-
tensif dans l'habitacle qu'elle avait construit
cher. elle, la baignoire de la petite sœur
Suçy, sans doute, elle se rendit à l'aéroport
Custiss pour parfaire son instruction.
Nous aussi, nous avons pris nos premières
leçons de théorie du vol avec un manche à
balai ; mais c'étaient nos parents qui le
tenaient et il n'allait jamais que dans la
même et seule direction. loin du placard
aux confitures !
LA DISCIPLINE
L'ŒUVRE nous conte qu'un biplan bimoteur
militaire a eu un petit incident d'atterrissage
sur la terrasse du château de Pompiétain. à
Blain, où il venait participer à une partie de
chasse; l'article se termine ainsi :
Faire des avions militaires, des lourds et
coûteux appareils de l'armée. une espèce de
véhicule personnel et ostentatoire, avec, pour
résultat, d'abîmer l'appareil et de jeter
l'émoi dans le cœur des jolies chasseresses eh
bien, non, jamais on ne fera admettre au
contribuable que c'est un exercice prépara-
toire à la défense nationale.
Cette petite histoire est bien désagréable,
car au fond, L'ŒUVRE a raison. Nous ne
voyons pas le commandant d'un sous-marin
partir avec son bâtiment pour rendre visite
à des amis. Si les Forces Aériennes veulent
être une grande chose, il serait bon qu'elles
s appliquassent, d'elles-mêmes, quelques règles
simples de discipline.
LA SITUATION AMERICAINE
M. Henri Bouché dans L'AÉRONAUTIQUE,
analyse un article de M. Charles Lawrence
qu'il publie d'autre part. M. Chartes Law-
rance, anciennement un des dirigeants du
puissant groupe Curtiss-Wrigbt, après avoir
repris sa liberté, a été élu président de l'Aéro-
nautical Chamber of Commerce; cette situa-
tion donne un grand intérêt à ses déclara-
tions, que notre bon confrère résume ainsi :
1° La tentative faite en 1929 pour créer
aux Etats-Unis le « besoin aéronautique » a
échoué; le public a refusé les avions qu'on
voulait lui vendre, simplement parce qu'il a
très vite compris qu'il n'en aurait pas encore
pour son argent. ni pour son risque;
2° Le redressement et l'assainissement de
l'industrie aéronautique américaine, pourtant
sérieusement émondée, tient beaucoup moins,
aux progrès de l'aviation civile — sur les-
quels il y aurait à faire bien des réserves,
car ils n'ont été acquis que par des baisses
répétées de tarifs et des subventions accrues
— qu'à l'importance nouvelle donnée aux
commandes de guerre.
M. Lawrance écrit loyalement que l'in-
dustrie aéronautique américaine ne pourrait
pas encore vivre d'un libre marché com-
mercial. Cela signifie simplement que la
technique sur laquelle se fonde aujourd'hui
la locomotion aérienne est, aux Etats-Unis
et en Europe, au même stade d'enfance pré-
caire. Pour que naisse une industrie aéro-
nautique qui ne soit plus, à travers 16
monde entier, une industrie de guerre -
avouée ou non — il faut que l'avion s'amé-
liore, et il faut peut-être même qu'il change.
L'aviation américaine a été victime des
financiers qui, sans se soucier des considé-
rations techniques, n'ont vu en elle qu'un
champ de spéculation boursière, à la ma-
nière des lotissements de la Floride.
UNE AVENTURE GRAND'GUIGNOLESQUE
M. Michel Georges-Michel rapporte, dans
EXCELSIOR, une conversation qu'il eut avec
M. Francis de Croisset. retour du Brésil.
C'est une aventure épouvantable survenue
au comte Robilant, représentant d'une
vieille famille piémontaise. Le jeune pilote,
malgré les conseils de tout le monde, s'en-
vola avec son mécanicien pour explorer le
Brésil inconnu. Une panne les immobilisa
loin de tout centre habité.
Robilant décida d'abandonner l'avion et
de revenir à travers la forêt, en traînant
derrière lui son mécanicien. Ils traversèrent
l'Amazone à la nage. plusieurs fois en dépit
des crocodiles et surtout des.. pirana »,
petits poissons voraces qui dévorent tout
être vivant dès que celui-ci a été blessé, si
peu que ce fût.
Dans la forêt, ils trouvèrent une plante
qu'ils crurent comestible. Elle les empoisonna
à demi. Et c'est avec des lèvres de négresses
à plateaux, enflées et violâtres, qu'ils conti-
nuèrent leur dur chemin.
Le sixième jour, le mécanicien abandonna,
s'assit au pied d'un arbre et ordonna à son
chef de continuer sa route, n'acceptant que
ae garder le revolver.
Et Robilant repartit, avec une machète
pour toute arme.
Elle lui servit tout de suite, contre un de
ces énormes serpents, si voraces que, lors-
qu'ils mangent la tête d'un bœuf, ils l'ava-
lent, cornes comprises.
Robilant connaissait la défense : lever les
bras, laisser le serpent s'enrouler et le tailla-
der ensuite à coups de machète, ce qui n'est
pas un tout petit combat.
Chaque nuit, il couchait dans une four-
che d'arbre. Il entendait le bruit métallique
des peaux de serpent glissant sur les
branches.
Robilant, grâce à une énergie peu com-
mune, arriva enfin dans un lieu habité.
Lorsque, à la tête de l'expédition de secours.
il arriva à l'endroit où il avait laissé son
compagnon mourant.
On retrouva le mécanicien, pendu. son
cadavre entièrement nettoyé, le squelette
poli comme s'il avait été commandé pour un
amphithéâtre.
Ce n'est vraiment pas un endroit pour
faire de l'aviation de tourisme.
WING.
LES AILES
N° - 539. - 15-10-31 ---
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- : ; ; -- C.0
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SUR LES TERRAINS
D'aérodrome en aérodrome
A MEAULTE
riiiiiiiiiMMtttiiiiiiiuaMi
En dépit des conditions atmosphériques assez
inégales, les pilotes Duroyon et Parant ont ré-
ceptionné une série d'avions Posez 25 à moteur
Renault; ces appareils ont été contre-réception-
nés par le lieutenant Rimbault et l'adjudant
Loriot.
D'autre part, quatre monoplans de tourisme
Potez 36 ont été également réceptionnés.
M. Mendel, accompagné de M. Hérissé, est venu
aussitôt prendre livraison de son avion ainsi
que MM. Mesian et Delloye, au nom de l'Aéru-
Club de Valenciennes. Les deux autres appa-
reils réceptionnés sont réservés à l'Aéro-Ciub
de Provence et à l'Aéro-Club de Chamonix.
Par ailleurs, de nombreux avions particuliers
viennent fréquemment se poser sur le terrain
de Méaulte pour s'y ravitailler, ou, simplement,
en amis, comme but de promenade.
A ORLY
Trois élèves ont passé leur brevet de pilote
de tourisme, la semaine dernière, à l'Ecole
du Club des « Jeunes Ailes Il. Ce sont MM. Mi-
chel, Rocha et Fernando.
Parmi les autres candidats, MM. Barbaroux,
Alban et Pesta volent seuls et MM. Diétrich,
Sibline, Marion, Calousdian, Bréban, Bouyguet,
Baise, Roeberle, Gasse, Mille, Laurens, Rigault,
Ferrand, Darzillière, Foressier, Besnard et de
Lemethe pousuivent leur entraînement; plu-
sieurs de ces élèves sont sur le point d'être
« lâchés ».
A VILLACOUBLAY
Ces derniers jours ont marqué, à Villacou-
blay, une recrudescence d'activité.
Chez Henry Potez, le pilote Lemoine pré-
sente au S.T.I.Aé., l'avion Potez 50 équipé
d'un moteur Lorraine Il Courlis Il de 600 CV
et différents prototypes de cette firme : un
monoplan 36 à moteur Potez, un trimoteur
colonial, etc.
Chez Lioré-et-Olivier, Schnée poursuit la pré-
sentation du biplan quadrimoteur et récep-
tionne des avions de bombardement, Le O. 20
Bn 3.
Chez Nieuport, on s'occupe des avions R.2,
des monoplans commerciaux types 540 et 740
tout en livrant quelques avions de série N.622
pour les Forces Aériennes et des limousines
N.391 pour la C.A.F.
Parmi les autres essais, il faut signaler les
sorties du Farman à aile basse F.230, équipé
d'un moteur Hispano-Suiza de 100 CV., du tri-
moteur de transport Bernard, de l'amphibie
Schreck 172 à moteur Gnome-Rhône K.7; des
monoplaces de chasse Dewortine, à moteur
Rolls-Royce et « Mistral-Major », etc.
Les réceptions d'avions neufs ou réparés se
poursuivent chez Breguet, par Signerin; chez
Lorraine-Hanriot, par Berthelin; aux Mureaux
A.II.l'. par Abraham. Les avions R.2 de divers
constructeurs ont également exécuté quelques
vols; un d'entre eu",-, le Latécoere 4ifu, a été
enuommage a la suite d'un mauvais départ.
De son côté, Morin. continue les essais du
monoplan commercial Loire-XL. Cet appareil
est un monoplan a aile haute haubanee par
deux paires de mats; l'acces ue sa cabine est
facilitée par de larges portes. A signaler, ega-
lement, l'amenagement uu poste de pilotage,
qui comporte une conduite intérieure garnie de
grandes et nombreuses baies virées.
A TUUSSuS-Lb-NOËLfc
iiiiimifiiiiititiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiniiiiiiiMiiiiii
Chez Farman, à l'école civile, M. Chang a
exceute dans de boanes conditions les ap^eu-
ves d'adresse et ~d'aunude du ureve. de tou-
risme; M. Tchi a été » tache.. et un nouvel
inscrit, M. Huy, a commencé son instruction.
Au pilotage sans vi&ibilue, M. Le Gan, de
la Compagnie Air-Union Aeronavale, a parfai-
tement réussi les épreuves et a obtenu son bre-
vet d'aptitude.
A l'école des boursiers, le per-tcctiuncment
des futurs pilotes militaires se pouruit régu-
lièrement sous la conduite des moniteurs bre-
ton et Moreau.
Le pilote liiuau a effectué, dans le courant
de la semaine, plusieurs missions photographi-
ques au-uessus de la région parisienne pour le
compte de la Société Gahus; il poursuit un
travail identique dans la région d'Orange.
Le pilote Bur.in, sur un avion F-200, s'est
rendu en compagnie de M. Micnaud dans les
régions de Rouen et de Troy - pour effectuer
également des relevés photographiques.
Le Capitaine Baradès est rentré avec son Far-
man-Hispano 201 au Centre de Toussus après
avoir suivi pendant quelques étapes les avions
du Concours National de Tourisme. Enfin, deux
Goliath Marine F-168 ont é.é livrés à Orly par
les pilotes Thuau et Burtin.
A GUYANCOURT
'11111"11111 nit. '11" Il Il 11111111
L'école de pilotage du Club de l'Avionnette
a reçu les inscriptions de MM. Musnier et
Guilllou. Les élèves en instruction poursuivent
activement leur entraînement; un d'entre eux,
M. Mascré, vient d'être lâché. De nombreux
membres brevetés effectuent de petits voyages
et se perfectionnent dans la navigation; parmi
les plus assidus, il faut citer Mme Louise
Bourbon-Chicoineau et MM. Bleustein, Ferrin,
Desteffanis - et - Henrard. ---
A COUPS DE CISEAUX
Ce qu'écrivent les autres
Le fait de reproduire, sous cette rubrique, quelques opinions carac-
teristiques de nos confrères ne signifie nullement que ces opinions
soient les nôtres. Mais nous pensons qu'il y a, dans la presse,
certains propos que les lecteurs des « AILES » ne doivent pas ignorer
LE COQUETIER D'HONNEUR
Mes bons amis, entendons-nous
bien. Ne peuvent prendre part au
grand championnat du Coquetier
d'honneur que les astuces ou les
erreurs des journalistes, et non les
fautes d'impression relevant seulement des
linos. Ainsi, la moyenne de 957 km., publiée
la semaine dernière par LES AILES, ne permet
pas l'attribution du coquetier, car tout le
monde a rétabli la moyenne de Stainforth :
657 km.-heure. Cela permettra, tout au plus,
à M. Soupault, notre vénéré imprimeur, de
nous offrir un byrrh-cassis pour laver cet
affront.
Par contre, et à titre d'exemple pour
illustrer ma thèse, j'inscris au palmarès de
l'épreuve LE PETIT RÉGIONAL DE L'YONNE,
peur avoir disposé, sous la photographie de
l'automobile sur rail de Michelin, la légende
suivante :
L'autogire à pneus sur rails a fait un essai
à grande vitesse sur le parcours Paris-
Deauville.
Voici un autre petite fantaisie, qui n'est
pas mauvaise non plus. Je l'ai trouvée dans
la revue L'EQUIPEMENT AUTOMOBILE, sous la
signature de M. Alexis de Sakhnoffsky, qui,
s'il est très fort dans la partie « automo-
bile », semble avoir de singulières idées sur
l'aviation.
La surface portante des avions de vitesse
étant très restreinte, cela oblige, pour obte-
nir un coefficient de sécurité suffisant, à des
vitesses fantastiques indispensables, surtout
à l'atterrissage. On note également les di-
mensions exagérées des flotteurs employés
sur tous les avions de grande vitesse.
Et cela continue par des considérations
artistiques et colorées sur l'aérodynamique :
Enfin, notons que le profilage des lignes
de cylindres peut être accentué par une com-
binaison de couleur adéquate, créant un léger
contraste et rendant inutiles toutes moulures
ou autres ornements. Que l'on compare les
lignes de cet engin idéa,l à ceux de la plu-
part des avions moyens dits de sport, et l'on
se rendra compte de combien ils sont anti-
fuyants à la suite d'un profilage où le côté
artistique a été totalement ignoré ou négligé.
L'ami C.-G. Grey vient à notre secours
pour compléter la rubrique, et je lui dois
deux savoureuses histoires. Les voici, telles
qu'elles ont été traduites de THE AERO-
PLANE :
Une revue rapporte une histoire, conve-
nablement intitulée « Le Gratte-ciel ». De
ce chef-d'œuvre d'invention, nous notons
très exactement ce qui suit :
v L'avion postal passa au-dessus des têtes;
ils entendirent le chant puissant du moteur,
le battement des grandes ailes. »
L'expert aéronautique qui a écrit cela a
sans doute oublié qu'il s'adressait à des lec-
teurs qui n'étaient pas des techniciens, et il
a omis d'expliquer que la vibration des ailes
est un phénomène tout à fait normal chez les
avions postaux, mais qui est bien différent
du c buffeting », qui est un battement
anormal de la queue, lequel, à son tour, ne
doit pas être confondu avec le < buffetee-
ring », qui est l'art séculaire de s'ouvrir un
chemin jusqu'au buffet, en jouant des coudes,
peur y boire quelque bière ou quelque li-
queur et se fondre prestement de nouveau
dens la foule.
Très joli ! Le malheur, c'est que nous
n'avons pu rendre certaines trouvailles de
C.-G. Grey, qui sont proprement intradui-
sibles. La deuxième histoire est également
très savoureuse.
Un autre étrange phénomène, récemment
rapporté par la presse quotidienne, semblait
d'abord une survivance de la Magie. Le
titre disait : « Pilote du manche à oalai. —
Jeune fille de dix-neuf ans. — Vole seule
après deux heures trente d'instruction. »
L'article annonçait que la jeune fille avait
eu, il y a quelque temps, « le sens de l'air »
(nos ancêtres auraient dit qu'elle était pos-
sédée du diable), et qu'elle avait appris elle-
même la théorie du vol avec un véritable
manche à balai. Après un entraînement in-
tensif dans l'habitacle qu'elle avait construit
cher. elle, la baignoire de la petite sœur
Suçy, sans doute, elle se rendit à l'aéroport
Custiss pour parfaire son instruction.
Nous aussi, nous avons pris nos premières
leçons de théorie du vol avec un manche à
balai ; mais c'étaient nos parents qui le
tenaient et il n'allait jamais que dans la
même et seule direction. loin du placard
aux confitures !
LA DISCIPLINE
L'ŒUVRE nous conte qu'un biplan bimoteur
militaire a eu un petit incident d'atterrissage
sur la terrasse du château de Pompiétain. à
Blain, où il venait participer à une partie de
chasse; l'article se termine ainsi :
Faire des avions militaires, des lourds et
coûteux appareils de l'armée. une espèce de
véhicule personnel et ostentatoire, avec, pour
résultat, d'abîmer l'appareil et de jeter
l'émoi dans le cœur des jolies chasseresses eh
bien, non, jamais on ne fera admettre au
contribuable que c'est un exercice prépara-
toire à la défense nationale.
Cette petite histoire est bien désagréable,
car au fond, L'ŒUVRE a raison. Nous ne
voyons pas le commandant d'un sous-marin
partir avec son bâtiment pour rendre visite
à des amis. Si les Forces Aériennes veulent
être une grande chose, il serait bon qu'elles
s appliquassent, d'elles-mêmes, quelques règles
simples de discipline.
LA SITUATION AMERICAINE
M. Henri Bouché dans L'AÉRONAUTIQUE,
analyse un article de M. Charles Lawrence
qu'il publie d'autre part. M. Chartes Law-
rance, anciennement un des dirigeants du
puissant groupe Curtiss-Wrigbt, après avoir
repris sa liberté, a été élu président de l'Aéro-
nautical Chamber of Commerce; cette situa-
tion donne un grand intérêt à ses déclara-
tions, que notre bon confrère résume ainsi :
1° La tentative faite en 1929 pour créer
aux Etats-Unis le « besoin aéronautique » a
échoué; le public a refusé les avions qu'on
voulait lui vendre, simplement parce qu'il a
très vite compris qu'il n'en aurait pas encore
pour son argent. ni pour son risque;
2° Le redressement et l'assainissement de
l'industrie aéronautique américaine, pourtant
sérieusement émondée, tient beaucoup moins,
aux progrès de l'aviation civile — sur les-
quels il y aurait à faire bien des réserves,
car ils n'ont été acquis que par des baisses
répétées de tarifs et des subventions accrues
— qu'à l'importance nouvelle donnée aux
commandes de guerre.
M. Lawrance écrit loyalement que l'in-
dustrie aéronautique américaine ne pourrait
pas encore vivre d'un libre marché com-
mercial. Cela signifie simplement que la
technique sur laquelle se fonde aujourd'hui
la locomotion aérienne est, aux Etats-Unis
et en Europe, au même stade d'enfance pré-
caire. Pour que naisse une industrie aéro-
nautique qui ne soit plus, à travers 16
monde entier, une industrie de guerre -
avouée ou non — il faut que l'avion s'amé-
liore, et il faut peut-être même qu'il change.
L'aviation américaine a été victime des
financiers qui, sans se soucier des considé-
rations techniques, n'ont vu en elle qu'un
champ de spéculation boursière, à la ma-
nière des lotissements de la Floride.
UNE AVENTURE GRAND'GUIGNOLESQUE
M. Michel Georges-Michel rapporte, dans
EXCELSIOR, une conversation qu'il eut avec
M. Francis de Croisset. retour du Brésil.
C'est une aventure épouvantable survenue
au comte Robilant, représentant d'une
vieille famille piémontaise. Le jeune pilote,
malgré les conseils de tout le monde, s'en-
vola avec son mécanicien pour explorer le
Brésil inconnu. Une panne les immobilisa
loin de tout centre habité.
Robilant décida d'abandonner l'avion et
de revenir à travers la forêt, en traînant
derrière lui son mécanicien. Ils traversèrent
l'Amazone à la nage. plusieurs fois en dépit
des crocodiles et surtout des.. pirana »,
petits poissons voraces qui dévorent tout
être vivant dès que celui-ci a été blessé, si
peu que ce fût.
Dans la forêt, ils trouvèrent une plante
qu'ils crurent comestible. Elle les empoisonna
à demi. Et c'est avec des lèvres de négresses
à plateaux, enflées et violâtres, qu'ils conti-
nuèrent leur dur chemin.
Le sixième jour, le mécanicien abandonna,
s'assit au pied d'un arbre et ordonna à son
chef de continuer sa route, n'acceptant que
ae garder le revolver.
Et Robilant repartit, avec une machète
pour toute arme.
Elle lui servit tout de suite, contre un de
ces énormes serpents, si voraces que, lors-
qu'ils mangent la tête d'un bœuf, ils l'ava-
lent, cornes comprises.
Robilant connaissait la défense : lever les
bras, laisser le serpent s'enrouler et le tailla-
der ensuite à coups de machète, ce qui n'est
pas un tout petit combat.
Chaque nuit, il couchait dans une four-
che d'arbre. Il entendait le bruit métallique
des peaux de serpent glissant sur les
branches.
Robilant, grâce à une énergie peu com-
mune, arriva enfin dans un lieu habité.
Lorsque, à la tête de l'expédition de secours.
il arriva à l'endroit où il avait laissé son
compagnon mourant.
On retrouva le mécanicien, pendu. son
cadavre entièrement nettoyé, le squelette
poli comme s'il avait été commandé pour un
amphithéâtre.
Ce n'est vraiment pas un endroit pour
faire de l'aviation de tourisme.
WING.
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