Titre : Les Ailes : journal hebdomadaire de la locomotion aérienne / directeur, rédacteur en chef, Georges Houard
Éditeur : [s.n. ?] (Paris)
Date d'édition : 1931-07-09
Contributeur : Houard, Georges (1893-1964). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326846379
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12981 Nombre total de vues : 12981
Description : 09 juillet 1931 09 juillet 1931
Description : 1931/07/09 (A11,N525). 1931/07/09 (A11,N525).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65557742
Source : Musée Air France, 2013-273367
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/10/2013
I f
6 .L. j LES AILES N° 525. — 9-7-1931
1 --- - - - - - -..- -
'PARACHUTE!
v f
j Grâce à ses cerceaux
¡ il s'ouvre à coup sûr
s'ouvre à coup Sûp
v
| Emploie la ficelle
1 à casser, même
1 avec l'ouverture
1 commandée
1 PL" ORS"
! Parachutes "ORS"
I | 9, Rue Kléber, 9
II/ISSY - LES - MOULINEAUX
f Tél. : Issy 192.
(, ., t r
SOCIETE CENERALE AERONAUTIQUE
200, ROUTE DE BEZONS- 4RGENTEUIL (SOl
LES RÉSERVOIRS
s. POiTE
t'el
0
fbrevetés s.g.d.g.)
en DURALUMIN
ou en ELECTRON
sont les plus résistants
les plus légers et
les seuls étanches
Établissements S. POITE
40, rue des Longs-Pre*, 40 ■
BILLANCOURT (Seine)
Téléphone, MOLITOR 14-86
Comme tant d'autres, c'est uniquement
une question de force, sous les termes
humanitaires dont on la décore. Le belli-
gérant respectera-t-il, ou non, le commer-
çant neutre? Le pirate respectera-t-il le
mercanti?
Cela dépend : si le pirate a peur du
mercanti, il le respectera; sinon, il ne le
respectera pas. C'est d'une grande sim-
plicité.
Le Commandant Sorb préconise la mé-
thode des « zones interdites », utilisée
par les Allemands pendant la guerre sous-
marine et qui consiste à couler sans aver-
tissement (donc contrairement aux règles
internationales) tout navire rencontré dans
ces zones. Je serais bien d'accord à con-
dition de pouvoir l'employer.
Voyons les cas concrets :
1° L'Angleterre et l'Amérique sont avec
nous contre l'Allemagne. En ce cas, pas de
difficultés. Les autres neutres ne pourront
pas nous intimider.
2° L'Angleterre et l'Amérique sont neu-
tres. Nous pourrons déclarer toutes les zo-
nes interdites que nous voudrons, ni l'An-
gleterre, ni l'Amérique ne les reconnaîtront,
elles n'admettront pas que nous coupions
leur commerce avec l'Allemagne, ou avec
l'Italie, ou avec qui vous voudrez. Echange
de notes diplomatiques (comme avec l'Al-
lemagne en 1916-17) et, si nous insistons,
main-mise sur les Antilles, la Guyane, etc.,
pour commencer.
3° L'Angleterre est avec nous, l'Amérique
est neutre. Situation plus favorable. Mais
on serait obligé de composer avec les exi-
gences américaines. On oublie trop que,
jusqu'en janvier 1917, les Anglais eurent
de grosses difficultés avec les Américains,
qui ne voulaient pas laisser contrôler leur
commerce. Ceux-ci n'hésitèrent pas d'ail-
leurs à retourner complètement, vis-à-vis
des neutres, leur doctrine de la veille, lors
de leur propre entrée en guerre. Preuve
nouvelle que la « liberté des mers » est
bien une question de force.
A
En résumé. lorsque j'ai cité les difficul-
tés de la guerre au commerce, je n'ai pas
dit que ce fût chose impossible, mais bien
chose délicate. Et cela, non pas pour des
raisons uniquement juridiques et poussié-
reuses, mais pour des raisons de fait et de
force.
J'avais bien dit « ou bien l'Aviation ne
peut pas grand' chose directement contre
le commerce à la mer (je souligne ces
mots, car elle pourra agir indirectement
et contre les ports), ou bien il faudra
déclarer la guerre aérienne à outrance ».
Je fais remarquer de plus que la guerre
aérienne à outrance signifie l'envoi au
fond non seulement sans avertissement,
mais bien souvent, par force (pour éviter
la D.C.A. des bateaux-pièges) sans recon-
naissance sûre du but.
Quant aux comparaisons avec des
places investies terrestres, elles ne sont
guère valables. et j'avais dit pourquoi :
La terre est aux nations. la mer est à tout
le monde. t. I ,. 1! 'tu «j
Une remarque pour finir. C'est lors-
qu'ils voient que les choses de la mer sont
parfois traitées avec une compétence bril-
lante, mais, hélas! insuffisamment appro-
fondie, que les marins se replient dans
leur coquille, et ensuite, hésitent à colla-
borer avec qui parle des réalités mari-
times sans les connaître assez.
Je supplie mon contradicteur de ne pas
s'en fâcher : ce n'est pas spécialement
contre lui que je dis cela. Mais d'une fa-
çon, hélas! plus générale.
Jacques NIONLA
M. MAC DONALD EST UN PARTISAN
DE L'AVION
LE PREMIER MINISTRE ANGLAIS DISPUTE AU
PRINCE DE GALLES LA REPUTATION DE GRAND
VOYAGEUR DE L'AIR
Le 8 juin dernier, le Times publiait, sous
la signature de Callisthènes, un article dans
lequel il était dit, entre autres choses :
« La Grande-Bretagne doit prendre une men-
talité plus éprise d'aviation, et nous voudrions
noter ici notre foi que personne mieux que
le Premier Ministre ne travaille à cette édu-
cation.
M. Mac Donald a soixante-cinq ans, et il lui
aurait été permis de rester fidèle à l'automo-
bile et au chemin de fer et de laisser l'avion
aux hommes plus jeunes. Il est Ecossais et,
de ce fait, il aurait pu prendre plus de pré-
cautions que la moyenne. Il est Premier Mi-
nistre, et il aurait bien pu dire que sa vie a
de la valeur pour l'Etat, que c'est à lui de
choisir seulement les modes de locomotion les
plus sûrs.
En dépit de ces considérations, M. Mac Do-
nald a plus de kilomètres de voyage aérien à
son actif qu'aucun homme de son âge dans le
pays. Parmi les jeunes même, exception faite
des pilotes professionnels et de quelque vingt
propriétaires pilotes, il en est peu qui aient
aussi souvent que lui emprunté la voie des
airs.
Le public est maintenant accoutumé à lire
que « Mr. Ramsay Mac Donald est parti ce
matin pour Lossiemouth; il s'est arrêté dans
le Yorkshire pour déjeuner, et a terminé son
voyage le soir. »
Le Premier Ministre britannique est en effet
un fervent de l'aviation; il y voit un avantage
pratique; il ne pourrait se rendre aussi faci-
lement dans sa « petite patrie » ; mais il se
rend compte aussi de l'exemple qu'il donne
et, dans une nation déjà sportive par essence,
des enthousiasmes et des vocations qu'il peut
provoquer.
En inaugurant le Municipal Aerodrome
Clubhouse de Blackpool, il a pu déclarer :
« J'ai entendu qu'une résolution avait été
votée par quelques-uns de mes amis calvi-
nistes, disant que j'avais tort de courir les
risques de l'avion. J'ai voyagé dans des trains
et dans des autos qui ont failli subir des ca-
tastrophes, et je dis qu'il y a autant de sécu-
rité à voyager par air que par train ou par
auto. Je suis un grand croyant dans l'avenir
du voyage par air. Nos routes seront bientôt
toutes dans l'air, et des routes aériennes vont
bientôt réunir tous nos Dominions. »
Décrivant un peu après ses impressions, il
ajoutait : « La dernière fois que je suis allé
à Lossiemouth, j'ai voyagé à une vitesse de
240 km. à l'heure et j'ai éprouvé une grande
sensation de reviviscence. »
Ainsi, en Grande-Bretagne, le Premier Mi-
nistre tient à disputer au Prince de Galles sa
réputation de voyageur aérien, et ne néglige,
comme lui, aucune occasion de faire de la pro-
pagande pour l'aviation. - J. K. AIRCRAFT.
LES JOURNEES DE CLERMONT-FERRAND
PORTAL A GAGNÉ
LE RALLY D'AUVERGNE
Il a parcouru 1.600 km., avec six passagers, sur le parcours Paris-
Bruxelles-Amsterdam-Bruxelles-Amsterdam-Le Bourget-Clermont-
Ferrand, à bord d'un Farman 190, moteur Titan 230 CV. Cinquante-
et-un concurrents ont été classés.
L
ES fêtes aériennes organisées par
l'Aéro-Club d'Auvergne ont débuté,
samedi dernier, par l'arrivée des con-
currents du rally aérien international.
Le temps orageux qui régnait pendant
cette période s'était heureusement amé-
lioré et cinquante-six avions, sur les
soixante-quinze qui étaient engagés, ont
rallié l'aérodrome d'Aulnat sans incident.
La victoire revient, cette année, à Portal,
un des meilleurs pilotes des Lignes Far-
man, avec un total de 1.600 km. parcourus.
Il montait un monoplan Farman F-190, à
Gnome-Rhône-Titan de 230 CV, d'un type
semblable à celui qui a permis, en 1930,
à Bailly et Réginensi, de remporter la
même épreuve après avoir couvert
1.287 km.
Les précédents rallies d'Auvergne ont été
gagnés successivement par le regretté
Fronval, en 1925; par Paul Codos, en
1926 ; par Millo, en 1927 ; et, enfin, en
1928 et 1929 consécutivement par le re-
gretté Maurice Weiss.
Le vainqueur, Portal, s'était envolé du
Bourget, à 8 h. 08, en emmenant six pas-
sagers. On se souvient, en effet, que, pour
le classement, on tient compte non seule-
ment de la distance parcourue mais, éga-
lement, de la puissance utilisée par pas-
sager.
Du Bourget, le Farman 190 se dirigea sur
Bruxelles, où il atterrit à 9 h. 20 ; puis,
sur Amsterdam où il se posa à 10 h. 28.
Après être revenu à Bruxelles, à 11 h. 30,
Portal se dirigea à nouveau sur Amster-
dam, avant de prendre la direction de
Clermont-Ferrand; on le contrôlait une
seconde fois sur le terrain hollandais à
13 h. 35.
Enfin, après être passé au Bourget à
15 h. 23, le Farman-Titan atteignait Aulnat
a 17 h. 27, dans les limites de temps fixées
par le règlement.
Les arrivées des autres concurrents
s échelonnèrent entre 14 et 17 h. Plusieurs
d entre eux, dont MM. Couhé, Nalpet et
Kolp, sont venus simplement en touristes
sans se soucier des contingences du rally.
Le même jour s'est disputée la Coupe de
la Marquise de Sévigné réservée aux pilotes
civils des Centres d'Entraînement. Vingt-
cinq équipages se sont envolés pour ravir
le trophée. Le classement attribue la palme
au Centre d'Angers, suivi de ceux de Lyon,
de Montpellier, de la 2e patrouille d'Orly,
du Centre de Clermont-Ferrand et des
3e et 4e patrouilles d'Orly.
Quant au classement du rally, ce n'est
que fort tard dans la soirée, au cours d'un
vin d'honneur servi à Royat. qu'il a pu
«
être proclamé sous les habituelles réserves
d'homologation.
Il s'établit ainsi : 1er Portal, sur Far-
man 190, courant au titre de l'Aé.C.A.,
79.113 points ; 2e Kammacker, sur Puss-
Moth, 73.509 points ; 3e Bellonte et Delage,
sur Dewoitine 35, 65.743 points ; 4e Mas-
sot, sur Guerchais, 54.289 points ; 5e Weber,
sur Moth ; 6e Avignon, sur Farman 190 ;
7e Delmotte, sur Caudron 270 ; 8e de Mon-
tigny, sur Morane-Moth ; 9° Puget, sur
Farman 234 ; 10e Lescure, sur Schrek 310 ;
11e Pinot, sur Farman 241 ; 12° Vercruysse,
sur Mauboussin ; 13e du Chesne, sur Far-
man 202 ; 14e Maryse Hilsz, sur Moth ;
15° Maus et comte d'Ursel, sur Saint-Hu-
bert ; 16e Durin et Meccas, sur Moth ; -
17e Nicolesco, sur Moth ; 18" Lantz, sur
Schreck 290; 19e Aerden, sur Bréda 15;
20e Burlaton, sur Caudron 232; 21e Arnoux,
sur Farman 234 ; 22e Challe, sur Nieu-
port 641; 23e Bornet, sur Moth; 24e Nouvel,
sur Farman 231; 25e Dubois, sur Bulté;
26e Mermoz, sur Potez 36 ; 27e Avignon,
sur Caudron 125 ; 28e Marcellin, sur Cau-
dron 232; 29e du Maroussem, sur Moth;
30e Ridray, sur Potez 36 ; 31e Morel, sur
Renard ; 32e Legendre, sur Caudron 232 ;
33° Plagne, sur Potez 36; 34e Bastier, sur
Hanriot 14 ; 35e Roques, sur Moth ; 36e Cou-
sin, sur Potez 36 ; 37e Reginensi, sur Far-
man 230; 38° Collin, sur Potez 36; 39e Al-
bert, sur Albert 60 ; 40e Labour, sur Cau-
dron 232 ; 41e Labouchère, sur Potez 36 ;
42° Auger, sur Moth ; 43e Lasne, sur Nieu-
port-Delage 641 ; 44e Risser, sur Far-
man 190 ; 45e Lambotte, sur Caudron 232 ;
46e Robert Morane, sur Morane 230 ;
47° Semirot, sur Potez 36 ; 48e Crochet, sur
Potez 36 ; 49e Isaac, sur Caudron 232 ;
50e Fougère, sur Potez 36 ; 51e Lemoigne,
sur Gourdou-Leseurre.
Ce même soir on fêta, comme il conve-
nait, la nomination de Gilbert Sardier,
capitaine aviateur de réserve, président de
l'Aéro-Club d Auvergne, au grade de com-
mandeur de la Légion d'honneur.
Le meeting qui se déroula le lendemain
dimanche, à Aulnat, devant environ 30.000
spectateurs, fut particulièrement impo-
sant par le nombre des avions qui y ont
pris part.
Pendant la fête, vers 15 h. 30, M. Du-
mesnil arriva en avion de Paris ; il était
accompagné du général Poli-Marchetti et
du lieutenant de vaisseau Pescher.
M. Etienne Riché, venu également par la
voie des airs était, lui aussi présent.
Le soir, un grand banquet réunissait à
l'Hôtel de Ville. ptiffeûîrerçts .org^is^;
teurs. --- '- *-.
6 .L. j LES AILES N° 525. — 9-7-1931
1 --- - - - - - -..- -
'PARACHUTE!
v f
j Grâce à ses cerceaux
¡ il s'ouvre à coup sûr
s'ouvre à coup Sûp
v
| Emploie la ficelle
1 à casser, même
1 avec l'ouverture
1 commandée
1 PL" ORS"
! Parachutes "ORS"
I | 9, Rue Kléber, 9
II/ISSY - LES - MOULINEAUX
f Tél. : Issy 192.
(, ., t r
SOCIETE CENERALE AERONAUTIQUE
200, ROUTE DE BEZONS- 4RGENTEUIL (SOl
LES RÉSERVOIRS
s. POiTE
t'el
0
fbrevetés s.g.d.g.)
en DURALUMIN
ou en ELECTRON
sont les plus résistants
les plus légers et
les seuls étanches
Établissements S. POITE
40, rue des Longs-Pre*, 40 ■
BILLANCOURT (Seine)
Téléphone, MOLITOR 14-86
Comme tant d'autres, c'est uniquement
une question de force, sous les termes
humanitaires dont on la décore. Le belli-
gérant respectera-t-il, ou non, le commer-
çant neutre? Le pirate respectera-t-il le
mercanti?
Cela dépend : si le pirate a peur du
mercanti, il le respectera; sinon, il ne le
respectera pas. C'est d'une grande sim-
plicité.
Le Commandant Sorb préconise la mé-
thode des « zones interdites », utilisée
par les Allemands pendant la guerre sous-
marine et qui consiste à couler sans aver-
tissement (donc contrairement aux règles
internationales) tout navire rencontré dans
ces zones. Je serais bien d'accord à con-
dition de pouvoir l'employer.
Voyons les cas concrets :
1° L'Angleterre et l'Amérique sont avec
nous contre l'Allemagne. En ce cas, pas de
difficultés. Les autres neutres ne pourront
pas nous intimider.
2° L'Angleterre et l'Amérique sont neu-
tres. Nous pourrons déclarer toutes les zo-
nes interdites que nous voudrons, ni l'An-
gleterre, ni l'Amérique ne les reconnaîtront,
elles n'admettront pas que nous coupions
leur commerce avec l'Allemagne, ou avec
l'Italie, ou avec qui vous voudrez. Echange
de notes diplomatiques (comme avec l'Al-
lemagne en 1916-17) et, si nous insistons,
main-mise sur les Antilles, la Guyane, etc.,
pour commencer.
3° L'Angleterre est avec nous, l'Amérique
est neutre. Situation plus favorable. Mais
on serait obligé de composer avec les exi-
gences américaines. On oublie trop que,
jusqu'en janvier 1917, les Anglais eurent
de grosses difficultés avec les Américains,
qui ne voulaient pas laisser contrôler leur
commerce. Ceux-ci n'hésitèrent pas d'ail-
leurs à retourner complètement, vis-à-vis
des neutres, leur doctrine de la veille, lors
de leur propre entrée en guerre. Preuve
nouvelle que la « liberté des mers » est
bien une question de force.
A
En résumé. lorsque j'ai cité les difficul-
tés de la guerre au commerce, je n'ai pas
dit que ce fût chose impossible, mais bien
chose délicate. Et cela, non pas pour des
raisons uniquement juridiques et poussié-
reuses, mais pour des raisons de fait et de
force.
J'avais bien dit « ou bien l'Aviation ne
peut pas grand' chose directement contre
le commerce à la mer (je souligne ces
mots, car elle pourra agir indirectement
et contre les ports), ou bien il faudra
déclarer la guerre aérienne à outrance ».
Je fais remarquer de plus que la guerre
aérienne à outrance signifie l'envoi au
fond non seulement sans avertissement,
mais bien souvent, par force (pour éviter
la D.C.A. des bateaux-pièges) sans recon-
naissance sûre du but.
Quant aux comparaisons avec des
places investies terrestres, elles ne sont
guère valables. et j'avais dit pourquoi :
La terre est aux nations. la mer est à tout
le monde. t. I ,. 1! 'tu «j
Une remarque pour finir. C'est lors-
qu'ils voient que les choses de la mer sont
parfois traitées avec une compétence bril-
lante, mais, hélas! insuffisamment appro-
fondie, que les marins se replient dans
leur coquille, et ensuite, hésitent à colla-
borer avec qui parle des réalités mari-
times sans les connaître assez.
Je supplie mon contradicteur de ne pas
s'en fâcher : ce n'est pas spécialement
contre lui que je dis cela. Mais d'une fa-
çon, hélas! plus générale.
Jacques NIONLA
M. MAC DONALD EST UN PARTISAN
DE L'AVION
LE PREMIER MINISTRE ANGLAIS DISPUTE AU
PRINCE DE GALLES LA REPUTATION DE GRAND
VOYAGEUR DE L'AIR
Le 8 juin dernier, le Times publiait, sous
la signature de Callisthènes, un article dans
lequel il était dit, entre autres choses :
« La Grande-Bretagne doit prendre une men-
talité plus éprise d'aviation, et nous voudrions
noter ici notre foi que personne mieux que
le Premier Ministre ne travaille à cette édu-
cation.
M. Mac Donald a soixante-cinq ans, et il lui
aurait été permis de rester fidèle à l'automo-
bile et au chemin de fer et de laisser l'avion
aux hommes plus jeunes. Il est Ecossais et,
de ce fait, il aurait pu prendre plus de pré-
cautions que la moyenne. Il est Premier Mi-
nistre, et il aurait bien pu dire que sa vie a
de la valeur pour l'Etat, que c'est à lui de
choisir seulement les modes de locomotion les
plus sûrs.
En dépit de ces considérations, M. Mac Do-
nald a plus de kilomètres de voyage aérien à
son actif qu'aucun homme de son âge dans le
pays. Parmi les jeunes même, exception faite
des pilotes professionnels et de quelque vingt
propriétaires pilotes, il en est peu qui aient
aussi souvent que lui emprunté la voie des
airs.
Le public est maintenant accoutumé à lire
que « Mr. Ramsay Mac Donald est parti ce
matin pour Lossiemouth; il s'est arrêté dans
le Yorkshire pour déjeuner, et a terminé son
voyage le soir. »
Le Premier Ministre britannique est en effet
un fervent de l'aviation; il y voit un avantage
pratique; il ne pourrait se rendre aussi faci-
lement dans sa « petite patrie » ; mais il se
rend compte aussi de l'exemple qu'il donne
et, dans une nation déjà sportive par essence,
des enthousiasmes et des vocations qu'il peut
provoquer.
En inaugurant le Municipal Aerodrome
Clubhouse de Blackpool, il a pu déclarer :
« J'ai entendu qu'une résolution avait été
votée par quelques-uns de mes amis calvi-
nistes, disant que j'avais tort de courir les
risques de l'avion. J'ai voyagé dans des trains
et dans des autos qui ont failli subir des ca-
tastrophes, et je dis qu'il y a autant de sécu-
rité à voyager par air que par train ou par
auto. Je suis un grand croyant dans l'avenir
du voyage par air. Nos routes seront bientôt
toutes dans l'air, et des routes aériennes vont
bientôt réunir tous nos Dominions. »
Décrivant un peu après ses impressions, il
ajoutait : « La dernière fois que je suis allé
à Lossiemouth, j'ai voyagé à une vitesse de
240 km. à l'heure et j'ai éprouvé une grande
sensation de reviviscence. »
Ainsi, en Grande-Bretagne, le Premier Mi-
nistre tient à disputer au Prince de Galles sa
réputation de voyageur aérien, et ne néglige,
comme lui, aucune occasion de faire de la pro-
pagande pour l'aviation. - J. K. AIRCRAFT.
LES JOURNEES DE CLERMONT-FERRAND
PORTAL A GAGNÉ
LE RALLY D'AUVERGNE
Il a parcouru 1.600 km., avec six passagers, sur le parcours Paris-
Bruxelles-Amsterdam-Bruxelles-Amsterdam-Le Bourget-Clermont-
Ferrand, à bord d'un Farman 190, moteur Titan 230 CV. Cinquante-
et-un concurrents ont été classés.
L
ES fêtes aériennes organisées par
l'Aéro-Club d'Auvergne ont débuté,
samedi dernier, par l'arrivée des con-
currents du rally aérien international.
Le temps orageux qui régnait pendant
cette période s'était heureusement amé-
lioré et cinquante-six avions, sur les
soixante-quinze qui étaient engagés, ont
rallié l'aérodrome d'Aulnat sans incident.
La victoire revient, cette année, à Portal,
un des meilleurs pilotes des Lignes Far-
man, avec un total de 1.600 km. parcourus.
Il montait un monoplan Farman F-190, à
Gnome-Rhône-Titan de 230 CV, d'un type
semblable à celui qui a permis, en 1930,
à Bailly et Réginensi, de remporter la
même épreuve après avoir couvert
1.287 km.
Les précédents rallies d'Auvergne ont été
gagnés successivement par le regretté
Fronval, en 1925; par Paul Codos, en
1926 ; par Millo, en 1927 ; et, enfin, en
1928 et 1929 consécutivement par le re-
gretté Maurice Weiss.
Le vainqueur, Portal, s'était envolé du
Bourget, à 8 h. 08, en emmenant six pas-
sagers. On se souvient, en effet, que, pour
le classement, on tient compte non seule-
ment de la distance parcourue mais, éga-
lement, de la puissance utilisée par pas-
sager.
Du Bourget, le Farman 190 se dirigea sur
Bruxelles, où il atterrit à 9 h. 20 ; puis,
sur Amsterdam où il se posa à 10 h. 28.
Après être revenu à Bruxelles, à 11 h. 30,
Portal se dirigea à nouveau sur Amster-
dam, avant de prendre la direction de
Clermont-Ferrand; on le contrôlait une
seconde fois sur le terrain hollandais à
13 h. 35.
Enfin, après être passé au Bourget à
15 h. 23, le Farman-Titan atteignait Aulnat
a 17 h. 27, dans les limites de temps fixées
par le règlement.
Les arrivées des autres concurrents
s échelonnèrent entre 14 et 17 h. Plusieurs
d entre eux, dont MM. Couhé, Nalpet et
Kolp, sont venus simplement en touristes
sans se soucier des contingences du rally.
Le même jour s'est disputée la Coupe de
la Marquise de Sévigné réservée aux pilotes
civils des Centres d'Entraînement. Vingt-
cinq équipages se sont envolés pour ravir
le trophée. Le classement attribue la palme
au Centre d'Angers, suivi de ceux de Lyon,
de Montpellier, de la 2e patrouille d'Orly,
du Centre de Clermont-Ferrand et des
3e et 4e patrouilles d'Orly.
Quant au classement du rally, ce n'est
que fort tard dans la soirée, au cours d'un
vin d'honneur servi à Royat. qu'il a pu
«
être proclamé sous les habituelles réserves
d'homologation.
Il s'établit ainsi : 1er Portal, sur Far-
man 190, courant au titre de l'Aé.C.A.,
79.113 points ; 2e Kammacker, sur Puss-
Moth, 73.509 points ; 3e Bellonte et Delage,
sur Dewoitine 35, 65.743 points ; 4e Mas-
sot, sur Guerchais, 54.289 points ; 5e Weber,
sur Moth ; 6e Avignon, sur Farman 190 ;
7e Delmotte, sur Caudron 270 ; 8e de Mon-
tigny, sur Morane-Moth ; 9° Puget, sur
Farman 234 ; 10e Lescure, sur Schrek 310 ;
11e Pinot, sur Farman 241 ; 12° Vercruysse,
sur Mauboussin ; 13e du Chesne, sur Far-
man 202 ; 14e Maryse Hilsz, sur Moth ;
15° Maus et comte d'Ursel, sur Saint-Hu-
bert ; 16e Durin et Meccas, sur Moth ; -
17e Nicolesco, sur Moth ; 18" Lantz, sur
Schreck 290; 19e Aerden, sur Bréda 15;
20e Burlaton, sur Caudron 232; 21e Arnoux,
sur Farman 234 ; 22e Challe, sur Nieu-
port 641; 23e Bornet, sur Moth; 24e Nouvel,
sur Farman 231; 25e Dubois, sur Bulté;
26e Mermoz, sur Potez 36 ; 27e Avignon,
sur Caudron 125 ; 28e Marcellin, sur Cau-
dron 232; 29e du Maroussem, sur Moth;
30e Ridray, sur Potez 36 ; 31e Morel, sur
Renard ; 32e Legendre, sur Caudron 232 ;
33° Plagne, sur Potez 36; 34e Bastier, sur
Hanriot 14 ; 35e Roques, sur Moth ; 36e Cou-
sin, sur Potez 36 ; 37e Reginensi, sur Far-
man 230; 38° Collin, sur Potez 36; 39e Al-
bert, sur Albert 60 ; 40e Labour, sur Cau-
dron 232 ; 41e Labouchère, sur Potez 36 ;
42° Auger, sur Moth ; 43e Lasne, sur Nieu-
port-Delage 641 ; 44e Risser, sur Far-
man 190 ; 45e Lambotte, sur Caudron 232 ;
46e Robert Morane, sur Morane 230 ;
47° Semirot, sur Potez 36 ; 48e Crochet, sur
Potez 36 ; 49e Isaac, sur Caudron 232 ;
50e Fougère, sur Potez 36 ; 51e Lemoigne,
sur Gourdou-Leseurre.
Ce même soir on fêta, comme il conve-
nait, la nomination de Gilbert Sardier,
capitaine aviateur de réserve, président de
l'Aéro-Club d Auvergne, au grade de com-
mandeur de la Légion d'honneur.
Le meeting qui se déroula le lendemain
dimanche, à Aulnat, devant environ 30.000
spectateurs, fut particulièrement impo-
sant par le nombre des avions qui y ont
pris part.
Pendant la fête, vers 15 h. 30, M. Du-
mesnil arriva en avion de Paris ; il était
accompagné du général Poli-Marchetti et
du lieutenant de vaisseau Pescher.
M. Etienne Riché, venu également par la
voie des airs était, lui aussi présent.
Le soir, un grand banquet réunissait à
l'Hôtel de Ville. ptiffeûîrerçts .org^is^;
teurs. --- '- *-.
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