Titre : Portefeuille des conducteurs des ponts et chaussées et des garde-mines
Auteur : Syndicat des ingénieurs des travaux publics de l'Etat et des collectivités territoriales (France). Auteur du texte
Éditeur : Eugène Lacroix (Paris)
Date d'édition : 1863-02-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328414099
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 2162 Nombre total de vues : 2162
Description : 01 février 1863 01 février 1863
Description : 1863/02/01 (N8,SER4)-1863/12/31. 1863/02/01 (N8,SER4)-1863/12/31.
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6485300z
Source : Ecole nationale des ponts et chaussées, 2012-357211
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 05/08/2013
PORTEFEUILLE DES CONDUCTEURS DES PONTS ET CHAUSSÉES ET DES GARDE-MINES.
J/h
29
QUATRIÈME SÉRIE-NUMÉRO 8.
NOTES ET DOCUMENTS.
Beconstracflon du pont Montât PhtUppe
SUR LA SEINE, A PARIS.
(Planche. 28 et 29.)
Dans le n° 1 de la 58 série du Portefeuille, nous avons donné
quelques détails sur les fondations des piles du pont Louis-Philippe ;
nous allons compléter ce que nous avons à dire sur cet important tra-
vail avec la collaboration de M. Fleury, membre du Cercle, qui a bien
voulu se charger de l'exécution des dessins que nous joignons à cette
note.
DESCRIPTION SOMMAIRE DES OUVRAGES.
Le pont Louis-Philippe a été exécuté en vertu d'un décret impérial
en date du 1er août 1860.
Il est placé dans l'axe de la rue du même nom et présente trois
arches en ellipse supportées par deux piles et deux culées.
L'arche marinière a 32 mètres d'ouverture, et 8m 85 de hauteur
sous clef; les arches de rives ont 30 mètres et 7m 73 de montée ; les
piles ont 4 mètres d'épaisseur et les culées 8 mètres dans le sens de
a poussée.
Le pont a 16 mètres de largeur entre tympans; il supporte une
chaussée de 10 mètres de largeur et deux trottoirs de 2m 68 bordés
d'un parapet de O"" 35 d'épaisseur, à la base, posé en encorbellement
de om 03 sur le plan des tympans.
Les têtes, parements de piles, corniches et garde-corps sont en
pierre du Jura provenant des carrières de Saint-Ylie, les tympans en
vergelé de Saint-Leu, les douelles de voûtes en meulière de Gif smillée
et mortier de ciment de Portland à 450 kil. par mètre cube de sable,
le corps des voùtes en meulière brute et même mortier que les douel-
les, les remplissages en moellons de Vaugirard ou de démolition, les
retours des culées, y compris les pilastres d'encadrement, sont pare-
mentés en pierre de Souppes.
Sur la rive droite deux rampes conduisent au port au blé ; dans leur
épaisseur a été ménagé en amont du pont un local contenant des
cabinets d'aisance et en aval un vaste magasin. On remarque égale-
ment sous la première arche un abreuvoir auquel on descend par
deux rampes en regard l'une de l'autre.
Du côté de l'île Saint-Louis, on a disposé en aval un large escalier
qui recouvre des cabinets d'aisance et un petit magasin ; comme con-
séquence naturelle de la démolition de l'ancien pont suspendu et de
la reconstruction du nouveau, on a rehaussé les murs de quai de
rive gauche, on a repris entièrement les parements du quai d'Anjou
et l'on a établi au pied de ce quai une banquette qui part du pont
Marie, contourne la pointe de l'île et s'arrête au pied de l'escalier
ménagé en aval du pont Saint-Louis.
FONDATION DES PILES.
Nous avons déjà donné dans le n° 1 de la 3e série du Portefeuille
quelques détails sur cette partie du travail, mais nous avons à ajouter
aujourd'hui quelques observations complémentaires qui ont leur im-
portance dans l'exécution des caissons.
L'opération du coulage du béton a été accidentée par des fuites aux
angles qui se sont manifestées aux deux caissons d'une manière bien
différente ; au premier, celui de la pile de rive droite, elles ont eu
lieu pendant toute l'opération du coulage et on est parvenu à en atté-
nuer les effets, tout simplement, en rechargeant les enrochements sur
ces points ; au second caisson, celui de rive gauche, une seule fuite,
mais plus importante, s'est déclarée instantanément à l'extrémité
d'aval, au moment où l'on allait terminer le remplissage ; on a essayé
du moyen qui avait réussi pour arrêter les fuites du caisson de rive
droite, mais inutilement ; il fallut suspendre le coulage, laisser durcir
le béton immergé et ne compléter l'opération qu'après une semaine
d'attente.
Nous avons dû rechercher les causes de ces accidents, d'une im-
portance très-limitée, d'ailleurs, mais qu'il est bon cependant de pou-
voir éviter ; nous croyons pouvoir les expliquer comme il suit :
Comme nous venons de le dire, les fuites n'ont pas eu le même
caractère dans les deux caissons. A la pile de rive droite où elles ont
été accusées par la lenteur à obtenir le remplissage des angles pendant
toute l'opération, il existait évidemment dès l'origine un orifice d'écou-
lement, lequel, tout bien examine, devait résulter d'un défaut de préci-
sion dans la pose des palplanches formant les panneaux d'angle qui
affectent la forme trapézoïdale.
Il est à remarquer que ces palplanches, par suite de la surface
particulière qu'elles ont à couvrir, sont plus larges par le bas que par
le haut ; or, il fallait, après les avoir fait descendre verticalement, leur
imprimer un mouvement de translation latérale pour les forcer à se
juxta-poser à la face inclinée de celle voisine du poteau d'angle
(fig. 1, 2, n° 1, 3e série); mais on ne poùvait pas agir très-efficacement
sur le pied de ces palplanches à 5 mètres sous l'eau ; elles n'ont proba-
blement pas obéi toutes également, de sorte qu'au lieu de conserver
entre elles l'espacement réglementaire de om 03, les unes, et ce sont
les dernières introduites, se sont trouvées jointives, tandis qu'entre la
première et celle voisine du poteau montant, tous les intervalles se
sont cumulés pour former une issue de om 10 de largeur à peu près,
par laquelle le béton fluide s'est écoulé (fig. 6, A).
Au caisson de la pile rive gauche, averti par l'expérience, on avait
apporté plus de soin dans la pose de ces palplanches particulières et
notàmment en leur donnant moins d'épaisseur, on les avait rendues
plus légères, plus mobiles dans les rainures des traverses, et on avait
pu les mettre plus régulièrement en place ; cependant, comme nous
l'avons dit plus haut, on eut aussi de ce côté un accident, une fuite
vers l'extrémité aval du caisson. Au moment où l'on croyait terminer
le coulage, il s'est produit dans la masse déjà immergée un affaissement
subit et une cavité en entonnoir qu'on n'a pu combler que quelques
jours après. 4
Un semblable effet n'a pu résulter que de l'ouverture instantanée
d'une voie d'écoulement assez importante ; or, les enrochements
étaient bien en place, l'ossature du caisson n'avait pas bougé, les pal-
planches d'angle avaient une position bien certaine ; il a donc fallu que
l'une d'elles ait cédé sous le poids du béton. Parmi celles-ci, la plus
faible est incontestablement celle qui, pour pouvoir s'ajuster contre le
poteau d'angle, a subi des échancrures de 0m 15 de profondeur pour
recevoir les moises horizontales, et c'est ce qui a dû manquer, dans la
partie basse notamment. Il est très-possible, en effet, que sous la
charge du béton, étant assez forte à la fin de l'opération, l'élément in-
férieur, dont le pied pouvait n'être pas maintenu dans les terres ou
par les enrochements, se soit cassé suivant le fil du bois a b (fig. 6, B)
et ait produit un orifice de om 15 de laïgeur sur 0m 50 de hauteur.
Pendant la construction du socle des assises inférieures, les épuise-
ments furent assez importants, l'étanchéité du massif de béton lais-
sait beaucoup à désirer, surtout vers les parois ; ce défaut mérite de
fixer l'attention.
Nous croyons, après réflexion, que l'état peu satisfaisant du béton
qu'on a constaté tel, presqu'exclusivement sur le pourtour, doit être
attribué à ce que le revêtement calfaté n'était pas descendu assez
bas et surtout à la trop grande inclinaison des parois du caisson. Il est
à remarquer, en effet, que, par suite de cette inclinaison et de la saillie
des moises horizontales, les boites contenant le béton ne peuvent pas
être rapprochées des parois; il en résulte qu'à chaque coulée, il n'ar-
rive contre les planches que les parties du béton les plus délavées par
le fait même de l'immersion et cela par couches peu épaisses ; ces
parties déjà appauvries sont ensuite exposées à l'action de l'eau exté-
rieure agissant à travers les intervalles des palplanches, de sorte qu'il
n'est pas étonnant qu'on n'ait, sur le pourtour du caisson, qu'un béton
très-maigre, et, par suite, très-perméable.
D'où résulte qu'il serait convenable de réduire jusqu'à om 05 par
mètre le fruit des parois, de descendre plus bas le revêtement calfaté
et de faire plus gras le béton qui doit être coulé sur le pourtour, soit
en forçant la proportion du mortier dans le mélange, soit en coulant
directement du mortier pur, après la descente de deux ou trois boîtes
dans l'espèce de rigole qui existe d'une manière permanente le long des
parois pendant toute la période du coulage..
FONDATION DES CULÉES.
La culée de rive droite est établie à la cote 75m 79 (fig. 2), c'est-à-
dire, à 0m 40 au-dessous de l'étiage sur une couche de gros sable homo-
gène, sa construction n'a présenté aucune difficulté.
La culée de rive gauche est à cheval sur la fondation du mur de
quai consistant en un pilotis très-serré (fig. 2).
Lorsqu'on mit à nu cette fondation, on a trouvé les pieux engagés
dans une glaise très-fine et très-pure, dont la présence fit croire tout
d'abord à l'existence d'une couche importante, et à la nécessité de
fonder les parties de la culée dépassant la surface du mur de quai sur
un pilotis semblable ; mais, après nettoyage complet, on retrouva le
sable accusé par les premiers sondages, il devint évident que la glaise,
trouvée entre les pieux y avait été mise de main d'homme ou déposée
insensiblement par la rivière ; en un mot, que son existence était tout
accidentelle et toute locale, et l'on revint au système simple projeté
tout d'abord, consistant à s'asseoir directement sur le sable.
J/h
29
QUATRIÈME SÉRIE-NUMÉRO 8.
NOTES ET DOCUMENTS.
Beconstracflon du pont Montât PhtUppe
SUR LA SEINE, A PARIS.
(Planche. 28 et 29.)
Dans le n° 1 de la 58 série du Portefeuille, nous avons donné
quelques détails sur les fondations des piles du pont Louis-Philippe ;
nous allons compléter ce que nous avons à dire sur cet important tra-
vail avec la collaboration de M. Fleury, membre du Cercle, qui a bien
voulu se charger de l'exécution des dessins que nous joignons à cette
note.
DESCRIPTION SOMMAIRE DES OUVRAGES.
Le pont Louis-Philippe a été exécuté en vertu d'un décret impérial
en date du 1er août 1860.
Il est placé dans l'axe de la rue du même nom et présente trois
arches en ellipse supportées par deux piles et deux culées.
L'arche marinière a 32 mètres d'ouverture, et 8m 85 de hauteur
sous clef; les arches de rives ont 30 mètres et 7m 73 de montée ; les
piles ont 4 mètres d'épaisseur et les culées 8 mètres dans le sens de
a poussée.
Le pont a 16 mètres de largeur entre tympans; il supporte une
chaussée de 10 mètres de largeur et deux trottoirs de 2m 68 bordés
d'un parapet de O"" 35 d'épaisseur, à la base, posé en encorbellement
de om 03 sur le plan des tympans.
Les têtes, parements de piles, corniches et garde-corps sont en
pierre du Jura provenant des carrières de Saint-Ylie, les tympans en
vergelé de Saint-Leu, les douelles de voûtes en meulière de Gif smillée
et mortier de ciment de Portland à 450 kil. par mètre cube de sable,
le corps des voùtes en meulière brute et même mortier que les douel-
les, les remplissages en moellons de Vaugirard ou de démolition, les
retours des culées, y compris les pilastres d'encadrement, sont pare-
mentés en pierre de Souppes.
Sur la rive droite deux rampes conduisent au port au blé ; dans leur
épaisseur a été ménagé en amont du pont un local contenant des
cabinets d'aisance et en aval un vaste magasin. On remarque égale-
ment sous la première arche un abreuvoir auquel on descend par
deux rampes en regard l'une de l'autre.
Du côté de l'île Saint-Louis, on a disposé en aval un large escalier
qui recouvre des cabinets d'aisance et un petit magasin ; comme con-
séquence naturelle de la démolition de l'ancien pont suspendu et de
la reconstruction du nouveau, on a rehaussé les murs de quai de
rive gauche, on a repris entièrement les parements du quai d'Anjou
et l'on a établi au pied de ce quai une banquette qui part du pont
Marie, contourne la pointe de l'île et s'arrête au pied de l'escalier
ménagé en aval du pont Saint-Louis.
FONDATION DES PILES.
Nous avons déjà donné dans le n° 1 de la 3e série du Portefeuille
quelques détails sur cette partie du travail, mais nous avons à ajouter
aujourd'hui quelques observations complémentaires qui ont leur im-
portance dans l'exécution des caissons.
L'opération du coulage du béton a été accidentée par des fuites aux
angles qui se sont manifestées aux deux caissons d'une manière bien
différente ; au premier, celui de la pile de rive droite, elles ont eu
lieu pendant toute l'opération du coulage et on est parvenu à en atté-
nuer les effets, tout simplement, en rechargeant les enrochements sur
ces points ; au second caisson, celui de rive gauche, une seule fuite,
mais plus importante, s'est déclarée instantanément à l'extrémité
d'aval, au moment où l'on allait terminer le remplissage ; on a essayé
du moyen qui avait réussi pour arrêter les fuites du caisson de rive
droite, mais inutilement ; il fallut suspendre le coulage, laisser durcir
le béton immergé et ne compléter l'opération qu'après une semaine
d'attente.
Nous avons dû rechercher les causes de ces accidents, d'une im-
portance très-limitée, d'ailleurs, mais qu'il est bon cependant de pou-
voir éviter ; nous croyons pouvoir les expliquer comme il suit :
Comme nous venons de le dire, les fuites n'ont pas eu le même
caractère dans les deux caissons. A la pile de rive droite où elles ont
été accusées par la lenteur à obtenir le remplissage des angles pendant
toute l'opération, il existait évidemment dès l'origine un orifice d'écou-
lement, lequel, tout bien examine, devait résulter d'un défaut de préci-
sion dans la pose des palplanches formant les panneaux d'angle qui
affectent la forme trapézoïdale.
Il est à remarquer que ces palplanches, par suite de la surface
particulière qu'elles ont à couvrir, sont plus larges par le bas que par
le haut ; or, il fallait, après les avoir fait descendre verticalement, leur
imprimer un mouvement de translation latérale pour les forcer à se
juxta-poser à la face inclinée de celle voisine du poteau d'angle
(fig. 1, 2, n° 1, 3e série); mais on ne poùvait pas agir très-efficacement
sur le pied de ces palplanches à 5 mètres sous l'eau ; elles n'ont proba-
blement pas obéi toutes également, de sorte qu'au lieu de conserver
entre elles l'espacement réglementaire de om 03, les unes, et ce sont
les dernières introduites, se sont trouvées jointives, tandis qu'entre la
première et celle voisine du poteau montant, tous les intervalles se
sont cumulés pour former une issue de om 10 de largeur à peu près,
par laquelle le béton fluide s'est écoulé (fig. 6, A).
Au caisson de la pile rive gauche, averti par l'expérience, on avait
apporté plus de soin dans la pose de ces palplanches particulières et
notàmment en leur donnant moins d'épaisseur, on les avait rendues
plus légères, plus mobiles dans les rainures des traverses, et on avait
pu les mettre plus régulièrement en place ; cependant, comme nous
l'avons dit plus haut, on eut aussi de ce côté un accident, une fuite
vers l'extrémité aval du caisson. Au moment où l'on croyait terminer
le coulage, il s'est produit dans la masse déjà immergée un affaissement
subit et une cavité en entonnoir qu'on n'a pu combler que quelques
jours après. 4
Un semblable effet n'a pu résulter que de l'ouverture instantanée
d'une voie d'écoulement assez importante ; or, les enrochements
étaient bien en place, l'ossature du caisson n'avait pas bougé, les pal-
planches d'angle avaient une position bien certaine ; il a donc fallu que
l'une d'elles ait cédé sous le poids du béton. Parmi celles-ci, la plus
faible est incontestablement celle qui, pour pouvoir s'ajuster contre le
poteau d'angle, a subi des échancrures de 0m 15 de profondeur pour
recevoir les moises horizontales, et c'est ce qui a dû manquer, dans la
partie basse notamment. Il est très-possible, en effet, que sous la
charge du béton, étant assez forte à la fin de l'opération, l'élément in-
férieur, dont le pied pouvait n'être pas maintenu dans les terres ou
par les enrochements, se soit cassé suivant le fil du bois a b (fig. 6, B)
et ait produit un orifice de om 15 de laïgeur sur 0m 50 de hauteur.
Pendant la construction du socle des assises inférieures, les épuise-
ments furent assez importants, l'étanchéité du massif de béton lais-
sait beaucoup à désirer, surtout vers les parois ; ce défaut mérite de
fixer l'attention.
Nous croyons, après réflexion, que l'état peu satisfaisant du béton
qu'on a constaté tel, presqu'exclusivement sur le pourtour, doit être
attribué à ce que le revêtement calfaté n'était pas descendu assez
bas et surtout à la trop grande inclinaison des parois du caisson. Il est
à remarquer, en effet, que, par suite de cette inclinaison et de la saillie
des moises horizontales, les boites contenant le béton ne peuvent pas
être rapprochées des parois; il en résulte qu'à chaque coulée, il n'ar-
rive contre les planches que les parties du béton les plus délavées par
le fait même de l'immersion et cela par couches peu épaisses ; ces
parties déjà appauvries sont ensuite exposées à l'action de l'eau exté-
rieure agissant à travers les intervalles des palplanches, de sorte qu'il
n'est pas étonnant qu'on n'ait, sur le pourtour du caisson, qu'un béton
très-maigre, et, par suite, très-perméable.
D'où résulte qu'il serait convenable de réduire jusqu'à om 05 par
mètre le fruit des parois, de descendre plus bas le revêtement calfaté
et de faire plus gras le béton qui doit être coulé sur le pourtour, soit
en forçant la proportion du mortier dans le mélange, soit en coulant
directement du mortier pur, après la descente de deux ou trois boîtes
dans l'espèce de rigole qui existe d'une manière permanente le long des
parois pendant toute la période du coulage..
FONDATION DES CULÉES.
La culée de rive droite est établie à la cote 75m 79 (fig. 2), c'est-à-
dire, à 0m 40 au-dessous de l'étiage sur une couche de gros sable homo-
gène, sa construction n'a présenté aucune difficulté.
La culée de rive gauche est à cheval sur la fondation du mur de
quai consistant en un pilotis très-serré (fig. 2).
Lorsqu'on mit à nu cette fondation, on a trouvé les pieux engagés
dans une glaise très-fine et très-pure, dont la présence fit croire tout
d'abord à l'existence d'une couche importante, et à la nécessité de
fonder les parties de la culée dépassant la surface du mur de quai sur
un pilotis semblable ; mais, après nettoyage complet, on retrouva le
sable accusé par les premiers sondages, il devint évident que la glaise,
trouvée entre les pieux y avait été mise de main d'homme ou déposée
insensiblement par la rivière ; en un mot, que son existence était tout
accidentelle et toute locale, et l'on revint au système simple projeté
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